28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 04:40

http://www.cc-pays-de-seyne.fr/IMG/UserFiles/Images/Ramassage2.jpgLa réalité budgétaire est dure à La Seyne. Je n'ai donc pas longtemps rêvé de parvenir à remunicipaliser la collecte des déchets et du nettoyage de la ville, confiés au privé depuis les années 80, comme j'ai pu le faire pour d'autres services : avec quels moyens aurais-je pu acquérir les nombreux matériels et véhicules indispensables ? Nos personnels chargés de diriger et contrôler le travail des entreprises, sous la houlette de Guy Santangello, conseiller municipal, se sont donc attachés à réduire les coûts, pour la ville comme pour les particuliers, à parfaire le service rendu, et à travailler plus écologiquement qu'avant.

 

2010 : LA SEYNE OBTIENT LE LABEL QUALI'TRI !

On se souvient peut-être des vagues de protestation soulevées en 2009 lorsque, pour contenir le budget, nous avons appelé nos concitoyens à mieux trier leurs déchets pour que nous parvenions à ramener de trois à deux le nombre de tournées hebdomadaires de collectes. Quelques mois plus tard, après une belle oeuvre de pédagogie, malgré les sarcasmes de certains, et après quelques ajustements, le système était rodé, au point que la ville s'est vu décerner le label national Quali'tri. C'est dû aux efforts de chacun. Merci à tous !

Et, petit à petit, de nouveaux quartiers sont équipés de systèmes de tri sélectif, les prochains, dans les mois à venir, étant le centre ancien, où, aujourd'hui, trop de résidents peu "citoyens" déposent dans la rue des sacs, parfois mal fermés, à n'importe quelle heure du jour, et le quartier Berthe résidentialisé.

Dans la suite de cette petite révolution des habitudes, nous avons, là encore avec tact et sensibilisation, pris le temps de faire appliquer la loi qui stipule que les gros producteurs de déchets doivent se charger eux-mêmes de leur enlèvement. Ça a été tour à tour les établissements hospitaliers, certaines maisons de retraite, les entreprises de nos zones d'activités, puis les collèges et lycées.

 

UN COÛT RÉDUIT POUR LES PARTICULIERS ET DE NOUVEAUX SERVICES

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Bilan de l'opération, malgré l'augmentation de notre population : environ 500.000 euros annuels d'économisés sur la collecte et le nettoiement, auxquels s'ajoute un gain de 180.000 euros annuels sur le marché de mise à disposition et d'entretien des conteneurs. Pour nos concitoyens, alors que la coût de la tonne d'ordures incinérées a augmenté de 25% en cinq ans, nous avons ainsi pu diminuer de 8% le taux de la taxe des ordures ménagères.

Et ce malgré, aussi, l'obligation désormais imposée à l'entreprise délégataire de se doter, début 2013 et en 2017, de matériel roulant neuf, et la mise en œuvre de nouveaux services : cartes informatisées pour la déchetterie municipale, installation de présentoirs pour le ramassage des déjections canines en 20 points d'accueil de la ville, mise en service de "moto-crottes", d'aspirateurs de déchets urbains, de colonnes de récupération de vêtements usagés, enfouissement de conteneurs de tri sélectif.

Plutôt pas mal, tout ça, non ? Merci, sincèrement, à nos personnels et à ceux de l'entreprise attributaire du marché, sans oublier l'entreprise d'insertion qui assure le nettoyage du quartier Berthe et permet à plusieurs dizaines de nos concitoyens en difficulté de reprendre pied avec le monde du travail. Et, bien sûr, aux Seynois qui ont fait de remarquables efforts de tri !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 04:41

http://91.68.209.8/bmi/www.alaintrampo.com/images/2012-dvlpmt/tete-diplome.jpgOn l'a vu, dans un précédent article de mon blog, La Seyne n'est à la remorque de personne pour prendre sa part dans les politiques de développement durable que les puissances publiques se doivent d'impulser. Et de s'imposer à elles-mêmes. Mais La Seyne veut aussi jouer son rôle en matière de sensibilisation citoyenne et d'œuvre sociale quant aux énergies.

