25 mai 2022 3 25 /05 /mai /2022 02:52

C'est vrai que certains camping-caristes abusent des possibilités offertes par le code de la route quant à leur stationnement. Stationner n'est pas s'installer pour camper. Et on doit comprendre les riverains d'un site où de mauvaises habitudes sont prises par des autocaravaniers (c'est le terme français pour changer un peu de l'anglicisme "camping-cariste").

 

Pour autant, contrairement à une idée reçue, il est interdit d'interdire aux camping-cars de stationner là où les autres véhicules sont autorisés à le faire.

 

C'est pourquoi notre équipe municipale avait organisé une aire de stationnement pour les autocaravanes non loin du hameau des Sablettes et des plages, sur une emprise communale. Mais, cédant à la pression de quelques riverains, la mairie l'a supprimée. Et, évidemment, les problèmes ressurgissent ailleurs...

 

 

DES PANNEAUX SIGNALÉTIQUES FANTAISISTES ET ILLÉGAUX

 

Il faut le savoir, il est "interdit d'interdire" le stationnement spécifique des camping-cars si d'autres véhicules ont le droit de se garer. Aucun des panneaux de l'image ci-dessous, qui sont pourtant en vente et apposés dans de nombreuses communes, n'existe d'ailleurs au référentiel de la signalétique du code de la route. Ils sont tout simplement illégaux.

 

 

Jusqu'à présent, La Seyne a respecté la loi, ne verbalisant les autocaravanes, comme n'importe quel véhicule, que lorsqu'elles excédaient la durée de stationnement autorisée de sept jours, ou lorsqu'était constaté un stationnement gênant, dangereux ou abusif, au sens des articles R.417-9 à R.417-13 du code de la route.

 

 

JUSQU'À PRÉSENT LÉGALISTE, LA SEYNE REJOINT LE CLUB DES JOUEURS DE POKER QUI "Y VONT AU BLUFF"

 

Mais voilà que, depuis quelques temps, on commence à contourner la loi, comme en atteste le panonceau illégal, car ne figurant pas au référentiel de la série "M", apposé sous le panneau B6d d'arrêt et de stationnement interdits qui a été installé face au collège Jean-L'Herminier sur le chemin de l'Évescat aux Sablettes. On se demande la raison de cette décision car il n'y a aucun risque ni de danger ni de gêne tant pour les automobilistes que pour les piétons tant qu'ils n'empiètent pas sur la chaussée.

 

N'importe quel camping-cariste qui y serait verbalisé serait ainsi fondé à contester la contravention dressée à son encontre. Plusieurs associations d'usagers des autocaravanes ont par ailleurs obtenu des jugements obligeant de plus en plus de communes à revenir sur leurs interdictions illicites, comme ce fut le cas à Lacanau (Gironde) en 2020.

 

 

INTERDIRE AUX SEULS CAMPING-CARS EN CAS D'ÉRUPTION VOLCANIQUE ?...

 

Alors, lorsqu'on annonce qu'un arrêté va permettre d'apposer des panneaux interdisant le stationnement des campings-cars sur certaines voies seynoises, a-t-on bien réfléchi qu'on ne peut légalement le faire que si on interdit à tous les véhicules de se garer ? Les riverains réclamant cette mesure en ont-ils bien conscience ? Leurs interlocuteurs communaux les ont-ils bien informés ?

 

Ou alors, il faudra faire preuve de beaucoup d'imagination perverse ou d'un grand sens de l'humour, à l'instar de telle commune qui, comme on peut le voir sur la photographie ci-dessous, justifie l'interdiction de circuler imposée aux autocaravanes par l'article R.443-9 du code de... l'urbanisme !

 

Cet article règlementaire stipule en effet que peuvent être prises des dispositions particulières de circulation dans des « zones soumises à un risque naturel ou technologique prévisible » tel que « des incendies, des effondrements de cavités souterraines, des radiations de potentiel radon élevé, des événements sismiques, des cyclones, ou des éruptions volcaniques » !

 

Ce sont autant de facteurs de risques majeurs que chacun sait très fréquents chez nous, en France métropolitaine, et à La Seyne en particulier. Et, surtout, qui ne concernent en rien les deux-roues, ni les automobiles, ni les poids lourds, naturellement épargnés par ces catastrophes. Mais seulement les camping-cars...

 

 

UN INDISPENSABLE ÉQUIPEMENT D'ACCUEIL PRÈS DES COMMERCES ET DES PLAGES

 

Ne vaudrait-il pas mieux, plutôt que relancer une polémique et courir le risque de se couvrir de ridicule lorsqu'une association d'autocaravaniers aura facilement trouvé la faille règlementaire pour saisir la justice administrative aux fins d'annulation de décisions fantaisistes, revenir à la raison, et faire aménager comme il se doit, ainsi que nous l'avions prévu, l'aire de camping-cars du centre sportif Armand-Sauvat supprimée par arrêté municipal en mai 2021  ?

