10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 07:13

Il y a, pour la redynamisation de notre centre ancien, des mesures lourdes, dans le cadre de dispositifs impulsés par la puissance publique, notamment l'État.

Il y a celles, portées par la commune ou l'agglomération Toulon Provence Méditerranée (TPM), dont nous bénéficions déjà, telles que la Zone de sécurité prioritaire (ZSP), l'Opération programmée d'amélioration de l'habitat (OPAH) ou le Contrat de Ville.

Parmi elles, il y a celles dont nous allons tirer parti, telles que le Nouveau programme national de rénovation urbaine (NPNRU) ou les projets du Fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce (FISAC), mais bien longues à se traduire dans les faits, tant les services instructeurs de l'État ne semblent pas mesurer l'urgence économique et sociale, malgré l'insistance du Président de la République lui-même et un travail au rythme soutenu de nos services coordonnés par ma collaboratrice directe Sylvie Guérin.

Et il y a celles que nous réclamons, telles que le classement en Réseau d'éducation prioritaire renforcé (REP Plus), à laquelle l'Éducation nationale ne se hâte pas de répondre malgré les recommandations appuyées d'autres ministères, ou, s'agissant de l'agglomération qui en a désormais la compétence, une meilleure desserte en transports en commun en site propre, maritime et routier, et l'engagement du chantier du parking des Esplageolles.

 

DONNANT-DONNANT : DES EXONÉRATIONS EN CONTREPARTIE D'EFFORTS

Et il y a des mesures plus modestes, dont nous décidons au niveau communal. Sur proposition de nos élus chargés du commerce et de l'économie, Cécile Jourda et Anthony Civettini, notre conseil municipal, réuni ce dernier jeudi, a décidé d'en expérimenter une, destinée à soutenir l'activité des commerces en souffrance, pour peu que, en contrepartie, ceux-ci conduisent leurs propres efforts.

Il s'agit de leur offrir une exonération pouvant atteindre 50% de la redevance due pour l'utilisation du domaine public pour leurs terrasses et leurs stands, à condition que les exploitants respectent certains critères : maîtrise des nuisances sonores, respect de notre charte de qualité des terrasses et étalages, adhésion et respect à la Charte de qualité de l'accueil des croisiéristes que nous déclinons à l'initiative de la Chambre de commerce et d'industrie du Var (CCIV) et à laquelle seuls huit commerçants de notre centre ancien seynois ont adhéré après trois années de mise en œuvre, participation aux programmes de tri sélectif ou aux opérations de promotion du commerce et de l'artisanat de proximité organisées dans le cadre de journées locales ou nationales.

 

AUX ACTEURS COMMERCIAUX DE SAISIR LA PERCHE TENDUE

Issu d'une famille paternelle d'artisans couteliers et d'une ascendance maternelle de détaillants en légumes, je n'ai pas souvenir, même s'ils exerçaient leur activité à une période où la crise économique et sociale n'avait pas la rudesse et l'ampleur que nous connaissons aujourd'hui, d'avoir vu mes aïeux tout attendre de la puissance publique. Ils essayaient, comme ceux qui le font en tirent profit aujourd'hui à La Seyne, de s'adapter, faire effort de promotion, participer à des initiatives collectives de valorisation des quartiers boutiquiers où ils exerçaient alors, même s'il n'existait pas à l'époque d'association de commerçants comme "La Seyne, cœur de ville" à laquelle je trouve navrant que si peu de magasins adhèrent, tant, c'est bien connu, l'union fait la force, et que quelques-uns d'entre ceux qui refusent de s'y impliquer n'ont de cesse de critiquer.

Malgré cette situation complexe, et malgré ses propres difficultés budgétaires, et pour donner raison à ceux qui "y croient" et envie à ceux qui doutent peut-être encore de notre potentiel seynois, la commune est prête à supporter un manque de recettes pour faciliter l'installation de nouveaux magasins, soulager la trésorerie des négoces existants, et rendre plus attrayante notre offre commerciale.

À condition que les bénéficiaires saisissent la perche qui leur est tendue.

Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 04:26

Commencer modestement en faisant du cœur historique de La Seyne un espace aux mobilités apaisées, sans attendre de disposer des moyens financiers prévus par les dispositifs de "politique de la ville", devrait permettre de favoriser un changement positif d'image, propice aux déambulations, à la sécurité, à la dynamique commerciale, à l'activité culturelle, à la vie sociale, et même - ça a eu cet effet ailleurs - à l'incitation des investisseurs de l'immobilier d'habitation à acquérir, rénover, voire reconstruire, des immeubles ou îlots dégradés, de nature à requalifier et favoriser le maintien ou l'installation de résidents aux situations socio-économiques moins dégradées que beaucoup d'actuels habitants.

 

À COMPTER DU 15 DÉCEMBRE, LE PIÉTON SERA ROI

La nouvelle "zone de rencontre", conçue par nos équipes, et notamment Sylvie Lévesque, technicienne territoriale spécialiste de la question, sous l'égide de notre adjoint Claude Astore, entrera en vigueur le 15 décembre prochain. Elle a reçu le feu vert de notre comité communal des usagers des mobilités, où siègent des habitants, des membres des conseils de quartiers, comités d'intérêt local, utilisateurs du centre urbain, et aux acteurs économiques.

Pour schématiser, le dispositif de "zone de rencontre" donne priorité aux piétons sur tous les véhicules, les vélos étant eux-mêmes prioritaires sur les voitures dont la vitesse ne doit pas excéder 20 km/h et qui sont astreintes à respecter la priorité à droite à tous les croisements. En outre, les vélos sont autorisés à circuler à contresens dans les rues à sens unique, et les mobiliers urbains (barrières, potelets, etc.) disparaîtront petit à petit puisque l'espace public est entièrement dédié aux piétons.

 

ÇA DOIT... MARCHER, SI CHACUN Y MET DU SIEN !

Il nous reste à faire preuve de pédagogie pour que les automobilistes se disciplinent, notamment ceux qui, comme moi, ont obtenu leur permis de conduire il y a bien longtemps, à une époque où l'automobile était reine et où, par "zone de rencontre", on entendait autre chose que le dispositif de circulation urbaine désormais organisé par la loi... C'était plutôt pour nous, les anciens... un lieu de rendez-vous, comme notre vieille rue République, jadis dénommée... lo caladatge d'amor... (je laisse mes visiteurs non occitanophones en découvrir la signification sur l'excellent site de Marius et Jean-Claude Autran, deux de nos éminents historiens locaux).

Et, si la pédagogie ne suffit pas pour prévenir les accidents et obtenir l'effet positif espéré (ça marche - c'est le cas de le dire - dans les pays du nord de l'Europe, il faudrait qu'il en soit de même chez nous), il faudra que nos policiers sévissent.

Mais je veux croire que tous, à l'exception peut-être de quelques marchands de sommeil ou brigands dealers qui seraient bien satisfaits qu'on en reste au statu-quo d'une vieille ville dégradée où devrait se complaire le non-droit, auront à cœur de jouer le jeu des nouveaux usages urbains dans l'intérêt collectif.

 

 

22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 04:20

Je sais, parce qu'il est honnête homme, qu'il n'a voulu offenser ni les élus, ni les fonctionnaires, ni les usagers des ports, mais notre collègue élu de la minorité de droite Jo Minniti a pour le moins été un peu maladroit lors d'une de ses interventions au cours de la réunion du conseil municipal de mardi dernier. Affirmer, en substance, que la Ville ne serait pas capable de donner suite à sa propre demande, permise par la loi NOTRe, d'être gestionnaire à partir de 2017 de ses espaces portuaires, a tout de même choqué du monde.

Je le répète, cette bien belle chose qu'est la démocratie républicaine permet à tout un chacun, disposant de ses droits civiques, d'être candidat et élu. On ne lui demande pas de faire le travail des fonctionnaires, agents et cadres, et il n'est donc pas nécessaire qu'il possède toutes les qualifications requises pour tous les métiers de la fonction publique. C'est bien pour ça qu'existent les personnels de l'État, des collectivités et des hôpitaux, qui sont compétents dans leurs domaines respectifs, et qui assurent les gestions que les élus leur confient, dont, en l'occurrence, celle des ports.

