19 octobre 2021 2 19 /10 /octobre /2021 13:59

Après la fermeture du service de soins palliatifs, voilà que l’hôpital George-Sand de La Seyne-sur-Mer, établissement du Centre hospitalier intercommunal de Toulon La Seyne (CHITS) semble, selon son syndicat CGT, rencontrer une nouvelle difficulté, avec la fermeture d’une dizaine de lits de médecine interne, qui préfigureraient d’autres fermetures dans ce service. Selon la même source, des inquiétudes existent aussi quant au devenir du service de psychiatrie.

Ces réalités sont reconnues par la direction du CHITS qui dit rechercher des solutions. Mais ne paraît pas en trouver...

La municipalité, on l’espère, aura à cœur de se mobiliser auprès des autorités sanitaires pour que soit tenue la promesse républicaine d’égalité territoriale face à l’offre de soins. Et, si besoin, de mobiliser la population pour l’exiger.

 

 

Depuis une douzaine d’années, avec les fermetures du service de biologie médicale, puis de la maternité, des urgences pédiatriques, de la chirurgie, il semble qu’on avance peu à peu vers le démantèlement organisé d’un hôpital de proximité pourtant absolument nécessaire dans le bassin ouest-varois où vivent 200.000 personnes et dont la population double presque en haute saison touristique.

 

AUX INÉGALITÉS SOCIALES S'AJOUTE LA DISCRIMINATION TERRITORIALE

L’hôpital George-Sand est en outre implanté au cœur de Berthe, l’un des deux quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) de La Seyne, et à proximité immédiate de l’autre (le centre-ville). Cette localisation justifierait à elle seule, eu égard aux inégalités d’accès aux soins que connaissent les populations les plus pauvres, les moins mobiles, et les plus en précarité sanitaire du département, que la promesse républicaine se traduise par une présence renforcée des services publics de prévention et de soin de proximité.

L’hôpital Sainte-Musse, également implanté dans un QPV, ne connaît pas, quant à lui, les mêmes difficultés de maintien de ses services, même s'il rencontre de semblables difficultés d'effectifs. Il y a ainsi, de plus, une discrimination territoriale manifeste au sein de la même métropole.

 

LA NÉCÉSSITÉ DE RENFORCER LES URGENCES À LA SEYNE

Cette situation est d’autant plus anormale qu’elle est aggravée par l’accès perturbé pour plusieurs années au service d’urgences de l’hôpital Sainte-Musse depuis l’ouest varois du fait des travaux d’élargissement de l’autoroute Toulon-Nice. Il suffit pour s’en convaincre de voir quotidiennement les véhicules de secours et d’assistance aux victimes (VSAV) des sapeurs-pompiers et les ambulances des sociétés privées opter pour une traversée de Toulon par les voies de surface, contraints qu’ils sont de contourner les ralentissements dans le tunnel.

Et la mise en chantier du site propre dédié au futur bus à haut niveau de service (BHNS) qui reliera La Seyne à La Garde, prévue à la fin de l’élargissement de l’autoroute, prolongera pendant de nouvelles années les perturbations routières.

 

LES ÉLUS LOCAUX ONT UN DEVOIR DE PROTECTION DE LEURS CONCITOYENS

Si elle est soucieuse de défendre ses concitoyens pour que l’égalité républicaine ne soit pas un vain mot, la municipalité seynoise, qui semble bien silencieuse sur le sujet, serait bien inspirée de saisir les autorités sanitaires pour que cesse cette situation anormale. Et, si ces dernières devaient, comme trop souvent, faire la sourde oreille, appeler la population à se mobiliser avec elle pour faire valoir ses droits à la santé.

Fût-ce timidement, la maire, conseillère municipale minoritaire lorsque, en 2011, La Seyne s’est battue pour le maintien de sa maternité publique, avait su descendre dans la rue avec les Seynois. Il faudrait qu’elle sache encore le faire demain si les inquiétudes se confirmaient.

 

 

EN COMPLÉMENT – Les personnels, le syndicat CGT, certains Seynois et moi ne sommes pas seuls à nous inquiéter. Olivier Andrau, conseiller municipal socialiste, rapporte, dans un article sur son blog intitulé « Conseil municipal, beaucoup de bruit pour rien », qu'il a questionné la maire sur la fermeture du service de soins palliatifs lors de la réunion de septembre du conseil municipal. Ce qu'il en écrit ne laisse pas transparaître une grande motivation municipale à s'approprier le sujet...

