28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 06:07

Les fortes pluies de ces derniers jours n'ont hélas rien d'exceptionnel. La Seyne est habituée à ces événements climatiques méditerranéens qui noient chaque année une partie de la ville. Et il n'y a pas vraiment de solution curative pour les zones très anciennement urbanisées.

Ceci étant, notre plan local d'urbanisme impose à chaque aménagement récent, privé ou public, des mesures préventives que les constructeurs doivent respecter.

Ça me rappelle un événement survenu il y a deux ans, que certains, à quelques mois de l'élection municipale de 2020, s'étaient empressés d'instrumentaliser...

 

La Seyne s'est bâtie au niveau de la mer sur les anciens marécages du fond occidental de la Rade de Toulon. Lorsqu'il pleut, la configuration géographique des bassins versants est telle que les ruissellements des collines entourant la vieille ville dirigent vers elle des masses importantes d'eau de pluie. Ce n'est pas pour rien que nos anciens ont appelé « Lo Regonfle » (prononcer lou ré'gounflé – voir la définition en fin de cet article) le ruisseau (en Provence, on dit le vallat) qui se jette au sud-ouest du port. En outre, lorsqu'il fait mauvais temps, la pression atmosphérique est faible et le niveau de la mer s'élève (ne croyez pas que l'eau du port monte jusqu'à déborder des quais uniquement parce que la pluie remplit la Méditerranée !), l'impétueux vent d'est ("lo levantàs" – prononcer lou lévantass) souffle vers la ville et y pousse les hautes vagues formées dans la Rade. Un mur d'eau de mer s'élève face aux eaux de ruissellement, faisant barrage à leur évacuation. Et la ville se remplit.

C'est ce qui s'est passé ce jeudi soir, comme le montre la photo ci-dessus de la place Germain-Loro, en haut du marché, récemment rénovée, où voitures et piétons ont baigné dans quarante centimètres d'eau.

 

FAIRE TORNADE DE TOUTES EAUX...

Et c'est là que, les mollets dans l'eau, j'ai eu une pensée pour des donneurs de leçons sarcastiques d'hier. Je m'interdis de blâmer leurs amis aujourd'hui aux affaires car, malgré la réfection totale du réseau pluvial de l'endroit qui a précédé les jolis aménagements de surface de cette belle place publique d'entrée de la vieille ville, il leur aurait été impossible de mieux faire.

Ceux-là, en revanche, ne s'étaient pas gênés, à l'automne 2019, pour faire monter la sauce et attiser la colère à l'endroit de la Ville des résidents d'un immeuble récent proche du cœur historique, lorsque son sous-sol a connu une grave submersion. Que n'ai-je pas entendu alors !...

CLIQUEZ SUR L'ARTICLE POUR L'AGRANDIR

 

Et pourtant, rien n'a pu être reproché aux services de l'urbanisme de la commune et de la Métropole, ainsi que j'avais dû l'expliquer dans le quotidien Var-matin (cliquez sur l'encadré rouge pour l'agrandir).

Mais, pour certains, en période de campagne électorale, tout est bon pour discréditer le concurrent.

C'est une façon de faire vivre la démocratie. Ce n'est pas la mienne. Peut-être à tort, comme me l'ont dit certains de mes proches ?...

 

 

Lou tresor dóu Felibrige - Frédéric Mistral - Tome premier, p. 209 - 1878

 

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16 novembre 2021 2 16 /11 /novembre /2021 06:41

Le quotidien Var-matin rapporte ce mardi la présentation par la municipalité des orientations de la Métropole TPM en matière portuaire à une association de résidents d’un quartier. Ça appelle pas mal de questions.

Ce sont des interrogations sur la forme de la communication, d’abord, mais aussi et surtout des besoins de précisions sur le fond, pour répondre aux inquiétudes économiques, sociales et environnementales que suscitent les informations données par la Ville.

La Métropole, seule compétente en matière portuaire, a le devoir de s'exprimer pour confirmer ou non les annonces des élus municipaux.

 

DES INTERROGATIONS SUR LE MODE DE COMMUNICATION

On se demande pourquoi une association d’habitants est informée avant le conseil municipal, voire avant le collectif des comités d’intérêt local (CIL), jamais réuni depuis 2020. C'est une curieuse conception de la démocratie locale...

Pourquoi aussi est-ce la Ville qui annonce des choix alors qu’elle n’a aucune compétence en matière portuaire ? Les priorités exposées sont-elles vraiment celles de la Métropole TPM, seule institution responsable des ports ?...

