12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 05:46

« Il y aura encore ici des accouchements ». C'est en ces termes qu'il y a cinq ans celui qui allait être élu Président de la République quelques mois plus tard, en visite à La Seyne, avait rassuré notre population ouest-varoise. On connaît la suite. L'équipe de super-technocrates du ministère de la santé, pourtant animée par Madame Touraine qui accompagnait François Hollande lors de sa visite, a eu tôt fait de s'asseoir sur l'engagement du candidat. La maternité publique seynoise a fermé.

L'argument de ce gang d'ultra-gestionnaires était de poids. Avec une équipe du SMUR basée au centre hospitalier George-Sand de La Seyne et l'ouverture du tunnel ouest-est de Toulon, on allait voir ce qu'on allait voir ! Les doigts dans le nez, depuis Le Brusc ou Saint-Mandrier, les futures mamans arriveraient en deux temps, trois mouvements, à la nouvelle maternité toulonnaise de Sainte-Musse pour y donner la vie.

On avait pourtant bien dit que cette bande de spécialistes de la miniaturisation du service public allait nous rouler dans la farine. C'est notre collègue Olivier Andrau, élu socialiste seynois délégué à la santé, représentant de notre commune dans les instances dirigeantes du Centre hospitalier intercommunal de Toulon - La Seyne (CHITS), qui en a apporté ces jours derniers une nouvelle preuve, sous la forme d'une petite histoire d'arroseur-arrosé qui prêterait à sourire si elle n'était pas de nature à raviver pas les inquiétudes de nos concitoyens.

J'invite les visiteurs de mon blog à la découvrir sur celui de mon collègue. Elle se passe de commentaire.

Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 04:51

L'équipe des personnels communaux du service des solidarités et Olivier Andrau, notre élu délégué, entre autres missions, aux questions de santé, peuvent afficher une vraie fierté.

Voilà, grâce à eux et un partenariat exemplaire avec les équipes de psychiatrie publique, que La Seyne va être la première commune de notre secteur à installer, pour la période 2007-2020, un Conseil local de santé mentale (CLSM).

Sous l'égide de l'État, et notamment de l'agence régionale de la santé (ARS), associant les services du Centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne (CHITS), ceux du pôle Santé-handicap-seniors de la commune, des associations d'usagers, d'aidants et d'intervenants dans le champ de la santé mentale, d'habitants, de professionnels, le conseil local visera, par un travail partenariat constant, à définir et mettre en œuvre des actions concrètes en faveur des personnes ayant besoin de prévention ou de soins psychiatriques.

 

UNE PLACE POUR TOUS ET POUR CHACUN DANS UNE CITÉ ACCUEILLANTE ET AIDANTE

Il s'agit, dans une véritable démarche de citoyenneté, de concourir à l'autonomisation des usagers, de les aider à décider par et pour eux-mêmes, et de faciliter leur rétablissement. Une sorte de mobilisation de l'ensemble des partenaires du territoire communal, pour que les personnes qui ont besoin d'une aide en matière de santé mentale ne soient pas stigmatisées et trouvent ou conservent toute leur place dans la cité.

La Seyne est et veut demeurer un espace urbain accueillant, où chacun, quelle que soit sa réalité économique, culturelle, et donc psychosociale, doit trouver sa place et enrichir la communauté territoriale de ce qu'il est.

23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 06:50

Les visiteurs de mon blog vont sûrement rigoler. Car il y a indubitablement d'autres sujets plus importants que celui qui fait l'objet de cet article et d'une délibération du conseil municipal de ce mardi.

Pourtant nous voilà beaux : une envie pressante dans une rue de La Seyne, et plus moyen de l'assouvir moyennant une pièce de monnaie à introduire dans une fente !

(au fait, une pièce de combien ? plus ou moins que le prix d'un pain au chocolat de M. Copé acheté au Prisunic du quartier de M. Juppé, avec la monnaie du prix du ticket de métro de Mme Kosciusko-Morizet, acheté grâce au salaire du 3ème ou 4ème CDD renouvelé de Mme El Khomri ?... )

Mais revenons au sujet qui me préoccupe.

