27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 03:18

Quel honneur pour La Seyne que d'avoir accueilli ce dernier vendredi, au sein de la belle salle de spectacles du casino municipal de jeux confié en gestion à Joa, l'Assemblée générale du Pôle Mer Méditerranée de Provence Côte d'Azur et d'Occitanie, avec ses 400 petites et grandes entreprises et centres de recherche !

J'ai pu dire que ça a été un symbole fort que ce rassemblement annuel des acteurs économiques, de la recherche et de l'université se déroule sur le site de nos anciens chantiers navals, illustrant que l'initiative, la coopération, la recherche-développement, la formation, entraînant le soutien de la puissance publique, génèrent une dynamique économique puissante, gage majeur d'emploi.

J'ai également rappelé les efforts que consent la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée, au sein de laquelle, comme vice-président, je me suis vu confier par Hubert Falco la responsabilité de l'enseignement supérieur et de la recherche, pour accompagner, fût-ce modestement en matière de budget, mais suffisamment pour entraîner d'autres cofinancements importants, les programmes de recherche et développement portés par les entrepreneurs et les laboratoires de recherche universitaires.

Merci à François Dumoulin, président du Pôle, en sa qualité de "patron" de DCNS, et à Patrick Baraona, son directeur, d'avoir pensé que La Seyne pouvait être digne d'accueillir cette journée d'échanges entre ceux qui, de Banyuls à Menton, tirent de leur intelligence et leur travail le meilleur de la mer, dans les domaines de la sécurité et la sûreté maritimes, du naval et du nautisme, des ressources biologiques, énergétiques et minières marines, de l'environnement et l'aménagement littoraux, ou encore des ports, infrastructures et transports maritimes.

25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 06:01

Elle ne vous conduit « qu'à » 40 mètres au-dessus du niveau de la mer ! C'est deux de moins que la plateforme panoramique installée en haut du Pont des chantiers auquel il ne fallait tout de même pas faire de peine, surtout à l'occasion de son centenaire.

La famille Calmarini, qui depuis des générations participe à l'animation de notre beau quartier balnéaire, est décidément bien entreprenante pour avoir investi dans une étonnante grande roue installée au cœur de son parc de loisirs des Sablettes.

Ce n'est pas un manège comme les autres. C'est un formidable moyen de découvrir le patrimoine naturel, maritime, littoral, historique et urbain, depuis les monts toulonnais et notre Rade jusqu'à l'horizon du large qu'on appelle chez nous « la Grande Mer », en posant de surcroît un regard inédit sur le patrimoine architectural classé du hameau des Sablettes reconstruit par le célèbre Fernand Pouillon au lendemain de la seconde guerre mondiale.

 

UNE GRANDE PETITE SŒUR POUR NOTRE VIEUX PONT

C'est d'autant plus vrai que le voyage dans les airs pourra s'accompagner d'une application pour smartphone permettant de visualiser et d'en savoir plus sur les lieux remarquables qu'elle permet de dominer.

Un heureux complément, donc, dû à l'initiale privée cette fois, à la même démarche que celle, publique communale, qui a présidé à la préservation et transformation de notre Pont historique de la construction navale dont on fêtera les 100 ans dans quelques jours, et pour une quinzaine. Avec les deux, situés de part et d'autre de nos barrières visuelles collinaires, pas un centimètre carré du grand patrimoine du tour de la Rade ne pourra plus échapper aux regards de nos concitoyens et de nos visiteurs.

 

UN PLUS POUR L'APPROPRIATION DE NOTRE SITE PATRIMONIAL REMARQUABLE 

Et, s'il est des grincheux — et il va y en avoir — qui jugeront que cette infrastructure de métal fait tâche dans le paysage du site patrimonial remarquable censé protéger, voire sanctuariser, notre littoral allant de Balaguier aux Sablettes, je les rassure en leur indiquant tout de suite qu'elle ne sera là que pour la période estivale.

