16 novembre 2021 2 16 /11 /novembre /2021 06:41

Le quotidien Var-matin rapporte ce mardi la présentation par la municipalité des orientations de la Métropole TPM en matière portuaire à une association de résidents d’un quartier. Ça appelle pas mal de questions.

Ce sont des interrogations sur la forme de la communication, d’abord, mais aussi et surtout des besoins de précisions sur le fond, pour répondre aux inquiétudes économiques, sociales et environnementales que suscitent les informations données par la Ville.

La Métropole, seule compétente en matière portuaire, a le devoir de s'exprimer pour confirmer ou non les annonces des élus municipaux.

 

DES INTERROGATIONS SUR LE MODE DE COMMUNICATION

On se demande pourquoi une association d’habitants est informée avant le conseil municipal, voire avant le collectif des comités d’intérêt local (CIL), jamais réuni depuis 2020. C'est une curieuse conception de la démocratie locale...

Pourquoi aussi est-ce la Ville qui annonce des choix alors qu’elle n’a aucune compétence en matière portuaire ? Les priorités exposées sont-elles vraiment celles de la Métropole TPM, seule institution responsable des ports ?...

 

DES INCIDENCES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES

La réalisation d’une passerelle routière appelée « pont de la réconciliation » risquerait fort de ne pas… réconcilier les opérateurs économiques du secteur du nautisme, notamment ceux de l'Espace Grimaud, avec les institutions publiques. Elle imposerait en effet le transfert de 110 anneaux de petits voiliers du « vieux port » qui, du fait de la hauteur de leurs mâts, ne pourraient plus franchir la passe. Leur réinstallation annoncée le long des quais des anciens chantiers navals au tirant d’eau exceptionnel et unique dans la région grèverait les possibilités, prévues depuis des années, d’y accueillir des unités importantes en hivernage ou en attente d‘entretien et réparation dans nos entreprises locales en concurrence rude avec celles d’autres ports de Méditerranée. Cela fragiliserait gravement l’activité économique, donc l’emploi, d’une filière-phare et des activités tertiaires connexes.

On sait que ce pont est une promesse de campagne de la maire. Mais on se grandit toujours en acceptant de réorienter ses choix. Pourquoi ne pas s’en tenir à l’élargissement du quai du port actuel, ne nécessitant que la relocalisation de 40 anneaux ? La Métropole est-elle prête à prendre et assumer un tel risque économique et social ?…

 

DES CONSÉQUENCES ENVIRONNEMENTALES ET URBAINES

Renoncer à l’élargissement le long des quais actuels du « vieux port » enterrerait la possibilité d’y réaliser l’indispensable site propre du futur bus à haut niveau de service et les voies cyclables prévues. Le développement des mobilités douces est le seul moyen de relancer la fréquentation du centre-ville, de désengorger la traversée du port et de prendre notre part dans la réduction des émissions de gaz nuisibles à la qualité de vie urbaine et au climat. Sans desserte moderne et propre en proximité immédiate, stimulant la rénovation de l'habitat et de l'activité commerciale, des fresques, des animations culturelles et festives, certes bienvenues comme l'actuelle sur le thème de « l'écume de nos déchets », ne suffiront jamais à redynamiser notre centre ancien.

Le renoncement à ce projet vital d’investissement pour reporter ses financements sur un « pont de la réconciliation » risquerait fort de ne pas… réconcilier les institutions publiques avec les commerçants et services du centre-ville, avec l’hôtel Mercure cerné par quatre voies de grande circulation, avec les concepteurs du Parc de la Navale qui en détiennent la propriété intellectuelle, ni avec les gens attachés au patrimoine historique, parmi lesquels le ministère de la Culture dont on se demande s’il apprécierait qu’une autoroute urbaine vienne jouxter le monument classé qu’est notre pont transbordeur.

La Métropole, responsable du projet de rénovation urbaine du centre-ville autant que des ports, des parcs urbains, des voiries, de l'économie et des transports collectifs, suit-elle la municipalité seynoise sur cette orientation ?...

 

DES BESOINS IMPÉRIEUX DE RÉPONSES AUX USAGERS ET CITOYENS

Enfin, si l’on doit se réjouir des annonces de mises en chantier des réhabilitations, sur lesquelles nous avons travaillé avec la Métropole depuis des années, des ports de la Petite Mer et de Saint-Elme, y compris en assumant pour des raisons d’équilibre économique une extension du nombre d’anneaux de ce dernier, il reste à préciser les intentions de TPM en matière de ce que la Ville annonce comme un projet de « gestion globale » de l’ensemble des ports par le futur concessionnaire pour la désignation duquel un appel à candidatures va être lancé l'an prochain.

Les associations de plaisanciers vont-elles conserver leur place, en particulier pour le Port du Manteau dont la petite mais très active société nautique assume aujourd’hui très bien la gestion de ses espaces portuaires ?…

Tout ça fait beaucoup d’interrogations. La Métropole a le devoir de s’exprimer sur ces enjeux.
 

