19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 06:41

Chers camarades socialistes,

Chers sympathisants de la gauche,

Chers amis de la République et de la démocratie,

J'ai choisi de soutenir la candidature de Marie-Noëlle LIENEMANN pour les élections primaires que le Parti socialiste organise les 22 et 29 janvier prochains. Pourquoi ?...

 

CE N'EST PAS PARCE QUE RÈGNENT TRISTESSE OU COLÈRE...

En 2012, plus d'un million de Provençaux, Alpins et Azuréens ont choisi François Hollande. Ils n'étaient sûrement pas tous de gauche, mais attachés aux valeurs républicaines et démocratiques.

Beaucoup sont aujourd'hui désabusés, tristes ou en colère au regard des espoirs placés dans l’alternance. Et nombre de militants et sympathisants socialistes sont comme moi, bien ennuyés par l'absence de projet et le climat autour de la désignation d'un candidat pour 2017.

Mais, dans notre région plus qu'ailleurs, nous savons le risque que représenterait l’élection d’un Président de la République issu de l’extrême-droite ou de la droite devenue extrême tant elle court aujourd’hui après les idées nauséabondes du FN sur fond d'exacerbation des questions identitaires, de galvaudage de l'idée nationale, de rejet des différences, de sentiment cultivé d'insécurité et de désignation de boucs émissaires. On risque fort de comprendre notre douleur.

 

FAIRE FACE À L'EXTRÊME DROITE ET UNE DROITE QUI S'EXTRÉMISE

Il ne faut rien lâcher, aussi minimes que paraissent être les chances de préserver le pays des funestes projets de nos adversaires.

Car ces adversaires, ce sont, au FN et de plus en plus à droite, les ennemis de la République et de ses valeurs. M. Estrosi, président de la Région, soutien affirmé de M. Sarkozy, l'a encore prouvé avec ce récent vote « anti-migrants » du conseil régional qui reprend, en substance, les thèmes de la campagne que mène le FN sur le sujet, et a d'ailleurs recueilli toutes les voix des élus d'extrême-droite. Ô combien j'ai eu raison de ne pas faire confiance au président de la métropole niçoise et aux caciques du PS lorsqu'ils ont scellé ce soi-disant « pacte républicain » qui a conduit au renoncement à présenter une liste de la gauche unie au second tour des régionales de 2015, nous rendant aujourd'hui inaudibles !

Raison de plus pour ne pas laisser le champ libre.

La gauche n'a d'autre choix que d'aller unie à la bagarre. Les positions de Mélenchon et des Verts ferment pour l'instant cette voie. Et les « droitiers » du PS n’en veulent pas non plus. Mais je ne veux pas rendre les armes avant d’avoir épuisé toutes mes cartouches.

 

AU PS, IL Y A D'AUTRES VOIES QUE CELLE DU RENONCEMENT À L'UNITÉ

C’est pourquoi je considère que la primaire citoyenne de janvier revêt un enjeu majeur.

Filoche, Hamon et Lienemann portent tous trois un projet susceptible de créer les conditions de l'unité de la gauche. Certes ces trois-là auraient été bien inspirés (il est encore temps) de ne pas aller à la « sélection » en rangs dispersés.

Le débat citoyen doit avoir lieu, avec et face aux Français, par le canal des médias, des réseaux sociaux, des réunions publiques, des échanges directs. Ceux de notre peuple que nous désespérons aujourd’hui et qui nous faisaient confiance hier, les humbles et les classes moyennes notamment, doivent entendre que, au PS, il n’y a pas que la voie du renoncement au changement et à la perspective unitaire de la gauche.

En Provence Alpes Côte d'Azur, il ne se passe pas de jour sans que l’extrême-droite ne grappille aux partis républicains quelques électeurs qui leur faisaient naguère confiance. Peu importe que, dans les collectivités où le FN siège, ses élus se chamaillent, démissionnent, soient exclus ou suspendus : l’hydre est suffisamment vivace pour se régénérer. Et on aurait tort de compter sur les divisions de la droite régionale sur fond de postures pré-présidentielles de ses leaders : quelque chef aura tôt fait de siffler la fin de la partie.

Seul un projet de rupture et d'unité peut constituer un rempart à un avenir funeste.

 

IL Y A PLACE POUR UN PROJET CONFORME AUX IDÉAUX SOCIALISTES

Je vais donc promouvoir celui porté par Marie-Noëlle LIENEMANN, par fidélité à sa personne et en linéarité avec mon implication constante pour une alternative de rupture avec le capitalisme financier, dans les courants du PS où je l’ai toujours côtoyée.

Je veux convaincre qu'il faut voter à la primaire de la gauche et qu’il y a place au PS pour un projet conforme aux idéaux de la gauche sociale.

Notre histoire prouve que nous avons parfois surpris aux pires moments de l’adversité.

 

Marie-Noëlle LIENEMANN et moi espérons avoir le plaisir de vous accueillir pour en parler à la Bourse du Travail de La Seyne le 28 novembre.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 08:09

C'est passé inaperçu lors de la réunion du conseil communautaire de l'agglomération Toulon Provence Méditerranée (TPM), même si le Président Hubert Falco l'a brièvement commenté en indiquant que chaque commune désigne les représentants qu'elle souhaite. Je veux parler de la constitution de l'instance dirigeante du futur "Office Intercommunal de Tourisme Provence Méditerranée" créé pour répondre aux obligations de la loi NOTRe qui impose au 1er janvier prochain le transfert de nouvelles compétences communales à l'intercommunalité : le tourisme, donc, mais également la gestion portuaire, le logement social, et la collecte et le traitement des ordures ménagères.

Les statuts de ce nouvel établissement ont fixé à trente-et-un le nombre d'élus communautaires constituant son comité directeur, répartis en fonction des "poids économiques" du tourisme dans les trois grands pôles de l'agglomération : l'est (les cinq communes de Hyères à La Garde), le centre (les trois villes autour de Toulon), et l'ouest (Ollioules, Saint-Mandrier, La Seyne et Six-Fours). 

 

UNE PLACE POUR NOTRE MINORITÉ MUNICIPALE

La Seyne y dispose de trois représentants. Et ce qui n'a été relevé par aucun observateur est que notre équipe municipale a choisi de proposer les noms de deux membres de notre majorité de gauche élus à TPM, Anthony Civettini et Raphaële Leguen, mais aussi d'un élu de notre minorité seynoise, Jean-Pierre Colin, appartenant au groupe "Les Républicains - UDI" de notre conseil municipal.