 

PAS BESOIN D'ÊTRE MAÎTRE DE PORT OU DOCKER POUR ÊTRE GESTIONNAIRE

Robert Cavanna, élu toulonnais, vice-président du département, et actuel président de l'autorité portuaire de chez nous, assume fort bien sa tâche en étant certes un éminent juriste, mais aucunement directeur ou capitaine de port, ni consignataire, ni inspecteur de sécurité, ni remorqueur, ni garde-côte, ni pilote, ni docker... Quant à Jacques Bianchi, de son métier entrepreneur dans le domaine des véhicules industriels, il assume fort bien sa mission de président de la Chambre de commerce et d'industrie du Var (CCIV), concessionnaire de six ports de la rade de Toulon, grâce, lui aussi, à ses équipes de personnels qualifiés.

S'il le font, avec les quinze élus du conseil syndical de Ports Toulon Provence pour l'un et les 79 membres de l'assemblée de la CCIV pour l'autre, et avec l'appui de dizaines de professionnels, les élus seynois et moi pouvons tout aussi bien l'assumer avec les personnels ad hoc.

 

LE "PLUS" DU PROJET SEYNOIS : UNE AUTOGESTION CITOYENNE DES PORTS

Et les usagers, que ce soient les entrepreneurs des ports de commerce et d'industrie ou les amateurs de nautisme des ports de plaisance, sont tout à fait à même de réfléchir collectivement à leurs besoins d'équipements portuaires, aux modes d'accès et de fonctionnement, aux règles de bons usages à instaurer et faire respecter dans l'intérêt général, aux moyens d'assurer les équilibres budgétaires et, notamment, de couvrir les dépenses portuaires, de prévoir les investissements et leurs amortissements, bref... de participer à la gestion, dans les cadres légaux et réglementaires, et au sein de comités d'usagers œuvrant, dans une démarche de vraie démocratie participative, sans démagogie artificielle, avec les élus et techniciens portuaires.

Nos concitoyens seynois le font déjà dans d'autres domaines, telle la gestion du parking Martini. Ce serait leur faire injure que de penser le contraire. Et c'est, en particulier, ce "plus" là, qui n'a rien d'un gadget, mais est au contraire porteur d'investissement citoyen, que l'État républicain serait bien inspiré de mesurer lorsqu'il prendra la décision d'attribuer la compétence portuaire à l'une ou l'autre des collectivités qui la réclament.

Nous, à La Seyne, qu'on se le dise, nous sommes déterminés à plaider en ce sens. Il ne faudrait pas que la belle unanimité du conseil municipal relevée en décembre s'effrite du fait d'élus locaux revenant sur leurs votes, peut-être instrumentalisés de l'extérieur, ou plaçant une perspective d'échec de l'originale démarche seynoise au-dessus des intérêts du territoire pour des raisons politiciennes de court terme...

27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 05:16

"Rassurez-vous, Monsieur le maire, nous sommes loin de tous penser la même chose que lui des institutions de la République !". Si je n'avais pas croisé ce jeudi, dans le train, un chef d'entreprise de ma connaissance, j'aurais eu du mal à ne pas rester sous le choc des propos que j'avais entendus la veille dans la bouche de M. Gattaz, le dirigeant du Medef, invité à honorer de sa présence la présentation du "Top 500" des entrepreneurs varois au cours de la cérémonie annuelle organisée par l'Union patronale du Var.

Si je ne m'attendais pas à ce que le "patron des patrons" loue les bienfaits de la lutte des classes ou la planification économique à la mode du XXe siècle, j'ai presque été rassuré que mon interlocuteur me dise que plusieurs dirigeants d'entreprises varoises, à l'issue de la présentation du palmarès 2015 des belles initiatives économiques varoises, s'en soient ouverts entre eux et aient été eux-mêmes troublés par la dureté et l'intransigeance des propos de M. Gattaz.

 

DES PROPOS SUFFISANTS EN FORME DE DÉCLARATION DE GUERRE À L'ÉTAT

Moi, en tous cas, j'ai été abasourdi par la violence de la charge contre l'institution publique, accusée de tous les maux, qu'elle soit, d'ailleurs, animée par des élus de droite ou des élus de gauche. Depuis les années 80, les élus de la République seraient donc tous à mettre dans le même sac, cause funeste des "Trente Piteuses".

