24 novembre 2021 3 24 /11 /novembre /2021 09:36

La maire n’est pour rien dans le plan local d’urbanisme (PLU) qui autorise la réalisation d’un immeuble à Mar Vivo qui génère beaucoup d’inquiétudes. Le président de la métropole non plus. Le coupable, c’est moi.

Et, à lire le magazine “Le Ravi”, un projet immobilier de 23 logements sociaux rendu possible dans ce quartier par le PLU offusque à juste titre des riverains dont l’un indique au reporter que « les arbres qui doivent être abattus sont des chênes centenaires de douze mètres de haut ». Je les comprends. Il faut que le projet soit amendé.

Mais ces protecteurs avisés de la flore sont aussi fort préoccupés par la rupture des équilibres de l'écosystème animalier que le projet entrainerait. Le même riverain, regrettant que « personne ne soit épargné » par le logement social, se demande... « quel type de faune on va avoir ».

Et là, c'est à moi de m'inquiéter, fût-ce contre l'avis général. Et d'assumer d'autant plus mon choix répréhensible.

 

Le riverain interviewé précise sa pensée zoologique au journaliste : « Si ce sont des travailleurs, d'accord, mais si on ramène des cas sociaux... ». Et, heureusement pour les espèces animales endémiques, il explique que la mairie veut les rassurer : « Avec des loyers entre 600 et 700 euros, ça va sélectionner ». Si Charles Darwin veille au grain...

 

LE DROIT À UN NID EST UN DROIT FONDAMENTAL

Il faut reconnaître que, comme bestiole locale moi-même mais zoologiste en chef du parc animalier seynois que j'étais lors de la révision du PLU, j'ai fait le pari que notre territoire pouvait tenter de mettre en œuvre une décision de 1995 du Conseil constitutionnel de la République française qui stipule que « la possibilité de disposer d’un logement décent est un objectif à valeur constitutionnelle », confirmant une loi de 1990 indiquant que « garantir le droit au logement constitue un devoir de solidarité pour l’ensemble de la nation » et une autre de 1982 formalisant que « le droit à l'habitat est un droit fondamental ».

Préserver et accroître nos espaces naturels et sites agricoles, sauvegarder notre patrimoine littoral et historique, aménager et parfaire nos zones à vocation économique, aménager le territoire communal pour les mobilités de demain, sont autant d'objectifs à conjuguer le plus harmonieusement possible avec les réponses urbaines à apporter aux besoins de logement. 3000 familles sont en attente d'un habitat social à La Seyne, 12000 le sont dans la Métropole. La Seyne est hors-la-loi avec seulement 19% de logements sociaux. Ça coûte désormais une "amende" de 800.000 euros par an au budget communal. Atteindre l'objectif d'un toit pour tous sans freiner les autres enjeux de développement et valorisation du territoire suppose de constantes recherches d'équilibres. Mais tous doivent être poursuivis concomitamment.

 

LA NATURE N'A PAS GÉNÉRÉ QUE DES RELATIONS DE PRÉDATION

Et ça impose à nos habitants des concessions qui s'inscrivent dans l'idéal républicain de la cohésion citoyenne et la mixité sociale. Oui, dussé-je froisser certains, voire une majorité puisque les Seynois ayant participé au vote de 2020 ne m'ont pas renouvelé leur confiance, j'assume d'avoir construit le cadre règlementaire du PLU permettant la construction ou la rénovation de logements sociaux partout où c'est possible dans tous les quartiers. Et je forme le vœu que ma successeure s'inscrive dans la même perspective.

Si ce n'est pas sa volonté, elle peut se dédouaner en expliquant que c'est de ma faute et de celle de l'État qui, selon le propos de son cabinet retranscrit par le journaliste, impose « de construire du social dans les zones épargnées » (sic). Et elle peut aussi demander une révision du PLU à la métropole.

Pour l'heure, les diverses espèces animales évoluées qui peuplent notre territoire doivent toujours pouvoir s'abreuver à l'eau du cours d'eau qu'elles ont en partage. Et même s'entraider dans leur écosystème communal, comme le requin et le rémora ou l'oiseau pique-bœuf et le rhinocéros.

 

J'en profite pour inviter les visiteurs de mon blog à s'abonner pour soutenir le magazine espiègle qu'est "Le Ravi". À découvrir en cliquant ICI...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Vie sociale et ville pour tous
20 novembre 2021 6 20 /11 /novembre /2021 05:43

« Et les jeunes dans tout ça ? » était le thème mis en débat, lors du Salon des Maires qui se tient traditionnellement à Paris en parallèle au Congrès annuel de l'Association des Maires de France, par trois associations nationales très préoccupées par l'impact de la crise sanitaire sur l'enfance et la jeunesse des quartiers urbains fragiles : l'Association des Maires Ville & Banlieue de France (AMVBF), l'Association de la Fondation Étudiante pour la Ville (AFEV), et l'Association Nationale des Conseils d'Enfants et de Jeunes (ANACEJ).