 

Si on estime que la gestion d'un tel espace ne doit pas relever de la compétence municipale, rien n'interdit de la confier à un opérateur privé spécialisé en charge de l'équiper avec des bornes d'entrée et de services (eau, électricité, vidange, voire sanitaires) comme il en existe partout, de le gérer, et de réguler les toujours possibles dysfonctionnements pouvant occasionner une gène pour le voisinage. Il est vrai que la moyenne d'âge des camping-caristes se situe en France à 59 ans, que plus du tiers d'entre eux a entre 60 et 74 ans, et que ce sont là des générations bien connues de chenapans fauteurs récurrents de troubles à la tranquillité publique...

 

Comme nous l'avions à peine initié en 2019, d'autres communes l'ont bien compris qui ont choisi d'être accueillantes et, ce faisant, par leurs aménagements et initiatives d'accueil des autocaravaniers, personnes bonnes consommatrices par leur niveau de ressources (73% sont des retraités de classe moyenne ou haute, des chefs d'entreprises, cadres ou techniciens supérieurs) soutiennent l'activité économique des commerces de proximité, des loisirs et de la culture, qui en a bien besoin.

 

Mais, à La Seyne, depuis deux ans, on a choisi de faire table rase du passé plutôt que prolonger et améliorer ce qui doit l'être.

 

C'est une façon de voir les choses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 février 2022 2 01 /02 /février /2022 10:02

Comme relaté dans un précédent article de ce blog, sur les 49 membres du conseil municipal seynois, 17 ont voté une motion demandant l'entrée de l'État au capital du groupe CNIM en grave difficulté, une s'y est opposée, et 31 autres se sont abstenus.

 

Les abstentions n'étant pas des votes exprimés, la motion a été adoptée. Et c'est une bonne chose, même si un vote unanime lui aurait donné plus de poids. Espérons que la maire l'aura transmise au gouvernement.

 

Mais il n'est pas inintéressant de regarder de plus près quels élus ont voté pour, et lesquels ont voté contre ou se sont abstenus. Ça peut donner une idée de la motivation de nos édiles à participer au sauvetage de notre fleuron industriel local et national, des postures politiques et politiciennes des uns et des autres qui prennent hélas le pas sur les enjeux économiques et sociaux, et de l'état des solidarités au sein des divers groupes du conseil municipal issus des élections de 2020...

 

 

Le tableau ci-après (cliquez ICI ou sur son image pour l'agrandir) expose le détail des votes émis par l'ensemble des 49 conseillers municipaux, tels qu'arrêtés dans le procès-verbal de la réunion du conseil municipal mise en ligne sur le site de la Ville (ICI page 11). Ça corrobore les questions qu'on se posait dès l'annonce des résultats. Et ça en pose d'autres.

 

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Les salariés en détresse du groupe CNIM, leurs organisations syndicales, les patrons et employés des sociétés sous-traitantes et des commerces et services qui bénéficient de la consommation des personnels qui risquent de perdre leurs emplois et de leurs familles, et, au-delà, l'ensemble des Seynois et habitants du bassin économique peuvent à bon droit se questionner...

 

QUI, À LA SEYNE, DÉFEND L'EMPLOI INDUSTRIEL, ET QUI SEMBLE S'EN MOQUER ? ET POURQUOI ?

 

Pourquoi tant d'élus n'ont-ils pas voté cette motion ? Quel est le sens des très nombreuses abstentions ? Est-ce un refus obtus de voter pour un texte proposé par le groupe des gauches et de l'écologie ? Est-ce l'inacceptation d'adhérer au contenu de la motion interpellant le gouvernement ? Pourquoi, alors, ne pas l'avoir exprimé et n'avoir pas voté contre ?

 

Pourquoi la majorité municipale de droite est-elle si divisée sur cet enjeu majeur ? Pourquoi seule une petite minorité de la majorité a-t-elle voté pour cette motion ?

 

Pourquoi les deux conseillers départementaux du canton La Seyne 1, par ailleurs conseillers de la majorité municipale de droite, ont-ils voté favorablement et, ce faisant, n'ont pas suivi la maire qui s'est abstenue ? La droite départementale est-elle en difficulté avec la droite municipale ? A-t-on demandé aux conseillers départementaux de ne pas mêler leurs voix à celles du nouveau groupe dissident de la majorité qui inquièterait au-delà de La Seyne ?

 

UNE DROITE TRÈS DIVISÉE ET DES GAUCHES UNIES POUR LA SAUVEGARDE DE CNIM

 

En tout état de cause, il est une certitude. La majorité issue de la liste de la maire est fort divisée. Outre les dissensions non liées à la question du groupe CNIM, la maire, élue avec 36 colistiers, ne compte plus que 13 fidèles, tandis que 21 autres ont constitué un groupe dissident, un autre l'a abandonnée, et une autre, issue d'une autre liste, l'a rejointe pour de nouveau s'en écarter, ou en être écartée. C'est compliqué et bien peu lisible. On a pourtant besoin d'une unité solide pour La Seyne.

 

Une chose est sûre, les seuls groupes politiques du conseil municipal ayant été solidaires, unanimes et soudés pour défendre une interpellation de l'État pour qu'il vienne au secours de CNIM en entrant à son capital sont les deux équipes issues de la liste "L'énergie positive pour une ville verte et ouverte", celle des élus des gauches et de l'écologie et celle des élus indépendants, réunies pour plaider ensemble le sauvetage de notre grande entreprise.

