24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 08:39

Hormis celui de Monaco, le système seynois de production d'énergie grâce aux échanges thermodynamiques de l'eau de mer, autrement appelé thalassothermie, a été le premier à entrer en service sur notre littoral méditerranéen. Il prend peu à peu sa vitesse de croisière, après quelques immeubles d'habitation, avec la mise en service imminente du casino de jeux qui y est raccordé, et la prochaine jonction de la dernière tranche des résidences de "Porte marine".

 

LA SEYNE, COMMUNE PIONNIÈRE DE LA CROISSANCE VERTE

La Seyne est aussi pionnière, en matière de croissance verte, avec un programme pluriannuel qui a permis de réaliser une crèche municipale chauffée aux granulés de bois, une autre disposant d'un sytème novateur d'isolation thermique, l'installation de panneaux photoélectriques sur divers bâtiments publics, ou encore les remplacements des illuminations de Noël à incandescence par de systèmes à LED, la dotation des services communaux d'une flotte de vélos à assistance électrique, et, ces derniers mois, le raccordement des bâtiments publics et HLM de tout le nord de la commune au réseau de production de chaleur de l'usine d'incinération des déchets ménagers de Lagoubran, sans oublier la dernière bonne nouvelle que représente l'obtention par l'agriculteur installé sur notre Domaine de Fabrégas du marché de fourniture en "circuit court" de légumes bio pour notre restauration collective scolaire.

 

LA SEYNE, PILOTE DANS LE "GRAND TOULON" ET LE VAR

Plus de 50 opérations publiques locales, réalisées, en cours et en projet, ont été recensées à l'initiative de Denise Reverdito, adjointe en charge de l'aménagement durable du territoire, et d'Anne Aussenac, jeune ingénieure communale spécialement dédiée à ce volet majeur pour l'avenir local.

Seule commune de Toulon Provence Méditerranée (TPM) et du Var à s'être portée candidate au programme d'État "Territoires à énergie positive", La Seyne a été invitée par le Ministère de l'écologie à entraîner le reste de l'agglomération dans sa démarche, proposition qui a trouvé un écho favorable auprès des services de TPM et de la Ville de Toulon. D'où une légitime fierté de nos élus et nos services, lorsque nous avons, ce dernier mardi, signé avec l'État la convention qui labellise nos actions - bientôt la pancarte illustrant cet article sera apposée aux entrées de ville - et qui apporte des financements jusqu'à hauteur de 80% pour la transformation de l'éclairage public, le stationnement des vélos électriques, le transport collectif propre, les bâtiments à énergie positive.

C'est comme ça que je l'aime, la coopération intercommunale, voulue, concertée, mutualisant les initiatives de chacune des communes au bénéfice de toutes.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 05:15

Je m'y attendais comme à chaque début d'été : j'allais fatalement me faire apostropher par des gens se plaignant de la "saleté" de la plage des Sablettes. Et, comme chaque année, ça n'a pas manqué. Le grief majeur n'est pas tant la vraie saleté, celle des baigneurs n'utilisant ni poubelles à détritus, ni cendriers de poche, estimant qu'un mégot enfoui sous le sable n'existe plus. Ça, c'est nettoyé tous les matins par des personnels et des engins spécifiques, en faisant toutefois attention à ne pas trop ratisser de sable. Ce ne sont pas tant non plus les conteneurs à ordures qui débordent des déchets des restaurateurs dont certains ne respectent pas la règle de gestion de leurs rebuts.

Non, c'est le fait que... je ne fais pas enlever les "algues" mortes qui recouvrent le sable.

 

LES POSIDONIES, PROTÉGÉES ET PROTECTRICES

D'abord, mais tout le monde n'est pas botaniste, les "algues" en question n'en sont pas ; ce sont des posidonies, qui sont des plantes à fleurs, et ce qui se dépose sur la plage, ce sont leurs feuilles mortes, très fibreuses, ce qui les rend imputrescibles. Et, il faut le savoir, les posidonies constituent une espèce protégée en Méditerranée.

Et, si elles le sont, c'est, entre autres, parce qu'elles sont essentielles pour la qualité de l'eau de baignade et le biotope marin, jouant, avec le ressac, un rôle de filtre biologique naturel de l'eau de mer qu'elles débarrassent des micro-organismes et bactéries qu'elles détruisent, essentiellement apportés par les baigneurs, mais surtout parce que leurs feuilles mortes servent à la prévention de l'érosion littorale car elles stabilisent le sable. Tout ça est très bien et très pédagogiquement expliqué sur les panneaux informatifs qui sont installés aux accès de nos plages, et aussi sur un excellent petit site Internet, dont j'ignore qui est l'auteur, auquel chacun peut accéder EN CLIQUANT ICI.

