18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 08:19

Je ne suis pas de ceux qui auront trouvé beaucoup de bienfaits dans les dispositions de la loi dite « El Khomri ».

On se souviendra peut-être de mon adresse aux parlementaires varois pour qu'ils ne votent pas le projet de « loi relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels » qu'on a fait endosser à la ministre du travail.

Je dis bien « endosser » car je n'oublie pas que c'est le directeur de cabinet de son prédécesseur qui, bras armé du Premier Ministre Manuel Valls, est l'auteur du projet de loi, rédigé sans que Myriam El Khomri n'en ait connaissance, et que c'est bien Emmanuel Macron, alors ministre de l'économie, qui, faute d'avoir pu faire entériner par le gouvernement son projet de « Loi Macron 2 », a finalement obtenu gain de cause pour que la « Loi El Khomri » comprenne certaines de ses plus terribles dispositions, notamment relatives au licenciement économique et aux prud'hommes, contre lesquelles Myriam El Khomri a protesté en vain.

On me rétorquera qu'elle avait certes la possibilité de mettre en application le second terme de la célèbre alternative en forme de sentence de Jean-Pierre Chevènement qu'il s'était appliquée à lui-même pour protester contre la « parenthèse libérale » du gouvernement Mauroy II en 1983 : « Un ministre, ça ferme sa gueule ; si ça veut l'ouvrir, ça démissionne ! ». Ce n'est pas faux.

 

À L'HEURE DU BILAN, POUR LES HABITANTS DES QUARTIERS POPULAIRES

Mais, à l'heure du bilan, alors qu'il ne reste que quelques jours de vie au gouvernement, je ne veux pas retenir de Myriam El Khomri que les funestes dispositions de la loi qui porte son nom. Car, tant comme secrétaire d'État à la Politique de la Ville que comme ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, les résidents des quartiers populaires où vivent les personnes les plus éloignées de l'emploi, et parmi eux ceux de chez nous, à La Seyne, n'auront pas eu à se plaindre, loin de là, de la politique qu'elle a impulsée, notamment en matière de stratégies d'insertion professionnelle en leur faveur.

J'ai eu le privilège, ces derniers jours, d'être invité par la ministre, en ma qualité de président de l'association des maires « Ville et Banlieue » de France,  à une rencontre d'échanges évaluatifs des dispositions qu'elle a pu mettre en œuvre depuis son arrivée au gouvernement en 2014. C'est déjà en soi une démarche honnête et courageuse, peu banale, à laquelle s'est d'ailleurs aussi livrée une autre femme de ce gouvernement, sa successeur à la fonction de secrétaire d'État à la Politique de la ville, Hélène Geoffroy.

 

UNE BOÎTE À OUTILS POUR L'HARMONIE TERRITORIALE

Et je crois devoir communiquer ces éléments de bilan à celles et ceux qui, comme moi, pensent que l'harmonie républicaine, sur nos territoires urbains aux populations si diverses, passe par la réduction des inégalités, et, qu'ils soient élus, services publics pour l'emploi, acteurs économiques, associatifs ou sociaux, s'investissent au quotidien pour y concourir. Je le fais non pas pour dresser le panégyrique de Myriam El Khomri, mais pour rappeler à tous qu'ils disposent, grâce à elle et ses équipes — et peut-être un peu aux recommandations que nous, les élus locaux, avons suggérées –, d'une boîte à outils, certes perfectible, mais à préserver, permettant aux plus humbles de nos concitoyens de gagner en dignité humaine.

Et ça se trouve sur ce lien.

Au revoir, Madame la ministre.

28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 03:35

Bien sûr, ce n'est que lorsque nous aurons décroché notre ticket pour embarquer dans l'aventure du "Nouveau programme national de rénovation urbaine" (NPNRU) que nous pourrons — enfin ! — disposer de moyens significatifs pour intervenir sur les infrastructures de notre centre ancien. Le dossier de l'agglomération — car c'est désormais de sa compétence — est prêt et validé, ne manquent plus que les signatures pour attaquer... les études rendues obligatoires par la loi.

Autant dire que, pour en arriver au démarrage d'opérations concrètes rendues possibles par des subventions, il va encore s'écouler du temps. Mais ça ne nous empêche pas, avec les moyens du bord, de faire avancer, chaque fois que possible, quelques projets de nature à redynamiser notre centre ancien.

C'est le cas avec l'ouverture de notre nouvelle "Maison de la jeunesse", installée depuis peu dans les locaux de l'ancien centre médico-social municipal "Danielle-Casanova", fermé depuis les années 90, sur la place Germain-Loro. Une première tranche de locaux réaménagés a été mise en service il y a une semaine.

Je livre aux visiteurs de mon blog le propos inaugural que j'ai prononcé à cette occasion...

 

« Excusez moi de parler agenda pour ouvrir mon propos, mais c’est plus de la teneur et de la nature des choses accomplies que de dates qu’il s’agit.