Rien ne nous obligeait à le faire et, d'ailleurs, aucune des autres communes dont des représentants des minorités locales siègent au conseil de TPM ne l'a fait. Mais c'est pour nous une question de respect des choix démocratiques des citoyens-électeurs.

Et le comité directeur du tourisme n'est pas la seule instance de gouvernance où La Seyne se distingue des autres villes en matière d'ouverture aux élus minoritaires. Elle avait déjà, dès 2014, proposé une place au conseil d'administration de son office d'HLM "Terres du Sud Habitat" (TSH) à une élue de droite, en l'occurrence l'actuelle première adjointe au maire d'Ollioules, Nicole Bernardini. Et se prépare à le faire un peu plus pour début 2017, lorsque TSH sera rattaché à l'agglomération et non plus à la commune, en proposant non seulement de reconduire cette élue dans sa fonction, mais encore de proposer une autre place à un conseiller municipal de droite du Revest. 

 

À CHACUN SA VISION DE LA REPRÉSENTATION DÉMOCRATIQUE

Chacun sa façon de voir. On m'objectera qu'Hubert Falco n'était en rien contraint de demander aux maires de désigner eux-mêmes leurs représentants. Ni d'ailleurs de me proposer, dès 2008, de devenir l'un des douze vice-présidents de TPM, tant la gauche est ultra-minoritaire au sein de notre agglomération. Mais il aurait été étrange que la deuxième plus importante ville du territoire ne puisse prendre part à l'exécutif de la communauté.

Et cette même lecture des réalités démographiques de TPM aurait pu l'amener, la semaine dernière, lorsqu'il a été décidé de porter de douze à quatorze le nombre de vice-présidents de TPM, d'aller jusqu'à un quinzième ainsi que la loi le permet, et de proposer, au nom de l'équilibre territorial, à un deuxième Seynois d'intégrer le Bureau de l'agglomération qui, désormais, compte un président et deux vice-présidents de la première ville, Toulon, et deux vice-présidents de Hyères, qui n'est "que" la troisième plus importante commune.

Ceci étant, TPM fait tout de même mieux que les deux grandes métropoles voisines, Aix-Marseille-Provence, qui ne compte qu'un Aixois pour cinq Marseillais, et un seul vice-président de gauche pour vingt membres de l'exécutif, et surtout que Nice Côte d'Azur, où le très "républicain" Christian Estrosi n'a proposé aucune vice-présidence à un élu de gauche...

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 06:02

Il y a eu 98 ans ce dernier vendredi que se terminait la Première guerre mondiale. Comme dans toute la France, cet épisode de l'histoire a été commémoré à La Seyne. Nous y étions nombreux, élus, représentants d'associations patriotiques, de la défense nationale, des forces de l'ordre,du monde associatif, de la Clique seynoise et de la Philharmonique "La Seynoise", et de très nombreux concitoyens et visiteurs. Mais je retiendrai surtout une importante participation de la jeunesse, avec les volontaires de la Préparation militaire marine dont La Seyne est la marraine, et des textes lus par la jeune lauréate du concours national de la résistance et des élèves des collèges Paul-Éluard et Henri-Wallon. Merci à eux et aux adultes qui les encadrent. Et, comme c'est l'usage, j'ai moi-même prononcé une allocution...

 

"Le 11 novembre 1918, l’armistice est signé dans le wagon de la clairière de Rethondes. Tous croyaient à un épilogue définitif, l’Histoire démentira. Mais, bon, quatre ans de guerre se terminent.

"Une effroyable hémorragie pour rien, partie de rien, n’allant nulle part, sinon là où seul règne le nationalisme le plus stérile, celui qui ne se nourrit que de lui-même. En décembre 1916 la bataille de Verdun, commencée en février de la même année, se termine sur un statut quo ! Aucune avancée, ni recul, mais des morts par centaines de milliers ! L’absurde à l’état pur. Jean Guéhenno, dans son journal, écrira à la veille de la seconde guerre mondiale « je dirai donc que cette mort innombrable fut inutile. Je dirai donc que j’ai conscience que mes amis sont morts pour rien. Douze millions de morts pour rien ».

"L’année dernière je vous disais : « L’émotion, qui recouvre de son voile les divergences et les disparités, se délite, et les hommes reprennent les chemins tortueux des différences, des ostracismes, des hostilités conquérantes. J’ajoutais « lorsque je célèbre avec vous le 11 novembre 1918, je me sens français ; lorsque que la cérémonie se tient en 2015, je me sens français et européen et méditerranéen ».

Enfin, je faisais un petit détour par la Révolution pour vous dire que « ce qui ne se régénère pas dégénère… », que nous n’avons pas fini de travailler à « l’émancipation des individus, la paix entre les nations, l’idéal égalitaire, l’avènement de la fraternité ». C’est malheureusement, en 2016, d’une actualité toujours plus dramatique. Bataclan deux jours après que j'ai tenu ces propos, Nice 14 juillet, St-Etienne-du-Rouvray 26 juillet, et Alep, et Mossoul… Les lycéens et collégiens qui se sont exprimés avec respect et reconnaissance l’ont souligné eux aussi.

"Ce que nous célébrons aujourd’hui, c’est bien la fin d’un conflit, mais c’est surtout ce vœu pieux, crié par des poitrines épuisées et désespérées : « Plus jamais ça ».

"Un siècle plus tard, impuissants, nous ajoutons à la mémoire prescriptrice des « poilus » et de « leur incroyable courage », la compassion que nous devons à toutes les victimes de la barbarie des hommes.

 

LES NATIONALISMES CONTRE LES DÉMOCRATIES

"Revenons à la Grande Guerre. Une boucherie… parce que les nationalistes l’ont emporté sur les démocrates… Vous me pardonnerez alors, de faire un peu de pédagogie historique.

"Dans une société démocratique, l’Etat incarne le recours vertical à la force mais... en dernière instance : la force légitimée par les procédures légales. Ce pouvoir repose, en outre, sur le caractère horizontal du lien social, c’est-à-dire le vouloir vivre ensemble qui unit les membres de la communauté nationale. C’est un rapport consensuel qui est installé en vue de réguler la violence, pour que le rationnel prévale sur l’irrationnel.

