10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 16:15

LP-lettre-majoriteì-04-HD

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 16:03

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 13:04

http://www.marisoltouraine.fr/wp-content/uploads/2012/01/image001.jpgMonsieur le Président,

C’est le maire, certes le maire engagé, qui, vous ayant accueilli candidat, vous félicite à présent avec un profond respect pour votre victoire, au terme de longs mois d’une belle campagne de conviction.

Le changement, c’est donc maintenant. La Gauche est enfin à nouveau aux commandes d’un État qui n’a eu de cesse de reculer et de démissionner pour se fissurer gravement. Vous en prenez aujourd’hui la responsabilité. Mes vœux de réussite vous accompagnent. Nous en avons tous besoin. Les peuples et les élus de nos communes de « la France des territoires » placent leur espoir en vous. Et au premier chef ceux des villes connaissant les plus lourdes difficultés structurelles, comme ici, à La Seyne-sur-Mer.

Il y eut dans votre campagne un grand réalisme et une vraie absence de démagogie. Les Français peuvent d'ores et déjà vous en être reconnaissants. Car ce réalisme s'est doublé d'un salutaire appel à un sursaut républicain contre toute dictature des marchés qui menacent, en France et en Europe, d'envahir définitivement notre système et nos rapports sociaux. Vous portez donc une réserve d'espoir, dans laquelle les élus locaux que nous sommes et nos concitoyens puiseront, j'en suis certain, de la force pour se battre.

Nous avons tant souffert du délitement des valeurs de la République.

Inutile de vous dire, Monsieur le Président, que, si ma volonté ne faillira pas pour poursuivre mes efforts de maîtrise et de rigueur dans la gestion de ma commune, la population de celle-ci a besoin de vous. Besoin d’une République forte et présente sur cette terre varoise, hantée par la menace frontiste et complaisante dans les compromissions.

Dans ce paysage, La Seyne veut être votre porte-étendard. Elle l’est depuis 2008, où je n’ai eu de cesse de dénoncer la politique du pire de la Droite dont la population seynoise souffre face à une pratique publique en rupture avec les fondements républicains : casse des services publics de proximité, « financiarisation » des finances locales, intercommunalité caporaliste, protection quasi outrageante par l’État du système de gouvernance locale contre la revendication du droit de la République, iniquités arbitraires et partisanes. Les exemples concrets ne manquent pas. Vous en trouverez quelques-uns en annexe à ce propos.

Monsieur le Président, je vous confirme qu’une grande partie de notre population vous apporte sa confiance et croit aux valeurs fondatrices de la Gauche sociale et progressiste telles que vous les défendez. Dans un Var où, sans complexe, le bulletin Sarkozy a copieusement recyclé le suffrage d’extrême-droite pour donner au Président sortant près des deux tiers des voix, le peuple de La Seyne, deuxième ville du département, vous a permis de faire presque jeu égal avec votre adversaire, à notre sensibilité d’y réaliser son meilleur score parmi les plus importantes communes varoises, et à l’écart Droite-Gauche d’être ramené chez nous de 15% en 2007 à 8% aujourd’hui.

Ma population se bat chaque jour contre le recul de la solidarité nationale, celle des services publics, voire contre la remise en cause de la notion même de Service Public. Ce peuple lutte contre les agressions d’un système inégalitaire, et souvent à mains nues.

Je crois surtout que le changement, maintenant, c’est, pour nous, Varois et Seynois, le sentiment d’être renforcés dans nos convictions et dans nos justes combats.

Manifestant le souhait d’une audience, je vous prie de croire, Monsieur le Président, en mes plus sincères et plus cordiales salutations, à tout le respect dû à votre haute fonction, ainsi qu’à mes plus chaleureuses félicitations.

Marc Vuillemot

Maire de La Seyne-sur-Mer

 

ANNEXE

QUELQUES MÉFAITS D’ÉTAT SUBIS PAR LA POPULATION DE LA SEYNE... 