« Jeudi dernier, c’est depuis la commune normande d’Hérouville-Saint Clair que je lançai avec mes collègues maires de l’association Ville et Banlieue, l’appel aux candidats à la présidentielle à se préoccuper de politique de la ville et des quartiers populaires, dans leurs engagements de campagne d’abord, et dans la structure même de leur futur gouvernement s’ils étaient élus. C’est-à-dire que nous avons demandé, entre autres choses, et notamment un effort vers l'insertion par l'éducation des jeunes et la formation professionnelle pour tous, que ce soit le futur premier ministre qui ait en charge directe la politique de la ville plutôt qu'un seul ministre délégué qui peine à mobiliser ses collègues autour des enjeux des quartiers prioritaires comme notre centre ancien.

« Vendredi, de retour en terres seynoises, c’était la "Maison des Femmes" qui naissait rue Blanqui, 6 appartements T2 permettant l’hébergement d’urgence de femmes et leur protection en cas de violences conjugales, œuvre d’un partenariat multiple, dans lequel, bien sûr, la Ville de la Seyne.

« Samedi, les jeunes Seynoises et Seynois se sont déplacés en nombre place Laïk pour venir recevoir leur carte d’électeur.

« Hier dimanche, des jeunes de notre ville ont répondu à l'invitation de la fédération des anciens combattants d'Algérie pour honorer avec moi la mémoire de ceux qui ont laissé leur vie de l'autre côté de la Méditerranée et appeler à la paix et à l'amitié entre les peuples du Monde.

« Et aujourd’hui, enfin (pour ce qui est du calendrier du moins) c’est ici, dans cet espace Danielle-Casanova que bat désormais le coeur de la jeunesse Seynoise.

 

UNE AUTRE RÉALITÉ DE LA VIE PUBLIQUE ET DES JEUNES

« Pendant ce temps, l’avers de ce présent était une autre réalité, voire une réalité toute autre, mais montrée celle-là : celle d’un jeune déséquilibré ouvrant le feu sur ses camarades dans un lycée de la région, à Grasse, celle d’un colis piégé blessant un agent d’accueil dans les locaux parisiens du FMI, celle d’une chronique judiciaire à n’en plus finir, collant à une partie de la classe politique en lice pour les futures présidentielles.

« Vous comprenez alors que la réalité est bien plus vaste et qu’il ne faut jamais se limiter au seul champ de ceux qui possèdent les écrans qu’on croit maîtriser.

« Pendant que certains élus assurent le spectacle, emberlificotés dans leurs costumes d’affaires judiciaires, d’autres, beaucoup plus nombreux mais dont on parle moins, beaucoup plus vertueux, travaillent à des projets partagés, à des réalisations d’utilité sociale et publique.

« Pendant qu’un jeune déséquilibré s’attaque sauvagement à ses camarades avec des intentions mortelles, d’autres, beaucoup plus nombreux et beaucoup plus équilibrés, entrent de plain pied et en pleine conscience dans l’âge de leur citoyenneté et de leur vie d’adulte,

« Et ces « beaucoup plus nombreux » n’assurent pas le spectacle, n’ont pas les faveurs des caméras, mais tiennent ensemble, dans leurs mains, la cohésion sociale, le vivre ensemble et la société comme un projet partagé de manière responsable. Je vous laisse juges de ce déséquilibre flagrant de « réalité » entre ce qui est montré et ce qui est fait.

 

UN TRAVAIL PATIENT ET MÉTICULEUX DES SERVICES PUBLICS ET DES ASSOCIATIONS

« Revenons donc à une partie de ce tout qu’est la réalité : la Maison de la jeunesse. C’est une concrétisation et une consécration, c’est l’aboutissement d’un travail politique, la somme de nos forces municipales, associatives, institutionnelles.

« Oui, la jeunesse est ici un service public et partenarial et nous y tenons. Oui, la jeunesse est au cœur de nos préoccupations et au cœur de notre ville. Ce lieu naturel qui s'est dégagé, désormais espace Danielle-Casanova, est l’ancien centre médico-social municipal et, désormais, une avant-garde de notre politique publique.

« En effet, ce bâtiment réunit l'ensemble des critères de choix : à la croisée des chemins des établissements scolaires (3 collèges et 2 lycées), un espace extérieur agréable, des locaux adaptés (lieux d'échanges et de détente et espaces confidentiels).

« Le rez-de-chaussée, libéré par le secteur administratif du service Jeunesse et le service « entretien des locaux », a connu quelques travaux de mise en sécurité et de mise aux normes pour accueillir cette Maison de la Jeunesse qui regroupe le BIJ et, à terme, des permanences de partenaires.

« Et, à peine inauguré, il entre pleinement en fonction dès demain en recevant le forum des jobs d’été auquel je souhaite d’ailleurs encore plus de succès que ceux rencontrés déjà les années passées.