Car voilà où nous mène la contrainte budgétaire qu'exige de nous cet État, pourtant animé par mes copains, braves gens de gauche, avec la baisse de ses dotations aux collectivités, histoire de les obliger à concourir sans discuter à la réduction du déficit public au-dessous de la barre des 3% du produit intérieur brut (PIB), pendant que les actionnaires des boîtes anonymes supranationales se gavent du partage de leurs dividendes issus des fruits du capital financier et non des produits du travail !

Eh oui, en effet, d'une mesure de réduction imposée des coûts de fonctionnement du service public communal à une autre, après avoir "esquiché", comme on dit en Provence, tous les budgets de nos services municipaux, me voilà contraint de ne pas renouveler le contrat qui lie la commune à un prestataire de services de "sanisettes". C'est affligeant, non ?

Nos sept "pissotières" automatiques privées assurant une mission de service public républicain de vidange de vessie et d'intestin coûtent en effet aux alentours de 70.000 euros annuels au budget communal.

Et, budgétairement, nous ne pouvons plus nous le permettre. Le contrat s'arrête donc. Un sou est un sou. Fini les Vespasiennes publiques.

Ainsi, à La Seyne, retour au XIXe siècle, et même avant, en prenant garde de ne pas nous mettre hors-la-loi, puisque nous n'avons plus le droit - heureusement - de pisser n'importe où dans la rue.

Ça, c'est du progrès, sur un morceau de terroir de la France, sixième puissance économique mondiale !

21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 04:28

Le courrier du directeur du centre hospitalier intercommunal de Toulon / La Seyne (CHITS) m'est parvenu il y a trois jours. Sa réponse à ma lettre traduisant mes inquiétudes quant au devenir du service des urgences est rassurante.

Trois postes d'infirmiers sont en cours de création afin d'assurer une présence continue à l'accueil du service d'urgences, alors que seules huit des vingt-quatre heures quotidiennes peuvent jusqu'à présent être couvertes.

Des travaux de réhabilitation et d'aménagement du service sont programmés d'octobre prochain à fin 2017, sur une durée qui peut paraître longue, mais que justifie le maintien du fonctionnement du service pendant le chantier.

 

QUAND ÇA MARCHE BIEN, IL FAUT LE DIRE

Il est également prévu la construction d'un garage qui permettra le maintien de la ligne de SMUR que nous avions obtenue en 2012, mais qui avait été depuis relocalisée à l'hôpital de Sainte-Musse, faute de disposer d'un local adapté.

Il faut rendre à César ce qui lui revient : la direction du CHITS a répondu à une bonne partie des attentes des personnels et de notre population. Il reste à progresser vers les recommandations, en effectifs de personnels, de l'Agence régionale de santé (ARS).

La boucle sera ainsi bouclée ; le service dû aux 200.000 habitants de l'ouest de Toulon va être conforté ; et, espérons-le, les équipes soignantes, qui font un travail remarquable, retrouveront le moral qu'un sentiment d'abandon avait pu altérer.

Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 05:52

"Ils" ne vont tout de même pas nous refaire le coup de la maternité avec les urgences de l'hôpital George-Sand de La Seyne, j'espère !!! On se souvient comment, en 2011-2012, laissant se dégrader les conditions d'exercice de l'activité d'obstétrique, avec la fermeture du laboratoire de biologie, puis de l'hospitalisation pédiatrique, "ils" avaient trouvé les arguments pour, considérant que la sécurité des mères et des bébés n'étaient plus assurées, liquider notre maternité publique qui assurait 1.500 naissances annuelles.

Je voudrais me tromper, mais, faisant la sourde oreille aux demandes de sécurisation du service des urgences de notre hôpital seynois, "ils" pourraient être tentés de nous jouer une partition similaire à celle d'il y a cinq ans. Vigilance, donc...