 

 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
14 octobre 2021 4 14 /10 /octobre /2021 12:07

Invités puis priés de ne pas répondre à l'invitation ! C'est ce qui est arrivé à Any Baudin, élue de la précédente équipe municipale en charge du handicap, à Olivier Andrau, élu aujourd'hui minoritaire et ancien adjoint au maire à l'action sociale et la santé, et à moi-même.

L'inélégance du geste n'est absolument pas le fait de l'association invitante. Nous avions en effet été conviés par l'Association Présence, devenue Phar83, au lancement, prévu ce vendredi, des travaux d'un beau projet qu'elle bâtit depuis plusieurs années en coopération avec la commune : un site à vocation médico-éducative permettant à des enfants handicapés de vivre des activités en des temps et des espaces partagés avec des écoliers qui ne le sont pas. Un projet à propos duquel l'association écrivait dans son invitation que notre équipe l'avait « durant plusieurs années soutenu » et qu'elle avait « œuvré à sa concrétisation ».

Le fait que l'association a été contrainte – et est sincèrement contrite – de revenir sur son invitation n'est certes qu'anecdotique, mais elle constitue un énième exemple de la conception de la maire de La Seyne en matière de courtoisie démocratique vis-à-vis d'anciens élus, de considération des minorités, puisque l'un d'entre nous siège encore au conseil municipal, de continuité républicaine, et de respect de l'autonomie d'une association.

Anecdotique, car la chose importante, c'est que le projet démarre.

 

PROXIMITÉ, ESPACES, TEMPS ET ACTIVITÉS EN PARTAGE

C'est en effet une belle perspective de stratégie éducative de rapprochement à vocation inclusive entre personnels des écoles de l'Éducation nationale et formateurs d'un établissement associatif laïque agréé par l'État pour ses missions éducatives et médico-sociales (en France la quasi totalité de ces établissements sont privés, quoique sans but lucratif et exerçant sous la tutelle de l'État).

L'idée était que la Ville accède à la demande de l'association de construire son nouvel établissement sur un terrain communal délaissé à côté des écoles publiques Léo-Lagrange des Sablettes, des espaces médians permettant aux enfants ayant une déficience intellectuelle, avec ou sans autres troubles associés, de côtoyer dans un but d'intégration sociale les enfants non porteurs de handicap, et à ces derniers de vivre des temps concourant à l'acceptation de la différence. Un concept gagnant-gagnant en quelque sorte pour les deux équipes éducatives. Le conseil municipal d'alors y avait souscrit à l'unanimité.

On en est à l'heure de la première pierre. Avec mes anciens collègues élus, nous saluons – même si c'est hélas de loin – l'initiative de l'association Phar83 et nous formulons le vœu d'un chantier sans embûche. Et, très vite, d'une réussite dans le fonctionnement.

 

La photo illustrant cet article est "capturée" sur l'excellent site Internet enfant-different.org, soutenu par le Grand Lyon, la Ville de Lyon, l'État et la Caisse d'Allocations Familiales. Je peux la retirer si on me le demande.

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28 septembre 2021 2 28 /09 /septembre /2021 11:35

Six groupements, syndicats, fédérations professionnelles du champ de la santé et deux associations d'élus locaux ont lancé ensemble il y a quelques jours un cri d'alarme commun pour que l'accès aux soins soit garanti par la Nation à tous ses citoyens, où qu'ils vivent.

Ça pourra paraître étrange à certains, mais les associations de communes cosignataires sont d'une part celle qui regroupe les maires ruraux, et d'autre part celle des maires des banlieues et des centres-villes dégradés.

Comme pour l'ensemble des services publics, les difficultés sont en effet souvent de même nature dans les quartiers pauvres des villes et dans les campagnes. La promesse républicaine d'égalité de tous face à l'accès aux droits humains fondamentaux n'est plus tenue par l'État.

Et, si d'autres sont bien plus mal lotis, des quartiers de La Seyne ne sont pas épargnés par le fléau de la désertification sanitaire...

 

DES VILLAGES DE LA VERDIÈRE OU RÉGUSSE JUSQU'À BERTHE OU AU CENTRE-VILLE SEYNOIS, LES MÊMES INQUIÉTUDES...

L'actualité varoise a récemment montré les efforts du maire d'une de nos petites communes, La Verdière, au nord du département, pour permettre l'installation d'un médecin après des années de vacance. On se souvient sûrement aussi des dix ans de combat de la maire de Régusse, autre village du pays du Verdon, pour obtenir l'ouverture d'une pharmacie. Tout le monde rural rencontre les mêmes difficultés.