 

UNE GESTION LA PLUS "ÉCOLO" POSSIBLE

C'est pourquoi, si je comprends l'ignorance de nos visiteurs estivaux ou nouveaux habitants sur le sujet, je bondis lorsque j'entends des Seynois de longue date qui profitent du sujet pour malmener la Ville, ses élus, ses employés et ceux de la société chargée de la propreté urbaine. A entendre certains, on ferait presque exprès de ne pas "nettoyer" la plage !

Sachons-le : certaines communes ont des plages moins sujettes que d'autres à l'érosion, en fonction des courants littoraux, et elles peuvent se permettre d'enlever beaucoup de leurs posidonies, même si ce n'est pas "très écolo". C'est loin d'être le cas de La Seyne, où il faut trouver le juste équilibre, par exemple en attendant la mi-juin pour oter une partie des feuilles mortes, mais en choisissant aussi d'en laisser.

Il suffit de regarder la carte postale qui illustre cet article, nos anciens, gens de bon sens, l'avaient bien compris. Et, à l'époque où la photo a été prise, avant 1914, ce n'étaient pas, comme je l'ai entendu, des "socialo-écolo-cocos" qui présidaient aux destinées de La Seyne et qui, délibérement, auraient comme aujourd'hui choisi de faire fuir les touristes en laissant leurs plages en état d'abandon !

 

Posidonies sur les plages : encore et toujours expliquer !
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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 18:21

Étrange...

Ce que notre équipe réalise sur le Domaine de Fabrégas, qui permettra dans un avenir proche de fournir en légumes bio plus de 5000 enfants des crèches et des écoles bénéficiant de notre service de restauration publique communale, son projet de jardins partagés pour les habitants des quartiers populaires, son soutien constant à l'association pour le maintien d'une agriculture paysanne de la ferme des Olivades maintes fois menacée, son appui aux initiatives associatives et scolaires de cultures de proximité, ses réalisations en matière de développement durable, d'économie sociale et solidaire, d'éducation à l'environnement, unanimement saluées et valorisées par divers prix et labels, sa démarche ayant conduit à réduire de moitié les zones ultra-constructibles de la commune, qui va se prolonger avec une nouvelle révision du plan local d'urbanisme, tout ça ne serait que du vent ?

C'est ce que voudrait laisser accroire ces derniers jours (probablement un hasard du calendrier...) la communication mensongère d'une association qui, à la fois, se dit soutenue par le seul parti refusant obstinément de prendre part à la démarche collective concertée des 7 mouvements de gauche et de l'écologie qui s'investissent pour la redynamisation de La Seyne au sein et autour de notre équipe municipale, et à la fois se réjouit d'un supposé soutien de la droite locale.

Étrange...

Faut-il y déceler une manipulation par entrisme de quelques aigris alliés à des opportunistes de conjoncture qui ignoreraient que, depuis des années, la ville permet à cette association, illégalement installée sur un terrain communal dédié à la réalisation d'un équipement médico-social, d'y exercer son activité, et lui a proposé un autre site pour se réimplanter le jour où la parcelle devrait être dévolue à sa destination ?

Étrange...

Au point que j'ai dû rappeler ce vendredi la réalité de la situation dans un communiqué que je livre aux visiteurs de mon blog...

 

"Le site de Mauvèou, qui n'est plus un terrain agricole depuis 1991, a été dévolu à la réalisation d'un établissement public pour personnes âgées dépendantes en 2003, bien avant que je ne sois maire.

"J'ai à l'époque approuvé ce projet au regard des besoins pour nos seniors. Après que j'ai été élu en 2008, le projet s'est avéré non réalisable car, du temps de mon prédécesseur, il n'a pas été inscrit au schéma départemental de gérontologie.

"Lors de l'enquête publique de la révision du plan local d'urbanisme engagée en 2008, la question de la destination du terrain a été démocratiquement posée : seules 4 personnes sur 60000 habitants à l'époque, dont un héritier des anciens exploitants et son épouse, ont demandé un retour à une vocation agricole. Sa destination en vue d'un équipement social a donc été confirmée.