Je veux témoigner auprès de vous, Monsieur le Président, de quelques-uns, symboliques, des méfaits d’État que la population de La Seyne a vécus ces dernières années.

>  Il y a deux ans, classé premier par la commission d’instruction du Programme National de Rénovation des Quartiers Anciens Dégradés (PNRQAD), le projet de redynamisation du centre-ville vétuste, insalubre et paupérisé de La Seyne-sur-Mer a été purement mis au rebut par choix politicien du Secrétaire d’État au Logement, au profit de ceux de deux villes amies du pouvoir, pourtant non retenus par ladite commission (Aix-en-Provence, Nice).

>  Depuis trois ans, au mépris de ses engagements pourtant gravés dans le marbre de la contractualisation pluriannuelle, l’État n’assure plus toute sa part de financement du Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS) de ma ville ; celui-ci doit pourtant garantir les nécessaires mesures d’accompagnement social, éducatif, et d’insertion, dues solidairement aux plus humbles résidents du plus grand ensemble d’habitat social du Var.

>  Sur ce même territoire populaire dont vous avez pu mesurer in situ la démarche intégrée de réhabilitation, la Caisse des Dépôts et Consignations, « LA banque de l’État », engagée par sa signature dans la convention de notre Programme de Rénovation Urbaine (PRU), traîne des pieds pour accorder les prêts à taux préférentiels qu’elle est supposée allouer à la ville pour la mise en œuvre d’un des plus importants et des plus avancés PRU de France.

>  Alors que plus de 12000 logements sociaux font défaut dans l’agglomération toulonnaise, seules deux communes du territoire, dont La Seyne-sur-Mer, sont en règle avec la Loi relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbain (SRU). D’autres, largement hors-la-loi, refusent non seulement de se mettre en conformité avec la règle des 20% de logements sociaux, mais également de contribuer à la simple reconstitution de l’offre de logements découlant des démolitions programmées de nos barres et tours, alors même qu’elles s’y sont engagées à travers la signature du PRU seynois par la communauté d’agglomération Toulon Provence Méditerranée (TPM). Et l’État semble s’interdire, non seulement de sanctionner, mais même de jouer son rôle incitatif et républicain.

>  À peine la campagne présidentielle lancée que, faisant fi des avis des élus de tout l’Ouest du Var, notre service public hospitalier de gynécologie et d’obstétrique a été fermé dans l’urgence et en catimini par une Agence Régionale de Santé (ARS) arrogante et sans scrupule, contraignant désormais les parturientes, en danger vital, à des trajets de plus d’une heure pour se rendre à la maternité toulonnaise la plus proche. Le supermarché de la naissance est ouvert...

>  À trois jours du scrutin de dimanche, dernier coup bas en forme de politique de la terre brûlée dans la débâcle : alors que notre exercice budgétaire est engagé depuis plus de quatre mois, une nouvelle baisse de 10% de la Dotation Nationale de Péréquation (DNP) a été notifiée à ma commune, la plus pauvre du Var.

>  Tout dernièrement encore, la campagne électorale ne laissait-elle enfin pressentir le changement, que, par manœuvre, le Conseil Général du Var et deux Communautés d’Agglomération se précipitaient dans la création d’une nouvelle structure intercommunale. Ce nouveau bastion institutionnel porte la marque d’une Droite varoise certes en repli, mais toujours-là, combative, suffisante, prédatrice. Ce sauve-qui-peut, lancé avant l’heure, est en effet porté sur les fonts baptismaux de la Réforme Territoriale par une représentation de l’État qui a pourtant déjà maille à partir avec des maires très critiques envers la politique intercommunale varoise.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 05:18

vignette 26-26L'opération "26 régions en 26 heures" a commencé jeudi soir à 22 heures à Toulouse pour son étape en Midi-Pyrénées. Depuis, le relais a été passé, à chaque heure, à une nouvelle région : Centre (Tours) à 23 heures, Pays-de-Loire (Laval) à minuit, Bretagne (Rennes) à une heure du matin, de la Guyane à Mayotte en passant par la Martinique, la Guadeloupe et la Réunion entre deux et six heures du matin, retour en métropole à 6 heures en Languedoc-Roussillon (Montpellier). À l'heure où j'écris ces lignes, le relais est en Picardie (Amiens).