De nombreux maires, adjoints et conseillers municipaux chargés de ces thématiques dans les communes concernées s'y sont donné rendez-vous pour partager leurs constats de situations, leurs inquiétudes, les solutions imaginées et leurs analyses des impacts mitigés des mesures mises en œuvre pour leurs jeunes concitoyens. 

Pas ceux de La Seyne. Dommage.

 

ENFANTS ET JEUNES GRAVEMENT VICTIMES DE LA CRISE SANITAIRE ET SOCIALE

C'est un fait, les mineurs et les jeunes adultes des 1514 sites populaires urbains prioritaires payent un lourd tribut à la pandémie de coronavirus. Suroccupation des logements dans les périodes de confinement, rupture scolaire par manque de moyens logistiques pendant les temps d'enseignement à distance, décrochages des activités socio-éducatives, culturelles et sportives, difficultés psychosociales résultant des mesures imposées, gestion sanitaire difficile entraînant une plus grande transmission du virus, graves difficultés économiques des familles allant jusqu'à de dramatiques reculs des réponses aux besoins élémentaires vitaux, insertion professionnelle freinée par l'impact de l'épidémie sur le tissu économique, les réalités partagées sont édifiantes. Dans les quartiers populaires, la crise sanitaire est bien plus violente qu'ailleurs pour les jeunes générations.

C'est bien pourquoi les élus locaux des territoires vulnérables, en première ligne, ont besoin de se retrouver pour échanger, imaginer ensemble des pistes se fondant sur leurs expériences, et plaider la cause de leurs habitants en détresse auprès de pouvoirs publics pas toujours à la hauteur.

Comme président honoraire demeurant actif à la demande de mes anciens collègues de « Ville & Banlieue », j'ai encore une fois pu mesurer combien il est utile, face à de pareilles difficultés, de se serrer les coudes et de construire des partenariats entre communes, mais aussi avec des associations de niveau national telles que l'AFEV et l'ANACEJ, co-organisatrices de ces échanges, qui fédèrent beaucoup d'expertises.

 

SORTIR LES QUARTIERS DE LEUR ÉTAT DE RELÉGATION

M. MACRON À L'ÉCOUTE DES MAIRES

C'est d'autant plus nécessaire que le Président de la République, pourtant interpellé solennellement par l'Association des Maires de France sur les enjeux des quartiers prioritaires (lire ICI), a balayé avec suffisance les attentes des territoires en déshérence dans son allocution de clôture du Congrès des Maires, estimant outrageusement que le nécessaire était fait.

Or on en est très loin. L'exemple de la jeunesse est édifiant, le défi de l'égalité républicaine demeure d'une cruelle actualité. Les avancées obtenues, parfois de haute lutte, par les maires et leurs associations ("cités éducatives", "quartiers d'été", "colos apprenantes", "Micro-Folies", "cités de l'emploi", "bataillons de prévention", budget accru de la rénovation urbaine, ...), dont bénéficie d'ailleurs La Seyne, sont bien trop insuffisantes. Il faut poursuivre les efforts de persuasion.

 

LA SEYNE DEVRAIT DEMEURER AU COMBAT AVEC LES AUTRES

Le nouveau président de l'Association des Maires de France, M. Lisnard (Les Républicains), dont je suis pourtant très loin de partager les idées politiques, l'a exprimé clairement à M. Macron : « Et ce ne sont certainement pas de grands discours, souvent caricaturaux, qui feront sortir nos banlieues de l’état de relégation dans lequel elles sont plongées. Là encore, les espoirs qui avaient été suscités ont été déçus et le sabordage du "rapport Borloo" justifie la mobilisation de nos collègues maires de quartiers prioritaires de la politique de la ville. »

Et c'est pourquoi je persiste à penser que La Seyne a tort de s'isoler des autres communes populaires de France qui œuvrent ensemble, au sein de « Ville & Banlieue », pour peser fortement pour que les quartiers difficiles, dont notre centre-ville et notre quartier Berthe, sortent, justement, de leur « état de relégation ».

En ce 20 novembre, journée mondiale de l'enfance, puisqu'on évoque les mineurs des quartiers de relégation, ça pourrait être un joli signal que la maire revienne sur son choix d'esseulement de notre commune...

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14 octobre 2021 4 14 /10 /octobre /2021 12:07

Invités puis priés de ne pas répondre à l'invitation ! C'est ce qui est arrivé à Any Baudin, élue de la précédente équipe municipale en charge du handicap, à Olivier Andrau, élu aujourd'hui minoritaire et ancien adjoint au maire à l'action sociale et la santé, et à moi-même.