"C'est pourquoi il a été répondu favorablement à la demande d'un institut agréé accueillant des enfants handicapés de La Seyne cherchant à se relocaliser sur la commune car actuellement installé dans des locaux trop anciens pour être mis en conformité.

"Voilà la réalité. Toute autre affirmation sur le sujet relève au mieux d'affabulations, au pire de malveillance."

 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 07:10

http://statique.lamarseillaise.fr/media/k2/items/cache/3d1e9f729ea1a7bc8d6250390f44cf9d_XL.jpgLa Seyne, collectivité actrice du changement agricole des territoires ? On pourrait à bon droit se demander si je n'ai pas attrapé un coup de chaud à la cervelle en début de semaine, lors de mes séjours à Paris et Bruxelles ! Comment une commune de 63000 habitants, urbaine s'il en est, où ne restent que cinq exploitations paysannes, peut-elle avoir été repérée comme "actrice du changement agricole" et être proposée en exemple lors d'un colloque organisé par l'Agence régionale pour l'environnement et l'écodéveloppement (ARPE) et le Réseau bio de Provence Alpes Côte d'Azur ?

C'est pourtant vrai et, ce jeudi, nous étions, avec Denise Reverdito, adjointe chargée de l'aménagement durable de la commune, et Céline Chicharro, responsable du Domaine de Fabrégas, conviés à Brignoles pour présenter l'avancée de ce projet lors d'une rencontre de professionnels, d'associatifs, et d'élus locaux et régionaux, projet qui, outre sa fonction de préservation de l'environnement forestier littoral, de valorisation du patrimoine, d'insertion sociale et professionnelle, veut participer au développement de notre territoire, en agissant tout au long de la chaine agricole, de la production à la consommation. Et de façon la plus républicaine possible, en en faisant profier le plus grand nombre.

 

LES TERRES ENRICHIES, LE PAYSAN CHOISI, BIENTÔT LA PRODUCTION...

 Je ne reviendrai pas en détail sur le programme d'actions que nous développons depuis près de quatre ans sur cet espace naturel et agricole de plus de 60 hectares que le Conservatoire du Littoral confie en gestion à la ville, sur lequel je faisais un point il y a presque un an au travers d'un article de ce blog et que le quotidien "La Marseillaise" a promu par un article au printemps dernier.

Juste pour indiquer que les choses avancent et que, depuis la publication de ces informations, les travaux d'aménagement de l'exploitation communale se réalisent et s'achèveront sous peu, que la moutarde blanche, engrais vert semé pour servir de piège à nitrates, a rempli sa mission, que l'agriculteur bio a été choisi et que je lui remettrai officiellement fin novembre les clefs de son domaine de maraîchage, et que, par ailleurs, le verger et le rucher pédagogiques gérés par nos fonctionnaires dédiés, dont la petite équipe vient d'être renforcée d'une personne, sont en ordre de fonctionnement.

 

UN ESPACE ET UN PROJET À S'APPROPRIER

 Oui, les choses avancent à Fabrégas, dans une belle coopération entre le Conservatoire du Littoral et la commune, et avec l'encouragement des institutions publiques et de tous nos concitoyens qui, de plus en plus nombreux, viennent sur place pour découvrir, comprendre, et même participer. Au point, donc, que La Seyne a été conviée à servir d'exemple parmi les communes qui agissent. Ici, on a peu de foncier agricole, mais on a des idées. Et des hommes et femmes de conviction et de savoir-faire pour les traduire en actes.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 05:51

battue-du-0409.jpgDe mémoire de Seynois, on n'avait jamais vu ça ! Les sangliers semblent durablement installés dans notre forêt communale. Et, manifestement, s'y reproduisent. Ils ont probablement migré vers chez nous depuis deux ou trois ans, venant de la commune voisine, ayant été maintes fois repérés sur les versants du Fort de Six-Fours où des battues de régulation étaient depuis longtemps organisées.

Décidément aussi têtus que nous, les Seynois, le sommes bien souvent, ils ont sans peine traversé les zones habitées de nos communes pour gagner notre belle forêt de Janas. On se souviendra sûrement qu'ils ont été aperçus dans nos quartiers pavillonnaires, comme aux Quatre-Moulins, nos sites périurbains comme à Lagoubran, et même au petit matin... sur le marché du Cours !

Désormais fixés dans notre forêt, il est devenu nécessaire de réguler leur présence. Non seulement parce qu'ils peuvent y causer des dégats et présenter un danger pour les nombreux usagers s'ils sont dérangés et effrayés, mais également parce que, de l'immense "base arrière" que représente notre massif forestier de Sicié, ils n'hésitent pas à "faire des descentes" vers les quartiers pavillonnaires alentours, et sacagent les jardins et les aménagements des propriétés.