 

DES INCIDENCES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES

La réalisation d’une passerelle routière appelée « pont de la réconciliation » risquerait fort de ne pas… réconcilier les opérateurs économiques du secteur du nautisme, notamment ceux de l'Espace Grimaud, avec les institutions publiques. Elle imposerait en effet le transfert de 110 anneaux de petits voiliers du « vieux port » qui, du fait de la hauteur de leurs mâts, ne pourraient plus franchir la passe. Leur réinstallation annoncée le long des quais des anciens chantiers navals au tirant d’eau exceptionnel et unique dans la région grèverait les possibilités, prévues depuis des années, d’y accueillir des unités importantes en hivernage ou en attente d‘entretien et réparation dans nos entreprises locales en concurrence rude avec celles d’autres ports de Méditerranée. Cela fragiliserait gravement l’activité économique, donc l’emploi, d’une filière-phare et des activités tertiaires connexes.

On sait que ce pont est une promesse de campagne de la maire. Mais on se grandit toujours en acceptant de réorienter ses choix. Pourquoi ne pas s’en tenir à l’élargissement du quai du port actuel, ne nécessitant que la relocalisation de 40 anneaux ? La Métropole est-elle prête à prendre et assumer un tel risque économique et social ?…

 

DES CONSÉQUENCES ENVIRONNEMENTALES ET URBAINES

Renoncer à l’élargissement le long des quais actuels du « vieux port » enterrerait la possibilité d’y réaliser l’indispensable site propre du futur bus à haut niveau de service et les voies cyclables prévues. Le développement des mobilités douces est le seul moyen de relancer la fréquentation du centre-ville, de désengorger la traversée du port et de prendre notre part dans la réduction des émissions de gaz nuisibles à la qualité de vie urbaine et au climat. Sans desserte moderne et propre en proximité immédiate, stimulant la rénovation de l'habitat et de l'activité commerciale, des fresques, des animations culturelles et festives, certes bienvenues comme l'actuelle sur le thème de « l'écume de nos déchets », ne suffiront jamais à redynamiser notre centre ancien.

Le renoncement à ce projet vital d’investissement pour reporter ses financements sur un « pont de la réconciliation » risquerait fort de ne pas… réconcilier les institutions publiques avec les commerçants et services du centre-ville, avec l’hôtel Mercure cerné par quatre voies de grande circulation, avec les concepteurs du Parc de la Navale qui en détiennent la propriété intellectuelle, ni avec les gens attachés au patrimoine historique, parmi lesquels le ministère de la Culture dont on se demande s’il apprécierait qu’une autoroute urbaine vienne jouxter le monument classé qu’est notre pont transbordeur.

La Métropole, responsable du projet de rénovation urbaine du centre-ville autant que des ports, des parcs urbains, des voiries, de l'économie et des transports collectifs, suit-elle la municipalité seynoise sur cette orientation ?...

 

DES BESOINS IMPÉRIEUX DE RÉPONSES AUX USAGERS ET CITOYENS

Enfin, si l’on doit se réjouir des annonces de mises en chantier des réhabilitations, sur lesquelles nous avons travaillé avec la Métropole depuis des années, des ports de la Petite Mer et de Saint-Elme, y compris en assumant pour des raisons d’équilibre économique une extension du nombre d’anneaux de ce dernier, il reste à préciser les intentions de TPM en matière de ce que la Ville annonce comme un projet de « gestion globale » de l’ensemble des ports par le futur concessionnaire pour la désignation duquel un appel à candidatures va être lancé l'an prochain.

Les associations de plaisanciers vont-elles conserver leur place, en particulier pour le Port du Manteau dont la petite mais très active société nautique assume aujourd’hui très bien la gestion de ses espaces portuaires ?…

Tout ça fait beaucoup d’interrogations. La Métropole a le devoir de s’exprimer sur ces enjeux.
 

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30 septembre 2021 4 30 /09 /septembre /2021 08:39

Le contentieux relatif au projet avorté de port de plaisance le long sur le site de nos anciens chantiers navals est enfin clos. La justice a conforté La Seyne dans sa décision.

Mais que n'avons-nous pas entendu depuis que la municipalité que j'animais a constaté que l'opérateur du programme ne respectait pas son engagement à réaliser cet équipement portuaire tant attendu et a dû se résoudre à lui en retirer la responsabilité !