L'inélégance du geste n'est absolument pas le fait de l'association invitante. Nous avions en effet été conviés par l'Association Présence, devenue Phar83, au lancement, prévu ce vendredi, des travaux d'un beau projet qu'elle bâtit depuis plusieurs années en coopération avec la commune : un site à vocation médico-éducative permettant à des enfants handicapés de vivre des activités en des temps et des espaces partagés avec des écoliers qui ne le sont pas. Un projet à propos duquel l'association écrivait dans son invitation que notre équipe l'avait « durant plusieurs années soutenu » et qu'elle avait « œuvré à sa concrétisation ».

Le fait que l'association a été contrainte – et est sincèrement contrite – de revenir sur son invitation n'est certes qu'anecdotique, mais elle constitue un énième exemple de la conception de la maire de La Seyne en matière de courtoisie démocratique vis-à-vis d'anciens élus, de considération des minorités, puisque l'un d'entre nous siège encore au conseil municipal, de continuité républicaine, et de respect de l'autonomie d'une association.

Anecdotique, car la chose importante, c'est que le projet démarre.

 

PROXIMITÉ, ESPACES, TEMPS ET ACTIVITÉS EN PARTAGE

C'est en effet une belle perspective de stratégie éducative de rapprochement à vocation inclusive entre personnels des écoles de l'Éducation nationale et formateurs d'un établissement associatif laïque agréé par l'État pour ses missions éducatives et médico-sociales (en France la quasi totalité de ces établissements sont privés, quoique sans but lucratif et exerçant sous la tutelle de l'État).

L'idée était que la Ville accède à la demande de l'association de construire son nouvel établissement sur un terrain communal délaissé à côté des écoles publiques Léo-Lagrange des Sablettes, des espaces médians permettant aux enfants ayant une déficience intellectuelle, avec ou sans autres troubles associés, de côtoyer dans un but d'intégration sociale les enfants non porteurs de handicap, et à ces derniers de vivre des temps concourant à l'acceptation de la différence. Un concept gagnant-gagnant en quelque sorte pour les deux équipes éducatives. Le conseil municipal d'alors y avait souscrit à l'unanimité.

On en est à l'heure de la première pierre. Avec mes anciens collègues élus, nous saluons – même si c'est hélas de loin – l'initiative de l'association Phar83 et nous formulons le vœu d'un chantier sans embûche. Et, très vite, d'une réussite dans le fonctionnement.

 

La photo illustrant cet article est "capturée" sur l'excellent site Internet enfant-different.org, soutenu par le Grand Lyon, la Ville de Lyon, l'État et la Caisse d'Allocations Familiales. Je peux la retirer si on me le demande.

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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 13:27

Si l'on se rend sur la page du site Internet de la Ville dédiée aux documents soumis à la concertation citoyenne pour le « Nouveau programme national de rénovation urbaine » (NPNRU) du centre ancien de La Seyne, on accède à un certain nombre de jolies plaquettes qui s'apparentent plus à des prospectus publicitaires qu'à des dossiers officiels.

Mais, en cherchant bien, on finit par découvrir les intentions municipales en matière d'accueil de la petite enfance pour le cœur historique de la commune.

Le projet de reconstruction d'une crèche de 70 places, dont seulement 30 % du coût était prévu à la charge de la commune grâce à des aides acquises de l'État et de la Région, est enterré au profit d'un « tiers lieu » offrant... 10 places.

 

UNE CRÈCHE POUR INCITER À L'INSTALLATION DE FOYERS DE JEUNES SALARIÉS NOUVEAUX RÉSIDENTS

Les choses sont claires : alors même que l'axe central du NPNRU est, suivant la loi, le développement de l'habitat par la rénovation, la restructuration d'îlots et la construction de nouveaux immeubles, pour lutter contre l'habitat indigne afin de maintenir les habitants actuels et faire venir de nouveaux résidents dans une logique de mixité sociale, la maire semble faire peu de cas des futures familles dont l'arrivée est tant espérée pour la redynamisation du centre ancien, notamment de jeunes couples de salariés.

Au-delà de cette question d'anticipation des réponses aux besoins des familles, se pose la question du devenir des subventions sur lesquelles les partenaires s'étaient entendus pour financer une crèche neuve de 70 places. Sur un budget de plus de 3 millions d'euros (hors taxes), l'État couvrait la moitié des dépenses et la Région un cinquième.

 

UNE MÉDIATHÈQUE À LA PLACE DE LA CRÈCHE ? D'ACCORD, MAIS ELLE ÉTAIT AUSSI PROGRAMMÉE !

À la place du programme de crèche est désormais prévue la construction d'une médiathèque. C'est également un réel besoin. D'ailleurs, le projet de NPNRU que nous avions élaboré en 2019 prévoyait la création d'un tel équipement. Mais l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), établissement public d'État qui alloue les subventions pour le compte de celui-ci, était explicite : même s'il était reconnu utile, ce type d'équipement ne pouvait être subventionné. Les 4 millions d'euros qui étaient prévus pour sa réalisation seraient entièrement à la charge de la commune. Il paraît dès lors étrange que les nouveaux documents stipulent que cette médiathèque sera « financée par l'ANRU ». À suivre attentivement, donc.

