26 mai 2022 4 26 /05 /mai /2022 05:24

Décidément, la municipalité, au moindre mal connaît des troubles de mémoire, au pire s’obstine à réécrire l’histoire. D’autres seraient qualifiés de révisionnistes pour moins que ça.

 

Si l’on en croit la relation par Var-matin des propos de Jo Minniti, adjoint chargé par la maire de la délégation de la « politique portuaire », dont on doit par ailleurs questionner la légalité car elle ne relève pas des compétences communales, mais métropolitaines, les élus ayant précédé Jo Minniti auraient « depuis trente ans botté en touche » sur le sujet épineux de l’avivement du port de Saint-Elme.

 

Non ! C’est un nouveau mensonge éhonté. Ce qui se réalise aujourd’hui, et dont la Métropole et la municipalité couperont le ruban, est, comme bien d’autres projets, l’aboutissement d’années de concertations, d’études, notamment de courantologie, et de recherches de financements, ayant enfin débouché en janvier 2020, c’est-à-dire du temps... de la municipalité que j’animais.

 

 

UN PROGRAMME ARRÊTÉ EN 2019 APRÈS PLUS DE 100 ANS DE PROBLÈMES ET PLUS D'UNE DÉCENNIE DE PRÉPARATION

 

Notre concitoyen Jean-Claude Autran, l'un de nos indispensables érudits, offre sur son site Internet une lecture de la longue histoire du projet de traitement des problèmes posés par le sable et les posidonies depuis... 1915, date de la première délibération du conseil municipal sur le sujet, jusqu'à aujourd'hui.

 

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Sans remonter jusqu'à la guerre de 1914-1918, les membres du « Comité local des usagers permanents des installations portuaires de plaisance », de même que Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier et alors conseiller général du canton de Saint-Mandrier-La Seyne-sud, et ma première adjointe, Raphaëlle Leguen, se sont investis des années durant pour faire aboutir ce projet. Même si ça n'a pas toujours été facile entre eux et avec les techniciens du "syndicat mixte" qui gérait les ports pour le compte du Département, ils n’auront, eux, aucune peine à se souvenir que, en 2012, il y a dix ans, le programme était arrêté dans ses grandes lignes, mais qu’on butait sur des points techniques, sur les accords des autorités maritimes de l’État, et sur les financements.

 

C’est fin décembre 2019 que la décision finale a pu être prise par la Métropole, ces sujets majeurs ayant enfin été réglés. Début janvier 2020, donc toujours sous la mandature 2014-2020, Gilles Vincent, devenu vice-président de la métropole en charge des ports, l’annonçait et déclarait que, « dans le meilleur des cas, rien ne démarrera concrètement avant 2021. Et ensuite, il y en aura pour deux ans de travaux ».

 

Finalement, les choses vont arriver à leur terme dans des délais appréciables. S'il a fallu plus d'une décennie de préparation, il y aura eu moins de trois ans entre la décision d'engagement et l'achèvement du chantier. Et c’est tant mieux.

 

RENDRE À CÉSAR CE QUI EST À CÉSAR...

 

Jo Minniti ne peut ignorer l’histoire puisqu’il a siégé au conseil municipal de 2001 à 2004 comme adjoint à la communication avant de se voir retirer ses délégations par le maire d’alors, Arthur Paecht, puis de 2014 à 2020 comme conseiller d’opposition de la liste de Jean-Pierre Colin fusionnée avec celle de Philippe Vitel, avant d’accéder aux fonctions qu’il occupe aujourd’hui. Et Jo Minniti est un vrai passionné des questions nautiques et maritimes.

 

Espérons seulement que, malgré sa mémoire sélective, et dans un esprit de continuité républicaine, Jo Minniti et Nathalie Bicais n’oublieront pas de demander à Hubert Falco, puisque c’est tout de même un projet métropolitain et non communal, de convier à l’inauguration du chenal Gilles Vincent et Raphaëlle Leguen, chevilles ouvrières du projet, ni, bien sûr, Jean-Pierre Colin, actuel vice-président de la métropole en charge des affaires portuaires…

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
25 mai 2022 3 25 /05 /mai /2022 02:52

C'est vrai que certains camping-caristes abusent des possibilités offertes par le code de la route quant à leur stationnement. Stationner n'est pas s'installer pour camper. Et on doit comprendre les riverains d'un site où de mauvaises habitudes sont prises par des autocaravaniers (c'est le terme français pour changer un peu de l'anglicisme "camping-cariste").

 

Pour autant, contrairement à une idée reçue, il est interdit d'interdire aux camping-cars de stationner là où les autres véhicules sont autorisés à le faire.

 

C'est pourquoi notre équipe municipale avait organisé une aire de stationnement pour les autocaravanes non loin du hameau des Sablettes et des plages, sur une emprise communale. Mais, cédant à la pression de quelques riverains, la mairie l'a supprimée. Et, évidemment, les problèmes ressurgissent ailleurs...