Nous avions pourtant eu raison...

 

NOUS AVONS EU RAISON DE PROTÉGER LES INTÉRÊTS DE LA SEYNE

Il aura fallu pas moins de huit ans pour, finalement, revenir au point de départ. Mais l'important est que la plus haute instance de la justice administrative française a validé le choix de la commune. Le tribunal administratif, puis la cour administrative d'appel, et enfin le Conseil d'État, ultime juridiction de recours, ont jugé que la municipalité que j'animais a eu raison de défendre les intérêts de La Seyne vis-à-vis de l'opérateur qui avait été retenu pour réaliser le port de plaisance projeté le long du site des anciens chantiers navals mais qui s'était hélas révélé défaillant.

Le dernier acte de cette trop longue affaire a été le tout récent vote par le conseil municipal d'une délibération annulant les provisions financières que j'avais constituées au cas où la justice m'aurait donné tort.

 

CERTAINS AURAIENT PEUT-ÊTRE DÛ TOURNER SEPT FOIS LEUR LANGUE DANS LEUR BOUCHE AVANT DE CONSPUER...

Entre temps, mon équipe municipale a eu à subir les sarcasmes de certains toujours prompts à vilipender mon incapacité à gérer et défendre La Seyne. En 2015, l'actuel premier adjoint, alors conseiller municipal d'opposition, s'exprimait ainsi à propos de ma décision ayant entrainé un contentieux : « Monsieur le maire est coutumier d'une gestion non seulement approximative mais très dangereuse pour l'avenir de notre ville (...) sa gestion va encore nous coûter des millions d'euros ». En 2017, le même me donnait des leçons en des termes mettant en cause le professionnalisme des fonctionnaires communaux assurant le suivi juridique du projet de port de plaisance : « Je vous ai souvent demandé de travailler en interne, ou en externe d'ailleurs, avec des spécialistes aguerris aux marchés publics compliqués. J'ai bien peur qu'il soit trop tard et que vous soyez responsable d'une catastrophe financière qui semble s'annoncer pour la commune », ajoutant que la société délégataire réclamait « 14 millions d'euros de dommages et intérêts » à la ville.

 

GRAND MERCI AUX FONCTIONNAIRES QUI M'ONT CONSEILLÉ

Les faits sont là. Nous avons eu raison de mettre un terme au programme pour protéger notre ville, certes à contrecœur car cet équipement portuaire, à côté du projet d'hôtels et de cinémas dans l'Atelier mécanique, aurait dynamisé la renaissance économique, culturelle et sociale de La Seyne. Je ne remercierai et féliciterai jamais assez les fonctionnaires territoriaux pour leur compétence et leur clairvoyance qui ont guidé ma décision.

Je suis bien sûr navré que ce port n'ait pu se réaliser, mais qu'on m'autorise aujourd'hui à avoir un petit sourire en coin lorsque je relève que c'est celui-là même qui m'accablait naguère qui, aujourd'hui, en sa qualité de premier adjoint délégué « au développement économique, aux affaires juridiques et de contentieux », a dû annoncer, selon Var-matin, la « bonne nouvelle » aux membres du conseil municipal et leur proposer de voter l'annulation des sommes que j'avais fait provisionner et dont, certain que la commune allait perdre et devoir lourdement dédommager, il demandait en 2017 « la revalorisation »...

 

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27 septembre 2021 1 27 /09 /septembre /2021 18:13

Si elles n'en ont pas le monopole, et malgré les indicibles difficultés urbaines, sociales et économiques qu'elles rencontrent au quotidien, les communes et intercommunalités abritant sur leurs territoires des quartiers populaires urbains vulnérables n'en sont pas moins parmi les plus actives, voire parmi les pionnières, pour imaginer et mettre en œuvre des solutions vers la transition écologique et sociale.

La Seyne n'est d'ailleurs pas en reste en ce domaine depuis une quinzaine d'années. Il faut souhaiter qu'elle continue dans cette voie.

 

UN RAPPORT-GUIDE SUR LES MOYENS DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE ET SOCIALE

C'est à l'occasion de la réunion annuelle de l'Assemblée générale de l'Association des maires Ville & Banlieue de France, au sein de laquelle mes anciens collègues m'ont demandé de continuer à m'investir bien que je n'exerce plus de mandat électif, que nous avons rendu public un rapport sur le financement de la transition écologique et sociale dans les villes de banlieue, élaboré par l'Agence France Locale (AFL), la banque des collectivités locales, avec l'appui de notre association d'élus locaux et de dix de ses communes adhérentes.