En tous cas, même si l'ANRU a changé son fusil d'épaule (grâce à l'économie résultant de l'abandon de la crèche ?), les Seynois pouvaient espérer deux équipements publics dynamisateurs du cœur de ville, l'un à vocation sociale et éducative, et l'autre à vocation culturelle et d'émancipation. Ils n'en auront qu'un. On fait vraiment table rase du passé. Ce serait étonnant que le président de la métropole, institution porteuse du projet de NPNRU, laisse faire... 

 

 

Pour les dubitatifs, voici les éléments tangibles qui justifient mon analyse :

 

LE PROJET GLOBAL DE LA MÉTROPOLE POUR LE CENTRE-VILLE DE LA SEYNE TEL QU'IL A ÉTÉ VALIDÉ PAR L'ÉTAT (2019)

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LE CHAPITRE DU PROJET 2019 RELATIF À LA CRÈCHE, EXPOSANT QU'ELLE EST LE SEUL ÉQUIPEMENT SUBVENTIONNABLE AU TITRE DE L'ANRU

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L'ANNEXE BUDGÉTAIRE DU PROJET 2019 EXPOSANT LE FINANCEMENT PRÉVU POUR LA CRÈCHE

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LE CHAPITRE DU PROJET 2019 RELATIF À LA MÉDIATHÈQUE

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L'ANNEXE BUDGÉTAIRE DU PROJET 2019 EXPOSANT LE FINANCEMENT PRÉVU POUR LA MÉDIATHÈQUE

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LE NOUVEAU PROJET 2021 POUR LA PETITE ENFANCE EN CENTRE-VILLE N'ANTICIPANT PAS L'ÉVOLUTION DÉMOGRAPHIQUE

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LE NOUVEAU PROJET 2021 POUR LA MÉDIATHÈQUE, SIMILAIRE À CELUI DE 2019, MAIS RELOCALISÉ LÀ OÙ DEVAIT ÊTRE CONSTRUITE LA CRÈCHE

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28 septembre 2021 2 28 /09 /septembre /2021 11:35

Six groupements, syndicats, fédérations professionnelles du champ de la santé et deux associations d'élus locaux ont lancé ensemble il y a quelques jours un cri d'alarme commun pour que l'accès aux soins soit garanti par la Nation à tous ses citoyens, où qu'ils vivent.

Ça pourra paraître étrange à certains, mais les associations de communes cosignataires sont d'une part celle qui regroupe les maires ruraux, et d'autre part celle des maires des banlieues et des centres-villes dégradés.

Comme pour l'ensemble des services publics, les difficultés sont en effet souvent de même nature dans les quartiers pauvres des villes et dans les campagnes. La promesse républicaine d'égalité de tous face à l'accès aux droits humains fondamentaux n'est plus tenue par l'État.

Et, si d'autres sont bien plus mal lotis, des quartiers de La Seyne ne sont pas épargnés par le fléau de la désertification sanitaire...

 

DES VILLAGES DE LA VERDIÈRE OU RÉGUSSE JUSQU'À BERTHE OU AU CENTRE-VILLE SEYNOIS, LES MÊMES INQUIÉTUDES...

L'actualité varoise a récemment montré les efforts du maire d'une de nos petites communes, La Verdière, au nord du département, pour permettre l'installation d'un médecin après des années de vacance. On se souvient sûrement aussi des dix ans de combat de la maire de Régusse, autre village du pays du Verdon, pour obtenir l'ouverture d'une pharmacie. Tout le monde rural rencontre les mêmes difficultés.

Mais une ville comme La Seyne n'en est pas exempte. On ne reviendra pas sur le combat que nous avons mené – hélas en vain – pour obtenir le maintien de notre maternité publique et d'autres services hospitaliers (laboratoire de biologie, hospitalisation pédiatrique, chirurgie, etc.).

Et l'enjeu est aussi depuis quelques années celui de la médecine de ville. Dans nos quartiers fragiles, les cabinets de généralistes ferment les uns après les autres. Des médecins prenant leur retraite ne sont pas remplacés. Des cabinets sont vétustes en cœur de ville et rebutent les jeunes praticiens. Des femmes, de plus en plus nombreuses à exercer le métier de médecin, disent hésiter à s'installer dans certains espaces urbains qu'elles vivent comme peu sûrs. Seuls quatre cabinets restent implantés dans le quartier Berthe. D'ici fin 2022, il n'y aura plus que deux ou trois généralistes exerçant dans le périmètre pourtant reconnu prioritaire par l'État du centre historique de La Seyne où, de plus, quatre pharmacies ont fermé en quelques années. Alors qu'il y a en France en moyenne 1,53 médecin pour 1.000 habitants, on est très loin du compte dans nos quartiers populaires seynois. Et le pire est à venir.