Et qu'il est un autre endroit, non loin de chez nous, également reconstruit par Fernand Pouillon avec la même pierre blonde du Gard, et pareillement classé, où une autre plus grande roue, de 55 mètres de diamètre, est en place à demeure sans que ça ne chagrine quiconque.

Nautrei que partejam ambé nòstrei veisins sieis-fornencs una Nòstra-Dòna-de-Bòna-Garda, fuguesse mai bèla, mai vielha et mai majestuosa que la sieuna, s'anam pas se la laissar contar pèr lei Marsilhès, que, Bòna Maire !!! ( * )

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( * )Traduction de la dernière phrase en provençal occitan : Nous qui avons en partage avec nos voisins six-fournais une plus belle, plus ancienne et plus majestueuse Notre-Dame-de-Bonne-Garde que la leur, on ne va tout de même pas se la laisser conter par les Marseillais, qué, Bonne Mère !!!

9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 11:55

Mes compliments à ceux de notre équipe municipale, en particulier Tony Civettini, Claude Astore et Denise Reverdito, nos adjoints délégués, pour l'un au développement économique, pour le second, entre autres choses, aux voiries, et, pour la dernière au développement durable, mais aussi à Jean-Pierre Colin qui a facilité l'établissement de contacts, qui ont permis d'aboutir à ce qui semble être un bon compromis pour le transport et l'embarquement de La Seyne vers Monaco des matériaux extraits de la carrière du Revest.

Nous signerons dans quelques jours avec la société Bouygues une convention précisant les modalités de cette opération.

 

DEUX TIERS DE PIERRES ET PLUS DE 80% DE CAMIONS EN MOINS

Ça n'a pas été très facile d'obtenir une réduction très conséquente du volume de pierres transporté, mais on y est parvenu. Des 2.210.000 tonnes initialement prévues à l'embarquement à Brégaillon, on est revenu à 810.000 tonnes, soit une réduction des deux tiers. Des 270 camions par jour précédemment prévus, de 6 heures à 19 heures, pendant 26 mois, on passera à 45, de 6 heures à 17 heures, pendant seulement 17 mois.

Il faudra bien sûr que les communes voisines, du Revest à La Seyne, permettent le trajet des véhicules, mais il semble que l'on est là dans la limite de ce qui est déjà autorisé pour les rotations habituelles de la carrière.

 

MOINS DE DÉSAGRÉMENTS ET L'ÉCONOMIE ET L'EMPLOI PRÉSERVÉS

On aura ainsi évité nombre de désagréments pour les riverains de Brégaillon, la préservation environnementale littorale, et la circulation routière, tout en ne fragilisant ni l'économie, tant de la carrière que de l'activité portuaire, levant ainsi les inquiétudes légitimes pour les emplois, en particulier des carriers et des dockers, dont beaucoup comptent au nombre de nos concitoyens seynois.

Finalement, mes "coups de gueule", appuyés par les Comités d'intérêt local dont je salue l'implication et le bon sens, suivis de longues et constantes autant que discrètes discussions, auront permis d'aboutir à une solution.

 

HEUREUSEMENT QUE, NOUS, ON A AGI...

Ce que semble ignorer M. Vialatte, fustigeant ces jours derniers « le beau gâchis » supposé avoir fait perdre « des dizaines d'emplois ». Pan (amical) sur le bec.

Et ce n'est pas mieux de la part de la quasi totalité des prétendants à sa succession, de « La république en marche » au « Front national », qui ne se sont jamais impliqués et que l'on n'a jamais entendus sur le sujet... ignorant sûrement que prétendre exercer une fonction élective, c'est aussi avoir le courage de faire et d'assumer des choix...

9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 07:44

Ça faisait partie des demandes que, pour La Seyne et Six-Fours, je formulais, depuis longtemps pour certaines. La commission des transports de l'agglomération Toulon Provence Méditerranée, où notre adjointe Denise Reverdito représente La Seyne, a donné un avis favorable à des modifications de lignes et de fréquences que nous réclamions.

Si la conseil communautaire de TPM, qui se réunira la semaine prochaine, suit la proposition de la commission, les chefs d'entreprises des zones d'activité des Playes et de Camp Laurent et leurs 17.000 salariés devraient être satisfaits.

