25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 10:49

Afin de lever toute ambiguïté suite aux échanges du conseil municipal qui ont eu lieu ce dernier lundi et à la relation qui en a été faite, il convient de préciser que les débats des élus ont concerné deux sites périurbains distincts, espaces à enjeux d'importance.

Je rappelle que, contre l'avis de la minorité de gauche d'alors, souhaitant conserver des terres agricoles en zone périurbaine, la municipalité d'Arthur Paecht (2001-2008) a ouvert à l'urbanisation une propriété sise au sud du chemin de La Seyne à Bastian.

C'est fait. N'y revenons pas. Mais il est nécessaire de rétablir quelques éléments d'histoire et de présent.

 

UN PROJET DE PÔLE GÉRONTOLOGIQUE SUR UN PREMIER TERRAIN

L'équipe d'Arthur Paecht avait conçu sur cet espace un projet de pôle gérontologique devant comprendre une résidence privée de 80 logements pour seniors, qui est réalisée, un espace de commerces et de services, que nous avons commué en projet de crèche en cours de réalisation, et un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), lequel ne peut voir le jour car nous avons eu la surprise en 2010 de découvrir que les élus d'alors ne se sont pas assuré qu'il pouvait être inscrit au schéma gérontologique départemental qui considère que l'offre de places pour séniors en situation de dépendance est suffisante sur notre territoire.

Souhaitant conserver à cette partie de la propriété la vocation sociale qui lui avait été destinée, l'actuelle municipalité a répondu favorablement à l'offre d'achat de l'association "Présence" qui gère à Mar Vivo l'hôtel-restaurant "Le Poséidon", établissement de service et d'aide par le travail (ESAT) pour personnes handicapées, ainsi que, à proximité, l'institut médico-éducatif "Présence" (IME) de formation d'enfants et de jeunes présentant un retard mental.

C'est ce seul dernier établissement qui doit être transféré dans les locaux qui seront construits sur une parcelle de 1700 m2 des 6000 m2 de la propriété, le reste, notamment les espaces naturels, étant entièrement conservés et valorisés. Il n'est nullement question d'y construire des logements.

 

SUR UN AUTRE SITE, UN NOUVEAU QUARTIER D'HABITATION

La minorité de droite a entretenu lors du débat la confusion avec une autre propriété du quartier voisin de Costechaude, également ouverte à l'urbanisation par la municipalité d'Arthur Paecht, au nord-ouest de la caserne des pompiers de Mauvèou.

Sur cette emprise foncière, l'actuelle équipe municipale, contrainte comme toutes les communes de l'agglomération Toulon Provence Méditerranée à atteindre les objectifs de production de logements de tous standings fixés par le Programme local de l'habitat intercommunal (PLH), a modifié les règles d'urbanisme pour limiter à 140 le nombre de logements pouvant être érigés, dont un tiers de logements sociaux imposés par la loi.

Pour assurer une intégration paysagère acceptable dans le site, la commune a confié le remembrement à l'Établissement public foncier régional (EPFR), classé tous les espaces naturels et boisés pour les protéger et les mettre en valeur, et fixé un programme de réalisation contraint qui sera imposé au constructeur, dans l'esprit d'un éco-quartier, mais sans qu'une telle labélisation ne soit recherchée car elle obligerait à densifier la construction.

Le projet a d'ailleurs été présenté, programme d'aménagement à l'appui, lors de deux réunions auxquelles a été convié le Comité d'intérêt local du quartier, l'une en 2015 dans le cadre de la concertation pour la révision du Plan local d'urbanisme de la commune, l'autre, récente, en vue d'une information des riverains.

 

LA RECHERCHE D'UN ÉQUILIBRE SOUTENABLE ENTRE DIVERSES OBLIGATIONS

L'actuelle municipalité, qui n'est ainsi pas responsable de l'ouverture à l'urbanisation de ces deux espaces, s'efforce donc de trouver un juste équilibre entre les obligations légales de création de logements, les objectifs de réponses sociales et médico-sociales, et les impératifs de développement soutenable et de protection des paysages.

Elle se réjouit que la droite locale, après avoir livré la commune à une urbanisation effrénée, la rejoigne aujourd'hui sur ses positions d'aménagement solidaire, prudent et durable.