Leitmotiv d'un propos ultra-libéral sans concession, la puissance publique de la France a été pointée tout le discours durant comme la cause de tous les maux du pays. Le modèle socio-économique de notre République a été vilipendé par tous les angles d'attaque : droit et durée du travail, dépenses publiques, dialogue social, contributions fiscales et sociales, fonction publique inutile, formation inopérante, etc. Aux yeux de M. Gattaz, hors les seuls "héros" que sont les patrons, il faut tout jeter. Et, louant les vertus de la mondialisation, de citer à maintes reprises la Chine ou Singapour comme modèles de sociétés !

 

LA SEYNE SERAIT-ELLE UNE ENCLAVE TERRIENNE D'UNE EXOPLANÈTE ?

Je me suis demandé si La Seyne est une enclave terrienne d'une quelconque exoplanète. Car ce n'est pas du tout le mode de relation que j'entretiens avec le monde des chefs d'entreprises de chez nous, qu'ils soient commerçants, artisans, patrons de PME ou d'ETI, ou de leurs institutions consulaires, comme la Chambre de commerce et d'industrie, et même l'Union patronale du Var.

Chez nous, la relation est faite de respect mutuel, de coopération, d'échanges alimentant les réflexions des uns et des autres pour la recherche des meilleures réponses possibles aux besoins du territoire.

Car, enfin, sans parler des dispositifs publics de l'État et de l'Europe, qui, si ce n'est la puissance publique locale, intercommunale, départementale et régionale, aide les entreprises à bénéficier de zones d'activités aménagées et desservies en accès, transports et en très haut débit ? Qui accompagne les associations de commerçants, l'installation de paysans, l'économie numérique, l'appui des artisans à la commercialisation, la promotion touristique, les pôles de compétitivité ? Qui se bat pour le maintien de l'emploi technologique et industriel ? Qui, en faisant réaliser des chantiers publics comme celui de la rénovation de notre quartier Berthe ou du casino de jeux, soutient les entreprises du bâtiment et des travaux publics ? Qui développe les délégations de service public et les partenariats public-privé ? Qui est à la manœuvre pour la formation professionnelle ? Qui co-finance les projets d'innovation, de recherche et développement ? Qui, par les aides publiques locales, régionales et nationales, entraîne les appuis financiers européens ? Qui accorde des prêts d'honneur, met en place des "plateformes d'initiative locale" ou des fonds de garantie de prêts bancaires ? Et la liste pourrait encore être déroulée.

 

MAIS LA "MACHINE À CLASH" N'ÉBRANLE PAS MES CERTITUDES CONFIANTES

Moi, je crois au cercle vertueux des partenariats, chacun à sa place, publics et privé conduisant leurs efforts et projets respectifs, et de l'huile qu'on met dans les rouages pour que les missions de chacun profitent à tous.

A La Seyne, c'est un engagement permanent, dans l'échange constant, la reconnaissance mutuelle, l'entraide, qui conduit au maintien et au développement de l'emploi, l'attractivité du territoire, le développement des services, l'implication des entreprises dans la vie locale, et pas seulement sous la forme d'un mécénat toujours bienvenu pour la dynamique associative.

Et, heureusement, ce n'est pas la prestation inquiétante de celui qu'un journaliste a affublé du sobriquet de "machine à clash" qui nous fera changer d'avis.

Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 04:53

« Pari gagné ! Deux mille personnes au compteur [installé à l'entrée du parc de la Navale - ndr], plus celles qui sont passées par le Parc ! Rupture de stock de brochures pour toutes les compagnies de croisières ! Et elles n'ont jamais vu pareil salon. Bravo à tous ! »

Ce n'est pas moi qui ai écrit ce texto. C'est Nathalie Soriano, fondatrice et dirigeante de "Préambule voyages", société commerciale de tourisme créée en 2009 à La Seyne, organisatrice avec la commune du premier salon de la croisière organisé chez nous ce dernier samedi.