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
29 janvier 2022 6 29 /01 /janvier /2022 05:47

Il ne doit bien y avoir qu'elle pour y croire. La maire de La Seyne a en effet déclaré à France 3 ce mardi qu'elle est « plus rassurée qu'il y a un an et demi » à propos du groupe CNIM.

 

Aucun des syndicats des salariés ne manifeste une telle assurance. La Métropole observe un silence prudent. Les acteurs politiques de gauche expriment leurs inquiétudes et leurs exigences. Et l'État lui-même, qui a pourtant apporté plus de 100 millions d'euros d'aides d'urgence à l'entreprise, se rend à l'évidence : en l'absence de contrôle qu'il aurait pu exercer s'il était entré au capital du groupe, le voilà contraint de vérifier ce qu'il en a été de cet appui financier consommé sans effet positif.

 

 

UN OPTIMISME QUE NE PARTAGENT NI LES SALARIÉS NI L'ÉTAT

 

Être « plus rassuré qu'il y a un an est demi », ce n'est pas ce que dit ressentir Force Ouvrière, syndicat majoritaire de la société que certains salariés affirment toutefois trouver bien complaisant avec des dirigeants qui semblent n'avoir pas géré au mieux les aides reçues de l'État et qui, dans le même reportage que celui donnant la parole à la maire, reconnait que « c'est très difficile de sauver tout le monde ».

 

Ce n'est pas non plus l'avis des autres syndicats de la société (CGC et CGT), qui pressentent que le personnel transverse du groupe CNIM va être licencié d'ici quelques mois.

 

Et ce n'est même pas l'avis de l'État qui, constatant des « erreurs managériales », a décidé de désigner un "censeur" pour mettre son nez dans la gestion de l'entreprise à laquelle il a accordé plus de 100 millions d'euros en pure perte, au lieu de prendre le taureau par les cornes en les injectant dans le capital de CNIM comme d'autres, dont moi-même lorsque j'étais maire, le réclamions depuis le début de la crise, ce qui lui aurait permis d'exercer un contrôle.

 

 

UNE ASSURANCE AFFICHÉE CONTRE L'ÉVIDENCE

 

Si le président de la Métropole, se disant jadis satisfait des prêts de l'État, observe prudemment une retenue de communication, la maire, en affirmant contre toute évidence être « rassurée », place le sujet sur le terrain politicien, probablement pour justifier les certitudes qu'elle affichait après avoir déclaré que le sujet de CNIM « est le premier dossier [qu'elle] a pris en main » puis qu'elle était « très contente », rappelant sa visite à CNIM et se satisfaisant de la stratégie de l'État qui permettait selon elle de « garder les emplois et la qualité industrielle du groupe ».

 

On voit malheureusement ce qu'il est.

 

Cette étrange confiance affichée pour ne pas se désavouer n'est pas de nature à entrainer la population dans une mobilisation aux côtés des salariés si ceux-ci l'estiment nécessaire. C'est pourquoi, de son côté, la gauche continue à être réaliste et à faire entendre un autre son de cloche.

 

Ainsi en est-il des élus minoritaires des gauches et de l'écologie qui ont obtenu le vote d'une motion du conseil municipal réclamant l'entrée de l'État au capital de CNIM, tandis que leurs partis, dont la Gauche Républicaine et Socialiste, le mouvement politique auquel j'appartiens, continuent, en lien avec les syndicats qui le veulent bien, poursuivent leur mission d'information objective, comme, par exemple, avec le communiqué publié ce vendredi...

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
28 janvier 2022 5 28 /01 /janvier /2022 07:40

« C'est pourquoi la noirceur d'une telle politique, les nuées qui sont au-dessus de nos têtes, seront chassées par toute une ville qui conjuguera au présent l'action, seule capable de garder un visage humain à notre localité et chasser le spectre du chômage et de la misère. » 

 

Telle est la conclusion d'un discours du leader CGT des chantiers navals CNIM, le regretté Raymond Dimo, rapporté par un article du magazine municipal "Vivre à La Seyne" paru en avril... 1980.

 

« Demain, si la situation l'exige, nous devons être plusieurs dizaines de milliers à clamer bien fort et bien haut notre volonté inébranlable de vivre et de vaincre... », ainsi le maire communiste de l'époque, Maurice Blanc, concluait-il l'éditorial du bulletin communal d'information (merci à Jean-Claude Autran qui met en ligne sur son excellent site toutes les publications de la mairie dont il dispose depuis 1947).

 

Pour les plus jeunes et les nouveaux Seynois, je rappelle que les CNIM de l'époque, c'étaient les Constructions Navales et Industrielles de Méditerranée, héritières des FCM (Forges et Chantiers de Méditerranée) fondées en 1853, avec leurs deux branches, la construction navale et les activités industrielles terrestres, la seconde ayant perduré jusqu'à aujourd'hui en conservant le nom de la société, et la première ayant été sacrifiée sur l'autel de la mondialisation après la fusion contrainte des chantiers navals de Dunkerque, La Ciotat et La Seyne dans une éphémère société Normed vouée à la mise à mort, avec des milliers de suppressions d'emplois et de drames humains qu'on a alors connus.