"Je vous l’ai dit, la guerre, en 14, est l’œuvre des nationalismes. Le mot « nation » résonne encore aujourd’hui très différemment selon les individus. Je veux croire que tous veulent défendre « leur » France… mais, de toute évidence, ce n’est pas forcément la même !

"Soyons factuels. On a coutume de dire que la France est d’abord la Gaule. Non. La France, ce sont LES Gaules ! Ses peuples se rassemblent dans une circonstance bien particulière : lutter contre l’envahisseur romain. Le roman national élaboré au XIXe siècle fera de Vercingétorix le quasi vainqueur de Jules César : une belle légende, les braies plus fortes que les toges.

"Mais très vite, d’ennemie, Rome devient co-formatrice : la France est alors gallo-romaine. Puis l’empire romain se délite, voilà Clovis, le roi franc qui va définir une francité face à la germanité dont il est issu. La France est alors gallo-romano-germanique, et chrétienne par le baptême de son roi, à Reims.

"Puis, le pouvoir se déglingue encore, ainsi la France d’Hugues Capet est réduite à l’Ile-de-France et l’Orléanais.

 

LE DROIT DU SOL, DEPUIS LE XIVe SIÈCLE...

"Le reste est divisé en fiefs indépendants, ethniquement et linguistiquement très divers : il faudra attendre François Ier pour que la langue commune supplante le latin par la grâce de l’Edit de Villers-Cotterêts ; on se souvient de cette volonté politique d'unifier la France par la langue. Mais on ignore un détail, qui n'en n'est pas vraiment un par les temps qui courent : l’Edit confirme le droit du sol initié par Philippe le Bel en... 1310.

"Il fallait une seule langue, supérieure aux divers patois, et pourtant… cette langue, le français, c’était une sorte de créole combattant le latin encore tyrannique et qui était passée par les stades du « roman » et du « vieux françois ». En ce XVIe siècle, la majorité ne parlait pas le français en France ! Il y a moins de 500 ans.

"Et, comme on se retrouve… la guerre de 1914-1918 sera, en effet, le creuset définitif dans lequel les dialectes vont être absorbés. Instructif, au passage : le mot guerre vient du francique germanique werra, le mot paix du latin pax.

"Il y a donc eu brassage, et l’identité française, si elle l'a voulu, n’a pas impliqué la dissolution des identités provinciales : elle a effectué leur subordination. Le peuple français contient l’identité de chacune des provinces intégrées.

"La Révolution française apporte à la francisation une légitimation républicaine : le peuple est souverain. A la fête de la Fédération du 14 juillet 1790, les représentants des provinces déclarent solennellement leur volonté d’être de la « grande nation », d’être français. 1790. Dès lors, la France incorpore, en sa nature même, un esprit et une volonté. Avec la « Déclaration des droits de l’homme », elle ajoute l’esprit d’universalité, qui est tout sauf uniforme.

"XIXe siècle. La IIIe République instaure l’école laïque, gratuite et obligatoire, et réaffirme le droit du sol et la naturalisation des parents étrangers de l’époque : le ressourcement français n’a jamais été un processus de rejet ni de fermeture.

"Aujourd’hui, les détracteurs disent que la situation est autre, que les facteurs sont différents et parfois exogènes…

 

UNE IDENTITÉ AVANT TOUT CITOYENNE

"On nous parle de diversités religieuses. Mais les religions cessent d’être un obstacle dès lors qu’il y a acceptation de la laïcité telle qu’elle est conçue en France (pour faire court il s’agit de concilier les quêtes de sens individuelle et collective, la majorité municipale a d'ailleurs publié un texte l’explicitant, il est disponible sur mon blog). Ainsi, l’identité française est d’abord une identité citoyenne, elle s’exprime dans notre devise « Liberté Egalité Fraternité ».

"Ce qu’il faut éviter, c’est avant tout que nos jeunes gens oscillent entre intégration, délinquance et même terrorisme. La culture urbaine, sociale et civique, l’éducation, sont des facteurs fondamentaux. Certes la ville moderne est en crise, l’éducation se sclérose. Le délabrement, réel ou ressenti, est le problème de fond de notre société. Tout est lié, politique, économie, civilisation… et tout se mêle et s'emmêle pour faire rejaillir les vieux démons : ville, banlieue, logement indécent, atomisation, jeunes en dérive, drogues, immigrés rejetés, chômeurs en détresse, femmes contraintes voire battues...

"Alors, à mon tour de faire un vœu. Réanimons les solidarités, les convivialités. Faisons de l’éducation publique, scolaire et populaire, avec nos enfants, et donc avec les parents.

"Oui, chers amis, je ne me suis pas tant éloigné de ce pourquoi nous sommes réunis ici. C’est cela que les survivants de la Grande Guerre pensaient le 11 novembre 1918 : Arrêtons les bouffonneries, pensons à créer les conditions d’un avenir heureux pour nos enfants, quel que soit le lieu de leur naissance dès lors qu’ils sont citoyens et français ou appelés à le devenir, ou simplement citoyens du monde.

"Vive la France, vive l'Europe et le Monde des peuples amis et solidaires. Vive la Paix !"

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 06:30

Marie-Noëlle Lienemann, ancienne ministre, sénatrice et membre du bureau national du Parti socialiste, candidate à la primaire citoyenne de janvier 2017, animera une réunion publique régionale le lundi 28 novembre à La Seyne, à la Bourse du Travail, à 18 heures 30.

J'ai en effet choisi de soutenir sa candidature pour ces élections primaires que le Parti socialiste organise les 22 et 29 janvier prochains.

 

CE N'EST PAS PARCE QUE RÈGNENT PERPLEXITÉ, TRISTESSE OU COLÈRE QUE...

En 2012, 220.000 Varois ont choisi François Hollande au second tour de l'élection présidentielle. Ils n'étaient sûrement pas tous de gauche, mais certainement attachés aux valeurs républicaines et démocratiques, avec peut-être même parmi eux certains qui avaient émis un vote d'exaspération au premier tour.