 

 

DES PANNEAUX SIGNALÉTIQUES FANTAISISTES ET ILLÉGAUX

 

Il faut le savoir, il est "interdit d'interdire" le stationnement spécifique des camping-cars si d'autres véhicules ont le droit de se garer. Aucun des panneaux de l'image ci-dessous, qui sont pourtant en vente et apposés dans de nombreuses communes, n'existe d'ailleurs au référentiel de la signalétique du code de la route. Ils sont tout simplement illégaux.

 

 

Jusqu'à présent, La Seyne a respecté la loi, ne verbalisant les autocaravanes, comme n'importe quel véhicule, que lorsqu'elles excédaient la durée de stationnement autorisée de sept jours, ou lorsqu'était constaté un stationnement gênant, dangereux ou abusif, au sens des articles R.417-9 à R.417-13 du code de la route.

 

 

JUSQU'À PRÉSENT LÉGALISTE, LA SEYNE REJOINT LE CLUB DES JOUEURS DE POKER QUI "Y VONT AU BLUFF"

 

Mais voilà que, depuis quelques temps, on commence à contourner la loi, comme en atteste le panonceau illégal, car ne figurant pas au référentiel de la série "M", apposé sous le panneau B6d d'arrêt et de stationnement interdits qui a été installé face au collège Jean-L'Herminier sur le chemin de l'Évescat aux Sablettes. On se demande la raison de cette décision car il n'y a aucun risque ni de danger ni de gêne tant pour les automobilistes que pour les piétons tant qu'ils n'empiètent pas sur la chaussée.

 

N'importe quel camping-cariste qui y serait verbalisé serait ainsi fondé à contester la contravention dressée à son encontre. Plusieurs associations d'usagers des autocaravanes ont par ailleurs obtenu des jugements obligeant de plus en plus de communes à revenir sur leurs interdictions illicites, comme ce fut le cas à Lacanau (Gironde) en 2020.

 

 

INTERDIRE AUX SEULS CAMPING-CARS EN CAS D'ÉRUPTION VOLCANIQUE ?...

 

Alors, lorsqu'on annonce qu'un arrêté va permettre d'apposer des panneaux interdisant le stationnement des campings-cars sur certaines voies seynoises, a-t-on bien réfléchi qu'on ne peut légalement le faire que si on interdit à tous les véhicules de se garer ? Les riverains réclamant cette mesure en ont-ils bien conscience ? Leurs interlocuteurs communaux les ont-ils bien informés ?

 

Ou alors, il faudra faire preuve de beaucoup d'imagination perverse ou d'un grand sens de l'humour, à l'instar de telle commune qui, comme on peut le voir sur la photographie ci-dessous, justifie l'interdiction de circuler imposée aux autocaravanes par l'article R.443-9 du code de... l'urbanisme !

 

Cet article règlementaire stipule en effet que peuvent être prises des dispositions particulières de circulation dans des « zones soumises à un risque naturel ou technologique prévisible » tel que « des incendies, des effondrements de cavités souterraines, des radiations de potentiel radon élevé, des événements sismiques, des cyclones, ou des éruptions volcaniques » !

 

Ce sont autant de facteurs de risques majeurs que chacun sait très fréquents chez nous, en France métropolitaine, et à La Seyne en particulier. Et, surtout, qui ne concernent en rien les deux-roues, ni les automobiles, ni les poids lourds, naturellement épargnés par ces catastrophes. Mais seulement les camping-cars...

 

 

UN INDISPENSABLE ÉQUIPEMENT D'ACCUEIL PRÈS DES COMMERCES ET DES PLAGES

 

Ne vaudrait-il pas mieux, plutôt que relancer une polémique et courir le risque de se couvrir de ridicule lorsqu'une association d'autocaravaniers aura facilement trouvé la faille règlementaire pour saisir la justice administrative aux fins d'annulation de décisions fantaisistes, revenir à la raison, et faire aménager comme il se doit, ainsi que nous l'avions prévu, l'aire de camping-cars du centre sportif Armand-Sauvat supprimée par arrêté municipal en mai 2021  ?

 

Si on estime que la gestion d'un tel espace ne doit pas relever de la compétence municipale, rien n'interdit de la confier à un opérateur privé spécialisé en charge de l'équiper avec des bornes d'entrée et de services (eau, électricité, vidange, voire sanitaires) comme il en existe partout, de le gérer, et de réguler les toujours possibles dysfonctionnements pouvant occasionner une gène pour le voisinage. Il est vrai que la moyenne d'âge des camping-caristes se situe en France à 59 ans, que plus du tiers d'entre eux a entre 60 et 74 ans, et que ce sont là des générations bien connues de chenapans fauteurs récurrents de troubles à la tranquillité publique...

 

Comme nous l'avions à peine initié en 2019, d'autres communes l'ont bien compris qui ont choisi d'être accueillantes et, ce faisant, par leurs aménagements et initiatives d'accueil des autocaravaniers, personnes bonnes consommatrices par leur niveau de ressources (73% sont des retraités de classe moyenne ou haute, des chefs d'entreprises, cadres ou techniciens supérieurs) soutiennent l'activité économique des commerces de proximité, des loisirs et de la culture, qui en a bien besoin.