« J’aimerais aussi vraiment profiter de l’occasion pour saluer le travail patient, méticuleux, constant, opiniâtre, collectif, de tous ceux qui ont bien travaillé à la concrétisation de cette volonté politique de favoriser, valoriser et servir la jeunesse.

« Je ne vais pas citer tout le monde de peur d’en oublier mais, des élus en charge de la jeunesse, en passant par les cadres, les agents, les animateurs professionnels de la commune, les bénévoles associatifs des structures partenaires. Permettez-moi de tirer mon chapeau à toutes et tous.

 

L'ÉDUCATION ET L'INSERTION VECTEURS DE PRÉVENTION

« Ce lieu sera, j’y tiens et je le souhaite, le lieu de la jeunesse seynoise, en plus des 3 autres espaces accueil jeunes existant depuis 2009 et qui n’ont cessé d’assurer une présence active couvrant l’ensemble du territoire de la commune. La maison de la Jeunesse intègre également l’espace accueil jeune citoyen, le petit dernier créé des EAJ, né en 2012 dans le cadre de la qualification du centre-ville en Zone de Sécurité Prioritaire par l'État. Nous avions immédiatement proposé d'expérimenter, en pendant au dispositif de vidéo surveillance, un Espace d'Animation Citoyenne, devenu très rapidement Espace Accueil Jeunes Citoyen. Initialement installé rue Baptistin-Paul, puis rue Evenos, c’est aujourd’hui ici qu’il prend toute sa place.

« Cette Maison de la jeunesse est donc un maillon essentiel et nécessaire à notre projet éducatif territorial qui donne une vision globale de l’offre éducative de 0 à 25 ans.

« Cette volonté en direction des jeunes relève d'abord du souci de cohérence et de bon sens. Sur les questions relatives à la santé, aux sports, à la culture, à l’insertion dans la vie professionnelle, à la participation citoyenne, etc, il était indispensable, tant aux politiques que nous sommes qu’aux techniciens, de se doter d'une vision commune globale afin d’éviter de travailler chacun de son côté de façon incohérente.

« Dans ce but, nous avons cherché à flécher les parcours des jeunes, de la petite enfance jusqu'à l'entrée dans la vie active, en passant par l'école, l'apprentissage ou l'université, en essayant d'intégrer toutes les composantes, tous les écueils de ce parcours complexe qui va de la petite enfance à l'âge adulte.

 

UNE MAISON POUR TOUS LES JEUNES DANS UN CENTRE-VILLE POUR TOUS

« Et cette maison est désormais celle de tous les jeunes seynois de 16-25 ans, elle regroupe des associations collaborant autour d'un projet commun : le Bureau information Jeunesse et le service municipal jeunesse, sa direction et son Espace Accueil Jeunes Citoyen, afin que les jeunes puissent avoir un maximum de cartes en mains et d’interlocuteurs pour pouvoir dessiner, peaufiner leur projet professionnel et personnel.

« Vous l’aurez compris, ce lieu d'échanges, d'accueil, d'orientation et d'accompagnement est un lieu de vie nouveau pour la jeunesse, pour notre cœur de ville également. Il ancre aussi notre volonté de développer le partenariat avec l'ensemble des acteurs socio-éducatifs et de prévention, institutionnels comme associatifs… au service de la jeunesse.

« Si ce lieu est une partie moins ostensible de cette "réalité spectacle" que j’évoquais en démarrant mon propos, il est d’une réalité utile, pratique, concrète, faite, je le disais aussi, de la somme de nos forces et de nos intelligences, je dis ça sans prétention.

« Et rien que ça, c'est une belle réussite. »

 

> J'ai dérobé les photos illustrant cet article au site d'informations "Ouest-Var.net" qui, je l'espère, ne m'en voudra pas...

29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 03:30

C'est de plus en plus dur pour eux comme pour leurs publics. C'est de plus en plus difficile pour les collectivités aux budgets contraints, à commencer par la commune, de les soutenir. Et pourtant ils continuent, y consacrant leur énergie, leur temps libre, souvent une part de leurs ressources. Les volontaires associatifs, les bénévoles comme ceux bénéficiant de contrats de travail, souvent vacataires, à temps partiel ou à statut fragile, poursuivent leur investissement désintéressé en faveur des autres.

Dans tous les domaines, ils se démènent pour compenser les impacts néfastes de la vie d'aujourd'hui, aidant à l'épanouissement et luttant contre l'isolement par l'éducation populaire et le « vivre ensemble », amortissant pour les jeunes, les familles ou les aînés, les chocs d'une économie capitaliste plus rude que jamais.

Certains s'y impliquent sans compter depuis des décennies. Sans rien attendre en retour. Sauf peut-être une attention des institutions pour les associations qu'ils animent, de moins en moins facile à leur accorder sous forme de subsides financiers. Nous avons même dû nous résoudre, le cœur déchiré, à réclamer une participation aux coûts de chauffage, d'eau et d'électricité aux associations utilisant des locaux communaux. Un comble : on est contraint de reprendre d'une main une part de ce qu'on alloue de l'autre !