L'intégralité de ce rapport est disponible en ligne sur le site de l'AFL en cliquant ICI ou sur l'image illustrant cet article. Pour ceux qui voudraient le survoler, une présentation synthétique est aussi disponible en cliquant ICI.

il est regrettable que la municipalité de La Seyne ait choisi le repli sur elle-même en quittant en 2020 l'association Ville & Banlieue. Elle aurait pu participer à cette étude, valoriser ses réalisations, tant au quartier Berthe que dans son centre ancien (et ailleurs aussi, mais le sujet de l'étude est centré sur les quartiers prioritaires), pour en porter témoignage et faire des émules.

 

LA SEYNE AURAIT PU VALORISER SON ACTIF ÉCOLOGIQUE ET SOCIAL

Entre autres projets aboutis que notre commune peut mettre à son actif depuis le milieu de la première décennie du millénaire et qui auraient pu trouver leur place dans le rapport d'étude désormais diffusé auprès des 35000 communes de France, on se remémorera quelques éléments d'une liste loin d'être exhaustive : les jardins partagés, les plantations en ville, la création de la ferme municipale du Domaine de Fabrégas fournissant nos cantines scolaires en produits bio, l'énergie produite par notre réseau de chaleur de l'usine d'incinération des ordures ménagères, par notre centrale d'échanges thermodynamiques de l'eau de mer, par les dispositifs photovoltaïques des HLM et espaces publics, l'isolation thermique lors des rénovations des HLM et des opérations d'amélioration de l'habitat du centre ancien, la tarification écologique et sociale de l'adduction d'eau potable, de l'électricité et du gaz, l'accroissement de nos zones naturelles et agricoles, les voies piétonnes et cyclistes, la réalisation anticipée d'une partie du tracé pour le futur transport en commun en site propre, l'engagement des élus pour obtenir le futur RER toulonnais, les clauses d'insertion de nos marchés publics, le soutien aux structures d'insertion sociale et professionnelle par la production, aux chantiers d'insertion, au "repair'café" et au "SEL" (système d'échange local) associatifs, la dynamique de nos conseils de quartiers, de nos conseils citoyens et autres comités d'usagers de nos services publics...

 

LA SEYNE DOIT POURSUIVRE DANS LA VOIE OUVERTE IL Y A QUINZE ANNÉES

Et il y a encore tant à faire, ce que, d'ailleurs, notre équipe avait proposé en 2020 à nos concitoyens de mettre en œuvre en leur présentant "Nos 30 engagements pour la transition" qui ne sont pas protégés par quelque droit d'auteur et que mes amis élus écologistes et de gauche siégeant aujourd'hui dans l'opposition municipale gardent à l'esprit pour formuler de façon constructive des suggestions utiles à la majorité communale.

Car il faut continuer dans ces voies écologiques, sociales et citoyennes, avec nos habitants, à commencer par les plus en rupture sociale, sanitaire et économique qui représentent plus du quart de notre population, comme avec nos entreprises et nos associations. Puisse le rapport en forme de guide utile sur le financement de la transition écologique et sociale que nous venons de publier ouvrir des pistes pour l'actuelle équipe municipale...

 

PRÉSENTATION DU RAPPORT LORS DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE "VILLE & BANLIEUE" À L'HÔTEL DE VILLE DE LYON LE 23 SEPTEMBRE 2021

 

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19 mars 2021 5 19 /03 /mars /2021 05:46

Après avoir communiqué quelques réflexions sur la décision municipale de quitter l'association française des maires pour la Paix, et donc de son association internationale Mayors for Peace, il semble utile, dans un tout autre registre, de faire partager quelques sentiments sur un autre choix de la majorité du conseil seynois : celui de ne plus adhérer à l'Association nationale des élus du littoral (ANEL).

Si l'on qualifie le massif abritant notre forêt de Janas de « presqu'île de Sicié », si George Sand parlait de notre commune comme d'une « ville de mer », si La Seyne partage avec Six-Fours le cap le plus avancé dans la Méditerranée, et si notre terroir est bordé de 25 kilomètres de côtes, nul ne disconviendra du fait que la maire de La Seyne a bien sa place parmi les... élus du littoral.

Et pourtant La Seyne vient d'opter pour abandonner le millier de communes littorales pour la plupart réunies au sein de l'association qui défend leurs intérêts particuliers...

