18 juillet 2022 1 18 /07 /juillet /2022 03:24

À l'entendre et la lire, avant l'avénement de la maire, La Seyne était noyée dans les ténèbres du néant. Après avoir tenté de faire gober aux Seynoises et aux Seynois qu'ils lui doivent le projet de rénovation de notre vieux centre-ville, me contraignant à rappeler la réalité des faits, voilà qu'elle s'apprête à récupérer à son profit politicien le travail accompli par ses prédécesseurs à la mairie et au canton La Seyne-sud – Saint-Mandrier du conseil départemental quant au programme de réhabilitation de la corniche de Tamaris.

 

Ça va se passer ce mercredi lors d'une nouvelle réunion publique où elle se mettra encore en scène comme si elle était en campagne électorale permanente. Or, sur ce sujet encore, sa communication n'est qu'approximations, illusionnisme et démagogie. La réalité, c'est que, depuis 2010, la Ville a construit un projet de rénovation, d'abord avec le Département puis avec la Métropole dès que celle-ci s'est vu transférer la gestion des voiries, y associant les habitants et comités d'intérêt local volontaires, dans le cadre notamment du "Comité des usagers des mobilités" que la maire a mis en sommeil depuis son élection.

 

Après des années d'études rendues nécessaires par d'innombrables contraintes, ce projet a été finalisé en 2019. Son financement a été acté la même année. Et Madame Bicais n'était pas maire...

 

 

Je lis que la maire se vante de ce que « le projet d’aménagement de la Corniche Tamaris à La Seyne réalisé par la métropole TPM s’est ouvert le 7 janvier [2022] en donnant la parole aux habitants ». C'est de la contrevérité. Car le programme est arrêté depuis trois ans. Et c'est de la pure démagogie. Car que sera-t-il fait de la parole des habitants ? Je vais le démontrer.

 

 

DEPUIS 2010, LA SEYNE AU TRAVAIL AVEC LE DÉPARTEMENT

 

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Mais, avant d'en venir à l'histoire toute récente du projet qui nous intéresse, on ne peut pas passer sous silence l'implication aux côtés de la Ville, dès 2010, de Gilles Vincent, alors conseiller général – aujourd'hui on dit "départemental" – du canton de Saint-Mandrier et La Seyne-sud.

 

Malgré un différend ancien entre la commune et le département sur la propriété de la corniche, ce dernier ne tenant pas à s'impliquer dans sa réfection puisque le transfert de cette voirie de la Ville au Département n'avait pas abouti au début des années 2000, celui qui est toujours maire de Saint-Mandrier s'est investi fortement dans la conception d'un programme et pour qu'un partenariat permette d'aboutir à un projet partagé entre les deux institutions. Nous étions parvenus à une modeste réhabilitation à hauteur de 6 millions d'euros, compatible avec la situation financière de la commune, le Département prenant à sa charge les études et quelques dépenses pouvant entrer dans ses compétences. Comme quoi, même avec des élus de sensibilités politiques différentes, lorsque l'intérêt général prévaut, on peut faire avancer les choses. C'est sûrement la seule leçon qu'en a tirée la maire qui vient de tenter de stabiliser sa majorité bancale en y intégrant, telle une équilibriste, des élues issues de la gauche et l'extrême-droite...

 

Mais la perspective du transfert des voiries à l'agglomération Toulon Provence Méditerranée, depuis devenue Métropole, nous a alors conduits à différer la mise en œuvre, estimant que, avec les moyens de l'intercommunalité, il serait possible de concevoir un projet de bien plus grande envergure. Même si nous avons perdu quelques années, bien nous a pris. C'est une mobilisation de plus de 30 millions d'euros que nous avons obtenue, bien plus que les 6 millions que La Seyne pouvait supporter avec son seul budget.

 

LA PAROLE AUX HABITANTS ALORS QUE TOUT EST DÉJÀ DÉCIDÉ ?

 

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Mais revenons à la « concertation » de ce début de 2022 et aux participants invités à, soi-disant, contribuer à la définition du projet de réfection.

 

Leur a-t-on communiqué les conclusions des études et diagnostics réalisés sur la faisabilité, les contraintes imposées par la loi sur l'eau, le règlement de l'Aire de valorisation de l'architecture et du paysage, les aléas résultant de l'étude du BRGM de 2017, ceux de l'étude de circulation de Citelum de 2012, l'étude de transport de l'AUDAT de 2013, les obligations issues du Contrat de Baie (première et deuxième contractualisations), celles imposées par la gestion des biocénoses marines rappelées dans le schéma départemental de la mer et du littoral, celles découlant des limites imposées par l'État au regard des risques de submersion marine, du plan d'eau militaire, de la zone portuaire, les diagnostics relatifs au pluvial sur le bassin versant, et d'autres ? A-t-on seulement transmis ces données à la société chargée d'animer cette « concertation » ?...

 

La réalité est que, à 99 %, ce qui est faisable règlementairement, techniquement et budgétairement est déjà décidé. Et ça l'est dans un document dense de 93 pages que, avec le président de la Métropole Hubert Falco, nous avons validé en son temps. On peut le consulter en cliquant ICI ou sur son fac-similé ci-dessus. C'était en novembre 2019, avant que Madame Bicais ne devienne première magistrate de La Seyne. Et ce document-programme, qui a intégré de nombreux avis de citoyens volontaires du Comité communal des usagers des mobilités, a certes pu évoluer depuis presque trois ans, le peut encore à la marge, mais son économie générale ne peut que demeurer.

 

Fort heureusement pour la maire, les conclusions de la « concertation sur le diagnostic » organisée entre janvier et février 2022 à grand renfort de publicité sont toutes cohérentes avec le document-programme de 2019. Et, de toute façon, cette démarche – dont on aimerait connaître le coût – qui a surtout servi à caresser dans le sens du poil les 50% de répondants qui sont des riverains immédiats de la Corniche, a tellement accouché de généralités aux questions (volontairement ?) banales que chacun ne pourra que se retrouver dans le programme défini trois ans plus tôt...

 

 

UN PROJET FICELÉ DEPUIS 2019, AVANT LE MANDAT DE Mme BICAIS

 

Pour constater que le parti pris général est arrêté depuis trois ans, il suffit de comparer des extraits du document-programme de 2019 et de ce qui est présenté aujourd'hui (par exemple pour les profils des chaussées), seules des évolutions à la marge étant encore possibles.