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 03:34

Pour la première fois de son histoire balnéaire, La Seyne est désormais titulaire du "Pavillon bleu" qui atteste de la qualité de ses plages. Nous venons de recevoir le compte-rendu des visites des contrôleurs que je crois utile de livrer à la lecture des visiteurs de ce blog, en adressant mes remerciements à tous ceux qui ont contribué à cette labellisation, de Christian Pichard, adjoint au tourisme, et ses collègues élus, jusqu'à tous les cadres et agents de la commune et de l'office de tourisme intercommunal Ollioules - La Seyne - Six-Fours qui se sont investis pour apporter les améliorations nécessaires à notre littoral...

 

« Vous respectez fidèlement critères de labellisation Pavillon Bleu.

« Les affichages réglementaires et de sensibilisation sur vos plages sont on ne peut plus visibles et faciles d'accès. De plus, les éléments sont intelligemment regroupés en entrée de plage au niveau des postes de secours. Nous vous encourageons à poursuivre dans cette voie en développant vos communications faune et flore, notamment à propos de vos efforts de stabilisation pour le cordon dunaire de la plage. De petits panneaux explicatifs sur la démarches et les essences végétales en repousse apporteraient un complément d'informations intéressant. Vous pouvez vous tourner vers le conservatoire du littoral ou encore auprès des parcs nationaux afin de bénéficier de supports ou d'exemples de communication.

« Nous tenions aussi à souligner l'excellent travail de mise en place du tri sélectif en 3 bacs sur les plages. Ces poubelles sont propres, comportent les consignes de tri et devraient être résistantes aux intempéries grâce à leurs cerclage de plexiglas ! Dans le même sens, nous avons apprécié la mise à disposition de cendriers de plage auprès des postes de secours. Outre l'impact de sensibilisation que ces éléments peuvent avoir intrinsèquement, cela vous permet d'éviter une pollution résiduelle vraiment importante, un petit mégot pouvant contaminer jusqu'à 500L d'eau.

« Pour accompagner cette distribution et la sensibilisation associée, vous pourrez organiser des animations de sensibilisation de plage avec la communauté de commune et/ou le Sittomat lors de vos prochaines saisons.

« Enfin, malgré la situation de plein centre-ville de vos deux plages, seule la plage des Sablettes Est propose un accès PMR [personnes à mobilité réduite] avec Hippocampe en prêt gratuit. Nous vous invitons à réfléchir à la généralisation de ces éléments sur votre seconde plage afin de pouvoir proposer un confort supplémentaire à l'accueil de vos vacanciers.

« N'hésitez pas à nous contacter pour tous compléments d'informations ou appuis au développement de vos projets.

« Bonne continuation et à bientôt ! »

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 11:01

La saison de chasse au sanglier tire à sa fin. ll reste à la société de chasse seynoise deux battues à mener à terme. Les sangliers se sont en effet installés dans notre forêt intercommunale de La Seyne - Six-Fours depuis quelques années, ce qui, de mémoire de vieux chasseur, ne s'était jamais produit. Ils s'y reproduisent et y occasionnent de tels dégâts, de même qu'aux alentours, que, en accord avec l'Office national des forêts, l'État, et la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée, il a été convenu que des "battues de régulation" y soient organisées, mission qui a été confiée aux sociétés de chasse de La Seyne et de Six-Fours.

Pour la première saison, l'objectif de "prélèvement" a été fixé à vingt bêtes. À quelques jours du terme de la saison, dix-huit sangliers ont été abattus et l'objectif devrait être atteint à la fin du mois de février. Je tiens à saluer et remercier nos nemrods seynois et six-tournais pour leur belle implication dans la protection de notre précieux massif forestier public. Et ce d'autant qu'ils ont eu à déplorer la mort d'un chien et de nombreuses graves blessures sur d'autres, car de gros mâles de 90 à 120 kg demeurent bien présents dans les endroits les plus inextricables de la forêt.

L'Union des chasseurs seynois (UCS... à ne pas confondre avec l'USS, notre club de rugby !) prend toute sa part dans la gestion, la protection et la valorisation de notre forêt communale, en accord avec l'Office national des forêts, par exemple en entretenant les drailles, ou en assurant le respect du panneautage par les usagers du massif. Elle le fait en bonne intelligence avec d'autres usagers du massif : associations de protection de la nature, associations sportives, etc.