 

Mais, à La Seyne, depuis deux ans, on a choisi de faire table rase du passé plutôt que prolonger et améliorer ce qui doit l'être.

 

C'est une façon de voir les choses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 février 2022 7 06 /02 /février /2022 07:32

On l'a échappé belle. À ma connaissance, aucun automobiliste ni motard n'a heureusement reçu sur le coin du pare-brise ou du casque une palme de syagrus qui aurait pu causer des dégâts à son véhicule ou, pire, à sa personne.

 

Ce n'est pourtant pas faute d'avoir entendu des avis réservés quant au choix de certains végétaux à planter en bordure de nos voiries.

 

 

L'EMBELLISSEMENT URBAIN NE DOIT PAS FAIRE NÉGLIGER LA SÉCURITÉ

 

C'est en effet une recommandation répétée par les professionnels des espaces verts : si le syagrus, espèce de palmier de la même famille que le cocotier, semble mieux résister que ses cousins les autres arecaceæ aux attaques des larves de charançon rouge qui grignotent ce végétal de l'intérieur, il est plus fragile au froid et aux rafales de vent. C'est pour ça que, en milieu naturel, ces palmiers se développent volontiers dans la canopée et que, dans les zones ventées, on évite d'en planter ailleurs que dans des parcs à la densité végétale suffisante pour les protéger.

 

Le fait est que, malgré les avis réservés, on a planté il y un an 24 syagrus en entrée nord-est de la ville, sur le terre-plein central de la route départementale 559, entre le carrefour des Villes Amies, à la pyrotechnie, et celui de l'entrée du technopôle de Brégaillon. Et que 16 des 24 voient leurs palmes (façon de parler, car ce sont en fait des feuilles pennées) qui fléchissent et menacent de se casser et de tomber sur la chaussée.

 

 

FAIRE CONFIANCE À LA COMPÉTENCE DES FONCTIONNAIRES

 

Sauf indication contraire des professionnels, l'urgence semble être de sécuriser la route en coupant ces palmes. Comme il était urgent, suivant l'avis des agents du service de la sécurité civile communale et de l'Office national des forêts, de couper certains arbres d'une copropriété de Mar Vivo, ce qui avait provoqué, en pleine campagne électorale municipale de juin 2020, une levée de boucliers à laquelle s'était jointe la droite locale... qui, après s'être offusquée par pure démagogie, a fini par faire appliquer les obligations de sécurité, au mois d'octobre suivant, une fois qu'elle a été aux affaires municipales...

 

Une fois les palmes élaguées par précaution, si c'est jugé nécessaire, il faudra se questionner et faire analyser la raison de cet état de fait. S'il résulte du vent ou du froid qui ont été significatifs ces derniers jours chez nous, et non d'une autre cause, il faudra en tirer les leçons pour d'autres programmes de végétalisation. Et ne plus foncer tête baissée pour faire ressembler à tout prix notre ville à certaines de ses voisines au nom d'un soi-disant indispensable embellissement de style azuréen...

 

Et, peut-être, à l'avenir, prêter un peu attention aux avis compétents des fonctionnaires spécialisés...

 

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7 décembre 2021 2 07 /12 /décembre /2021 06:51

Au risque de déplaire aux contempteurs permanents qui n'attendent de mon blog qu'il ne véhicule que des critiques et remarques malicieuses sur la gestion locale, je vais profiter d'une accalmie dans la tempête d'hérésies que la météo politique nous inflige pour saluer d'heureuses initiatives communales et ceux qui les réalisent.

Et, de là, toutefois, digresser un peu...

 

 

DE BELLES ILLUMINATIONS, ET ÉCOLOGIQUES AVEC ÇA !

Ceux qui sont à la manœuvre, ce sont les fonctionnaires communaux. Il faut le reconnaître, les illuminations des fêtes de fin d'année continuent de s'améliorer. La maire et son équipe ont mis leurs pas dans les traces de leurs prédécesseurs pour poursuivre le plan pluriannuel d'acquisitions régulières de nouvelles installations peu consommatrices d'énergie permettant, année après année, de parfaire l'ambiance festive de la ville.

Je tiens une nouvelle fois à tirer mon chapeau aux personnels de la commune et de la métropole qui en assurent le choix, l'installation et la gestion.

C'est ça, aussi, le service public durable.

 

LA SEYNE, TERRITOIRE À ÉNERGIE POSITIVE, ENGAGÉ POUR LA NATURE ET DÉSORMAIS AVEC UNE COP D'AVANCE

Ce service public municipal est également la cheville ouvrière du label "Territoire durable, une Cop d'avance" que la commune vient d'obtenir. C'est un encouragement pour les fonctionnaires de la Ville et de la Métropole qui, de façon transversale dans beaucoup de services, imaginent et mettent en oeuvre des actions locales indispensables à la sauvegarde de la planète et de ses habitants.

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L'extrait commenté ci-dessus du dossier officiel de presse de remise du label montre que cette distinction prolonge celles que nous avions obtenues en 2017 (Territoire à énergie positive pour la croissance verte) et 2019 (Territoire engagé pour la nature).