Mais une ville comme La Seyne n'en est pas exempte. On ne reviendra pas sur le combat que nous avons mené – hélas en vain – pour obtenir le maintien de notre maternité publique et d'autres services hospitaliers (laboratoire de biologie, hospitalisation pédiatrique, chirurgie, etc.).

Et l'enjeu est aussi depuis quelques années celui de la médecine de ville. Dans nos quartiers fragiles, les cabinets de généralistes ferment les uns après les autres. Des médecins prenant leur retraite ne sont pas remplacés. Des cabinets sont vétustes en cœur de ville et rebutent les jeunes praticiens. Des femmes, de plus en plus nombreuses à exercer le métier de médecin, disent hésiter à s'installer dans certains espaces urbains qu'elles vivent comme peu sûrs. Seuls quatre cabinets restent implantés dans le quartier Berthe. D'ici fin 2022, il n'y aura plus que deux ou trois généralistes exerçant dans le périmètre pourtant reconnu prioritaire par l'État du centre historique de La Seyne où, de plus, quatre pharmacies ont fermé en quelques années. Alors qu'il y a en France en moyenne 1,53 médecin pour 1.000 habitants, on est très loin du compte dans nos quartiers populaires seynois. Et le pire est à venir.

 

UNE PROGRAMMATION EXISTE DEPUIS 2019 POUR UN "PÔLE DE SANTÉ" EN CENTRE-VILLE

CLIQUER POUR AGRANDIR L'EXTRAIT DU PLUI

Certes les patients seynois peuvent se déplacer vers les centres de santé implantés en périphérie urbaine. Mais c'est non sans mal s'ils ne disposent pas d'un véhicule personnel car les dessertes de transports en commun sont très insuffisantes. C'est pour répondre à l'urgence de cette situation que, dès 2019, nous avons gravé dans le marbre du plan local d'urbanisme intercommunal (PLU) de notre métropole une orientation d'aménagement et de programmation pour un espace sur la place des Esplageolles dont une partie, au-dessus des parkings projetés, pouvait être dédiée à l'installation d'activités tertiaires, dont, pourquoi pas, des cabinets mutualisés de professions médicales et paramédicales. On peut le consulter ICI sur le site Internet de la Ville, en pages 23 à 25.

 

IL RESTE À PASSER DE L'ORIENTATION AUX ACTES...

Au-delà de l'offre sanitaire, cette stratégie d'aménagement visait à contribuer au maintien d'une activité de type "pôle de santé" venant en indispensable complément des autres services publics et privés, des commerces et artisanats, des offres culturelles et de loisirs, des espaces de détente, ludiques et sportifs de proximité, qui, se dynamisant mutuellement, constituent un tout sans lequel une ville se meurt.

On se rappellera peut-être que l'équipe municipale d'aujourd'hui, alors dans l'opposition, s'était appropriée à son compte, faisant flèche de tout bois, fût-ce en travestissant la réalité, la démarche engagée par notre municipalité, ainsi que le rapportait alors le quotidien Var-matin dans un article titré « C'est l'opposition municipale qui dévoile un projet ambitieux sur une friche à fort potentiel » (ICI pour les abonnés au quotidien local et  pour les autres).

À moins qu'il ne fût feint à l'époque, puisse la municipalité actuelle se souvenir de son enthousiasme de naguère. Et poursuivre ce que ses prédécesseurs avaient mis sur les rails. En n'omettant pas d'impliquer l'État, responsable de l'équité entre territoires.

 

> La déclaration commune des 8 organisations nationales, dont l'Association des Maires Ville & Banlieue de France...

 

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26 juin 2020 5 26 /06 /juin /2020 08:19

Ils récidivent, Cassandra et Jimmy. Pour la dernière fois de cette longue campagne qui s'achève, nos jeunes coéquipiers virtuoses des outils de communication d'aujourd'hui nous proposent une ultime vidéo de courte durée où ils mettent en exergue les principales orientations que nous proposons aux Seynois en matière de ville solidaire et durable.

Ce sont là des enjeux dont la crise sanitaire et économique qui en découle ont révélé l'importance. Les temps qui s'ouvrent devant nous seront très difficiles, et pas seulement pour les plus humbles de nos concitoyens. Nous avons d'immenses défis à relever pour que, au niveau de la commune et de la métropole, nous puissions simplement... prendre soin des nôtres... 

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26 juin 2020 5 26 /06 /juin /2020 04:12

Ce mardi se tenait une réunion importante du « conseil de surveillance » du centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne (CHITS), gestionnaire de notre hôpital seynois George-Sand. C'est notre adjoint au maire Olivier Andrau qui y représente notre commune.