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30 septembre 2021 4 30 /09 /septembre /2021 08:39

Le contentieux relatif au projet avorté de port de plaisance le long sur le site de nos anciens chantiers navals est enfin clos. La justice a conforté La Seyne dans sa décision.

Mais que n'avons-nous pas entendu depuis que la municipalité que j'animais a constaté que l'opérateur du programme ne respectait pas son engagement à réaliser cet équipement portuaire tant attendu et a dû se résoudre à lui en retirer la responsabilité !

Nous avions pourtant eu raison...

 

NOUS AVONS EU RAISON DE PROTÉGER LES INTÉRÊTS DE LA SEYNE

Il aura fallu pas moins de huit ans pour, finalement, revenir au point de départ. Mais l'important est que la plus haute instance de la justice administrative française a validé le choix de la commune. Le tribunal administratif, puis la cour administrative d'appel, et enfin le Conseil d'État, ultime juridiction de recours, ont jugé que la municipalité que j'animais a eu raison de défendre les intérêts de La Seyne vis-à-vis de l'opérateur qui avait été retenu pour réaliser le port de plaisance projeté le long du site des anciens chantiers navals mais qui s'était hélas révélé défaillant.

Le dernier acte de cette trop longue affaire a été le tout récent vote par le conseil municipal d'une délibération annulant les provisions financières que j'avais constituées au cas où la justice m'aurait donné tort.

 

CERTAINS AURAIENT PEUT-ÊTRE DÛ TOURNER SEPT FOIS LEUR LANGUE DANS LEUR BOUCHE AVANT DE CONSPUER...

Entre temps, mon équipe municipale a eu à subir les sarcasmes de certains toujours prompts à vilipender mon incapacité à gérer et défendre La Seyne. En 2015, l'actuel premier adjoint, alors conseiller municipal d'opposition, s'exprimait ainsi à propos de ma décision ayant entrainé un contentieux : « Monsieur le maire est coutumier d'une gestion non seulement approximative mais très dangereuse pour l'avenir de notre ville (...) sa gestion va encore nous coûter des millions d'euros ». En 2017, le même me donnait des leçons en des termes mettant en cause le professionnalisme des fonctionnaires communaux assurant le suivi juridique du projet de port de plaisance : « Je vous ai souvent demandé de travailler en interne, ou en externe d'ailleurs, avec des spécialistes aguerris aux marchés publics compliqués. J'ai bien peur qu'il soit trop tard et que vous soyez responsable d'une catastrophe financière qui semble s'annoncer pour la commune », ajoutant que la société délégataire réclamait « 14 millions d'euros de dommages et intérêts » à la ville.

 

GRAND MERCI AUX FONCTIONNAIRES QUI M'ONT CONSEILLÉ

Les faits sont là. Nous avons eu raison de mettre un terme au programme pour protéger notre ville, certes à contrecœur car cet équipement portuaire, à côté du projet d'hôtels et de cinémas dans l'Atelier mécanique, aurait dynamisé la renaissance économique, culturelle et sociale de La Seyne. Je ne remercierai et féliciterai jamais assez les fonctionnaires territoriaux pour leur compétence et leur clairvoyance qui ont guidé ma décision.

Je suis bien sûr navré que ce port n'ait pu se réaliser, mais qu'on m'autorise aujourd'hui à avoir un petit sourire en coin lorsque je relève que c'est celui-là même qui m'accablait naguère qui, aujourd'hui, en sa qualité de premier adjoint délégué « au développement économique, aux affaires juridiques et de contentieux », a dû annoncer, selon Var-matin, la « bonne nouvelle » aux membres du conseil municipal et leur proposer de voter l'annulation des sommes que j'avais fait provisionner et dont, certain que la commune allait perdre et devoir lourdement dédommager, il demandait en 2017 « la revalorisation »...

 

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19 mars 2021 5 19 /03 /mars /2021 05:46

Après avoir communiqué quelques réflexions sur la décision municipale de quitter l'association française des maires pour la Paix, et donc de son association internationale Mayors for Peace, il semble utile, dans un tout autre registre, de faire partager quelques sentiments sur un autre choix de la majorité du conseil seynois : celui de ne plus adhérer à l'Association nationale des élus du littoral (ANEL).

Si l'on qualifie le massif abritant notre forêt de Janas de « presqu'île de Sicié », si George Sand parlait de notre commune comme d'une « ville de mer », si La Seyne partage avec Six-Fours le cap le plus avancé dans la Méditerranée, et si notre terroir est bordé de 25 kilomètres de côtes, nul ne disconviendra du fait que la maire de La Seyne a bien sa place parmi les... élus du littoral.

Et pourtant La Seyne vient d'opter pour abandonner le millier de communes littorales pour la plupart réunies au sein de l'association qui défend leurs intérêts particuliers...