Et il continuera son tour de France des régions, permettant chaque fois d'aborder un des éléments forts du projet de François Hollande, jusqu'à la clôture de la campagne officielle, ce vendredi 4 mai à minuit, à Paris.

Juste avant, de 22 heures à 23 heures, ce soir, vendredi 4,

il aura fait étape, pour la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur,

chez nous à La Seyne-sur-Mer,

où nous aborderons

les questions du service public de santé et d'accès aux soins.

Tout le monde est convié : militants, élus, sympathisants, citoyens. D'ici, de la Région PACA, et d'ailleurs.

Le rendez-vous est fixé au Parc Fernand Braudel, aux Sablettes (plan ICI).

Si le temps fort, avec prises de parole, est prévu à 22 heures, tous ceux qui le veulent sont conviés à apporter un pique-nique à partager entre amis à partir de 20 heures 30.

 

Si vous voulez indiquer votre participation sur facebook, cliquez ICI

Pour suivre la journée sur Internet, cliquez ICI ou sur l'image ci-dessous

26h_26r.jpg

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 15:23

vignette 26-26De Martine Aubry à Ségolène Royal en passant par François Rebsamen ou Marylise Lebranchu et Pierre Cohen, les élus et les territoires se mobilisent dans cette dernière ligne droite de la campagne officielle.

Du jeudi 3 mai 22 h à Toulouse - Midi Pyrénées au vendredi 4 mai à 24 h à Paris - Île de France sont organisés 26 événements dans les 26 régions françaises.

Une région, une heure, une thématique à J-2 du second tour de l'élection présidentielle. 

Les 26 dernières heures de la campagne officielle se concrétisent par un tour des 26 régions françaises (22 en métropole et 4 outremer). Ces 26 dernières heures sont l’occasion de porter une ultime fois les grandes thématiques de la campagne. Elles permettent également de rassembler, avant la clôture de la campagne officielle, les militants, les sympathisants et tous les citoyens qui sont actifs depuis maintenant plusieurs mois.

Un principe simple : les 26 régions se passent le témoin, heure après heure, jusqu’à la fin de la campagne officielle, vendredi 4 mai à minuit.

Du café citoyen au stand-up, de la réunion publique "classique" à la manifestation sur le terrain, toutes les formes de rencontres avec les citoyens seront utilisées pendant ce dernier temps fort de la campagne officielle.

C'est La Seyne qui a été choisie pour l'avant-dernier des 26 relais, celui de la Région PACA, demain vendredi 4 de 22 heures à 23 heures ! Sur la thématique de la politique publique de santé, naturellement !

J'invite toutes celles et tous ceux qui attendent que François Hollande préside aux destinées du pays à me rejoindre, avec d'autres élus locaux et régionaux, demain soir, dès 20 heures 30, sur le Parc Braudel aux Sablettes (plan ICI).

Nous partagerons un pique-nique sorti du sac et, de 22 heures à 23 heures, nous entendrons divers témoignages sur le projet "santé" de François Hollande.

Si vous souhaitez vous inscrire sur facebook à cet événement, CLIQUEZ ICI !

Et relayez l'info sur vos blogs, murs de réseaux sociaux, et carnets d'adresses !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 08:01

mv_lp.jpgL’Union n’est pas une finalité pour elle-même. Elle est une nécessité pour offrir une alternative possible à la droite de la finance et des choix qui font tant de mal à notre peuple et à notre République. Le président national des Jeunes Socialistes le rappelait l’autre soir à La Seyne : « En 1789, ils étaient contre l'abolition des privilèges.
 En 1848, contre la fin du travail des enfants. 
En 1936, contre les congés payés et contre les 40 heures.
 En 1981, contre la retraite à 60 ans, contre les 39 heures.
 En 1997, contre la CMU, contre le PACS, contre les 35 heures, cette mesure qui a permis de faire reculer le chômage comme jamais personne ne l’avait fait ces trente dernières années. »

Pour contrarier les avancées sociales et servir les puissants, la droite sait s’unir. Rappelons-nous ce que signifiait le sigle UMP à sa création : Union pour une Majorité Présidentielle.