En cette période où les personnels hospitaliers vivent comme une vraie injustice les mesures proposées par le gouvernement pour la reconnaissance de leur rôle capital, il faut saluer la belle unanimité des représentants des collectivités locales pour leur témoigner leur plein soutien et les assurer de leur engagement pour que l'État accède à leurs si légitimes exigences. Olivier Andrau s'est exprimé en ce sens au nom de La Seyne, portant, j'en suis sûr, un message de soutien de tous nos concitoyens...

 

« Lors de la crise du covid-19, chacun a fait en local avec les moyens dont il disposait. Ici un centre de consultation, là des dons de matériels aux praticiens libéraux. Pour ma part, je n'aurais jamais imaginé que notre commune soit amenée à doter des pompiers en "surblouses", aider les entreprises de pompes funèbres, fournir du gel hydroalcoolique et des masque aux infirmiers libéraux, etc.

« Il faut le rappeler : la santé est une compétence régalienne d'État. Et, pourtant, elles n'ont pas hésité à répondre présent, improvisant, se coordonnant, répondant aux demandes des professionnels de santé qui se sont tourné vers elles. Les failles dans la gestion de cette crise incombant au ministère de la Santé, à l'État central, le même État qui, aujourd'hui, adresse aux personnels des réponses inéquitables pour leur traitement.

« Monsieur le président [Hubert Falco], vous venez de le souligner, la situation faite aux personnels hospitaliers est injuste. Les personnels soignants, dans leur ensemble, n'ont pas hésité lorsque la crise s'est déclarée. Ils ont pris tous les risques pour accomplir leur mission, soigner et sauver, de l'ASH [agent de services hospitaliers] au médecin, en passant par les infirmiers et les agents d'entretien.

« L'annonce gouvernementale à propos de cette prime a résonné comme un signe de reconnaissance. Mais aujourd'hui on fait des différences de traitement : prime maximale pour les Bouches-du-Rhône, primes différenciées pour les hospitaliers du Var, et encore une différence de traitement avec les personnels des hôpitaux des armées !

« C'est injuste et inacceptable. En réponse, l'ARS [Agence régionale de santé] oppose une fin de non recevoir aux demandes légitimes d'équité et de justice pour les personnels, portée par la direction. Mais c'est le ministère qui décide, de loin.

« Alors, sachez qu'au nom du conseil municipal de La Seyne, je me joins à votre hommage et aux remerciements faits aux personnels, reconnaissant leur mérite et leur courage. Vous pourrez compter sur le soutien du conseil municipal de la Seyne dans les rapports de force qui pourraient s'engager, dans les négociations avec l'ARS pour obtenir un traitement juste pour chacun, pour tous les personnels dans leur ensemble. »

 

C'est aussi pour cela que les élus de notre majorité municipale étaient ces jours derniers présents dans la manifestation des personnels soignants à Toulon. Dommage que ce témoignage actif de soutien n'ait pas été unanime de la part de l'ensemble des conseillers municipaux, majorité et minorités réunies...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
16 juin 2020 2 16 /06 /juin /2020 05:16

Aujourd'hui mardi 16 juin, soyons tous avec l’hôpital. C'est en effet une mauvaise fable que leur conte le gouvernement. Après trois mois de résistance face au virus, au bout d’un engagement et d’un épuisement total, les soignants espéraient être entendus et récompensés.

Morale de l'histoire : l'État s'en tient à autoriser le don d’une journée de congé pour les soignants. Pour être honnête, il faut y ajouter les médailles et les primes, d'ailleurs inégalement distribuées. Et ce n'est pas une blague.


Et pourquoi pas un tirage spécial du loto ? ou alors la vente de timbres à l’effigie de l’hôpital ? ou l’édition d’un guide pratique pour ne pas tomber malade et ne pas surcharger les lits hospitaliers et ainsi permettre la rentabilité de la santé : « Soyez responsables, ne vous soignez pas ! »

Ayant pris acte des efforts accomplis par l'État dans divers domaines, comme celui des « vacances apprenantes » pour nos jeunes et autres dispositifs estivaux d'urgence qui vont éviter les désœuvrements propices aux déviances et tenter de combler les déficits d'acquisitions scolaires en vue de la rentrée de septembre, bénéficiant de manière inédite de 86 millions d'euros, je pensais naïvement que la cause avait été entendue, et que la question de l'intervention publique, pour la santé comme pour l'éducation, ne se posait enfin plus en terme de rentabilité. Or la réponse pour la revalorisation des métiers hospitaliers est bien loin d'être à la hauteur, elle est inconvenante.