Mais, de temps en temps, une petite reconnaissance publique, qui ne froisse pas trop leur modestie, sous forme de la médaille ou du prix d'honneur de la ville, permet de valoriser ces femmes et ces hommes qui agissent en citoyens.

Les quelques photos illustrant cet article, de Marie-Rose Brody, Gabriel De Pasquale, Monique Kehres, Marie Lordet ou Danielle et Joseph Seghi, engagés à des titres divers, notamment pour certains dans des associations solidaires comme le Secours Populaire ou le Secours Catholique, de plus en plus sollicitées par un nombre croissant de foyers en difficulté, mis à l'honneur parmi d'autres au cours de l'année 2016 qui s'achève, attestent qu'une fenêtre d'espérance en l'Humain est toujours ouverte à La Seyne.

Et, à voir ceux qui, sur la photo ci-dessous, entourent Jo Seghi dans le local-vestiaire du Secours Populaire, on peut caresser l'espoir que les jeunes générations ne la referment pas.

 

24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 04:38

Ça ne se sait pas trop et certains résidents ont parfois manifesté, de temps à autre de manière pas très appropriée pouvant nuire à l'obtention d'un résultat positif, leur vif regret de n'avoir pu être embauchés par les entreprises chargées des travaux de rénovation urbaine de Berthe.

Pourtant, le dispositif existe et est même imposé par la loi : 5% des heures de travail doivent être réservées à des habitants des quartiers en rénovation qui, avec ou sans qualification, peinent à trouver un emploi.

Le système est en vigueur depuis les premiers chantiers de 2007 et l'objectif a même été dépassé.

Les entreprises ont en effet vraiment joué le jeu, permettant d'offrir, selon les années, de 8 à 13% de parcours d'insertion professionnelle, même si ça ne représente jamais qu'une trentaine de personnes par an, bien loin des besoins de nos populations.

 

POUR QUE NUL NE PENSE QU'IL EST EXCLU...

Il reste que certains, heureusement fort peu nombreux, s'y prennent très mal pour tenter de profiter de ces possibilités. Ce n'est pas en saccageant ses engins de chantier qu'on gagnera la bienveillance d'un chef d'entreprise !

Alors, pour que nul ne puisse dire qu'il ne savait pas comment procéder, voire reprocher une supposée injuste inégalité de traitement, nous avons entrepris une campagne de communication par voie d'affiches et de prospectus distribués dans les boites aux lettres et les lieux accueillant du public. Tout le monde aura ainsi sa chance.

Même si, naturellement, il n'y aura pas de travail pour les trop nombreux habitants malheureusement sans emploi. J'aurais tant aimé pouvoir annoncer plus et mieux, en cette veille de Noël...

 

 

23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 04:27

Malheureusement absent le jour de l'inauguration de la nouvelle grande mosquée et centre culturel musulman de La Seyne, je n'ai pu honorer l'invitation que m'avait lancée mon collègue enseignant public Karim Bouchkara, qui a succédé à Abderzak Bouaziz, chef d'entreprise, comme président de l'association gestionnaire de ce bel équipement.

C'est le fruit de longues années de travail d'une belle équipe de bénévoles qui sont parvenus à financer leur lieu de culte et de culture sans autre apport que celui de leurs fidèles, dont j'ai pu suivre l'avancée en visitant régulièrement le chantier.

 

UN FINANCEMENT ENTIÈREMENT ASSURÉ PAR LES MUSULMANS

Conformément à la loi de 1905 sur la séparation des religions et de l'État, les seules dépenses publiques autorisées pour les équipements cultuels concernent ceux qui datent d'avant 1905, c'est-à-dire que, pour La Seyne, hormis l'église catholique Notre-Dame-de-Bon-Voyage, les autres (les paroisses catholiques Notre-Dame-de-la-Mer et Saint-Jean-Baptiste, le temple protestant, la synagogue et, désormais, la mosquée) ne peuvent prétendre à aucune aide de l'État ou des collectivités.

Mais, parallélisme des formes avec ce que nous avons fait pour guider vers l'église de Mar-Vivo et la chapelle Saint-Jean de Berthe, j'ai un peu dérogé à la règlementation en demandant à nos services d'implanter des panneaux signalétiques routiers. Pourvu qu'on ne me considère pas comme un hors-la-loi !

 

LE MESSAGE QUE J'AI FAIT DÉLIVRER POUR L'INAUGURATION...

Et j'ai demandé à notre conseiller municipal Pierre Poupeney de me représenter pour ce moment fort pour l'importante communauté musulmane seynoise, et de délivrer le message ci-après...

