18 juin 2019 2 18 /06 /juin /2019 05:32

L'horizon se dégage sur la baie de Tamaris. Après la ville de La Seyne il y a trois ans, puis, récemment, la Région Provence, qui ont déjà donné un avis favorable, le président de Toulon Provence Méditerranée, que j'ai sollicité en ce sens en ma qualité de vice-président métropolitain chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche, vient de me faire connaître son accord de principe.

Nos trois collectivités participeront ainsi au projet de transformation de l'Institut Michel-Pacha, ce domaine patrimonial exceptionnel de notre corniche de Tamaris, en centre international de séminaires scientifiques. C'est un bel aboutissement des démarches pugnaces que nous avons engagées il y a dix ans avec Florence Cyrulnik, alors adjointe à la Culture et au Patrimoine. 

 

UN LIEU PATRIMONIAL D'EXCEPTION POUR LA VIE SCIENTIFIQUE

Ce sont près de six millions d'euros qui seront nécessaires à la réhabilitation de ce joyau architectural qui sera ainsi protégé, rénové et mis en valeur, tout en conservant la destination scientifique qui est la sienne depuis sa fondation à la fin du XIXe siècle. La Métropole et la Région seront appelées à participer chacune à hauteur de 5% du budget nécessaire, et j'ai confirmé que le terrain communal jouxtant la propriété sera disponible pour un usage de parking.

L'Université de Lyon 1, bénéficiaire du domaine qui a été mis à sa disposition par notre grand visionnaire local, Marius Michel de Pierredon, dit Michel Pacha, dont nous commémorons cette année les 200 ans de la naissance, fondateur de la station balnéaire de Tamaris – Les Sablettes, combinera le gros des financements qui s'inscriront dans le cadre des Initiatives d'excellence en matière d'investissements d'avenir du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

 

UN SITE OUVERT À LA PROMOTION DE LA CULTURE SCIENTIFIQUE

Si le calendrier de travaux envisagé par les universitaires lyonnais est respecté, dès le début de l'année 2022, l'Institut Michel-Pacha version 2.0 accueillera ses premiers séminaires scientifiques de la nature et de l'environnement, déclinés en ateliers, cours thématiques, réflexions créatives, regroupant dans un cadre rare des chercheurs du monde entier de diverses disciplines, mais aussi des acteurs du monde économique, tant la recherche et l'économie se dynamisent l'une l'autre.

Les Seynois, les habitants du Grand Toulon et nos visiteurs ne seront pas oubliés, puisque l'Université de Lyon entend bien ouvrir ses portes pour des événements de vulgarisation de la culture scientifique. Un élément de plus pour le rayonnement de notre ville qui se singularise déjà en ce domaine en organisant chaque année la plus importante Semaine de la Science du département du Var sur son Parc de la Navale, événement annuel que notre équipe a créé il y a neuf ans.

Mais ça n'empêchera pas certains de continuer à ressasser que, chez nous, il n'y a rien qui va, que la commune ne fait rien, et que la métropole est oublieuse de La Seyne...

9 juin 2019 7 09 /06 /juin /2019 08:43

 

Nous avons honoré ce samedi la mémoire des Morts pour la France au cours de la guerre d'Indochine terminée tragiquement il y a 65 ans.

 

Au-delà d'une réflexion sur les causes d'un conflit meurtrier, sur fond de droit des peuples à disposer d'eux-mêmes autant que de funestes enjeux de politique intérieure, cette journée nationale d'hommage instaurée en 2005 nous conduit chaque année à poser un regard sur les efforts déployés pour que, chez nous comme ailleurs sur la planète, vivent la Paix et l'amitié entre les peuples.

 

 

Dans les années 50, la décolonisation était en marche sous l’impulsion de la libre détermination des peuples, un mouvement que Pierre Messmer, administrateur des colonies bien avant de devenir Premier ministre de Georges Pompidou, considérait comme « irrésistible, dont les formes et les forces varient suivant les temps et les lieux, selon la sagesse, la folie ou le génie des hommes ».