Je m'associe à son "bravo à tous" de conclusion qui s'adresse aux institutions qui y ont cru et à leurs personnels qui s'y sont investis : la ville, ses élus, à commencer par Christian Pichard, adjoint délégué à la promotion de la ville et président de notre office de tourisme intercommunal, et ses services, dont l'événementiel et le marketing territorial, la Chambre de commerce et d'industrie du Var, dont les équipes de Jérôme Giraud, directeur des ports de la Rade, et son "Var Provence Cruise Club", ou encore l'autorité portuaire "Ports Toulon Provence".

 

ENSEMBLE, PUBLIC ET PRIVÉ, ÇA MARCHE

Ces félicitations vont aussi aux acteurs privés qui ont permis le succès de cet événement : les compagnies maritimes présentes, bien sûr, mais aussi les acteurs économiques locaux qui s'y sont impliqués (voir la liste en cliquant sur l'image de l'affiche du salon pour l'agrandir).

Cette incontestable réussite atteste de deux choses. La première est que La Seyne, rive sud et ouest de la Rade, confirme son potentiel de développement économique, culturel et social, fondé sur une exploitation concertée et diversifiée de son littoral, pour elle-même, pour le Grand Toulon, et au-delà.

 

LE PARC DE LA NAVALE CONFIRME SON POTENTIEL ÉVÉNEMENTIEL

La deuxième est que, lorsqu'on y croit, lorsqu'on ose, lorsqu'on mobilise, et lorsqu'on coopère, institutions publiques et porteurs de projets du privé, on y arrive, ce que bien des Seynois peinent encore à admettre, à commencer par des opérateurs du commerce local, le regard trop fixé sur le rétroviseur des affres d'un passé douloureux ou peu enclins à dépasser la recherche de l'intérêt collectif qui profite pourtant à tous pour ne viser, le nez sur le nombril, que leur bénéfice propre de l'immédiat.

Et ce nouveau succès, après ceux des salons commerciaux et des événements festifs publics et associatifs qui jalonnent l'année sur les terre-pleins du Parc de la Navale depuis 2008, permettant le brassage de milliers de visiteurs, de tous nos quartiers et de bien au-delà de la commune, depuis le salon de la bande dessinée, le forum des associations ou la fête de la science, jusqu'à "L'Alsace sur Mer" ou "L'Esprit du vin", doit nous conduire à accélérer notre réflexion sur la création sur le site des anciens chantiers navals, d'un espace plus permanent et mieux agencé de forums, de salons, d'expositions, de spectacles et de fêtes.

Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 04:11

Que l'avocat de la société attributaire de la délégation de service public (DSP) chargée de construire et d'exploiter notre port de plaisance tente de défendre les intérêts de son client, quoi de plus normal ?

Que, pour ce faire, il déclare, par voie de presse, vouloir obtenir de la commune qu'elle soit condamnée à payer à la société qu'il défend ce que celle-ci aurait dû gagner en faisant vivre le port, ce serait dans l'ordre des choses s'il était prouvé que la commune était responsable de la non mise en œuvre du projet. Ce qui n'est évidemment pas le cas puisqu'elle s'est évertuée en vain pendant plus d'un an à obtenir que la société délégataire remplisse ses obligations pour que vive le contrat de DSP, c'est-à-dire qu'elle entame les travaux dans les délais convenus, fût-ce avec un petit retard toujours négociable entre partenaires de bonne foi.

 

UN AVOCAT DANS SON ROLE, JUSQU'À UNE CERTAINE LIMITE...

Mais que ce juriste prévienne en des termes vengeurs qu'il fera tout pour que rien ne se fasse jamais sur le site portuaire concerné, là, il devient largement hors sujet car ça dépasse son rôle de défenseur de son client fautif.

Et, bien plus navrant, qu'une partie de la minorité de la droite communale, détentrice avant même que je ne le sois d'un courrier dudit avocat qui m'était destiné, ait fait montre d'ironie et d'une certaine jouissance face à la difficulté que la commune rencontre du fait de son délégataire, là on est carrément dans un monde de fous.