Je sais que nombre d'entre eux sont aujourd'hui désabusés, perplexes, tristes ou en colère au regard de ce qui reste des espoirs placés dans l’alternance de 2012. Et je sais que, dans le camp des militants et sympathisants socialistes, beaucoup sont comme moi, bien ennuyés par la situation et le climat autour de la désignation de notre candidat 2017, à défaut d’être celui de toute la gauche comme nous sommes nombreux à en avoir rêvé, et peut-être l’espérer encore.

Mais je sais aussi le risque que représenterait l’élection d’un Président de la République issu de l’extrême-droite ou même de la droite devenue extrême tant LR court aujourd’hui après les idées nauséabondes du FN sur fond d'exacerbation des questions identitaires, de galvaudage de l'idée nationale, de rejet des différences, de sentiment cultivé d'insécurité et de désignation de boucs émissaires. Avec la suite, en juin, à l’occasion des élections législatives. On risque fort de comprendre notre douleur et de regretter Hollande et Valls.

 

FAIRE FACE À L'EXTRÊME DROITE ET À UNE DROITE EXTRÊME

Je crois qu’il ne faut rien lâcher. Jusqu’au bout. Aussi minimes que, si l'on en croit les sondages, paraissent aujourd'hui être les chances de préserver le pays des funestes projets de nos adversaires.

Car ces adversaires, ce sont, au FN et pour de plus en plus de LR, les ennemis de la République et de ses valeurs, ainsi que l'a prouvé ces jours derniers M. Estrosi, président de la Région, soutien affirmé de M. Sarkozy, avec ce récent vote anti-migrants du conseil régional qui reprend, en substance, les thèmes de la campagne que mène le FN sur la question, et a d'ailleurs recueilli toutes les voix des élus d'extrême-droite provençaux, alpins et azuréens. Ô combien j'ai eu raison de ne pas faire confiance au président de la métropole niçoise et aux caciques du PS lorsqu'ils ont scellé ce soi-disant « pacte républicain » qui a conduit au renoncement à présenter une liste de la gauche unie au second tour des élections régionales de 2015 !

Je suis donc pour ma part déterminé à faire campagne pour ne pas laisser le champ libre. Quel que soit le candidat désigné par la primaire socialiste.

Bien sûr, ce n’est un secret pour personne, je suis de ceux qui pensent que la gauche aurait tout à gagner à aller unie à la bagarre. Je sais bien que les positions de Mélenchon et d’EELV ferment cette voie. Et je sais que les « droitiers » du PS n’en veulent pas non plus. Mais je ne veux pas m’avouer battu avant d’avoir épuisé toutes mes cartouches.

 

AU PARTI SOCIALISTE, IL Y A D'AUTRES VOIX QUE CELLE DU RENONCEMENT

C’est pourquoi, même si je demeure perplexe sur le principe des élections primaires qui rabaissent les adhérents des partis au rang de simples « petites mains » pour coller des affiches et de pourvoyeurs de cotisations financières, en leur ôtant leur seul privilège de militants, celui de pouvoir, en contrepartie de leur engagement, choisir un projet et une personne qui le porte, je considère que la primaire citoyenne de janvier est un enjeu majeur.

Filoche, Hamon et Lienemann portent tous trois un projet clairement de gauche, susceptible de créer les conditions de l'unité. Certes ces trois-là auraient été bien inspirés (il est encore temps) de ne pas aller à la « sélection » en rangs dispersés.

Mais l'essentiel est que le débat citoyen doit avoir lieu, avec et face aux Français, par le canal des médias, des réseaux sociaux, des réunions publiques, des échanges directs. Ceux de notre peuple que nous désespérons aujourd’hui et qui nous faisaient confiance hier, les humbles et les classes moyennes notamment, doivent entendre que, au PS, il n’y a pas que la voix du renoncement au changement. Ne serait-ce que pour pouvoir les reconquérir après-demain si, comme les instituts de sondage nous le prédisent, nous nous prenions une raclée.

Dans le Var, où il ne se passe pas de jour sans que l’extrême-droite ne grappille aux partis républicains quelques électeurs qui leur faisaient naguère confiance, l’enjeu est majeur, même si le FN, dans les communes où il siège, au Département, et même à la Région, nombre de ses élus se chamaillent, démissionnent de leurs groupes, ou sont exclus ou suspendus, mais l’hydre est suffisamment vivace et organisée pour se régénérer très vite. Et la gauche, pour se refaire une santé, aurait tort de compter sur les divisions de la droite régionale, sur fond de postures pré-présidentielles : ce sont des conduites stratégiques et quelque chef aura tôt fait de siffler la fin de la partie.

 

IL Y A PLACE POUR UN PROJET CONFORME AUX IDÉAUX SOCIALISTES

Je vais donc, dans les semaines qui viennent, promouvoir le projet porté par Marie-Noëlle Lienemann, par fidélité à sa personne et en linéarité avec mon implication constante pour une alternative socialiste de rupture avec le capitalisme financier européen et mondial, dans les courants où, depuis mon adhésion en 1985, je l’ai toujours côtoyée.

Je vais tâcher de convaincre les électeurs de la primaire qu’il y a place au PS pour un projet conforme aux idéaux socialistes.

En cette période de doute et d’abattement, mon appel risque de ne guère trouver d’écho. J'en suis conscient. Mais notre histoire socialiste varoise et nationale prouve que nous avons parfois surpris aux pires moments de l’adversité.

On se posera la question de la suite après le printemps 2017.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 05:39

Ce vendredi soir, à l'initiative du collectif seynois "100% citoyens", avec l'appui de plusieurs associations et structures locales de quartiers, à vocation sociale, socio-éducative, culturelle ou d'insertion, a été proposée une conférence-débat autour du thème de la laïcité dans une société multiculturelle, animée par le philosophe André Tosel.

Merci à celles et ceux qui en ont eu l'initiative et en ont assuré l'organisation, et à Pierre Poupeney, conseiller municipal qui anime la commission communale de la laïcité que nous avons mise en place il y a quelques mois, qui soutient ce type d'initiative. On a besoin de moments d'échanges sur la question.

L'occasion m'est donnée de communiquer une déclaration de notre municipalité seynoise sur ce thème majeur...

 

Parce qu’elle rassemble les personnes, individus et groupes, de manière à ce qu’ils interagissent, au-delà des différences, en se référant à des règles et à des valeurs communes d’action et de pensée, la laïcité fait société.