 

FAMILLES, ENFANTS, ENTREPRISES, SERVICES PUBLICS, TOUS CONCERNÉS

Depuis 2009, nous sommes ainsi partenaires de l'Espace Info Energie pour sensibiliser les particuliers. Nous avons assuré une formation des travailleurs sociaux de notre commune pour qu'ils accompagnent les foyers modestes dans des démarches d'économie d'énergie afin de prévenir la précarité énergétique. Nous lançons un programme "Familles à énergie positive" pour aider, dans une démarche de défi-concours, dix foyers en précarité énergétique. Nous conduisons des animations de sensibilisation aux bons "éco-gestes" en direction des enfants des centres de loisirs. Nous avons mis en place des lignes de "Pédibus" pour inciter les parents à ne pas utiliser la voiture pour conduire les enfants à l'école. Nous avons fait fonctionner une intelligente "commission environnement" dans le cadre du Conseil municipal des enfants dont, malheureusement, l'Education nationale n'a pas voulu qu'il soit reconduit à la rentrée scolaire de 2012.

Mais notre action ne s'arrête pas aux foyers et aux particuliers. Nous sommes en train d'élaborer un plan de déplacement inter-entreprises sur la zone d'activités des Playes, avec les communes de Six-Fours et d'Ollioules, l'agglomération, la chambre de commerce, et l'association des entreprises de Toulon Ouest. Nous plaidons en permanence auprès de Réseau Mistral pour une amélioration des transports collectifs urbains et interurbains, et auprès du département pour la réalisation de voies cyclables sur les voiries dont il a la charge, comme nous l'avons fait nous-même sur celles, gérées par la commune, où c'est techniquement et financièrement possible, de façon à délaisser la voiture. C'est dire que notre action communale pour le développement durable va bien au-delà des seuls services de la mairie.

 

DES PROJETS ET DES RÉCOMPENSES

Et l'année 2013 et les années futures ne manquent pas de projets. Elles verront la réalisation d'un projet attendu depuis 30 ans : le raccordement des immeubles des quartiers Berthe et Gai Versant gérés par l'office communal d'HLM "Terres du Sud Habitat", et les copropriétés qui le souhaiteront, au réseau de chaleur produite par l'usine d'incinération des ordures ménagères de Lagoubran, réduisant, dès la première année, de 5% la facture de chauffage aujourd'hui assuré par le gaz dont le prix n'est hélas pas près de se stabiliser. Côté mairie, des formations des agents communaux à la conduite économe sont prévues dès 2013, concomitamment à l'acquisition de vélos électriques pour leurs déplacements professionnels.

Ce qui a été fait comme ce qui est à l'état de démarrage ou de projet aura valu à la ville d'être triplement honorée. Dès 2010, au titre du programme régional "Agir pour l'énergie", elle a été désignée "Commune en marche". Pour les années 2011 à 2014, elle est l'une des huit seules "collectivités lauréates AGIR" sur les 153 communes varoises. Parallèlement, elle a été récompensée en 2009 du prix "Ville d'avenir" dans le cadre de sa participation aux "Trophées éco-actions" de l'association nationale des "éco-maires". Et, tout dernièrement, son office d'HLM vient de se voir décerner la Marianne d'Or du développement durable pour la qualité écologique de ses importantes opérations de rénovation urbaine.

