25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 04:57

http://img73.xooimage.com/files/f/c/f/matern_2-30e9dfa.jpgAprès être allé à la rencontre des habitants de la cité Berthe pendant plus d'une heure, après avoir écouté aussi bien les élus locaux que des défenseurs de la maternité de l'hôpital George-Sand, au premier rang desquels le collectif des femmes de l'Ouest Var, après avoir entendu un long moment ceux des médecins hospitaliers qui se réjouissent au contraire de la fermeture de ce service public, François Hollande a été on ne peut plus clair, hier, sur le parvis de notre hôpital seynois.

Je livre à mes visiteurs les propos du candidat à l'élection présidentielle par lesquels, contrairement au gouvernement actuel, sans négliger la parole des spécialistes médicaux plaidant pour les meilleures conditions de travail possible, il place la proximité et l'aménagement du territoire au coeur des politiques de service public. Enfin quelqu'un qui aura écouté ce que je m'évertue à réclamer depuis des mois !

"La population souhaite de la proximité et de la sécurité. Donc, tant que l'établissement fournira ces deux conditions, il y aura des accouchements ici.", ajoutant un peu plus tard que "nous devons avoir toujours cette conciliation entre exigence de qualité qui peut être ici et ailleurs, et en même temps le souci de la proximité."

Revenant sur le rôle joué par l'Agence Régionale de Santé (ARS) pour appliquer la politique de casse du service public de santé, François Hollande a bien ciblé que la responsabilité en incombe au gouvernement de Sarkozy et de Fillon : "Une agence ne fait que la politique qui lui est recommandée au niveau national. Donc, en changeant la direction de la politique de la santé, en insistant sur le rôle majeur de l'hôpital public, en faisant en sorte qu'il y ait une permanence des soins, pour que les professions de santé puissent également être présentes sur tous les points de notre territoire, eh bien, il y aura une ARS qui agira dans la bonne direction".

http://img73.xooimage.com/files/a/d/f/matern_1-30e9e14.jpgLe candidat a indiqué sa volonté de faire le nécessaire pour que les accouchements demeurent à La Seyne : "Moi, je comprends le maire de La Seyne, et tous ces habitants des quartiers, toutes ces femmes qui veulent être accompagnées, être suivies, et ensuite pouvoir accoucher au plus près de leur domicile. Donc nous ferons en sorte de trouver la bonne solution qui permettra de ne pas empêcher de regrouper un certain nombre d'installations et, en même temps, de permettre qu'il y ait toujours, ici, des accouchements."

Avant de conclure sur un message d'espoir et d'encouragement à poursuivre notre mobilisation en tenant jusqu'au lendemain de l'élection présidentelle pour empêcher que l'irrémédiable ne survienne avant : "J'ai dit - et ça vaut pour une maternité aussi - qu'il ne peut pas y avoir de service d'urgence à plus d'une demi-heure [de trajet], puisqu'il faut avoir la certitude de pouvoir être soigné dans de bonnes conditions à proximité. Donc, il n'y a plus qu'à attendre le mois de mai, que nous reprenions ce dossier de façon à ce que nous puissions trouver une solution".

Raison de plus pour tenir et ne rien lâcher. Je lancerai donc dans les tout prochains jours un large appel à la mobilisation de nos populations. François Hollande a pour slogan "Le changement, c'est maintenant !". Plus que jamais, le nôtre doit être "Pour la maternité, le mouvement, c'est maintenant !"

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 05:52

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTz6Z6j1E0duyCPXypGi3gdSc52UbHNcj0WobHjYTeub0e_iQyMYACe lundi 16 janvier 2012 à 17 h 15 tombait comme un couperet de la bouche du sieur Deroubaix, directeur intraitable de l’Agence Régionale de Santé (ARS), la sentence de la fermeture de la maternité de La Seyne-sur-Mer. Le sort des 200.000 usagers de tout l’ouest varois (des quartiers Ouest de Toulon à St-Cyr-sur-Mer) était ainsi scellé. Les futures mamans devront donc prendre leur mal en patience et se résoudre à rallonger d'une heure le trajet qui les séparait habituellement de leur hôpital de proximité, ce soi-disant "vieil hôpital vétuste" d’à peine 14 ans d’âge situé à l’entrée de La Seyne, jouxtant le quartier Berthe. Le seul centre de naissance et d'Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) aura disparu... remplacé par une unité de soins palliatifs pour les personnes en fin de vie et un service d'hospitalisation d'office pour les gens en danger psychiatrique ! 