La desserte de cet espace économique majeur et très dynamique va être considérablement améliorée à compter du mois de septembre prochain.

 

UNE OFFRE ACCRUE DE 15%

La fréquence de la ligne 70 sera augmentée de 50% avec un passage toutes les 20 minutes en heure de pointe, au lieu de 30 minutes actuellement. L’itinéraire de cette ligne gagnera en clarté et en lisibilité car il reprendra l’itinéraire principal de ligne qui est perturbé à certaines heures par des itinéraires différents.

Cette augmentation significative d’offre sur la ligne 70 permet d’offrir d’autres destinations aux lignes 71 et 72 qui empruntaient le même itinéraire que la ligne 70. La ligne 71, avec ses 10 services par jour actuellement, sera limitée à l’arrêt Curie, en correspondance avec la ligne 70. La ligne 72 sera déviée à partir de « l’Espace santé » pour offrir à la ZAC des Playes une ligne régulière demandée par l’Association de développement des entreprises de Toulon-Ouest.

Et l’appel-bus AB 80 de la ZAC des Playes pourra ainsi être redistribué à partir de la gare de La Seyne sur la ZAC du Camp Laurent et offrir une desserte de cette zone qui était demandée et qui bénéficiera aussi aux personnes souhaitant se rendre à notre crématorium et notre futur cimetière.

C'est au total un accroissement de 15% de l'offre de transports collectifs que nous aurons la satisfaction d'avoir obtenu. Un bon point donc, pour TPM, auquel s'ajoutera un autre, dès cet été, avec la mise en service du parc-relais de Tamaris, en cours de réalisation, qui incitera à délaisser la voiture pour emprunter le bateau-bus.

 

D'AUTRES URGENCES À PRENDRE EN COMPTE

Il reste d'autres chantiers à mener à bien, comme le franchissement de la voie ferrée au pont rail-route de Brégaillon pour prolonger la ligne U jusqu'à la gare de La Seyne, avant que n'arrive, faute de tramway, le très attendu « transport en commun en site propre », qui devra desservir La Seyne jusqu'à « l'Atelier mécanique ».

Il est également indispensable que se réalise, dans les meilleurs délais, une correspondance entre les lignes 8M et 18M de bateaux-bus, grâce à un embarcadère à installer sur le littoral de Bois-Sacré, permettant de relier les quartiers sud à notre centre-ville, en attendant la très réclamée ligne de bateaux-bus de cabotage desservant les points majeurs de la Rade depuis Saint-Mandrier.

Et notre comité des usagers des mobilités, qui se réunira sous peu, a bien d'autres projets d'améliorations en attente...

Lignes de bus : certaines de nos demandes prises en compte !
26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 05:25

On la reçoit depuis une semaine sur le canal 30 de la TNT. Elle s'appelle Var Azur TV. Et, pour ceux qui, comme moi depuis dix-sept ans, ont fait le choix de ne plus avoir de téléviseur chez eux, on peut revoir certaines de ses émissions sur son site Internet varazur-tv.fr. Je lui souhaite une belle et longue vie.

Depuis deux jours, et pendant toute la semaine, deux de ses animateurs, Morgane Las Dit Peisson et Philippe Salciccia — un de mes anciens élèves du collège Henri-Wallon — mettent La Seyne à l'honneur chaque jour au travers d'une de l'un des programmes de la chaine, « La grande émission », d'une durée quotidienne d'une demi-heure, à partir de 18 heures 30.

 

LA SEYNE À L'HONNEUR TOUTE LA SEMAINE SUR LA TÉLÉVISION VAROISE

J'ai eu l'honneur et le plaisir d'être convié, avec Chantal Lemetayer, dirigeante de l'entreprise navale « Monaco Marine », en cours d'implantation sur notre littoral du Bois-Sacré, à participer la toute première de la série consacrée à notre ville, diffusée il y a deux jours.

