9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 07:43

Une partie des services publics et associations de La Seyne devraient pouvoir souffler ! Les mobilisations des maires semblent avoir payé.

En conclusion du lancement des diverses manifestations qui émailleront jusqu'en octobre 2018 les 40 ans de la « politique de la ville », Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, l'a en effet annoncé : le gouvernement a cédé et, finalement, les conventions relatives aux Contrats d'accompagnement dans l'emploi (CAE) concernant les quartiers prioritaires urbains (QPV) échapperont à la décision de non-reconduction qui avait été annoncée. Les préfets vont recevoir des instructions en ce sens dès cette semaine.

 

NE PAS VENDRE HÂTIVEMENT TOUTE LA PEAU DE L'OURS...

J'écris « devraient pouvoir souffler » car il reste à s'assurer que ce sont bien tous ces contrats aidés des QPV qui vont être concernés par cette possibilité de renouvellement, ceux des associations qui agissent en direction des publics des quartiers prioritaires (Berthe et le centre-ville pour La Seyne), que leur siège y soit implanté ou non, et ceux des services publics, qu'ils soient locaux ou nationaux, en particulier l'Éducation nationale, la police, ou... les agences de  « Pôle Emploi » elles-mêmes, comme c'est le cas à la Seyne, qui en compte quatre dans ses effectifs.

Il reste aussi à veiller au grain pour que cette décision obtenue non sans mal ne soit pas une façon de « reculer pour mieux sauter ». Il faut obtenir un engagement dans la durée, et non sur un seul renouvellement. Sauf, bien sûr, si un autre dispositif d'accès à l'emploi et d'appui à la formation vient remplacer les CAE, car on peut entendre que de nouvelles modalités soient réfléchies, ainsi qu'on l'a connu, par exemple, avec les contrats d'avenir qui ont remplacé les CES et CEJ, lesquels ont succédé aux TUC.

 

LES MAIRES EN PREMIÈRE LIGNE POUR LA PROTECTION DE LEURS TERRITOIRES

Je ne regrette donc pas le temps que je consacre à mon investissement en qualité de président national de l'association des maires Ville & Banlieue de France, qui a été en première ligne pour plaider la cause de l'insertion dans l'emploi et des actions d'accompagnement conduites en faveur des habitants des quartiers urbains en difficulté.

Il est de notre devoir, à nous, maires des communes abritant des sites prioritaires, de nous mobiliser pour nos territoires sensibles, car il est difficile aux habitants eux-mêmes, souvent dans la précarité et craignant de n'être pas entendus, ou s'y résignant, de se battre contre ce qui leur apparaît trop souvent inéluctable.

Et ça semble aussi difficile pour le monde associatif, pourtant première victime, dont je peine tout de même à comprendre que, face à ce type de décision qui aura risqué de compromettre sa capacité d'action solidaire, voire son existence, il ne s'est pas beaucoup organisé pour protester et plaider sa juste cause. Nous aurions pourtant été à ses côtés. Et le serons chaque fois qu'il y aura besoin.

24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 16:34

J'ai attendu pour m'exprimer d'en savoir plus sur la traduction locale des annonces inquiétantes de disparition des « contrats d'accompagnement dans l'emploi » (CAE). Ce sont ces dispositifs qui permettent aux services publics et aux associations de conforter leurs missions avec un apport en moyens humains cofinancés par l'État. Et ce sont aussi de « vrais contrats de travail » qui permettent de former des personnes en rupture, notamment des jeunes. Ce qu'on appelle des « emplois aidés ».

C'est maintenant chose faite. Et les nouvelles sont navrantes. Il existe aujourd'hui à La Seyne 131 conventions intervenues entre l'État et des employeurs publics et associatifs dont les trois-quarts ne seront pas reconduites, les seules susceptibles de l'être — espérons-le — correspondant à la trentaine de postes d'assistants de vie scolaire (AVS) qui accompagnent les enfants et adolescents handicapés dans leur scolarité.

 

L'ÉTAT JETTE SANS VERGOGNE À LA RUE PLUS DE 120 SEYNOIS

Une centaine de Seynois, au moins, vont donc perdre leur emploi par décision d'un gouvernement qui, décidément, est bien loin des réalités dramatiques du terrain, auxquels il faut ajouter les 21 employés par le secteur marchand sous le régime des « contrats initiative emploi » (CIE) dont les conventions ne seront pas non plus renouvelées.

C'est honteux. Des personnes éloignées de l'emploi trouvaient là un moyen de « mettre le pied à l'étrier » vers une insertion professionnelle. Pendant que M. Macron s'insurge contre les « travailleurs détachés » et feint de s'attaquer au « dumping social » organisé à l'échelle européenne, à grand renfort de publicité médiatique, son gouvernement traite comme du vil bétail les citoyens les plus en difficulté.