 

UNE MINORITÉ MUNICIPALE QUI POURRAIT NE PAS EN SORTIR GRANDIE

Il y a manifestement deux approches de la vie publique : celle qui guide notre action depuis presque huit ans, jugeant que l'intérêt des Seynois suppose que l'on se serre les coudes autour des grands projets structurants pour l'économie, l'emploi, la culture et la vie sociale, comme nous l'avons fait en assurant une continuité républicaine des programmes engagés par nos prédécesseurs, quelles qu'aient été leurs sensibilités politiques, simplement en les réajustant parfois pour y mettre notre touche, en fonction de nos orientations, pour les affiner ou les améliorer ; et une autre, qui dispose que tout ce qui est conduit par notre équipe d'élus, fussent-ils majoritaires par la volonté des Seynois mais vécus comme des adversaires, doit échouer, quelles qu'en soient les conséquences pour la population.

Je ne suis pas sûr que la minorité municipale en sorte grandie aux yeux des Seynois.

Mais peu importe, au fond, nous, nous croyons en La Seyne et son peuple. Et nous continuons à travailler.

Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 04:36

(On l'a vu ces jours derniers, il nous faut prendre patience pour tirer le meilleur parti de l'ensemble du potentiel du site des anciens chantiers navals.

Après vingt années d'abandon, tergiversations, projets avortés, changements de propriétaires, les premiers éléments d'un plan global de redynamisation ont vu le jour, d'abord sous le mandat d'Arthur Paecht, les autres depuis notre élection en 2008 : le parc urbain est approprié par des milliers de gens, l'hôtel 4 étoiles tourne à plein rendement, l'ascenseur du pont monte et descend pour le plaisir de tous, de nombreux événements culturels, économiques ou festifs rythment la vie de l'Esplanade Marine, les dernières tranches des quartiers résidentiels sont en cours, le casino de jeux ouvrira ses portes en décembre, le permis de construire des neuf salles de cinéma, de l'hôtel et de commerces de culture et de loisirs de "l'Atelier mécanique" sera déposé dans quelques mois, celui d'un important chantier de navires de grande plaisance, "Monaco Marine", l'est depuis le printemps, comme heureux complément dynamisant des entreprises de nautisme de la zone Grimaud.

Sur l'autre rive, au nord, le développement du "pôle mer" des hautes technologies marines se poursuit. Et, en fond de rade, à l'ouest, nous lançons un important projet de rénovation du cœur historique de la commune.

 

LE TRÈS LONG, TROP LONG, TEMPS DE L'AMÉNAGEMENT URBAIN ET PORTUAIRE

Mais le temps de l'aménagement urbain et portuaire est long, le chemin des projets publics est complexe, le contexte économique mondial et morose et peu propice aux investissements privés.

Un premier projet de port de plaisance, porté par un délégataire privé, lancé par mon prédécesseur, n'a ainsi pas pu être mené à bien. Le second, à notre initiative, n'a pas fait mieux. Nous sommes certes déterminés à relancer sans délai un nouveau programme, cette fois en meilleur partenariat avec l'autorité portuaire, l'agglomération et la Chambre de commerce, voire d'autres, mais que de temps écoulé !

Mais ce qui est encore plus déroutant, c'est l'attitude gratuitement destructrice d'une partie des acteurs politiques de la droite seynoise...

 

AUX OBSTACLES DE PROJET S'AJOUTENT LES CHAUSSE-TRAPPES POLITICIENNES...

Quel intérêt ont-ils eu à s'opposer en 2014 au projet du complexe de neuf salles de cinéma qui va voir le jour dans la structure de "l'Atelier mécanique", faisant ainsi perdre plus de six mois à sa réalisation, et m'obligeant à aller plaider notre dossier auprès d'une instance nationale qu l'a validé à l'unanimité ?