 

UNE PROGRAMMATION EXISTE DEPUIS 2019 POUR UN "PÔLE DE SANTÉ" EN CENTRE-VILLE

CLIQUER POUR AGRANDIR L'EXTRAIT DU PLUI

Certes les patients seynois peuvent se déplacer vers les centres de santé implantés en périphérie urbaine. Mais c'est non sans mal s'ils ne disposent pas d'un véhicule personnel car les dessertes de transports en commun sont très insuffisantes. C'est pour répondre à l'urgence de cette situation que, dès 2019, nous avons gravé dans le marbre du plan local d'urbanisme intercommunal (PLU) de notre métropole une orientation d'aménagement et de programmation pour un espace sur la place des Esplageolles dont une partie, au-dessus des parkings projetés, pouvait être dédiée à l'installation d'activités tertiaires, dont, pourquoi pas, des cabinets mutualisés de professions médicales et paramédicales. On peut le consulter ICI sur le site Internet de la Ville, en pages 23 à 25.

 

IL RESTE À PASSER DE L'ORIENTATION AUX ACTES...

Au-delà de l'offre sanitaire, cette stratégie d'aménagement visait à contribuer au maintien d'une activité de type "pôle de santé" venant en indispensable complément des autres services publics et privés, des commerces et artisanats, des offres culturelles et de loisirs, des espaces de détente, ludiques et sportifs de proximité, qui, se dynamisant mutuellement, constituent un tout sans lequel une ville se meurt.

On se rappellera peut-être que l'équipe municipale d'aujourd'hui, alors dans l'opposition, s'était appropriée à son compte, faisant flèche de tout bois, fût-ce en travestissant la réalité, la démarche engagée par notre municipalité, ainsi que le rapportait alors le quotidien Var-matin dans un article titré « C'est l'opposition municipale qui dévoile un projet ambitieux sur une friche à fort potentiel » (ICI pour les abonnés au quotidien local et  pour les autres).

À moins qu'il ne fût feint à l'époque, puisse la municipalité actuelle se souvenir de son enthousiasme de naguère. Et poursuivre ce que ses prédécesseurs avaient mis sur les rails. En n'omettant pas d'impliquer l'État, responsable de l'équité entre territoires.

 

> La déclaration commune des 8 organisations nationales, dont l'Association des Maires Ville & Banlieue de France...

 

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27 septembre 2021 1 27 /09 /septembre /2021 18:13

Si elles n'en ont pas le monopole, et malgré les indicibles difficultés urbaines, sociales et économiques qu'elles rencontrent au quotidien, les communes et intercommunalités abritant sur leurs territoires des quartiers populaires urbains vulnérables n'en sont pas moins parmi les plus actives, voire parmi les pionnières, pour imaginer et mettre en œuvre des solutions vers la transition écologique et sociale.

La Seyne n'est d'ailleurs pas en reste en ce domaine depuis une quinzaine d'années. Il faut souhaiter qu'elle continue dans cette voie.

 

UN RAPPORT-GUIDE SUR LES MOYENS DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE ET SOCIALE

C'est à l'occasion de la réunion annuelle de l'Assemblée générale de l'Association des maires Ville & Banlieue de France, au sein de laquelle mes anciens collègues m'ont demandé de continuer à m'investir bien que je n'exerce plus de mandat électif, que nous avons rendu public un rapport sur le financement de la transition écologique et sociale dans les villes de banlieue, élaboré par l'Agence France Locale (AFL), la banque des collectivités locales, avec l'appui de notre association d'élus locaux et de dix de ses communes adhérentes.

L'intégralité de ce rapport est disponible en ligne sur le site de l'AFL en cliquant ICI ou sur l'image illustrant cet article. Pour ceux qui voudraient le survoler, une présentation synthétique est aussi disponible en cliquant ICI.

il est regrettable que la municipalité de La Seyne ait choisi le repli sur elle-même en quittant en 2020 l'association Ville & Banlieue. Elle aurait pu participer à cette étude, valoriser ses réalisations, tant au quartier Berthe que dans son centre ancien (et ailleurs aussi, mais le sujet de l'étude est centré sur les quartiers prioritaires), pour en porter témoignage et faire des émules.

 

LA SEYNE AURAIT PU VALORISER SON ACTIF ÉCOLOGIQUE ET SOCIAL

Entre autres projets aboutis que notre commune peut mettre à son actif depuis le milieu de la première décennie du millénaire et qui auraient pu trouver leur place dans le rapport d'étude désormais diffusé auprès des 35000 communes de France, on se remémorera quelques éléments d'une liste loin d'être exhaustive : les jardins partagés, les plantations en ville, la création de la ferme municipale du Domaine de Fabrégas fournissant nos cantines scolaires en produits bio, l'énergie produite par notre réseau de chaleur de l'usine d'incinération des ordures ménagères, par notre centrale d'échanges thermodynamiques de l'eau de mer, par les dispositifs photovoltaïques des HLM et espaces publics, l'isolation thermique lors des rénovations des HLM et des opérations d'amélioration de l'habitat du centre ancien, la tarification écologique et sociale de l'adduction d'eau potable, de l'électricité et du gaz, l'accroissement de nos zones naturelles et agricoles, les voies piétonnes et cyclistes, la réalisation anticipée d'une partie du tracé pour le futur transport en commun en site propre, l'engagement des élus pour obtenir le futur RER toulonnais, les clauses d'insertion de nos marchés publics, le soutien aux structures d'insertion sociale et professionnelle par la production, aux chantiers d'insertion, au "repair'café" et au "SEL" (système d'échange local) associatifs, la dynamique de nos conseils de quartiers, de nos conseils citoyens et autres comités d'usagers de nos services publics...