Après les témoignages de soutien de notre population au plus fort de la crise, après les applaudissements les soirs aux fenêtres, je suis certain que tous les Seynois qui le peuvent répondront à l'appel des hospitaliers à manifester avec eux
ce 16 juin, à 11 heures 30, sur la Place de la Liberté à Toulon ( * ). Ce rassemblement est en effet légitime, démocratique et responsable.

Légitime, parce que porté par un combat qui dure depuis de nombreux mois, suivi par une majorité de professionnels de la santé en détresse et en situation de maltraitance institutionnelle, et soutenu par la population.

Démocratique, parce que dans une période où les lois d’urgence confinent la représentation nationale, seule la voix de la rue peut se faire entendre.

Responsable, parce que la crise sanitaire que nous traversons n’a été gérée que par le dévouement et l’inventivité des soignants et de tous ceux qui sont désormais connus sous l’appellation des « premiers de corvée » pendant que le gouvernement ne brillait pas par sa gestion des masques et des tests.

La réponse du gouvernement à cet appel à manifester est portée par ses préfets : Interdiction de manifester !

Il n’y a rien de plus anticonstitutionnel que cette réponse autoritaire à laquelle nul ne peut se résoudre. 

Parce que la santé ne peut se jouer à la loterie, parce que les soignants ne veulent pas la charité mais la solidarité de tous, parce que nos vies valent mieux que les profits d'une infime minorité, il est de notre devoir de manifester aux côtés des professionnels de la santé pour qu'ils obtiennent que soit enfin gravé dans le marbre de la Nation que la santé est un bien commun et que l’hôpital public en est son instrument.

En responsabilité, et en respectant les gestes barrières, nous devons faire corps solidaire pour sauver l’hôpital et lutter contre le virus de la financiarisation de la santé.

Chers concitoyens seynois, vous les avez applaudis. C'était un beau geste. Eh bien, soutenez-les, maintenant !

 

( * ) : on me pardonnera de ne pas y être moi-même, hélas, victime d'un accident domestique qui m'interdit la marche pour quelques jours.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 17:37

Chaque personne âgée de plus de 3 ans officiellement domiciliée à La Seyne peut se voir remettre gratuitement un premier masque de protection contre le coronavirus.

Les commandes de la Métropole et de la Ville arrivent. Le dispositif de distribution démarrera lundi 11 mai et s'étalera sur toute la semaine.

 

Nos services ont organisé le système pour éviter l'afflux de personnes en un même lieu qui pourrait favoriser la transmission du virus. Même en assurant des points de retrait en nombre suffisant, comme les bureaux de vote, certaines communes ont connu des files d'attente de plus de deux heures. Nous ne voulons pas exposer les Seynois à un risque de contamination. Le principe est donc la distribution à domicile qui sera assurée par des dizaines d'agents municipaux et acteurs associatifs volontaires. Grand merci à eux et aux cadres organisateurs du dispositif.

Si, toutefois, les masques ne pouvaient être remis en main propre à certaines familles, celles-ci pourront les retirer dans des points de retrait ouverts tout le week-end des 16 et 17 mai.

Que nos concitoyens ne soient pas impatients, la distribution pourra prendre jusqu'à cinq jours. Qu'ils suivent attentivement les informations dans la presse locale, sur les sites Internet ( la-seyne.fr et leseynois.fr ) et les réseaux sociaux de la commune. Un numéro d'appel dédié sera mis en service après le milieu de la semaine pour répondre aux questions de nos concitoyens.

 

Explications sous forme d'une infographie (cliquez sur l'image pour l'agrandir)...

 

 

Et, ci-dessous, les explications utiles pour l'usage des masques de la première livraison (masques acquis par TPM – garantis 20 lavages)...

(un autre document sera édité pour la deuxième distribution de masques acquis par la Ville (garantis plus de 50 lavages)

 

 

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8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 08:42

Moins d'une semaine après les obligations de confinement décidées par l'État il y a presque deux mois, sur proposition de la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) de La Seyne – Toulon ouest, la Ville a mis à disposition l’école Mabily pour l’ouverture du tout premier centre de consultation covid-19 du Var.

 

Initialement permis comme centre de consultation, l'espace va maintenant être autorisé, concomitamment au déconfinement, à pratiquer des tests de dépistage prescrits par des médecins.

 

 

L’initiative conjointe des professionnels de santé et de la commune visait à désengorger le SAMU, les urgences hospitalières et les cabinets médicaux de ville. Plusieurs centaines de Seynois ont pu bénéficier de consultations au plus fort de la première phase de l’épidémie. Les autorités sanitaires ne jugeaient alors pas nécessaire de disposer d'un centre pratiquant des tests de dépistage.