 

C'est d'ailleurs sur ces orientations que, à la même époque, a été élaboré le schéma budgétaire et le calendrier de réalisation. On le verra ci-dessous, il n'y a rien de nouveau sous le soleil depuis l'arrivée aux affaires de Madame Bicais, sinon peut-être qu'elle a intégré ce qui était appelé dans le document-programme de 2019 des « séquences paysagères » (Bois Sacré, anse du Père Louis, Balaguier, Tamaris et Le Lazaret) dans son « collier de perles ». Mais ça, c'est de la communication pure et rien d'autre.

 

J'en terminerai en livrant ci-après quelques documents qui corroborent également mon affirmation que le programme est arrêté depuis 2019, que le calendrier de réalisation que nous avions fixé à l'époque est pratiquement respecté – on l'a vu avec une première tranche avancée de travaux qui a concerné comme prévu la réhabilitation de la corniche Philippe-Giovannini entre l'Atelier mécanique et le giratoire d'accès au terminal des croisières de la zone portuaire Grimaud – et que le budget nécessaire, réparti sur plusieurs années, a bien été obtenu de la Métropole en 2019.

 

 

LE CALENDRIER DE RÉALISATION ARRÊTÉ EN 2019

 

L'ENGAGEMENT FINANCIER DE LA MÉTROPOLE OBTENU EN 2019

 

 

CLIC POUR LIRE L'ARTICLE COMPLET SUR LE SITE DE VAR-MATIN

 

L'important est bien sûr que ce dossier ait avancé et qu'il continue à avancer. Pour la corniche de Tamaris comme pour d'autres chantiers structurants pour La Seyne et les communes de la métropole, notamment Saint-Mandrier pour celui-ci, des cadres et des agents territoriaux de la commune, de la métropole et du département sont au travail depuis des années, des élus, dont mes adjoints Claude Astore et Florence Cyrulnik, comme Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier, vice-président de TPM et ancien conseiller général du canton, ont cherché des solutions, piloté l'élaboration du programme, et convaincu la Métropole de s'y engager. Mais nul doute que la maire ne manquera pas de rappeler leur rôle lors de la réunion publique prévue ce mercredi...

 

Il serait en effet à la fois contraire aux usages de continuité républicaine et méprisant pour ceux qui ont œuvré qu'une maire réécrive l'histoire à sa façon dans le seul vil but de conforter sa suffisante notoriété, en assumant d'abuser ses concitoyens. Et ce n'est en rien son genre.

 

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12 juillet 2022 2 12 /07 /juillet /2022 05:01

En découvrant ce samedi un article de Var-matin rapportant l'exposé public de la maire sur la rénovation du centre ancien, j'ai eu du mal à ne pas m'étouffer. Tout laisse entendre que la Ville et la Métropole viennent tout juste de concevoir un projet de réhabilitation, d'obtenir le feu vert de l'État, et de mettre les finances nécessaires dans le pot commun qui permettra de commencer les opérations de reconversion urbaine et sociale de notre vieux quartier populaire – d'ailleurs sans mention du financement majeur apporté par l'État, qui met tout de même 15 millions d'euros sur la table, ce qui a dû faire bondir le préfet...

 

Pas un mot sur la genèse du programme, qui date de 2013, et même avant, a été patiemment construit et durement négocié avec l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) jusqu'en 2018, a enfin été validé fin 2019 par l'État, et était prêt à démarrer... avant d'être brutalement freiné par les lubies de la maire élue en 2020, prompte à tout gommer du passé, comme s'il fallait à tout prix mettre dans la tête de nos concitoyens que, avant elle, personne n'avait jamais rien fait. On a ainsi perdu deux ans.

 

Je me dois à nouveau de rétablir la vérité, preuves à l'appui (liens en orange dans le texte).

 

 

C'est en effet devenu une funeste habitude de cette maire de jouer au coucou qui s'installe dans les nids construits par d'autres oiseaux.

 

Ça suffit. Les membres des équipes municipales que j'ai animées de 2008 à 2020 – ainsi que de celle de mon prédécesseur Arthur Paecht – et nos fonctionnaires méritent un minimum de respect pour le long travail accompli.

 

L'usurpatrice qui préside à nos destinées seynoises pense à l'évidence qu'il suffit d'inviter à une réunion publique sur le centre-ville par des affiches où son portrait occupe la moitié de la photo pour prendre les Seynoises et les Seynois pour des imbéciles heureux persuadés qu'avant elle était le néant. Il est vrai que, sauf peut-être pour les personnes intéressées au sujet, le temps efface la mémoire, surtout pour un projet que l'État longtemps tatillon et bien peu généreux a tardé à valider, faute d'argent à y investir pour entamer sa concrétisation.

 

 

2013 : PRÉ-DOSSIER BOUCLÉ ET RECONNAISSANCE DU TRAVAIL PRÉALABLE DE MM. PAUL ET PAECHT

 

Le projet de rénovation du centre ancien seynois que la maire a récemment présenté au casino municipal Joa remonte en effet à près de dix ans. Une journaliste de Var-matin signait le 13 novembre 2013 un article (cliquez ICI si vous êtes abonné à Var-matin ou  si vous ne l'êtes pas) indiquant que « la Ville vient de boucler un dossier de pré-candidature au NPNRU, le nouveau programme national de renouvellement urbain lancé dans le cadre du projet de loi sur la ville ».

 

Interviewé, contrairement à ma successeure qui ne pense qu'à tirer la couverture à elle, je ne cherchais d'ailleurs pas à me glorifier de cette première étape, rappelant que, avant moi, « mon prédécesseur avait monté un projet, qui reprenait des idées de son prédécesseur », projet qui a largement inspiré celui de notre équipe et dont Mme Bicais s'attribue aujourd'hui sans vergogne la paternité.

 

 

2017 : FAUTE D'ARGENT, L'ÉTAT IMPOSE DES ÉTUDES POUR GAGNER DU TEMPS...

 

Il aura fallu quatre années de très longues négociations avec l'Agence nationale de la rénovation urbaine (ANRU) pour qu'on entrevoie une lointaine lueur de bout de tunnel. En janvier 2017, un journaliste de Var-matin me permettait d'annoncer dans une interview que la signature du "protocole de préfiguration" du projet était imminente. J'y expliquais que ce protocole « est un dispositif mis en place par l'État pour permettre d'engager des études », et j'ajoutais : « On le regrette, on aimerait pouvoir entrer directement dans l'action. Il s'agit d'études qui doivent définir exactement ce qu'il faut conduire au titre du dispositif du NPNRU, les leviers qu'il faudra utiliser sur l'habitat, les espaces publics, la culture, la sécurité, l'animation commerciale... ». Rien d'autre que les axes d'action dont se glorifie aujourd'hui la maire.