La forêt de Janas est un bien commun à sauvegarder. Très généralement, tous ses nombreux utilisateurs, promeneurs, chasseurs, naturistes, cavaliers, coureurs, cyclistes, vététistes, s'y emploient. Il n'est guère que certains de ces derniers, non organisés en association, ayant une pratique sauvage du VTT, qui sont trop souvent signalés comme destructeurs de la flore, incorrects avec d'autres usagers, voire dangereux. Ça ne peut plus durer, la puissance publique va être mobilisée pour mettre fin à ces agissements qui nuisent à l'image de l'ensemble des pratiquants de cette discipline sportive de pleine nature. Les voilà prévenus.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 08:39

Hormis celui de Monaco, le système seynois de production d'énergie grâce aux échanges thermodynamiques de l'eau de mer, autrement appelé thalassothermie, a été le premier à entrer en service sur notre littoral méditerranéen. Il prend peu à peu sa vitesse de croisière, après quelques immeubles d'habitation, avec la mise en service imminente du casino de jeux qui y est raccordé, et la prochaine jonction de la dernière tranche des résidences de "Porte marine".

 

LA SEYNE, COMMUNE PIONNIÈRE DE LA CROISSANCE VERTE

La Seyne est aussi pionnière, en matière de croissance verte, avec un programme pluriannuel qui a permis de réaliser une crèche municipale chauffée aux granulés de bois, une autre disposant d'un sytème novateur d'isolation thermique, l'installation de panneaux photoélectriques sur divers bâtiments publics, ou encore les remplacements des illuminations de Noël à incandescence par de systèmes à LED, la dotation des services communaux d'une flotte de vélos à assistance électrique, et, ces derniers mois, le raccordement des bâtiments publics et HLM de tout le nord de la commune au réseau de production de chaleur de l'usine d'incinération des déchets ménagers de Lagoubran, sans oublier la dernière bonne nouvelle que représente l'obtention par l'agriculteur installé sur notre Domaine de Fabrégas du marché de fourniture en "circuit court" de légumes bio pour notre restauration collective scolaire.

 

LA SEYNE, PILOTE DANS LE "GRAND TOULON" ET LE VAR

Plus de 50 opérations publiques locales, réalisées, en cours et en projet, ont été recensées à l'initiative de Denise Reverdito, adjointe en charge de l'aménagement durable du territoire, et d'Anne Aussenac, jeune ingénieure communale spécialement dédiée à ce volet majeur pour l'avenir local.

Seule commune de Toulon Provence Méditerranée (TPM) et du Var à s'être portée candidate au programme d'État "Territoires à énergie positive", La Seyne a été invitée par le Ministère de l'écologie à entraîner le reste de l'agglomération dans sa démarche, proposition qui a trouvé un écho favorable auprès des services de TPM et de la Ville de Toulon. D'où une légitime fierté de nos élus et nos services, lorsque nous avons, ce dernier mardi, signé avec l'État la convention qui labellise nos actions - bientôt la pancarte illustrant cet article sera apposée aux entrées de ville - et qui apporte des financements jusqu'à hauteur de 80% pour la transformation de l'éclairage public, le stationnement des vélos électriques, le transport collectif propre, les bâtiments à énergie positive.

C'est comme ça que je l'aime, la coopération intercommunale, voulue, concertée, mutualisant les initiatives de chacune des communes au bénéfice de toutes.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 05:15

Je m'y attendais comme à chaque début d'été : j'allais fatalement me faire apostropher par des gens se plaignant de la "saleté" de la plage des Sablettes. Et, comme chaque année, ça n'a pas manqué. Le grief majeur n'est pas tant la vraie saleté, celle des baigneurs n'utilisant ni poubelles à détritus, ni cendriers de poche, estimant qu'un mégot enfoui sous le sable n'existe plus. Ça, c'est nettoyé tous les matins par des personnels et des engins spécifiques, en faisant toutefois attention à ne pas trop ratisser de sable. Ce ne sont pas tant non plus les conteneurs à ordures qui débordent des déchets des restaurateurs dont certains ne respectent pas la règle de gestion de leurs rebuts.