J'adresse ainsi un courrier au directeur du Centre hospitalier intercommunal de Toulon - La Seyne, avec copie à mon collègue Hubert Falco, président du conseil d'administration, et au directeur de l'Agence régionale de santé...

 

« Monsieur le directeur,

« Je me permets d’attirer votre attention sur la situation du service d’urgences de l’hôpital George-Sand de La Seyne-sur-Mer.

« J’ai appris ces derniers jours la démission du chef de ce service. C’est un fait suffisamment rare pour que je m'en émeuve et me renseigne sur les causes et le contexte, ce qui me conduit à vous alerter sur les difficultés rencontrées par ce service vital pour la population seynoise et, plus largement, celle de l’ouest Var.

« En effet, la situation préoccupante de ce service emblématique ne semble guère évoluer favorablement.

« Un projet d’agrandissement et de rénovation, maintenant ancien, évoqué dans la presse locale voilà plus de 4 ans, ne semble toujours pas aboutir. Le service fait les frais du manque de moyens alloués, manifestement insuffisants.

« Les préconisations de l’Agence régionale de santé (ARS) en terme d’encadrement ne sont pas respectées (un seul infirmier d’accueil présent 8h/24 alors qu’il devrait être présent 24h/24, un effectif d’une vingtaine de personnels alors qu’il devraient être 35, …).

« Pourtant, les personnels de ce service font montre d’un réel dévouement et assurent, malgré les difficultés, un service public de qualité (avec un temps de passage moyen deux fois plus rapide qu’aux urgences de Sainte-Musse). Il est d’autant plus regrettable qu’ils se sentent délaissés, voire isolés. La direction du Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon - La Seyne (CHITS) ne semble pas avoir pris la mesure de l’importance de ce service etaprès l’épisode malheureux de la restructuration de la maternité, où les promesses faites n’ont pas été tenues (je pense ici au service du SMUR qui devrait être basé à l’hôpital George-Sand et qui ne l’est toujours pas, cinq ans après), permettez-moi de prendre au sérieux la situation et d’attirer votre attention sur notre territoire qui, une nouvelle fois, ne semble pas à vos yeux mériter d'être considéré à l'identique de tous ceux de la République française.

« Chat échaudé craignant l'eau froide, je dois vous avertir que la population de la ville de La Seyne-sur-Mer ne laissera pas péricliter les urgences ni, plus largement, l’hôpital. Afin de remédier à cette situation préjudiciable et indigne de la 2ème commune du département et du territoire de l'ouest Var qui, je vous le rappelle, compte quelques 200.000 habitants, je vous demande, d’une part et sans attendre, d’affecter les moyens humains et matériels nécessaires au bon fonctionnement de ce service public et, d’autre part, de concrétiser rapidement le projet d’agrandissement des urgences qui existe et qui a été réalisé par les personnels lassés, comme moi, d'attendre les réflexions du groupe de travail mis en place qui n’a toujours pas encore produit de propositions.

« Je reste disponible pour une entrevue afin d’évoquer ces sujets directement avec vous.

« Veuillez agréer, Monsieur le directeur, l'expression de mes salutations républicaines. »

Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 05:38

La toute nouvelle secrétaire d'État en charge de la ville, Hélène Geoffroy, n'a pas trainé. Quelques jours à peine après avoir été appelée au gouvernement, celle qui est en train de transmettre le relais de ses fonctions de députée du Rhône, de maire de Vaulx-en-Velin et, en conséquence, de membre du conseil d'administration de l'association des maires Ville & Banlieue de France que je préside, m'a invité à une première rencontre informelle.

Ça a été pour elle l'occasion de rappeler son intention de poursuivre la relation de ses prédécesseurs avec notre association d'élus de communes accueillant sur leurs sols des quartiers prioritaires de la "politique de la ville", pour travailler à la cause de nos habitants.

L'échange a permis de lister un bon nombre de sujets de préoccupations, donc de chantiers à poursuivre, concernant l'ensemble des communes d'habitat social et de centres anciens dégradés. Autant de sujets qui parlent aux Seynois...