J'invite les visiteurs de mon blog à passer un moment devant leur écran pour découvrir ce média local qui, à n'en pas douter, concourra dans la durée à la promotion de notre département du Var, comme le font pour nos voisins les deux "grandes sœurs" de Var Azur TV, gérées par la même société, celle qui couvre les Alpes-Maritimes (Azur TV) et celle qui est diffusée dans les Bouches-du-Rhône (Provence Azur TV).

Gageons que Var Azur TV ne m'en voudra pas — c'est pour la bonne cause de sa promotion —  de donner à voir en replay l'émission qui nous a si aimablement accueillis...

 

25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 03:58

Nombre d'informations ont circulé ces derniers temps, issues de gens et d'institutions plus ou moins bien informés. On avait, du coup, le sentiment que le devenir de notre Rade pouvait se décider en des lieux bien éloignés des communes solidaires qui la bordent, en l'occurence essentiellement La Seyne, Toulon et Saint-Mandrier.

Il faut dire qu'il n'était pas facile de s'y retrouver, avec le Département, ancienne autorité portuaire, mais qui avait choisi de partager sa compétence avec la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée (TPM) et la création de l'ancien syndicat mixte « Ports Toulon Provence » (PTP). Les choses sont désormais plus simples : l'activité de PTP a cessé au 31 décembre dernier, et la loi a confié en pleine responsabilité la compétence des ports à TPM.

 

TRANSFERT DES FERRIES DE TOULON À BRÉGAILLON : PAS À L'ORDRE DU JOUR

Je me réjouis que les choses se clarifient. Le président de l'agglomération l'a réaffirmé ces derniers jours : ce sont bien les maires, en leurs qualités d'élus communautaires, qui, ensemble, à partir d'une analyse partagée des potentiels littoraux de nos communes, poseront les axes d'aménagements et d'investissements nécessaires pour tirer le meilleur parti économique, social, urbain ou encore patrimonial de cette côte protégée qui, depuis la nuit des temps, nourrit nos populations.

Ainsi, par exemple, en réponse à une demande que j'avais formulée il y a quelques temps, le président Hubert Falco m'a-t-il adressé ces jours derniers un courrier dans lequel il précise clairement que « le transfert [de Toulon à Brégaillon] de l'activité ferries à destination ou en provenance de la Corse n'est pas à l'ordre du jour », précisant qu'il « adhère totalement à [mon] point de vue » pour que nous ayons « une lecture partagée des enjeux de développement économique de notre territoire métropolitain que peut favoriser notre potentiel portuaire ».

 

L'INTÉRÊT DE TOUT NOTRE GRAND TERRITOIRE

Une réunion qui s'est tenue ce jeudi sous sa présidence a aussi permis de lister nombre de sujets sur lesquels nous nous pencherons ensemble, comme, par exemple, pour ce qui concerne La Seyne, les aménagements du port de commerce de Brégaillon, ceux de Saint-Elme, en passant par la Petite Mer, la zone de Monaco Marine à Bois Sacré, ou encore celle du quai d'armement que nous ne voulons pas renoncer à valoriser par un projet autour de la plaisance. Les avis des communes voisines complèteront les nôtres, nourris de ceux des usagers, gestionnaires et concessionnaires, que je tiens à solliciter pour faire les bons choix, comme nous devrons alimenter des nôtres les projets de toutes les bandes littorales portuaires de notre aire métropolitaine.

Nous sommes donc désormais en ordre de marche dans l'intérêt de tout le territoire du « Grand Toulon » et bien au-delà. Et c'est une bonne chose.

23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 19:35

Du beau monde, des petits fours, des huiles locales et d'ailleurs, et un ministre. Celui de la Défense. Socialiste. C'était ce jeudi, peu avant midi, à Ollioules, sur le site terrestre du "pôle de compétitivité mer", à vocation mondiale, devant un joli parterre de plusieurs centaines de personnes.