 

L’actualité dans le monde montre que la détermination des peuples est désormais moins dirigée vers la libération d’un territoire que vers la conquête de plus de démocratie. Quel que soit l'enjeu, le chemin est long mais l’espoir demeure toujours très grand. On n’arrête pas l’Histoire. De Gaulle déclarait en 1965 qu'il fallait « savoir, quand le moment est venu, reconnaître, à tous, le droit de disposer d'eux-mêmes ».

 

 

UN BIEN TRISTE EXEMPLE DE L'ARGUMENT MILITAIRE EN SOUTIEN À DES ARGUMENTS DIPLOMATIQUES ET POLITIQUES

 

En 1945, après six décennies de colonisation, la France, tout juste libérée des nazis, malgré les recommandations du Général Leclerc de reconnaître à l'Indochine son indépendance dans le cadre de l'Union française, tenta de rétablir son autorité sur le Viêt-Nam dont Hô Chi Minh, fondateur dès 1941 de la Ligue pour l'Indépendance du Viêt-Nam, avait proclamé cette indépendance. Les négociations s’enlisèrent pour des raisons de politique intérieure. On connaît la suite : cette guerre durera huit ans. Il reviendra à Pierre Mendès-France, nommé en 1954 président du Conseil — l'équivalent, sous la IVème République, de nos actuels Premiers ministres – d’ouvrir la négociation après le carnage tragique de Diên Biên Phu.

Cette guerre fut un désastreux exemple de l’argument militaire pour soutenir les arguments diplomatiques et les enjeux de politique.

Les accords de Genève conclus entre la France et le Viêt-Nam n’ont pas donné d’issue définitive au problème indochinois, mais ont permis à la France de s’en dégager. Le peuple du Viêt-Nam connaîtra quant à lui sa seconde guerre, jusqu'en 1975, face aux Américains, sur fond d'enjeux haineux entre monde occidental et monde communiste d'alors.

À la fin du premier conflit, celui qui nous rassemble tous les 8 juin devant notre Monument aux Morts, fait de combats acharnés, de sauvagerie, de courage et de souffrance, on dénombrera, selon les sources, du côté du corps expéditionnaire français, entre 37 et 47.000 victimes, environ pour moitié métropolitains, et pour le reste étrangers engagés dans la Légion et soldats de l'Empire français, indochinois, subsahariens et maghrébins.

Nous avons commémoré le sacrifice héroïque de ceux qui sont tombés, leur ténacité farouche, mais aussi les souffrances de ceux qui ont été meurtris, au front, dans la guérilla, ou prisonniers dans les camps d'internement et de rééducation. Tous se battaient pour un combat décidé ailleurs, en militaires respectueux des ordres. Honneur à eux. Et que vive la Paix.

 

UNE COOPÉRATION ENTRE LA SEYNE ET CAN THO, PETIT PAS VERS L'AMITIÉ ENTRE LES PEUPLES

C'est cette Paix à laquelle La Seyne d'aujourd'hui veut contribuer à sa modeste place. En rejoignant, il y a quelques mois, l'Association Française des Communes, Départements et Régions pour la Paix, membre du réseau international Mayors for Peace (Maires pour la Paix) fort de près de 8000 collectivités de 163 pays, notre ville, comme trois autres communes varoises (Carnoules, Saint-Zacharie et Varages), a voulu franchir un pas supplémentaire dans ses efforts pour l'amitié et la solidarité entre les peuples.

Il est symboliquement fort que, parmi ses villes partenaires, La Seyne compte Can Tho, commune vietnamienne du delta du Mékong, et développe avec elle d'un programme de coopération décentralisée qui permettra à de jeunes étudiants de chez nous de répondre à la demande d'aide à la promotion de... la langue française. Celle-ci, vécue comme la langue de la colonisation, avait été, des années durant, mise au rebut par les autorités vietnamiennes. Et voilà que, sans oublier ni les affres de la France impérialiste ni les sacrifices de ses soldats qui ont péri ou souffert pour tenter de maintenir sur injonction de la Nation l'ordre colonial sur un peuple qui aspirait à vivre libre et debout, un petit pas vers la Paix du Monde est franchi par le lien entre deux communes portuaires que 10.036 kilomètres séparent...

