10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 06:42

Certains doutent, d'autres s'insurgent... en silence. Sur fond de rivalité ancestrale entre les rives nord et sud de la Rade de Toulon, plusieurs personnes m'ont, ces derniers mois, fait part de leur inquiétude quant à l'incidence négative que pourrait avoir sur la fréquentation du terminal de croisières de La Seyne la construction d'un quai de 400 mètres de long au port de commerce de Toulon.

En clair, selon eux, Toulon veut « chiper » les paquebots géants à La Seyne, aggravant ainsi la fragilité de l'activité commerciale du cœur historique de notre ville que « boostent » tout de même les milliers de passagers qui débarquent chez nous de 80 à 100 fois par an selon les années. Pour peu que les magasins et établissements veuillent et puissent s'adapter à l'accueil de cette manne.

 

NOMBREUX ÉTAIENT CEUX QUI ANNONÇAIENT HAUT ET FORT LEUR OPPOSITION, MAIS...

D'autres argumentent sur le fait que la dépense prévue, de 30 à 40 millions d'euros, va être un gâchis au regard de l'orientation du futur quai toulonnais, quasi perpendiculaire aux deux vents dominants de chez nous, au contraire de l'ancien « môle d'armement » de nos chantiers navals reconverti par la Chambre de commerce et d'industrie du Var en gare maritime moderne et fonctionnelle, où les commandants des gigantesques paquebots accostent aussi aisément qu'un automobiliste gare une Twingo.

Plusieurs, y compris parmi les acteurs politiques locaux, et pas seulement de la minorité municipale de La Seyne, annonçaient depuis des mois qu'ils allaient dire haut et fort leur opposition à ce projet meurtrier, selon eux, pour l'économie seynoise. Le fait est que nul ne les a entendus. Par peur de déplaire à celui qu'ils considèrent comme le « patron de Var » ?...

 

... MAIS AUCUN N'A DONNÉ SUITE À SES ANNONCES

En revanche, j'ai, quant à moi, saisi l'occasion de la dernière réunion du conseil communautaire de Toulon Provence Méditerranée (TPM), au cours de laquelle était soumise au vote une délibération permettant d'autoriser l'agglomération à lancer une consultation publique sur le sujet, pour poser au grand jour et dans la clarté la question des intentions toulonnaises.

S'il y a doute ou inquiétude, il vaut en effet toujours mieux mettre cartes sur table. C'est chose faite. Et la réponse d'Hubert Falco est claire et nette. Le quotidien Var-matin l'a publiée (ci-contre) : loin de lui l'idée de nuire à la rive sud de la Rade. Dont acte.

Il est plus que jamais nécessaire d'élaborer un schéma global d'aménagement et de fonctionnement de l'espace portuaire civil de la Rade de Toulon. Notre métropole dispose là d'un potentiel incroyable pour la dynamique économique et l'emploi. Comment tirer le meilleur parti possible de notre linéaire de littoral ? Quels sites dédier aux croisières, aux ferries, au ro-ro, aux activités technologiques et scientifiques, à la réparation et la construction navale, notamment du yachting, à la plaisance, au tourisme, au loisir, à la détente, à la valorisation patrimoniale, etc ?

 

SE SAISIR DE LA CONCERTATION, POSITIVEMENT ET SANS MODÉRATION

Répondre à ces questions permettrait de disposer d'un cadre d'objectifs pour les décennies à venir, dans l'intérêt partagé de tout le « Grand Toulon », en évitant les erreurs et en programmant les aménagements terrestres à faire réaliser par la métropole, notamment en matière d'intégration urbaine et paysagère et surtout de mobilités et de transports. On ne peut ainsi pas imaginer que le terminal de croisières seynois soit un jour dédié aux ferries, les flux de circulation automobile en découlant ne pouvant que paralyser la ville, ni que des containers à embarquer sur un cargo soient stockés devant les fenêtres des hôtels du futur complexe de notre « Atelier mécanique » !

C'est tout cela qu'il faut que nos concitoyens expriment. La concertation annoncée par TPM, au-delà de la question du quai géant de Toulon, en est une première occasion, pour les habitants et les acteurs économiques, associatifs, sociaux et culturels. Il faut s'en saisir. Sans modération.