 

POUR LA MER ET LES LITTORAUX AUSSI, LA « COALITION » FAIT LA FORCE

Si l'on en croit Var-matin, la maire a donné une curieuse explication à cette étonnante décision. L'adhésion à l'ANEL ferait, selon elle, « double emploi » avec une autre association à laquelle La Seyne adhère, le « syndicat des communes du littoral varois ».

On ne va pas blâmer la maire, en fonction depuis seulement quelques mois, de méconnaître les missions respectives d'un syndicat très local de 28 communes, dont l'essentiel de l'activité est l'échange d'expériences pour la protection et la mise en valeur de leur littoral et qui n'a de « syndicat de communes » que le nom puisqu'il n'exerce pas lui-même de compétence de gestion, et d'une association nationale de plusieurs centaines de communes adhérentes, qui est interlocuteur reconnu des pouvoirs publics auprès desquels elle exerce, forte de sa dimension et de son expertise, un « lobbying » constant pour la prise en compte des enjeux propres aux façades maritimes.

Membre de diverses instances nationales officielles, l'ANEL peut peser sur le Législateur et l'exécutif, pour, entre autres, la protection du littoral, l'activité économique et touristique, la maîtrise du foncier côtier, la gestion préventive de l'érosion côtière et de la submersion marine, la sécurité en mer, la qualité des eaux de baignade, la gestion des plages et du domaine public maritime.

Ce sont autant de sujets qui ont vu les réglementations évoluer, par la proposition et la pression, dans le sens souhaité par les élus des communes côtières. Et dont La Seyne, comme 976 autres communes, profitait. Or, on le sait, l'union fait la force. Chaque abandon affaiblit l'ensemble. C'est pour ça qu'on fait parfois... « coalition ».

Pour 7 centimes d'euros par habitant et par an, La Seyne était en première ligne pour plaider la cause de tous ses concitoyens qui vivent ou profitent des ressources naturelles et patrimoniales maritimes et littorales qu'il convient, plus que jamais, de protéger et valoriser.

La Seyne laisse sa place. Et c'est bien dommage.

 

 

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24 juin 2020 3 24 /06 /juin /2020 10:39

Jamais, dans l'histoire seynoise de l'urbanisme règlementaire, les dernières années n'auront vu autant de réductions des surfaces constructibles votées par le conseil municipal puis le conseil métropolitain. Et pourtant il se trouve des candidats de mauvaise foi qui n'ont de cesse de hurler au massacre à la bétonnière.

Si ce n'était pas un sujet sérieux et essentiel pour le développement d'une ville verte, ce serait cocasse de relever que ceux-là mêmes qui font mine de s'offusquer aujourd'hui étaient aux affaires, en 2004, autour d'un maire comme eux de droite, lorsque ce dernier a libéré les droits à construire plus que de raison en adoptant un « plan local d'urbanisme » permissif au point de défigurer des quartiers entiers de la commune.

La réalité n'est pas celle qu'on veut vous faire croire : les accusateurs d'aujourd'hui sont les coupables d'hier. Nous, nous ne cessons depuis douze ans de réparer les erreurs qu'ils ont eux-mêmes commises. La preuve...

 

Un croquis vaut toujours mieux qu'un long discours. En l'occurence, je propose à ceux qui douteraient encore des efforts et résultats obtenus pour diminuer la constructibilité de la commune de comparer deux fonds de cartes : celui du plan local d'urbanisme (PLU) actuellement en vigueur, et celui du PLU voté par la droite locale en 2004, sur lequel j'ai indiqué les modifications que l'équipe de gauche et de l'écologie a apportées en 2010, 2015 et 2019 pour...

> réduire les surfaces de zonage UA sur lesquelles il était antérieurement possible de construire sur 100% de l'assise foncière et jusqu'à cinq étages (les surfaces coloriées  en vert  sont celles qui ne sont désormais plus en zonage UA, soit – 65% de celles-ci),

> protéger, valoriser et réhabiliter le centre ancien en respectant ses caractéristiques patrimoniales (zones  en bleu clair )

> répondre aux besoins de logement, de l'habitat social à celui de bon standing, à Berthe, au centre-ville, et au quartier de Porte Marine – Les Mouissèques, là où, comme au Gai Versant ou à Vignelongue, le mal était fait lorsque nous avons été élus en 2008 (zones coloriées  en rose  maintenues en UA)

> accroître les zones naturelles, forestières et agricoles ( en jaune  , certains des anciens sites constructibles déclassés à cet effet – il y en a d'autres, plus au sud de la commune, qui n'apparaissent pas sur la carte)

 

On peut cliquer sur chacune des cartes pour les agrandir.