 

POUR LA MER ET LES LITTORAUX AUSSI, LA « COALITION » FAIT LA FORCE

Si l'on en croit Var-matin, la maire a donné une curieuse explication à cette étonnante décision. L'adhésion à l'ANEL ferait, selon elle, « double emploi » avec une autre association à laquelle La Seyne adhère, le « syndicat des communes du littoral varois ».

On ne va pas blâmer la maire, en fonction depuis seulement quelques mois, de méconnaître les missions respectives d'un syndicat très local de 28 communes, dont l'essentiel de l'activité est l'échange d'expériences pour la protection et la mise en valeur de leur littoral et qui n'a de « syndicat de communes » que le nom puisqu'il n'exerce pas lui-même de compétence de gestion, et d'une association nationale de plusieurs centaines de communes adhérentes, qui est interlocuteur reconnu des pouvoirs publics auprès desquels elle exerce, forte de sa dimension et de son expertise, un « lobbying » constant pour la prise en compte des enjeux propres aux façades maritimes.

Membre de diverses instances nationales officielles, l'ANEL peut peser sur le Législateur et l'exécutif, pour, entre autres, la protection du littoral, l'activité économique et touristique, la maîtrise du foncier côtier, la gestion préventive de l'érosion côtière et de la submersion marine, la sécurité en mer, la qualité des eaux de baignade, la gestion des plages et du domaine public maritime.

Ce sont autant de sujets qui ont vu les réglementations évoluer, par la proposition et la pression, dans le sens souhaité par les élus des communes côtières. Et dont La Seyne, comme 976 autres communes, profitait. Or, on le sait, l'union fait la force. Chaque abandon affaiblit l'ensemble. C'est pour ça qu'on fait parfois... « coalition ».

Pour 7 centimes d'euros par habitant et par an, La Seyne était en première ligne pour plaider la cause de tous ses concitoyens qui vivent ou profitent des ressources naturelles et patrimoniales maritimes et littorales qu'il convient, plus que jamais, de protéger et valoriser.

La Seyne laisse sa place. Et c'est bien dommage.

 

 

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12 février 2021 5 12 /02 /février /2021 16:02

La députée du Var Cécile Muschotti (LREM) et le président de la métropole Hubert Falco (LR), chacun pour ce qui le concerne, ont agi avec efficience pour aider le groupe industriel seynois CNIM à franchir la mauvaise passe dans laquelle il se trouvait. Et il faut bien sûr s'en féliciter et leur en savoir gré. 

Il reste que les solutions retenues questionnent et que ni l'État ni la direction du groupe n'évoquent leurs incidences sur le moyen terme. Certains à La Seyne, et non des moindres parmi les acteurs publics locaux, mélangeant d'ailleurs dangereusement les genres de l'action politique et du rôle syndical, ont peut-être tort de se réjouir trop vite de ce qu'ils mettent un peu exagérément à leur actif...

 

Oui, la société Paprec est entrée en négociation avec le groupe CNIM pour l'acquisition de la partie Opération & Maintenance (O&M) de sa branche environnement. Sur les sites spécialisés, il est évoqué un montant de 35 à 45 millions d'euros. Peut-être d'ailleurs, à l'heure où j'écris ces lignes, l'affaire est-elle finalisée. À La Seyne, ce secteur représenterait une quarantaine d'emplois sur environ 500 préservés – on l'espère – de ce secteur, répartis en France et à l'étranger dans les unités de valorisation énergétique du groupe.

 

DES VENTES DE SECTEURS ET LES BANQUES EN APPUI AU CAPITAL

Toujours suivant les mêmes sources du monde de l'actionnariat, après cette cession elle-même faisant suite à celle de la filiale Bertin Énergie Environnement, d'autres ventes seraient envisagées « pour quelques millions d'euros », mais, sans plus de précisions, de secteurs « loin du cœur de métier de CNIM ». Et, comme annoncé, les secteurs stratégiques, dont ceux liés à la défense, l'industrie spatiale et le support à la recherche scientifique, seraient sanctuarisés.

Le problème reste que les banques ayant octroyé des prêts à CNIM transformeraient leurs créances en ce qui pourrait être un ensemble d'obligations convertibles et donc interviendraient sous une forme s'apparentant à une entrée au capital. Si elles y demeurent minoritaires, le danger est moindre. Si tel n'est pas le cas, comme on disait aux comptoirs avant que le coronavirus ne ferme ces hauts-lieux de la démocratie du quotidien, ce ne serait pas la même limonade. D'autant que, malgré son immense savoir-faire, son aptitude à l'innovation, et la détermination de ses personnels, qui se sont dernièrement concrétisés avec des perspectives encourageantes, telles qu'un récent contrat de fourniture et d'essai d'aérostats de surveillance maritime pour Frontex, l'agence européenne de garde-côtes et garde-frontières, le résultat du premier semestre 2020 demeurait négatif de plus de 30 millions d'euros.