 

Aujourd’hui le besoin de consultations a diminué. En revanche, le gouvernement appelle désormais à une mobilisation générale des structures potentiellement opérationnelles pour pratiquer les 500 à 700.000 tests estimés nécessaires pour les gens présentant des symptômes. Aussi, la CPTS a proposé que notre centre covid-19 devienne un centre de dépistage, et la Ville a donné son accord à ce qui n'était antérieurement pas demandé par l'État et que, même l'ayant souhaité, elle n'aurait pas été autorisée à décider.

 

Les professionnels de santé y effectueront donc des tests virologiques PCR et des sérologies ( * ) au bénéfice des personnes qui se présenteront munies d'une ordonnance médicale. Les personnes atteintes de symptômes doivent appeler leur médecin traitant ou le 15 qui prescriront ou non un test. 

 

Le centre sera ouvert à partir de lundi 11 mai, du lundi au vendredi de 14 h à 17 h, dans les locaux de l’ancienne l’école Mabily. L'organisation des espaces limite tout risque de transmission du virus : le centre est doté d'équipements adaptés et d'un dispositif de circulation à sens unique évitant les croisements de patients.

 

Le centre concerne le secteur La Seyne-Saint-Mandrier-Ollioules-Toulon Ouest-Le Revest. Il fonctionne a minima avec trois personnels soignants (infirmiers). Ces premiers effectifs pourront évoluer selon l’afflux.

 

La Ville renouvelle ses remerciements aux infirmiers et médecins libéraux pour l'initiative et l’évolution de ce centre, témoignant de leur engagement à proposer les outils adaptés à chacune des phases de l’épidémie, à ses fonctionnaires territoriaux qui assurent l'aménagement logistique de ce très utile espace sanitaire. Et à Olivier Andrau, son adjoint à la santé et aux solidarités, qui, depuis le début, met au service de la commune son expérience professionnelle au service de la santé pour assurer le lien entre les « pros » et les instances territoriales.

 

 

* ) : les sérologies sont effectuées au tarif de 38 euros et ne sont actuellement pas remboursées 

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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 14:46

 

En pleine mobilisation pour gérer la pandémie de covid-19, voilà que, pour semer un peu plus le trouble dans l'esprit des Seynois, nos minorités municipales font circuler sur les réseaux sociaux des remarques sur la gestion soi-disant discriminante pour La Seyne de l'impact polluant des ferries qui font escale dans la rade de Toulon.

 

Les réponses apportées par la Chambre de commerce et d'industrie du Var, concessionnaire de la métropole Toulon Provence Méditerranée pour les ports de Toulon et La Seyne, devraient suffire à faire taire les accusations malfaisantes.

 

Mais, montré du doigt comme maire et vice-président de notre intercommunalité, je me dois de réagir...

 

 

Les conseillers régionaux seynois devraient pourtant le savoir puisque les études préalables ont été cofinancées par la Région Provence, les faits sont têtus : l'équipement électrique des quais toulonnais ET seynois est bien prévu pour éviter les émissions de gaz d'échappement des moteurs thermiques électrogènes lors des escales. Mais chacun comprendra les trois raisons qui conduisent à ce que les aménagements soient phasés en commençant par le terminal passagers de Toulon (sauf pour les quais seynois destinés aux bateaux de plaisance, dont le chantier d'électrification vient de s'achever) :

 

1°)  90% des escales civiles de la rade se font à Toulon, à proximité immédiate de sites d'habitation ;

 

2°)  L'armateur Corsica ferries, opérateur de 9 sur 10 des escales à Toulon, s'est engagé à adapter sa flotte pour que ses navires soient connectables, ce qui n'est pas encore le cas des armateurs de croisières qui accostent à La Seyne, mais occasionnellement ou irrégulièrement ;

 

3°)  La réalité géographique et météorologique de notre littoral génère une pollution de l'air plus importante à Toulon qu'à La Seyne :

 

a. – Les statistiques de Météo-France ( * ) sont explicites (voir en fin d'article). Sur une année, les vents dominants dans l'aire toulonnaise viennent principalement du sud (11 mois sur 12). Nos quais sont implantés au nord de La Seyne et au sud de Toulon : où que les navires soient amarrés (au terminal passagers de Toulon, au terminal de croisières de La Seyne ou au terminal de fret de La Seyne–Brégaillon), ce sont, de toute façon, les Toulonnais qui supportent surtout les polluants dans l'air qu'ils respirent.