 

Si, étrangement, l'actuelle équipe municipale de droite a repris le titre du journal communal de l'époque, histoire de faire oublier, faisant du passé récent table rase, le magazine "Le Seynois" que ses prédécesseurs diffusaient, on n'a pas jusqu'à présent lu dans les colonnes du nouveau "Vivre à La Seyne" un appel à la mobilisation de la population tel que celui que Maurice Blanc et sa municipalité ont lancé en 1980.

 

Qu'en sera-t-il dans la prochaine parution ?...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
22 janvier 2022 6 22 /01 /janvier /2022 11:36

La maire de La Seyne a fait preuve de pragmatisme et de courtoisie républicaine en acceptant de soumettre au vote du conseil municipal une motion de soutien à l'entreprise CNIM et ses salariés, réclamant l'entrée de l'État au capital du groupe, que les élus des gauches et de l'écologie ont proposée.

Cette motion a été adoptée par 17 voix pour et une seule voix contre. C'est une bonne nouvelle. Au-delà des diversités de sensibilités politiques, les votants de l'assemblée communale ont fait bloc pour exiger de l'État qu'il sauve le fleuron de notre économie industrielle.

Mais ce vote est terni par l'abstention de 31 des 49 conseillers municipaux. Et ça, c'est stupéfiant...

 

MOTION VOTÉE, MAIS MAJORITÉ DIVISÉE

On ne saura qui sont ces abstentionnistes que lorsque sera publié le compte-rendu de la séance du conseil municipal. Mais on peut d'ores et déjà faire quelques calculs. Parmi les 17 votes favorables, on compte bien sûr les 5 élus minoritaires du groupe "L'énergie positive pour une ville verte et ouverte" (liste EELV, PCF, PRG, PS, GRS) qui ont proposé la motion. Il y a donc 12 autres élus qui se sont prononcés pour exiger de l'État son entrée au capital du groupe CNIM. Si on suppose que les 8 autres élus des oppositions d'extrême-droite, de droite et indépendants ont tous voté favorablement – ce qui semble très peu probable –, il reste que 4 élus de la majorité de droite ont aussi soutenu la motion.

Il y en a sûrement plus que ça car on peut douter que ceux du Rassemblement National aient vu d'un bon œil l'initiative, pourtant constructive, des conseillers des gauches et de l'écologie. Mais, en tous cas, pas plus d'une douzaine, dans l'hypothèse où les 8 élus de toutes les autres oppositions se seraient abstenus, puisqu'il n'y a eu que 17 votes favorables.

 

LA FRACTURE DE L'ÉQUIPE DE LA MAIRE RÉVÉLÉE MÊME SUR UN ENJEU MAJEUR

En tout état de cause, sur cet enjeu, après d'autres désaccords, la majorité municipale se révèle très fragmentée. De deux choses l'une...

Si la maire a accepté de soumettre au vote la motion proposée par la gauche, pourtant déposée hors délai vu l'urgence, c'est qu'elle lui semblait en cohérence avec sa proposition au ministre de l'Économie d'obtenir « une solution similaire aux chantiers navals de Saint-Nazaire avec une nationalisation transitoire ». Elle a donc dû voter favorablement. Mais elle n'a été suivie par seulement de 3 à 11 des 35 élus de sa majorité. C'est stupéfiant.

Si la maire n'avait pas souhaité que cette motion soit votée, elle pouvait arguer de son dépôt hors délai. Elle pouvait aussi accepter de la soumettre au vote en indiquant que sa majorité ne la voterait pas en invoquant n'importe quel prétexte, du genre « c'est de la politique nationale qui ne concerne pas le conseil municipal ». Mais elle ne l'a pas fait et, dans ce cas-là également, si c'est elle-même et sa majorité qui se sont abstenus, elle n'a pas été suivie par une partie des siens. C'est tout aussi stupéfiant.

 

L'IMPORTANT EST QUE LE CONSEIL MUNICIPAL APPELLE À L'ENTRÉE DE L'ÉTAT AU CAPITAL DE CNIM

La crise de la majorité communale semble bien profonde. La Seyne n'a pas besoin de ça. Surtout dans cette période où la plus grande entreprise du bassin est à l'agonie, entrainant dans son déclin des sociétés sous-traitantes, et fragilisant bien d'autres, du commerce et des services, avec le risque de disparition de centaines d'emplois locaux dont les bénéficiaires et leurs familles consommeront moins.

L'adresse à l'État a tout de même été adoptée, même si elle a moins de poids que si elle avait été votée par un conseil municipal unanime ou presque. Il faudra que, lorsque seront connus les abstentionnistes et l'unique opposant assumé, les salariés et acteurs économiques se souviennent de ceux qui les auront abandonnés.

Mais, un tiers de siècle après la fin de la construction navale, il faut surtout que l'État entende le cri de La Seyne pour son économie et ses emplois.

 

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POST-SCRIPTUM

À ceux de mes visiteurs qui m'ont contacté pour m'indiquer que je me trompais, voire se sont gaussés de moi, puisque Var-matin annonçait ce samedi que la motion avait été rejetée, je suis au regret d'expliquer que c'est hélas le journaliste qui a mal interprété le vote. Seuls les suffrages exprimés sont comptabilisés en France. Le quotidien a d'ailleurs rectifié dans son édition de ce dimanche et les élus des gauches et de l'écologie l'ont précisé, non sans humour, sur leur blog. L'autre journal local, La Marseillaise, avait quant à lui apporté l'information exacte. 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
21 janvier 2022 5 21 /01 /janvier /2022 15:22

L'émotion est palpable. La presse locale relate les soutiens que témoignent les élus locaux, de droite et de gauche, et les partis politiques de gauche, aux salariés du groupe CNIM dont j'annonçais ce jeudi dans un article de ce blog le risque imminent de démantèlement.