19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 03:31

« Bravo pour votre dynamisme et pour votre implication constante qui permet d'offrir une véritable image de ville durable et responsable ».

 

C'est la conclusion de la visite de « l'inspection surprise » réalisée le 10 août dernier à La Seyne par l'auditeur du « Pavillon bleu », cet organisme qui a nous décerné, pour la deuxième année consécutive, le label environnemental et touristique pour les plages et les ports de plaisance.

 

Je livre aux visiteurs de mon blog l'intégralité de l'appréciation finale de cette visite : 

 

 

« POURSUIVEZ VOS EFFORTS DANS CE SENS ! »

 

« Les critères sont tous respectés et nous vous félicitons pour l'engagement environnemental de la commune partagé par l'ensemble des équipes.

 

« Des efforts importants ont été réalisés cette année sur la plage des Sablettes-centre avec la rénovation complète des sanitaires équipés avec du matériel économe en eau et énergie.

 

« Nous avons noté la rénovation des sanitaires de la plage des Sablettes-est pour l'année prochaine. 
Les affichages sur les deux plages sont complets et de qualité. Nous vous félicitons pour vos plans de plage qui comportent tous les éléments requis par le Pavillon Bleu et qui sont très clairs et lisibles.

 

« Tous les équipements demandés par le Pavillon Bleu sont présents.
 Nous avons particulièrement apprécié la façon dont vous communiquez sur l'accessibilité des personnes à mobilité réduite de la plage des Sablettes-est et sur le matériel mis à disposition. Une personne est dédiée à l'accueil de ce public aux horaires indiqués sur le panneau d'accueil.
 Nous vous encourageons à équiper également la plage des Sablettes-centre, la configuration s'y prêtant.

 

« La gestion des déchets est bien maitrisée sur les deux plages avec la présence de poubelles tout venant et de tri sélectif.
 Toutefois, nous vous invitons à mettre en avant les actions réalisées pour lutter contre les mégots de cigarette et à afficher sur vos panneaux d'information la mise à disposition de cendriers de plage aux postes de secours.

 

« Vous pouvez également sensibiliser vos vacanciers à un usage raisonné de l’eau et à la non-utilisation de produits lavants au niveau des douches à l’aide de pictogrammes visuels.

 

« Bravo pour votre dynamisme et pour votre implication constante qui permet d'offrir une véritable image de ville durable et responsable.

 

« Poursuivez vos efforts dans ce sens ! »

 

Et ceux qui voudraient pousser plus à fond dans la lecture des conclusions de l'auditeur peuvent lire (format pdf) l'intégralité de son rapport EN CLIQUANT ICI.

 

 

UNE AVENTURE COLLECTIVE POUR VALORISER LE TERRITOIRE

 

Je tiens à remercier très sincèrement tous ceux qui ont contribué à l'obtention en 2016 et la confirmation en 2017 de ce label de qualité, sous l'égide de Christian Pichard, notre adjoint au tourisme, et d'Any Baudin, conseillère chargée des handicaps, avec la participation de Raphaële Leguen, notre première adjointe chargée de la mer, de Jean-Luc Bigeard, adjoint s'occupant de la prévention des risques, et, évidemment, de l'office de tourisme de l'ouest-Var animé par Joyce O'Donoghue et que préside pour le compte de l'agglomération TPM notre adjoint Anthony Civettini.

 

C'est évidemment l'équipe des personnels municipaux des parcs, avec MM. Zangani, Gomez et Marty, et celle des questions maritimes, avec C. Chiantaretto, qui ont refait les sanitaires, fabriqué des cache-poubelles, repris les allées en béton et les pédiluves, installé le tapis d'accès des personnes à mobilité réduite, et réensablé.

 

Mais c'est aussi la mobilisation de nombre d'autres services communaux autour d'un vrai projet partagé de « labellisation » : les espaces verts entretenant le parc, les « infrastructures » installant les poubelles, l'entretien des locaux pour la propreté des sanitaires et l'aide à l'accès des handicapés, le service d'hygiène et celui du « plan de sûreté et de prévention des risques » pour la qualité des eaux, le balisage et la coordination des pompiers, la communication et la reprographie pour les informations, le service de la jeunesse qui a distribué les cendriers de plage mis à disposition par le SITTOMAT, organisme intercommunal de collecte et traitement des ordures, celui de la culture qui anime la bibliothèque de plage « Effet mer », et celui des sports les activités du  « chalet des sports ». Et, pour le suivi administratif, le service du marketing territorial ainsi que le pôle municipal handicap.