 

J'en profitais en effet pour détailler les actions proposées par la Ville et la Métropole et retenues par l'État. Une lecture comparée du document de présentation du 17 janvier 2017 que je livre en cliquant ICI et de l'article de Var-matin paru ces jours derniers attestera que la maire d'aujourd'hui n'est à l'origine de rien de ce qu'elle annonce avec fierté.

 

 

2018 : L'ÉTAT TROUVE L'ARGENT, LE PROJET EST RELANCÉ

 

On a donc lancé les nombreuses études imposées par l'État qui freinait... faute de disposer des moyens financiers de sa propre ambition. Et il a fallu encore patienter.

 

Enfin, en octobre 2018, interrogé pour un article par le même journaliste que celui qui est l'auteur de l'article paru ces derniers jours, j'expliquais : « En 2014, nous avons été retenus, dans le cadre de la loi Lamy, au titre du NPNRU. Le seul souci est qu'il n'y avait pas les fonds dans la cagnotte de l'Agence nationale de la rénovation urbaine. Mais ça y est : le ministre de la Cohésion des territoires a annoncé, dans le cadre du projet de loi de finances en discussion au Parlement, le doublement de la participation de l'État (de 5 à 10 milliards d'euros). Ce qui permet de relancer les projets ».

 

 

2019 : L'ÉTAT VALIDE ENFIN LE DOSSIER

 

Finalement, en septembre 2019, le dossier était bouclé et validé par l'État. Il comportait 69 pages précisant dans le détail chacune des opérations et leur financement. Malgré sa densité, je le propose aux Saint-Thomas qui douteraient encore que la maire les abuse en s'arrogeant l'initiative de ce qu'elle annonce. Je le leur propose en lecture à l'écran ou en téléchargement ICI. Sa lecture devrait les convaincre que ce sont bien les équipes de Falco et de Vuillemot qui ont construit le programme et obtenu son financement.

 

Nous étions alors six mois avant la date prévue de la fin du mandat municipal 2014-2020. La convention finale donnant le feu vert à l'engagement des opérations devait être signée en 2020. Avant même sa signature, le "protocole de préfiguration" autorisait à lancer dès avril le chantier symbolique de la rénovation de la place Germain-Loro, en haut du marché face aux Maristes, ce qui a dû être retardé, les services et les entreprises ayant été freinés par l'épidémie de coronavirus.

 

 

2020 : APRÈS LES ÉLECTIONS MUNICIPALES, LE PROJET REMIS EN QUESTION

 

Les élections municipales ont eu lieu en mars et juin de cette année-là. Deux mois à peine après le début de son mandat, la maire, dans son obsession hâtive à faire table rase du passé, annonçait à la presse qu'elle entendait modifier le projet, prenant le risque de donner prétexte à l'État de renoncer à accompagner budgétairement la rénovation de notre cœur historique.

 

Fort heureusement, la Métropole et l'État ont veillé au grain. La maire n'a pas réussi à faire totalement abandonner le projet d'accueil de jeunes enfants qu'elle avait décidé de saborder. Elle a aussi dû se résoudre à replacer la rénovation de l'habitat au centre du programme. Elle s'est pris les pieds dans le tapis avec un nouveau plan trop précoce de (non-)circulation automobile. Et, elle vient elle-même de l'avouer, son rêve utopique de voir inscrire dans le NPNRU la réalisation d'un pont franchissant la passe du port restera une illusoire chimère puisqu'elle révèle butter sur la difficulté « d'obtention des autorisations des services de l'État », ainsi que c'était à prévoir et que les actuels élus des gauches et de l'écologie l'ont plusieurs fois indiqué.


 

2021 : L'INAUGURATION DE LA TOUTE PREMIÈRE OPÉRATION, SANS UN MOT POUR SES INITIATEURS

 

Hormis quelques ajustements qui lui ont été concédés et dont la négociation aura fait perdre deux ans à la Ville, le programme dont Mme Bicais tire à présent gloriole est celui sur lequel d'autres ont longuement travaillé avant elle. Elle a d'ailleurs inauguré, avec faste mais sans un mot pour ses prédécesseurs qui l'avaient imaginée et programmée, la toute première réalisation du NPNRU que fut la requalification de la place Germain-Loro. La presse s'en fit largement l'écho : La Marseillaise, Var-matin et, naturellement, l'organe de propagande municipale Vivre à La Seyne.

 

 

2022 : ENCORE DES MENSONGES, MÊME SUR LA PARTICIPATION DES CITOYENS

 

Il était devenu nécessaire de rétablir des vérités, même si la mémoire ne fait pas défaut à tous nos concitoyens, et en tout cas pas à ceux qui ont pris part entre 2013 et 2020 aux nombreuses rencontres de concertation sur le projet, ainsi que les évoquent les diverses communications de presse que j'ai soumises à l'analyse de mes visiteurs dans cet article. Là encore, la maire, en annonçant que la réunion publique qu'elle a animée au casino municipal Joa a été « l'occasion pour la Ville de La Seyne de lancer la concertation citoyenne du projet de NPNRU », n'aura pas été à un nouveau mensonge près... Comme si on l'avait attendue pour faire avec les gens...

 

Mais, in fine, si les atermoiements de la maire ont tout de même repoussé de deux années la signature de l'acte final donnant le top départ de la rénovation qu'est la "convention pluriannuelle de renouvellement urbain", nous y sommes enfin parvenus au printemps 2022. Et, délectable ironie de l'obligation règlementaire, la délibération que la maire a dû soumettre au conseil municipal le 14 mars dernier rappelle toutes les étapes qui ont précédé cette signature, celles-là mêmes que je relate dans le présent article...

 

La délibération été votée par l'ensemble du conseil municipal, à l'exception notable des élus d'extrême-droite du Rassemblement National, manifestement peu soucieux du sort des habitants du quartier qui a accordé les plus importants suffrages de la commune à leur candidate à la présidentielle (65 %) et à leur candidat aux législatives (64 %). Il faudra le rappeler un jour à ces pauvres gens qui accordent leur confiance à des candidats qui les méprisent...

 

 

RECONNAISSANCE À TOUS CEUX QUI ONT ŒUVRÉ ET ŒUVRENT AU PROJET

 

L'occasion m'est donnée pour dire que mes pensées et ma reconnaissance vont à mes adjoints à la politique de la ville, Rachid Maziane, Anthony Civettini et Marie Bouchez, au vice-président de la Métropole chargé de la politique de la ville, Jean-Louis Masson, aux cadres et agents communaux, métropolitains et de l'État, aux personnels des sociétés ayant mené les études, qui ont tous travaillé dur et sans compter leur temps et leur énergie pour que le projet arrive enfin sur les rails.