 

L'ÉTAT AU CAPITAL COMME GARDE-FOU

C'est pourquoi la dépendance aux banques est périlleuse si elle n'est pas assortie d'une garantie qu'elles demeureront minoritaires au capital du groupe. Et c'est pourquoi, plus que jamais, le bon sens commanderait que l'État, qui devrait avoir conscience de l'enjeu, pour l'emploi en cette rude période qui s'éternise et pour les secteurs stratégiques, ne s'en tienne pas à octroyer des prêts à partir de son Fonds de développement économique et social (FDES), mais se décide, comme je le réclamais il y a bientôt un an, et au moins jusqu'à ce que l'horizon se dégage durablement, à entrer au capital de CNIM.

Là, chacun, à commencer par les salariés, pourrait souffler. Et ceux qui auraient envie d'en faire un sujet de communication politicienne ne prendraient pas de gros risques.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
16 décembre 2020 3 16 /12 /décembre /2020 04:52

Mais que cache donc cette situation qui s'éternise d'abandon de la part du gouvernement d'un groupe industriel français de premier plan ? On est en droit, des mois après les premières alertes et alors que des informations transpirent sur les repreneurs possibles, de sérieusement s'inquiéter.

Tous les marqueurs en attestent : fût-elle provisoire pour permettre à CNIM de franchir la mauvaise passe que ce groupe traverse, sans entrée de l'État au capital du fleuron technologique qu'est notre grande entreprise seynoise, le risque de vente à la découpe, voire de dépôt de bilan, est avéré. Je le réclame depuis avril dernier...

C'est là un sujet majeur pour La Seyne et la métropole toulonnaise avec les centaines d'emplois en jeu, mais c'est aussi un enjeu national et européen, dans un contexte où la désindustrialisation, chez nous et ailleurs, est dramatique pour la souveraineté du pays et du continent.

C'est pourquoi il faut porter le sujet à l'échelle nationale...

 

Dans une annonce récente à Var-matin sur la démarche qu'il a engagée auprès du Premier ministre, le président de la métropole révélait que certains entendaient « nationaliser le sujet ». C'est exact. Et c'est en route. Ici comme ailleurs, on ne peut laisser démanteler et sacrifier sur l'autel de la mondialisation ultra-libérale par des investisseurs du bout du monde des pans entiers du savoir-faire industriel national, pourtant rentables et de haut de gamme. Or le silence gouvernemental est inquiétant au point que certains commencent à se demander s'il n'y aurait pas quelque entente obscure entre le plus haut niveau de l'État et quelque nation avec laquelle la France est en affaire, sacrifiant un volet industriel pour en sauver un autre.

C'est pourquoi, sollicitée par Stéphane Sacco, l'un des animateurs seynois et varois du mouvement politique auquel j'appartiens, la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), la sénatrice de Paris Marie-Noëlle Lienemann a placé le sujet du devenir de CNIM au cœur des enjeux économiques et sociaux nationaux.

Je laisse les visiteurs de ce blog prendre connaissance ci-dessous de la question, pour l'instant sans réponse, qu'elle a posée au ministre de l'Économie.

Dans le même temps, je suis de ceux qui estiment que la situation est suffisamment grave et urgente pour que, au-delà des rassemblements des personnels inquiets organisés par des syndicats de l'entreprise, une invitation à la population seynoise et métropolitaine à témoigner de son soutien et de son inquiétude en se joignant à des mouvements permettrait de peser pour contraindre l'État à s'engager en entrant au capital du groupe.

C'est maintenant ou jamais. Après, on en a fait l'expérience chez nous dans les années 1980, ce sera trop tard.

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
2 octobre 2020 5 02 /10 /octobre /2020 04:56

Le premier ministre le ressasse : le « plan de relance » doit s'ancrer sur les territoires. Il y aurait alors un exercice pratique à engager autour du Groupe CNIM à La Seyne, avec pour enjeu le sauvetage d'une activité industrielle de premier plan mondial, fondée sur un savoir-faire historique et une stratégie d'innovation constante. Des centaines d'emplois locaux sont en jeu, voire des milliers par effet domino sur le territoire métropolitain.

Mais le gouvernement semble tenir deux discours contradictoires. Entre un prêt d'État susceptible d'être accordé à l'entreprise en difficulté et le soutien gouvernemental à une offre de reprise d'une société présentée comme « franco-française », les propos se contredisent.

Il y aurait cependant une troisième voie, mais dont l'État ne veut manifestement pas entendre parler : celle, pourtant justifiée en période de crise économique, de la mobilisation d'une infime part des 100 milliards du « plan de relance » pour une entrée au capital, fût-ce façon provisoire, de celles des sociétés de secteurs vitaux comme ceux de la défense, l'énergie, la santé ou l'environnement, qui rencontrent des difficultés conjoncturelles...