En effet, être laïque c’est se reconnaître dans ce qu’affirme la Déclaration universelle des droits de l’homme. D’abord, dans son article 1 qui évoque pour chacun la liberté, l’égalité dans les droits et la dignité, la raison et l’esprit de fraternité, puis dans son article 2 « … sans distinction de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion publique ou de toute autre opinion, d’origine sociale ou nationale, de fortune, de naissance… ».

En outre, la laïcité, par les valeurs qu’elle défend du fait de cette reconnaissance (droits à la sécurité, au travail, aux loisirs, à l’éducation, à la culture), est un complément aux mœurs. Elle se situe dans le plan des règles non écrites de la vie sociale qui nous renseignent sur ce que nous pouvons et ne pouvons pas faire. Elle permet ainsi de réguler efficacement les interactions de la vie quotidienne.

Dans le contexte actuel où notre vivre ensemble subit des attentats barbares, nous n’abdiquons pas. A l’inverse des intégristes, si intolérants, si destructeurs d’Histoire et de Culture, si provocateurs des démocraties honnies, nous restons respectueux des droits de tous, hommes et femmes. Aussi nous continuons, c’est notre faiblesse et notre force, à nous poser des questions essentielles sur les limites à la restriction des libertés individuelles, sur la distinction des différentes sphères où nous évoluons : sphères de sens que sont l’école et l’administration républicaines et laïques, sphères de contrainte comme les hôpitaux où l’on est reçu selon le tableau de services, sphères de liberté réglementée que sont les rues et les plages, sphères de liberté maximale que sont les lieux privés.

Force est de constater que nous affrontons des forces qui, au nom de l'interprétation des mots d'un livre - qu'il soit la Bible, le Coran, ou n'importe quel autre, nient, par exemple, des affirmations scientifiques admises par les instances les plus sérieuses du monde entier, ou défendent des relations de dépendance et de soumission selon le genre ou l’origine. Elles sortent délibérément de leur cadre légitime, le sacré et la foi, soumettent leurs diktats sur les mœurs et la vie sociale et tentent d’imposer le principe théocratique.

Si tous les croyants sont également respectables, toutes les croyances ne le sont pas. Est intolérable tout ce qui nuit à autrui, tout ce qui porte atteinte à ses droits fondamentaux, à sa vie, à sa sécurité, à sa liberté (la loi punit quiconque pratique ou accepte des mutilations sexuelles par exemple).

Nous réaffirmons l’égalité des femmes et des hommes dans les droits et la dignité.

Nous défendons, inlassablement, une société où les convictions religieuses ne sont pas prises en compte pour déterminer le statut, les droits et les libertés de chacun.

Nous réaffirmons que chacun doit pouvoir penser librement, sans être soumis à embrigadement ou à des pressions de quelque nature que ce soit.

Nous acceptons qu’un individu, un groupe, adopte des opinions ou des comportements que nous n’approuvons pas, dès lors que ces opinions ou ces comportements respectent les opinions de tous les autres, en particulier dans l’espace public.

Nous revendiquons, à ces conditions, non pas une simple tolérance comme le font certains pays qui exigent la soumission, mais une citoyenneté pleine et entière pour tous.

La laïcité n’impose aucun dogme, aucune conviction, elle laisse à chaque personne le choix de sa vie spirituelle : religion, agnosticisme ou athéisme.

Elle accepte les différences et reconnaît le pluralisme. Ce sont les débats institutionnels qui règlent l’évolution des mœurs comme ils ont permis la contraception, défini les condition de l’IVG, décidé de la loi sur le mariage pour tous… et poursuivent la lutte contre les violences faites aux femmes.

Il revient aux laïques, qu’ils aient la foi ou pas, de définir les règles de vie morale des individus. C’est la meilleure façon de contrecarrer les exploitations intégristes qui voudraient déstabiliser notre société et rendre invisible la présence des femmes. Ils oublient que ce sont toujours les femmes qui reconstruisent les civilisations que les hommes se sont appliqués à détruire.

Afin d’éviter les dérives nous prônons la raison, le respect, le dialogue.

Il ne peut y avoir de solutions aux défis que lancent les forces d’exclusion et de soumission que dans l’éducation et le mieux être économique du plus grand nombre. En ces temps de manipulation, de désinformation, de théorie du complot, l’ignorance est notre pire ennemi, l’éducation notre seul salut : la misère et l’ignorance ont toujours fait le terrain du fanatisme.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 08:08

Des maires de petites, moyennes et grandes communes, de toutes les régions françaises, pas seulement socialistes, ont lancé un appel pour trouver "une issue solidaire et humanitaire pour sortir [du] drame qu'est la jungle de Calais.

J'ai joint ma signature à celle de ces collègues. Il me semble qu'il faut qu'on le sache...

 

Monsieur Sarkozy, écoutez l'Appel de plus de 100 maires de France !

 

Plus de 100 maires de toute la France ont, en moins d'une semaine, signé l'Appel des Maires solidaires. Un Appel qui souligne l'importance de trouver une issue solidaire et humanitaire pour sortir de ce drame qu'est la jungle de Calais, appelant a éviter les postures politiciennes et les débordements extrêmes.

Pendant ce temps des élus "Les Républicains" poursuivent leurs discours de haine, de repli sur soi et de rejet des autres.

En déplacement à Calais, Nicolas Sarkozy s’est inscrit dans l’extrême droite ligne des propos de Wauquiez et Estrosi.

On attendait un peu plus de hauteur et de responsabilité de la part d’un ancien chef d’Etat qui a donné naissance à la jungle de Calais en signant les accords du Touquet en 2003.

Il est vrai que Nicolas Sarkozy est avant tout un candidat et prêt à tout pour se faire réélire.

Comment peut-on être capable devant une telle tragédie humaine de tenir des propos aussi méprisants qu’irresponsables ?

Vous retrouverez, ci-dessous, l'Appel des maires solidaires ainsi que la liste des maires signataires à ce stade.

 

 

Appel des Maires solidaires

 

A l’heure où la situation dramatique de la jungle de Calais peut enfin trouver une issue solidaire, certains font le choix de jouer le jeu de la peur, de la division, de l’extrémisme. C’est un jeu dangereux qui porte atteinte aux valeurs de la République. Ce choix funeste reviendrait à faire divorcer notre pays de son histoire, de sa culture, de la voix que les peuples du monde ont appris à aimer d’elle.