Et quel sens donner à la charge violente qu'ont menée les deux chefs de file du groupe UDI-Les Républicains du conseil municipal lorsque, défendant l'intérêt de La Seyne qui ne peut plus attendre que l'attributaire de la délégation de service public se décide à se mettre au travail, j'ai dû proposer aux élus, après avoir fait preuve de beaucoup de patience, de mettre un terme au partenariat avec cet opérateur privé dont nous attendions depuis plus d'un an qu'il tienne ses engagements et engage le chantier ? En quoi des propos railleurs, acerbes et discourtois à notre encontre, affirmant que nos cadres et élus chargés du dossier ont fait preuve d'une coupable incompétence, peuvent-ils être dynamisants ? Tout ça pour, finalement, n'avoir pas voté contre ma proposition ! L'absence de certaines des leurs à cette réunion du conseil municipal atteste fort heureusement d'une certaine gêne de se livrer à pareille façon de prendre part à l'activité publique.

 

ILS N'AIMENT PAS LA SEYNE !

L'une de nos adjointes a émis une hypothèse : celle que ces gens-là, au fond, n'aiment pas La Seyne. Je partage, ou au moins je dirais qu'ils s'en moquent ; c'est la seule explication que je peux trouver à cette attitude négative de principe, qui semble ne viser qu'à jeter le discrédit sur la commune, sur ses élus et ses fonctionnaires, et sur tous ceux qui leur permettent de mener des projets, y compris les responsables de leur propre sensibilité politique, depuis l'équipe d'Arthur Paecht qui a conçu le projet et négocié la possibilité de le réaliser auprès de l'autorité portuaire qu'était le département, jusqu'aux majorités de droite de l'agglomération et du conseil départemental d'aujourd'hui qui, elles, continuent à notre demande à autoriser nos réalisations sur leurs domaines portuaires, parce qu'elles savent que ça profite aux habitants de toute la Rade.

J'ignore ce qu'en pensent les leaders de la droite républicaine du Grand Toulon, mais l'extrême-droite, elle, aux aguets à défaut de formuler des propositions utiles, aura apprécié ces coups de main politiciens.

Les Seynois, quant à eux, citoyens en attente de travail, de services et de loisirs, commerçants, chefs d'entreprises, navrés comme moi à chacun des obstacles gratuits mis en travers de la voie du développement, sauront faire la part des choses. Certaines avancent bien, d'autres connaissent des freins, la détermination demeure.

Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 03:24

Un nouveau terminal de croisière verra donc le jour avant l'été 2016 sur le littoral seynois, doté de services d'accueil, d'un site d'embarquement, d'un marché provençal, et d'espaces dédiés au stationnment des cars. C'est le fruit d'une heureuse coopération entre la commune et la Chambre de commerce et d'industrie du Var, cette dernière assumant la totalité de l'investissement, pour plus d'un million et demi d'euros, les services communaux de l'urbanisme accompagnant avec diligence le projet pour que son architecture s'intègre avec bonheur dans le paysage portuaire et littoral.

Ce partenariat s'inscrit dans la suite de celui qui s'exerce depuis près de cinq ans entre la collectivité locale et l'institution consulaire pour que le territoire tire le meilleur parti de l'opportunité de l'accostage des bateaux de croisière.

 

LA MAIRIE S'IMPLIQUE AUX COTÉS DE LA CHAMBRE DE COMMERCE

Ce fut, dès le début, la mise à disposition de personnels communaux bilingues pour aider à l'accueil sur le quai, l'aide aux aménagements des accès, l'édition d'un dépliant en quatre langues, la mise en service de bus municipaux pour permettre aux crosiéristes de venir en centre-ville ou prendre les bateaux-bus vers Toulon. Puis la signalétique urbaine bilingue, les autorisations données pour que circule un petit train touristique et que s'installe un loueur de bicyclettes, ou l'installation d'une antenne avancée de l'office de tourisme intercommunal.

On comprendra que les aménagements urbains nécessaires pour que les passagers ne déambulent plus vers le centre dans un espace peu attrayant qu'est celui d'une friche industrielle en attente de reconversion doivent patienter encore un peu. Lorsque seront terminés les chantiers du casino, des espaces portuaires et de "l'Atelier mécanique", on pourra enfin parachever d'agréables cheminements piétons le long du littoral des anciens chantiers.