Je suis tout de même satisfait que, après que son premier adjoint m'a qualifié d'incompétent lorsque je réclamais l'entrée de l'État au capital de CNIM, la maire de La Seyne annonce enfin partager cette position de bon sens, en déclarant avoir « proposé au ministre de l'Économie une solution similaire aux chantiers navals de Saint-Nazaire avec une nationalisation transitoire »...

 

De leur côté, les élus municipaux écologistes et des gauches ont obtenu de la maire qu'elle soumette au conseil municipal qui doit se réunir ce vendredi soir une motion qu'ils ont rédigée pour réclamer cette prise de capital par l'État. Espérons qu'une unanimité utile se dégagera d'un vote solennel de notre assemblée communale.

Et la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, saisie par les responsables seynois et varois de mon parti, la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), a adressé une question écrite au gouvernement, dont on peut prendre connaissance en cliquant sur l'image illustrant cet article ou ICI.

Qu'en pense de son côté Émilie Guérel, députée de notre circonscription de l'ouest Var ? Joindra-t-elle sa voix à celle d'Hubert Falco, désormais comme elle soutien du Président de la République, ayant « réclamé en dernier recours une nationalisation transitoire », et à celle de la droite locale rejoignant enfin – il n'est jamais trop tard pour bien faire – celle que, avec les gauches et l'écologie, j'ai défendue dès le début de la crise alors que j'étais maire de La Seyne ?

Mais, même si toutes les sensibilités politiques se rejoignent, l'État, qui a déjà investi des dizaines de millions d'euros en prêts à CNIM, stratégie dont on craignait – les faits semblent hélas me donner raison – qu'elle soit inopérante faute de pouvoir de contrainte sur les choix de redressement dépendant de bons vouloirs du monde financier, sera-t-il disposé à s'orienter dans cette voie ?...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
20 janvier 2022 4 20 /01 /janvier /2022 06:04

Le titre de l’article du journal « Les Échos » qui l’a annoncé ce mercredi résume à lui seul le drame et le tragi-comique de la situation : « Une partie du fleuron varois CNIM va être placée en redressement judiciaire ».

S’il n’est pas trop tard, va-t-on enfin écouter ce que nous nous évertuons à réclamer, à savoir l’entrée de l’État, au moins temporaire, au capital du groupe ?

L'impact d'un démantèlement serait terrible sur le territoire local et varois. Des milliers d'emplois, directs et indirects, sont en jeu. 

Les élus du territoire vont-ils demeurer bras ballants face à la catastrophe annoncée ?...
 

 

CNIM EST RECONNU COMME UN FLEURON TECHNOLOGIQUE D'AVENIR

 

Oui, CNIM est un fleuron industriel, technologique et environnemental. Le site Internet de l'École de guerre économique, qu'on ne peut guère qualifier de doux-rêveur marxiste comme certains estiment que je le suis, expliquait fin 2020 : « Constructions navales et industrielles de la Méditerranée (CNIM) est une entreprise stratégique pour la France et ce pour plusieurs motifs. Le groupe CNIM est bien intégré dans l’industrie de défense française notamment dans le programme de dissuasion nucléaire. Mais CNIM est aussi investi dans l’innovation. En témoigne sa place dans le pôle de compétitivité Mer Méditerranée au titre duquel le groupe est qualifié de « membre essentiel » par Hubert Falco, président de Toulon-Métropole-Méditerranée. CNIM a aussi suivi le tournant des démarches environnementales et dans la diversification de ses activités elle est positionnée sur le marché de la valorisation énergétique des déchets et des biomasses. Enfin, il est intéressant de souligner que Bertin Instruments, une filiale de CNIM, joue un rôle décisif dans la crise sanitaire que nous traversons actuellement en développant diverses solutions de détection du virus. »

 

ET ON LAISSERAIT DÉMANTELER UN TEL FLEURON ?

 

Et c’est bien pour ça qu’il est dramatiquement paradoxal que l’État laisse la situation se dégrader au point d’en arriver à l’irrémédiable. Ses apports en prêts et non en capital, il y a moins d’un an, n’y ont rien fait, comme c’était hélas prévisible. Les boursicoteurs, en mars dernier, s’étaient frottés les mains, le cours de l’action du groupe ayant bondi de près de 20 % en une journée, et ayant triplé en un semestre. Mais c’était hélas bien insuffisant. Le démantèlement est désormais à l’ordre du jour par décision du tribunal de commerce. Ce mercredi 19 janvier, le cours a été suspendu à la Bourse de Paris.