« Cette inauguration est un moment important. Important pour la vie du quartier et pour la ville. En effet, elle met fin aux salles inadaptées, cachées ou réprouvées. Elle est, au sens propre, une mise en lumière. Entendez une mise au grand jour, à la vue et au su de tous. Car, en effet, il n'y a rien à cacher, ni sa foi, ni ses opinions.... "Nous voulons un ordre des choses où toutes les passions basses et cruelles soient enchaînées..." disait un révolutionnaire de 1789.

« Cependant, nous faisons un triste constat : les gens se ressentent seuls. Qu'ils soient situés en périphérie ou îlotiers des centres villes désertés, ils sont dans une situation de pauvreté, pauvreté des ressources ou pauvreté des relations. Certains expriment leur révolte dans le vote populiste ou dans le fondamentalisme.

« Le danger est là.

« Si les citoyens ont le sentiment de ne plus être écoutés, et encore moins représentés, s'ils ont le sentiment d'être délaissés, en matière économique et sociale... la vraie défaite serait de se mettre à se comporter comme une minorité identitaire.

« A l'inverse d'imaginer que l'émancipation résiderait en un combat contre des ennemis désignés : l'étranger, l'immigré, le réfugié..., il conviendrait plutôt de retendre le tissu humain, de la périphérie et du centre, et de ne pas se replier dans sa bulle.

« Il faut multiplier les registres d'expression de la volonté générale, élargir les modalités de la représentation, développer de nouvelles formes de délibération publique.

« C'est tout l'enjeu des comités citoyens et c'est l'espérance d'une meilleure compréhension de ce qu'un particularisme, une foi, est inclusif du sentiment premier d'appartenir à la nation française, d'être un citoyen français, d'obéir aux règles de la République, d'assumer ses devoirs.

« Robespierre l'exprimait ainsi : "Fanatiques, n'espérez rien de nous… Que la liberté des cultes soit respectée, pour le triomphe même de la raison ; mais qu'elle ne trouble point l'ordre public, et qu'elle ne devienne point un moyen de conspiration…"

« Je ne doute pas que vous vous inscrivez dans cette résolution. Recevez mes vœux de confiance et d'encouragements. »

 

25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 04:51

L'équipe des personnels communaux du service des solidarités et Olivier Andrau, notre élu délégué, entre autres missions, aux questions de santé, peuvent afficher une vraie fierté.

Voilà, grâce à eux et un partenariat exemplaire avec les équipes de psychiatrie publique, que La Seyne va être la première commune de notre secteur à installer, pour la période 2007-2020, un Conseil local de santé mentale (CLSM).

Sous l'égide de l'État, et notamment de l'agence régionale de la santé (ARS), associant les services du Centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne (CHITS), ceux du pôle Santé-handicap-seniors de la commune, des associations d'usagers, d'aidants et d'intervenants dans le champ de la santé mentale, d'habitants, de professionnels, le conseil local visera, par un travail partenariat constant, à définir et mettre en œuvre des actions concrètes en faveur des personnes ayant besoin de prévention ou de soins psychiatriques.

 

UNE PLACE POUR TOUS ET POUR CHACUN DANS UNE CITÉ ACCUEILLANTE ET AIDANTE

Il s'agit, dans une véritable démarche de citoyenneté, de concourir à l'autonomisation des usagers, de les aider à décider par et pour eux-mêmes, et de faciliter leur rétablissement. Une sorte de mobilisation de l'ensemble des partenaires du territoire communal, pour que les personnes qui ont besoin d'une aide en matière de santé mentale ne soient pas stigmatisées et trouvent ou conservent toute leur place dans la cité.

La Seyne est et veut demeurer un espace urbain accueillant, où chacun, quelle que soit sa réalité économique, culturelle, et donc psychosociale, doit trouver sa place et enrichir la communauté territoriale de ce qu'il est.

2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 09:03

À la question "Les Maquisards forcés à partir de Mauvèou ?" posée à la une du quotidien Var-matin ce mercredi, je réponds une ultime fois : "Oui."

Quand bien même une solution provisoire ou de relocalisation eût pu être trouvée pour l'association, la mauvaise foi dont certains de ses porte-parole font preuve me détermine à ne plus mobiliser sur le sujet les collaborateurs de la commune pour tenter de trouver une alternative pour cette initiative pourtant socialement louable. Je le regrette pour l'ensemble des adhérents et des bénéficiaires.

 

CURIEUSE FAÇON DE REFAIRE L'HISTOIRE !

Les faits sont têtus. Le terrain n'est plus à vocation agricole depuis la décision de la précédente équipe municipale de lui conférer une destination médico-sociale. Il a été proposé une convention d'occupation précaire le temps qu'il soit utilisé à son nouvel usage et qu'un autre espace soit trouvé. Mais l'association s'est arcboutée, occupant le terrain sans droit ni titre, situation que la commune a malgré tout tolérée pendant des années. En outre, pour des raisons de sécurité, il a été explicitement interdit d'utiliser le bâtiment, vétuste et dangereux, et propriété communale, et, a fortiori, d'y effectuer des travaux. L'association n'a eu de cesse que d'acquiescer et... de passer outre.