 

Et, bien sûr, la société Pizzorno qui assure la propreté du parc et des plages, mais également d'autres partenaires privés comme l'association des  « secouristes de Tamaris », animée par M. Amico, qui a formé les jeunes s'occupant des personnes à mobilité réduite, les pompiers départementaux, ainsi que les clubs des « Anysetiers », du « Kiwanis » et de « Joie, espoir et différence » qui ont offert du matériel pour les personnes à mobilité réduite.

 

 

NE PAS FRAGILISER LES FONCTIONNAIRES ET LES ASSOCIATIONS

 

J'en oublie sûrement. Ils me pardonneront.

 

L'important était pour moi, au-delà des remerciements mérités, de montrer que les personnels de la puissance publique, alliés aux bénévoles associatifs, savent prendre toute leur part dans la valorisation de notre patrimoine littoral, permettre son appropriation par tous, et concourir, par voie de conséquence, à la dynamique du loisir et de l'économie touristique.

 

Et que, du coup, on aurait bien tort de les fragiliser.

 

24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 05:34

J'ai failli écrire « comme tout un chacun » pour évoquer la quinzaine d'errance estivale que je me suis accordée loin de La Seyne qui, dès la semaine prochaine, verra petit à petit ses sites littoraux et urbains retrouver leur fréquentation plus ordinaire. Ça aurait été oublier que de moins en moins de mes concitoyens disposent des moyens de s'offrir quelques jours de repos ailleurs que chez eux.

Ceux-là, qui n'ont pas eu la chance de partir, auront toutefois pu profiter avec nos touristes des animations locales que la commune, les associations, les artistes et les commerçants, forains et sédentaires, chacun dans le cadre de ses compétences et pour partie en coopération, se sont efforcés de décliner tout au long de l'été.

 

À L'HEURE D'UN PRÉ-BILAN DES « NOCTURNES DES SABLETTES »

On arrivera dans les semaines à venir au terme de cette nouvelle saison touristique. Et Cécile Jourda, conseillère municipale déléguée aux commerces et marchés, a convié ce mercredi les forains et artistes exposants ainsi que les personnels municipaux qui font vivre le marché nocturne des Sablettes, à une rencontre conviviale sur le Parc Braudel, autour d'un verre et d'un buffet — excellemment réalisé par notre cuisine centrale communale — pour laisser la libre parole à ceux qui assurent cette animation prisée des vacanciers comme des gens d'ici. Et tâcher d'en tirer des enseignements afin d'améliorer cette offre pour le futur.

Merci, grand merci, à ceux, très nombreux, qui s'investissent pour dynamiser nos soirées estivales sur le littoral, qui ont répondu à cette invitation et qui, dans le calme et le respect mutuel, ont fait partager leurs analyses. J'en ai retenu, entre autres, que tous ont apprécié que le marché ait été « relocalisé » sur la promenade Danielle-Mitterrand qui traverse le parc, évitant notamment les atermoiements que l'on connaissait lorsqu'il était sur la chaussée publique et qu'il fallait trop souvent attendre pour installer les étals que la fourrière évacue les véhicules des automobilistes négligents. J'ai aussi noté que, si tous se réjouissent de la présence désormais assurée du début à la fin du marché des agents du service des emplacements et de la police municipale, ils ont regretté que, du fait du surcoût en heures supplémentaires occasionné alors que la commune est contrainte de gérer l'opération à budget constant, ce choix ait conduit à ce que le marché ne fonctionne que quatre soirs par semaine. Ou que beaucoup, à l'expérience, suggèrent qu'il débute plus tard pour finir à une heure plus avancée de la nuit. Ou encore que chacun admet et supporte les contraintes d'organisation imposées par l'État en matière de prévention et de sécurité en cette période troublée par les risques d'attentats.