 

LA SEYNE DOIT POURSUIVRE DANS LA VOIE OUVERTE IL Y A QUINZE ANNÉES

Et il y a encore tant à faire, ce que, d'ailleurs, notre équipe avait proposé en 2020 à nos concitoyens de mettre en œuvre en leur présentant "Nos 30 engagements pour la transition" qui ne sont pas protégés par quelque droit d'auteur et que mes amis élus écologistes et de gauche siégeant aujourd'hui dans l'opposition municipale gardent à l'esprit pour formuler de façon constructive des suggestions utiles à la majorité communale.

Car il faut continuer dans ces voies écologiques, sociales et citoyennes, avec nos habitants, à commencer par les plus en rupture sociale, sanitaire et économique qui représentent plus du quart de notre population, comme avec nos entreprises et nos associations. Puisse le rapport en forme de guide utile sur le financement de la transition écologique et sociale que nous venons de publier ouvrir des pistes pour l'actuelle équipe municipale...

 

PRÉSENTATION DU RAPPORT LORS DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE "VILLE & BANLIEUE" À L'HÔTEL DE VILLE DE LYON LE 23 SEPTEMBRE 2021

 

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14 septembre 2021 2 14 /09 /septembre /2021 06:03

Mon ami Philippe Rio, maire communiste de Grigny, dans l'Essonne, au sud de l'agglomération parisienne, par ailleurs président de l'Association Française des Maires pour la Paix et l'un des vice-présidents de l'Association des Maires Ville & Banlieue de France, a été élu ce lundi « meilleur maire du monde 2021 » parmi 32 édiles de tous les continents sélectionnés par "The City Mayors Foundation

Le communiqué de la fondation précise que Philippe Rio « a développé une vision positive mais pragmatique dans son combat contre la pauvreté et l'exclusion sociale » et qu'il « veut faire de sa ville un laboratoire national pour combattre la pauvreté en luttant contre ses causes structurelles ».

 

Si Philippe Rio a déclaré au quotidien "Le Parisien" qu'il ne va pas « se prendre le melon », il est au moins un Seynois qui peut s'autoriser à partager avec lui quelque petite fierté pour avoir contribué à forger la valeur de l'édile justement récompensé : Marc Corfdir, instituteur seynois qui a effectué toute sa carrière à Grigny avant de revenir chez nous à l'heure de la retraite, et dont Philippe Rio fut l'élève à l'école de "La Grande Borne", une immense cité grignoise d'habitat social.

 

UNE RÉCOMPENSE QUI REJAILLIT SUR LES MAIRES ENGAGÉS DES VILLES VULNÉRABLES

Félicité dès l'annonce du lauréat par de nombreux maires parmi ses collègues dont les communes sont membres de l'Association Ville & Banlieue, de toutes sensibilités politiques, Philippe Rio a eu ces mots aimables à leur endroit : « Merci, les amis, mais vous y êtes pour quelque chose, c'est un peu à cause de vous, quand même... ».

Et, sans forfanterie, il est vrai qu'il y a quelques réponses aux besoins de ceux qui vivent les plus graves discriminations dans nos quartiers populaires vulnérables que, ensemble, nous avons imaginées, expérimentées dans nos communes, promues – parfois non sans mal... – auprès des institutions nationales, et qui sont devenues des instruments reconnus et généralisés de la "politique de la ville" et de la rénovation urbaine : des "cités éducatives" (2019) aux colos apprenantes" (2020), en passant par les "cités de l'emploi" (2021), pour ne citer que les plus récentes avancées que nous avons initiées et encouragé l'État à déployer et dont bénéficient aujourd'hui nombre de villes en difficulté.

 

DE LONGS COMBATS RESTENT À MENER DANS L'UNITÉ...

Mais il reste tant à faire pour que régressent les discriminations qui rongent nos sites urbains fragiles. Ça suppose que les maires, quelles que soient leurs familles politiques, de droite, du centre ou de gauche, au sein de la République, continuent à innover ensemble, analyser et confronter leurs réussites et leurs échecs, et, parce qu'ils sont plus forts auprès des autorités de l'État lorsqu'ils sont unis, proposer, solliciter, voire exiger, pour leurs habitants les plus miséreux, la solidarité que leur doit la Nation.