 

Même s'ils n'ont pas été fairplay, je les adresse aussi aux élus municipaux d'aujourd'hui qui poursuivent la mission. Et à tous les financeurs engagés depuis la signature (photo ci-dessus) du contrat de ville intercommunal 2015-2020, cadre dans lequel s'inscrivent les quatre projets de rénovation urbaine de notre Métropole, dont celui de notre vieux centre-ville.

 

La maire de maintenant aura-t-elle les mêmes pensées à l'endroit de tous ces acteurs, élus, professionnels et citoyens, et envers leurs successeurs qui vont pouvoir aujourd'hui piloter la mise en œuvre de ce beau programme d'avenir pour le renouveau du quartier témoin de notre passé ?...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Rénovation urbaine - aménagements et habitat
12 juin 2022 7 12 /06 /juin /2022 09:47

Il suffit de feuilleter le programme de la désormais très ébranlée "Coalition" de la maire de La Seyne pour retrouver l'engagement pris par la Municipalité pour le devenir du projet de cinémas, d'hôtels, de services, de loisirs et de culture pour l'aboutissement duquel mon équipe avait travaillé d'arrache-pied durant des années. « Notre priorité culturelle est la création d'un cinéma, nous poursuivrons le projet des Ateliers mécaniques », affirmait en 2020 l'équipe Bicais-Colin (page 12 du livret, qu'on peut agrandir en cliquant sur l'image ci-dessus).

 

Un mensonge de plus. On sait désormais que c'était de l'enfumage électoraliste. Les masques sont enfin tombés et les vérités révélées. Mais comment rattraper le temps perdu ?

 

 

DES ANNÉES DE MENSONGES QUI ONT EU RAISON D'UN BEAU PROJET

 

Nous le pressentions depuis que se succédaient les recours contre les diverses délibérations du conseil municipal permettant de faire avancer le projet. Ils ont certes été tous rejetés, en première instance comme en appel, par la justice administrative, mais que de temps perdu !

 

Il était tout de même étrange qu'une association de défense de l'environnement s'obstine à ferrailler juridiquement contre un programme qui, outre son intérêt patrimonial, économique et culturel, allait permettre la dépollution d'un site littoral qui avait été souillé de produits industriels extrêmement dangereux, en surface et en profondeur, pendant plus d'un siècle. On en a eu l'explication lorsque, lors de la campagne électorale de 2020, les principaux responsables de cette association se sont révélés être en soutien à la « Coalition » qui allait permettre l'élection de l'actuelle maire...

 

Ces manigances étaient d'ailleurs corroborées, en juillet 2019, par une déclaration violente et encore totalement mensongère, parue dans la page du magazine municipal dédiée à l'expression des minorités, publiée par ceux qui, siégeant alors dans l'opposition de droite au conseil municipal, président aujourd'hui aux destinées de La Seyne.

 

 

AUCUN JUGEMENT DÉFAVORABLE, AUCUNE INCIDENCE FINANCIÈRE, AUCUN ÉCHEC DE NOTRE PART !

 

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Quelle meilleure défense que l'attaque ! Qui peut aujourd'hui croire que, en fustigeant ma gestion, en m'accusant de mensonge, en indiquant faussement que j'aurais été condamné par la justice administrative et que mes supposés errements allaient coûter cher aux contribuables, la majorité municipale actuelle ne préparait pas son élection qui allait lui permettre, malgré toutes ses dénégations, d'enterrer le projet de notre Atelier mécanique dont elle n'avait cessé de saper les fondations depuis son origine ?...

 

Et ce furent enfin les évocations malicieuses par la maire, à plusieurs reprises, dans la presse locale, d'une enquête préliminaire ouverte après que le procureur de la République a été saisi par l'association Anticor pour un supposé délit de favoritisme dans le choix de l'opérateur auquel allait être confiées la réalisation et la gestion du programme de cinéma et d'hôtels. Il n'en était évidemment rien. L'enquête a été classée sans suite. Nul délit pénal n'a été reproché, ni aux fonctionnaires communaux, ni à moi-même. La maire, au courant depuis près de deux mois, a dû se résoudre à l'annoncer.

 

 

ET MAINTENANT, QUELLES SONT LES INTENTIONS DE LA MAIRE ?

 

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Nous voilà au terme d'années de contrevérités qui auront permis à la maire et son équipe de faire échouer un projet tant attendu des Seynois. Les faits sont têtus : nous avons conduit sans anicroche la gestion de celui-ci, comme le prouvent les décisions successives de la justice administrative et pénale, et sans aucun risque financier pour la commune.

 

Les masques sont désormais tous tombés. Les vérités sont révélées au grand jour. Tous les obstacles sont levés. Objectivement, rien ne s'oppose désormais au démarrage du projet. Mais qu'a donc désormais derrière la tête la municipalité ? La maire reprendra-t-elle contact avec les opérateurs retenus qui pourraient bien s'être lassés de tant d'années d'atermoiements, voire qui pourraient s'estimer fondés à réclamer réparation ?

 

Ou bien, comme avec le sujet de Bois Sacré, avec quelque lubie pouvant surgir de son cerveau, la maire entrainera-t-elle La Seyne dans de nouvelles longues décennies d'expectative quant à la revalorisation culturelle, économique et sociale du dernier vieil équipement du patrimoine industriel historique de notre ville ?...

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11 mai 2022 3 11 /05 /mai /2022 06:33

Une nouvelle fois, mes successeurs à la mairie usent de la contrevérité pour se dédouaner de leur responsabilité. Et, abusivement mis en cause dans les propos rapportés par Var-Matin, je me dois de rétablir la vérité.

 

Le projet immobilier de Bois Sacré ne date pas, comme l’assène mensongèrement le premier adjoint à la maire, « de l’ère Vuillemot », faisant écho au rappel de la maire à la presse que le permis de construire date de « la précédente mandature ».

 

Non ! C’est la droite, sous la municipalité d’Arthur Paecht et la présidence de Robert Beneventi du Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT), qui a classé en 2006 le site en « zone d’urbanisation dense ».

 

 

PLUSIEURS ANNÉES D'EFFORTS POUR RESTREINDRE LA CONSTRUCTION

 

Notre équipe n’a eu de cesse, au contraire, dès ma première élection en 2008, de réduire les droits à construire sur ce site comme sur bien d’autres.