 

PARTICIPER PLUTÔT QUE SUBIR ET CRITIQUER

Cette rencontre a tranché avec d'autres. J'ai été agréablement surpris par l'enthousiasme, l'esprit d'écoute, de compréhension des contraintes, d'évaluation et de suggestion dont ont fait preuve tous ces forains, créateurs, artistes et artisans. Et par la volonté affirmée par plusieurs d'entre eux de prendre part, pour l'avenir, en concertation avec les services municipaux et leurs confrères commerçants sédentaires, peut-être dans le cadre d'une association, à la définition de ce que pourra être le marché nocturne des années futures.

Il faut que chacun le comprenne. On ne peut tout attendre de la seule puissance publique locale. D'autant moins quand elle subit les affres d'un étranglement continu de la part de l'État. Plus que jamais, en ces périodes économiquement difficiles, la participation, la coopération et l'imagination de chacun à la recherche de l'intérêt de tous doivent être au rendez-vous. Au-delà du marché forain et artisanal des Sablettes, d'autres pourraient s'inspirer de cette approche positive.

31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 06:17

Je dois l'avouer, j'attendais avec un peu d'appréhension le reportage de plus de cinq minutes que la chaine de télévision TF1 a diffusé ce dimanche au cours de son journal de 20 heures sous le titre « La Seyne-sur-Mer : renaissance d'une ville ». Pour les visiteurs de mon blog qui ne l'ont pas vu, ils peuvent le trouver en « replay » sur le site Internet MyTF1, à 8 mn 50 après le début du journal, ou en cliquant sur ce lien.

Oh, ce n'était pas que je mettais en doute l'impartialité des journalistes, que je m'inquiétais d'une vision trop défavorable ou misérabiliste, ou que je craignais que l'interview de quelque grincheux nuisît à un rendu le plus juste possible de l'état d'avancement de la reconversion qu'il a fallu opérer depuis bientôt trente années. Tous ces travers-là, j'y suis habitué, non pas du fait de la presse, mais de certains de mes concitoyens pas toujours satisfaits, souvent à juste titre dubitatifs, inquiets ou dépités, et même de... moi-même qui, comme tout un chacun, connais des moments de doute, de déception, voire de rage.

 

UNE RECONQUÊTE SANS METTRE TOUS NOS ŒUFS DANS LE MÊME PANIER

Ce que je redoutais, c'était que l'angle d'approche, centré sur la valorisation touristique comme vecteur de relance économique, ne donne à retenir au téléspectateur qu'une image de stratégie de redynamisation se fondant sur un seul parti pris pouvant se résumer à... « du passé faisons table rase ».

Les images commentées du littoral du chantier naval, les interviews des anciens travailleurs, les commentaires du journaliste, m'ont totalement rassuré. Le reporter a opportunément bien mis en exergue deux éléments qui me semblent d'importance : la reconquête par changement d'usage du potentiel foncier jadis industriel désormais valorisé pour le tourisme, la culture et le loisir, et la complémentarité de ces espaces avec ceux, tout autant patrimoniaux, de notre littoral naturel, balnéaire et nautique qui a connu ses grandes heures de tourisme au XIXe siècle et qui renaît à sa vocation.

Bien sûr, d'aucuns analyseront le reportage en déplorant qu'il puisse donner le sentiment que l'on a remplacé une mono-activité industrielle par une mono-activité touristique, ce qui serait dangereux, tant on a payé très cher dans les années qui ont précédé la fermeture du chantier naval d'avoir « mis tous nos œufs dans le même panier ».

 

BIEN SÛR, TANT DE CHOSES RESTENT À FAIRE

C'est d'ailleurs faux, puisque La Seyne peut aussi s'enorgueillir d'accueillir sur son terroir littoral la base marine du « technopôle de la mer à vocation mondiale »  de la Méditerranée, où l'industrie, la haute technologie, la science et la recherche sont en plein développement, comme elle prend bien garde de préserver et soutenir l'économie de la nature, la pisciculture, la conchyliculture et l'agriculture de proximité, ou l'économie solidaire et sociale des services de proximité.