Je ne saurais trop remercier et vanter les méritoires efforts conduits, dans une parfaite concertation, par l'Office national des forêts, les personnels des services communaux et intercommunaux, et notre dynamique société de chasse, "L'union des chasseurs seynois", qui s'efforce de réguler la population de ces diables de suidés à l'occasion des battues administratives qu'ils mènent à bien. Avec des succès, ainsi qu'en atteste la photo illustrant cet article (cliquez dessus pour l'agrandir).

Vraiment, un grand merci à tous !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 14:17

http://www.asterix.com/asterix-de-a-a-z/les-personnages/perso/a20.gifJe ne me lasserai jamais de saluer l'impressionnante énergie déployée par les bénévoles associatifs de La Seyne, quel que soit le sujet qui rassemble ces passionnés qui, bien sûr, s'adonnent à leur activité pour eux-mêmes et ceux avec lesquels ils la partagent, mais surtout qui se dévouent sans compter pour sensibiliser le grand public à ce qui les motive tant dans leurs temps libres.

Je ne peux donc passer sous silence la longue table dressée ce samedi dans leur local du Bauç Rotge (prononcer baou roudjé) par les sociétaires de l'Union des chasseurs seynois, autour d'une polenta et d'une daube cuisinée avec la viande de ces diables de sangliers qui sont venus il y a quelques années, pour la première fois depuis peut-être toujours, s'installer dans les massifs forestiers de La Seyne et de Six-Fours.

 

DU JAMAIS VU : LES SANGLIERS ENVAHISSENT LA SEYNE

 À tel point que, se reproduisant à belle vitesse, ils peuvent présenter un danger pour les usagers de nos collines, promeneurs, cavaliers, et autres vététistes, et que, quittant aux heures d'entre chien et loup les zones boisées denses où ils se sentent à l'abri, ils n'ont pas manqué pas de saccager nombre de jardins des sites pavillonnaires, jusqu'en cœur de ville, puisqu'on les a repérés en 2013... au quartier des Quatre Moulins, aux abords de la pyrotechnie, et même sur le marché !

Alors, certes, l'excellente daube a ravi les papilles de nos nemrods - et les miennes -, mais elle était bien méritée, car, c'est inédit, c'est bien grâce à ces bénévoles adeptes du fusil qu'ont pu être organisées plusieurs "battues administratives" pour tenter de réguler la prolifération exponentielle des suidés ayant élu domicile à La Seyne.

 

MERCI AUX CHASSEURS SEYNOIS POUR LEUR BELLE ŒUVRE PUBLIQUE

 Oui, ces sportifs tant décriés par certains comptent au nombre des gens qui remplissent une vraie mission écologique de service public en faveur de tous, car ils protègent les espèces endémiques et les migrateurs, ils régulent les invasives, ils sauvegardent les espaces floristiques nécessaires à la survie de la faune qui peuple nos forêts périurbaines, ils entretiennent les points d'eau et les "dralhas" (prononcer draillo) permettant les cheminements de chacun dans notre forêt communale. Et font aussi œuvre de police autant que d'information et d'éducation, en expliquant, sans se lasser, leur rôle, leurs missions, les enjeux écologiques, les bonnes pratiques, à celles et ceux, nombreux, qu'ils croisent dans notre forêt de Janas que je veux ouverte à tous, certes gérée et protégée, mais en aucune façon sanctuarisée.

Ce n'est pas pour rien qu'ils sont écoutés et cités en exemple par les institutions gestionnaires des espaces naturels, de l'Office national des forêts aux opérateurs de Natura 2000. Et qu'on ne peut que se féliciter, chez nous, de la belle, utile et intelligente entente entre les agents publics et les associations de tous ceux qui ont à cœur de sauvegarder le précieux bijou vert de notre grande forêt communale.