La crise migratoire résulte des désordres du monde, que nul n’ignore, et contraignent à l’exil des milliers de femmes et d’hommes qui fuient les guerres et les persécutions. Elle concerne l’Europe entière. La France, 5ème puissance mondiale, prend ses responsabilités.

Plus d’1,2 million de femmes, d’hommes et d’enfants ont franchi les frontières extérieures de l’Union européenne au péril de leur vie. La France agit au plan européen, et prend sa part de l’indispensable effort d’accueil des personnes en besoin de protection. Elle démantèle les filières de passeurs qui prospèrent cyniquement sur la détresse des êtres humains. Notre politique migratoire est maîtrisée : la demande d’asile en France, qui s’établit à 65 000 en moyenne annuelle ces dernières années, atteindra 100 000 en 2016. Faire croire à une prétendue invasion migratoire en France est un mensonge dangereux et indigne.

L’Etat agit depuis des mois pour le démantèlement de la jungle de Calais. Il est dans son rôle lorsqu’il organise et finance un accueil digne et maîtrisé des réfugiés et demandeurs d’asile. Et alors que les Français attendent une sortie de crise honorable, le chef de file du parti « Les Républicains », Président de Région Auvergne - Rhône-Alpes et son compère de la Région PACA s’exonèrent honteusement de leurs responsabilités et du devoir de solidarité. Ils ne peuvent se comporter ainsi en chef de Baronnies, incitant les Maires à s’opposer à l’Etat républicain.

Les faits sont têtus : en dépit des contrevérités proférées, l’immense majorité des migrants présents à Calais ne sont pas des migrants économiques irréguliers ; ce sont des hommes, des femmes et d’enfants qui fuient la guerre et les persécutions. La différence est majeure. La France a vocation à leur donner asile. Mensonge également que de soutenir que les migrants économiques irréguliers ne sont pas reconduits : la France reconduit ceux qui n’ont pas vocation à être réfugiés ; cela a été le cas depuis Calais pour plus de 1 300 personnes en situation irrégulière depuis le début de l’année 2016.

Mensonge, enfin, lorsque les mêmes parlent de « mini-Calais ». Depuis neuf mois, 161 Centres d’Accueil et d’Orientation ont été créés en France, dans un dialogue systématique avec les maires de toutes sensibilités politiques [l'association France Terre d'Asile assure un de ces centres à La Seyne, avec l'appui d'API Provence, depuis plusieurs mois]. Intégralement financées par l’Etat, ce sont des petites structures, très encadrées, dans lesquelles les associations accompagnent les migrants vers la demande d’asile. D’ores et déjà, ils ont permis l’accueil de 5 500 personnes dans des conditions positives. Qui peut soutenir qu’un grand pays comme le nôtre, 65 millions d’habitants, ne peut dignement accompagner vers l’asile 9 000 personnes en détresse ? Au nom de quel égoïsme la ville de Calais aurait-elle vocation à être abandonnée ? Nous sommes solidaires de Calais, et nous sommes plus nombreux que ceux qui défient la solidarité nationale.

Les mensonges à répétition ne font pas une vérité. Ils créent de la peur, de la division, de la haine. Nous ne pouvons laisser installer une situation de tension dans notre pays qui a besoin de rassemblement et de raison. Nous voulons que la France demeure fidèle à ses valeurs. C’est là son honneur.

Nous, Maires solidaires, appelons au respect de la République dans les paroles et dans les actes.

 

Les 100 premiers signataires :

 