 

DES PANS ENTIERS DE LA VIE SOCIALE SONT MIS EN DANGER

C'est indigne. Des pans entiers de l'activité locale vont être scandaleusement fragilisés, sinon réduits à néant. Ce sont des emplois indispensables pour l'accompagnement des efforts des enseignants, pour les accueils des tout-petits dans les crèches, pour l'éveil aux activités sportives, pour l'animation socio-éducative préventive des déviances des jeunes en rupture, pour les services à la personne, pour l'aide aux handicapés, ou encore pour le soutien aux femmes en difficulté.

Et, cerise sur l'écœurant gâteau de cette ignominie, la très dynamique et efficace agence seynoise de Pôle Emploi elle-même va perdre quatre postes... au moment même où elle va devoir s'occuper de plus d'une centaine de personnes victimes de cette inique décision gouvernementale !

 

UN NOUVEAU SALE COUP FAIT AU PEUPLE DE FRANCE

C'est inqualifiable. La République, non contente de mépriser à un tel point ses enfants les plus nécessiteux et de scier la branche sur laquelle le monde associatif peine déjà à poursuivre son indispensable mission de maintien des équilibres sociaux, ne tient même pas sa promesse exprimée : malgré les engagements, les CAE agissant en direction des publics des quartiers populaires prioritaires ne sont aucunement épargnés.

Après l'annulation révoltante de 46,5 millions d'euros de crédits destinés aux actions d'accompagnement social des habitants les plus en difficulté, que j'ai dénoncée en début de mois avec de nombreux maires très inquiets, le gouvernement assène un nouveau coup de poignard à la vie sociale locale qui pourrait bien ne pas s'en remettre.

27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 03:18

Quel honneur pour La Seyne que d'avoir accueilli ce dernier vendredi, au sein de la belle salle de spectacles du casino municipal de jeux confié en gestion à Joa, l'Assemblée générale du Pôle Mer Méditerranée de Provence Côte d'Azur et d'Occitanie, avec ses 400 petites et grandes entreprises et centres de recherche !

J'ai pu dire que ça a été un symbole fort que ce rassemblement annuel des acteurs économiques, de la recherche et de l'université se déroule sur le site de nos anciens chantiers navals, illustrant que l'initiative, la coopération, la recherche-développement, la formation, entraînant le soutien de la puissance publique, génèrent une dynamique économique puissante, gage majeur d'emploi.

J'ai également rappelé les efforts que consent la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée, au sein de laquelle, comme vice-président, je me suis vu confier par Hubert Falco la responsabilité de l'enseignement supérieur et de la recherche, pour accompagner, fût-ce modestement en matière de budget, mais suffisamment pour entraîner d'autres cofinancements importants, les programmes de recherche et développement portés par les entrepreneurs et les laboratoires de recherche universitaires.

Merci à François Dumoulin, président du Pôle, en sa qualité de "patron" de DCNS, et à Patrick Baraona, son directeur, d'avoir pensé que La Seyne pouvait être digne d'accueillir cette journée d'échanges entre ceux qui, de Banyuls à Menton, tirent de leur intelligence et leur travail le meilleur de la mer, dans les domaines de la sécurité et la sûreté maritimes, du naval et du nautisme, des ressources biologiques, énergétiques et minières marines, de l'environnement et l'aménagement littoraux, ou encore des ports, infrastructures et transports maritimes.

18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 08:19

Je ne suis pas de ceux qui auront trouvé beaucoup de bienfaits dans les dispositions de la loi dite « El Khomri ».

On se souviendra peut-être de mon adresse aux parlementaires varois pour qu'ils ne votent pas le projet de « loi relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels » qu'on a fait endosser à la ministre du travail.

Je dis bien « endosser » car je n'oublie pas que c'est le directeur de cabinet de son prédécesseur qui, bras armé du Premier Ministre Manuel Valls, est l'auteur du projet de loi, rédigé sans que Myriam El Khomri n'en ait connaissance, et que c'est bien Emmanuel Macron, alors ministre de l'économie, qui, faute d'avoir pu faire entériner par le gouvernement son projet de « Loi Macron 2 », a finalement obtenu gain de cause pour que la « Loi El Khomri » comprenne certaines de ses plus terribles dispositions, notamment relatives au licenciement économique et aux prud'hommes, contre lesquelles Myriam El Khomri a protesté en vain.

On me rétorquera qu'elle avait certes la possibilité de mettre en application le second terme de la célèbre alternative en forme de sentence de Jean-Pierre Chevènement qu'il s'était appliquée à lui-même pour protester contre la « parenthèse libérale » du gouvernement Mauroy II en 1983 : « Un ministre, ça ferme sa gueule ; si ça veut l'ouvrir, ça démissionne ! ». Ce n'est pas faux.

 

À L'HEURE DU BILAN, POUR LES HABITANTS DES QUARTIERS POPULAIRES

Mais, à l'heure du bilan, alors qu'il ne reste que quelques jours de vie au gouvernement, je ne veux pas retenir de Myriam El Khomri que les funestes dispositions de la loi qui porte son nom. Car, tant comme secrétaire d'État à la Politique de la Ville que comme ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, les résidents des quartiers populaires où vivent les personnes les plus éloignées de l'emploi, et parmi eux ceux de chez nous, à La Seyne, n'auront pas eu à se plaindre, loin de là, de la politique qu'elle a impulsée, notamment en matière de stratégies d'insertion professionnelle en leur faveur.