 

C'est aux territoires de peser sur le gouvernement, d'autant plus que celui-ci les invite à le faire. Il est rassurant de relever que la municipalité de La Seyne a changé de discours, rejoignant la métropole qui avait répondu à ma demande de s'impliquer à mes côtés au printemps dernier, dès que l'alerte a été donnée. L'opposition municipale d'alors, désormais aux affaires, se gaussait de nos initiatives, sur l'air du dédain : « Ce genre d'intervention politicienne ne peut que fragiliser l'image de cette société fleuron », indiquait à l'époque l'actuel premier adjoint, d'ailleurs en écho à une remarque de l'extrême-droite locale qui maniait l'ironie en me qualifiant malicieusement de « grand spécialiste de l'économie »...

Il est donc rassurant que les points de vue aient évolué sur la nécessité d'une intervention publique forte. Mais celle-ci doit être déterminée et les objectifs d'une implication claire de l'État posés explicitement. C'est ce que je réclamais alors (article de Var-matin ci-dessous), en accord avec la direction de l'entreprise et ses principaux syndicats, repris par le président de la métropole qui écrivait au Premier ministre d'alors que « la société CNIM ne doit pas être sacrifiée à des enjeux financiers spéculatifs ».

Au-delà de CNIM, cette présence de l'État au capital doit permettre de renforcer l'ancrage national des grandes entreprises, dans le cadre d'un renouveau des planifications, s'appuyant sur des lois de programmation fixant les urgences stratégiques pour les années à venir. Cela supposerait, au-delà d'une fonction de haut-commissaire au Plan, la création d'un vrai ministère de l'Industrie, indépendant de celui des Finances, faisant taire les leitmotivs défaitistes récurrents des élites technocrates et économiques selon lesquelles « il ne faut pas sauver les canards boiteux », « il ne faut pas refaire les erreurs des nationalisations de 81 » et « notre avenir est dans les services » et non dans la réindustrialisation du pays.

Ainsi, l'entrée de la Nation au capital de CNIM, au moins le temps que la situation du groupe se rétablisse, est la manière simple et sûre d'éviter le sacrifice de celui-ci aux spéculateurs. Les élus du territoire, de la commune à la région en passant par la métropole et le département, doivent peser en ce sens. Mais est-ce là la vision de l'économie des acteurs politiques de l'omniprésente droite provençale ?...

 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
29 juillet 2020 3 29 /07 /juillet /2020 03:06

Avec leurs habitants les plus pauvres du Var, victimes de plein fouet de la crise sanitaire et économique, avec les inquiétudes qui planent sur le devenir de CNIM, le plus important groupe industriel du département, et de ses sous-traitants implantés chez nous, et par voie de conséquence l'ensemble de l'économie bénéficiant du pouvoir d'achat de leurs salariés, avec les incertitudes qui inquiètent les activités du tourisme, de la croisière, du loisir et de la culture, comme celles de l'activité portuaire du fret, La Seyne et la métropole, malgré la formidable dynamique économique qu'elles connaissent depuis une dizaine d'années, pourraient ne pas échapper à de sérieuses difficultés économiques et sociales.

Des réponses préventives et curatives existent. Elles supposent une grande bifurcation l'échelle du pays et une véritable stratégie de rebond et de redressement.

Le mouvement politique auquel j'appartiens, la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), formule des propositions en ce sens, qui passent par une rupture avec le libéralisme.

Profitez des vacances pour feuilleter ce petit livret...

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23 juin 2020 2 23 /06 /juin /2020 21:34

Ceux qui s'obstinent depuis des années à faire capoter le projet de valorisation de l'architecture industrielle de l'ancien « Atelier mécanique » où doit se réaliser un complexe de cinémas, hôtels, commerces de bouche, de culture et de loisirs, et services, en sont une nouvelle fois pour leurs frais.

Ces intervenants aux réunions publiques de Madame Bicais, investis dans une association qui saisit la justice administrative pour obtenir l'annulation de chaque délibération du conseil municipal permettant de faire avancer le projet, auront fait perdre des années à la redynamisation d'un site-phare de La Seyne, élément moteur du projet global de reconversion des friches de notre industrie navale.

Le tribunal administratif de Toulon vient à nouveau de leur donner tort. Saisiront-ils, comme à leur habitude, au terme ultime du délai légal, la cour d'appel pour ralentir encore nos efforts ?... 

 

Reconnaissons qu'ils sont pugnaces. Ils sont déboutés, mais saisissent aussitôt la juridiction supérieure jusqu'à ce que tous leurs recours soient épuisés. Quel dommage que cette énergie déterminée à nuire ne soit pas mise au profit de vrais enjeux environnementaux que leur association à vocation à défendre !