Et, bien sûr, il s'en trouvera — et je ne les blâme pas tant le chantier est long et difficile — pour commenter sur l'absence d'images de nos quartiers dégradés, de notre vieux centre en détresse, de l'état de nos voiries, notamment celles de la corniche de Tamaris ou du cheminement piétonnier depuis le terminal de croisières jusqu'au vieux port, du manque d'ambition de nos transports collectifs, en particulier en soirée et les week-ends, ou des sentiments d'insécurité qui peuvent nuire ça et là à la promotion de notre territoire.

 

DE LA VOLONTÉ POLITIQUE, DES AIDES, DES INVESTISSEURS, ET DU TEMPS

Mais, une fois n'est pas coutume, c'est bon pour le moral, je voudrais que nous puissions voir le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide.

Ce reportage nous aura donné à partager une vision encourageante à poursuivre collectivement nos efforts, en nous appuyant sur notre détermination politique, pour obtenir plus d'appuis de la puissance publique, pour promouvoir le potentiel de La Seyne auprès des investisseurs privés, tout en modérant notre impatience, en suivant la recette synthétisée par le journaliste en conclusion de son reportage, à savoir... donner un peu de temps au temps...

Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 03:18

Quel honneur pour La Seyne que d'avoir accueilli ce dernier vendredi, au sein de la belle salle de spectacles du casino municipal de jeux confié en gestion à Joa, l'Assemblée générale du Pôle Mer Méditerranée de Provence Côte d'Azur et d'Occitanie, avec ses 400 petites et grandes entreprises et centres de recherche !

J'ai pu dire que ça a été un symbole fort que ce rassemblement annuel des acteurs économiques, de la recherche et de l'université se déroule sur le site de nos anciens chantiers navals, illustrant que l'initiative, la coopération, la recherche-développement, la formation, entraînant le soutien de la puissance publique, génèrent une dynamique économique puissante, gage majeur d'emploi.

J'ai également rappelé les efforts que consent la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée, au sein de laquelle, comme vice-président, je me suis vu confier par Hubert Falco la responsabilité de l'enseignement supérieur et de la recherche, pour accompagner, fût-ce modestement en matière de budget, mais suffisamment pour entraîner d'autres cofinancements importants, les programmes de recherche et développement portés par les entrepreneurs et les laboratoires de recherche universitaires.

Merci à François Dumoulin, président du Pôle, en sa qualité de "patron" de DCNS, et à Patrick Baraona, son directeur, d'avoir pensé que La Seyne pouvait être digne d'accueillir cette journée d'échanges entre ceux qui, de Banyuls à Menton, tirent de leur intelligence et leur travail le meilleur de la mer, dans les domaines de la sécurité et la sûreté maritimes, du naval et du nautisme, des ressources biologiques, énergétiques et minières marines, de l'environnement et l'aménagement littoraux, ou encore des ports, infrastructures et transports maritimes.

25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 06:01

Elle ne vous conduit « qu'à » 40 mètres au-dessus du niveau de la mer ! C'est deux de moins que la plateforme panoramique installée en haut du Pont des chantiers auquel il ne fallait tout de même pas faire de peine, surtout à l'occasion de son centenaire.

La famille Calmarini, qui depuis des générations participe à l'animation de notre beau quartier balnéaire, est décidément bien entreprenante pour avoir investi dans une étonnante grande roue installée au cœur de son parc de loisirs des Sablettes.

Ce n'est pas un manège comme les autres. C'est un formidable moyen de découvrir le patrimoine naturel, maritime, littoral, historique et urbain, depuis les monts toulonnais et notre Rade jusqu'à l'horizon du large qu'on appelle chez nous « la Grande Mer », en posant de surcroît un regard inédit sur le patrimoine architectural classé du hameau des Sablettes reconstruit par le célèbre Fernand Pouillon au lendemain de la seconde guerre mondiale.

 

UNE GRANDE PETITE SŒUR POUR NOTRE VIEUX PONT

C'est d'autant plus vrai que le voyage dans les airs pourra s'accompagner d'une application pour smartphone permettant de visualiser et d'en savoir plus sur les lieux remarquables qu'elle permet de dominer.