J'ai eu le privilège, ces derniers jours, d'être invité par la ministre, en ma qualité de président de l'association des maires « Ville et Banlieue » de France,  à une rencontre d'échanges évaluatifs des dispositions qu'elle a pu mettre en œuvre depuis son arrivée au gouvernement en 2014. C'est déjà en soi une démarche honnête et courageuse, peu banale, à laquelle s'est d'ailleurs aussi livrée une autre femme de ce gouvernement, sa successeur à la fonction de secrétaire d'État à la Politique de la ville, Hélène Geoffroy.

 

UNE BOÎTE À OUTILS POUR L'HARMONIE TERRITORIALE

Et je crois devoir communiquer ces éléments de bilan à celles et ceux qui, comme moi, pensent que l'harmonie républicaine, sur nos territoires urbains aux populations si diverses, passe par la réduction des inégalités, et, qu'ils soient élus, services publics pour l'emploi, acteurs économiques, associatifs ou sociaux, s'investissent au quotidien pour y concourir. Je le fais non pas pour dresser le panégyrique de Myriam El Khomri, mais pour rappeler à tous qu'ils disposent, grâce à elle et ses équipes — et peut-être un peu aux recommandations que nous, les élus locaux, avons suggérées –, d'une boîte à outils, certes perfectible, mais à préserver, permettant aux plus humbles de nos concitoyens de gagner en dignité humaine.

Et ça se trouve sur ce lien.

Au revoir, Madame la ministre.

28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 03:35

Bien sûr, ce n'est que lorsque nous aurons décroché notre ticket pour embarquer dans l'aventure du "Nouveau programme national de rénovation urbaine" (NPNRU) que nous pourrons — enfin ! — disposer de moyens significatifs pour intervenir sur les infrastructures de notre centre ancien. Le dossier de l'agglomération — car c'est désormais de sa compétence — est prêt et validé, ne manquent plus que les signatures pour attaquer... les études rendues obligatoires par la loi.

Autant dire que, pour en arriver au démarrage d'opérations concrètes rendues possibles par des subventions, il va encore s'écouler du temps. Mais ça ne nous empêche pas, avec les moyens du bord, de faire avancer, chaque fois que possible, quelques projets de nature à redynamiser notre centre ancien.

C'est le cas avec l'ouverture de notre nouvelle "Maison de la jeunesse", installée depuis peu dans les locaux de l'ancien centre médico-social municipal "Danielle-Casanova", fermé depuis les années 90, sur la place Germain-Loro. Une première tranche de locaux réaménagés a été mise en service il y a une semaine.

Je livre aux visiteurs de mon blog le propos inaugural que j'ai prononcé à cette occasion...

 

« Excusez moi de parler agenda pour ouvrir mon propos, mais c’est plus de la teneur et de la nature des choses accomplies que de dates qu’il s’agit.

« Jeudi dernier, c’est depuis la commune normande d’Hérouville-Saint Clair que je lançai avec mes collègues maires de l’association Ville et Banlieue, l’appel aux candidats à la présidentielle à se préoccuper de politique de la ville et des quartiers populaires, dans leurs engagements de campagne d’abord, et dans la structure même de leur futur gouvernement s’ils étaient élus. C’est-à-dire que nous avons demandé, entre autres choses, et notamment un effort vers l'insertion par l'éducation des jeunes et la formation professionnelle pour tous, que ce soit le futur premier ministre qui ait en charge directe la politique de la ville plutôt qu'un seul ministre délégué qui peine à mobiliser ses collègues autour des enjeux des quartiers prioritaires comme notre centre ancien.

« Vendredi, de retour en terres seynoises, c’était la "Maison des Femmes" qui naissait rue Blanqui, 6 appartements T2 permettant l’hébergement d’urgence de femmes et leur protection en cas de violences conjugales, œuvre d’un partenariat multiple, dans lequel, bien sûr, la Ville de la Seyne.

« Samedi, les jeunes Seynoises et Seynois se sont déplacés en nombre place Laïk pour venir recevoir leur carte d’électeur.

« Hier dimanche, des jeunes de notre ville ont répondu à l'invitation de la fédération des anciens combattants d'Algérie pour honorer avec moi la mémoire de ceux qui ont laissé leur vie de l'autre côté de la Méditerranée et appeler à la paix et à l'amitié entre les peuples du Monde.

« Et aujourd’hui, enfin (pour ce qui est du calendrier du moins) c’est ici, dans cet espace Danielle-Casanova que bat désormais le coeur de la jeunesse Seynoise.