En attendant, voilà des années qu'ils parviennent à repousser ce programme, avec d'autres, comme l'un des candidats de droite de 2014, sur la liste duquel figurait en deuxième position Madame Bicais, qui nous avait fait perdre près d'une année en faisant rejeter le projet par la commission départementale d'aménagement commercial où il siégeait avec ses amis, m'obligeant à saisir en recours la commission nationale qui l'avait approuvé à l'unanimité.

Quel gâchis de voir sans cesse repoussé ce projet pleinement inscrit dans l'esprit de ce que mon ami Philippe Le Sausse appelle « la Cité de la mer », qui ferait lien avec le technopôle de la mer, la zone économique nautique Grimaud, le parc de la Navale et, dans un futur, les espaces aujourd'hui propriété de CNIM où se construisaient les escalators et où pourraient s'insérer avec harmonie des acteurs de l'économie verte, des technologies des énergies propres, de la culture et des loisirs, et du champ social et solidaire.

Mais, si ces obstinés à freiner l'avenir dynamique de La Seyne et le bien-être économique et culturel des Seynois sont pugnaces, je suis quant à moi autant déterminé qu'eux à voir cet équipement majeur se réaliser. Pour que les Seynois obtiennent ce à quoi ils ont légitimement droit, je me battrai encore et toujours sans relâche face à ces gens qui, décidément, n'aiment pas la ville où ils vivent.

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5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 11:15

Les conséquences de la pandémie de coronavirus sur l'activité économique, grande et petite, de notre territoire, commencent à se faire sentir rudement. Il faut le reconnaître, l'État a consenti des efforts, la Métropole s'est utilement jointe à ceux de la Région Provence, nos communes du « Grand Toulon » ont harmonisé leurs stratégies d'appui, et les chambres consulaires ont été aux côtés des entrepreneurs du commerce, de l'artisanat, de l'industrie, des services et de l'agriculture.

Mais le plus dur est sûrement devant nous. Et La Seyne ne sera pas plus épargnée que les autres. C'est pourquoi, avec notre adjoint Anthony Civettini, président du tourisme métropolitain de l'Ouest Var, nous participions ce jeudi à la « Conférence économique métropolitaine ». En respectant les indispensables gestes-barrières !

 

Bien sûr, les aides débloquées par la puissance publique constituent une petite bouffée d'air frais pour nos entrepreneurs. Mais chacun a bien en tête que des appuis comme des prêts à taux zéro aideront à franchir un cap, mais que les conséquences sur le moyen terme risquent, par « effet domino » de la moindre consommation de nombre de salariés qui vont perdre leurs emplois, d'être très lourdes.

Si chacun des institutionnels présents à cette conférence économique l'avait certainement en tête, l'impact social sur nos concitoyens salariés, pourtant en première ligne pour le maintien de l'activité au plus fort de l'épidémie, a surtout été évoqué – ce n'est pas neutre – par le dirigeant d'une société seynoise, par ailleurs président de l'association pour le développement des entreprises de l'ouest toulonnais.

 

LA SEYNE D'AUTANT PLUS FRAGILE QUE SON ÉCONOMIE EST DYNAMIQUE

C'est bien notre préoccupation, plus que l'incidence du maudit virus sur les dividendes des actionnaires des multinationales et des grands groupes financiers. La Seyne, comme d'autres, est fragile du fait, justement, de son exceptionnelle dynamique économique autour de son technopôle de la mer et du bel élan de son activité touristique. Beaucoup d'activités sont naissantes. Beaucoup, pour leur essor, ont recours à la sous-traitance. Beaucoup emploient des salariés saisonniers, temporaires, intérimaires, ou font appel à des auto-entrepreneurs. Le pendant de la dynamisation et de la création d'entreprises nouvelles est l'envol des sociétés de services. S'il n'y a pas lieu d'être trop angoissé pour le secteur des hautes technologies (ou alors pour d'autres raisons inquiétantes non liées à la pandémie, comme c'est le cas pour CNIM), nul ne peut prévoir précisément les conséquences sur celui de l'hôtellerie, traditionnelle ou de plein air, des loisirs et du tourisme, des métiers de bouche, de l'exploitation des produits du patrimoine littoral et maritime. Dans un tel contexte, en bout de chaine de la consommation, le commerce de proximité, déjà fragile, devra être particulièrement accompagné.

C'est pourquoi tous nos services, notamment métropolitains dont c'est la compétence, sont en appui des acteurs économiques et les mesures décidées lors de la « conférence économique de TPM » seront indispensables. Et ceux qui, depuis des mois, n'ont de cesse de tirer depuis La Seyne à boulets rouges sur la Métropole portent une lourde responsabilité, pour nos chefs d'entreprises et leurs salariés.