Et j'en profite pour rappeler à l'ordre d'autres usagers de nos massifs, moins convaincus, apparemment, de la fragilité de nos espaces boisés, parfois injurieux même à l'endroit de promeneurs et d'agents publics, qui saccagent sans réfléchir, à l'image de ces adeptes du VTT extrême qui se sont autorisés il y a quelques temps à ouvrir des voies de descente à la tronçonneuse et la débroussailleuse, entraînant un ravinement irréversible dès les premières pluies, mettant en danger la flore et la faune, et souvent même, par leur vitesse excessive, les personnes qui fréquentent la forêt, y compris leurs propres collègues adeptes raisonnables du VTT. Que ceux-là le sachent : je les ai à l'œil, qu'on ne les y reprenne plus, car les sanctions tomberont.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 06:37

http://www.bio-provence.org/local/cache-vignettes/L172xH207/logoABComm3-1b04f.jpgLorsqu'on circule en direction de la plage de Fabrégas, dans la dernière ligne droite, on remarque depuis quelques semaines une grille de fer d'originale facture, rappelant un peu une haie de ganivelles, qui interdit l'accès à 3,5 hectares des anciennes terres agricoles du "Domaine". On s'est peut-être demandé si le Conservatoire du Littoral et la Ville, respectivement propriétaire et gestionnaire des 55 hectares maraîchers et forestiers à protéger et valoriser, ont renoncé à leur engagement d'ouvrir largement les lieux à la population. Il n'en est rien, naturellement.

Non seulement les personnels communaux, ayant également le statut de gardes du littoral, qui veillent activement sur ce joyau sauvé de l'urbanisation, poursuivent dans les espaces boisés, avec l'appui de l'Office national des forêts, d'entreprises d'insertion de personnes en voie de professionnalisation, de détenus en fin de peine effectuant des chantiers en vue de leur retour à la liberté, et même de bénévoles associatifs, leur mission de débroussaillement, enlèvement des déchets, arrachage des sujets végétaux invasifs pour sauvegarder et favoriser la reconquête durable des sols par les espèces endémiques, réfection des restanques, sentes et autres aménagements forestiers, comme de l'ancienne ferme et du vieux moulin, mais, de plus, ils font preuve d'une totale disponibilité pour renseigner, conseiller, parfois réprimander, les promeneurs, de plus en plus nombreux à cheminer dans ce site remarquable dont chacun s'accorde à dire "qu'il revient de loin".

 

LA FORÊT REVIGORÉE ET MISE EN VALEUR POUR UNE APPROPRIATION RAISONNÉE

 Leurs objectifs sont largement dépassés et le fait que le Conservatoire du littoral négocie en ce moment l'acquisition d'une importante parcelle privée, du côté du lavoir des Moulières, à rattacher au Domaine, augmentant leur charge de travail par quelques hectares de plus, ne les effraie pas. Au contraire, ils voient dans ce projet d'extension une aubaine, permettant de traiter un secteur qui a été copieusement affecté ces dernières années par le dépôt de tonnes de gravats et déchets, dans une zone dominant le ruisseau à partir duquel ont été réalisés des canaux et aqueducs assurant le fonctionnement de moulins et l'irrigation des terres cultivées.

Mais revenons à la grande grille, à l'autre bout du Domaine. On aura noté que, derrière elle, les terres ont été labourées, et que des immenses tas de souches et racines attendent d'être détruits. On aperçoit bien les planches de terrain telles qu'elles étaient jadis, judicieusement inclinées pour que leur irrigation par gravitation soit de nouveau assurée. De la moutarde blanche va être semée pour enrichir les terres chargées d'argile appauvries par l'invasion de plants de fenouil ; cette plante fourragère joue un rôle "d'engrais vert" en fonctionnant comme "piège à nitrates solubles" et, grâce à sa puissante racine, permet de briser les mottes d'argile.

 

DE NOMBREUX CANDIDATS POUR LA SÉLECTION DE L'AGRICULTEUR BIO

 Car l'idée d'ouvrir ces espaces à la culture biologique fait son chemin. Déjà, de toute la France, quarante-trois dossiers ont été retirés par des agriculteurs "bio" ayant répondu à la proposition municipale de passer avec l'un d'eux une convention pour créer et gérer une exploitation maraîchère produisant au moins trente légumes différents. Courant janvier va débuter la sélection - anonyme ! - du futur paysan, avec l'appui des services d'État de l'agriculture et de la forêt, de la Chambre d'agriculture du Var, et de l'association "Agribiovar", structure varoise de la Fédération nationale de l'agriculture biologique.