CAN THO, VILLE VIETNAMIENNE AMIE DE LA SEYNE

 

13 juillet 2018 5 13 /07 /juillet /2018 05:19

S'il est trois communes méditerranéennes qui ont vu nombre de leurs habitants les quitter pour venir s'installer à La Seyne, ce sont bien l'italienne Buti, en Toscane, et les tunisiennes Menzel Jemil et Menzel Bourguiba, situées non loin de Bizerte, tout au nord du pays.

Oh, ce n'est pas de gaieté de cœur qu'ils l'ont fait. Les premiers Toscans ont abandonné leur village aux trois-quarts du XIXe siècle parce que, tenaillés par la faim, l'aube de la construction navale seynoise leur semblait être un remède aux maux de leur misère. Beaucoup de leurs cousins butesi, ceux des générations suivantes, les ont rejoints à La Seyne pour fuir le fascisme qui sévissait dans les années 1920 en Italie. Et puis, au lendemain de la seconde guerre mondiale, ce furent à la fois les Pieds-Noirs de Tunisie, souvent employés de l'arsenal de Bizerte, contraints au départ après l'indépendance, et beaucoup de Jmilin et de Menzlin, souvent des hommes seuls, plus tard rejoints par leurs familles, qui ont traversé la Méditerranée, à l'époque des « Trente Glorieuses » où la dynamique économique offrait de bonnes possibilités d'emploi qu'ils ne trouvaient pas chez eux.

Peu d'entre eux sont retournés au pays. Les descendants de la plupart ont fait souche et ont concouru à l'enrichissement de notre identité provençale historique par l'apport de leurs diversités culturelles. C'est cette Euroméditerranée qui fait La Seyne d'aujourd'hui. Une belle Seyne.

 

DE VRAIS LIENS CITOYENS, PAS DES JUMELAGES ENTRE NOTABLES

Mes prédécesseurs ont tenu à ce que le lien se retisse avec ces communes. C'est bien. Des rapprochements ont été établis avec l'ancienne Ferryville, devenue Menzel Bourguiba avec l'indépendance tunisienne, comme avec Buti. Si aucun réel « contrat de jumelage » n'a été formalisé avec Menzel Bourguiba, ça a été le cas avec Buti, lors de mon premier mandat. Depuis quelques années, grâce à notre service municipal des relations avec nos « villes amies » et à notre Comité des jumelages qui s'est créé sous forme associative, nombre d'échanges et de rencontres thématiques sont proposés à nos concitoyens.

Après l'élection communale de Buti qui a confirmé en 2016 mon ami Alessio Lari (ci-dessus) dans ses fonctions de sindaco (maire), les récentes élections municipales tunisiennes viennent de déboucher sur l'élection de deux nouveaux présidents du conseil municipal (l'équivalent des maires) à Menzel Jemil et Menzel Bourguiba. Tous mes vœux de réussite à Naziha Guedacha, nouvelle présidente de la municipalité de Menzel Jemil, et à son homologue de Menzel Bourguiba, Slaheddine Jabbari (ci-contre). 

Le Consul général de Tunisie à Marseille m'a proposé il y a deux jours de renouer des liens avec Menzel Bourguiba. Avec Louis Correa, notre élu en charge des relations avec nos villes amies, nous allons nous y employer. Mais, même s'il y a une part de coopération décentralisée et de rencontres institutionnelles, il faudrait surtout que ce soient les habitants des deux communes qui soient acteurs de cette relation retrouvée, comme c'est le cas avec nos amis de Buti. La Ville est prête à y aider.

Publié par Marc Vuillemot - dans Jumelages et international
3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 07:09

Bien sûr, ce diable de mistral a un peu gâché la fête en contraignant à supprimer certains des événements prévus dans le cadre de la quinzaine dédiée au centenaire de notre Pont, mais le week-end aura été riche en temps de loisirs et de convivialité.

Du franchissement de la Porte principale des chantiers par les "anciens" et plusieurs centaines d'enfants ayant bénéficié des "classes de mémoire de la navale" à la visite du "tunnel de containers" retraçant l'histoire de la construction des bateaux, en passant par des expositions et des spectacles divers, l'ouverture de la "boutique du Pont" et plusieurs temps forts en présence des délégations venues d'une partie de nos "villes amies", Berdiansk (Ukraine), Buti (Italie) et Maardu (Estonie), les trois premières journées d'animations, que nos services communaux et plusieurs associations ont offertes avec brio malgré un budget très contraint, auront ravi bien du monde.