Ce qui n'empêche pas, pour l'heure, de donner place à l'effort de promotion du territoire. C'est ce à quoi s'emploie Christian Pichard, notre adjoint en charge du tourisme et de la promotion de la ville, nos services et ceux de l'office intercommunal du tourisme, ainsi qu'il l'a expliqué ces jours derniers en répondant à une interview du site Internet d'information "TV-83", annonçant notamment le premier salon de la croisière prévu à La Seyne le 26 septembre prochain...

Mais la route est encore longue, et trop parsemée d'embûches...

Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 03:39

Les "vieux" de la construction navale seynoise n'avaient sûrement pas imaginé que le môle d'armement des anciens chantiers allait connaître une belle et utile seconde vie, près de trente ans après la cessation de leurs activités industrielles. En l'orientant grosso modo sud-est—nord-ouest, donc face aux vents dominants de chez nous, le mistral, l'eissèra et l'autan, ils se sont bien sûr facilité la vie quand il s'agissait d'y amarrer les gros bateaux sortis des formes de construction afin de réaliser leur armement, c'est-à-dire y installer les équipements nécessaires à leur fonctionnement, une fois que, pour faire une analogie avec la maçonnerie, le "gros œuvre" était achevé.

Mais ils ne pouvaient prévoir que c'est précisément leur décision de bon sens, alliée à leur choix de disposer d'un tirant d'eau confortable porté à dix mètres pour armer les très gros navires qu'ils construisaient, qui a permis de séduire les commandants des paquebots géants, ravis de pouvoir, dans une rade protégée, accoster avec autant d'aisance que pour garer une petite Smart.

 

LA PREMIÈRE PIERRE D'UN TERMINAL DE CROISIÈRE

Mes camarades de la CGT des ports de Marseille ne m'en voudront pas d'ajouter avec une pointe d'humour que, il y a quelques années, c'est l'opportunité d'un de leurs mouvements de grève conjuguée à une séquence de fort mistral qui nous a permis de proposer qu'un paquebot de fort tonnage, ne pouvant accoster au port phocéen, soit dérouté vers La Seyne. Et le bouche à oreille entre commandants de ces grosses unités a fait le reste, chacun vantant à un autre la facilité d'abord du quai.

Et ce sont aujourd'hui des dizaines d'escales, et même des têtes de ligne partielles, qui rythment chaque année la vie du vieux môle trop longtemps endormi après la fin de vie de nos chantiers navals. Au point que nous avons, avec la Chambre de commerce et d'industrie du Var, concessionnaire du site, scellé début juillet la première pierre d'un nouveau terminal de croisière qui sera livré avant l'été 2016.

C'est une nouvelle pièce d'un puzzle vertueux de reconquête économique, sociale et patrimoniale de notre littoral, qui vient d'être posée.

Mais, on le verra les jours prochains, rien n'est vraiment simple...

 

J'ai chipé la photo de la pose de la première pierre sur l'excellent site "Le marin" qui ne manque jamais de promouvoir les projets et réalisations de notre rade...

Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce
30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 10:52

Vite, il ne reste que quelques heures ! C'est à demain qu'est fixée la limite du dépôt auprès des services fiscaux des dossiers pour les commerçants de nos quartiers populaires souhaitant bénéficier d'exonérations.

L'État a en effet transformé les Zones franches urbaines en "territoires entrepreneurs" pour continuer à soutenir la dynamique économique et l'emploi, mais il a également ouvert des possibilités d'aide pour les acteurs économiques des autres quartiers prioritaires.

Nous avons ainsi obtenu, tant pour notre quartier Berthe que pour notre centre ville, ce qui n'était pas le cas antérieurement, que les commerçants de proximité, sous certaines conditions, bénéficient d'exonérations d'impôts sur leur activité et de taxe foncière sur leurs propriétés bâties.

C'est là une réponse à une demande récurrente qui était faite de voir le cœur historique de La Seyne, comme notre grand ensemble d'habitat social du nord de la commune, bénéficier de soutiens incitatifs pour aider à la redynamisation commerciale et à l'emploi, de la même manière que les entreprises situées en zone franche.

Alors, même si l'État, la Ville et la Chambre de commerce ont largement diffusé l'information, il me semblait utile de le rappeler pour que les intéressés ne manquent pas le coche du 31 juillet !

Publié par Marc Vuillemot - dans Économie - tourisme et commerce

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