Outre l'inacceptable mise en cause nominative de personnels territoriaux et l'affirmation de contrevérités comme l'évocation d'une supposée expropriation, c'est ainsi bien l'attitude irresponsable et l'incapacité de certains des animateurs de l'association à respecter leurs engagements qui me contraint à confirmer fermement le terme de l'occupation illégale de la propriété.

La Ville montre suffisamment sa volonté de partenariat avec le monde associatif, de solidarité et de développement soutenable du territoire, pour ne pas être accusée de quelque mépris de ces enjeux.

 

UN PARTENARIAT DURABLE AVEC LES ASSOCIATIONS SOLIDAIRES

En attestent la sauvegarde et la valorisation du Domaine de Fabrégas avec la production de légumes bio en circuit court pour le grand public et pour les 5000 écoliers des restaurants scolaires, la création des jardins solidaires de Berthe, la "trame verte" du centre ancien, les chantiers d'insertion et stages de préparation des détenus à la fin de leur peine s'appuyant sur la protection des espaces naturels, les soutiens communaux et coopérations avec des associations comme "Les Amis de Janas", "la Ligue de protection des oiseaux" ou "La Seyne c'est ma nature", la mise à disposition d'un espace municipal à six Associations de maintien de l'agriculture paysanne (AMAP) pour la vente de leurs productions, d'un autre au "Repair'café", aidant à réduire les déchets et préserver l'art de réparer les objets, et l'étude en cours pour l'utilisation du domaine public par "Les charrettes de Perrin", le soutien à l'association "Femmes dans la cité" et ses jardins familiaux, les missions environnementales et sociales confiées aux associations et entreprises d'insertion comme l'APEA, Tremplin, l'AVIE ou l'ASPI, et aux centres d'aide par le travail pour personnes handicapées. Et tout se déroule parfaitement.

On peut dès lors se demander s'il n'y a pas quelque motivation obscure, personnelle ou insidieusement politicienne, chez certains acteurs de la seule association qui s'entête dans une démarche conflictuelle avec la commune. Force est désormais à la loi. Et la commune poursuit avec détermination et respect de la liberté associative son partenariat utile avec toutes les autres structures solidaires et environnementales.

25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 10:49

Afin de lever toute ambiguïté suite aux échanges du conseil municipal qui ont eu lieu ce dernier lundi et à la relation qui en a été faite, il convient de préciser que les débats des élus ont concerné deux sites périurbains distincts, espaces à enjeux d'importance.

Je rappelle que, contre l'avis de la minorité de gauche d'alors, souhaitant conserver des terres agricoles en zone périurbaine, la municipalité d'Arthur Paecht (2001-2008) a ouvert à l'urbanisation une propriété sise au sud du chemin de La Seyne à Bastian.

C'est fait. N'y revenons pas. Mais il est nécessaire de rétablir quelques éléments d'histoire et de présent.

 

UN PROJET DE PÔLE GÉRONTOLOGIQUE SUR UN PREMIER TERRAIN

L'équipe d'Arthur Paecht avait conçu sur cet espace un projet de pôle gérontologique devant comprendre une résidence privée de 80 logements pour seniors, qui est réalisée, un espace de commerces et de services, que nous avons commué en projet de crèche en cours de réalisation, et un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), lequel ne peut voir le jour car nous avons eu la surprise en 2010 de découvrir que les élus d'alors ne se sont pas assuré qu'il pouvait être inscrit au schéma gérontologique départemental qui considère que l'offre de places pour séniors en situation de dépendance est suffisante sur notre territoire.

Souhaitant conserver à cette partie de la propriété la vocation sociale qui lui avait été destinée, l'actuelle municipalité a répondu favorablement à l'offre d'achat de l'association "Présence" qui gère à Mar Vivo l'hôtel-restaurant "Le Poséidon", établissement de service et d'aide par le travail (ESAT) pour personnes handicapées, ainsi que, à proximité, l'institut médico-éducatif "Présence" (IME) de formation d'enfants et de jeunes présentant un retard mental.

C'est ce seul dernier établissement qui doit être transféré dans les locaux qui seront construits sur une parcelle de 1700 m2 des 6000 m2 de la propriété, le reste, notamment les espaces naturels, étant entièrement conservés et valorisés. Il n'est nullement question d'y construire des logements.

 

SUR UN AUTRE SITE, UN NOUVEAU QUARTIER D'HABITATION

La minorité de droite a entretenu lors du débat la confusion avec une autre propriété du quartier voisin de Costechaude, également ouverte à l'urbanisation par la municipalité d'Arthur Paecht, au nord-ouest de la caserne des pompiers de Mauvèou.

Sur cette emprise foncière, l'actuelle équipe municipale, contrainte comme toutes les communes de l'agglomération Toulon Provence Méditerranée à atteindre les objectifs de production de logements de tous standings fixés par le Programme local de l'habitat intercommunal (PLH), a modifié les règles d'urbanisme pour limiter à 140 le nombre de logements pouvant être érigés, dont un tiers de logements sociaux imposés par la loi.