 

UNE AUTRE RÉALITÉ DE LA VIE PUBLIQUE ET DES JEUNES

« Pendant ce temps, l’avers de ce présent était une autre réalité, voire une réalité toute autre, mais montrée celle-là : celle d’un jeune déséquilibré ouvrant le feu sur ses camarades dans un lycée de la région, à Grasse, celle d’un colis piégé blessant un agent d’accueil dans les locaux parisiens du FMI, celle d’une chronique judiciaire à n’en plus finir, collant à une partie de la classe politique en lice pour les futures présidentielles.

« Vous comprenez alors que la réalité est bien plus vaste et qu’il ne faut jamais se limiter au seul champ de ceux qui possèdent les écrans qu’on croit maîtriser.

« Pendant que certains élus assurent le spectacle, emberlificotés dans leurs costumes d’affaires judiciaires, d’autres, beaucoup plus nombreux mais dont on parle moins, beaucoup plus vertueux, travaillent à des projets partagés, à des réalisations d’utilité sociale et publique.

« Pendant qu’un jeune déséquilibré s’attaque sauvagement à ses camarades avec des intentions mortelles, d’autres, beaucoup plus nombreux et beaucoup plus équilibrés, entrent de plain pied et en pleine conscience dans l’âge de leur citoyenneté et de leur vie d’adulte,

« Et ces « beaucoup plus nombreux » n’assurent pas le spectacle, n’ont pas les faveurs des caméras, mais tiennent ensemble, dans leurs mains, la cohésion sociale, le vivre ensemble et la société comme un projet partagé de manière responsable. Je vous laisse juges de ce déséquilibre flagrant de « réalité » entre ce qui est montré et ce qui est fait.

 

UN TRAVAIL PATIENT ET MÉTICULEUX DES SERVICES PUBLICS ET DES ASSOCIATIONS

« Revenons donc à une partie de ce tout qu’est la réalité : la Maison de la jeunesse. C’est une concrétisation et une consécration, c’est l’aboutissement d’un travail politique, la somme de nos forces municipales, associatives, institutionnelles.

« Oui, la jeunesse est ici un service public et partenarial et nous y tenons. Oui, la jeunesse est au cœur de nos préoccupations et au cœur de notre ville. Ce lieu naturel qui s'est dégagé, désormais espace Danielle-Casanova, est l’ancien centre médico-social municipal et, désormais, une avant-garde de notre politique publique.

« En effet, ce bâtiment réunit l'ensemble des critères de choix : à la croisée des chemins des établissements scolaires (3 collèges et 2 lycées), un espace extérieur agréable, des locaux adaptés (lieux d'échanges et de détente et espaces confidentiels).

« Le rez-de-chaussée, libéré par le secteur administratif du service Jeunesse et le service « entretien des locaux », a connu quelques travaux de mise en sécurité et de mise aux normes pour accueillir cette Maison de la Jeunesse qui regroupe le BIJ et, à terme, des permanences de partenaires.

« Et, à peine inauguré, il entre pleinement en fonction dès demain en recevant le forum des jobs d’été auquel je souhaite d’ailleurs encore plus de succès que ceux rencontrés déjà les années passées.

« J’aimerais aussi vraiment profiter de l’occasion pour saluer le travail patient, méticuleux, constant, opiniâtre, collectif, de tous ceux qui ont bien travaillé à la concrétisation de cette volonté politique de favoriser, valoriser et servir la jeunesse.

« Je ne vais pas citer tout le monde de peur d’en oublier mais, des élus en charge de la jeunesse, en passant par les cadres, les agents, les animateurs professionnels de la commune, les bénévoles associatifs des structures partenaires. Permettez-moi de tirer mon chapeau à toutes et tous.

 

L'ÉDUCATION ET L'INSERTION VECTEURS DE PRÉVENTION

« Ce lieu sera, j’y tiens et je le souhaite, le lieu de la jeunesse seynoise, en plus des 3 autres espaces accueil jeunes existant depuis 2009 et qui n’ont cessé d’assurer une présence active couvrant l’ensemble du territoire de la commune. La maison de la Jeunesse intègre également l’espace accueil jeune citoyen, le petit dernier créé des EAJ, né en 2012 dans le cadre de la qualification du centre-ville en Zone de Sécurité Prioritaire par l'État. Nous avions immédiatement proposé d'expérimenter, en pendant au dispositif de vidéo surveillance, un Espace d'Animation Citoyenne, devenu très rapidement Espace Accueil Jeunes Citoyen. Initialement installé rue Baptistin-Paul, puis rue Evenos, c’est aujourd’hui ici qu’il prend toute sa place.

« Cette Maison de la jeunesse est donc un maillon essentiel et nécessaire à notre projet éducatif territorial qui donne une vision globale de l’offre éducative de 0 à 25 ans.

« Cette volonté en direction des jeunes relève d'abord du souci de cohérence et de bon sens. Sur les questions relatives à la santé, aux sports, à la culture, à l’insertion dans la vie professionnelle, à la participation citoyenne, etc, il était indispensable, tant aux politiques que nous sommes qu’aux techniciens, de se doter d'une vision commune globale afin d’éviter de travailler chacun de son côté de façon incohérente.