Mais l'action partagée pour répondre aux enjeux d'égalité et de fraternité ne semble pas motiver tout le monde. Après les élections municipales de 2020, la ville de La Seyne, c'est incompréhensible et bien dommage, a ainsi choisi de quitter l'association Ville & Banlieue (et l'Association des maires pour la Paix), comme seule l'avait fait Mantes-la-Ville, commune de l'ouest parisien, lorsqu'elle s'était donné en 2014... une municipalité d'extrême-droite.

 

–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

J'invite les visiteurs de mon blog a visionner les interventions de Philippe Rio  – et de ses collègues Hélène Geoffroy (PS), Gilles Leproust (PCF) et Driss Ettazaoui (MoDem) –, lors d'un colloque sur les discriminations territoriales qui s'est tenu en novembre 2020 à La Courneuve. Vidéo ci-dessous, notamment à partir de 5 mn 44.

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1 septembre 2021 3 01 /09 /septembre /2021 14:14

On nous a beaucoup parlé cet été dans les médias des annonces de candidatures ou de candidatures à la candidature, des déclarations éventuelles, possibles, probables, certaines, des révélations imminentes, prochaines, futures, en vue de l'élection présidentielle.

Les journaux ont même relayé les communications de certains qui se sont déclarés... non candidats. 

Mais pas grand chose pour éclairer les citoyens sur les projets que les uns ou les autres des prétendants entendent soumettre aux choix des Français...

 

Moi, j'appartiens à un parti, la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), qui ne présentera pas de candidat. Ce qui ne l'empêchera pas d'assumer sa responsabilité de contribuer à enrichir la réflexion de la gauche pour que des réponses utiles soient proposées à nos concitoyens.

C'est dans ce cadre que, au regard d'une certaine expertise forgée sur mon expérience, j'ai été sollicité pour proposer de quoi nourrir des discussions sur les enjeux pour les millions d'habitants des quartiers populaires urbains vulnérables, les délaissés de la République. 

On me dit que ça pourrait intéresser quelques-uns de nos concitoyens de La Seyne ou de la métropole toulonnaise, territoires qui ne sont pas exempts de sites fragiles sur lesquels doit se pencher plus que jamais la puissance publique. Je livre donc ci-après ma modeste contribution...

 

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4 juin 2021 5 04 /06 /juin /2021 16:20

J'ai failli m'étrangler à la lecture du verso de la "profession de foi" des candidats du Rassemblement National (RN) dans mon canton de La Seyne, reçue ce mercredi dans ma boîte aux lettres.

Je ne suis pas juriste, mais ce que je lis sur le document officiel qui a été adressé à tous les citoyens électeurs de mon canton me révulse et me semble qualifiable de contraire à la Loi.

Et, dussé-je en écrivant le présent message risquer d'être considéré comme calomniateur et subir les foudres de la Justice, ma conscience me commande de m'insurger. Et de le clamer.

 

Ma famille, mes éducateurs, et la plupart des personnes que j'ai côtoyées dans ma vie m'ont inculqué quelques valeurs humaines et fraternelles, et m'ont appris ce qui "ne se fait pas et ne s'exprime pas", que ce soit ou non formulé de telle sorte que ce soit punissable par la Loi : inciter par des actes, des propos ou des écrits à la haine et la discrimination d'autrui, parce qu'il est de telle origine (jadis on parlait aussi de "race"), de telle religion, de tel genre, de telle orientation sexuelle, etc.

Les candidats républicains de ce canton, bien sûr ceux de gauche que je soutiens (Céline Ivaldi et Stéphane Sacco), mais aussi les autres, qui sont hélas leurs concurrents, de courants de pensée qui ne sont pas très éloignés des miens et des leurs, comme ceux de droite qui, pour certains, ne font rien pour être les proches républicains que nous devrions être au-delà de nos divergences, ou même ceux "naguère élus sous l'étiquette de l'extrême-droite", m'en voudront sûrement de relever des passages de cette circulaire officielle pour expliquer mon écœurement et ma colère, car, en les exposant pour les dénoncer, je cours le risque de contribuer à promouvoir leurs idées que je trouve abjectes mais qui auraient pu passer inaperçues dans la liasse de circulaires adressées aux électeurs qu'on laisse usuellement trainer sur un coin de table.

Mais l'indicible a été atteint. Et je ne peux ni me taire ni m'interdire de mettre en exergue des engagements exprimés par les candidats du RN qui me semblent illégaux et, en tous cas, fleurent les pires relents des idéologies nauséabondes dont les habitants des anciennes démocraties mises à mal ont souffert dans l'Europe du XXe siècle. D'autant que ces propos répugnants concernent des minots et des ados mineurs contraints par la guerre, les violences ou la famine à fuir leurs terres de naissance, et qu'on livrerait chez nous à la vindicte de nos concitoyens, contre toutes les morales, tous les usages internationaux et la Déclaration des Droits de l'Enfant de 1959.