On y a entendu des propos sympas tenus par Hubert Falco, président de notre intercommunalité, qui s'est vraiment bagarré pour que DCNS, le fleuron de l'industrie militaire marine de notre France, ne quitte pas le terroir où, depuis 400 ans, les « ouvriers d'État » de la Défense nationale, qu'ils soient ingénieurs, cadres, techniciens, administratifs ou, justement, ouvriers, valorisent leur savoir-faire pour construire des bateaux et autres instruments au service de la marine de guerre, toujours plus performants.

On y a aussi entendu les discours du PDG de l'entreprise historique issue de ces quatre siècles de belle activité industrielle de « l'Arsenal », petit à petit léguée au privé par un État peu regardant du caractère régalien de son activité, et du ministre de la Défense venu couper le ruban tricolore du bel établissement que notre agglomération « Toulon Provence Méditerranée » a contribué à garder sur notre sol du « Grand Toulon ».

Et, donc, invité au raout en qualité de maire d'une des communes du « Pôle Mer », celle qui accueille la base marine sur son site portuaire de Brégaillon, j'ai écouté avec attention les discours du PDG et du ministre, qui est de même sensibilité politique que moi.

Sauf à ce que mon attention ait été distraite, je n'ai entendu, ni dans la bouche de l'un, ni dans celle de l'autre, prononcer deux mots qui, me semble-t-il, méritaient de l'être en pareille occasion, au moins autant que ceux de « COMPÉTITIVITÉ » ou « CONCURRENCE » largement ressassés : les termes, peut-être jugés désuets en cette circonstance, de « TRAVAIL » et de « PAIX ».

Juste, au moins, pour rappeler la valeur du premier — TRAVAIL —, honorant donc des milliers d'hommes et de femmes qui l'ont exercé avec abnégation et courage depuis des siècles au bord de notre Rade. Et continuent de lui donner sens.

Et, pour le second — PAIX —, pour rappeler que la science des travailleurs de « l'Arsenal » doit s'exercer au service des équilibres internationaux, prévenant les conflits grâce à une force maritime de dissuasion toujours haut de gamme, pour la France et ses alliés des démocraties du Monde, manière de rendre encore signifiante la vieille maxime rabâchée... « si vis pacem, para bellum » (si tu veux la paix, prépare la guerre).

Je ne suis pas resté aux agapes. Bien poli, j'ai attendu la fin des discours, et je m'en suis allé tenter de digérer ailleurs ce que j'ai compris du propos du PDG et, non sans tristesse, de celui de mon camarade ministre socialiste, qui m'a semblé être passé de la locution latine d'origine à un nouvel adage : « si vis beneficium, para bellum ».

6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 04:00

Qu'il s'agisse de quartiers littoraux résidentiels et touristiques, de zones périurbaines d'habitat social ou de centres anciens, sans conduire de grandes études scientifiques pointues, on peut évaluer les difficultés et les inégalités en matière de mobilités urbaines et interurbaines.

Bien sûr, ça et là, lorsqu'un maire, portant la parole de ses concitoyens, réclame avec insistance un aménagement de telle ou telle ligne de bus ou de bateau-bus, il parvient peu ou prou à l'obtenir dans des délais variés. Mais, à l'heure où la démarche métropolitaine va s'enclencher, ne faut-il pas "changer de logiciel", comme disent les "sachants" d'aujourd'hui ?

C'est une démarche globale de réflexion sur les investissements d'avenir de l'ensemble du territoire, dont les infrastructures de transports, qu'il faudrait conduire, y associant toutes les parties prenantes, élus, acteurs économiques et sociaux, et populations.

À défaut, on continuera à entendre les uns et les autres se rejeter la responsabilité des encombrements liés à l'absence d'une troisième voie sur l'autoroute de Toulon vers Nice et à l'ouverture d'un nouvel espace en forme... d'avenue d'une centaine de commerces accusé de tuer les boutiques des centres-villes, et on sera encore interpellé sur le sentiment d'iniquité ressenti par les chefs d'entreprises de la zone ouest vis-à-vis de leurs collègues de celle de l'est, s'estimant moins bien considérés en transports collectifs pour aujourd'hui — peut-être pas à tort, il suffit de regarder le plan des lignes de Réseau Mistral — et pour demain — pourquoi le projet d'une halte ferroviaire aux Playes ne serait-il pas aussi important que celui de Sainte-Musse et la rénovation de celle de La Pauline ?