Des récompenses qui attestent d'une volonté d'initiative et de la réalité de succès. Mais qui, surtout, nous encouragent à poursuivre...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 04:31

http://media.comprendrechoisir.com/public/image/geothermie-afpg-main-4234339.jpgC'est en 2009 que nous avons décidé de la création d'un service communal du développement durable. Pas pour faire dans la mode du moment. Ni parce que ce ne serait qu'une affaire de spécialistes agissant dans leur coin. Mais bien parce que la maîtrise et la diversification énergétique comme le développement écologiquement harmonieux du territoire doivent justement être l'affaire de tous, à commencer par tous les services communaux. Et qu'il s'avérait dès lors nécessaire de nous doter d'une petite équipe "transversale", travaillant avec tous les secteurs de la mairie, les partenaires, et les citoyens, sous l'égide de Raphaëlle Leguen, la première adjointe, déléguée à l'écologie urbaine, de Claude Astore, adjoint aux infrastructures, et d'Anne, jeune ingénieur qui en assure le pilotage avec brio et un bel engagement.

On ne peut pas dire que l'initiative n'aura été qu'un gadget. Loin, très loin, de là. On se souvient que, à l'initiative de Michèle Durand, adjointe au précédent maire, La Seyne s'était déjà singularisée (dans le bon sens !) en construisant, après celle de Monaco, la deuxième centrale méditerranéenne d'échanges thermodynamiques de l'eau de mer. Un dispositif qui permet d'assurer le chauffage hivernal et la climatisation estivale de nombreux immeubles alentour du parc de la Navale. Le casino de jeux y sera raccordé en remplacement du centre de conférences initialement prévu dont j'avais dû abandonner le projet au regard de son coût de fonctionnement. Mais il était curieux que les nouveaux immeubles du quartier, dont les permis de construire avaient été délivrés en fin du mandat précédent, n'aient pas été contraints à ce raccordement, générant pour la ville un coût de maintenance de la centrale sans contrepartie financière qui aurait pu (dû ?) être réglée par les gestionnaires des constructions nouvelles. C'est désormais réparé. Les résidences Armada et Santa Maria ont été raccordées en 2010, Lylo Marine en 2012, et Red Line le sera en 2013.

2009 a été l'année de la réalisation de diagnostics de performance énergétique des bâtiments communaux et de la remise en service de la station d'enregistrement de la pollution de l'air que la droite municipale avait laissée à l'abandon (les mauvaises langues disent que l'idée qui avait prévalu alors était "pas de mesure = pas de pollution"...). 2010 a vu la création d'un dispositif de gestions techniques centralisées pour maîtriser le chauffage de cinq écoles et la désignation de "référents développement durable" dans tous les services, avec mission de sensibiliser tous les agents à la maîtrise des énargies. 2011 a été l'année de l'installation de chaudières à condensation lors de la rénovation de chaufferies de bâtiments communaux, et de la mise en service de la toute première chaufferie aux granulés de bois dans un équipement public varois : la crèche Joliot-Curie. 2012 a vu la commune se doter d'un logiciel spécialisé permettant la maîtrise des fluides et le début d'un plan écologique de déplacement des personnels qui doivent se rendre d'une structure communale à une autre.

Et je reviendrai demain sur les actions d'éducation et de sensibilisation au développement durable, sur la valorisation des efforts seynois, et sur les perspectives à venir...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 05:48

http://www2.i-services.net/images/membres/forum/2012-05/img_1337853592_962.jpgHier mardi se déroulait le point annuel de l'avancée du travail que j'ai engagé depuis trois ans pour sauver les 50 hectares du Domaine de Fabrégas de l'abandon, de la maltraitance active ou passive des usagers peu respectueux des espaces forestiers et des vieilles constructions à haute valeur patrimoniale, et, surtout, d'un risque toujours réel d'une ouverture possible à l'urbanisation, risquant de défigurer à jamais ce joyau de verdure et d'ancienne activité agricole.