 

 

 

Et, pour achever de démontrer que les cris d'orfraie sur l'air de « Vuillemot-le-Bétonneur » ne sont pas fondés, je laisse découvrir sur la carte ci-dessous d'autres initiatives de la majorité des gauches, de l'écologie et des citoyens, entreprises depuis son élection en 2008...

 

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23 juin 2020 2 23 /06 /juin /2020 06:37

L'écrivaillon que je suis, guère rodé aux nouvelles technologies de l'image, ne regrette pas d'avoir dans son équipe quelques talentueux jeunes gens qui manipulent avec brio la caméra et les outils de montage. Et lorsqu'ils excellent également dans l'esprit de synthèse et l'éloquence, ils produisent des petits films vidéo qui surpassent largement en efficacité de conviction tous les longs développements écrits.

Nos jeunes coéquipiers Cassandra Verani-Laï et Jimmy Coste ont uni leurs aptitudes pour réaliser un nouveau film de trois à quatre minutes qui expose avec précision et dynamisme les grands axes de notre projet en matière d'aménagement durable de notre commune et d'actions mener pour que La Seyne, déjà labellisée premier « territoire à énergie positive pour la croissance verte » du Var, devienne, demain, la première ville de la transition écologique du bassin méditerranéen...

 

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14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 07:38

D'autant plus qu'ils n'ont rien à voir avec l'incendie du sous-marin nucléaire puisqu'antérieurs à celui-ci, il est rageant d'apprendre par la presse que quelques pics de radioactivité proches du seuil dangereux pour la santé ont été révélés par des mesures de rayonnement gamma effectuées à La Seyne.

Les Seynois ont le droit de savoir. Et la puissance publique le devoir de les informer. La mairie peut le faire. Sous réserve qu'elle le soit elle-même...

 

Je n'exige pas d'être tenu au courant de tout car j'ai confiance en l'esprit de responsabilité et d'initiative des professionnels, notamment de l'État, qui concourent à la qualité de vie de nos concitoyens, et le fait d'être informé a posteriori d'un fait particulier qui a été réglé ou réparé me convient très bien.

Mais, pour reprendre les propos d'un acteur politique national, le maire est celui qui est « à portée de baffes » de ses concitoyens, y compris sur les sujets qui ne relèvent pas de la compétence de la commune. J'ai le devoir d'expliquer, de rassurer, d'éviter les extrapolations inquiétantes d'informations partielles, de couper court aux rumeurs, et de rendre compte.

 

ÊTRE INFORMÉ ET INFORMER DES SITUATIONS EXCEPTIONNELLES LOCALES 

Il faut pour cela que je sois moi-même informé. En matière de sécurité locale, je salue l'excellent travail de nos préventionnistes et du service communal spécialement chargé de notre plan de sécurité et de prévention des risques (PSPR), renforcés par les volontaires de notre réserve communale de sécurité et de la fédération des sauveteurs et secouristes, sous l'égide de notre adjoint Jean-Luc Bigeard qui aura accompli pendant les six ans de son mandat sa mission avec pertinence et efficience, sachant hiérarchiser et évaluer les informations à me transmettre en temps réel ou en différé et faire œuvre de pédagogie pour que j'en comprenne les enjeux et puisse répondre aux questions des Seynois. Mais ceux-là ne peuvent pas me communiquer des éléments dont ils ne disposent pas parce que relevant d'autres autorités que la commune.

Ce n'est pas la première fois qu'on néglige de nous informer. En 2017 déjà, lorsque des traces de ruthénium-106 ont été relevées chez nous suite à un accident survenu en Russie, il avait fallu que je parte à la quête de l'information. Ce n'est pas normal.

J'ai donc demandé, dès les premières heures de ce dimanche, qu'on me renseigne sur la situation, d'ailleurs exposée avec assez de précision par la journaliste pour ne pas inquiéter nos populations, même si un article documenté paru sur le site Internet d'une association mandréenne justifie qu'on s'interroge, et surtout sur les mesures prises par les instances responsables pour en comprendre les causes et y remédier. Je ne manquerai pas de les communiquer.

 

L'UTILITÉ D'UN DISPOSITIF PRÉVENTIF DE PROXIMITÉ...