Non, c'est le fait que... je ne fais pas enlever les "algues" mortes qui recouvrent le sable.

 

LES POSIDONIES, PROTÉGÉES ET PROTECTRICES

D'abord, mais tout le monde n'est pas botaniste, les "algues" en question n'en sont pas ; ce sont des posidonies, qui sont des plantes à fleurs, et ce qui se dépose sur la plage, ce sont leurs feuilles mortes, très fibreuses, ce qui les rend imputrescibles. Et, il faut le savoir, les posidonies constituent une espèce protégée en Méditerranée.

Et, si elles le sont, c'est, entre autres, parce qu'elles sont essentielles pour la qualité de l'eau de baignade et le biotope marin, jouant, avec le ressac, un rôle de filtre biologique naturel de l'eau de mer qu'elles débarrassent des micro-organismes et bactéries qu'elles détruisent, essentiellement apportés par les baigneurs, mais surtout parce que leurs feuilles mortes servent à la prévention de l'érosion littorale car elles stabilisent le sable. Tout ça est très bien et très pédagogiquement expliqué sur les panneaux informatifs qui sont installés aux accès de nos plages, et aussi sur un excellent petit site Internet, dont j'ignore qui est l'auteur, auquel chacun peut accéder EN CLIQUANT ICI.

 

UNE GESTION LA PLUS "ÉCOLO" POSSIBLE

C'est pourquoi, si je comprends l'ignorance de nos visiteurs estivaux ou nouveaux habitants sur le sujet, je bondis lorsque j'entends des Seynois de longue date qui profitent du sujet pour malmener la Ville, ses élus, ses employés et ceux de la société chargée de la propreté urbaine. A entendre certains, on ferait presque exprès de ne pas "nettoyer" la plage !

Sachons-le : certaines communes ont des plages moins sujettes que d'autres à l'érosion, en fonction des courants littoraux, et elles peuvent se permettre d'enlever beaucoup de leurs posidonies, même si ce n'est pas "très écolo". C'est loin d'être le cas de La Seyne, où il faut trouver le juste équilibre, par exemple en attendant la mi-juin pour oter une partie des feuilles mortes, mais en choisissant aussi d'en laisser.

Il suffit de regarder la carte postale qui illustre cet article, nos anciens, gens de bon sens, l'avaient bien compris. Et, à l'époque où la photo a été prise, avant 1914, ce n'étaient pas, comme je l'ai entendu, des "socialo-écolo-cocos" qui présidaient aux destinées de La Seyne et qui, délibérement, auraient comme aujourd'hui choisi de faire fuir les touristes en laissant leurs plages en état d'abandon !

 

Posidonies sur les plages : encore et toujours expliquer !
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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 18:21

Étrange...

Ce que notre équipe réalise sur le Domaine de Fabrégas, qui permettra dans un avenir proche de fournir en légumes bio plus de 5000 enfants des crèches et des écoles bénéficiant de notre service de restauration publique communale, son projet de jardins partagés pour les habitants des quartiers populaires, son soutien constant à l'association pour le maintien d'une agriculture paysanne de la ferme des Olivades maintes fois menacée, son appui aux initiatives associatives et scolaires de cultures de proximité, ses réalisations en matière de développement durable, d'économie sociale et solidaire, d'éducation à l'environnement, unanimement saluées et valorisées par divers prix et labels, sa démarche ayant conduit à réduire de moitié les zones ultra-constructibles de la commune, qui va se prolonger avec une nouvelle révision du plan local d'urbanisme, tout ça ne serait que du vent ?

C'est ce que voudrait laisser accroire ces derniers jours (probablement un hasard du calendrier...) la communication mensongère d'une association qui, à la fois, se dit soutenue par le seul parti refusant obstinément de prendre part à la démarche collective concertée des 7 mouvements de gauche et de l'écologie qui s'investissent pour la redynamisation de La Seyne au sein et autour de notre équipe municipale, et à la fois se réjouit d'un supposé soutien de la droite locale.

Étrange...