 

L'EXIGENCE VITALE D'UNE DIVERSIFICATION ÉCOLOGIQUE ET SOLIDAIRE DE L'ÉCONOMIE

Mais c'est pourquoi aussi il nous faut impulser une autre vision de l'économie territoriale. Cette funeste crise sanitaire ne peut que nous conforter dans les orientations que nous assignions déjà à notre projet, qui sortent renforcées du partage de celui-ci avec celui de l'équipe de Luc Patentreger. L'heure est plus que jamais aux circuits courts de distribution, aux économies de la gestion des déchets, du réemploi des objets usagés, des mobilités propres, des énergies renouvelables, de l'agriculture en ville, de la pêche et l'aquaculture de proximité, des loisirs, de la culture et du tourisme s'appuyant sur le patrimoine et l'environnement, de même qu'aux initiatives novatrices de qualité et de l'environnement immédiat, telles que la monnaie locale, et s'appuyant sur un juste équilibre coopératif et complémentaire entre économie traditionnelle et économie sociale et solidaire.

On me pardonnera de le relever, mais seul le projet de « La Seyne 2020, l'énergie positive d'une ville verte et ouverte », pour La Seyne et la Métropole, porte des propositions précises, ambitieuses autant que réalistes, conçues en relation avec les acteurs économiques eux-mêmes. Le moment n'est plus aux incantations farfelues ni aux sentences simplistes, mais à l'action. Nos résultats l'ont prouvé, La Seyne est entendue dans le territoire. Elle doit continuer à l'être.

 

L'ABSOLUE NÉCESSITÉ DE L'ACCOMPAGNEMENT DE L'ÉTAT POUR NOTRE INDUSTRIE

Malgré les initiatives du présent et celles que nous allons impulser, on sait que, malheureusement, les temps prochains vont être ceux du chômage pour un nombre significatif de nos concitoyens. On ne pourra récolter dans l'immédiat les fruits de notre ambition. C'est pourquoi la Nation doit aller au-delà des concours qu'elle apporte en soutien aux économies des territoires.

Hormis pour laisser entendre en alternance que mes implications à l'échelle nationale attesteraient de mon désintérêt pour La Seyne et que mes alertes et exigences portées auprès de l'État ne viseraient qu'à me dédouaner de mes responsabilités locales, les prétendants du moment à la fonction municipale n'ont strictement rien à proposer. Nous, nous assumons de revendiquer pour le territoire et ses habitants, en ayant des exigences concrètes. Et en rencontrant des succès en retour.

Oui, nous avons raison d'exiger de l'État que la situation économique locale dégradée par la crise sanitaire ne soit pas aggravée par la fragilisation de la plus grande entreprise seynoise et varoise. À mon initiative, avec le président métropolitain Hubert Falco et le président des entreprises de l'ouest toulonnais, nous plaidons sans cesse depuis des semaines pour appuyer la demande de la direction et des syndicats de CNIM d'une intervention provisoire de l'État au capital du groupe, pour éviter le démantèlement que risquent d'organiser, en contrepartie de leur soutien, les financiers bénéficiaires des fiducies prévues par le plan de sauvetage.

Le silence sur le sujet des élus départementaux et régionaux seynois de droite et d'extrême-droite, voire les moqueries des affidés de leur coterie de circonstance, sont gravement coupables.

 

LES COLLECTIVITÉS DOIVENT POUVOIR LANCER DES MARCHÉS PUBLICS 

Oui, nous avons aussi raison de consacrer du temps et de l'énergie à exiger de l'État qu'il assume sa responsabilité de soutien vital aux collectivités locales. Il ne suffit pas de répondre, et seulement en partie, à l'exigence que j'ai portée, notamment avec Christophe Bouillon, maire honoraire de Canteleu (Seine Maritime) et président de l'Association des petites villes de France, et Michel Fournier, maire de Les Voivres (Vosges) et premier vice-président de l'Association des maires ruraux de France, d'un remboursement intégral des achats des équipements de protection par les mairies et intercommunalités.

Il faut que l'État entende qu'un plan majeur de soutien financier aux territoires est indispensable pour compenser leurs dépenses exceptionnelles et surtout leurs énormes pertes de recettes (droits de mutation, tarifications, redevances, chez nous aggravées avec celles de notre casino de jeux). Au moment où nos finances communales sortaient la tête de l'eau, la crise a balayé beaucoup des effets de douze ans d'efforts de gestion rigoureuse.

Nous abandonner dans la fragilité, ce serait affaiblir notre capacité d'investissement, donc notre potentiel d'appels d'offres aux entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics, et donc de maintien de l'emploi salarié de ce secteur capital.

 

ÉTAT, COLLECTIVITÉS ET ASSOCIATIONS DOIVENT AMORTIR LE CHOC DU CHÔMAGE

Et, oui, nous avons raison enfin de nous mobiliser pour faire entendre à l'État que, pour nos habitants les plus vulnérables, la puissance publique locale a le devoir de prendre sa part dans la lutte contre le chômage et pour l'insertion professionnelle. Ayant déjà rencontré peu d'écho auprès des chefs d'entreprises, avec seulement 12.000 conventions signées en deux ans, le dispositif des emplois francs, réservés au secteur concurrentiel et interdits aux secteurs public et associatif, va d'autant plus être inopérant que la crise ne va pas inciter les patrons à signer des contrats à durée indéterminée.