Rappelons-nous également que, lorsqu’elle sait aussi se rassembler, la gauche gagne, au plus grand bénéfice des peuples : le Front Populaire,  le Programme Commun, la Gauche Plurielle.

Ceux qui me connaissent se souviendront que je n’ai eu de cesse, depuis mon premier engagement au Parti socialiste en 1984, de m’efforcer de promouvoir chez nous cette union.

Dans une commune comme La Seyne, les diverses sensibilités de la gauche sont plutôt plus fortes que dans l’environnement local. Et la gauche autre que socialiste y est plutôt plus importante. Ça crée des obligations, surtout aux socialistes, pour respecter cette diversité qui doit être vue comme une richesse plutôt que comme une concurrence, quelles que soient les postures stratégiques que peuvent avoir les unes et les autres des diverses formations. Ça suppose aussi que, parfois, les socialistes - comme les autres - acceptent des compromis et que ce soient d’autres qu’eux qui portent les couleurs de l’unité.

J’ai plaidé en 1989 pour que nous acceptions l’union avec le PCF aux municipales, en 1988 pour que ce soit un écologiste qui porte nos couleurs aux cantonales, en 1995 pour que l’union PS-PCF soit élargie à trois autres partis de gauche aux municipales, en 1998 pour que nous ne présentions pas de candidat face au conseiller général sortant communiste, en 2001 pour que la section PS, dubitative, finisse par accepter l’union aux municipales, en 2007, pour que nous ne nous opposions pas au choix fédéral de confier la circonscription au PRG, en 2008, pour que l’union aux municipales soit encore plus large, avec ses six partis, et que, pour illustrer notre esprit d’unité, ce soit un ticket Divers Gauche-MRC qui nous représente aux cantonales concomitantes.

L’Union n’est pas facile. Ni à réaliser, ni à faire vivre lorsqu’elle permet à une équipe diverse d’accéder aux responsabilités. Je voudrais simplement faire observer que la majorité municipale actuelle est la seule à ne pas avoir explosé en vol depuis 1989. Ce qui ne signifie pas qu’il n’y a pas de difficultés. Mais tout de même. J’observe que, cette année, le vote symbolique du budget, pourtant difficile et contraignant, a recueilli l’unanimité des votes de nos collègues.

Pour les élections législatives, notre fédération m’a demandé, avant d’entamer les discussions avec les autres partis, si je souhaitais être candidat. Mes collègues élus du PS, du MRC et du PRG, ainsi que le conseiller général PS de La Seyne, m’ont dit, et pour certains ont déclaré, que j’étais le candidat naturel. Justement parce que, dans l’élaboration des stratégies unitaires, comme dans l’activité communale ou les combats que nous menons, je porte, et je le dis immodestement, cette image de facilitateur du rassemblement.

J’ai refusé pour une seule raison : je suis opposé, depuis toujours, au cumul d’un mandat de parlementaire avec un mandat de chef d’un exécutif local. Certains se souviennent aussi sûrement que je ne suis même pas très chaud pour les cumuls de mandats locaux : j’ai refusé de réclamer la tête de la liste varoise des régionales de 2010 que m’incitaient à assumer les responsables nationaux de mon courant et le chef de cabinet du président sortant de la Région, et j’ai aussi refusé une délégation à la Région, n’acceptant de figurer sur la liste que parce que, sans forfanterie, je sais bien que j’ai l’image du maire de la seconde commune du département, la plus importante de Provence-Alpes-Côte d’Azur animée par une équipe de gauche.