Ce n'est pas pour rien que, avec Hubert Falco, président de la Métropole, et Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier et vice-président métropolitain chargé de l'environnement, nous nous étions élevés en 2015 contre la disparition décidée par l'État de l'antenne seynoise de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire. Il est toujours plus rassurant d'avoir des experts à proximité. À l'époque, Var-matin en avait fait état...

 

 

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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 05:51

Si le soleil est au rendez-vous, on imagine que beaucoup de nos concitoyens seynois seront tentés par une sortie à la plage après des semaines de confinement. Mais est-ce que ce sera possible ? La réponse est entre les mains du représentant de l'État dans le Var. Alors, avant ou après le premier week-end de relative liberté retrouvée ? Pour l'instant, mystère...

Mais c'est déjà une avancée : notre première adjointe seynoise, Raphaëlle Leguen, membre des instances dirigeantes de l'Association nationale des élus du littoral (ANEL) et présidente de la commission permanente du Comité de façade maritime de Méditerranée, a plaidé auprès des ministères la cause des amoureux du littoral et des acteurs de l'économie du tourisme, du balnéaire, du nautisme et des loisirs. Les portes des plages françaises ne sont plus condamnées. Mais ce sont les préfets qui en détiennent les clefs...

 

La Ville de La Seyne, conformément aux instructions du gouvernement, et après s'être concertée avec ses voisines métropolitaines et varoises, a proposé au préfet du Var un protocole de fonctionnement rigoureux, garantissant le maximum de sécurité sanitaire. Car, on ne le répètera jamais assez, déconfinement ne rime avec relâchement qu'en apparence phonétique.

 

SUR LES DEUX DERNIERS MOIS, MOINS DE DÉCÈS QU'EN 2019

Pour l'instant, même si nous avons dû les contraindre avec les mesures drastiques que nous leur avons imposées, nos concitoyens ont été remarquables de sérieux et de respect des consignes de prévention. Et les résultats ont été au rendez-vous.

Entre le 18 mars de cette année, début du confinement, et le 13 mai, il y a eu moins de décès de Seynois à La Seyne (169) ou ailleurs (28), dont ceux survenus dans des hôpitaux d'autres communes, soit un total de 197, qu'il n'y en avait eu en 2019 où l'on avait comptabilisé 156 décès dans la commune et 47 ailleurs, soit un total de 203.

Cette baisse de – 3% du nombre de décès de nos concitoyens, comparée à la hausse de + 8,2% enregistrée dans le Var et celle de + 22% relevée en France, sur la même période de deux mois, est significative d'un effort collectif à saluer. Il ne faudrait donc pas que l'envie de soleil et de vagues vienne réduire à néant ce beau résultat.

 

UNE DEMANDE DE DÉROGATION ASSORTIE DE CONTRAINTES 

Je communique ci-après la demande que nous avons formulée à notre préfet. On y relèvera que beaucoup de contraintes sont prévues. Mais c'est le prix à payer pour que nous puissions décrocher l'autorisation dérogatoire espérée. J'espère savoir sous peu si le préfet les jugera suffisantes ou s'il nous en imposera d'autres.

Ainsi, sauf si une fréquentation très modérée permettait le « farniente » allongé sur le sable ou les galets en respectant les éloignements indispensables, seules seraient permises les activités dynamiques (marche, footing, nage, plongée, etc.), de même que seraient interdits le pique-nique, la pêche et les rassemblements familiaux ou amicaux. Et j'ai demandé que les départs et arrivées des activités nautiques légères, comme la planche à voile, le kayak ou le paddle, puissent être autorisées.

Évidemment, une réponse avant le week-end serait bienvenue...

Et je me dois d'ajouter que j'ai aussi saisi le préfet du Var (lettre ci-dessous) pour qu'il autorise, pour ce qui le concerne, c'est-à-dire les zones les plus littorales, les activités de plaisance, dans la mesure où le préfet maritime de Méditerranée les a permises pour les zone plus au large.

 

 

 

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8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 05:11

Raphaëlle Leguen, notre première adjointe seynoise, à peine éteint l'écran de la visioconférence à laquelle elle prenait part ce jeudi avec avec la ministre de la Cohésion des territoires et les relations avec les collectivités territoriales, a décroché son téléphone pour me l'annoncer.

Elle, présidente de la commission du conseil de façade maritime de Méditerranée, et ses collègues élus de tous les bords de mer de France ont obtenu de l'État qu'il se laisse convaincre : au cas par cas, certaines plages et littoraux vont pouvoir rouvrir par décision du préfet.