 

Nos élus successifs chargés de l’urbanisme, Claude Astore, Denise Reverdito, Cécile Jourda et Robert Teisseire, à l’écoute de l’expertise des fonctionnaires communaux, ont refusé d’attribuer un premier permis, ont modifié le Plan local d’urbanisme (PLU), ramenant de plus de 50.000 à 23.000 m2 la surface constructible et de plus de 700 à 350 le nombre de logements, et ont obtenu de l’État qu’il impose une étude d’impact contraignant encore plus la construction.

 

 

LA LOI, C'EST LA LOI, MÊME POUR Mme BICAIS ET M. COLIN !

 

Mais, comme le rappelait Var-Matin dans un article du 30 avril 2014, « juridiquement, la collectivité ne peut pas refuser à un privé [le promoteur Constructa, acheteur] de bâtir sur un terrain privé [le groupe Total, vendeur], s'il respecte les prescriptions d'urbanisme ».

 

Un maire se doit de respecter la loi. D’ailleurs, tous ceux qui ont tenté de faire annuler le permis de construire par la justice administrative s’y sont cassé les dents.

 

 

APPLIQUER LA LOI MAIS OBTENIR DES CONTREPARTIES SOCIALES ET ENVIRONNEMENTALES

 

Ce furent alors des mois de négociations avec Constructa ayant abouti à ce que 40 % des logements soient sociaux, pour répondre aux besoins et réduire l’amende de carence que l’État impose aux Seynois, à ce que les espaces verts dépollués par le constructeur soient ouverts au public, à ce qu’un équipement public, en l’occurence une crèche, soit intégré au programme, et à ce que, pour les 400 postes de travail nécessaires à la réalisation de la résidence, dont 100 emplois directs, il y ait une obligation de 10% d'heures travaillées réservées à des parcours d'insertion pour des personnes de notre aire urbaine très éloignées de l'emploi, programme d’ailleurs soutenu par la Région sur l’intervention de Mme Torres, élue municipale et régionale de droite.

 

Et ce fut enfin la négociation avec la Métropole, ayant permis l’obtention, pour réduire l’impact néfaste de la circulation routière en incitant et facilitant la desserte par les transports en commun, de la création d’un embarcadère de bateaux-bus et du prolongement du tracé du site propre du bus à haut niveau de service (BHNS) jusqu’à Bois Sacré.

 

 

INQUIÉTUDE POUR LA SEYNE ENTRE LES MAINS D'APPRENTIS SORCIERS

 

Les engagements à accomplir l’impossible, c’est utile dans une campagne électorale. En responsabilité, la réalité imparable du droit républicain vous rattrape. Il aura fallu deux ans pour que la municipalité le réalise.

 

Pourvu que l’impact budgétaire des stratégies d’apprentis sorciers de Mme Bicais et M. Colin sur cette affaire ne soit pas dévastateur pour les finances communales.

 

 

QUELQUES ARTICLES POUR SE RAFRAICHIR LA MÉMOIRE...

 

> Article « Bois Sacré : la Loi l'est aussi (sacrée), et la qualité de vie également (1/2) »

 

> Article « Bois Sacré : la Loi l'est aussi (sacrée), et la qualité de vie également (2/2) »

 

> Article « Programme de Bois Sacré : un compromis sous forme d'un bol d'air pour l'emploi »

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10 mars 2022 4 10 /03 /mars /2022 09:39

Mes amis et anciens collègues élus des territoires urbains fragiles de la République m'ont invité à prendre part à la présentation de la « Harangue à la Nation » qu'ils ont lancée, portant la parole des 1514 quartiers prioritaires de France, à l'adresse de l'État, des candidats à l'élection présidentielle, et de l'ensemble des Français.

 

De droite, du centre, des gauches et de l'écologie, regroupés au sein de l'Association des Maires Ville & Banlieue de France, que j'ai présidée de 2015 à 2020, ils ont une nouvelle fois parlé d'une même voix ce jeudi au cœur de La Goutte d'Or, ce quartier populaire parisien où nous accueillait Anne-Claire Boux, élue de l'arrondissement, pour que notre nation, comme l'a relevé une journaliste du Monde, « ne cède pas aux discours de haine qui saturent le débat public ».

 

 

Même si La Seyne a, de façon incompréhensible, quitté cette association transpartisane, les Seynois de Berthe et du centre-ville doivent savoir qu'ils peuvent compter sur des élus de toute la France engagés pour que le pays ne les abandonne pas.

 

Après la présentation d'une vidéo de quelques minutes (ci-dessus), ils ont longuement échangé avec la presse nationale et régionale sur un ensemble de constats et d'analyses qu'ils soumettent à la réflexion de la plupart des candidats à l'élection présidentielle.

 

J'écris "la plupart” car il en est certains, ceux de l'extrême-droite raciste et totalitaire, qu'ils ont jugé à juste titre inutile de convaincre au regard de leurs discours porteurs de haine et de discorde civile qu'il ont d'ailleurs déjà condamnés.

 

Première vice-présidente de Ville & Banlieue, Catherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes, a relevé que « c'est la première fois de [sa] vie politique [qu'elle] entend les habitants de nos quartiers être autant vilipendés ». 

 

Elle a ajouté que « nous contestons fermement les idées reçues qui associent mécaniquement nos quartiers à l'échec, à la délinquance ou au communautarisme. Ces déviances ne concernent qu'une minorité bruyante. ». Un propos d'une élue de droite que certains autres élus de droite de chez nous pourraient méditer...

 

Avec la passion qui les anime, forgée par leur investissement du quotidien en faveur de l'égalité et la fraternité républicaines, chacun d'eux a plaidé pour que la Nation reconnaisse enfin que, comme ce fut d'une aveuglante évidence tout au long de la crise sanitaire, les habitants des quartiers populaires « ont soigné, nettoyé, servi, accueilli », qu'elle « a besoin d'eux », et que, en retour, « ils ont besoin d'elle »

 

Dénonçant les inégalités flagrantes que subissent les résidents de nos grands ensembles et nos centres-villes dégradés au travers de nombreux exemples, dont certains sont illustrés par une série de courtes "capsules vidéo" (ci-dessous), ces élus de toutes familles politiques ont appelé d'une même voix à la création d'une « cour de justice d'équité territoriale » pouvant être saisie pour que soit imposée à la puissance publique par décision judiciaire la correction des inégalités constatées.

 

Ils appellent seulement la Nation à exercer son devoir républicain, comme elle doit d'ailleurs le faire dans le monde rural, lui aussi victime des mêmes types d'abandon.