François Rebsamen, Maire de Dijon,

André Laignel, Maire d’Issoudun,

Nathalie Appéré, Maire de Rennes,

Dominique Gros , Maire de Metz,

Martine Aubry, Maire de Lille,

Olivier Bianchi Maire de Clermont- Ferrand,

François Cuillandre, Maire de Brest,

Nathalie Nieson, Maire de Bourg-de-Péage,

Marc Gricourt, Maire de Blois,

Noël Mamère, Maire de Bègles,

Laurent Cathala, Maire de Créteil,

Roland Ries, Maire de Strasbourg,

Jean-François Debat, Maire de Bourg-en-Bresse,

David Samsun, Maire de Saint-Nazaire,

Guy Férez, Maire d’Auxerre,

Pierre Mathonier, Maire d'Aurillac,

Norbert Meler, Maire de Foix,

Luc Carvounas, Maire d’Alfortville,

Olivier Dussopt, Maire d’Annonay,

Sylvine Thomassin, Maire de Bondy,

Jean-Pierre Bouquet, Maire de Vitry-le-François,

Christophe Rouillon, Maire de Coulaines,

Jean-Michel Morer, Maire de Trilport,

Bernard Moraine, Maire de Joigny,

Hélène Burgat, Maire de Mondeville,

Mickael Vallet, Maire Marennes,

Dominique Gambier, Maire de Deville-lès-Rouen,

Wilfried Schwartz, Maire de La Riche,

Michael Weber, Maire de Woelfling-lès-Sarreguemines,

Claire Delande, Maire de Gagnac-sur-Cère,

Henri Valès, Maire de La Charité-sur-Loire,

Gérard Nicastro Maire d'Obersteinbach,

Pierre-Alain Roiron, Maire de Langeais,

Pascal Margerin, Maire de Blancafort,

Denis la Mache, Maire de Saint-Sigismond,

Marc Goua, Maire Trélazé,

Jean-Louis Pascal, Maire de Laborel,

Bernard Lalande, Maire de Montendre,

Alain Néri, Maire de Beauregard-l'Évêque,

Erik Pilardeau, Maire de Bogny-sur-Meuse,

Eric Houlley, Maire de Lure,

Alain Fauconnier, Maire de Saint-Affrique,

Marc Vuillemot, Maire de La Seyne-sur-Mer,

Gérard Coignac, Maire de Treignac,

Jean-Yves Lalanne, Maire de Billère,

David Lazarus, Maire de Chambly,

Bernard Vauriac, Maire de Saint-Jory-de-Chalais,

Xavier Cadoret, Maire de Saint-Gérard-le-Puy,

Claudette Rigollet, Maire de Chalandray,

Antoine Homé, Maire de Wittenheim,

Philippe Antoine, Maire de Larnaud,

Jean-Paul Vinchelin, Maire de Neuves-Maisons,

Henri Bellegarde, Maire de Bedous,

Gilles Strappazzon, Maire de Saint-Barthélemy-de-Séchilienne,

Marc Tournabien, Maire de Saint-Julien-Montdenis,

Marinette Mitriot, Maire de Chezal-Benoît,

Denis Linglin, Maire de Sergy,

Guy Magnin-Feysot, Maire de Levier,

Joël Bigot, Maire de Les Ponts-de-Cé,

André Beville, Maire de Saint-Jean-de-Thouars,

Dominique Bailly, Maire d’Orchies,

Jean-Marie Rougier, Maire de Rochechouart,

Martine Finiels, Maire de Vernoux-en-Vivarais,

Jean Boutry, Maire de Cran-Gevrier,

Jean-Claude Hourcq, Maire de Baliros,

Olivier Husson, Maire de Voinsles,

Jean-Paul Fénot, Maire de Gouaix,

Thérèse Corompt, Maire de Condrieu,

Serge Fauve, Maire de Marboué,

Raymond Cacan, Maire de Vergt,

Michel Ricart, Maire de Lognes,

Jean-Jacques Chatel, Maire de Mainvilliers,

Sylvie Couchot, Maire de Vauréal,

Yves Blein, Maire de Feyzin,

Jacques Dellerie, Maire de Sandouville,

Christian Cibier, Maire de Verneuil-l’Etang,

Alain Duran, Maire d'Arnave,

Françoise Mesnard, Maire de Saint-Jean-d'Angély,

Bernard Bros, Maire de Carbonne,

Philippe Coulon, Maire de Saint-Ours,

Line Magne, Maire de Moissy-Cramayel,

Philippe Le Goux, Maire de Pléguien,

Pierre Plouzennec, Maire de Plozévet,

Gilles Desnouveaux, Maire de Reynel,

Thierry Cozic, Maire d’Arnage,

Christophe Dourthe, Maire de Bussac-sur-Charente,

Thierry Sieffer, Maire de Ranrupt,

Monique Delessard, Maire de Pontault-Combault,

Luce Pane, Maire de Sotteville-lès-Rouen,

Philippe Coulon, Maire de Saint-Ours,

Sylvain Fournier, Saint-Jean-de-la-Motte,

Denis Schoefs, Maire de Sceaux-sur-Huisne,

Marinette Mitriot, Maire de Chezal-Benoît,

Daniel Calame, Maire de Saint-Plantaire,

Alain Cousquer, Maire de Bias,

Thierry Savigny, Maire de Montberon,

Jean-Yves Caullet, Maire d’Avallon,

Jeanny Lorgeoux, Maire de Romorantin-Lanthenay,

Sébastien Guillot, Maire de Gimeaux,

Christian Guyon, Maire d'Amboise,

Gérard Gavillon, Maire de Servas,

François-Régis Valette, Maire d'Auzeville-Tolosane,

Benoît Sonnet, Maire d’Haybes,

Christophe Lubac, Maire de Ramonville Saint-Agne,

Bertrand Kern, Maire de Pantin,

Guy-Michel Chauveau, Maire de La Flèche

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 17:12

Comme maire, mais aussi comme président de l'association nationale des maires de banlieues, je ne peux pas me taire.

Vilaine image, en effet, que donnera des médias le parti pris de M. de Tavernost, président-directeur général de la chaine M6...

Je me suis autorisé à le dire via le communiqué ci-contre (cliquer dessus pour l'agrandir)...

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 05:23

Il n'est pas dans mes habitudes de reproduire des articles de presse. D'ailleurs la Loi relative au droit d'auteur l'interdit, même si c'est généralement toléré. Mais beaucoup de personnes n'ayant pas pu prendre part à la marche organisée ce mercredi par les divers cultes seynois ayant invité leurs fidèles, les athées et les agnostiques de chez nous à se retrouver pour un tour de ville silencieux m'ont demandé "comment ça s'était passé".

Et les articles parus dans la presse locale me semblent bien refléter l'état d'esprit général de ce jour-là. On peut cliquer sur les images qui illustrent cet article pour les agrandir.

Il s'est bien trouvé quelques-uns de mes concitoyens pour s'étonner, voire déplorer, que le laïque obstiné que je suis ait pris l'initiative de réunir à la mairie, il y a une quinzaine de jours, les représentants des sensibilités religieuses de La Seyne. Mais, après les terribles attentats, à entendre des propos inquiétants de braves gens se laissant aller au moins à des commentaires irraisonnés, sinon à des invitations, sans retenue ni morale ni pénale, à la stigmatisation, la globalisation, voire la haine, je ne pouvais pas rester bras ballants, risquant de ne pas prendre ma part dans la prévention de la rupture de l'harmonie que j'essaie de maintenir et développer entre nos concitoyens, dans une ville dont les diversités humaines sont tout autant facteurs de richesse que de fragilité.

Déjà accru par l'annulation imposée par l'État, et que je déplore, d'événements festifs conviviaux si propices à la connaissance et la reconnaissance mutuelles entre personnes de tous quartiers, de tous milieux, de toutes origines, de toutes croyances ou sans croyance, le risque de dissociation sociale était fort palpable. Il fallait faire quelque chose. Les religieux ont opté pour une marche commune. Je les ai approuvés et aidés. Nombre d'élus de la majorité communale y ont pris part, affichant sur leurs épaules les couleurs de notre République que l'article 1er de sa Constitution assied comme "indivisible, laïque, démocratique et sociale". Je ne le regrette pas.

Et je remercie les centaines de mes concitoyens qui ont pris part à ce moment, et ceux qui, outre les responsables cultuels, ont assuré sa parfaite organisation : les policiers nationaux et municipaux, et les services de la mairie, sous la houlette de Pierre Poupeney, conseiller municipal qui anime la commission organique dédiée à la laïcité que l'assemblée communale, presque unanime, a décidé de constituer il y a quelques mois.

 

> L'invitation à la marche relayée par "La Marseillaise" le 9 août, renvoyant à la page du site Internet du quotidien...