Les quelques photos que je publie parlent d'elles-mêmes. Et devraient inciter nos concitoyens et nos visiteurs à profiter pleinement des événements (programme ICI) qui rythmeront la vie de La Seyne jusqu'au point d'orgue du 14 juillet...

Le vieux Pont revivrait-il une nouvelle jeunesse ?...
L'inauguration du "tunnel de mémoire"...
La boutique des 100 ans du Pont a ouvert ses portes
Lancement des festivités...
La "chorale de la mer" pour accueillir les délégations des "villes amies"
Avec les maires de Berdiansk et Buti et le jeune président du conseil des étudiants de Buti
Louis Correa, conseiller municipal aux associations et jumelages, remet le "Pont d'honneur" à présidente de la Chorale de la Mer
L'expo des anciens de l'Atelier Mécanique
L'inauguration de l'expo

 

26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 17:17

Ainsi que je le rapportais dans un précédent message, j'ai reçu ce week-end des professeurs d'allemand. Parmi les points abordés, nous avons évoqué la question des classes dites « bilangues » qui sont des sections d'un collège où, dès la Sixième, sont enseignées deux langues vivantes, l'anglais et une autre.

Leur développement est d’actualité et des personnalités politiques telles que Najat Valaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale du gouvernement de Manuel Valls, et le nouveau Président de la République, Emmanuel Macron, se sont récemment clairement prononcés en leur faveur.

 

LE PRÉSIDENT L'A ANNONCÉ : LES « BILANGUES » DOIVENT ROUVRIR À LA RENTRÉE

L'ancienne ministre s’est en effet exprimée en janvier dernier au sujet du déploiement de ces enseignements, et en particulier de celui de l’allemand. Elle a confirmé que les classes bilangues seront maintenues pour les élèves ayant suivi à l’école élémentaire l’enseignement d’une autre langue que l’anglais. On parle là de classes bilangues de « continuité ».

« Diversifier l’offre au primaire et assurer la continuité au collège des apprentissages sont les objectifs de la nouvelle stratégie d’apprentissage des langues, dans le cadre de la réforme du collège », a-t-elle insisté lors d’une visite dans une école parisienne avec le ministre allemand chargé des Affaires culturelles, Olaf Scholz.

« Nous n’allons pas tuer l’allemand, comme on nous le reprochait, mais au contraire le renforcer », a assuré la ministre, précisant que « cette langue sera enseignée dans un millier d’écoles primaires supplémentaires à la rentrée, soit 3.800 au total, tandis que 3.000 collèges proposeront des "bilangues de continuité" en sixième, dont 2.300 anglais et allemand. »

De son côté, lors de sa visite à Berlin, dès le 15 mai 2017, au premier jour de sa présidence, le Président de la République Emmanuel Macron annonçait via Twitter qu'« à partir de septembre prochain, les classes bilangues rouvriront en France».

 

UN ENJEU DE PAIX ET DE COOPÉRATION ENTRE LES PEUPLES

L’enjeu des classes bilangues dépasse le cadre pédagogique, il est politique et diplomatique. Le traité de l’Elysée, qui lie depuis 1963 la France et l’Allemagne, prévoit explicitement que « les deux gouvernements s’efforc[ent] de prendre des mesures concrètes en vue d’accroître le nombre d’élèves allemands apprenant la langue française et celui des élèves français apprenant la langue allemande ».

À La Seyne, nous plaçons beaucoup d'espoirs dans cette redynamisation. Nous soutenons depuis longtemps le partenariat, porté par notre Comité associatif des jumelages, entre notre commune et le district berlinois de Reinickendorf, qui se traduit par de constants échanges, notamment sur le registre des arts et de la culture, et pour les jeunes. La pratique de l'allemand est un plus pour cette démarche.

 

LES JEUNES SEYNOIS SONT DES CITOYENS DE LA RÉPUBLIQUE !