Les plus âgés des visiteurs de mon blog se souviennent sûrement du Domaine lorsqu'y poussaient encore des artichauts par milliers, dans les grands champs longeant la dernière ligne droite qui mène au giratoire dominant la plage de Fabrégas. Puis l'exploitation s'est arrêtée, la magnifique maison de maître a été laissée à l'abandon, les fans de moto-cross ont massacré les sous-bois, les champs et la forêt n'ont plus été entretenus, les abords de la vieille ferme longeant le ruisseau de l'Oïde ont servi de dépotoir à d'innombrables monceaux de déchets, pour beaucoup polluants et dangereux. Et, toujours, plânait le risque d'une cession qui, par une évolution des règles d'urbanisme, aurait permis la réalisation de lotissements ou, plus récemment, d'un village de vacances.

La propriété, achetée par le Conseil général du Var, a été remise en vente par celui-ci en 2009. Le risque a ressurgi d'une opération immobilière privée. Il fallait que j'évite le pire. Racheter le domaine avec le budget de la commune était impossible. Des contacts avec le Conservatoire du Littoral ont permis de faire réaliser l'acquisition par celui-ci qui, par convention, l'a donné en gestion à la ville. Ouf !

Il fallait dès lors se lancer dans un grand programme de réhabilitation, de préservation, pour aller ensuite vers une gestion et une exploitation utile à tous les Seynois et leurs visiteurs. Une équipe d'employés communaux volontaires, compétents et très motivés a été constituée autour de Céline, animatrice municipale devenue maîtresse des lieux, qui pilote le projet en lien avec les spécialistes du Conservatoire du Littoral et nos services techniques. Et, en deux ans, le résultat est époustouflant ! Des hectares de forêt et de champs ont retrouvé leur visage d'antan, les essences endémiques ont été mises en valeur, les taillis ont été aérés, des chemins, une aire de battage du grain, des canaux, un vieux moulin, une vieille ferme ruinée ont ressurgi des ronces, broussailles et tas d'immondices, la belle bâtisse et ses dépendances ont été sécurisées. Travail énorme, pour beaucoup accompli avec des stagiaires de "Tremplin", une association seynoise œuvrant pour l'insertion de personnes en difficulté, mais aussi des groupes de jeunes, des associations de défense de la nature, des sessions de détenus en fin de peine.

http://laseyne.info.yann.free.fr/Domaine_Fabregas_300312/Fabregas_300312_001m.jpgProchaines étapes pour 2013 et les années suivantes : la réfection du chemin d'accès, d'une maison de gardien et de la maison principale, la préservation et la mise en valeur des canaux, de l'ancien moulin et de la ferme, la création d'une association d'usagers volontaires voulant jouer un rôle de pédagogues en direction des promeneurs, et, point majeur, la remise en route de l'exploitation agricole. J'ai eu de nombreuses sollicitations d'associations, de groupes divers et d'agriculteurs. Aujourd'hui la question est tranchée dans ses principes entre le Conservatoire du Littoral et la ville, même si, dans le détail, le programme reste à préciser et le cahier des charges, que je veux très pointu et très contraignant, à finaliser.

Un maître-mot : le Domaine de Fabrégas, espace public, doit profiter à tous ! Des jardins familiaux ou ouvriers ont été suggérés : non, car ça satisferait quelques-uns et ça lèserait tant d'autres. Une exploitation de type "AMAP" (association pour le maintien de l'agriculture paysanne) a été proposée, comme il en existe déjà, sur le principe d'un contrat entre consommateurs et exploitant, les premiers s'engageant chaque semaine à acheter sans intermédiaire leur panier de production : non plus, pour les mêmes raisons que les jardins familiaux, et parce que le panier hebdomadaire, d'un coût moyen de 22 euros, n'est pas accessible à tous. Une "ferme pédagogique" a été évoquée : non plus, car un tel projet n'a de sens qu' à partir d'une exploitation plus diversifiée, plus importante et associant agriculture et élevage. Alors quoi ?