Un heureux complément, donc, dû à l'initiale privée cette fois, à la même démarche que celle, publique communale, qui a présidé à la préservation et transformation de notre Pont historique de la construction navale dont on fêtera les 100 ans dans quelques jours, et pour une quinzaine. Avec les deux, situés de part et d'autre de nos barrières visuelles collinaires, pas un centimètre carré du grand patrimoine du tour de la Rade ne pourra plus échapper aux regards de nos concitoyens et de nos visiteurs.

 

UN PLUS POUR L'APPROPRIATION DE NOTRE SITE PATRIMONIAL REMARQUABLE 

Et, s'il est des grincheux — et il va y en avoir — qui jugeront que cette infrastructure de métal fait tâche dans le paysage du site patrimonial remarquable censé protéger, voire sanctuariser, notre littoral allant de Balaguier aux Sablettes, je les rassure en leur indiquant tout de suite qu'elle ne sera là que pour la période estivale.

Et qu'il est un autre endroit, non loin de chez nous, également reconstruit par Fernand Pouillon avec la même pierre blonde du Gard, et pareillement classé, où une autre plus grande roue, de 55 mètres de diamètre, est en place à demeure sans que ça ne chagrine quiconque.

Nautrei que partejam ambé nòstrei veisins sieis-fornencs una Nòstra-Dòna-de-Bòna-Garda, fuguesse mai bèla, mai vielha et mai majestuosa que la sieuna, s'anam pas se la laissar contar pèr lei Marsilhès, que, Bòna Maire !!! ( * )

___________________________________________

( * )Traduction de la dernière phrase en provençal occitan : Nous qui avons en partage avec nos voisins six-fournais une plus belle, plus ancienne et plus majestueuse Notre-Dame-de-Bonne-Garde que la leur, on ne va tout de même pas se la laisser conter par les Marseillais, qué, Bonne Mère !!!

9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 11:55

Mes compliments à ceux de notre équipe municipale, en particulier Tony Civettini, Claude Astore et Denise Reverdito, nos adjoints délégués, pour l'un au développement économique, pour le second, entre autres choses, aux voiries, et, pour la dernière au développement durable, mais aussi à Jean-Pierre Colin qui a facilité l'établissement de contacts, qui ont permis d'aboutir à ce qui semble être un bon compromis pour le transport et l'embarquement de La Seyne vers Monaco des matériaux extraits de la carrière du Revest.

Nous signerons dans quelques jours avec la société Bouygues une convention précisant les modalités de cette opération.

 

DEUX TIERS DE PIERRES ET PLUS DE 80% DE CAMIONS EN MOINS

Ça n'a pas été très facile d'obtenir une réduction très conséquente du volume de pierres transporté, mais on y est parvenu. Des 2.210.000 tonnes initialement prévues à l'embarquement à Brégaillon, on est revenu à 810.000 tonnes, soit une réduction des deux tiers. Des 270 camions par jour précédemment prévus, de 6 heures à 19 heures, pendant 26 mois, on passera à 45, de 6 heures à 17 heures, pendant seulement 17 mois.

Il faudra bien sûr que les communes voisines, du Revest à La Seyne, permettent le trajet des véhicules, mais il semble que l'on est là dans la limite de ce qui est déjà autorisé pour les rotations habituelles de la carrière.

 

MOINS DE DÉSAGRÉMENTS ET L'ÉCONOMIE ET L'EMPLOI PRÉSERVÉS

On aura ainsi évité nombre de désagréments pour les riverains de Brégaillon, la préservation environnementale littorale, et la circulation routière, tout en ne fragilisant ni l'économie, tant de la carrière que de l'activité portuaire, levant ainsi les inquiétudes légitimes pour les emplois, en particulier des carriers et des dockers, dont beaucoup comptent au nombre de nos concitoyens seynois.

Finalement, mes "coups de gueule", appuyés par les Comités d'intérêt local dont je salue l'implication et le bon sens, suivis de longues et constantes autant que discrètes discussions, auront permis d'aboutir à une solution.

 

HEUREUSEMENT QUE, NOUS, ON A AGI...

Ce que semble ignorer M. Vialatte, fustigeant ces jours derniers « le beau gâchis » supposé avoir fait perdre « des dizaines d'emplois ». Pan (amical) sur le bec.