C'est comme ça qu'on l'aime, la continuité républicaine. Même si – peut-être n'était-elle pas au courant ? – l'adjointe à la maire chargée de l'environnement ( * ) s'est bien gardée d'en faire état dans l'interview qu'elle a donnée au quotidien Var-matin...

 

LA SEYNE, TERRITOIRE DE PRÉVENTION SANITAIRE DURABLE

À l'heure où la pandémie de coronavirus redouble de vigueur, je veux enfin saluer les cadres et agents de la commune qui s'investissent, avec les pompiers, les bénévoles des associations de secourisme et de protection civile, et les professionnels de santé, pour faire fonctionner sans discontinuer depuis de très longs mois le centre de vaccinations que nous avions installé dès le début de l'épidémie au sein de l'espace sportif et d'accueil jeunes "Gisèle-Halimi".

C'est un des rares sites de la Région Provence qui, depuis début 2020, n'a jamais suspendu son activité. Loin de ne concerner que les Seynois, il accueille des personnes venant parfois de loin. Et, s'il fallait démontrer que les agents publics, trop souvent injustement moqués pour leur supposée rigidité de "fonctionnaires fonctionnant", brillent par leur initiative et leur imagination, sachons que ceux-là n'ont pas attendu les toutes récentes consignes gouvernementales pour ouvrir grandes les portes de la vaccination, accueillant les aspirants à la piqûre initiale ou de rappel sans qu'ils aient besoin de prendre rendez-vous...

 

HONORER LE SERVICE PUBLIC DURABLE

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Et c'est pour cela – et tout ce que le service public apporte de bienveillance républicaine à la nation – qu'il a été très malvenu de débaptiser la "Place des services publics" qui visait à honorer les serviteurs de l'État et des territoires.

Mais il est toujours temps de réparer, fût-ce en dénommant un autre lieu que l'esplanade qui jouxte le quai Hoche.

Et peut-être, si ça peut aider, car il est des noms qui semblent écorcher la bouche de certains, en reformulant quelque peu le panonceau soulignant l'histoire locale pour la défense du service public, ainsi que je le suggère sur le petit montage ci-dessus...

 

 

( * ) : Le titre officiel de cette adjointe à la maire est « déléguée à l’environnement et aux espaces naturels, agricoles et forestiers, aux instructions des dossiers de qualité de l’air, aux plages et à la qualité des eaux de baignades, au développement durable et de maîtrise des énergies, à la politique liée à l’affichage et la publicité, aux obligations légales de débroussaillement, aux espaces verts, à la promotion des circuits locaux de distribution » (ouf, quel boulot !... mais, rassurons-nous, on aurait pu ajouter sans que le préfet, chargé du contrôle de légalité ne s'en émeuve plus, des choses comme « défense nationale, intérieur, affaires étrangères », et d'autres, car seules les compétences soulignées sont des attributions communales, les autres relevant de la Métropole...

 

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28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 06:07

Les fortes pluies de ces derniers jours n'ont hélas rien d'exceptionnel. La Seyne est habituée à ces événements climatiques méditerranéens qui noient chaque année une partie de la ville. Et il n'y a pas vraiment de solution curative pour les zones très anciennement urbanisées.

Ceci étant, notre plan local d'urbanisme impose à chaque aménagement récent, privé ou public, des mesures préventives que les constructeurs doivent respecter.

Ça me rappelle un événement survenu il y a deux ans, que certains, à quelques mois de l'élection municipale de 2020, s'étaient empressés d'instrumentaliser...

 

La Seyne s'est bâtie au niveau de la mer sur les anciens marécages du fond occidental de la Rade de Toulon. Lorsqu'il pleut, la configuration géographique des bassins versants est telle que les ruissellements des collines entourant la vieille ville dirigent vers elle des masses importantes d'eau de pluie. Ce n'est pas pour rien que nos anciens ont appelé « Lo Regonfle » (prononcer lou ré'gounflé – voir la définition en fin de cet article) le ruisseau (en Provence, on dit le vallat) qui se jette au sud-ouest du port. En outre, lorsqu'il fait mauvais temps, la pression atmosphérique est faible et le niveau de la mer s'élève (ne croyez pas que l'eau du port monte jusqu'à déborder des quais uniquement parce que la pluie remplit la Méditerranée !), l'impétueux vent d'est ("lo levantàs" – prononcer lou lévantass) souffle vers la ville et y pousse les hautes vagues formées dans la Rade. Un mur d'eau de mer s'élève face aux eaux de ruissellement, faisant barrage à leur évacuation. Et la ville se remplit.

C'est ce qui s'est passé ce jeudi soir, comme le montre la photo ci-dessus de la place Germain-Loro, en haut du marché, récemment rénovée, où voitures et piétons ont baigné dans quarante centimètres d'eau.

 

FAIRE TORNADE DE TOUTES EAUX...

Et c'est là que, les mollets dans l'eau, j'ai eu une pensée pour des donneurs de leçons sarcastiques d'hier. Je m'interdis de blâmer leurs amis aujourd'hui aux affaires car, malgré la réfection totale du réseau pluvial de l'endroit qui a précédé les jolis aménagements de surface de cette belle place publique d'entrée de la vieille ville, il leur aurait été impossible de mieux faire.