« Dans ce but, nous avons cherché à flécher les parcours des jeunes, de la petite enfance jusqu'à l'entrée dans la vie active, en passant par l'école, l'apprentissage ou l'université, en essayant d'intégrer toutes les composantes, tous les écueils de ce parcours complexe qui va de la petite enfance à l'âge adulte.

 

UNE MAISON POUR TOUS LES JEUNES DANS UN CENTRE-VILLE POUR TOUS

« Et cette maison est désormais celle de tous les jeunes seynois de 16-25 ans, elle regroupe des associations collaborant autour d'un projet commun : le Bureau information Jeunesse et le service municipal jeunesse, sa direction et son Espace Accueil Jeunes Citoyen, afin que les jeunes puissent avoir un maximum de cartes en mains et d’interlocuteurs pour pouvoir dessiner, peaufiner leur projet professionnel et personnel.

« Vous l’aurez compris, ce lieu d'échanges, d'accueil, d'orientation et d'accompagnement est un lieu de vie nouveau pour la jeunesse, pour notre cœur de ville également. Il ancre aussi notre volonté de développer le partenariat avec l'ensemble des acteurs socio-éducatifs et de prévention, institutionnels comme associatifs… au service de la jeunesse.

« Si ce lieu est une partie moins ostensible de cette "réalité spectacle" que j’évoquais en démarrant mon propos, il est d’une réalité utile, pratique, concrète, faite, je le disais aussi, de la somme de nos forces et de nos intelligences, je dis ça sans prétention.

« Et rien que ça, c'est une belle réussite. »

 

> J'ai dérobé les photos illustrant cet article au site d'informations "Ouest-Var.net" qui, je l'espère, ne m'en voudra pas...

5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 06:38

Il faut être objectif, les avancées sont correctes. L'engagement de l'opérateur immobilier a été formalisé ce vendredi avec la signature d'une convention. Il reste à mettre en œuvre le projet et s'y tenir pour qu'il apporte sa pierre au confortement de la récente annonce du directeur territorial de Pôle Emploi : La Seyne est la commune du Var où sont réalisées les meilleures performances contre le chômage, qui y baisse deux fois plus vite que la moyenne départementale.

Le projet qui va permettre de renforcer ce succès, c'est celui du programme immobilier de Bois Sacré. Aux alentours de 350 logements, dont un tiers de logements sociaux et une quarantaine pour les classes moyennes, une crèche et des locaux à usage de services, sur le terrain d'un ancien centre de stockage d'hydrocarbures.

 

DES CONTREPARTIES ENVIRONNEMENTALES, SOCIALES ET POUR L'EMPLOI

On se souvient sûrement que, après avoir modifié le plan local d'urbanisme trop permissif en 2011, notre municipalité avait réduit de moitié la constructibilité de cette friche industrielle, puis refusé d'attribuer le permis de construire en 2013, avant de devoir s'y résoudre en 2015, suite à l'injonction de l'État dont le commissaire enquêteur avait conclu à l'illégalité que représenterait un nouveau rejet après les modifications apportées par le constructeur.

Il fallait dès lors obtenir des contreparties de la part du maître d'ouvrage. Les négociations ont porté leurs fruits. Elles sont d'ordre environnemental et social, avec un espace vert naturel entièrement dépollué des hydrocarbures et requalifié qui sera ouvert à l'ensemble de la population, et notamment aux résidents des cités d'HLM voisines de La Rouve, d'ordre fonctionnel avec un aménagement des accès depuis la voie publique qui en a bien besoin, et, depuis ces derniers jours, d'insertion professionnelle.

Ce seront près de 400 postes de travail qui seront nécessaires à la réalisation de la résidence, dont près de 100 emplois directs, avec une obligation de 10% d'heures travaillées réservées à des parcours d'insertion pour des personnes de notre aire urbaine très éloignées de l'emploi. Chacun a en outre admis le bien-fondé de ma demande de dépasser cet objectif, comme nous le faisons avec la rénovation urbaine de Berthe, où, de la même obligation assignée aux entreprises, nous sommes passés à une réalisation excédant certaines années les 12%.

 

UN SUIVI ASSOCIANT LES HABITANTS, LES STRUCTURES D'INSERTION ET LES SYNDICATS

Et nous sommes parvenus à ce qu'une évaluation constante soit conduite par un comité de suivi, à laquelle j'ai enjoint que soient associées des riverains, via leur comité d'intérêt local, les associations et entreprises locales d'insertion et de médiation qui, par leur implication quotidienne auprès des potentiels bénéficiaires des parcours d'insertion, seront pourvoyeuses auprès de Pôle Emploi des personnes en rupture professionnelle, ainsi que les organisations syndicales représentatives des employés du bâtiment et des travaux publics. Il est également admis que des efforts spécifiques devront être faits pour l'accès des femmes, des personnes handicapées, et des plus de 55 ans, aux emplois proposés.