Avec le Conservatoire du Littoral, nous avons validé hier le principe d'une ferme communale publique pouvant exploiter des productions forestières, un verger et un rucher, complétée d'une mise en exploitation par convention pluriannuelle d'une autre partie du Domaine par un agriculteur, à sélectionner, pouvant développer du maraîchage biologique. Une partie de la bâtisse principale sera aménagée pour la vente des productions de la commune et de l'exploitant, et, pourquoi pas, pour leur dégustation. Tout le monde pourra ainsi en profiter. Les 5000 enfants, de tous les quartiers et de toutes catégories sociales, bénéficiant de la restauration scolaire et des centres de loisirs des mercredis et des vacances, seront les premiers consommateurs, nous permettant ainsi de tendre vers la recommandation du "Grenelle de l'environnement" de proposer 20% de produits bio dans nos services de restauration collective. Et tout ça n'interdira pas les visites de découverte et pédagogiques.

Beaucoup en parlaient depuis trente ans. Nous le faisons. Avec nos petits moyens, mais avec patience, le savoir-faire et l'enthousiasme débordant de ceux qui s'y investissent au quotidien. Amis visiteurs, allez regarder la page du "Domaine de Fabrégas" sur le site de la commune. Ou, mieux, préparez un pique-nique, et allez y passer une journée, c'est public, donc ouvert à tous. Vous y croiserez sûrement Céline, ou Antoine, ou Jean-Pierre, ou Sophie, ou un groupe au travail. Ils vous parleront certainement de l'histoire ancestrale du Domaine, de ce qu'ils font et des projets qui fourmillent. Et ça vous sortira un peu le nez de vos écrans.

 

(j'ai dérobé les jolies photos sur une page consacrée au Domaine sur le site La Seyne Info ; bien sûr que, si le ouebmestre Nicky me le demande, je les retirerai)

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 08:21

jardin_solidaire.jpgQuels que soient les bons sentiments, il ne peut y avoir plusieurs postures de la part d'un maire quant à la gestion des propriétés communales. La seule qui vaille est celle qui s'appuie sur les principes républicains.

Qui comprendrait que je ne réagisse pas lorsque des squatteurs occupent illégalement un logement HLM tandis que plus de 3000 familles attendent une attribution, certaines depuis de nombreuses années ?

Qui comprendrait que je ne réagisse pas lorsqu'un groupe de musique, fût-il le résultat reconnu d'un beau projet porté par des jeunes talentueux, s'accapare sans droit ni titre un local public, et même si je m'efforce, lorsque c'est possible, de trouver une solution pour leur réinstallation dans des conditions réglementaires, ce qui a été récemment le cas (lire à ce sujet un petit article sur Le blog de Berthe) ?

Qui comprendrait que je ferme les yeux pour certains et que je sanctionne d'autres ?

Ainsi, la méthode employée par une association pour s'installer sur la propriété communale du quartier Mauvèou où doit être construit un Etablissement d'Hébergement pour Personnes Âgées n'est pas acceptable. Quand bien même l'objectif serait de créer des "jardins solidaires" destinés à la production de primeurs pour des familles très défavorisées.

J'ai donc demandé aux services communaux de faire le nécessaire pour que la Loi soit respectée.

Sur le fond également, le principe républicain de l'égalité doit s'appliquer. Il existe à La Seyne d'autres associations à vocation sociale et des entreprises d'insertion qui ont dans leurs cartons des projets de jardins familiaux ou solidaires, parfois depuis des années.

J'ai donc décidé, si - et seulement si - la réglementation et le calendrier du projet de construction le permettent (ce que je ne sais pas à l'heure où j'écris), de lancer un appel à projet collectif inter-associatif, non-lucratif et auto-financé, en vue d'une appropriation temporaire de l'espace par les associations qui oeuvrent depuis longtemps à La Seyne en faveur des personnes en lourde difficulté sociale, impliquant les bénéficiaires dans la production, autant que possible aidées techniquement par des structures compétentes dans le domaine de l'agriculture.