 

b. – Les statistiques d'AtmoSud des polluants de l'air de Toulon et La Seyne le confirment (voir en fin d'article), même si nous n'avons pas de comparaison pour les particules fines faute de mesure chez nous. Les Toulonnais, sur une année, subissent en moyenne 21% de plus de pollution de l'air que les Seynois, alors même que l'essentiel de l'activité industrielle et industrialo-portuaire de TPM s'exerce à La Seyne.

 

c. – Cette réalité de moindre pollution seynoise ne me réjouit pas pour autant. D'une part, parce que c'est encore trop pour l'ensemble de la métropole, où qu'on réside, même si la pollution de l'air, sur les dernières années, grâce aux efforts de tous, est en réelle diminution. Mais aussi parce que, contrairement à d'autres, il n'est pas dans mes habitudes de jouer une ville contre une autre.

 

Les postures de politiciens de la droite et l'extrême-droite seynoises, se désignant comme les "faiseurs" tandis que les majorités communale et métropolitaine ne seraient que des "diseurs" inactifs, font décidément partie de leur habituelle et éculée façon de faire de la politique, pas très propre et fort opportuniste. Que les Seynois y pensent au moment d'opter pour leur avenir : quelle solidarité territoriale escompter de la métropole en prenant le risque de confier les rênes de la commune à des aigris n'ayant eu de cesse pendant des années de dénigrer l'intercommunalité et ses élus ?

 

Alors que la maladie demande plus que jamais une cause commune, ils font encore une compétition égocentrée alors que le "nous tous" solidaire et engagé devrait émerger de la catastrophe sanitaire et demeurer notre comportement de "l'après".

 

Mais ils ne me mettront pas en colère.

 

 

( * ) : reprises par le site Windsurfer

Ferries : après la mise au point du concessionnaire des ports de la métropole, celle de la municipalité...
Ferries : après la mise au point du concessionnaire des ports de la métropole, celle de la municipalité...
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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 13:11

Avec huit de mes collègues maires de communes abritant des quartiers populaires (  1  ), nous nous sommes entretenus ce vendredi pendant plus d'une heure et demie avec Julien Denormandie, ministre de la Ville et du Logement. Il est vrai que les plus démunis de nos habitants rencontrent des difficultés particulières en cette période difficile, notamment économiques en matière d'approvisionnement alimentaire et produits de première nécessité.

En partageant nos problèmes spécifiques entre nous et avec le gouvernement, nous avons pu avancer quelques pistes utiles à La Seyne...

 

Parmi les sujets abordés, la question de l'approvisionnement alimentaire des familles à très faibles revenus commence à se poser avec acuité un peu de partout dans les quartiers fragiles du pays. Comment, en effet, alors que la restauration scolaire, grâce aux efforts municipaux via les centres communaux d'action sociale (CCAS), propose le midi des repas aux alentours de 1 euro aux plus démunis, une famille très modeste peut-elle préparer un déjeuner s'il lui faut acheter des denrées pour assurer un repas équilibré et en quantité suffisante à plusieurs enfants ?

 

UN APPROVISIONNEMENT DES FAMILLES LES PLUS DÉMUNIES

C'est le cas à La Seyne, où j'ai demandé à nos services communaux d'envisager un avitaillement des familles en lourde difficulté socio-économique, et le ministre nous a indiqué que l'État sera aux côtés de nos CCAS pour nous aider à mener à bien cette mission vitale.

Elle est d'autant plus importante que les associations solidaires et caritatives assurant des fonctions de banques alimentaires se trouvent elles aussi en difficulté de fonctionnement, et que les familles suivies par les unes et les autres des organisations publiques ou associatives ne sont pas toutes répertoriées par les CCAS. Et vice-versa.

 

MARCHÉS ALIMENTAIRES POUR LES COMMUNES POPULAIRES : PAS POUR LA SEYNE

Dans le même esprit, nous avons aussi, entre autres, plaidé pour que, dans la perspective d'un assouplissement de l'interdiction nationale des marchés forains, il soit considéré que les familles les plus humbles y trouvent dans certaines villes un moyen d'acquérir des denrées à un prix abordable. Et que, donc, les communes urbaines abritant des quartiers prioritaires supposant un accompagnement social de leurs habitants soient considérées comme pouvant bénéficier d'une dérogation préfectorale au même titre que les communes rurales n'ayant pas de magasin de proximité, sous réserve bien sûr que soit prévue une organisation garantissant une précaution sanitaire parfaite. Le ministre a approuvé notre sollicitation et nous a indiqué que les préfets devront être attentifs à ces réalités.