Pour assurer une intégration paysagère acceptable dans le site, la commune a confié le remembrement à l'Établissement public foncier régional (EPFR), classé tous les espaces naturels et boisés pour les protéger et les mettre en valeur, et fixé un programme de réalisation contraint qui sera imposé au constructeur, dans l'esprit d'un éco-quartier, mais sans qu'une telle labélisation ne soit recherchée car elle obligerait à densifier la construction.

Le projet a d'ailleurs été présenté, programme d'aménagement à l'appui, lors de deux réunions auxquelles a été convié le Comité d'intérêt local du quartier, l'une en 2015 dans le cadre de la concertation pour la révision du Plan local d'urbanisme de la commune, l'autre, récente, en vue d'une information des riverains.

 

LA RECHERCHE D'UN ÉQUILIBRE SOUTENABLE ENTRE DIVERSES OBLIGATIONS

L'actuelle municipalité, qui n'est ainsi pas responsable de l'ouverture à l'urbanisation de ces deux espaces, s'efforce donc de trouver un juste équilibre entre les obligations légales de création de logements, les objectifs de réponses sociales et médico-sociales, et les impératifs de développement soutenable et de protection des paysages.

Elle se réjouit que la droite locale, après avoir livré la commune à une urbanisation effrénée, la rejoigne aujourd'hui sur ses positions d'aménagement solidaire, prudent et durable.

8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 03:19

Si, si, contrairement à ce qu'on pourrait comprendre à la lecture d'un récent article de la presse locale (qui a été rectifié depuis), La Seyne, comme ses voisines, est bien préoccupée par la question épineuse des chats errants. Et s'efforce de la traiter, sous le pilotage de Claude Dini, conseiller municipal, avec l'appui des services, dont les policiers municipaux et les agents affectés au Plan de sécurité et de prévention des risques (PSPR), et d'une association de bénévoles qui porte le joli nom des "Amis de l'Arche de Noé".

Ceux-ci, entre autres, assurent les nécessaires missions de stérilisation afin d'éviter la prolifération de ces félins sans maître, et participent à la recherche de foyers acceptant d'accueillir les animaux errants.

L'occasion m'est donnée de lancer un nouvel appel au civisme de nos concitoyens. Il est en effet inacceptable que des personnes propriétaires de chats, pour économiser quelques dizaines d'euros, prétendent avoir trouvé un animal errant et sollicitent cette association, ou d'autres, pour qu'elles assurent gratuitement la stérilisation... de leur propre bête. En prétendant se charger de relâcher ensuite le soi-disant pauvre minou errant.

 

PETITS RAPPELS AU CIVISME...

Puisque j'en suis à l'heure des rappels au civisme en matière animale, j'invite également nos concitoyens, notamment ceux des sites urbanisés, à se garder d'alimenter les pigeons qui, eux aussi, prolifèrent en ville et salissent de leurs déjections les espaces publics et privés. Il faut le savoir, outre les problèmes sanitaires et de propreté urbaine que posent ces fichus volatiles, des ennuis plus graves peuvent survenir : ainsi, les fientes récurrentes de pigeons, rongeant un câble électrique, ont provoqué un court-circuit qui a conduit à l'incendie d'un immeuble !

Nos services et ceux de notre office d'HLM "Terres du Sud Habitat" me signalent également que, lorsqu'une copropriété ou un immeuble locatif sont infestés par les blattes et cafards, il est absolument nécessaire que tous les résidents, sans exception, acceptent d'ouvrir leur logis aux entreprises de désinsectisation, faute de quoi, malgré les coûteux traitements, un nouveau foyer d'insectes se développera à partir de l'appartement non traité vers l'ensemble de l'immeuble. Merci, donc, de faire, là aussi, preuve de coopération civique.

 

... ET DES FÉLICITATIONS MÉRITÉES !

Et je dois aussi distribuer des bons points. Ce sera aux propriétaires de chiens qui, de plus en plus nombreux, ainsi que le confirme la société chargée de la propreté de la ville, empêchent leurs animaux faire leurs besoins n'importe où, utilisent la vingtaine de points de distribution de "kits de ramassage", et contribuent ainsi à véhiculer l'image d'une ville aussi propre et accueillante que possible.

Encore un petit effort individuel et collectif, et nous vivrons en bonne harmonie, homo urbanicus et gent animale citadine !

Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 03:07

Entre nous, je ne crois pas, au fond, que du sang de fasciste ou de nazi coule dans les veines du conseiller municipal et départemental, patron du FN seynois, et de plusieurs de ceux qui l'entourent. En atteste l'attitude constructive, gestionnaire, plutôt consensuelle, qui est la leur au sein des instances communales — certes non publiques — au sein desquelles ils siègent.