Ceux-là, en revanche, ne s'étaient pas gênés, à l'automne 2019, pour faire monter la sauce et attiser la colère à l'endroit de la Ville des résidents d'un immeuble récent proche du cœur historique, lorsque son sous-sol a connu une grave submersion. Que n'ai-je pas entendu alors !...

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Et pourtant, rien n'a pu être reproché aux services de l'urbanisme de la commune et de la Métropole, ainsi que j'avais dû l'expliquer dans le quotidien Var-matin (cliquez sur l'encadré rouge pour l'agrandir).

Mais, pour certains, en période de campagne électorale, tout est bon pour discréditer le concurrent.

C'est une façon de faire vivre la démocratie. Ce n'est pas la mienne. Peut-être à tort, comme me l'ont dit certains de mes proches ?...

 

 

Lou tresor dóu Felibrige - Frédéric Mistral - Tome premier, p. 209 - 1878

 

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16 novembre 2021 2 16 /11 /novembre /2021 06:41

Le quotidien Var-matin rapporte ce mardi la présentation par la municipalité des orientations de la Métropole TPM en matière portuaire à une association de résidents d’un quartier. Ça appelle pas mal de questions.

Ce sont des interrogations sur la forme de la communication, d’abord, mais aussi et surtout des besoins de précisions sur le fond, pour répondre aux inquiétudes économiques, sociales et environnementales que suscitent les informations données par la Ville.

La Métropole, seule compétente en matière portuaire, a le devoir de s'exprimer pour confirmer ou non les annonces des élus municipaux.

 

DES INTERROGATIONS SUR LE MODE DE COMMUNICATION

On se demande pourquoi une association d’habitants est informée avant le conseil municipal, voire avant le collectif des comités d’intérêt local (CIL), jamais réuni depuis 2020. C'est une curieuse conception de la démocratie locale...

Pourquoi aussi est-ce la Ville qui annonce des choix alors qu’elle n’a aucune compétence en matière portuaire ? Les priorités exposées sont-elles vraiment celles de la Métropole TPM, seule institution responsable des ports ?...

 

DES INCIDENCES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES

La réalisation d’une passerelle routière appelée « pont de la réconciliation » risquerait fort de ne pas… réconcilier les opérateurs économiques du secteur du nautisme, notamment ceux de l'Espace Grimaud, avec les institutions publiques. Elle imposerait en effet le transfert de 110 anneaux de petits voiliers du « vieux port » qui, du fait de la hauteur de leurs mâts, ne pourraient plus franchir la passe. Leur réinstallation annoncée le long des quais des anciens chantiers navals au tirant d’eau exceptionnel et unique dans la région grèverait les possibilités, prévues depuis des années, d’y accueillir des unités importantes en hivernage ou en attente d‘entretien et réparation dans nos entreprises locales en concurrence rude avec celles d’autres ports de Méditerranée. Cela fragiliserait gravement l’activité économique, donc l’emploi, d’une filière-phare et des activités tertiaires connexes.

On sait que ce pont est une promesse de campagne de la maire. Mais on se grandit toujours en acceptant de réorienter ses choix. Pourquoi ne pas s’en tenir à l’élargissement du quai du port actuel, ne nécessitant que la relocalisation de 40 anneaux ? La Métropole est-elle prête à prendre et assumer un tel risque économique et social ?…

 

DES CONSÉQUENCES ENVIRONNEMENTALES ET URBAINES

Renoncer à l’élargissement le long des quais actuels du « vieux port » enterrerait la possibilité d’y réaliser l’indispensable site propre du futur bus à haut niveau de service et les voies cyclables prévues. Le développement des mobilités douces est le seul moyen de relancer la fréquentation du centre-ville, de désengorger la traversée du port et de prendre notre part dans la réduction des émissions de gaz nuisibles à la qualité de vie urbaine et au climat. Sans desserte moderne et propre en proximité immédiate, stimulant la rénovation de l'habitat et de l'activité commerciale, des fresques, des animations culturelles et festives, certes bienvenues comme l'actuelle sur le thème de « l'écume de nos déchets », ne suffiront jamais à redynamiser notre centre ancien.

Le renoncement à ce projet vital d’investissement pour reporter ses financements sur un « pont de la réconciliation » risquerait fort de ne pas… réconcilier les institutions publiques avec les commerçants et services du centre-ville, avec l’hôtel Mercure cerné par quatre voies de grande circulation, avec les concepteurs du Parc de la Navale qui en détiennent la propriété intellectuelle, ni avec les gens attachés au patrimoine historique, parmi lesquels le ministère de la Culture dont on se demande s’il apprécierait qu’une autoroute urbaine vienne jouxter le monument classé qu’est notre pont transbordeur.

La Métropole, responsable du projet de rénovation urbaine du centre-ville autant que des ports, des parcs urbains, des voiries, de l'économie et des transports collectifs, suit-elle la municipalité seynoise sur cette orientation ?...