Et ce n'est pas mieux de la part de la quasi totalité des prétendants à sa succession, de « La république en marche » au « Front national », qui ne se sont jamais impliqués et que l'on n'a jamais entendus sur le sujet... ignorant sûrement que prétendre exercer une fonction élective, c'est aussi avoir le courage de faire et d'assumer des choix...

9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 07:44

Ça faisait partie des demandes que, pour La Seyne et Six-Fours, je formulais, depuis longtemps pour certaines. La commission des transports de l'agglomération Toulon Provence Méditerranée, où notre adjointe Denise Reverdito représente La Seyne, a donné un avis favorable à des modifications de lignes et de fréquences que nous réclamions.

Si la conseil communautaire de TPM, qui se réunira la semaine prochaine, suit la proposition de la commission, les chefs d'entreprises des zones d'activité des Playes et de Camp Laurent et leurs 17.000 salariés devraient être satisfaits.

La desserte de cet espace économique majeur et très dynamique va être considérablement améliorée à compter du mois de septembre prochain.

 

UNE OFFRE ACCRUE DE 15%

La fréquence de la ligne 70 sera augmentée de 50% avec un passage toutes les 20 minutes en heure de pointe, au lieu de 30 minutes actuellement. L’itinéraire de cette ligne gagnera en clarté et en lisibilité car il reprendra l’itinéraire principal de ligne qui est perturbé à certaines heures par des itinéraires différents.

Cette augmentation significative d’offre sur la ligne 70 permet d’offrir d’autres destinations aux lignes 71 et 72 qui empruntaient le même itinéraire que la ligne 70. La ligne 71, avec ses 10 services par jour actuellement, sera limitée à l’arrêt Curie, en correspondance avec la ligne 70. La ligne 72 sera déviée à partir de « l’Espace santé » pour offrir à la ZAC des Playes une ligne régulière demandée par l’Association de développement des entreprises de Toulon-Ouest.

Et l’appel-bus AB 80 de la ZAC des Playes pourra ainsi être redistribué à partir de la gare de La Seyne sur la ZAC du Camp Laurent et offrir une desserte de cette zone qui était demandée et qui bénéficiera aussi aux personnes souhaitant se rendre à notre crématorium et notre futur cimetière.

C'est au total un accroissement de 15% de l'offre de transports collectifs que nous aurons la satisfaction d'avoir obtenu. Un bon point donc, pour TPM, auquel s'ajoutera un autre, dès cet été, avec la mise en service du parc-relais de Tamaris, en cours de réalisation, qui incitera à délaisser la voiture pour emprunter le bateau-bus.

 

D'AUTRES URGENCES À PRENDRE EN COMPTE

Il reste d'autres chantiers à mener à bien, comme le franchissement de la voie ferrée au pont rail-route de Brégaillon pour prolonger la ligne U jusqu'à la gare de La Seyne, avant que n'arrive, faute de tramway, le très attendu « transport en commun en site propre », qui devra desservir La Seyne jusqu'à « l'Atelier mécanique ».

Il est également indispensable que se réalise, dans les meilleurs délais, une correspondance entre les lignes 8M et 18M de bateaux-bus, grâce à un embarcadère à installer sur le littoral de Bois-Sacré, permettant de relier les quartiers sud à notre centre-ville, en attendant la très réclamée ligne de bateaux-bus de cabotage desservant les points majeurs de la Rade depuis Saint-Mandrier.

Et notre comité des usagers des mobilités, qui se réunira sous peu, a bien d'autres projets d'améliorations en attente...

Lignes de bus : certaines de nos demandes prises en compte !
26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 05:25

On la reçoit depuis une semaine sur le canal 30 de la TNT. Elle s'appelle Var Azur TV. Et, pour ceux qui, comme moi depuis dix-sept ans, ont fait le choix de ne plus avoir de téléviseur chez eux, on peut revoir certaines de ses émissions sur son site Internet varazur-tv.fr. Je lui souhaite une belle et longue vie.

Depuis deux jours, et pendant toute la semaine, deux de ses animateurs, Morgane Las Dit Peisson et Philippe Salciccia — un de mes anciens élèves du collège Henri-Wallon — mettent La Seyne à l'honneur chaque jour au travers d'une de l'un des programmes de la chaine, « La grande émission », d'une durée quotidienne d'une demi-heure, à partir de 18 heures 30.