C’est cette même et unique dernière raison d’image qui m’a conduit aujourd’hui à répondre favorablement à la demande de Ladislas Polski, de la fédération PS du Var, de plusieurs de mes camarades, et des responsables nationaux de mon courant au sein du PS, d’être le suppléant (on dit d’ailleurs désormais « remplaçant ») pour cette élection législative.

Le résultat réalisé par la gauche et par Hollande à La Seyne au premier tour de la présidentielle, que j’ai exposé dans le communiqué que j’ai publié hier lundi, plaide naturellement dans le sens d’un suppléant seynois.

Bien sûr, avec moi, la parité ne sera pas respectée, mais les chromosomes ont fait qu’il n’y avait qu’une chance sur deux que je sois une femme. Même probabilité pour Ladislas. Mauvaise pioche. Il faudra faire avec.

Donc, tant qu’à ce que ce soit un Seynois, autant que ce soit celui qui est repéré comme quelqu’un qui anime déjà, parfois bon an mal an, je le concède, une équipe de gauche, et qui est adhérent d’une section socialiste active qui n’est pas complètement pour rien dans le résultat plus qu’honorable réalisé par Hollande à La Seyne dimanche dernier.

Quant au risque que je devienne parlementaire, il est totalement nul. D’une part, parce que, même avec la plus formidable vague rose qui pourrait suivre une probable élection de Hollande,  il y a un écart de 10 points entre la droite et la gauche dans la circonscription, que l’on peut tout de même peut-être combler, surtout si le Front de Gauche, le NPA et les Verts ne demeurent sur une posture centrée sur leurs propres intérêts, quoique respectable et compréhensible. Ce qui pourrait advenir si, comme d’ailleurs l’a souhaité Mélenchon, les cartes de l’unité étaient rebattues dans nos départements où le FN a fait très mal. D’autre part, si nous parvenions à gagner, ce qui n'est pas à exclure, l’âge de Ladislas devrait le conduire à... ne pas mourir en cours de mandat. Et enfin, si Hollande devait intégrer un ministre MRC dans son gouvernement, il semble qu’il y a d’autres prétendants plus pressentis que Ladislas. Donc, aucun de risque de cumul, et donc de choix à opérer entre la Ville et l’Assemblée.

J’espère pouvoir, avec Ladislas, compter sur votre confiance pour cette situation que je n’avais pas envisagée. Mais dans laquelle je vais m’investir à fond.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 20:58

http://www.blog.rapid-cartes.com/wp-content/uploads/interrogation1.jpgAnalyse des résultats du premier tour de l'élection présidentielle à La Seyne vue par le député UMP sortant, maire de Six-Fours : "Je pense qu'il faut y voir aussi un rejet de l'action municipale..." [celle de La Seyne, pas la sienne, naturellement...]

Autre analyse des résultats seynois, celle du maire et conseiller général UMP de Saint-Mandrier : "Si on regarde La Seyne, je retiens le score très faible de la gauche. Il y a un malaise profond. Les gens veulent que les choses bougent et ne voient rien arriver. C’est une sanction pour l’équipe en place".

Ma foi, à La Seyne, les chiffres sont là pour en attester : la gauche, unie et diverse, qui constitue la majorité municipale, est en progression d'environ 4% en pourcentage et de 12% en voix par rapport au premier tour des présidentielles de 2007. La gauche pèse 40%, la droite descend de 51% en 2007 à 35% aujourd'hui. Drôle de sanction pour la gauche seynoise !

Hollande et Mélenchon réalisent à La Seyne leurs meilleurs scores comparés à ceux des vingt plus importantes communes du Var.

La droite a perdu dans notre ville 15%, soit 5000 de ses voix, en cinq ans... Dont 12% qui sont allées au Front National. Ça devrait modérer les ardeurs oratoires de ses responsables des communes voisines à donner des leçons sur les terres seynoises. Ils se grandiraient à cibler comme ennemie l'extrême droite obscurantiste plutôt que la gauche qui défend les valeurs de la République à laquelle ils sont aussi supposés se référer.