 

DES BESOINS IMPÉRIEUX DE RÉPONSES AUX USAGERS ET CITOYENS

Enfin, si l’on doit se réjouir des annonces de mises en chantier des réhabilitations, sur lesquelles nous avons travaillé avec la Métropole depuis des années, des ports de la Petite Mer et de Saint-Elme, y compris en assumant pour des raisons d’équilibre économique une extension du nombre d’anneaux de ce dernier, il reste à préciser les intentions de TPM en matière de ce que la Ville annonce comme un projet de « gestion globale » de l’ensemble des ports par le futur concessionnaire pour la désignation duquel un appel à candidatures va être lancé l'an prochain.

Les associations de plaisanciers vont-elles conserver leur place, en particulier pour le Port du Manteau dont la petite mais très active société nautique assume aujourd’hui très bien la gestion de ses espaces portuaires ?…

Tout ça fait beaucoup d’interrogations. La Métropole a le devoir de s’exprimer sur ces enjeux.
 

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30 septembre 2021 4 30 /09 /septembre /2021 08:39

Le contentieux relatif au projet avorté de port de plaisance le long sur le site de nos anciens chantiers navals est enfin clos. La justice a conforté La Seyne dans sa décision.

Mais que n'avons-nous pas entendu depuis que la municipalité que j'animais a constaté que l'opérateur du programme ne respectait pas son engagement à réaliser cet équipement portuaire tant attendu et a dû se résoudre à lui en retirer la responsabilité !

Nous avions pourtant eu raison...

 

NOUS AVONS EU RAISON DE PROTÉGER LES INTÉRÊTS DE LA SEYNE

Il aura fallu pas moins de huit ans pour, finalement, revenir au point de départ. Mais l'important est que la plus haute instance de la justice administrative française a validé le choix de la commune. Le tribunal administratif, puis la cour administrative d'appel, et enfin le Conseil d'État, ultime juridiction de recours, ont jugé que la municipalité que j'animais a eu raison de défendre les intérêts de La Seyne vis-à-vis de l'opérateur qui avait été retenu pour réaliser le port de plaisance projeté le long du site des anciens chantiers navals mais qui s'était hélas révélé défaillant.

Le dernier acte de cette trop longue affaire a été le tout récent vote par le conseil municipal d'une délibération annulant les provisions financières que j'avais constituées au cas où la justice m'aurait donné tort.

 

CERTAINS AURAIENT PEUT-ÊTRE DÛ TOURNER SEPT FOIS LEUR LANGUE DANS LEUR BOUCHE AVANT DE CONSPUER...

Entre temps, mon équipe municipale a eu à subir les sarcasmes de certains toujours prompts à vilipender mon incapacité à gérer et défendre La Seyne. En 2015, l'actuel premier adjoint, alors conseiller municipal d'opposition, s'exprimait ainsi à propos de ma décision ayant entrainé un contentieux : « Monsieur le maire est coutumier d'une gestion non seulement approximative mais très dangereuse pour l'avenir de notre ville (...) sa gestion va encore nous coûter des millions d'euros ». En 2017, le même me donnait des leçons en des termes mettant en cause le professionnalisme des fonctionnaires communaux assurant le suivi juridique du projet de port de plaisance : « Je vous ai souvent demandé de travailler en interne, ou en externe d'ailleurs, avec des spécialistes aguerris aux marchés publics compliqués. J'ai bien peur qu'il soit trop tard et que vous soyez responsable d'une catastrophe financière qui semble s'annoncer pour la commune », ajoutant que la société délégataire réclamait « 14 millions d'euros de dommages et intérêts » à la ville.

 

GRAND MERCI AUX FONCTIONNAIRES QUI M'ONT CONSEILLÉ

Les faits sont là. Nous avons eu raison de mettre un terme au programme pour protéger notre ville, certes à contrecœur car cet équipement portuaire, à côté du projet d'hôtels et de cinémas dans l'Atelier mécanique, aurait dynamisé la renaissance économique, culturelle et sociale de La Seyne. Je ne remercierai et féliciterai jamais assez les fonctionnaires territoriaux pour leur compétence et leur clairvoyance qui ont guidé ma décision.

Je suis bien sûr navré que ce port n'ait pu se réaliser, mais qu'on m'autorise aujourd'hui à avoir un petit sourire en coin lorsque je relève que c'est celui-là même qui m'accablait naguère qui, aujourd'hui, en sa qualité de premier adjoint délégué « au développement économique, aux affaires juridiques et de contentieux », a dû annoncer, selon Var-matin, la « bonne nouvelle » aux membres du conseil municipal et leur proposer de voter l'annulation des sommes que j'avais fait provisionner et dont, certain que la commune allait perdre et devoir lourdement dédommager, il demandait en 2017 « la revalorisation »...

 

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27 septembre 2021 1 27 /09 /septembre /2021 18:13

Si elles n'en ont pas le monopole, et malgré les indicibles difficultés urbaines, sociales et économiques qu'elles rencontrent au quotidien, les communes et intercommunalités abritant sur leurs territoires des quartiers populaires urbains vulnérables n'en sont pas moins parmi les plus actives, voire parmi les pionnières, pour imaginer et mettre en œuvre des solutions vers la transition écologique et sociale.