Déjà sollicités par des concitoyens seynois qui ont peut-être interprété trop rapidement et extensivement les récentes mesures de souplesse dont le gouvernement a fait état, nous avons donc étudié cette éventualité pour La Seyne et, fût-ce en week-end, nos services et Anthony Civettini, notre adjoint en charge du commerce et de l'économie, ont évalué la situation avec les commerçants, non au travers du prisme de la situation économique des forains, qui est pourtant une préoccupation réelle, mais au travers de celui de la réalité de la difficulté avérée qu'auraient certaines familles à s'approvisionner, l'ayant bien pesée à l'aune des risques de contamination encourus et de notre capacité matérielle et logistique à les prévenir. Pour l'instant, leurs recommandations ont été au maintien de la fermeture de nos marchés.

La commune, toutefois, promeut les commerces de proximité en publiant une liste de ceux qui sont ouverts, avec leurs horaires, sur une page dédiée du site du magazine municipal « Le Seynois ».

 

NOTRE IMPLICATION NATIONALE AU SERVICE DU LOCAL

Moins directement liée à celle des difficultés économiques des familles les plus modestes, la question de la vente directe des producteurs, en grave souci d'équilibre économique de leurs exploitations, aux consommateurs est aussi une de nos préoccupations.

De même que ma fonction de président de l'Association nationale des maires Ville & Banlieue de France me permet de plaider la cause des quartiers fragiles auprès du gouvernement, celle de notre première adjointe, Raphaëlle Leguen, investie dans la direction de l'Association nationale des élus du littoral et du Comité national des pêches lui a permis d'obtenir du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation que la vente directe des produits de la pêche, la pisciculture et la conchyliculture par les producteurs eux-mêmes, comme cela se fait en bordure de quais ou au « mas aquacole » des Sablettes, puisse faire l'objet d'une dérogation préfectorale à l'interdiction des marchés. Les Seynois amateurs de produits frais de la mer ne s'en plaindront pas.

 

PRODUCTEURS-CONSOMMATEURS : L'INITIATIVE ORIGINALE D'UNE FONCTIONNAIRE COMMUNALE DE LA SEYNE

Je dois enfin saluer l'initiative de Karine Introini, une employée communale seynoise, comme beaucoup de ses collègues confinée à son domicile, mais qui, déjà très investie dans la vie associative locale (Plurielle83), a imaginé un dispositif Internet de mise en relation entre producteurs et consommateurs, permettant d'acheter des produits frais par contact physique, ou par un système de type drive, ou par livraison, dans tous les cas dans des conditions sécurisées.

En quelques jours, via le réseau social Facebook, plusieurs milliers de personnes se sont appropriées cet outil. La Ville, de son côté, comme elle n'a ni l'intention ni la prétention de « réinventer l'eau chaude », mais a vocation à jouer un rôle de « facilitateur », ainsi qu'elle l'a fait pour le centre de consultation du coronavirus, a opté pour soutenir cette initiative bénévole en proposant la mise en relation de cette fonctionnaire avec ses collègues pouvant lui apporter un appui technique à la transformation de sa page Facebook en site Internet plus performant et en lui proposant la promotion de son projet par les moyens communaux de diffusion et de communication.

Son site Internet vient d'être mis en service à l'adresse suivante : http://vardrivelivraison.fr

 

On le voit, en combinant une assistance publique aux plus démunis, une saisie des opportunités offertes par les règlements nationaux, les stratégies et savoir-faire des producteurs et commerçants eux-mêmes, alliés à ceux des fonctionnaires territoriaux, et l'initiative de Seynois imaginatifs et dévoués, on doit pouvoir assurer, sauf évolution encore plus dramatique de la situation, une diversité de l'offre qui pourrait répondre à l'ensemble des besoins des Seynois d'approvisionnement alimentaire et de première nécessité.

 

 

( 1 ) : La conférence téléphonique a réuni, avec le ministre et son cabinet, neuf maires de diverses régions et de toutes sensibilités politiques : Caroline Cayeux (Beauvais, Hauts-de-France - Divers droite), Frédéric Cuvillier (Boulogne-sur-Mer, Hauts-de-France - Parti socialiste), Meriem Derkaoui (Aubervilliers, Île-de-France - Parti communiste français), François Garay (Les Mureaux, Île-de-France - Divers gauche), Marc Goua (Trélazé, Pays de la Loire - Parti socialiste), Xavier Lemoine (Montfermeil, Île-de-France - Parti chrétien démocrate), Guy Malandain (Trappes, Île-de-France - Parti socialiste), Karl Olive (Poissy, Île-de-France - Divers droite), et moi-même (La Seyne, Provence-Alpes-Côte d'Azur - Gauche républicaine et socialiste).

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Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

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