 

« IL EST DU DEVOIR DES INSTITUTIONS FRANÇAISES DE PROTÉGER CET ATOUT »

 

Les analystes de l’École de guerre économique, lorsqu’il était envisagé le risque d’un rachat par des opérateurs chinois, alertaient déjà comme moi qui ne suis en rien un spécialiste : « Alors que le duopole sino-américain amorce une nouvelle logique de bloc, la guerre froide a muté en guerre économique. Il est peut-être temps pour la France de retrouver son statut d’alternative qui savait exprimer son véto. Une capacité d’opposition qui pourrait s'avérer nécessaire dans le cas de CNIM. Laisser à des mains étrangères une concentration si importante de compétences industrielles serait une grave erreur. Engagé dans nombre de secteurs stratégiques, à la fois dans la défense, la santé, l'énergie et l'environnement, il est du devoir des institutions françaises de protéger et de conserver cet atout afin de relever au mieux les défis à venir pour notre pays. »

 

DES MILLIERS D'EMPLOIS EN JEU !

 

Et leur conclusion était sans appel dans le cas où l’État s’y refuserait : « En tant qu’employeur notable de la région, c’est toute l’économie locale qui serait indirectement impactée. Ainsi, les 2600 emplois sont en partie menacés par la mise en fiducie des activités de l’entreprise. Des postes occupés par des employés aux savoir-faire et compétences bien spécifiques. C’est l'industrie française qui se verrait encore une fois amputée de son patrimoine vivant, à savoir ceux qui la font vivre par leur travail. »

 

"CHOOSE FRANCE" MAIS PAS "MADE IN FRANCE" ? VA-T-ON LAISSER FAIRE ?

 

À quelques jours de celui où le Président de la République s’est réjoui du succès du programme Choose France en soulignant que « la France se maintient depuis deux ans au premier rang européen des investissements directs étrangers, la forte attractivité du pays valide la politique économique en cours », le gouvernement continue à faire la sourde oreille aux cris de détresse de ceux qui veulent juste sauver l’existant bien de chez nous. À l’évidence, Choose France compte plus que Made in France.

 

On pouvait s'attendre à ce que l'enjeu fasse les gros titres de la presse locale ce jeudi matin. Il n'en est rien. Les édiles seynois, intercommunaux, départementaux, régionaux vont-ils se taire ? Je suis certain que la population seynoise et varoise, comme elle le fut pour la construction navale, serait à leurs côtés, et ceux des syndicats, pour exiger de la Nation ce qui est dû au territoire. Il y a urgence vitale.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
15 décembre 2021 3 15 /12 /décembre /2021 06:08

Il faut na-tio-na-li-ser ! Fût-ce le temps nécessaire à la sortie de l'ornière. Puisque sa direction se refuse à communiquer publiquement, les informations de ses syndicats, mais aussi l'évolution du cours de la valeur boursière du titre, montrent que la situation de CNIM a dépassé le seuil d'alerte.

C'est l'emploi de centaines de salariés, ingénieurs, cadres, techniciens et ouvriers de la plus importante entreprise industrielle de La Seyne et du Var qui est lourdement menacé. Ce serait d'autant plus un indicible gâchis humain et technologique que nombre de sociétés locales sont sous-traitantes de notre fleuron économique.

Autant que celui du patronat, le silence des acteurs publics locaux, régionaux et nationaux est tragique. Face à l'urgence qui concerne tout le territoire, bien au-delà de l'entreprise et de son environnement, une pression politique et populaire est pourtant nécéssaire.

 

D'ALERTES EN MESURES TRÈS INSUFFISANTES

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Les chiffres parlent d'eux-mêmes (cliquez sur l'encadré pour l'agrandir). Le tableau extrait du site Boursorama montre que, en dix ans, le titre a perdu près de 90% de sa valeur. Les mesures de restructuration financière prises il y a presque un an se montrent inopérantes. Elles n'ont en rien freiné la dégringolade.

Alors que j'étais maire, j'ai alerté le Président de la République dès avril 2020. J'ai été suivi et accompagné par Hubert Falco, qui a saisi le chef du gouvernement au nom de la métropole qui est compétente en matière économique. Les acteurs économiques du territoire, par le relais de leur association regroupant plus de 1500 entreprises, y sont allés de leur supplique auprès du ministre de l'économie. Et j'ai explicitement réclamé du Premier Ministre une entrée temporaire de l'État au capital du groupe industriel. Début 2021, la députée Cécile Muschotti, Seynoise de naissance et toujours de cœur, a plaidé la cause de la société auprès de Bercy.

 

UN ÉTAT PAS TOUT À FAIT SOURD, MAIS OSTENSIBLEMENT MALENTENDANT

Mais, si l'État ne s'est pas montré totalement sourd, il est apparu clairement malentendant. Au lieu d'apporter la seule réponse qui tienne en période de crise sévère, à savoir une entrée significative au capital de CNIM, il a proposé un accord de restructuration financière, à hauteur de 30 millions d'euros, dont s'est félicitée la maire de La Seyne mais dont le simple bon sens, au regard de la trésorerie du groupe et des perspectives de contrats, conduisait dès sa signature à estimer qu'il serait nettement insuffisant.

L'histoire montre que nos préventions étaient fondées. Le groupe CNIM est au plus mal. Sans décision courageuse urgente reprenant l'exigence d'une implication réelle de l'État au capital, voire même, je ne crains pas de l'évoquer, une nationalisation provisoire, La Seyne et la métropole doivent-elles s'apprêter à revivre ce qu'elles ont connu lors de la fermeture des chantiers navals ?