 

ÉDUCATION PRIORITAIRE ET DÉMOCRATIE DES PROJETS

Très préoccupée par les questions éducatives, la ministre a souhaité que notre association "fasse remonter" dans un très bref délai un état des lieux du sujet dans nos communes. Il reste en effet des incohérences à gommer, par exemple avec une géographie des réseaux de l'éducation prioritaire (REP et REP Plus) ne cadrant pas avec celle des quartiers prioritaires de la "politique de la ville", comme c'est d'ailleurs le cas à La Seyne, puisque les écoles accueillant les enfants de notre centre ville, site de rénovation urbaine, ne bénéficient pas du classement en REP Plus comme celles du quartier Berthe.

La question des "conseils citoyens", prévus par la loi pour associer les habitants aux projets de renouvellement urbain, est aussi un sujet de préoccupation partagée : il ne faudrait pas que nos concitoyens qui ont manifesté la volonté de s'y impliquer, et qui se sont formés à cet effet, se découragent face à la complexité et la lenteur de mise en œuvre du Nouveau programme national de rénovation urbaine (NPNRU).

 

SOLIDARITÉ NATIONALE ET TERRITORIALE

Les problèmes des ressources financières des communes populaires prioritaires seront également l'objet de travaux communs au ministère, aux parlementaires et à l'association des élus de banlieue, tant les mécanismes de la péréquation, de la dotation de solidarité urbaine et de la dotation politique de la ville, ne permettent pas toujours de constater que s'exerce une réelle solidarité nationale ou intercommunale en faveur des quartiers pauvres de nos communes. La Seyne en sait quelque chose, puisque les projections 2016 en ce domaine laissent penser que la baisse de l'appui de l'État à notre commune, même si elle ne sera réellement connue qu'au printemps, pourrait bien être encore plus forte qu'en 2015...

L'accès, enfin, prioritaire et renforcé, à l'ensemble des services publics de l'État pour nos concitoyens les plus fragiles, n'apparaît pas toujours comme une évidence, malgré les conventions signées en 2013 entre le ministre de la ville et une douzaine de ses collègues s'engageant à mobiliser prioritairement leurs moyens de droit commun sur les sites en difficulté. Pour nous, Seynois, la dernière inquiétude en date, et pas des moindres, concerne le devenir du service des urgences de notre hôpital George-Sand, dont j'ai récemment fait état sur ce blog, aggravée par une information apportée il y a quelques jours par un responsable de l'Association des médecins urgentistes de France...

On a donc encore du pain sur la planche.

18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 11:04

« Tranquillas etiam naufragus horret aquas » ( ). Cette maxime d'Ovide pourrait bien s'appliquer à l'état d'esprit des Seynois après la mésaventure survenue à cette dame âgée au service des urgences de notre hôpital George-Sand de La Seyne.

Et ils n'ont pas tort. Comment ne pas redouter un nouveau coup fourré des sinistres marionnettistes qui tirent les ficelles du démantèlement de notre offre publique de soins, à commencer par la perfide ministre de la santé, celle-là même qui, début 2012, accompagnait chez nous le futur Président de la République pour affirmer que, s'il était élu, il y aurait toujours des accouchements dans notre hôpital seynois ? Une fois ministre, elle avait pris le relais de son prédécesseur de droite, avec les bras armés du funeste directeur du Centre hospitalier intercommunal de Toulon - La Seyne et des dociles acteurs de l'Agence régionale de la santé. On connait la suite que cette belle équipe de menteurs a réservée à notre maternité publique.

Le coup avait été bien préparé. On avait fermé le service de biologie médicale, permettant, au nom de la sécurité, de justifier la suppression de l'hospitalisation pédiatrique. Ça avait permis d'argumenter pour transférer les pédiatres, puis de s'appuyer sur leur absence pour légitimer la fermeture de la maternité. Une première boucle était bouclée. Et, tant qu'à faire, la maternité disparue avait servi de motif à supprimer des blocs de chirurgie. Et ainsi de suite.