On ne peut pas avoir été jadis collaborateur d'une parlementaire UMP, puis, naguère, candidat centriste du MoDem à une élection législative, sans avoir conservé, fût-ce au fin fond de son âme, quelques vertus qui interdisent l'exclusion, le rejet, l'irrespect de la personne humaine ou la négation des valeurs de solidarité, d'égalité et de liberté qui fondent la République.

 

DES RÉPONSES AUSSI IRRÉALISTES QU'ILLÉGALES

Je pense, en vérité, qu'ils sont simplement de droite. Mais que les circonstances de leurs parcours personnels ne leur ont peut-être pas permis de trouver leur place dans les mouvements républicains qui incarnent ce courant de pensée. Et qu'ils ont cédé au chant des sirènes d'un parti qui, lui, est clairement, et de façon inquiétante pour la démocratie, ancré dans la tradition national-populiste de l'Action française, des Croix-de-feu, du Parti franciste, des Phalangistes, et autres organisations identitaires, nationalistes, poujadistes, organicistes, de l'extrême-droite d'hier et d'aujourd'hui.

Et ils jouent leur rôle, à l'image de leurs chefs, caressant dans le sens du poil les braves gens, victimes éperdues de la crise économique et sociétale, du capitalisme financier mortel qui tient les rênes des politiques européennes et contre lequel la gauche française de gestion n'ambitionne hélas pas assez de lutter frontalement, en leur proposant des solutions aussi simplistes qu'irréalistes, voire illégales dans un cadre constitutionnel républicain, mais qui servent d'exutoire à tous les mal-être des temps.

Sauf qu'ils passent à l'acte. Peut-être — je l'espère mais ça ne me rassure pas pour autant — comme disait un célèbre cycliste varois... "à l'insu de leur plein gré". Contre les intérêts de ceux qu'ils prétendent défendre. Comme l'ont fait croire leurs pères aux heures noires du XXe siècle. Et on sait où ça nous a conduit.

 

CONTRE LA CULTURE, LE SPORT, LES SOLIDARITÉS ENVERS NOS PAUVRES, NOS ANCIENS ET NOS TOUT-PETITS

Il faut que ça se sache. Sur injonction probable de leurs leaders, ils n'ont pas voté ce mardi en conseil municipal des moyens pour des projets de culture, de sport, et de solidarité envers les personnes âgées. Et même pas pour le fait que les crèches et accueils de jeunes enfants bénéficient d'heures de vacations d'un médecin pédiatre !

Ils ont dénigré en séance publique les missions des agents de police, selon eux trop laxistes, parce qu'ils peinent parfois à empêcher les mauvais comportements de personnes sans domicile fixe qui troublent la quiétude de riverains, laissant entendre — ils n'ont pas dit le contraire lorsque j'ai qualifié leurs visions des solutions qu'ils n'osaient eux-mêmes verbaliser — qu'il n'est d'autre moyen de la régulation de ces types d'incivilités que dans l'exclusion forcée du territoire. Ce que le Conseil d'État de notre République a plusieurs fois invalidé... et qui ne correspond ni aux usages d'une Seyne accueillante et solidaire depuis des siècles, ni aux valeurs des républicains de notre commune qui considèrent qu'il faut, pour nos SDF, avant de sévir si c'est nécessaire, de la médiation de terrain, de l'accompagnement social, des lieux d'accueil pour se nourrir, parler et se soigner, se laver et dormir, ainsi que nous le faisons, depuis plusieurs années, dans le cadre d'un partenariat avec les autorités publiques ad hoc et le monde associatif, dont "Le Relais", centre d'accueil des SDF, géré par l'Association varoise d'accueil familial (AVAF).

 

LES CHRÉTIENS SEYNOIS APPRÉCIERONT...

Ceux de nos concitoyens catholiques du conseil de la paroisse seynoise de Notre-Dame-de-Bon-Voyage, qui m'ont demandé avec force il y a trois ans la réinstallation des bancs enlevés par mon prédécesseur au jardin public Anatole-France afin de permettre auxdits SDF de s'y poser de nouveau, auront, comme moi, froid dans le dos, en apprenant les points de vue de nos élus FN. Contre lesquels ne se sont d'ailleurs pas insurgés les élus de la droite se réclamant du camp républicain.

Points de vue dont, toujours confiant en l'Homme, je continue à vouloir croire qu'ils ne sont que des postures stratégiques politiciennes.

Mais jusqu'à quand ?...

 

Note : une probable erreur de manipulation de ma part lorsque j'ai cherché une image pour illustrer ce billet a fait que, sur la page d'accueil de mon blog et dans la newsletter l'annonçant, c'est une photo d'un article du site Rue 89 - Nouvel Obs qui est apparue, j'ignore pourquoi. Elle était fort inopportune au regard du contenu de mon message.

Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous

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Marc VUILLEMOT
Maire (PS) de La Seyne-sur-Mer
Vice-président de l'agglo de Toulon

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