La Seyne n'est d'ailleurs pas en reste en ce domaine depuis une quinzaine d'années. Il faut souhaiter qu'elle continue dans cette voie.

 

UN RAPPORT-GUIDE SUR LES MOYENS DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE ET SOCIALE

C'est à l'occasion de la réunion annuelle de l'Assemblée générale de l'Association des maires Ville & Banlieue de France, au sein de laquelle mes anciens collègues m'ont demandé de continuer à m'investir bien que je n'exerce plus de mandat électif, que nous avons rendu public un rapport sur le financement de la transition écologique et sociale dans les villes de banlieue, élaboré par l'Agence France Locale (AFL), la banque des collectivités locales, avec l'appui de notre association d'élus locaux et de dix de ses communes adhérentes.

L'intégralité de ce rapport est disponible en ligne sur le site de l'AFL en cliquant ICI ou sur l'image illustrant cet article. Pour ceux qui voudraient le survoler, une présentation synthétique est aussi disponible en cliquant ICI.

il est regrettable que la municipalité de La Seyne ait choisi le repli sur elle-même en quittant en 2020 l'association Ville & Banlieue. Elle aurait pu participer à cette étude, valoriser ses réalisations, tant au quartier Berthe que dans son centre ancien (et ailleurs aussi, mais le sujet de l'étude est centré sur les quartiers prioritaires), pour en porter témoignage et faire des émules.

 

LA SEYNE AURAIT PU VALORISER SON ACTIF ÉCOLOGIQUE ET SOCIAL

Entre autres projets aboutis que notre commune peut mettre à son actif depuis le milieu de la première décennie du millénaire et qui auraient pu trouver leur place dans le rapport d'étude désormais diffusé auprès des 35000 communes de France, on se remémorera quelques éléments d'une liste loin d'être exhaustive : les jardins partagés, les plantations en ville, la création de la ferme municipale du Domaine de Fabrégas fournissant nos cantines scolaires en produits bio, l'énergie produite par notre réseau de chaleur de l'usine d'incinération des ordures ménagères, par notre centrale d'échanges thermodynamiques de l'eau de mer, par les dispositifs photovoltaïques des HLM et espaces publics, l'isolation thermique lors des rénovations des HLM et des opérations d'amélioration de l'habitat du centre ancien, la tarification écologique et sociale de l'adduction d'eau potable, de l'électricité et du gaz, l'accroissement de nos zones naturelles et agricoles, les voies piétonnes et cyclistes, la réalisation anticipée d'une partie du tracé pour le futur transport en commun en site propre, l'engagement des élus pour obtenir le futur RER toulonnais, les clauses d'insertion de nos marchés publics, le soutien aux structures d'insertion sociale et professionnelle par la production, aux chantiers d'insertion, au "repair'café" et au "SEL" (système d'échange local) associatifs, la dynamique de nos conseils de quartiers, de nos conseils citoyens et autres comités d'usagers de nos services publics...

 

LA SEYNE DOIT POURSUIVRE DANS LA VOIE OUVERTE IL Y A QUINZE ANNÉES

Et il y a encore tant à faire, ce que, d'ailleurs, notre équipe avait proposé en 2020 à nos concitoyens de mettre en œuvre en leur présentant "Nos 30 engagements pour la transition" qui ne sont pas protégés par quelque droit d'auteur et que mes amis élus écologistes et de gauche siégeant aujourd'hui dans l'opposition municipale gardent à l'esprit pour formuler de façon constructive des suggestions utiles à la majorité communale.

Car il faut continuer dans ces voies écologiques, sociales et citoyennes, avec nos habitants, à commencer par les plus en rupture sociale, sanitaire et économique qui représentent plus du quart de notre population, comme avec nos entreprises et nos associations. Puisse le rapport en forme de guide utile sur le financement de la transition écologique et sociale que nous venons de publier ouvrir des pistes pour l'actuelle équipe municipale...

 

PRÉSENTATION DU RAPPORT LORS DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE "VILLE & BANLIEUE" À L'HÔTEL DE VILLE DE LYON LE 23 SEPTEMBRE 2021

 

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19 mars 2021 5 19 /03 /mars /2021 05:46

Après avoir communiqué quelques réflexions sur la décision municipale de quitter l'association française des maires pour la Paix, et donc de son association internationale Mayors for Peace, il semble utile, dans un tout autre registre, de faire partager quelques sentiments sur un autre choix de la majorité du conseil seynois : celui de ne plus adhérer à l'Association nationale des élus du littoral (ANEL).

Si l'on qualifie le massif abritant notre forêt de Janas de « presqu'île de Sicié », si George Sand parlait de notre commune comme d'une « ville de mer », si La Seyne partage avec Six-Fours le cap le plus avancé dans la Méditerranée, et si notre terroir est bordé de 25 kilomètres de côtes, nul ne disconviendra du fait que la maire de La Seyne a bien sa place parmi les... élus du littoral.