Faut-il y déceler une manipulation par entrisme de quelques aigris alliés à des opportunistes de conjoncture qui ignoreraient que, depuis des années, la ville permet à cette association, illégalement installée sur un terrain communal dédié à la réalisation d'un équipement médico-social, d'y exercer son activité, et lui a proposé un autre site pour se réimplanter le jour où la parcelle devrait être dévolue à sa destination ?

Étrange...

Au point que j'ai dû rappeler ce vendredi la réalité de la situation dans un communiqué que je livre aux visiteurs de mon blog...

 

"Le site de Mauvèou, qui n'est plus un terrain agricole depuis 1991, a été dévolu à la réalisation d'un établissement public pour personnes âgées dépendantes en 2003, bien avant que je ne sois maire.

"J'ai à l'époque approuvé ce projet au regard des besoins pour nos seniors. Après que j'ai été élu en 2008, le projet s'est avéré non réalisable car, du temps de mon prédécesseur, il n'a pas été inscrit au schéma départemental de gérontologie.

"Lors de l'enquête publique de la révision du plan local d'urbanisme engagée en 2008, la question de la destination du terrain a été démocratiquement posée : seules 4 personnes sur 60000 habitants à l'époque, dont un héritier des anciens exploitants et son épouse, ont demandé un retour à une vocation agricole. Sa destination en vue d'un équipement social a donc été confirmée.

"C'est pourquoi il a été répondu favorablement à la demande d'un institut agréé accueillant des enfants handicapés de La Seyne cherchant à se relocaliser sur la commune car actuellement installé dans des locaux trop anciens pour être mis en conformité.

"Voilà la réalité. Toute autre affirmation sur le sujet relève au mieux d'affabulations, au pire de malveillance."

 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 07:10

http://statique.lamarseillaise.fr/media/k2/items/cache/3d1e9f729ea1a7bc8d6250390f44cf9d_XL.jpgLa Seyne, collectivité actrice du changement agricole des territoires ? On pourrait à bon droit se demander si je n'ai pas attrapé un coup de chaud à la cervelle en début de semaine, lors de mes séjours à Paris et Bruxelles ! Comment une commune de 63000 habitants, urbaine s'il en est, où ne restent que cinq exploitations paysannes, peut-elle avoir été repérée comme "actrice du changement agricole" et être proposée en exemple lors d'un colloque organisé par l'Agence régionale pour l'environnement et l'écodéveloppement (ARPE) et le Réseau bio de Provence Alpes Côte d'Azur ?

C'est pourtant vrai et, ce jeudi, nous étions, avec Denise Reverdito, adjointe chargée de l'aménagement durable de la commune, et Céline Chicharro, responsable du Domaine de Fabrégas, conviés à Brignoles pour présenter l'avancée de ce projet lors d'une rencontre de professionnels, d'associatifs, et d'élus locaux et régionaux, projet qui, outre sa fonction de préservation de l'environnement forestier littoral, de valorisation du patrimoine, d'insertion sociale et professionnelle, veut participer au développement de notre territoire, en agissant tout au long de la chaine agricole, de la production à la consommation. Et de façon la plus républicaine possible, en en faisant profier le plus grand nombre.

 

LES TERRES ENRICHIES, LE PAYSAN CHOISI, BIENTÔT LA PRODUCTION...

 Je ne reviendrai pas en détail sur le programme d'actions que nous développons depuis près de quatre ans sur cet espace naturel et agricole de plus de 60 hectares que le Conservatoire du Littoral confie en gestion à la ville, sur lequel je faisais un point il y a presque un an au travers d'un article de ce blog et que le quotidien "La Marseillaise" a promu par un article au printemps dernier.

Juste pour indiquer que les choses avancent et que, depuis la publication de ces informations, les travaux d'aménagement de l'exploitation communale se réalisent et s'achèveront sous peu, que la moutarde blanche, engrais vert semé pour servir de piège à nitrates, a rempli sa mission, que l'agriculteur bio a été choisi et que je lui remettrai officiellement fin novembre les clefs de son domaine de maraîchage, et que, par ailleurs, le verger et le rucher pédagogiques gérés par nos fonctionnaires dédiés, dont la petite équipe vient d'être renforcée d'une personne, sont en ordre de fonctionnement.