Mais il ne semble pas être dans la culture libérale de l'État d'avancer dans cette voie. Et les pouvoirs politiques du territoire régional, qui partagent cette vision, ne manifestent pas de motivation à accentuer la pression.

 

URGENCE POUR LE CLIMAT, MAIS ABANDON D'UNE FILIÈRE ENVIRONNEMENTALE D'EXCELLENCE

On marche sur la tête. Entre un plan de relance économique d'ampleur inégalée et les objectifs, fussent-ils notoirement en deça des vrais besoins climatiques, de la Cop-26, il faudrait être d'une inconséquence coupable pour laisser aller à la dérive une entreprise française phare dans le domaine de l'environnement.

En tous cas, à quelques mois de l'élection présidentielle, la gestion de la situation de CNIM sera révélatrice. D'un côté, des sensibilités diverses des droites, depuis l'extrême jusqu'à la social-libérale, qui ne parlent que sécurité, immigration et repli identitaire, et de l'autre des sensibilités des gauches, qui parlent "made in France", "remontada" et perspectives sociales et écologiques, au moins pas opposées sinon franchement favorables à une intervention volontaire de l'État dans la sphère économique, mais qui s'arcboutent dangereusement sur des postures de division n'offrant guère d'espoir aux salariés.

C'est aussi à la lecture de nos inquiétudes territoriales pour la dynamique économique et l'emploi qu'il faut une pression populaire pour que l'unité des gauches et de l'écologie rende crédible une alternance qui pourrait être salvatrice. D'où... l'Unité populaire à obtenir par la Primaire populaire...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
16 novembre 2021 2 16 /11 /novembre /2021 06:41

Le quotidien Var-matin rapporte ce mardi la présentation par la municipalité des orientations de la Métropole TPM en matière portuaire à une association de résidents d’un quartier. Ça appelle pas mal de questions.

Ce sont des interrogations sur la forme de la communication, d’abord, mais aussi et surtout des besoins de précisions sur le fond, pour répondre aux inquiétudes économiques, sociales et environnementales que suscitent les informations données par la Ville.

La Métropole, seule compétente en matière portuaire, a le devoir de s'exprimer pour confirmer ou non les annonces des élus municipaux.

 

DES INTERROGATIONS SUR LE MODE DE COMMUNICATION

On se demande pourquoi une association d’habitants est informée avant le conseil municipal, voire avant le collectif des comités d’intérêt local (CIL), jamais réuni depuis 2020. C'est une curieuse conception de la démocratie locale...

Pourquoi aussi est-ce la Ville qui annonce des choix alors qu’elle n’a aucune compétence en matière portuaire ? Les priorités exposées sont-elles vraiment celles de la Métropole TPM, seule institution responsable des ports ?...

 

DES INCIDENCES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES

La réalisation d’une passerelle routière appelée « pont de la réconciliation » risquerait fort de ne pas… réconcilier les opérateurs économiques du secteur du nautisme, notamment ceux de l'Espace Grimaud, avec les institutions publiques. Elle imposerait en effet le transfert de 110 anneaux de petits voiliers du « vieux port » qui, du fait de la hauteur de leurs mâts, ne pourraient plus franchir la passe. Leur réinstallation annoncée le long des quais des anciens chantiers navals au tirant d’eau exceptionnel et unique dans la région grèverait les possibilités, prévues depuis des années, d’y accueillir des unités importantes en hivernage ou en attente d‘entretien et réparation dans nos entreprises locales en concurrence rude avec celles d’autres ports de Méditerranée. Cela fragiliserait gravement l’activité économique, donc l’emploi, d’une filière-phare et des activités tertiaires connexes.

On sait que ce pont est une promesse de campagne de la maire. Mais on se grandit toujours en acceptant de réorienter ses choix. Pourquoi ne pas s’en tenir à l’élargissement du quai du port actuel, ne nécessitant que la relocalisation de 40 anneaux ? La Métropole est-elle prête à prendre et assumer un tel risque économique et social ?…

 

DES CONSÉQUENCES ENVIRONNEMENTALES ET URBAINES

Renoncer à l’élargissement le long des quais actuels du « vieux port » enterrerait la possibilité d’y réaliser l’indispensable site propre du futur bus à haut niveau de service et les voies cyclables prévues. Le développement des mobilités douces est le seul moyen de relancer la fréquentation du centre-ville, de désengorger la traversée du port et de prendre notre part dans la réduction des émissions de gaz nuisibles à la qualité de vie urbaine et au climat. Sans desserte moderne et propre en proximité immédiate, stimulant la rénovation de l'habitat et de l'activité commerciale, des fresques, des animations culturelles et festives, certes bienvenues comme l'actuelle sur le thème de « l'écume de nos déchets », ne suffiront jamais à redynamiser notre centre ancien.

Le renoncement à ce projet vital d’investissement pour reporter ses financements sur un « pont de la réconciliation » risquerait fort de ne pas… réconcilier les institutions publiques avec les commerçants et services du centre-ville, avec l’hôtel Mercure cerné par quatre voies de grande circulation, avec les concepteurs du Parc de la Navale qui en détiennent la propriété intellectuelle, ni avec les gens attachés au patrimoine historique, parmi lesquels le ministère de la Culture dont on se demande s’il apprécierait qu’une autoroute urbaine vienne jouxter le monument classé qu’est notre pont transbordeur.