L'invitation à la marche relayée par "La Marseillaise" le 9 août

> L'éditorial et les interviews des divers responsables des cultes par Var-matin le 11 août (on peut cliquer dessus pour les agrandir)...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 14:34

A l’initiative des cultes seynois, des non-croyants, des courants laïques, et de la Ville, une marche silencieuse et symbolique aura lieu ce mercredi en hommage aux victimes des attentats de Nice et de Saint-Etienne-du-Rouvray.

Rassemblement à 19 h le mercredi 10 août

devant l’église protestante unie

1 rue Taylor – derrière la mairie

cliquez sur l'image ci-contre pour localiser sur Google Maps.

Le cortège passera ensuite devant les lieux de culte et se terminera à la Maison communale.

 

Voici la déclaration commune :

« A l’issue de notre réunion en date du mercredi 27 Juillet tenue à l’Hôtel de Ville suite aux drames de Nice et de Saint-Etienne-du-Rouvray,

« Nous, les croyants seynois des trois paroisses catholiques, de la synagogue, de la mosquée, du temple, avec les non-croyants, voulons porter un même projet de vie respectueux des lois de la République. Ce projet prône l’écoute, le partage, la communion, l’unité.

« Nous voulons trouver le temps d’une réflexion partagée, gage de compréhension et d’acceptation des différences.

« Nous nous engageons à ne pas nous en tenir à un premier échange, mais nous continuerons à nous concerter au moins une fois l’an, dans un esprit d’échanges et de concorde.

« Devant les violences, nous ne nous résignerons pas, nous activerons au contraire nos convictions afin de promouvoir ce qui " fait Société " : être, dans l’espace public, pleinement respectueux, citoyens, lucides, responsables, vigilants.

« Nous proposons aux fidèles de nos confessions et d’autres, aux non-croyants, aux agnostiques, aux personnes de bonne volonté, à tous les républicains, une marche symbolique et silencieuse qui, partant du temple de l’église protestante unie, 1, rue Taylor (derrière la mairie), passera devant les lieux de cultes et se terminera à la Maison communale, le mercredi 10 août à 19 heures.

« Rassemblons-nous pour porter haut et fort les valeurs qui font "notre France" ».

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 14:35

Les parlementaires ont voté une prolongation de l'état d'urgence. Dont acte : c'est à eux que notre peuple a donné mandat, dans notre système de démocratie représentative, de décider de ce qui est bon pour les citoyens de notre république.

Premier résultat de cet état d'urgence renouvelé : d'un côté de notre territoire du "Grand Toulon", à l'est, par exemple, dans certaines communes aisées, on peut maintenir les événements qui font du "vivre ensemble", de la convivialité, du partage, que sont les soirées de festivals ou de feux d'artifice, toutes choses qui sont la vie estivale de nos contrées littorales balnéaires ; et à l'ouest, à La Seyne, pour prendre un autre exemple, on ne le peut pas.

 

UN FEU D'ARTIFICE SÉCURISÉ ? NON, TU N'ES PAS ASSEZ RICHE, VA VOIR AILLEURS !

Pourquoi ne le peut-on pas ? Parce que, dans certaines communes, on peut budgétairement et financièrement s'offrir ce que les circulaires de l'État imposent, à défaut de disposer de suffisamment de forces de l'ordre communales ou nationales, à savoir les services de personnels de sociétés privées agréées, auxquelles on achète — très cher, et en tous cas au-dessus des moyens de La Seyne — un service d'ordre commercial, pour, par exemple, assurer la fouille obligatoire de tous les spectateurs.

L'état d'urgence, déjà état d'exception, donc philosophiquement moyennement acceptable pour le républicain que je suis, supposé être activé provisoirement (or le provisoire dure...), non seulement foule du pied nos fondamentaux, mais de plus en rajoute en rupture accrue de valeurs républicaines. Hélas sans même régler ou prévenir le problème, l'atroce actualité en atteste.

Il refoule la Fraternité, par exemple celle qui se vit dans les temps de convivialité que sont nos événements festifs et culturels estivaux, au second rang des objectifs que nous tous, républicains, devrions avoir en partage.

Il contraint les Libertés individuelles, mais aussi celles des collectivités acquises grâce à la (vraie) gauche des années 80, qui a promu leur libre administration, en leur imposant un diktat de droit ou de non-droit de la part du préfet de maintenir tel ou tel événement.

Et il aggrave la perte d'Égalité, créant les conditions d'une impossibilité, pour les communes pauvres, d'un maintien de leur dynamique économique, sociale et culturelle, que les festivités estivales, chez nous, apportent aux petits et grands acteurs économiques du tourisme et du commerce, par la consommation désormais muselée des citoyens et des vacanciers, de toutes conditions sociales et économiques, de toutes confessions, de tous quartiers, de toutes origines.

 

HONTE D'ÊTRE UN ÉLU D'UNE RÉPUBLIQUE QUI CÈDE AUX PRESSIONS D'UN ORDRE DUR

Il ne suffit pas d'annoncer qu'on va vaincre la barbarie dans le cadre du droit républicain. Il faut se rappeler que, au-dessus du Droit, qui n'est jamais qu'un outil, existent les Valeurs, qui, elles, sont une finalité. Le Droit, et ses traductions réglementaires, ne doivent jamais saper la prééminence des Valeurs. Or ce qui se passe chez nous en ce moment terrible est une funeste illustration du désintérêt républicain de l'État.

J'ai honte d'être un élu de cette république-là que liquéfient les parlementaires, majoritairement de ma sensibilité socialiste, cédant démagogiquement aux pressions abjectes des tenants d'un ordre dur, pourtant minoritaires dans notre France.

Et j'ai une pensée respectueuse pour la mémoire des maires de 1939 et des années suivantes qui, avant d'être relevés de leurs fonctions, ont eu le courage, les 11 novembre de ces années-là, malgré la déferlante de l'occupant nazi, d'organiser les cérémonies — et, en divers lieux du pays, les festivités — de la commémoration de l'Armistice de 1918. Et qui, pour certains, l'ont chèrement payé.

Ça me donne envie de considérer que je n'ai pas reçu les circulaires enjoignant aux maires de courber l'échine. Mais on risque encore d'accabler les postiers...

 

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J'ai capturé l'image illustrant cet article sur le blog de Joseph Coutant ; je peux la retirer sans problème s'il me le demande

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale

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Marc VUILLEMOT

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