L'association qui occupe aujourd'hui illégalement l'espace public pourrait donc tout à fait s'inscrire dans cette dynamique fondée sur une initiative louable et, de surcroît, cohérente avec ce que je défends depuis bien longtemps, à savoir le maintien d'activités agricoles en zone périurbaine, ainsi qu'en attestent mes efforts pour la sauvegarde du domaine de Fabrégas, la Ferme des Olivades au quartier de La Petite Garenne, ou la zone agricole de Piédardan.

Je suis donc ferme sur le principe républicain de l'Égalité, autant que je suis ouvert sur celui de la Fraternité.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 04:22

 

http://www.enviro2b.com/wp-content/uploads/2009/11/Air-intérieur.JPGLe "droit de chacun à respirer un air qui ne nuise pas à sa santé" est assuré par la "loi sur l'air" depuis 1996.

Et, dès 1997, alors que TPM n'existait pas encore, la municipalité de gauche, en la personne de Jean Michel, alors adjoint à l'environnement, avait été contactée par l'association agréée AIRMARAIX pour installer une station de mesures de la qualité de l'air à La Seyne. Cette station, mise en place au coeur du centre ancien, a bien fonctionné mais, pour diverses raisons invoquées par nos prédécesseurs, les mesures ont été arrêtées en octobre 2004.

En revenant aux affaires municipales, plus de dix ans après, il a paru primordial à Jean Michel, désormais conseiller municipal, toujours aussi opiniâtre et toujours chargé de l'environnement, de se préoccuper de nouveau de la santé de la population et d'être informé de l'évolution de la pollution de l'air que nous respirons. Après certaines difficultés techniques et administratives, nous avons trouvé un lieu idéal pour implanter cette station à compter du 28 août 2009 entre centre ville et périphérie.

C'est cette station d'AtmoPACA, association qui a pris le relais d'AIRMARAIX en ayant désormais compétence sur les six départements de la Région, que nous avons inaugurée lundi dernier, avec Dominique Robin, directeur d'AtmoPACA, Raphaëlle Leguen, première adjointe déléguée à l'écologie urbaine et maritime, du tenace Jean Michel, de Graziella Gaujac, conseillère municipale, et d'Elsa Di Méo, conseillère régionale de PACA qui préside la commission de l'environnement.

Cette station fonctionne en continu et nous permet de connaitre les taux des divers polluants (tels que l'ozone, les oxydes d'azote et les composés organiques volatiles) produits par l'activité humaine et générant des cancers.

J'ai rappelé qu'elle est indispensable car elle est complémentaire de celles qui existent à Toulon, Hyères et la Valette. Elle permet d'alerter la population et de prendre d'urgence des mesures sur toute l'agglomération toulonnaise en concertation avec nos collègues de TPM.

La suite de mon propos, qui m'a permis d'aborder d'autres sujets écologiques locaux...

"(...) Soulignons enfin que 90% de la pollution venant des transports routiers, il faudrait prendre des mesures efficaces par exemple :

- multiplier les transports en commun (train, bus au gaz naturel ou G. P. L, navettes maritimes)

- parkings gratuits à l'extérieur des villes,

- plus de voitures électriques,

- zones piétonnes, arborées, plus vastes.

"Je voudrais terminer cette modeste cérémonie en vous faisant part de notre entêtement à protéger la santé des Seynoises et Seynois. Voici six mois, à la demande d'AtmoPACA, nous avons adhéré à la campagne nationale de mesures de la pollution de l'air intérieur dans les écoles. En région PACA, quinze écoles ont été programmées, dont deux à la Seyne : l'école élémentaire Jean-Jacques Rousseau, et l'école maternelle Pierre Sémard.

"Nous attendons le résultat des analyses pour envisager éventuellement des dispositions de protection.