L'exploitant aura obligation de répondre aux appels d'offres du service de restauration scolaire communale afin de fournir, de façon très républicaine, aux enfants de tous quartiers et toutes conditions sociales, écoliers, enfants des crèches et des centres de loisirs, au moins les 20% de légumes "bio" qui constituent une obligation légale depuis le "Grenelle de l'environnement", que nos "cantines" servent déjà, mais qui, demain, seront acheminés par un "circuit court", du producteur seynois aux jeunes consommateurs seynois. Lorsqu'on sait qu'une étude réalisée par l'agglomération toulonnaise a montré que, avec sept hectares de production, on peut fournir en produits bio toutes les cantines scolaires des douze communes de notre "Grand Toulon", on imagine bien que, avec la moitié, on produira au-delà des besoins des 6000 repas servis au quotidien pour la seule ville de La Seyne.

C'est pourquoi le "paysan municipal" disposera aussi d'un point de vente pour le grand public et que, d'ores et déjà, des entreprises de distribution raisonnée de produits agricoles biologiques manifestent leur intérêt pour acheter une part de la production, voire beaucoup plus si l'exploitant ne parvenait pas à être retenu dans le cadre des marchés municipaux de fourniture de légumes produits suivant les normes exemplaires de ce type de culture.

 

UNE EXPLOITATION MARAÎCHÈRE, UN VERGER ET UN RÛCHER BIOLOGIQUES

 Je me dois enfin de finir le "tour du gestionnaire", deux ans à peine après le début de la belle aventure de la renaissance du "Domaine de Fabrégas" que notre équipe est fière d'avoir imaginée et impulsée, en signalant que des plantations d'arbres fruitiers ont été réalisées en vue de faire fonctionner un "verger pédagogique", ouvert aux écoles et groupes de visiteurs, qui n'est pas délégué à un exploitant privé mais géré par les employés communaux eux-mêmes, et que l'un d'eux entame une formation d'apiculteur afin de compléter notre "panel agricole périurbain" d'un "rucher pédagogique" de production de... miel bio public !

On comprend mieux désormais la raison des grilles protectrices. Gare aux sangliers goulus qui descendent des collines de Janas. Et aussi aux chapardeurs des légumes destinés aux enfants !

La belle aventure verte seynoise continue donc. Qui l'aurait cru il y a quelques années, alors que les riverains et visiteurs tremblaient depuis trente ans à l'idée de voir un village touristique ou un lotissement émerger de ces terres laissées à l'abandon ?...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 04:36

http://www.arcadecycles.fr/image.php?format=4&fichier=images/stories/gamme-2014/velo-electrique/velo-arcade-e-cardan-26-2014.jpgÇa y est. Les dix vélos à assistance électrique dont sont dotés les fonctionnaires communaux ont été mis en service en début de semaine. Pour un investissement raisonnable et surtout un coût de fonctionnement ridicule, une nouvelle pierre est apportée à l'édifice de l'écomobilité des services municipaux.

De nombreux employés sont en effet amenés, pour leur activité, à se déplacer d'un bâtiment public communal à un autre, ou à se rendre sur tel ou tel lieu de la commune. Il y a quelques mois, fort de ma propre expérience quant à la fiabilité de ces vélos, acquise lors de mon périple de 1000 kilomètres de La Seyne à Paris pour apporter les signatures de la pétition pour la maintien de notre maternité, j'avais suggéré à nos services de réfléchir à la possibilité de réaliser un test et de lancer un appel aux volontaires pour ce mode de déplacement professionnel. Et la greffe a pris. Il ont été plusieurs dizaines à tenter l'expérience lors d'une journée d'essai avec des vélos prêtés. Et beaucoup ont été séduits.

Anne, ingénieure responsable de la promotion du développement durable à la mairie, a donc monté le projet. Et nous y voilà. On peut croiser nos fonctionnaires en ville sur d'élégants vélos blancs "customisés La Seyne", acquis auprès d'une centrale d'achats pour un coût près de 30% inférieur au prix public. Ce sont des engins dotés d'une batterie de 36 volts et 11 ampères-heure, d'une puissance qui m'a étonné, avec transmission sans chaine grâce à un cardan évitant les déraillements, salissures, et un lourd entretien. Et de marque française !

Gadget ? Goutte d'eau claire dans l'océan de la pollution ? Peut-être. Mais économie certaine sur les charges de déplacements et, je l'espère, effet mobilisateur pour inciter beaucoup de nos concitoyens à faire de même pour leurs déplacements urbains professionnels ou de loisirs...