 

UN ESPACE ET UN PROJET À S'APPROPRIER

 Oui, les choses avancent à Fabrégas, dans une belle coopération entre le Conservatoire du Littoral et la commune, et avec l'encouragement des institutions publiques et de tous nos concitoyens qui, de plus en plus nombreux, viennent sur place pour découvrir, comprendre, et même participer. Au point, donc, que La Seyne a été conviée à servir d'exemple parmi les communes qui agissent. Ici, on a peu de foncier agricole, mais on a des idées. Et des hommes et femmes de conviction et de savoir-faire pour les traduire en actes.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 05:51

battue-du-0409.jpgDe mémoire de Seynois, on n'avait jamais vu ça ! Les sangliers semblent durablement installés dans notre forêt communale. Et, manifestement, s'y reproduisent. Ils ont probablement migré vers chez nous depuis deux ou trois ans, venant de la commune voisine, ayant été maintes fois repérés sur les versants du Fort de Six-Fours où des battues de régulation étaient depuis longtemps organisées.

Décidément aussi têtus que nous, les Seynois, le sommes bien souvent, ils ont sans peine traversé les zones habitées de nos communes pour gagner notre belle forêt de Janas. On se souviendra sûrement qu'ils ont été aperçus dans nos quartiers pavillonnaires, comme aux Quatre-Moulins, nos sites périurbains comme à Lagoubran, et même au petit matin... sur le marché du Cours !

Désormais fixés dans notre forêt, il est devenu nécessaire de réguler leur présence. Non seulement parce qu'ils peuvent y causer des dégats et présenter un danger pour les nombreux usagers s'ils sont dérangés et effrayés, mais également parce que, de l'immense "base arrière" que représente notre massif forestier de Sicié, ils n'hésitent pas à "faire des descentes" vers les quartiers pavillonnaires alentours, et sacagent les jardins et les aménagements des propriétés.

Je ne saurais trop remercier et vanter les méritoires efforts conduits, dans une parfaite concertation, par l'Office national des forêts, les personnels des services communaux et intercommunaux, et notre dynamique société de chasse, "L'union des chasseurs seynois", qui s'efforce de réguler la population de ces diables de suidés à l'occasion des battues administratives qu'ils mènent à bien. Avec des succès, ainsi qu'en atteste la photo illustrant cet article (cliquez dessus pour l'agrandir).

Vraiment, un grand merci à tous !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 14:17

http://www.asterix.com/asterix-de-a-a-z/les-personnages/perso/a20.gifJe ne me lasserai jamais de saluer l'impressionnante énergie déployée par les bénévoles associatifs de La Seyne, quel que soit le sujet qui rassemble ces passionnés qui, bien sûr, s'adonnent à leur activité pour eux-mêmes et ceux avec lesquels ils la partagent, mais surtout qui se dévouent sans compter pour sensibiliser le grand public à ce qui les motive tant dans leurs temps libres.

Je ne peux donc passer sous silence la longue table dressée ce samedi dans leur local du Bauç Rotge (prononcer baou roudjé) par les sociétaires de l'Union des chasseurs seynois, autour d'une polenta et d'une daube cuisinée avec la viande de ces diables de sangliers qui sont venus il y a quelques années, pour la première fois depuis peut-être toujours, s'installer dans les massifs forestiers de La Seyne et de Six-Fours.

 

DU JAMAIS VU : LES SANGLIERS ENVAHISSENT LA SEYNE

 À tel point que, se reproduisant à belle vitesse, ils peuvent présenter un danger pour les usagers de nos collines, promeneurs, cavaliers, et autres vététistes, et que, quittant aux heures d'entre chien et loup les zones boisées denses où ils se sentent à l'abri, ils n'ont pas manqué pas de saccager nombre de jardins des sites pavillonnaires, jusqu'en cœur de ville, puisqu'on les a repérés en 2013... au quartier des Quatre Moulins, aux abords de la pyrotechnie, et même sur le marché !

Alors, certes, l'excellente daube a ravi les papilles de nos nemrods - et les miennes -, mais elle était bien méritée, car, c'est inédit, c'est bien grâce à ces bénévoles adeptes du fusil qu'ont pu être organisées plusieurs "battues administratives" pour tenter de réguler la prolifération exponentielle des suidés ayant élu domicile à La Seyne.