Mais voilà que, pour rajouter au caractère ubuesque de la situation follement paradoxale que l'Éducation nationale fait supporter à une centaine de collégiens de Jean-L'Herminier, dont je faisais état ce lundi, il se trouve que certains des enfants de nos quartiers sud qui ont été initiés à l'allemand à l'école élémentaire et qui subissent les affres de la nouvelle sectorisation qui leur est imposée ne pourront pas opter pour un enseignement  en « bilangues » dans certains des collèges où ils vont être arbitrairement affectés.

C'est inacceptable. Je confirme donc ma réclamation ferme de la réouverture des 5 classes fermées au collège des Sablettes pour permettre la scolarisation de tous les adolescents qui le souhaitent, et, conséquemment, le maintien de la « classe bilangues » de cet établissement.

Je réclame aussi que pareille possibilité soit garantie aux élèves du collège Henri-Wallon, car, aux enfants des quartiers populaires classés en « Réseau d'éducation prioritaire renforcé » (REP +), l'État doit offrir toutes les filières d'excellence de nature à compenser les inégalités sociales, économiques et culturelles dont ils souffrent. Et les « classes bilangues » comptent au nombre de ces outils majeurs de revalorisation.

25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 04:08

Nos prédécesseurs avaient fait le choix de laisser se dégrader jusqu'à l'abandon les locaux d'hébergement collectif de l'Espace Accueil Jeunes (EAJ) de Saint-Elme. Nous avons fait celui de leur remise en état il y a quelques années, en associant d'ailleurs les jeunes à leur aménagement. Et je ne m'en plains pas.

A l'heure où les budgets contraints des parents, des organismes familiaux et de la collectivité ne permettent plus guère d'offrir des séjours de vacances aux enfants et aux adolescents, les échanges de groupes constituent une alternative utile et intelligente dont les services communaux et nos associations ne se privent pas.

 

DES ÉCHANGES DE JEUNES, MAIS AUSSI DES SÉJOURS D'ADULTES

Après que des jeunes seynois, encadrés par les animateurs du Service municipal de la jeunesse, sous la houlette de Makki Boutekka, adjoint au maire, et d'associations locales, ont été accueillis dans notre ville jumelle de Buti, en Toscane, il y a quelques semaines, c'est au tour des adolescents butesi d'être reçus à l'EAJ de Saint-Elme. Des activités nautiques à la découverte de l'astronomie à l'observatoire du club Antarès qui connaît un regain d'activité depuis peu, en passant par les activités culturelles et de pleine nature que leurs animateurs et les nôtres leur ont concoctées, je gage que nos jeunes amis italiens, que j'ai accueillis ce mardi, passeront à La Seyne un agréable séjour.

Notre service communal des relations aux villes amies, sous l'impulsion de notre conseiller municipal Louis Correa, en appui au comité associatif des jumelages, crée les conditions de rencontres régulières réelles entre habitants de tous âges et de tous quartiers de nos communes.

Au-delà des "rencontres de notables", certes bien amicales avec les élus de Buti, dont son maire Alessio Lari, c'est ainsi que nous comprenons l'apprentissage des futurs citoyens du Monde : faire ensemble, pour se connaître, se reconnaître, avec les richesses de nos différences, et nos volontés communes d'un Monde de Paix.

Bravo à tous les piliers de ces échanges utiles !

Publié par Marc Vuillemot - dans Jumelages et international
14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 07:46

130629 alessio lariC'est avec émotion que je livre aux visiteurs de mon blog le message, traduit de l'italien, que nous ont adressé nos amis Alessio Lari, sindaco (maire), et Lorenzo Giusti, consigliere (conseiller municipal) chargé du jumelage, de notre ville jumelle de Buti, commune de la région italienne de Toscane.

"La communauté de Buti exprime sa solidarité avec les amis français pour l'attaque terroriste barbare le 7 Janvier à Paris, dans laquelle douze personnes ont été tuées.

"Nous exprimons nos plus sincères condoléances aux familles de ces innocentes victimes, tuées en faisant leur travail et qui manqueront à leurs proches, et à tout le peuple français .