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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 06:00

http://www.lessignets.com/signetsdiane/calendrier/images/fev/10/1/galileo_facing_the_roman_inquisition1.jpg"E pur si muove !"... c'est une phrase que le mathématicien et physicien italien Galileo Galilei (Galilée) aurait marmonnée en 1633, lors de son procès, après avoir été forcé par l'Inquisition à reconnaître que la Terre, conformément aux idées de l'époque, était immobile et constituait le centre de l'univers. "Et pourtant elle tourne !", c'est un peu ce que j'ai eu envie de dire, pendant cinq ans, en m'obstinant à penser, souvent seul contre beaucoup, qu'il était possible d'autoriser l'accès estival à la Corniche Merveilleuse.

Ce vendredi soir, je recevais à la mairie tous ceux qui ont contribué à l'expérience tentée cet été. Et, parmi eux, nombre de très réticents au début qui ont malgré tout accepté que nous essayons, partant du principe qu'on ne respecte bien que ce qu'on a appris à connaître et de l'idée que notre économie touristique doit aussi s'appuyer sur une offre de découverte intelligente de notre patrimoine, dans laquelle la culture scientifique et technologique a toute sa place.

 

UNE DÉCOUVERTE INTELLIGENTE DU PATRIMOINE NATUREL

 Et ça a marché. A quatre reprises pour des balades pédestres guidées le long de cette route exceptionnelle en ce qu'elle permet, au-delà de la vue magnifique sur la mer et le massif de Sicié, de découvrir en une journée des éléments de patrimoine naturel botanique et géologique, les traces de l'ancienne exploitation qui était faite du milieu, avec deux visites spécifiques, celle du Domaine de Fabrégas et celle de la station d'épuration Amphitria. Et un pique-nique convivial le midi et des rafraichissements offerts en fin de parcours à la Maison de la Pleine Nature.

Une centaine de personnes de tous âges sont pu bénéficier de l'initiative, dont des touristes et des Seynois ou voisins immédiats qui, pour beaucoup, n'avaient jamais perçu que cet espace protégé qu'ils croyaient connaître recelait des richesses qu'ils ignoraient, avait été exploité utilement par l'homme au cours d'une histoire, et n'avait pas vocation, pour être sauvegardé pour l'avenir, à être un sanctuaire frappé d'interdiction de visites.

 

UNE EXPÉRIENCE À RENOUVELER ET DÉVELOPPER

 Ça a tellement bien marché qu'on réclame aujourd'hui que ces randonnées se poursuivent en cours d'année. Ce à quoi nos services vont répondre. En tous cas, nous avons tous, même les plus rétifs à tenter l'expérience, dressé un beau bilan ce vendredi. Et je crois pouvoir porter la parole de ceux qui ont bénéficié de cette initiative pour dire un grand merci à l'équipe de Bernard, responsable du service Plan de sécurité et de prévention des risques qui pilote la Réserve communale de sécurité, à l'équipe de Jean-Jacques, chef du service des sports qui gère la Maison de la pleine nature, à Jean-Marc, le garde forestier de l'Office national des forêts et ses collègues, à Philippe, chef du parc-autos et ses chauffeurs qui ont conduit les bus amenant les visiteurs depuis le lieu de rendez-vous des Sablettes, et à Alain, cadre aux services techniques, à Noëlle et Audrey, qui ont assuré les contacts téléphoniques avec les participants, à André, Jean et Jean-Yves, de Véolia, qui ont assuré les visites de la station d'épuration, à Céline, responsable du Domaine de Fabrégas, à Marion, qui pilote la gestion du massif au sein de TPM, et à Jean-Louis, écologue de métier qui, bénévolement, a construit le projet avec tous les autres.

Et bien sûr aux quatre jeunes animateurs, Adriane, Jean, Maël et Thomas, étudiants, employés comme saisonniers par la commune, qui ont assuré avec passion l'accompagnement des visiteurs.

Ce n'est qu'un début. Nous avons plein d'autres idées derrière la tête. Avec, sûrement, moins de procès en inquisition lorsqu'on évoquera leur mise en œuvre...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 05:32

http://www.eco-assistance.fr/bilan-energetique/images/economie_energie.jpgNous avons signé ce lundi une convention avec GDF-Suez pour élaborer un diagnostic des consommations énergétiques des locataires de notre office d’HLM « Terres du Sud Habitat » (TSH) et les accompagner et les former à une meilleure consommation au profit de l’environnement mais aussi de leurs propres deniers. Cette action s’inscrit dans la démarche globale de lutte contre la précarité énergétique que nous avons entamée il y a cinq ans, car nous avons voulu faire de l’efficacité énergétique une priorité de TSH.