 

C'est vrai dans les domaines de l'accès à l'éducation, à la formation professionnelle et à l'emploi, du logement, des énergies, du cadre de vie et de la transition écologique, de la santé et l'alimentation saine, des mobilités, de l'accès à la culture, de la pratique des sports et du droit aux loisirs émancipateurs, du vivre-ensemble dans la sécurité, de la vie sociale, démocratique et citoyenne.

 

Ces élus des communes et intercommunalités, grandes et petites, de métropole et des outremers, ne sont pour autant pas dans une démarche de présentation d'un catalogue de suggestions, de propositions, voire d'exigences, comme le font en direction des candidats de nombreux groupes d'influence à l'approche des échéances électorales.

 

C'est au contraire une invitation à ceux qui envisagent de présider aux destinées du pays à la réflexion et à l'échange, en retour de la formulation d'une volonté exprimée par les habitants d'être eux-mêmes reconnus comme actifs, imaginatifs, entreprenants, ainsi qu'en atteste la multitude d'initiatives économiques, sociales, associatives et citoyennes qui germent et s'exercent avec brio dans tous les quartiers populaires.

 

Ce n'est rien d'autre que l'expression de l'ambition d’une réconciliation républicaine par une relance d’un contrat social universel, un souffle nouveau et une dynamique, pour une nouvelle ambition, une nouvelle méthode de co-production et d’animation pour des solutions locales d’intérêt national, et le déploiement vital de moyens renforcés du droit commun.

 

Aux acteurs actuels de l'État, aux prétendants à ces fonctions, et à l'ensemble des Français, de tendre l'oreille, de réfléchir, de se projeter. Et, autant que possible, de répondre.

 

Nos acteurs politiques locaux, puisque La Seyne et la métropole toulonnaise sont concernés, pourraient aussi s'exprimer sur le sujet...

 

QUELQUES "CAPSULES VIDÉO" D'UNE MINUTE...

 

ET POUR LIRE LA « HARANGUE À LA NATION »,

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16 février 2022 3 16 /02 /février /2022 16:56

J'ai des amis macronistes.

 

Parmi eux, il en est trois qui comptent vraiment pour moi, et auxquels je me dois de demander comment ils peuvent admettre et supporter, voire défendre, le sale coup fait au droit au logement pour tous qui s'est joué ces derniers jours avec le vote au Parlement de la loi 3DS démantelant un pan vital de la loi "Solidarité et Renouvellement Urbains" (SRU) qui imposait aux communes de garantir dans un délai raisonnable une offre de 25% d'habitat social.

 

Un sale coup qui nie jusqu'aux fondamentaux de la nation républicaine. Et qui ne peut laisser indifférents mes amis macronistes.

 

 

SCANDALE : TROIS FOIS PLUS DE TEMPS ACCORDÉ AUX COMMUNES POUR ATTEINDRE 25% DE LOGEMENTS SOCIAUX !

 

Sous la pression du Sénat majoritairement à droite, le texte législatif triple désormais le délai consenti par l'État aux communes réfractaires à l'obligation légale de production de logements sociaux pour qu'elles se mettent en règle.

 

Autant dire que, dans notre département du Var, qui figure parmi les champions de la carence en logement social, les 27.500 familles qui attendent depuis des années dans l'angoisse d'avoir un toit à un coût locatif compatible avec leurs revenus ne sont pas près de voir le bout du tunnel.

 

Et j'en reviens aux macronistes de mes amis. Je les évoque ci-après du plus âgé à la plus jeune, ils se reconnaitront, et certains des visiteurs de mon blog les reconnaîtront. L'un d'eux était socialiste comme moi et a compté au nombre de mes bras droits lorsque j'étais maire. Le second, aussi impliqué à mes côtés en ayant eu, avec toute ma confiance, la charge de présider notre défunt office municipal d'HLM, émargeait au parti souverainiste très à gauche fondé par Chevènement. La troisième, qui fut également conseillère municipale dans une des équipes que j'animais, celle de 2008-2014, a assumé avec brio la responsabilité départementale du mouvement des jeunes communistes.

 

 

ÊTRE MACRONISTE, À LA RIGUEUR... MAIS PEUT-ON ÊTRE ANTI-RÉPUBLICAIN ? 

 

Leurs transitions vers le macronisme n'ont évidemment en rien entaché nos amitiés. Peut-être était-ce moi, me disais-je, qui, arcbouté sur des doctrines d'une autre époque, ne comprenais pas qu'on pouvait faire dans le « ni-ni », même s'ils ne m'en voulaient pas de ne pas être dans l'air du temps. Comme je ne les ai jamais blâmés d'emprunter d'autres routes.

 

Mais, là, c'est à moi de les interpeler. On n'est plus le « ni-ni », mais dans le déni. Le déni d'une réalité politique anti-républicaine qui s'étale aux yeux de tous, et forcément d'eux-mêmes. Cette réalité dépasse gravement le « ni de droite - ni de gauche » car elle bafoue les fondements républicains de notre nation... celle-là même qui, disposant du cinquième produit intérieur brut du monde, ne peut arguer du manque de moyens pour justifier son indicible mépris du droit à un logement accessible.

 

Le droit au logement est en effet considéré en France comme découlant de la rédaction des dixième et onzième alinéas du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946. C'est un texte à valeur fondamentale :

« 10. – La Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement.
« 11. – Elle garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence. »

 

Se fondant sur cette déclaration, le Conseil constitutionnel a d'ailleurs considéré que « la possibilité de disposer d’un logement décent est un objectif à valeur constitutionnelle ». C'était il y a près de trente ans, en 1995.

 

 

AMIS MACRONISTES ISSUS DES GAUCHES, REVENEZ AU BERCAIL

 

Alors, amis macronistes issus des familles de pensée humanistes, vous ne pouvez accepter ce qui vient d'être voté. Ç'en est fini des illusions. Il est l'heure pour vous de rentrer au bercail. Nous vous attendons.

 

Et puis, regardez, dans notre région, qui sont ceux qui vous rejoignent désormais. Soyez réalistes, ce qui est en train de se jouer, ce n'est que le retour à la partition des partis des droites que nous avons connue jadis : l'UNR face au CNIP, puis l'UDR face aux RI, puis le RPR face au PR, qui ont tous fini par tactiquement se retrouver dans l'UMP puis LR. Et qui, maintenant, tout aussi stratégiquement, s'éloignent de nouveau, une partie d'entre eux ayant bien compris que leur droite libérale est incarnée par Macron et son parti LREM et ses satellites.