Comme maire ayant donné son accord à l'État et au Département pour l'accueil, chez nous à La Seyne, à Saint-Elme et à La Petite Garenne, de certains de ces malheureux gamins, j'avais déjà subi de la part de la droite et l'extrême-droite des attaques cinglantes (qui ont d'ailleurs probablement contribué à mon échec aux élections de 2020). Mais nul n'est allé jusqu'à une telle ignominie dans des écrits. 

Ces écrits, je les ai entourés de rouge sur la circulaire qui couvre de honte ses auteurs (ci-dessous). Je laisse aux visiteurs de mon blog le soin de se faire leurs propres opinions. Moi, j'assume d'exprimer ma conviction qu'ils sont contraires aux usages républicains et qu'ils tombent sous le coup de la Loi.

 

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Ajout après des échanges avec diverses personnes ayant réagi au message ci-dessus : On m'apprend – et je viens de le vérifier – que ce verso de circulaire électorale n'est pas une particularité locale du canton de La Seyne-Nord, mais qu'il est bien imprimé et distribué en nombre d'endroits en France. Les bras m'en tombent.

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17 mai 2021 1 17 /05 /mai /2021 07:02

44 pages de bilan de M. Muselier, président de notre Conseil régional, qui sera renouvelé en juin prochain. 44 pages... et pas une ligne sur l'action régionale en direction de 512.000 de nos concitoyens, les plus vulnérables, représentant 10,3% de la population de Provence Alpes Côte d'Azur, ceux qui résident dans les sites urbains fragiles qu'on appelle les "quartiers prioritaires de la politique de la ville", les QPV.

Il est vrai que M. Muselier a raison de faire profil bas. Cas unique en France, la région provençale a en effet choisi de supprimer brutalement, sans préavis, les soutiens qu'elle apportait aux intercommunalités, communes, associations et acteurs économiques de l'insertion sociale et professionnelle dans le cadre des "Contrats de Ville", ces dispositifs conjuguant les efforts des territoires et de l'État pour l'accompagnement des plus pauvres, résidant dans nos grands ensembles d'habitat social et nos centres anciens dégradés.

Ça vaut bien la peine que M. Muselier mette en exergue de son bilan les valeurs du serment des médecins engageant à s'occuper de « tous ceux qui en ont besoin », et du gaullisme, « le respect et le rassemblement de toute la France dans sa diversité et son indispensable unité », « sans jamais laisser personne au bord du chemin »...

 

Après certains départements, comme le Var, qui se sont désengagés depuis des années de ce qu'on appelle "la politique de la ville", c'est en 2018 que, sans tambour ni trompette, la Région a annoncé qu'elle retirait aux acteurs de terrain qui luttent contre les discriminations et pour la compensation des inégalités socio-économiques les aides qu'elle leur apportait et qui couvraient environ 20% du coût de leurs actions.

La présidence Muselier, ça aura été la fragilisation de mesures en faveur de l'éducation dès le plus jeune âge, l'accompagnement de la scolarité, l'appui à la fonction parentale, la prévention de la délinquance, les parcours d'insertion vers l'emploi, l'accès au logement, à l'énergie, aux mobilités, à la santé, au droit, à la culture, aux sports, aux loisirs socio-éducatifs, à l'égalité hommes-femmes, à l'inclusion dans la vie de la cité des anciens et des handicapés, à la citoyenneté active.

La présidence Muselier, ça aura été l'affichage d'une forme de mépris des milliers de nos concitoyens provençaux, bénévoles, professionnels, vacataires volontaires, qui constituent l'épine dorsale d'un monde associatif engagé sans relâche au quotidien auprès des plus humbles, notamment de notre monde urbain, et qui ont pourtant grand besoin d'être soutenus.

La présidence Muselier, ça aura été, malgré les belles paroles fraternelles introduisant son bilan, l'abandon à leur sort d'un demi-million de Provençaux.

 

À la lumière de ce triste élément de bilan, on peut comprendre le rapprochement, fût-il chaotique, des "Républicains" et des "Marcheurs". M. Muselier fait sien le slogan affiché par M. Macron en 2018 à l'Élysée, lorsqu'il a balayé d'un revers de main devant une salle médusée les propositions des élus locaux et des acteurs associatifs et de l'économie solidaire pour une redynamisation de la politique en faveur des quartiers populaires.

Après le méprisant « Je traverse la rue et je vous trouve un travail », c'était « La France, une chance pour chacun », sous-entendu... débrouille-toi.

Ce que proposent les gauches et l'écologie réunies, c'est au contraire en substance  : « La Région républicaine, une assurance pour tous ». Un tout autre point de vue solidaire dont doivent se saisir en juin ceux qu'on a laissés sur le trottoir d'en face, pour peu qu'ils trouvent encore la force d'aller voter...

 

 

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Marc VUILLEMOT

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