Et Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, l'a confirmé dans la foulée.

 

DES RÉOUVERTURES PROGRESSIVES ET SOUS CONDITIONS

Ça faisait des semaines que l'Association nationale des élus du littoral (ANEL) plaidait cette cause. Oh, on ne va pas, du jour au lendemain, pouvoir déferler par milliers sur le sable des Sablettes ! Des modalités strictes, négociées entre les élus locaux et les préfets, vont permettre une réappropriation qui se fera petit à petit, en imposant des consignes précises, des obligations sanitaires de densité de fréquentation et de type d'activités. Les dates ne sont pas encore fixées, le dernier mot reviendra au préfet, mais un pas important est franchi.

Plusieurs raisons plaidaient pour que l'État fasse preuve de compréhension. Bien sûr, la crainte de voir déferler sur les littoraux des gens venus de régions où l'épidémie de coronavirus est sévère était justifiée. Mais les règles du déconfinement stipulent clairement qu'on ne pourra circuler que dans un rayon de 100 kilomètres. L'Île-de-France, les Hauts-de-France et le Grand Est, régions classés zones rouges, sont très loin de chez nous.

 

UNE SAGE DÉCISION POUR L'ÉCONOMIE ET LES BESOINS DE DÉTENTE

Et l'urgence économique et sociale est là : les acteurs du tourisme, des loisirs de plein air, du balnéaire, de l'industrie nautique, vont déjà payer un lourd tribut à la crise ; ne pas leur ouvrir des perspectives de redynamisation, fussent-elles limitées, serait condamner bien plus d'emplois que les centaines qui vont déjà disparaître lorsque les dispositifs de chômage partiel vont s'éteindre. Et, nous le savons tous, ce sont beaucoup de salariés humbles, de saisonniers, d'étudiants, qui en seront les premières victimes.

En second lieu, avec les vacances d'été, la gestion policière des interdits d'accès serait impossible, sauf à déployer en grand nombre des moyens exceptionnels extérieurs au territoire. Et encore... Des sentiments d'iniquité se feraient jour et d'inutiles tensions surviendraient immanquablement, difficiles à réguler.

Et, comme l'ont constaté tous mes collègues maires de villes aux territoires populaires vulnérables, si les faits confirment qu'on peut faire confiance à nos jeunes qui, sauf rares exceptions ça et là en France, ont montré leur capacité à supporter les contraintes du confinement, il serait très difficile de leur faire longtemps entendre raison, dès lors que les beaux jours seront là et que les vagues et le soleil leur tendront les bras, d'autant que les départs en vacances éloignées, pour les rares dont les moyens le leur permettent, seront encore longtemps impossibles et que l'environnement urbain de nos cités, même avec un déploiement exceptionnel d'offres d'activités communales et associatives, ne souffrira pas la comparaison avec celui de notre patrimoine littoral.

 

LE VŒU D'UNE APPROCHE MÉTROPOLITAINE

La perspective d'une ouverture des plages est donc une bonne chose qu'il faut préparer sans délai, dès lors que nos services territoriaux pourront sortir le nez du guidon de l'organisation complexe de la « rentrée » scolaire.

Afin d'éviter les difficultés d'afflux qui découleraient ça ou là de l'ouverture trop différenciée de certaines plages de notre aire urbaine toulonnaise, je suggère que ce soit à l'échelle de notre métropole, qui en a d'ailleurs la compétence, que se construise le schéma de réouverture qui sera présenté au préfet du Var, garantissant une répartition des offres sur l'ensemble de notre littoral, de Hyères à Six-Fours, et si possible en cohérence avec les intercommunalités voisines.

 

LE RÉSULTAT D'UNE IMPLICATION NATIONALE DES ÉLUS LOCAUX

Trois élus de notre métropole participent à l'administration nationale de l'ANEL : son président, Hubert Falco, maire de Toulon, l'un de ses vice-présidents, Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier, et notre première adjointe seynoise, Raphaëlle Leguen.

Quoi qu'en pensent certains, cette heureuse décision en atteste, l'implication des élus locaux dans des instances nationales, dût-elle leur demander du temps et parfois les éloigner un peu de leurs communes, permet de donner du poids aux requêtes et porte ses fruits au bénéfice du local. Qui s'en plaindrait ?...

 

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Marc VUILLEMOT

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