Je salue d'ailleurs la dignité de la droite républicaine seynoise qui s'est abstenue de ce genre de commentaires déplacés.

Ou alors, mes collègues maires UMP des communes voisines, dont je compatis à la déception, ont si dûrement ressenti le camouflet qui a été infligé ici à Sarkozy par un FN aussi électoraliste que dangereux qu'ils ont en perdu toute objectivité en analysant les résultats au travers d'une lorgnette aux verres déformants.

À moins, je n'ose l'imaginer, qu'ils soient prêts à tout, y compris à renier les valeurs républicaines que je leur connais pourtant et à se radicaliser, au risque de révéler un visage qui n'est pas le leur, pour faire flèche de tout bois et donner à croire aux électeurs de l'extrême droite qu'ils sont de la même veine que les zélateurs des Barrès, Drumont et autres Maurras dont on sait les larmes que leurs funestes pensées ont coûtées à la France.

Ils se réjouissent d'une calotte imaginaire que la gauche seynoise aurait reçue. Moi, je suis triste de la taloche que le vote FN leur a mise. Parce que, cette mornifle de notre peuple désespéré par la politique de Sarkozy et de l'Europe des puissants de la finance, c'est à la République qu'elle fait très mal.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 12:13

hollande_seyne.jpgLes résultats sur notre 7ème circonscription correspondent à ceux du Var. Fort heureusement, l’extrême droite, malgré son trop haut score, n’est en tête dans aucune de nos cinq villes, alors que c’est le cas dans 34 communes varoises. La droite est encore majoritaire. La gauche dans son ensemble recueille un tiers des voix, avec une répartition de ses sensibilités comparable à celle du département.

À La Seyne, cependant, la gauche réalise un score de 8% supérieur à celui du Var, pour moitié en faveur de Hollande, pour moitié en faveur de Mélenchon. En progression de 4% par rapport à 2007, la gauche ravit à la droite la place de première force de la commune pour une élection présidentielle, confirmant les résultats des élections locales. C’est à La Seyne que Hollande réalise son meilleur score parmi les 50 plus grandes communes du Var. Et c’est aux droites républicaines, qui reculent de 50% à 35% des suffrages entre 2007 et 2012, que le FN prend ses voix, avec un score inquiétant de 25%, presque le double de celui de 2007.

Ce résultat encourageant pour la gauche la place devant une responsabilité, bien sûr pour le deuxième tour, mais également pour le moment, très prochain, où il s’agira de donner une majorité parlementaire à Hollande qui devrait présider dans une quinzaine aux destinées du pays, sauf à ce que se réalise un scénario catastrophe où Sarkozy et Le Pen s’entendraient. Car, au plan national, la colère et l'espoir de changement ainsi que le rejet de la présidence Sarkozy se sont affirmés avec force. Tout comme l'attente d'une Europe tournée vers les peuples et l'intérêt général, et non plus soumise à la férule des marchés financiers. Pour le deuxième tour comme pour les législatives, soyons tous ensemble pour transformer l'essai !

Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la gauche réalise un score supérieur à 30%. Il serait inconcevable que près du tiers des citoyens ne puissent être représentés à l’Assemblée Nationale. Plusieurs des 17 circonscriptions des deux départements doivent être gagnées par des candidats de gauche. Même dans la nôtre, sociologiquement peu encline à un vote progressiste, l’écart n’est que de 3,5 points entre la gauche et la droite, si on exclut du décompte le vote centriste qui s’est effondré.

L’enjeu est donc d’importance. Il est une absolue nécessité de rebattre les cartes des postures stratégiques et des accords entre les mouvements de la gauche et de l’écologie. J’appelle à nouveau à un sursaut de lucidité responsable les dirigeants régionaux du PRG, du MRC, d’EELV, du POc, du PS, du PG, du PCF, des Alternatifs, de LO et du NPA. Ils doivent se retrouver sans délai pour parvenir à des candidatures uniques dans les 17 circonscriptions, à commencer par la nôtre. Notre peuple attend de nous un front du progrès. C’est cette route du bon sens républicain que, avec les socialistes, pourtant largement en tête de la gauche, j’ai décidé d’ouvrir dans notre circonscription. Et qui doit faire école ici chez tous nos partenaires. Et partout ailleurs.