Comment, dès lors, ne pas craindre aujourd'hui une semblable dégradation volontaire du service des urgences pour, au nom de l'impératif de sécurité, motiver demain la disparition de celui-ci ?

 

ET S'ILS NOUS REFAISAIENT LE COUP DE LA MATERNITÉ ?

Je me suis interdit d'extrapoler à partir de ce que j'ai cru n'avoir été, ces jours derniers, qu'un malheureux concours de circonstances, avec des personnels en nombre insuffisant, éreintés et méprisés, qui ont besoin de soutien et qu'il serait scandaleux de blâmer. Et donc je ne me suis pas inquiété outre mesure jusqu'à ce que j'aie lu les explications données à Var-matin par le courageux anonyme se cachant sous le pseudo de "la direction", qui a répondu par des contre-vérités.

Car, enfin, il est faux d'indiquer qu'il y avait saturation aux urgences, un médecin ayant confirmé que c'était plutôt tranquille ce soir-là, comme il est tout aussi fallacieux de prétendre que la cause en serait une prétendue épidémie de grippe dans les établissements de personnes âgées, ce qui, renseignement pris, est totalement inexact s'agissant de La Seyne.

Je crains que la vérité ne soit une dégradation volontaire du service permettant aux liquidateurs patentés de poursuivre leur sale besogne avec un nouvel argumentaire de bonimenteurs.

Les Seynois, en tous cas, n'ont pas la mémoire courte et ne se laisseront pas faire.

 

( ) : « Un naufragé garde l'horreur des flots, même tranquilles » (l'équivalent latin de « Chat échaudé craint l'eau froide »)

Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 21:53

http://www.7sur7.be/static/FOTO/pe/1/2/5/media_xl_3836120.jpgC'est tombé à un jour du rendu du jugement du Tribunal administratif. Les territoires de santé, décidément, on s'en fout. Ou, du moins, ça leur écorche les lèvres de prononcer le mot.

Donc, voilà, le Tribunal a rejeté la requête de la ville de La Seyne, associée à une parturiente, demandant l'annulation de la décision inique d'il y a deux ans de fermeture de la maternité seynoise de l'ouest toulonnais. Et, la veille, le nouveau Premier ministre constituait son nouveau gouvernement... sans ministre en titre de la santé.

Oh, on a bien compris que Touraine, semblant toujours à l'aise dans son rôle de "dame de fer", à l'instar de feu son modèle Thatcher, continuant à se complaire dans son statut de fossoyeur aux ordres des équilibristes budgétaires soumis aux diktats européens de maîtrise des déficits publics, dans la suite assumée de ses prédécesseurs sarkozystes, assurera la tutelle des questions de santé publique. Ou, du moins, de ce qu'il en reste.

Donc, voilà, c'est mort pour obtenir de la justice administrative qu'elle ne soit pas à deux vitesses. À Valréas (Vaucluse), les mêmes arguments que ceux que nous avons développés quant au temps de parcours pour arriver à une maternité et qui ont permis d'obtenir là-bas une décision de réouverture, eh bien, chez nous, ils ne valent pas. Je ne commente pas. Je constate.

 

QU'ILS NE TOUCHENT PLUS À RIEN DE L'OFFRE DE SANTÉ DANS L'OUEST VAR !

 Mais, je les préviens. Pour nous, la République, ce n'est pas un vain mot. OK, nos femmes et nos filles accoucheront comme elles le pourront.

Mais qu'ils ne s'amusent pas à toucher à un nouveau cheveu de ce qu'il reste d'offre publique de soins sur notre territoire ouest-toulonnais de 200.000 citoyens, que ce soit en matière d'urgences, de médecine généraliste, ou de spécialités coûteuses pour les patients sans mutuelle que de moins en moins de gens peuvent se payer, et que seul l'hôpital public ou le secteur privé sans dépassement d'honoraires, notamment mutualiste, est en mesure d'assurer à tous, en application d'un vulgaire truc inscrit au fronton de nos édifices publics : l'Égalité.