 

Les amis, croyez-vous franchement que vos nouveaux compagnons de marche Christian Estrosi, Renaud Muselier ou Hubert Falco, qui sont certes des républicains respectables, partagent vos visions progressistes, par exemple sur la traduction dans les communes de leurs territoires... du droit de chacun à disposer d'un toit ?

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27 janvier 2022 4 27 /01 /janvier /2022 11:57

L'Association des maires Ville & Banlieue de France, dont font partie des dizaines de communes et d'intercommunalités, dont notre métropole toulonnaise, interpelle à nouveau l'État.

 

Un an après la tenue d'une réunion du Conseil interministériel des villes (CIV), obtenue non sans que 200 maires aient dû lancer un appel au secours, des choses ont bougé pour que le plan de relance n'oublie pas nos communes fragiles, mais il reste beaucoup à faire dans un contexte de pauvreté croissante qu'aggrave la crise sanitaire.

 

C'est pour rappeler que « le monde d'après reste à construire » que les maires et présidents d'intercommunalités de Ville & Banlieue, de toutes tendances politiques, viennent de prendre une nouvelle position...

 

 

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28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 06:07

Les fortes pluies de ces derniers jours n'ont hélas rien d'exceptionnel. La Seyne est habituée à ces événements climatiques méditerranéens qui noient chaque année une partie de la ville. Et il n'y a pas vraiment de solution curative pour les zones très anciennement urbanisées.

Ceci étant, notre plan local d'urbanisme impose à chaque aménagement récent, privé ou public, des mesures préventives que les constructeurs doivent respecter.

Ça me rappelle un événement survenu il y a deux ans, que certains, à quelques mois de l'élection municipale de 2020, s'étaient empressés d'instrumentaliser...

 

La Seyne s'est bâtie au niveau de la mer sur les anciens marécages du fond occidental de la Rade de Toulon. Lorsqu'il pleut, la configuration géographique des bassins versants est telle que les ruissellements des collines entourant la vieille ville dirigent vers elle des masses importantes d'eau de pluie. Ce n'est pas pour rien que nos anciens ont appelé « Lo Regonfle » (prononcer lou ré'gounflé – voir la définition en fin de cet article) le ruisseau (en Provence, on dit le vallat) qui se jette au sud-ouest du port. En outre, lorsqu'il fait mauvais temps, la pression atmosphérique est faible et le niveau de la mer s'élève (ne croyez pas que l'eau du port monte jusqu'à déborder des quais uniquement parce que la pluie remplit la Méditerranée !), l'impétueux vent d'est ("lo levantàs" – prononcer lou lévantass) souffle vers la ville et y pousse les hautes vagues formées dans la Rade. Un mur d'eau de mer s'élève face aux eaux de ruissellement, faisant barrage à leur évacuation. Et la ville se remplit.

C'est ce qui s'est passé ce jeudi soir, comme le montre la photo ci-dessus de la place Germain-Loro, en haut du marché, récemment rénovée, où voitures et piétons ont baigné dans quarante centimètres d'eau.

 

FAIRE TORNADE DE TOUTES EAUX...

Et c'est là que, les mollets dans l'eau, j'ai eu une pensée pour des donneurs de leçons sarcastiques d'hier. Je m'interdis de blâmer leurs amis aujourd'hui aux affaires car, malgré la réfection totale du réseau pluvial de l'endroit qui a précédé les jolis aménagements de surface de cette belle place publique d'entrée de la vieille ville, il leur aurait été impossible de mieux faire.

Ceux-là, en revanche, ne s'étaient pas gênés, à l'automne 2019, pour faire monter la sauce et attiser la colère à l'endroit de la Ville des résidents d'un immeuble récent proche du cœur historique, lorsque son sous-sol a connu une grave submersion. Que n'ai-je pas entendu alors !...

CLIQUEZ SUR L'ARTICLE POUR L'AGRANDIR

 

Et pourtant, rien n'a pu être reproché aux services de l'urbanisme de la commune et de la Métropole, ainsi que j'avais dû l'expliquer dans le quotidien Var-matin (cliquez sur l'encadré rouge pour l'agrandir).

Mais, pour certains, en période de campagne électorale, tout est bon pour discréditer le concurrent.

C'est une façon de faire vivre la démocratie. Ce n'est pas la mienne. Peut-être à tort, comme me l'ont dit certains de mes proches ?...

 

 

Lou tresor dóu Felibrige - Frédéric Mistral - Tome premier, p. 209 - 1878

 

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12 octobre 2021 2 12 /10 /octobre /2021 02:17

Il faudrait faire preuve d'une coupable inconséquence pour renier aujourd'hui ce que l'on projetait hier. La municipalité a raison d'entamer le chantier imaginé il y a trois ans pour « apaiser le centre-ville » en élargissant la zone piétonne.

Ce sera un vrai changement indispensable pour la redynamisation de notre ville historique. Mais cela suppose une véritable, constante et large association des riverains, des usagers, des commerçants et professions de services à la définition des stratégies de mise en place pour leur environnement urbain. Il faut donc « se hâter lentement ». Et, sans faire de procès d'intention, c'est peut-être là qu'un effort est à accomplir.

 

LA CONCERTATION CITOYENNE EST UN DEVOIR, C'EST MÊME UNE OBLIGATION LÉGALE

La concertation citoyenne est d'ailleurs imposée par la Loi. Le fonctionnement permanent du « conseil citoyen », composé d'habitants du quartier officiellement installés par arrêté du préfet après une procédure de désignation, accompagnant les décideurs pour la conception, la programmation et le suivi de la réalisation de chaque opération du « nouveau programme national de rénovation urbaine » (NPNRU) de notre centre-ville, est une obligation légale. Des représentants de cette instance doivent même siéger au sein du comité de pilotage du NPNRU réunissant l'État, la métropole, porteuse du projet, les collectivités locales, dont la Ville, et l'ensemble des partenaires institutionnels.

À La Seyne, nous disposons en outre d'autres instances permettant aux citoyens volontaires d'enrichir la réflexion, formuler des propositions et contrôler le suivi des opérations : les « conseils de quartiers » qu'animent les « adjoints de quartiers », les « comités d'usagers des services publics », dont celui dédié aux mobilités, la « charte » et les réunions avec la municipalité des « comités d'intérêt local » (CIL), dont celui du centre-ville.

Là où le bât blesse, on espère plutôt par manque d'expérience après seize mois de mandat que par volonté de s'exonérer du recueil des avis des concitoyens, c'est que ces instances, lieux et temps d'échanges, pourtant présentés sur le site Internet de la Ville, sont, à l'exception des CIL, qui sont des associations autonomes, désespérément en quasi sommeil. Ce ne sont pourtant pas des gadgets. Sauf à courir à l'échec, on ne peut décider du cadre de vie et du fonctionnement urbain contre l'avis des gens qui vivent la cité.