Or ces emplois francs sont désormais le seul levier pour permettre aux relégués du travail de mettre le pied à l'étrier, puisque, sur fond de silence blâmable des élus régionaux seynois de droite qui visent à diriger La Seyne, le Conseil régional de Provence a supprimé ses aides aux chantiers d'insertion. Il faut donc que l'État concède que, fût-ce provisoirement, il est nécessaire de donner suite à notre demande de relancer les emplois aidés que les services publics et les associations pouvaient créer avant leur suppression sous la forme des contrats d'accompagnement dans l'emploi (CAE). Et nous sommes d'autant plus prêts à prendre notre part pour l'emploi que les services publics et le monde associatif vont, pour un temps indéfini, avoir besoin de bras pour redoubler d'activité afin de répondre aux nécessités d'assistance d'un nombre accru de familles dans la détresse.

 

Alors, en toute franchise, paraissent-elles vraiment si inutiles, nos coopérations avec la Métropole et nos soi-disant « gesticulations » revendicatives de la bienveillante solidarité fraternelle que la Nation républicaine doit à ses enfants ?...

 

 

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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 07:51

Ils ont été formidables de courage et d'imagination. Les commerçants seynois, sédentaires comme forains, ont beaucoup souffert de ces longues semaines de crise sanitaire malgré leurs initiatives opportunes tendant à amortir le choc du confinement : livraisons à domicile, systèmes de « drive », diversification des produits vendus, etc.

Si la Ville a anticipé beaucoup de mesures de précaution sanitaire avant même que le gouvernement ne les impose, elle était aussi prête pour la réouverture des marchés et la relance de l'activité commerciale, afin qu'aucun jour ne soit perdu pour la reconquête économique dès lors que l'État donnerait son feu vert.

Et elle a imaginé, en coordination avec la Métropole qui assure la compétence économique de par la Loi comme avec les associations de commerçants, des moyens d'apporter des coups de pouce supplémentaires à l'activité commerciale...

 

EXONÉRATIONS DE TAXES, ÉLARGISSEMENT GRATUIT DE L'USAGE DU DOMAINE PUBLIC

Un ensemble de mesures de soutien a ainsi été conçu. Nous avons décidé d'accorder la gratuité du droit d'usage du domaine public communal, pour les terrasses des cafés et restaurants, les étals forains des marchés, les autorisations d'occupation temporaire du domaine public, y compris au-delà du moment de redémarrage de ces activités commerciales.

Nous avions déjà décidé de ne pas appliquer la taxe sur les enseignes commerciales pour celles de faible superficie. Nous avons désormais accordé un abattement de 25% pour celle exigible sur l'ensemble de l'année.

Nous avons aussi, sans augmentation de la redevance due, choisi d'autoriser, partout où cela sera possible, une extension de la surface des terrasses et étalages pour que les mesures imposées de distance entre consommateurs ne conduisent pas à une réduction du nombre de ceux-ci.

Tout ça va coûter à la commune, et même si le soutien à l'économie n'est pas règlementairement de son ressort, mais la vie locale est un tout. Sans dynamique économique relancée, pas de redynamisation sociale, ni culturelle, ni urbaine.

 

UN COÛT POUR LA COMMUNE, MAIS, COMME LA SANTÉ, LA VIE SOCIALE ET ÉCONOMIQUE N'A PAS DE PRIX

C'est un choix que notre équipe municipale a fait sans hésitation. Comme elle n'a pas tergiversé pour les achats d'équipements et produits de protection pour tous les lieux publics, pour ceux de masques, visières, lingettes et gants pour le « grand public » et pour les professions publiques ou privées qui n'en étaient pas dotées par leurs propres autorités, et de produits de première nécessité pour les personnes fragiles, pour le renforcement de l'accompagnement scolaire, pour l'augmentation à 150% des subventions aux associations caritatives et solidaires qui sont formidables avec les plus démunis dont la situation sociale s'aggrave durement, pour la création et le fonctionnement à La Seyne du tout premier centre varois de consultation devenu centre de dépistage virologique du covid-19, pour l'information permanente de nos concitoyens, et tant d'autres dépenses nécessaires à la prévention de l'épidémie.

Nous tenons bien sûr les comptes. Nous avons réclamé à l'État qu'il amortisse l'impact sur les finances locales. Cependant, comme toutes les communes, nous nous préparons à des perspectives budgétaires et financières difficiles. Mais, à La Seyne, nous avons, par une gestion rigoureuse, su redresser la barre d'une situation complexe que nous avaient laissée nos prédécesseurs de droite. L'expérience acquise nous permettra de relever ce nouveau défi.

 

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Marc VUILLEMOT

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