Précédant la mienne lors de la signature de la convention, l'intervention de Sandra Torres, conseillère municipale d'opposition et conseillère régionale, qui a rappelé l'implication qui sera celle de la Région en matière de formation professionnelle, aura montré que, dans ces conditions environnementales et sociales bien améliorées, nous pouvons, toutes sensibilités confondues, nous accorder sur le fait que l'opération est devenue soutenable.

21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 06:35

La préfecture du Var n'était pas obligée de le faire, mais elle a pris une heureuse initiative : celle de mettre autour de la table les institutions locales et les représentants des sociétés Someca et Bouygues, respectivement chargées, pour la première, d'acheminer des carrières du Revest au port seynois de Brégaillon, via La Valette et le tunnel de Toulon, des millions de tonnes de pierres destinées à être embarquées vers Monaco, et, pour l'autre, de réaliser avec ces minéraux un quartier de résidences de luxe gagné sur la mer de la principauté monégasque, ainsi que je l'exposais dans un récent message de ce blog.

Il s'agissait, pour la sous-préfète secrétaire générale et ses collaborateurs, de jouer les bons offices afin de faire retomber la colère de nos concitoyens, notamment de La Valette et de La Seyne, qui, puisque les contreparties en matière de création d'emplois initialement annoncées s'avèrent n'être que du vent, ne voient à raison dans ce projet que de rudes inconvénients pour leur qualité de vie.

 

LES EXIGENCES ENVIRONNEMENTALES DOIVENT ÊTRE ENTENDUES

Les échanges ont été très durs, les industriels ayant eu le don de me faire sortir de mes gonds en affichant avec une belle sérénité le déni de leur mensonge assumé quant aux sirènes des 700 à 900 emplois qu'ils nous avaient fait miroiter.

Mais, au-delà de la forme, cette rencontre aura permis de préciser et expliciter les exigences que nos concitoyens, via le collectif des sept Comités seynois d'intérêt local (CIL), nous ont demandé de porter.

En matière de prévention des désagréments et de l'environnement, nous avons ainsi exposé que nous ne lèverons nos entraves au projet que dès lors qu'un protocole aura été signé, suite à une enquête publique sérieuse, fixant les règles du jeu et les mesures opérationnelles des contrôles et évaluations, pour la fluidité de la circulation, la prévention ou réparation des dégradations des voiries et espaces publics, le stockage des granulats avant embarquement — qui ne pourra se faire en entrée de ville, l'évitement des nuisances sonores et visuelles pour les travailleurs du pôle Mer et de tous les quartiers du tour de la Rade, la protection de la qualité de l'air, la prévention des risques de pollution de l'eau de la Rade, et tous autres désagréments.

Nous avons précisé que ce protocole ne pourra être validé que s'il comporte les modalités d'un double contrôle : celui des services spécialisés de l'État, avec des interventions ordinaires et inopinées, et celui de notre population qui devra impérativement désigner des représentants dans une instance destinée à son élaboration et son évaluation permanente.

 

LES IMPÉRATIFS D'INSERTION SOCIALE ET PROFESSIONNELLE SONT MAJEURS

En matière de compensation des impacts néfastes qui, quoi que minorés par les mesures qu'il faudra prendre, nous seront imposés durant des années, un autre protocole devra, a minima sur la question de l'emploi, fixer des engagements chiffrés à élaborer, sous contrôle populaire, des organisations syndicales, des corps consulaires et des élus locaux, en lien avec Pôle Emploi, l'ensemble des structures locales de l'insertion, de la formation professionnelle et de la médiation, quant à des emplois à garantir aux habitants du "Grand Toulon", avec prévalence pour les résidents des quartiers prioritaires.

Cela doit concerner, pour les deux entreprises, leurs sous-traitants et fournisseurs de services, les métiers de la carrière, des transports, du traitement des pierres, de l'activité portuaire, de la fabrication des caissons de béton à Marseille, du chantier lui-même à Monaco, et tous autres objets liés au projet.

Cela doit établir des obligations quantifiées de parcours et de clauses d'insertion, de formation professionnelle initiale et continue, de tous niveaux de qualification, de premier emploi, d'égalité hommes-femmes, d'intégration de travailleurs handicapés, d'emplois réservés aux jeunes et aux seniors, de dispositifs permettant la préparation de détenus à la fin de leur peine, de process innovants de prévention des discriminations à l'embauche, et de non-recours au dumping social, notamment par le refus d'embauche de travailleurs détachés.

Et, naturellement, cela doit également comporter un volet explicitant les dispositifs de mobilité à mettre en œuvre par les entreprises pour permettre aux personnels locaux de travailler sur les sites environnants mais également à Marseille, Monaco ou ailleurs. Et les mesures d'accompagnement social, sanitaire, d'accès à l'habitat, ou aux loisirs, que les bénéfices réalisés doivent permettre de garantir.

Tout ce volet professionnel et social doit, comme pour le volet environnemental, faire l'objet d'une conception et d'un suivi évaluatif dans le cadre d'une instance associant les institutions et les habitants.