"Frapper ces personnes, dont dix journalistes de la revue satirique Charlie Hebdo, n'a pas affecté seulement la liberté d'expression, mais nous tous en Europe, et nous avons le devoir de lutter de toutes nos forces contre cette spirale de la haine.

"Demain, séparés par la distance mais unis dans la pensée, nous allons nous retrouver sur nos espaces respectifs, vous à La Seyne-sur-Mer, et nous avec les municipalités de notre région, pour réaffirmer les valeurs de libertés fondamentales, l'égalité, la fraternité de tous les peuples, et la non-violence, en criant " Je suis Charlie" !

"Nous vous attendons pour la semaine prochaine à Buti pour porter en avant ces valeurs, avec notre jumelage."

Et, en effet, le prochain week-end, où une cinquantaine de Seynois seront accueillis à Buti, aura un caractère particulier de fraternité.

Publié par Marc Vuillemot - dans Jumelages et international
13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 04:43

140510_journ_europe.jpgQue les visiteurs de mon blog ne s'y méprennent pas à la lecture du titre de cet article : La Seyne n'est pas mieux lotie qu'ailleurs, la campagne pour les élections européennes n'y est hélas pas plus animée que ce qu'elle semble l'être dans l'ensemble du pays, alors même que nous sommes à une quinzaine de jours d'un vote important pour renouveler le Parlement de notre continent. Ce qui pourrait laisser présager du pire en matière d'exercice de la citoyenneté... et, du coup, en matière de conséquences sur la vie des peuples rassemblés au sein de l'Union.

Non, en parlant d'animations, je veux saluer les initiatives qui ont pris corps, cette année encore à La Seyne, à l'occasion des journées de l'Europe, portées samedi dernier par leur comité d'organisation et l'association des Amis varois de l'Union européenne, avec la participation d'associations varoises d'amitié entre la France et l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la Roumanie, la Pologne, le Portugal, et d'autres, ayant offert un ensemble de spectacles, d'animations, de jeux, d'informations aux publics qui, malheureusement, n'ont pas fait beaucoup d'efforts pour se presser en nombre vers la Bourse du Travail où se tenaient ces offres d'activités.

 

DES BÉNÉVOLES POUR PLUS ET MIEUX D'EUROPE

 Avec Louis Corréa, conseiller municipal délégué aux associations et aux jumelages, et d'autres adjoints et conseillers municipaux, tels Marie Bouchez, Claude Dini, Isabelle Renier ou Denise Reverdito, et Annick Le Gal, conseillère chargée des jumelages dans ma précédente équipe et aujourd'hui investie dans le comité seynois éponyme, nous avons tenu à témoigner nos encouragements et remerciements à ces bénévoles associatifs qui œuvrent sans relâche à une découverte des pays et de ces institutions européennes voulues dès le lendemain de la guerre de 39-45 pour favoriser la connaissance et la reconnaissance mutuelles, l'amitié et le partage entre les peuples du vieux continent, véritable gage de préservation de la Paix.

Ces hommes et ces femmes promeuvent des actions associatives sûrement moins populaires et prisées, auprès des jeunes comme des plus âgés, que ceux qui animent tel club de rugby de Ligue 1 ou tel événement de cultures urbaines, mais jouent un rôle déterminant pour sensibiliser aux enjeux nationaux qui découlent des politiques européennes, ainsi que je l'évoquais dans l'article auquel je faisais référence ci-dessus.

 

VERS UNE EUROPE SOCIALE ?

 Mais il faut qu'ils poursuivent avec patience et détermination. Les jeunes générations, dans un monde de plus en plus globalisé, auront, plus encore que nous, besoin d'une Europe fraternelle, capable d'agir sur les déterminismes sociaux et économiques découlant de la mondialisation dérégulée ; une Europe sociale, à l'opposé de celle que les droites européennes impulsent depuis une décennie ; et une Europe tout court, aux antipodes de celle dont les droites extrêmes et populistes veulent détricoter les mailles tressées par les pionniers des années 50. Et, pour la bâtir, cette Europe-là de demain, il faut en connaître les clefs historiques, culturelles, économiques, et institutionnelles.