Et pourtant La Seyne vient d'opter pour abandonner le millier de communes littorales pour la plupart réunies au sein de l'association qui défend leurs intérêts particuliers...

 

POUR LA MER ET LES LITTORAUX AUSSI, LA « COALITION » FAIT LA FORCE

Si l'on en croit Var-matin, la maire a donné une curieuse explication à cette étonnante décision. L'adhésion à l'ANEL ferait, selon elle, « double emploi » avec une autre association à laquelle La Seyne adhère, le « syndicat des communes du littoral varois ».

On ne va pas blâmer la maire, en fonction depuis seulement quelques mois, de méconnaître les missions respectives d'un syndicat très local de 28 communes, dont l'essentiel de l'activité est l'échange d'expériences pour la protection et la mise en valeur de leur littoral et qui n'a de « syndicat de communes » que le nom puisqu'il n'exerce pas lui-même de compétence de gestion, et d'une association nationale de plusieurs centaines de communes adhérentes, qui est interlocuteur reconnu des pouvoirs publics auprès desquels elle exerce, forte de sa dimension et de son expertise, un « lobbying » constant pour la prise en compte des enjeux propres aux façades maritimes.

Membre de diverses instances nationales officielles, l'ANEL peut peser sur le Législateur et l'exécutif, pour, entre autres, la protection du littoral, l'activité économique et touristique, la maîtrise du foncier côtier, la gestion préventive de l'érosion côtière et de la submersion marine, la sécurité en mer, la qualité des eaux de baignade, la gestion des plages et du domaine public maritime.

Ce sont autant de sujets qui ont vu les réglementations évoluer, par la proposition et la pression, dans le sens souhaité par les élus des communes côtières. Et dont La Seyne, comme 976 autres communes, profitait. Or, on le sait, l'union fait la force. Chaque abandon affaiblit l'ensemble. C'est pour ça qu'on fait parfois... « coalition ».

Pour 7 centimes d'euros par habitant et par an, La Seyne était en première ligne pour plaider la cause de tous ses concitoyens qui vivent ou profitent des ressources naturelles et patrimoniales maritimes et littorales qu'il convient, plus que jamais, de protéger et valoriser.

La Seyne laisse sa place. Et c'est bien dommage.

 

 

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24 juin 2020 3 24 /06 /juin /2020 10:39

Jamais, dans l'histoire seynoise de l'urbanisme règlementaire, les dernières années n'auront vu autant de réductions des surfaces constructibles votées par le conseil municipal puis le conseil métropolitain. Et pourtant il se trouve des candidats de mauvaise foi qui n'ont de cesse de hurler au massacre à la bétonnière.

Si ce n'était pas un sujet sérieux et essentiel pour le développement d'une ville verte, ce serait cocasse de relever que ceux-là mêmes qui font mine de s'offusquer aujourd'hui étaient aux affaires, en 2004, autour d'un maire comme eux de droite, lorsque ce dernier a libéré les droits à construire plus que de raison en adoptant un « plan local d'urbanisme » permissif au point de défigurer des quartiers entiers de la commune.

La réalité n'est pas celle qu'on veut vous faire croire : les accusateurs d'aujourd'hui sont les coupables d'hier. Nous, nous ne cessons depuis douze ans de réparer les erreurs qu'ils ont eux-mêmes commises. La preuve...

 

Un croquis vaut toujours mieux qu'un long discours. En l'occurence, je propose à ceux qui douteraient encore des efforts et résultats obtenus pour diminuer la constructibilité de la commune de comparer deux fonds de cartes : celui du plan local d'urbanisme (PLU) actuellement en vigueur, et celui du PLU voté par la droite locale en 2004, sur lequel j'ai indiqué les modifications que l'équipe de gauche et de l'écologie a apportées en 2010, 2015 et 2019 pour...

> réduire les surfaces de zonage UA sur lesquelles il était antérieurement possible de construire sur 100% de l'assise foncière et jusqu'à cinq étages (les surfaces coloriées  en vert  sont celles qui ne sont désormais plus en zonage UA, soit – 65% de celles-ci),

> protéger, valoriser et réhabiliter le centre ancien en respectant ses caractéristiques patrimoniales (zones  en bleu clair )

> répondre aux besoins de logement, de l'habitat social à celui de bon standing, à Berthe, au centre-ville, et au quartier de Porte Marine – Les Mouissèques, là où, comme au Gai Versant ou à Vignelongue, le mal était fait lorsque nous avons été élus en 2008 (zones coloriées  en rose  maintenues en UA)

> accroître les zones naturelles, forestières et agricoles ( en jaune  , certains des anciens sites constructibles déclassés à cet effet – il y en a d'autres, plus au sud de la commune, qui n'apparaissent pas sur la carte)

 

On peut cliquer sur chacune des cartes pour les agrandir.

 

 

 

Et, pour achever de démontrer que les cris d'orfraie sur l'air de « Vuillemot-le-Bétonneur » ne sont pas fondés, je laisse découvrir sur la carte ci-dessous d'autres initiatives de la majorité des gauches, de l'écologie et des citoyens, entreprises depuis son élection en 2008...

 

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Marc VUILLEMOT

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