 

LA BALLE EST DANS LE CAMP DES INDUSTRIELS

Telles sont les exigences que nous avons formulées. Si les industriels, qui s'y sont très maladroitement pris avec notre peuple et ses élus, veulent regagner la confiance locale, ils peuvent même faire de ce projet une vitrine exceptionnelle de qualité environnementale et sociale.

Rien ne leur interdit en effet, notamment à un groupe gigantesque tel que Bouygues, de considérer avec bienveillance le territoire qui accueille leur activité économique.

La balle est dans leur camp. J'espère que l'annulation unilatérale du rendez-vous qu'ils avaient avec les services communaux ces tout derniers jours ne présage pas d'une posture arc-boutée de leur part...

21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 04:13

Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas du tout attaché au formalisme et aux convenances protocolaires. Mais il est parfois des situations dont je remarque l'étrangeté. Deux en un jour, ça mérite tout de même que, s'en m'en offusquer, je les relève.

Ainsi, lors de la réunion du conseil municipal de ce mardi, notre adjointe chargée du développement durable du territoire, Denise Reverdito, interpellée par Nathalie Bicais, conseillère municipale et départementale à propos des espaces boisés du Fort Napoléon, propriétés du Département et confiés en gestion à la commune, s'est étonnée de n'avoir plus de nouvelles d'un intéressant projet dont le conseil départemental a eu l'initiative, en l'occurrence l'implantation d'un parcours d'initiation à la course d'orientation. Et là, surprise, l'élue départementale apprend à l'assemblée que l'inauguration du parcours sportif est prévue dans quelques jours. Sans que la Ville n'y soit conviée !

 

ÉTRANGE, MAIS PAS OFFENSANT

C'est certes une réalisation entièrement assurée par le conseil départemental, mais l'usage veut que les élus locaux soient associés au petit moment festif qu'est toute inauguration, ne serait-ce que pour leur permettre de remercier la collectivité varoise qui offre un nouveau service de loisirs à la population seynoise. Étrange... mais pas offensant pour autant.

Tout aussi curieuse, mais pas plus blessante, la découverte, à la lecture du quotidien Var-matin, de la visite effectuée à La Seyne ce même mardi par le nouveau vice-président de la Région délégué à la formation, mon collègue toulonnais Yannick Chenevard, également vice-président de notre agglomération. Il s'agissait pour lui de rencontrer les responsables du centre de formation d'apprentis que la Chambre des métiers du Var fait vivre avec une belle efficience.

La Ville ne tient certes pas à se mêler de ce qui ne la regarde pas, du moins pas directement. Mais j'aurais eu plaisir, comme cela se faisait sous le mandat régional de Michel Vauzelle, à accueillir mon collègue Chenevard sur nos terres seynoises, d'autant que, en ma qualité de vice-président de Toulon Provence Méditerranée (TPM), j'ai en charge, moi aussi... la formation.

Et ça m'aurait permis, en marge de sa visite, de lui faire découvrir les projets structurants voisins du centre de formation, tels le casino, l'Atelier mécanique, le chantier de yachts "Monaco Marine" et la résidence de Bois Sacré, porteurs de centaines d'emplois et de parcours d'insertion, pour leurs réalisations et/ou pour leurs fonctionnements. Et, accessoirement, puisqu'il a en charge à TPM la question des transports collectifs, d'évoquer avec lui, sur site, les problèmes de mobilités que vont engendrer ces réalisations et les solutions terrestres et maritimes que nous préconisons et réclamons depuis plusieurs années...

3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 07:01

Lors d'une de nos dernières rencontres, comme président de l'association nationale des maires de nos communes de la "géographie prioritaire", j'avais rappelé à Myriam El Khomri, jusqu'à hier Secrétaire d'État chargée la politique de la ville, l'importance que nous attachons à la mobilisation de tous les services de l'État, dans le cadre de leurs missions de droit commun, sur les territoires de nos quartiers populaires.

Elle-même, élue de terrain de quartiers parisiens réputés "difficiles", comme La Goutte d'Or, La Chapelle ou la Porte de Clignancourt, partageait comme membre du gouvernement ce sentiment selon lequel les dispositifs spécifiques aux sites prioritaires n'ont de sens que si la puissance publique y est naturellement présente, active, volontaire, imaginative, et très à l'écoute des habitants, pour conduire ses missions ordinaires.

 

MOBILISER TOUTE LA PUISSANCE PUBLIQUE SUR LES QUARTIERS POPULAIRES

Avec Patrick Kanner, son ministre de tutelle, elle aura pesé pour que les conventions signées par leur prédécesseur François Lamy avec douze autres ministres, de la santé à la justice, en passant par la culture, l'artisanat ou l'emploi, se déclinent dans les faits sur les sites populaires du pays.

En ce sens, je suis convaincu que, forte de son expérience, désormais Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle, elle va impulser des initiatives majeures, concrètes, pragmatiques, novatrices et mobilisatrices, en faveur de l'insertion professionnelle des habitants de nos quartiers populaires, à commencer par celle des jeunes et jeunes adultes.