 

DOUBLE VITRAGE, ISOLATIONS, CHAUDIÈRES À CONDENSATION

Cette priorité s’est vue dans la rénovation de notre parc et dans nos nouvelles constructions. La totalité des résidences sera bientôt équipée de fenêtres en double vitrage. C’est chose faite non seulement dans le cadre de la rénovation urbaine du quartier Berthe, mais aussi dans des résidences des autres quartiers, grâce aux financements issus du plan de retour à l’équilibre qui nous assure depuis trois ans un retour à une bonne santé budgétaire : la Rouve, le Mont des oiseaux, la Présentation, et bientôt le Montplaisant, le Marquet et la Lune. Et nous le faisons aussi, au moyen des excédents réalisés, dans des résidences qui ne bénéficiaient d’aucun financement de réhabilitation : le Vallon, l’Horizon, le Prairial, le Victor Hugo, le Gai Versant, et bientôt le Plein Sud et les Fauvettes.

Nous remplaçons également les systèmes de ventilation (VMC) et réalisons le détalonnage des portes dans les logements, afin d’améliorer la circulation de l’air dans au profit du confort thermique.

Parfois aussi, nous réalisons une isolation thermique par l’extérieur : au Mont des oiseaux où a été réalisée la toute première réhabilitation labellisée « Bâtiment basse consommation » (BBC) de la région Provence Alpes Côte d’Azur, à la Présentation, et au Germinal.

Nous rénovons enfin les chaufferies du quartier Berthe, et nous remplaçons le système de chaudières individuelles au Mont des Oiseaux par des chaudières collectives à condensation qui représentent le dispositif le plus abouti du moment.

 

GESTION INDIVIDUELLE ET ÉDUCATION À LA CONSOMMATION

Dans le cadre de cette démarche globale, le partenariat entre TSH et GDF-Suez a été une constante depuis 2008. Nous installons des répartiteurs de gaz permettant à chacun de payer sa consommation personnelle de chauffage, au Prairial, à l’Horizon et au Vallon.

Nous avons conduit avec Face-Var une opération, dite « Isigaz », consistant, en proposant le remplacement à titre gratuit des tuyaux souples de gaz dans les logements (90 euros économisés par famille, tout de même !), à saisir l’occasion de la rencontre avec les locataires pour les informer sur la sécurité et la réduction de leur consommation de gaz.

 

NOTRE ORGANISME D’HLM EN POINTE EN RÉGION PACA

Nous valorisons toutes ces démarches de réduction des coûts au moyen de certificats d’économie d’énergie. Sur les 300 gigawatts de certificats d’économie d’énergie délivrés à l’ensemble des organismes d’HLM de toute la région PACA, 50 gigawatts l’ont été à « Terres du Sud Habitat » qui est ainsi l’organisme de logement social le plus à la pointe de notre région en ce domaine.

Et, outre cette démarche avec GDF-Suez, nous sommes en constante démarche de recherche d’économie par l’usage des énergies renouvelables. Ainsi, nos constructions neuves disposent toutes de la production d’eau chaude solaire. Et nous entamons les chantiers pour amener le chauffage de tout le quartier Berthe grâce à un réseau de chaleur, en utilisant de l’eau chauffée par l’énergie générée par l’usine d’incinération des déchets ménagers de Lagoubran.

 

L’HUMAIN AU CŒUR DE LA GESTION ÉNÉRGÉTIQUE POUR TOUTE LA COMMUNE

Nous avons franchi cette semaine un nouveau pas en signant un « Plan de progrès énergie ». Il était nécessaire de travailler sur les infrastructures et les équipements, mais il est autant indispensable de placer l’humain au cœur de nos stratégies écologiques, en agissant notamment sur les consommations de nos ménages, qui sont les plus précaires de l’agglomération et peut-être du département.

Le nouveau dispositif, que nous avons décidé, au-delà de notre parc d’habitat social, d’élargir à l’ensemble de la commune car tous les ménages modestes ne sont pas locataires de nos HLM, permettra d’établir un diagnostic de la consommation des foyers afin de programmer les futurs aménagements concourant aux économies. Il proposera un ensemble de mesures de sensibilisation des populations aux gestes éco-citoyens, tout en valorisation les choix des partenaires au titre de l’exemplarité. Il contribuera enfin à mobiliser le dispositif « tarif social solidarité » pour les habitants les plus démunis.

Nous pourrons ainsi mettre en œuvre les mesures adaptées pour réduire les consommations, pour responsabiliser les résidents, et pour faciliter le paiement de l’énergie.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable

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Marc VUILLEMOT

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