Le peuple ouest-varois, soutenu par ses élus, de droite comme de gauche, mais unanimement républicains, a perdu un combat. Dont acte. Mais, qu'ils le sachent, ces ministres de pacotille républicaine, indifféremment sourds, qu'ils soient de droite ou, malheureusement, de gauche, peut-être protégés par leurs cabinets loin des réalités, les Agences régionales de santé et les directions des centres hospitaliers, dès qu'il leur viendra à l'idée de lever un doigt pour léser nos populations d'une miette de l'offre territoriale de santé qui leur est due, ils auront nos habitants en face, accompagnés, sinon entraînés, par leurs élus.

Et moins folkloriquement qu'il y a deux ans.

Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 04:39

http://2.bp.blogspot.com/-XRxwMl86XeE/UZnsicCn_GI/AAAAAAAA3YA/-HEuU_wIUqg/s320/blog+-Non+aux+usines+a+bebes-Sud.JPGÇ'en était devenu ubuesque. Mais le ministère de la santé a fini par se souvenir de quelques fondamentaux républicains, notamment la considération due aux élus porteurs de la parole de leurs populations, en me proposant de rétablir un dialogue suite à la fermeture, par le gouvernement Fillon, de la maternité de l'ouest Var installée à l'hôpital George-Sand de La Seyne. J'ai ainsi été invité à un tour de table au cabinet de la ministre Marisol Touraine où je me suis rendu en fin de semaine dernière. Je ne crie pas victoire pour autant...

En présence du directeur de l'Agence régionale de la santé de Provence Alpes Côte d'Azur (ARS), j'ai pu confirmer l'exigence, que je partage avec plusieurs autres maires, qu'une réponse publique en matière de gynécologie, d'obstétrique et de périnatalité soit apportée pour les 200.000 habitants de la partie occidentale de notre département. Cette demande vaut au moins, car je ne suis pas jusqu'au-boutiste, tant que l'ouverture du tunnel ouest-est de la traversée de Toulon ne sera pas effective et qu'une analyse de la future réalité des temps de trajet n'aura pas été dressée.

 

NAISSANCES À LA MAISON OU SUR LE TRAJET ET "USINE À BÉBÉS" À TOULON

 Car les choses vont en empirant avec l'accroissement constant de la démographie et des embarras de circulation. Rien que pour La Seyne, qui ne représente que le tiers de la population du territoire, cinq bébés ont dû naître à domicile, trois autres dans un véhicule de pompiers, et deux au service des urgences de l'hôpital seynois. On ne peut pas vraiment parler de progrès...

D'autant moins que, les faits en attestent, si les conditions de sécurité médicale sont heureusement réunies dans le nouvel hôpital de Sainte-Musse, les nombreux témoignages qui me reviennent - sauf à ce que mes interlocuteurs soient des menteurs - montrent que "l'usine à bébés" que les défenseurs de notre maternité avaient pressentie est bien en fonction : stress des parturientes qui tremblent lorsqu'on les renvoie chez elles faute de places d'accueil en attendant le moment de l'accouchement et qui préfèrent errer des heures sur le parking de l'hôpital, inquiétude avec un retour prématuré à domicile après l'accouchement faute d'un nombre suffisant de lits, incitations pressantes à aller consulter à Sainte-Musse, et même refus d'accorder des rendez-vous à La Seyne, alors que l'on nous avait fait miroiter le maintien de tous les services de pré-natalité et de gynécologie à notre hôpital local, accès complexe et coûteux à Sainte-Musse pour les visites des familles et des proches, etc.

 

LA PORTE RESTE OUVERTE : ON ME DEMANDE DES PROPOSITIONS...

 Au point que les familles les plus avisées ne veulent prendre aucun risque devant un dispositif qui s'emballe et optent pour l'hôpital de La Ciotat, plus éloigné en distance mais plus rapide à rejoindre, mais qui, de ce que m'en disent les professionnels, a vu le nombre de ses naissances croître de près d'un tiers et son projet médical et social autour de la mère et de l'enfant fragilisé par cet afflux.