 

PESER LE POUR ET LE CONTRE DES PROJETS STRUCTURANTS MÉTROPOLITAINS

Si nul ne conteste la prévalence de Toulon, cœur de métropole qui doit conforter ses fonctions de centralité, si tout un chacun approuve le grand projet de "quartier de la connaissance, de la créativité et du numérique" à Chalucet, si personne ne conteste l'absolue nécessité de reconstruire la grande jetée qui ferme la Petite Rade, il est d'autres projets qui doivent être soumis à réflexion partagée.

Faut-il vraiment envisager, à titre d'exemple, de construire un nouveau quai de 400 mètres de long sur le littoral toulonnais de la Rade, perpendiculaire à nos vents dominants, ainsi qu'il est envisagé de le faire à l'issue d'études devant être financées au titre du Contrat de plan État-Région ?

On parle d'un coût de 40 à 50 millions d'euros pour cette nouvelle infrastructure portuaire destinée à accueillir au plus près du cœur de ville de Toulon des paquebots géants de même nature que ceux qui accostent par dizaines chaque année le long du môle d'armement des anciens chantiers navals de La Seyne, là ou la Chambre de commerce et d'industrie du Var a beaucoup investi pour réaliser il y a quelques mois, avec l'accompagnement de notre commune, un terminal de croisières ultramoderne d'où on est, pour peu qu'on les développe, en bateaux-bus publics ou en navettes maritimes commerciales, à dix minutes à peine du centre historique de Toulon.

 

LES MOBILITÉS EN CONCOMITANCE AVEC LES INVESTISSEMENTS D'AVENIR

Ne devrions-nous pas prendre garde à ne pas mettre la charrue avant les bœufs ? Il est peut-être des réalisations dont les urgences sont à hiérarchiser dans le temps, ainsi que l'avait d'ailleurs senti Hubert Falco en voulant éviter la concomitance des chantiers toulonnais du tunnel routier et du transport en commun en site propre.

Avant de sauter sur la première opportunité venue consommatrice de finances publiques et privées, ne devrait-on pas commencer par dresser un état des lieux global de l'existant, des difficultés présentes et à venir, et des enjeux de développement, notamment en matière de mobilités métropolitaines, qui semblent être la clé de voûte de tout dispositif de redynamisation urbaine, économique, sociale et culturelle d'un territoire d'avenir.

5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 04:29

Après avoir mis en évidence des inégalités territoriales d'offres de transports collectifs entre divers sites de typologies similaires de l'agglomération toulonnaise — deux quartiers résidentiels d'une part, et deux quartiers périurbains d'habitat social d'autre part —, j'ai voulu dresser un état comparatif de la situation des mobilités vers et depuis les centres-villes des quatre communes les plus importantes, Toulon, La Seyne, Hyères et Six-Fours.

 

BIEN SÛR QUE LE CŒUR DE L'AGGLOMÉRATION DOIT ÊTRE BIEN DESSERVI

Si, naturellement, le cœur historique, culturel et commercial de Toulon, ville principale d'un territoire métropolitain de près de 450.000 habitants, a des fonctions de centralité que n'ont pas les trois autres, justifiant une meilleure desserte pour permettre aux résidents de l'ensemble de l'aire métropolitaine d'accéder à des services, des commerces, des espaces de culture et de loisirs, il n'empêche que les cœurs historiques de nos communes sont aussi des lieux d'habitation, notamment pour des familles à faibles revenus, qui doivent d'autant plus avoir accès aux mobilités urbaines propres que la circulation et le stationnement des automobiles sont complexifiés par la nature urbaine de ces vieux quartiers.

Trois des quatre centres anciens ont même été classés prioritaires au titre de la "politique de la ville" (Toulon, La Seyne et Hyères) et deux d'entre eux (Toulon et La Seyne) sont même retenus comme "ultra-prioritaires" pour bénéficier du "Nouveau programme national de rénovation urbaine" (NPNRU).