 

MERCI AUX CHASSEURS SEYNOIS POUR LEUR BELLE ŒUVRE PUBLIQUE

 Oui, ces sportifs tant décriés par certains comptent au nombre des gens qui remplissent une vraie mission écologique de service public en faveur de tous, car ils protègent les espèces endémiques et les migrateurs, ils régulent les invasives, ils sauvegardent les espaces floristiques nécessaires à la survie de la faune qui peuple nos forêts périurbaines, ils entretiennent les points d'eau et les "dralhas" (prononcer draillo) permettant les cheminements de chacun dans notre forêt communale. Et font aussi œuvre de police autant que d'information et d'éducation, en expliquant, sans se lasser, leur rôle, leurs missions, les enjeux écologiques, les bonnes pratiques, à celles et ceux, nombreux, qu'ils croisent dans notre forêt de Janas que je veux ouverte à tous, certes gérée et protégée, mais en aucune façon sanctuarisée.

Ce n'est pas pour rien qu'ils sont écoutés et cités en exemple par les institutions gestionnaires des espaces naturels, de l'Office national des forêts aux opérateurs de Natura 2000. Et qu'on ne peut que se féliciter, chez nous, de la belle, utile et intelligente entente entre les agents publics et les associations de tous ceux qui ont à cœur de sauvegarder le précieux bijou vert de notre grande forêt communale.

Et j'en profite pour rappeler à l'ordre d'autres usagers de nos massifs, moins convaincus, apparemment, de la fragilité de nos espaces boisés, parfois injurieux même à l'endroit de promeneurs et d'agents publics, qui saccagent sans réfléchir, à l'image de ces adeptes du VTT extrême qui se sont autorisés il y a quelques temps à ouvrir des voies de descente à la tronçonneuse et la débroussailleuse, entraînant un ravinement irréversible dès les premières pluies, mettant en danger la flore et la faune, et souvent même, par leur vitesse excessive, les personnes qui fréquentent la forêt, y compris leurs propres collègues adeptes raisonnables du VTT. Que ceux-là le sachent : je les ai à l'œil, qu'on ne les y reprenne plus, car les sanctions tomberont.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable
18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 06:37

http://www.bio-provence.org/local/cache-vignettes/L172xH207/logoABComm3-1b04f.jpgLorsqu'on circule en direction de la plage de Fabrégas, dans la dernière ligne droite, on remarque depuis quelques semaines une grille de fer d'originale facture, rappelant un peu une haie de ganivelles, qui interdit l'accès à 3,5 hectares des anciennes terres agricoles du "Domaine". On s'est peut-être demandé si le Conservatoire du Littoral et la Ville, respectivement propriétaire et gestionnaire des 55 hectares maraîchers et forestiers à protéger et valoriser, ont renoncé à leur engagement d'ouvrir largement les lieux à la population. Il n'en est rien, naturellement.

Non seulement les personnels communaux, ayant également le statut de gardes du littoral, qui veillent activement sur ce joyau sauvé de l'urbanisation, poursuivent dans les espaces boisés, avec l'appui de l'Office national des forêts, d'entreprises d'insertion de personnes en voie de professionnalisation, de détenus en fin de peine effectuant des chantiers en vue de leur retour à la liberté, et même de bénévoles associatifs, leur mission de débroussaillement, enlèvement des déchets, arrachage des sujets végétaux invasifs pour sauvegarder et favoriser la reconquête durable des sols par les espèces endémiques, réfection des restanques, sentes et autres aménagements forestiers, comme de l'ancienne ferme et du vieux moulin, mais, de plus, ils font preuve d'une totale disponibilité pour renseigner, conseiller, parfois réprimander, les promeneurs, de plus en plus nombreux à cheminer dans ce site remarquable dont chacun s'accorde à dire "qu'il revient de loin".

 

LA FORÊT REVIGORÉE ET MISE EN VALEUR POUR UNE APPROPRIATION RAISONNÉE

 Leurs objectifs sont largement dépassés et le fait que le Conservatoire du littoral négocie en ce moment l'acquisition d'une importante parcelle privée, du côté du lavoir des Moulières, à rattacher au Domaine, augmentant leur charge de travail par quelques hectares de plus, ne les effraie pas. Au contraire, ils voient dans ce projet d'extension une aubaine, permettant de traiter un secteur qui a été copieusement affecté ces dernières années par le dépôt de tonnes de gravats et déchets, dans une zone dominant le ruisseau à partir duquel ont été réalisés des canaux et aqueducs assurant le fonctionnement de moulins et l'irrigation des terres cultivées.