Et, parce que la démocratie nous le permet, ne pas hésiter à se servir de ces dernières... lorsqu'on appelle les peuples à voter... comme le dimanche 25 mai...

Publié par Marc Vuillemot - dans Jumelages et international
12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 04:14

http://www.newspress.fr/common/getImageEm.ashx?imid=6966&emid=0574Ça coûte 13 centimes d'euros par habitant de La Seyne et par an, soit 8.500 euros à la ville... 1% des recettes du budget communal de l'eau potable. Et ça permet aux bénévoles de l'association "Action contre la faim" d'enclencher un "cercle vertueux" et de lever 600.000 autres euros de cofinancement, notamment de la part de l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse, pour améliorer l'accès à l'eau et l'assainissement pour 20.000 habitants de la province insulaire indonésienne de Nusa Tengarra Timur, dont seuls 49% de la population en bénéficie aujourd'hui, tandis que l'autre moitié vit dans des conditions de grave insalubrité. Les installations d'un centre de santé et de cinq écoles vont ainsi être réhabilitées et les personnels locaux formés à leur maintenance.

Pourquoi, alors que les finances de la commune sont en phase de redressement n'autorisant aucune dépense "inutile", et que nos concitoyens sont de plus en plus nombreux à être dans la difficulté, notre conseil municipal unanime a-t-il donné son feu vert à cette opération ?

 

LA SEYNE SOLIDAIRE

Pour sa dimension humanitaire, bien sûr, et je sais que les Seynoises et les Seynois sont des gens de cœur, ainsi que je l'ai plusieurs fois évoqué dans les pages de ce blog en relatant par exemple le formidable engagement de milliers de nos concitoyens bénévoles dans la vie associative.

Pour le caractère utile de ce nouvel axe d'échanges internationaux qui ne pouvaient s'en tenir aux jumelages qu'a réactivés Annick Le Gal, conseillère municipale qui y est déléguée, et le "comité des jumelages" présidé par Christian Grenet, qui promeuvent des relations amicales culturelles, éducatives, sportives et économiques, et auxquels il manquait un volet solidaire. Ce sera chose faite avec ce programme, mais aussi un autre en cours d'élaboration concernant l'Afrique du Nord, dans le cadre de l'Association internationale des maires francophones.

 

LA SEYNE ÉDUCATRICE

Et pour le caractère éducatif que représente la coopération décentralisée d'une ville du Nord de la planète en faveur de populations du Sud, autour de la dynamique "eau", car parler des projets menés au Sud permet d'ouvrir le débat sur les enjeux locaux de l'eau, ce "bien commun de l'Humanité".

À cette fin, après que les écoles de la ville ont eu ce thème comme fil conducteur de nombreuses activités éducatives au cours de l'année scolaire qui s'achève, elles seront associées dès septembre 2013 au programme d'Action contre la faim qui va développer avec les enseignants volontaires des activités permettant d'éveiller les jeunes consciences aux enjeux et aux problématiques de l'eau chez nous : accès pour tous, tarification sociale, protection de la ressource, modalités de gestion, pollutions domestiques, agricoles et industrielles, conflits d'usages.

Je gage qu'il ne se trouvera pas un seul Seynois grincheux pour ne pas dire avec moi merci, et félicitations, à Nathalie Mille, conseillère municipale déléguée à l'eau, initiatrice de ce programme, et son collaborateur Imad, jeune attaché territorial titulaire d'un Master en coopération internationale. Car parler et agir autour de l'eau, et du manque d'eau "ailleurs", c'est encourager la reflexion et l'action sur la nécessité de changer nos comportements par rapport à une ressource fragile. Et tellement menacée.

Publié par Marc Vuillemot - dans Jumelages et international
19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 03:41

http://3.bp.blogspot.com/-UgSPzQwwKuw/T0h8vugijnI/AAAAAAAAR0M/gTLOzJoV_6E/s1600/pauvret%25C3%25A9.jpgDe La Seyne à l'Indonésie, en passant par la Reppe et le Gapeau, l'eau et l'assainissement auront été très présents, sur fond de solidarités, au cours des débats de la réunion du Conseil municipal qui s'est tenue ce jeudi.