Pour effectuer des comparaisons objectives d'offres de dessertes par bus et bateaux-bus, j'ai artificiellement pondéré, pour le centre de Toulon, les résultats de l'indice nombre de dessertes qui sert à mes analyses en le réduisant de 25%, considérant que sa fonction de centralité métropolitaine justifie des lignes et des fréquences accrues d'autant.

 

MAIS LES CENTRES D'HYÈRES ET DE SIX-FOURS SONT PARENTS PAUVRES

Il apparaît que, si le centre de La Seyne bénéficie de presque la moitié moins de dessertes que celui de Toulon (après pondération de ce dernier, et en données brutes), les centres de Hyères et de Six-Fours sont considérablement moins bien desservis, de l'ordre de huit fois moins.

Rapportés aux nombres d'habitants respectifs de chacune des communes, l'écart demeure de l'ordre d'un bon tiers pour ces deux villes, tandis que — agréable surprise — le résultat est inversé pour le centre de La Seyne, de 30% mieux desservi que celui de Toulon, à l'exception des dimanches.

Enfin, rapporté aux possibilités de mobilités des résidents des quartiers eux-mêmes, La Seyne est à peu près à l'identique de Toulon, Hyères environ quatre fois moins bien, et Six-Fours plus de huit fois moins bien.

 

AVEC L'EXISTANT, DES MARGES EXISTENT POUR AMÉLIORER

Il y a donc matière à amélioration dans une logique métropolitaine où chaque pôle urbain a son importance pour le développement de l'ensemble du territoire. Si l'on compare, par exemple à La Seyne, les liaisons entre les quartiers est et sud avec le centre et celui de l'agglomération, ainsi que je l'ai fait dans une précédente analyse, on mesure les disparités importantes d'une partie de la commune à une autre ; or ces quartiers littoraux, pour partie résidentiels et pour partie en développement en matière d'activité économique et d'habitat (site des anciens chantiers, Bois Sacré), sont situés, venant du reste de la commune et de l'agglomération, au-delà du goulet d'étranglement routier que représente la traversée du vieux port seynois.

Des marges de manœuvre existent d'ores et déjà, en réduisant ça et là une offre convenable, pour améliorer, par exemple, les dessertes des centres hyérois et six-fournais ou des quartiers seynois à la circulation déjà beaucoup trop dense où l'on ne pourra maintenir ou revenir à une qualité de vie urbaine qu'en y développant les transports collectifs, par la hiérarchisation des priorités et la création de nouvelles dessertes, en particulier par voie maritime, comme c'est dès à présent possible de le faire, avec un minimum de volonté, pour le littoral seynois de la Petite Rade, ainsi que je le réclame depuis des années.

 

> Suite (Article 5/5)

4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 04:39

Si les inégalités d'offres de transport en commun entre quartiers et communes d'un même territoire, conséquences de leurs histoires respectives, perdurent parce qu'on ne se penche pas en continu sur les besoins ou simplement parce qu'il ne se trouve personne pour s'en plaindre, il est certains sites de notre agglomération "Toulon Provence Méditerranée" (TPM) qui font depuis des années l'objet des attentions de l'État et des collectivités pour gagner en équité et devenir des "morceaux de ville comme les autres". Ce sont les quartiers populaires d'habitat social classés prioritaires au titre de la "politique de la ville".

Là, outre les programmes de rénovation urbaine et d'accompagnement social dont ils bénéficient depuis le début des années 80, nous sommes tous — services de l'État et collectivités locales — engagés à leur témoigner un intérêt particulier pour y compenser les inégalités sociales et économiques dont souffrent leurs habitants. Et ce dans tous les domaines de l'action publique "ordinaire" ; ce qu'on appelle le droit commun. Dont celui qui relève de la compétence d'autorité organisatrice des transports urbains qui, après avoir été à la charge des communes, est devenue intercommunale.