Mais revenons à la grande grille, à l'autre bout du Domaine. On aura noté que, derrière elle, les terres ont été labourées, et que des immenses tas de souches et racines attendent d'être détruits. On aperçoit bien les planches de terrain telles qu'elles étaient jadis, judicieusement inclinées pour que leur irrigation par gravitation soit de nouveau assurée. De la moutarde blanche va être semée pour enrichir les terres chargées d'argile appauvries par l'invasion de plants de fenouil ; cette plante fourragère joue un rôle "d'engrais vert" en fonctionnant comme "piège à nitrates solubles" et, grâce à sa puissante racine, permet de briser les mottes d'argile.

 

DE NOMBREUX CANDIDATS POUR LA SÉLECTION DE L'AGRICULTEUR BIO

 Car l'idée d'ouvrir ces espaces à la culture biologique fait son chemin. Déjà, de toute la France, quarante-trois dossiers ont été retirés par des agriculteurs "bio" ayant répondu à la proposition municipale de passer avec l'un d'eux une convention pour créer et gérer une exploitation maraîchère produisant au moins trente légumes différents. Courant janvier va débuter la sélection - anonyme ! - du futur paysan, avec l'appui des services d'État de l'agriculture et de la forêt, de la Chambre d'agriculture du Var, et de l'association "Agribiovar", structure varoise de la Fédération nationale de l'agriculture biologique.

L'exploitant aura obligation de répondre aux appels d'offres du service de restauration scolaire communale afin de fournir, de façon très républicaine, aux enfants de tous quartiers et toutes conditions sociales, écoliers, enfants des crèches et des centres de loisirs, au moins les 20% de légumes "bio" qui constituent une obligation légale depuis le "Grenelle de l'environnement", que nos "cantines" servent déjà, mais qui, demain, seront acheminés par un "circuit court", du producteur seynois aux jeunes consommateurs seynois. Lorsqu'on sait qu'une étude réalisée par l'agglomération toulonnaise a montré que, avec sept hectares de production, on peut fournir en produits bio toutes les cantines scolaires des douze communes de notre "Grand Toulon", on imagine bien que, avec la moitié, on produira au-delà des besoins des 6000 repas servis au quotidien pour la seule ville de La Seyne.

C'est pourquoi le "paysan municipal" disposera aussi d'un point de vente pour le grand public et que, d'ores et déjà, des entreprises de distribution raisonnée de produits agricoles biologiques manifestent leur intérêt pour acheter une part de la production, voire beaucoup plus si l'exploitant ne parvenait pas à être retenu dans le cadre des marchés municipaux de fourniture de légumes produits suivant les normes exemplaires de ce type de culture.

 

UNE EXPLOITATION MARAÎCHÈRE, UN VERGER ET UN RÛCHER BIOLOGIQUES

 Je me dois enfin de finir le "tour du gestionnaire", deux ans à peine après le début de la belle aventure de la renaissance du "Domaine de Fabrégas" que notre équipe est fière d'avoir imaginée et impulsée, en signalant que des plantations d'arbres fruitiers ont été réalisées en vue de faire fonctionner un "verger pédagogique", ouvert aux écoles et groupes de visiteurs, qui n'est pas délégué à un exploitant privé mais géré par les employés communaux eux-mêmes, et que l'un d'eux entame une formation d'apiculteur afin de compléter notre "panel agricole périurbain" d'un "rucher pédagogique" de production de... miel bio public !

On comprend mieux désormais la raison des grilles protectrices. Gare aux sangliers goulus qui descendent des collines de Janas. Et aussi aux chapardeurs des légumes destinés aux enfants !

La belle aventure verte seynoise continue donc. Qui l'aurait cru il y a quelques années, alors que les riverains et visiteurs tremblaient depuis trente ans à l'idée de voir un village touristique ou un lotissement émerger de ces terres laissées à l'abandon ?...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Nature - mer et développement durable

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Marc VUILLEMOT

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