 

L'EMPLOI, CLEF DE VOUTE DE L'INSERTION

Les problèmes d'accès au travail sont partout ardus, mais ils le sont encore plus dans nos grands ensembles sociaux et nos centres villes paupérisés. Et leurs solutions sont la clef de voûte sans laquelle tous les résultats enregistrés grâce aux importants moyens engagés dans les sites en souffrance, sur le logement, les équipements publics, le cadre de vie ou l'accompagnement social, peuvent s'effondrer comme un château de cartes.

Le choix de Myriam El Khomri par le Président de la République est ainsi une excellente chose. Je suis d'ailleurs dépité par l'ironie, la discourtoisie, voire même le machisme, de plusieurs responsables de "Les Républicains" à l'annonce de cette nomination, pour ne retenir que cet encouragement d'un député de droite du Val-d'Oise :"Cette fille est très travailleuse. On peut avoir un dialogue très différent, à mille lieues de ce qu'on avait jusque là."

Je confirme.

Publié par Marc Vuillemot - dans Formation - emploi et insertion
6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 04:43

http://www.metropolevar.fr/wp-content/uploads/2014/10/ingemedia_1-640x480.jpgJe ne vais pas faire dans la fausse modestie. Oui, je ne suis pas peu fier que nous soyons parvenus, à peu près dans le calendrier fixé, à livrer le nouvel établissement universitaire de l'ancienne "dalle des ferrailleurs", au quartier toulonnais de la Porte d'Italie.

Comme vice-président de la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée (TPM), chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche, il m'est revenu la charge d'ouvrir ce dernier vendredi la série de propos inauguraux de ce campus flambant neuf qui accueillera, lorsqu'il sera en vitesse de croisière, un ensemble de formations supérieures, essentiellement autour de l'ingénierie des médias et du numérique, mais également autour de la gestion des entreprises et du management.

 

UNE NOUVELLE PIÈCE SUR L'ÉCHIQUIER DE LA RECONQUÊTE UNIVERSITAIRE

Jouxtant la faculté de droit et la Maison des Technologies, c'est une pièce maîtresse de la conquête du champ universitaire pour notre agglomération dont on se souvient sûrement des vicissitudes qu'elle a connues ces dernières années, alors même que la - toujours discutable - réforme des universités aurait pu entraîner tout l'édifice dans une chute irrémédiable.

Le parti pris, dès 2002, de doter TPM d'une compétence en matière de formation supérieure et de recherche, en imbrication étroite avec les volontés intercommunales de redynamisation économique, a manifestement payé. Les années se suivent et se ressemblent ; après avoir mené à bien la réalisation de l'école d'ingénieurs de La Garde - La Valette que nous avons inaugurée il y a un an et qui abrite désormais la prestigieuse école Seatech, en plein développement puisque, en deux ans, elle aura accru de près d'un tiers son offre de formation accessible après concours polytechnique, après nous être battus pour sauver et conforter à La Seyne l'ancien Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM), devenu École supérieure du professorat et de l'éducation (ESPE) qui travaille désormais à son rattachement administratif à l'université de Toulon, et tandis que les pôles de recherche et développement s'ancrent autour des entreprises du pôle de compétitivité Mer à vocation mondiale de La Seyne et Ollioules, ce sont maintenant plus de 3600 étudiants qui accèdent à la formation au cœur de Toulon.

 

ET UN MAILLON VITAL DE LA DYNAMISATION DES DEUX RIVES DE LA RADE

Au-delà de la dimension universitaire, cette dynamique de jeunesse active aura incontestablement un effet positif sur la vie sociale, économique et culturelle du cœur de Toulon, faisant l'objet d'un programme de rénovation urbaine. Et, loin d'être jaloux, le maire de La Seyne que je suis est au contraire ravi, tant cette situation doit pouvoir profiter à l'ensemble du territoire du tour de la Rade. Il est dès lors d'autant plus indispensable que plus rien ne vienne freiner les projets structurants qui se poursuivent ou démarrent sur sa rive sud, chez nous, avec notre pôle Mer, notre casino, notre cinéma, nos hôtels, nos ports de plaisance, qui s'harmoniseront avec bonheur avec la dynamisation de la "capitale du Var".

À condition tout de même que s'active un tantinet mieux l'absolument nécessaire développement de liaisons maritimes par bateaux-bus, plus fréquentes, plus dynamiques, avec de nouvelles dessertes, plaçant chaque site de vie, économique, sociale, culturelle, et de loisirs, des rives toulonnaises et seynoises, à un quart d'heure l'un de l'autre, faisant de la mer un vrai carrefour au lieu que d'être une frontière... Ça aussi, c'est de notre responsabilité, à TPM.

Publié par Marc Vuillemot - dans Formation - emploi et insertion

Bienvenue !

Marc VUILLEMOT
Maire (PS) de La Seyne-sur-Mer
Vice-président de l'agglo de Toulon

Je vous souhaite une agréable visite.

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