"Et enfin, devant les inquiétudes de plus en plus grandes des scientifiques, nous nous préoccupons du nombre anarchique d'antennes de téléphonie mobile, qui pourraient avoir des conséquences néfastes sur notre santé avec leurs ondes électromagnétiques. Nous désirons que les opérateurs abaissent l'intensité magnétique de leurs installations et nous prouverons que le principe de précaution n'est pas un vain mot."

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 06:34
C'est un peu passé inaperçu le 1er décembre. Avec deux autres communes, La Seyne s'est vu décerner par l'association des "éco-maires" le prix "Villes d'avenir" pour son réseau d'échanges thermodynamiques de l'eau de mer.

Soyons justes. le mérite n'en revient pas à l'actuelle équipe municipale, mais à la précédente. Ceci dit, il faut maintenant que cet équipement serve à quelque chose car il fonctionne aujourd'hui "à vide" pour ne pas "se gripper". Et ça a un coût. Les nouveaux immeubles d'alentour du parc de la Navale et le futur casino devront "se brancher" pour leurs productions de chaleur des saisons froides et leur climatisation estivale.

De toute façon, un trophée, c'est toujours encourageant pour soutenir nos efforts en matière de développement durable. Comme nous avons réinstallé une centrale de mesure de la qualité de l'air, que nous allons bientôt inaugurer, et engagé un vaste programme de remplacement des ampoules à incandescence par des lumières moins consommatrices d'énergie, nous devons, par exemple, accélérer nos projets pour le raccordement du système de chauffage des immeubles du quartier Berthe à l'usine d'incinération des ordures ménagères de Lagoubran, pour l'installation de capteurs solaires sur les bâtiments publics qui le permettent, pour prévenir les impacts possibles des relais de téléphonie mobile, ou obtenir de l'agglomération TPM qu'elle réalise les parcs de stationnement relais prévus sur la corniche de Tamaris et développe des lignes maritimes "Réseau Mistral" faisant du cabotage autour de la Rade, incitant ainsi nos concitoyens à laisser leur voiture au garage.

Il y a tant à faire à l'heure où s'ouvre le sommet de Copenhague pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Prenons chacun notre part de l'effort à accomplir.
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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 10:21
Je ne devrais pas le dire avant l'annonce officielle qui en sera faite en février 2010, mais le jury officiel a délibéré. La Seyne conserve sa troisième fleur du label des "Villes et Villages Fleuris" et se voit attribuer, de plus, la mention "Encouragements".

L'obtention du label s'effectue selon une charte basée sur deux séries de critères. D'une part, le cadre végétal de la commune (arbres, arbustes, fleurs) compte pour moitié dans l’appréciation des membres du jury. Et le jury évalue de la même manière la stratégie globale de la commune pour améliorer le cadre de vie : propreté de la ville, respect de l'environnement, embellissement du cadre bâti, maîtrise de la publicité, actions d'animation, de sensibilisation et de participation des habitants au fleurissement.

Cette reconnaissance n'est pas anecdotique. Au palmarès 2008, sur les 963 communes de la Région Provence Alpes Côte d'Azur, nous étions seulement 39 à être classées "trois fleurs", et il n'y en avait que 8 distinguées de la prestigieuse "quatrième fleur".

On m'a dit "en off" que le jury a été particulièrement sensible à l'effort accompli pour le remplacement de certains végétaux par des sujets de type méditerranéen beaucoup moins consommateurs d'eau, et à la réalisation d'un jardin d'agrément par les enfants de l'école Jean Zay, au coeur de notre cité Berthe.

Félicitations chaleureuses aux personnels de la mairie, de l'Office de l'Habitat, de la société Pizzorno qui nettoie la commune, aux enseignants qui ont impulsé des projets, aux commerçants qui ont bien joué le jeu, aux bénévoles qui régulièrement nettoient notre corniche de Tamaris, et à toutes celles et tous ceux qui, même sans tambour ni trompette, dans leurs quartiers, ont contribué à ce joli résultat... sans oublier mes collègues élus qui sont en charge de ces questions...