 

LES ÉLÉMENTS QUI JUSTIFIENT MON ANALYSE...

> Par "gauche" en 2012, j'entends "Joly + Mélenchon + Poutou + Arthaud + Hollande"

> Par "gauche" en 2007, j'entends "Besancenot + Buffet + Schivardi + Bové + Voynet +Royal + Laguiller"

> Par "droite " en 2012, j'entends "Sarkozy + Cheminade + Bayrou + Dupont-Aignan"

> Par "droite" en 2007, j'entends "Bayrou + de Villiers + Nihous + Sarkozy"

> Par "7ème circonscription", j'entends celle de l'actuel découpage (Bandol, La Seyne, Saint-Mandrier, Sanary et Six-Fours)

> En 2012, la gauche recueille 32,81% des voix dans la 7ème circonscription39,59% des voix à La Seyne, et 31,88 % dans le Var

En 2012, Hollande recueille 23,43% des voix à La Seyne et 19,65% dans le Var

En 2012, Mélenchon recueille 13,02% des voix à La Seyne et 9,13% dans le Var

> En 2012, la gauche recueille 39,59% des voix à La Seyne, contre 35,89% en 2007

> En 2012, la droite recueille 34,93% des voix à La Seyne, contre 50,57% en 2007

> En 2012, le FN recueille 25,18% des voix à La Seyne, contre 13,54% en 2007

> En 2012, dans la 7ème circonscription, la droite sans Bayrou recueille 36,23% des voix, Bayrou 6,66% des voix (15,12% en 2007), et la gauche 32,81%

> Ces éléments ont été pris sur le site du Ministère de l'Intérieur


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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 05:38

http://blog.chavanieux.net/public/sarkozy-pinocchio.jpgÉchange entre le président-candidat sortant et le journaliste Alain Duhamel...

A.D. : "Vous avez dit à Marseille en substance : "si on aime la France, on refuse les 35 heures". On ne peut pas être patriote et aimer les 35 heures ?

N.S. : Mais bien sûr qu'on peut être patriotes et aimer les 35 heures. Ce n'est pas ce que j'ai dit... La France forte, c'est une France qui doit soutenir et aider le travail, c'est la raison pour laquelle j'ai proposé que l'on baisse les cotisations salariales sur le travail pour 7 millions de Français. Cela fera une augmentation de près de 1000 euros par an"

Ce qu'il oublie de préciser, c'est que ces salariés perdront la prime pour l'emploi. Au bout du compte, ce ne sont pas 1000 euros par an que les salariés toucheront, mais... 3 euros par mois.

Ainsi, un couple avec deux enfants scolarisés en primaire dont les deux conjoints touchent le SMIC mensuel obtiendrait un gain de 2 euros par mois. Six fois moins qu'avec la majoration de l'allocation de rentrée scolaire proposée par François Hollande (1).

En gros, le président-candidat sortant reprend d'une main ce qu'il donne de l'autre. Avec cette mesure "mensongère par omission" des 1000 euros, le gain en pouvoir d'achat pour les salariés serait d'environ 1,5 milliards d'euros annuels. Ça ne pèse pas lourd face au poids de 32 milliards d'euros sur le pouvoir d'achat des ménages qu'aura représenté l'augmentation de la TVA de 19,6 à 21,2 %...

Je discutais l'autre jour avec des commerçants de notre centre ancien qui sont, à juste titre, très inquiets pour le devenir de leur activité. Mais il n'y a sûrement pas, en coeur de ville, que le sentiment d'insécurité, voire parfois une insécurité réelle, une dégradation du logement ancien qui conduit des propriétaires "marchands de sommeil" sans scrupule à concentrer une population très paupérisée sur une partie de ce quartier historique, des animations commerciales jugées trop modestes, ou une mauvaise gestion des forains du marché ne vendant pas toujours des produits de qualité, qui expliquent les mauvais résultats économiques de ceux qui font la vie marchande et sociale de notre centre... Il faudrait peut-être aussi regarder du côté du pouvoir d'achat des salariés...