 

LA MISE EN ŒUVRE D'UN PROJET INITIÉ AVEC LES CITOYENS PAR L'ANCIENNE MUNICIPALITÉ 

La chance qu'a la municipalité, c'est que, justement, pour l'élaboration du projet et de la programmation du NPNRU du centre-ville, les concertations ont bien eu lieu durant des mois, voire des années, pour aboutir fin 2019 au projet global de rénovation dont la métropole, porteuse du projet, a pu entamer la mise en œuvre avec la place Germain-Loro qui en fut la première réalisation, sous le mandat de l'équipe municipale élue en 2020.

Ainsi, si l'on compare (ci-dessous) le plan de site piétonnier que la métropole a arrêté avec les citoyens, mon équipe municipale et les financeurs publics en 2019, et celui que présente aujourd'hui la Ville pour le compte de la métropole, on notera une quasi parfaite similitude. En outre, le calendrier est respecté. Il ne reste plus qu'à entreprendre un effort d'information, d'explication, d'écoute des suggestions d'amendements et d'améliorations, et d'accompagnement pédagogique constant de la mise en œuvre. Surtout, pour garantir le succès, ne rien imposer malgré les inévitables changements d'habitudes que cela entraînera !

Moi, je serais ravi que la réussite de cette « piétonnisation » espérée soit au rendez-vous, comme je l'ai été lorsqu'a été inaugurée la nouvelle place Germain-Loro que nous avions conçue et dont nous avions obtenu le financement. Et peu importe qui de la réalisation tirera la couverture politicienne à soi.

 

 

 

 

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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 13:27

Si l'on se rend sur la page du site Internet de la Ville dédiée aux documents soumis à la concertation citoyenne pour le « Nouveau programme national de rénovation urbaine » (NPNRU) du centre ancien de La Seyne, on accède à un certain nombre de jolies plaquettes qui s'apparentent plus à des prospectus publicitaires qu'à des dossiers officiels.

Mais, en cherchant bien, on finit par découvrir les intentions municipales en matière d'accueil de la petite enfance pour le cœur historique de la commune.

Le projet de reconstruction d'une crèche de 70 places, dont seulement 30 % du coût était prévu à la charge de la commune grâce à des aides acquises de l'État et de la Région, est enterré au profit d'un « tiers lieu » offrant... 10 places.

 

UNE CRÈCHE POUR INCITER À L'INSTALLATION DE FOYERS DE JEUNES SALARIÉS NOUVEAUX RÉSIDENTS

Les choses sont claires : alors même que l'axe central du NPNRU est, suivant la loi, le développement de l'habitat par la rénovation, la restructuration d'îlots et la construction de nouveaux immeubles, pour lutter contre l'habitat indigne afin de maintenir les habitants actuels et faire venir de nouveaux résidents dans une logique de mixité sociale, la maire semble faire peu de cas des futures familles dont l'arrivée est tant espérée pour la redynamisation du centre ancien, notamment de jeunes couples de salariés.

Au-delà de cette question d'anticipation des réponses aux besoins des familles, se pose la question du devenir des subventions sur lesquelles les partenaires s'étaient entendus pour financer une crèche neuve de 70 places. Sur un budget de plus de 3 millions d'euros (hors taxes), l'État couvrait la moitié des dépenses et la Région un cinquième.

 

UNE MÉDIATHÈQUE À LA PLACE DE LA CRÈCHE ? D'ACCORD, MAIS ELLE ÉTAIT AUSSI PROGRAMMÉE !

À la place du programme de crèche est désormais prévue la construction d'une médiathèque. C'est également un réel besoin. D'ailleurs, le projet de NPNRU que nous avions élaboré en 2019 prévoyait la création d'un tel équipement. Mais l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), établissement public d'État qui alloue les subventions pour le compte de celui-ci, était explicite : même s'il était reconnu utile, ce type d'équipement ne pouvait être subventionné. Les 4 millions d'euros qui étaient prévus pour sa réalisation seraient entièrement à la charge de la commune. Il paraît dès lors étrange que les nouveaux documents stipulent que cette médiathèque sera « financée par l'ANRU ». À suivre attentivement, donc.

En tous cas, même si l'ANRU a changé son fusil d'épaule (grâce à l'économie résultant de l'abandon de la crèche ?), les Seynois pouvaient espérer deux équipements publics dynamisateurs du cœur de ville, l'un à vocation sociale et éducative, et l'autre à vocation culturelle et d'émancipation. Ils n'en auront qu'un. On fait vraiment table rase du passé. Ce serait étonnant que le président de la métropole, institution porteuse du projet de NPNRU, laisse faire... 

 

 

Pour les dubitatifs, voici les éléments tangibles qui justifient mon analyse :

 

LE PROJET GLOBAL DE LA MÉTROPOLE POUR LE CENTRE-VILLE DE LA SEYNE TEL QU'IL A ÉTÉ VALIDÉ PAR L'ÉTAT (2019)

CLIQUEZ POUR LIRE

 

LE CHAPITRE DU PROJET 2019 RELATIF À LA CRÈCHE, EXPOSANT QU'ELLE EST LE SEUL ÉQUIPEMENT SUBVENTIONNABLE AU TITRE DE L'ANRU

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L'ANNEXE BUDGÉTAIRE DU PROJET 2019 EXPOSANT LE FINANCEMENT PRÉVU POUR LA CRÈCHE

CLIQUEZ POUR AGRANDIR

 

LE CHAPITRE DU PROJET 2019 RELATIF À LA MÉDIATHÈQUE

CLIQUEZ POUR AGRANDIR

 

L'ANNEXE BUDGÉTAIRE DU PROJET 2019 EXPOSANT LE FINANCEMENT PRÉVU POUR LA MÉDIATHÈQUE

CLIQUEZ POUR AGRANDIR

 

LE NOUVEAU PROJET 2021 POUR LA PETITE ENFANCE EN CENTRE-VILLE N'ANTICIPANT PAS L'ÉVOLUTION DÉMOGRAPHIQUE

CLIQUEZ POUR AGRANDIR

 

LE NOUVEAU PROJET 2021 POUR LA MÉDIATHÈQUE, SIMILAIRE À CELUI DE 2019, MAIS RELOCALISÉ LÀ OÙ DEVAIT ÊTRE CONSTRUITE LA CRÈCHE

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Bienvenue !

 

Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

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