Si ça pouvait modérer un peu les pisse-vinaigre qui se complaisent à seriner des idées fausses selon lesquelles, depuis que la gauche est revenue aux affaires seynoises, la ville serait à l'abandon...

Même s'il faut poursuivre nos efforts.


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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 13:03
Avec une double casquette, celle de maire de La Seyne, et celle, comme vice-président de l'aggomération Toulon Provence Méditerranée, de représentant de son président Hubert Falco, j'ai accueilli à l'Institut de Promotion et de Formation aux Métiers de la Mer, à La Seyne, les rencontres MIEC... entendez... Matériaux Innovation Eco Conception.

Un rassemblement d'expériences et de témoignages d'innovations éco-compatibles, pour une industrie performante et durable.

Les professionnels y exposent leurs compétences, leurs savoir-faire, leurs offres au sein de différentes thématiques : Aéronautique et Nautisme, Bâtiment, Electronique, Emballage, Energies. Ils sont venus de toute la région PACA, mais aussi des pays de... l'Euro-Méditerranée.

C'est fort que La Seyne et son établissement de formation de la Chambre des Métiers du Var aient été retenus, pour la deuxième année, comme un site utile pour ces échanges.

Une preuve de plus que, loin d'avoir derrière elle une histoire industrielle désuète, notre ville, de son passé technologique, ne doit surtout pas faire table rase. Et, forte de celui-ci et de ses atouts patrimoniaux maritimes et terrestres, se battre sans relâche pour le développement d'activités économiques porteuses d'emploi. Et donc de mieux vivre.
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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 07:54
Ni Jean Écochard, président de la fédération M.A.R.T. (Mouvement d'Actions pour la Rade de Toulon et le littoral varois), ni Patrick Philip, président du comité scientifique du Contrat de Baie, n'y vont de main morte !

Rencontrés à quelques jours d'intervalle, ces deux défenseurs acharnés de l'équilibre écologique de la Rade de Toulon (et donc de La Seyne), ainsi que de son "bassin versant" (c'est-à-dire les parties terrestres qui entourent la Rade), n'ont pas pratiqué avec moi la langue de bois.

Oui, des choses ont été réalisées depuis la signature en 2002 de ce plan d'actions visant à préserver les milieux aquatiques de notre environnement. Oui, il a été bénéfique de le prolonger de deux ans, jusqu'en 2011, pour continuer à améliorer les choses. Et oui, la signature future d'un nouveau contrat jusqu'en 2015 aidera à la poursuite des efforts. Bon point à mon collègue Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier et vice-président de l'agglomération, qui est président de ce contrat.

Pour autant, tant de choses restent à faire. Et mes deux interlocuteurs me l'ont dit sans détour. Oui, comme maire de La Seyne, je dois avoir en permanence ce souci d'équilibre environnemental en tête. Notre équipe doit s'assurer que l'aquaculture de Tamaris demeure raisonnée pour ne pas être auto-polluante. Nos réseaux pluviaux et nos ruisseaux, qu'on appelle vallats, qui se déversent dans la mer, doivent faire l'objet d'une attention constante. Nos activités économiques doivent être au top de la gestion de leurs déchets. Les bateaux que nous acueillons doivent etre surveillés comme le lait sur le feu. Nos choix d'urbanisme doivent intégrer l'impact qu'ils occasionnent sur le littoral de notre mer intérieure.

Ça tombe bien qu'is me l'aient rappelé... parce que, l'autre nuit, en ma qualité de maire et donc d'officier de police judiciaire, je ne pouvais, au lieu de dormir comme tout le monde, que constater, impuissant, le déversement par une entreprise locale de produits nauséabonds et polluants dans un collecteur pluvial. Et, là, j'ai décidé de frapper un grand coup.

Mais j'y reviendrai.



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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable

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