____________________

 

(1) Explication du calcul...

En plus : 2 x 840 € d'exonérations, soit 1680 €

En moins : 1660 € de prime pour l'emploi (calcul sur la ba se du SMIC 2011)

Résultat : + 20 € (donc 2 € par mois car la prime n'est pas versée en juillet-août)

Allocation de rentrée scolaire : 284,97 € par enfant, soit 569,94 € pour ce ménage

En plus si majoration (25%) proposée par F. Hollande : 142,48 €, soit 11,87 € par mois

Soit 5,94 fois plus que le gain en exonérations de Sarkozy... que j'ai arrondis (peut-être mensongèrement...) à 6 fois plus

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 16:39

http://www.lefigaro.fr/medias/2007/09/15/20070915.WWW000000070_31402_1.jpgQu'est-ce que je n'ai pas entendu, ce week-end, suite à l'interprétation qui a été faite des propos de François Hollande en Grande-Bretagne !!! Les socialistes se réjouiraient qu'il n'y ait plus de communistes en France ! Et autres fadaises à l'avenant.

Du coup, j'ai lu "The Guardian", le magazine anglais qui a rapporté l'entretien. Voilà ce qu'il était écrit de ce qu'aurait dit Hollande dans l'édition incriminée : "Today there are no Communists in France" [Aujourd'hui il n'y a pas de communistes en France]. En effet, ça pouvait faire bondir ! Mais "The Guardian" a publié, dès le 14 février, dans sa rubrique "Corrections and clarifications", la réalité du propos de François Hollande, la replaçant dans son contexte de comparaison entre 2012 et la victoire de la gauche en 1981 : "There had been 23 years of the right in power, the cold war was on and Mitterrand nominated Communist ministers to government. Today there are no Communists in France, or not many" [Il y avait eu 23 ans de droite au pouvoir, la guerre froide était là et Mitterrand nomma des ministres communistes au gouvernement. Aujourd'hui il n'y a plus beaucoup de communistes en France]. Ce n'est pas franchement la même chose. Et c'est - d'ailleurs je le déplore - assez conforme à la réalité.

Ceux qui s'en sont offusqués n'avaient sûrement pas lu les propos réels du candidat socialiste... que beaucoup de médias français ont (sans le faire exprès ?...) oublié de corriger... Heureusement que Jean-Luc Mélénchon, dont je regretterai encore longtemps qu'il nous ait laissés un peu orphelins à l'aile gauche du PS, a sifflé la fin de la récréation après que la vérité a été annoncée par "The Guardian", dans un simple communiqué : "L'incident est clos". Mais qui n'a pas dû parvenir, non plus, à ceux qui m'ont apostrophé...

Moi, vous me connaissez, je suis ravi de la pluralité de la gauche. Et je souhaite toujours que ses courants, radicaux, républicains, socialistes, écologistes, régionalistes, communistes, et aussi trotskystes, enrichissent ensemble un projet commun d'alternative à l'ultra-libéralisme anti-républicain que la droite sarkozyste d'aujourd'hui impose à notre peuple. Même si, parfois, ainsi que je l'ai vu ou lu ces tout derniers jours dans la presse locale, certains tirent un peu la couverture à eux ou tentent de récupérer à leur compte un mouvement social, d'autres la jouent stratégie de camp à la mode billard à dix bandes ou ressassent des propos antédéluviens des uns pour ne pas faire bloc avec eux demain... Et nous, les socialistes, ne sommes pas exempts de reproches en la matière.

Mais j'aime autant ça que l'uniformité imposée aux petits soldats de l'autre camp, doigts sur la couture. Contre vents et marées. Ce que pas mal de gaullistes, historiques ou contemporains, ici et ailleurs, commencent à plutôt mal digérer.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale

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