Quelle que soit la sensibilibilté politique des uns et des autres, mes collègues ont approuvé l'investissement de notre ville, à hauteur de 1% du budget communal de l'eau, dans un programme porté par l'association humanitaire "Action contre la faim" dans un archipel pauvre des petites îles de la Sonde orientales, en Indonésie. Nathalie Mille, notre conseillère municipale en charge du dossier, nous a exposé que les modestes 8.000 euros engagés par la commune permettront à l'association de "lever" quelque 600.000 autres euros qui l'aideront à réaliser là-bas des aménagements concourant à l'hygiène et la santé publiques, avec des accès à de l'eau saine et des équipements pour l'assainissement, ainsi qu'une sensibilisation aux bonnes pratiques d'hygiène et de gestion de l'eau. Cette initiative, dont des responsables "d'Action Contre la Faim" présents sur les bancs du public m'ont dit qu'elle constitue une première dans le Var, sera relayée par les enfants de nos écoles et collèges dont les professeurs ont fait cette année de l'eau une thématique majeure dans leurs enseignements.

http://www.france-libertes.org/IMG/jpg/feuilledeau.jpgBien sûr, il se trouvera sûrement des tenants de la "préférence communale" (suivez mon regard...) pour ressasser que "charité bien ordonnée commence par soi-même" et que La Seyne, avec ses difficultés, aurait pu se passer de cette dépense. Je laisse mes visiteurs juges de ces avis. D'autant que, depuis 2009, sur l'initiative d'une autre élue, Solange Andrieu, chargée des seniors et de la solidarité, et de la même Nathalie Mille, nous avons mis en place un dispositif, lui aussi inédit, appelé FACE, pour "Fonds d'Aide contre les Coupures d'Eau", abondé de 17.000 euros par an, permettant chaque année à 150 à 200 foyers seynois victimes d'une difficulté, même passagère, à régler leur facture d'eau potable, quels que soient leur lieu de résidence et leur situation sociale, et après enquête des assistantes sociales de l'Unité Territoriale Sociale (Conseil Général du Var), d'être accompagnés financièrement pour éviter une grave coupure de leur aduction d'eau potable.

Tout ça est bien la moindre des choses pour notre commune, qui a signé en 2009 avec Danielle Mitterrand, alors présidente de la Fondation France Libertés qu'elle a créée en 1986, la "Charte des Porteurs d'eau", qui stipule que l'eau, bien commun de l'Humanité, n'est pas une marchandise et constitue un droit humain fondamental. Et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai demandé à Nathalie Mille et aux services communaux de tout faire pour que, même si le service rendu aujourd'hui est très correct, au terme du contrat d'affermage qui lie La Seyne à une société privée pour la fourniture de l'eau potable, en 2016, nous puissions revenir à une gestion publique communale de ce bien fondamental.

http://www.varmatin.com/media_varmatin/imagecache/article-taille-normale-nm/image/protec/2012/12/24/19539897.jpgEt l'eau, celle de nos rivières cette fois, a aussi fait l'objet d'échanges sur une délibération du conseil municipal proposant le renoncement au transfert de la compétence communale de la gestion et de la prévention des risques liés aux inondations à la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée (TPM). Pour être solidaires, cohérentes et efficaces dans la réalisation des aménagements préventifs qui, en période de crues dues aux violentes pluies résultant de notre climat méditerranéen, peuvent éviter des drames mortels, nos douze communes avaient décidé de faire preuve de solidarité coopérative en confiant cette gestion à notre communauté. Cela concernait nos cours d'eaux majeurs et leurs affluents qui peuvent de plus en plus fréquemment devenir fous : la Reppe, le Vallat de Faveyrolles, le Las, l'Eygoutier et le Gapeau. Hélas, plusieurs de ces fleuves côtiers traversent aussi d'autres villes et villages que ceux de TPM, situés dans d'autres communautés de communes, et c'est là que le bât a blessé : les autres ont refusé d'apporter leur pierre, notamment financière, à la construction d'un projet global, rendant inopérante notre inititiative collective. On a dû faire machine arrière.

On parlait de solidarité, non ?...

Publié par Marc Vuillemot - dans Jumelages et international

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