 

AUTANT DE DESSERTES À BERTHE QU'À LA BEAUCAIRE, MAIS POUR PLUS DU DOUBLE D'HABITANTS 

Or, comme pour les quartiers résidentiels du sud de La Seyne et de Toulon, le compte de l'égalité n'y est pas encore. La comparaison des offres que j'ai faite entre les ensembles d'HLM de La Beaucaire à Toulon (5910 habitants) et de Berthe à La Seyne (14134 habitants) en attestent. Même si l'écart en faveur du quartier toulonnais n'est pas dans un rapport de 1 à 3 comme dans les zones résidentielles, et même si l'on relève à peu près le même nombre de dessertes par semaine pour chacun des deux quartiers, l'écart en faveur de La Beaucaire rapporté au nombre d'habitants est tout de même dans une proportion de 1 à 2,5. Et l'offre est même 6 fois inférieure à Berthe pour les dimanches.

S'agissant des liaisons sans correspondance permettant aux résidents de ces quartiers d'habitat social de se rendre vers les pôles de services, d'activité économique et de culture de l'agglomération, l'offre est très disparate.

Les habitants de La Beaucaire n'ont ainsi aucune possibilité de gagner la gare de Toulon sans changer de bus et quasiment pas pour rejoindre l'une ou l'autre des gares TER d'Ollioules et La Seyne. Les Seynois de Berthe sont bien mieux lotis, et même beaucoup mieux que leurs concitoyens des quartiers sud de leur commune.

 

DES LIAISONS À AMÉLIORER POUR "DÉGHETTOÏSER"

En revanche, si les Toulonnais de La Beaucaire disposent d'autant d'offres sans correspondance que ceux du Mourillon pour gagner leur centre-ville, les Seynois de Berthe sont 30% moins bien dotés que les Toulonnais quant aux possibilités de rejoindre les cœurs de ville de Toulon ou de La Seyne, lieux des démarches administratives et de l'activité commerciale et culturelle de niveau communal ou intercommunal.

Il est donc capital, au regard des enjeux de "déghettoïsation" des quartiers prioritaires périphériques, d'accès à la formation, l'emploi, la vie sociale et culturelle, l'incitation des constructeurs à investir au cœur des quartiers populaires pour y faire venir des résidents plus aisés, bref le "brassage républicain" et le "vivre ensemble" des populations, de compléter les efforts déjà accomplis en matière de mobilités.

 

FAUTE DE TRAM, LE "SUPER-BUS" DOIT STRUCTURER LES QUARTIERS PÉRIPHÉRIQUES D'HLM

Le "site propre" initialement dédié au tramway est réalisé sur toute la traversée du quartier Berthe depuis la fin des années 90, sur presque les deux tiers de son trajet seynois, et le pont de franchissement de la voie ferrée a été livré il y a trois ans ; il est indispensable de mettre les bouchées doubles pour construire et mettre en service le tronçon de site propre qui doit relier La Seyne, via Berthe, à la base terrestre du Technopôle de la Mer, actuel terminus de la ligne U, et d'engager la liaison "carrefour du 8 mai-site des anciens chantiers". En attendant que, à défaut de tramway, le "super-bus" joue ce rôle d'ouverture et de structuration.

Et cette analyse comparée des offres des deux quartiers aura mis en évidence qu'aucune des trois lignes structurantes, reliant à bon débit de desserte l'ouest de TPM à Toulon, les lignes U, 1 et 8, ne dessert la gare SNCF majeure de l'agglomération, permettant l'intermodalité sans correspondance avec les grandes lignes du réseau ferré. Il y a là aussi matière à amélioration pour pousser à l'usage du rail... surtout si le Président de la Région, M. Estrosi, responsable des Trains express régionaux (TER) démontre — ce dont je doute fort au regard de ce qui s'est passé dans les pays d'Europe qui s'y sont essayés — que le remplacement des rames de la SNCF par des trains privés accroîtra l'offre et améliorera le service...

 

Suite (Article 4/5)

Bienvenue !

Marc VUILLEMOT
Maire (PS) de La Seyne-sur-Mer
Vice-président de l'agglo de Toulon

Je vous souhaite une agréable visite.

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