La Métropole, responsable du projet de rénovation urbaine du centre-ville autant que des ports, des parcs urbains, des voiries, de l'économie et des transports collectifs, suit-elle la municipalité seynoise sur cette orientation ?...

 

DES BESOINS IMPÉRIEUX DE RÉPONSES AUX USAGERS ET CITOYENS

Enfin, si l’on doit se réjouir des annonces de mises en chantier des réhabilitations, sur lesquelles nous avons travaillé avec la Métropole depuis des années, des ports de la Petite Mer et de Saint-Elme, y compris en assumant pour des raisons d’équilibre économique une extension du nombre d’anneaux de ce dernier, il reste à préciser les intentions de TPM en matière de ce que la Ville annonce comme un projet de « gestion globale » de l’ensemble des ports par le futur concessionnaire pour la désignation duquel un appel à candidatures va être lancé l'an prochain.

Les associations de plaisanciers vont-elles conserver leur place, en particulier pour le Port du Manteau dont la petite mais très active société nautique assume aujourd’hui très bien la gestion de ses espaces portuaires ?…

Tout ça fait beaucoup d’interrogations. La Métropole a le devoir de s’exprimer sur ces enjeux.
 

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30 septembre 2021 4 30 /09 /septembre /2021 08:39

Le contentieux relatif au projet avorté de port de plaisance le long sur le site de nos anciens chantiers navals est enfin clos. La justice a conforté La Seyne dans sa décision.

Mais que n'avons-nous pas entendu depuis que la municipalité que j'animais a constaté que l'opérateur du programme ne respectait pas son engagement à réaliser cet équipement portuaire tant attendu et a dû se résoudre à lui en retirer la responsabilité !

Nous avions pourtant eu raison...

 

NOUS AVONS EU RAISON DE PROTÉGER LES INTÉRÊTS DE LA SEYNE

Il aura fallu pas moins de huit ans pour, finalement, revenir au point de départ. Mais l'important est que la plus haute instance de la justice administrative française a validé le choix de la commune. Le tribunal administratif, puis la cour administrative d'appel, et enfin le Conseil d'État, ultime juridiction de recours, ont jugé que la municipalité que j'animais a eu raison de défendre les intérêts de La Seyne vis-à-vis de l'opérateur qui avait été retenu pour réaliser le port de plaisance projeté le long du site des anciens chantiers navals mais qui s'était hélas révélé défaillant.

Le dernier acte de cette trop longue affaire a été le tout récent vote par le conseil municipal d'une délibération annulant les provisions financières que j'avais constituées au cas où la justice m'aurait donné tort.

 

CERTAINS AURAIENT PEUT-ÊTRE DÛ TOURNER SEPT FOIS LEUR LANGUE DANS LEUR BOUCHE AVANT DE CONSPUER...

Entre temps, mon équipe municipale a eu à subir les sarcasmes de certains toujours prompts à vilipender mon incapacité à gérer et défendre La Seyne. En 2015, l'actuel premier adjoint, alors conseiller municipal d'opposition, s'exprimait ainsi à propos de ma décision ayant entrainé un contentieux : « Monsieur le maire est coutumier d'une gestion non seulement approximative mais très dangereuse pour l'avenir de notre ville (...) sa gestion va encore nous coûter des millions d'euros ». En 2017, le même me donnait des leçons en des termes mettant en cause le professionnalisme des fonctionnaires communaux assurant le suivi juridique du projet de port de plaisance : « Je vous ai souvent demandé de travailler en interne, ou en externe d'ailleurs, avec des spécialistes aguerris aux marchés publics compliqués. J'ai bien peur qu'il soit trop tard et que vous soyez responsable d'une catastrophe financière qui semble s'annoncer pour la commune », ajoutant que la société délégataire réclamait « 14 millions d'euros de dommages et intérêts » à la ville.

 

GRAND MERCI AUX FONCTIONNAIRES QUI M'ONT CONSEILLÉ

Les faits sont là. Nous avons eu raison de mettre un terme au programme pour protéger notre ville, certes à contrecœur car cet équipement portuaire, à côté du projet d'hôtels et de cinémas dans l'Atelier mécanique, aurait dynamisé la renaissance économique, culturelle et sociale de La Seyne. Je ne remercierai et féliciterai jamais assez les fonctionnaires territoriaux pour leur compétence et leur clairvoyance qui ont guidé ma décision.

Je suis bien sûr navré que ce port n'ait pu se réaliser, mais qu'on m'autorise aujourd'hui à avoir un petit sourire en coin lorsque je relève que c'est celui-là même qui m'accablait naguère qui, aujourd'hui, en sa qualité de premier adjoint délégué « au développement économique, aux affaires juridiques et de contentieux », a dû annoncer, selon Var-matin, la « bonne nouvelle » aux membres du conseil municipal et leur proposer de voter l'annulation des sommes que j'avais fait provisionner et dont, certain que la commune allait perdre et devoir lourdement dédommager, il demandait en 2017 « la revalorisation »...

 

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Marc VUILLEMOT

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