 

LA SEYNE À L'HONNEUR TOUTE LA SEMAINE SUR LA TÉLÉVISION VAROISE

J'ai eu l'honneur et le plaisir d'être convié, avec Chantal Lemetayer, dirigeante de l'entreprise navale « Monaco Marine », en cours d'implantation sur notre littoral du Bois-Sacré, à participer la toute première de la série consacrée à notre ville, diffusée il y a deux jours.

J'invite les visiteurs de mon blog à passer un moment devant leur écran pour découvrir ce média local qui, à n'en pas douter, concourra dans la durée à la promotion de notre département du Var, comme le font pour nos voisins les deux "grandes sœurs" de Var Azur TV, gérées par la même société, celle qui couvre les Alpes-Maritimes (Azur TV) et celle qui est diffusée dans les Bouches-du-Rhône (Provence Azur TV).

Gageons que Var Azur TV ne m'en voudra pas — c'est pour la bonne cause de sa promotion —  de donner à voir en replay l'émission qui nous a si aimablement accueillis...

 

25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 03:58

Nombre d'informations ont circulé ces derniers temps, issues de gens et d'institutions plus ou moins bien informés. On avait, du coup, le sentiment que le devenir de notre Rade pouvait se décider en des lieux bien éloignés des communes solidaires qui la bordent, en l'occurence essentiellement La Seyne, Toulon et Saint-Mandrier.

Il faut dire qu'il n'était pas facile de s'y retrouver, avec le Département, ancienne autorité portuaire, mais qui avait choisi de partager sa compétence avec la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée (TPM) et la création de l'ancien syndicat mixte « Ports Toulon Provence » (PTP). Les choses sont désormais plus simples : l'activité de PTP a cessé au 31 décembre dernier, et la loi a confié en pleine responsabilité la compétence des ports à TPM.

 

TRANSFERT DES FERRIES DE TOULON À BRÉGAILLON : PAS À L'ORDRE DU JOUR

Je me réjouis que les choses se clarifient. Le président de l'agglomération l'a réaffirmé ces derniers jours : ce sont bien les maires, en leurs qualités d'élus communautaires, qui, ensemble, à partir d'une analyse partagée des potentiels littoraux de nos communes, poseront les axes d'aménagements et d'investissements nécessaires pour tirer le meilleur parti économique, social, urbain ou encore patrimonial de cette côte protégée qui, depuis la nuit des temps, nourrit nos populations.

Ainsi, par exemple, en réponse à une demande que j'avais formulée il y a quelques temps, le président Hubert Falco m'a-t-il adressé ces jours derniers un courrier dans lequel il précise clairement que « le transfert [de Toulon à Brégaillon] de l'activité ferries à destination ou en provenance de la Corse n'est pas à l'ordre du jour », précisant qu'il « adhère totalement à [mon] point de vue » pour que nous ayons « une lecture partagée des enjeux de développement économique de notre territoire métropolitain que peut favoriser notre potentiel portuaire ».

 

L'INTÉRÊT DE TOUT NOTRE GRAND TERRITOIRE

Une réunion qui s'est tenue ce jeudi sous sa présidence a aussi permis de lister nombre de sujets sur lesquels nous nous pencherons ensemble, comme, par exemple, pour ce qui concerne La Seyne, les aménagements du port de commerce de Brégaillon, ceux de Saint-Elme, en passant par la Petite Mer, la zone de Monaco Marine à Bois Sacré, ou encore celle du quai d'armement que nous ne voulons pas renoncer à valoriser par un projet autour de la plaisance. Les avis des communes voisines complèteront les nôtres, nourris de ceux des usagers, gestionnaires et concessionnaires, que je tiens à solliciter pour faire les bons choix, comme nous devrons alimenter des nôtres les projets de toutes les bandes littorales portuaires de notre aire métropolitaine.

Nous sommes donc désormais en ordre de marche dans l'intérêt de tout le territoire du « Grand Toulon » et bien au-delà. Et c'est une bonne chose.

Bienvenue !

Marc VUILLEMOT
Maire (PS) de La Seyne-sur-Mer
Vice-président de l'agglo de Toulon

Je vous souhaite une agréable visite.

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