J'ai eu le sentiment qu'on prenait au sérieux mes témoignages, puisqu'on m'a dit qu'on "voudrait bien" répondre à ma demande mais qu'on est dans la difficulté à réouvrir un service d'accouchements faute d'obstétriciens qualifiés. Et on m'a rapporté que tel est le cas à la maternité vauclusienne de Valréas, dont la réouverture a pourtant été ordonnée par la justice mais ne peut être exécutée par défaut de praticiens. Ce qui m'a permis de rappeler que nous sommes également en attente d'un jugement du tribunal administratif que j'avais saisi à cet effet en 2012...

On m'a donc proposé une nouvelle rencontre dans les prochaines semaines. Je m'y rendrai avec des demandes concrètes sur le sujet précis, mais aussi, plus généralement, sur l'offre de soins due à notre territoire.

Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 05:35

http://santehopitalpublic.files.wordpress.com/2011/05/crise_hopital-01_reduit.jpg?w=231&h=280Au début de ce mois de juillet, le budget 2013 du Centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne (CHITS) a été "retoqué" par l'Agence régionale de la santé (ARS).

Certains commencent à se gausser sur l'air de "c'était prévisible, "ils" ont construit une structure géante à Sainte-Musse, qui génère des coûts immaîtrisables".

Mais, pour nous, Seynois, qui savons plus que d'autres combien est difficile l'exercice de la recherche d'un équilibre budgétaire, ça n'a rien de réjouissant.

D'autant moins qu'il faut que le CHITS revoie sa copie. Et qu'il risque de devoir le faire en réduisant sa voilure... donc soit la quantité, soit la qualité, de son offre de soins...

 

BUDGET EN DÉSÉQUILIBRE ET FINANCEMENTS INCERTAINS

Un rapide survol de ce budget montre que, pour parvenir à un déficit prévisionnel inférieur à 1% des produits estimés, soit un peu moins de 3 millions d'euros, le CHITS doit récupérer près de 14 millions sur ses provisions, dont 9 millions sur celles constituées pour renouveler ses équipements.

Et, malgré ce, le budget principal, non seulement est en déséquilibre, mais, de plus, ne permet pas de restaurer la capacité d'autofinancement du CHITS qui est limitée au tiers de ce qu'il faudrait pour rembourser le capital de la dette de l'établissement. Et la situation pourrait être plus rude si certains produits espérés, pour un peu plus de six millions d'euros, mais pas encore notifiés alors qu'on est déjà au milieu de l'année, ne devaient pas arriver. Pire, on apprend que l'ARS, ces jours derniers, n'autorise le CHITS à n'emprunter que la moitié des 36 millions qui lui sont nécessaires.

 

VIGILANCE POUR QU'ON NE TOUCHE PAS À L'HÔPITAL DE L'OUEST VAR

Au regard des vicissitudes que nous avons connues ces dernières années pour l'établissement ouest-varois du CHITS, notre hôpital George-Sand de La Seyne, nous devons avoir une vraie inquiétude et faire preuve d'une vigilance accrue. Tel le chat échaudé, vu le peu de cas fait à notre territoire par la direction du CHITS et la puissance publique hospitalière, je crains que ne survienne une nouvelle vague d'atteinte aux services de proximité existant pour notre population de 200.000 habitants de l'Ouest de Toulon.

Il nous appartient, une nouvelle fois, élus, associations, et populations de nos communes, de nous tenir sur le qui-vive. Et, d'ores et déjà, de demander au ministère de la santé d'informer solennellement et objectivement les maires de notre territoire sur les difficultés budgétaires et financières et les remèdes envisagés, afin que, à leur tour, les citoyens sachent. C'est le sens d'un courrier que, pour ma part, j'adresse aux autorités compétentes.

Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité

Bienvenue !

Marc VUILLEMOT
Maire (PS) de La Seyne-sur-Mer
Vice-président de l'agglo de Toulon

Je vous souhaite une agréable visite.

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