En tant que citoyen, en tant qu’élu du peuple, je suis révolté et je n’admets pas qu’un directeur d’agence désigné par l’État pour conduire à son terme la mort du service public de santé, prenne le parti du tout technologique contre l’avis des populations et de leurs édiles, contre la réalité d’un territoire et de ses usages. Et en usant du mensonge éhonté, expliquant... qu'il est dangereux de naître à La Seyne ! Pourquoi ne l'ont-ils pas fermée plus tôt alors, cette maternité, ces assassins en puissance ?

Nous, élus de La Seyne, de St-Mandrier, d’Ollioules, aux côtés du collectif varois de défense de l’accès aux soins, aux côtés du pédopsychiatre de renom Boris Cyrulnik, avec le gynécologue obstétricien Jacques Petit et les praticiens et sages femmes libéraux, au nom de tous nos concitoyens, au nom des 21.000 signataires de la pétition réclamant le maintien d’une maternité de niveau 1 prodiguant aux mamans un accompagnement et un suivi de qualité et de proximité, nous ne baisserons pas les bras, nous n’abandonnerons pas le service public de santé au seul prétexte qu’il faille moderniser coûte que coûte des installations en fermant la maternité la plus importante du département où se déroulent chaque année plus de 1400 naissances.

J’ai réclamé l’ouverture du dialogue et la prise en charge directe par un interlocuteur de l’État du dossier de la maternité de La Seyne. Je veux que l’État prenne ses responsabilités. Je veux rompre toute forme de dialogue avec cette ARS mandatée, quoi que l’on dise, pour un seul but : tuer la maternité et le service public.

Je suis allé en août 2011 à Paris à vélo. Au terme de mon périple et après avoir pu constater sur ma route les affres de la politique de liquidation du service public de santé sur tout le territoire national, j’ai été reçu au Secrétariat d’État de Nora Berra qui m'avait promis, au nom du Ministre de la Santé Xavier Bertrand, l’ouverture d’un dialogue… qui n’a été qu’un dialogue de sourds.

Je veux clamer et rappeler haut et fort que nous tous, défenseurs de la maternité de La Seyne, ne sommes pas opposés à l’ouverture de l’hôpital de Ste-Musse et de son plateau technique révolutionnaire. Simplement, je veux que l’on entende vraiment que nous avons besoin, à côté de ce nouveau site annoncé comme ultra performant, de cette maternité de niveau 1.

Je veux que l’on entende qu’on ne peut opposer des outils à des êtres humains, que l’on ne doit pas contraindre les citoyens, en l’occurrence les futures mamans, à plus d’efforts, à leur charge et à leurs frais, et qu’enfin, il est tout bonnement inadmissible d’envisager d’exposer les mamans et leurs bébés à des risques nouveaux auxquels jusqu’alors ils n’étaient pas exposés.

Nous avons jusque là tenu bon, et tenu surtout à ouvrir le dialogue et faire fonctionner la démocratie. Nous avons manifesté de manière pacifique, sans imposer de gêne, sans aller à l’affrontement. Ma position est désormais de nature complètement différente.

Et j’en appellerai dans les prochains jours à la population pour que nous agissions à la mesure de la surdité de nos interlocuteurs. Nous avons été bafoués et méprisés. Nous ne nous baisserons pas les bras devant tant d’irresponsabilité. Je ne resterai pas les bras ballants devant le démantèlement de notre République, morceau par morceau, service public après service public, territoire après territoire, foulant au pied toutes ses valeurs-socles.

De tous horizons politiques républicains, je sais que vous aurez à coeur d'accompagner notre détermination.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 11:00

maternite_panneau.jpgJe ne l’avais jamais remarqué et c’est ce samedi matin, alors que je lançais mon Appel de Noël et du Solstice en faveur de notre maternité, que je l’ai vu en levant la tête dans le grand hall de l’hôpital George-Sand de La Seyne et de l’Ouest Var.

Faut-il comprendre de ce panneau informatif que le fait que notre maternité soit de niveau 1 (carré à gauche) lui interdirait d’accueillir des femmes enceintes (signalétique ronde de droite, façon panneau indicateur routier) ?

Ça prêterait à sourire si mon inquiétude n'était pas grandissante. Car les agents de l'Agence Régionale de la Santé (ARS), funestes démolisseurs du service public hospitalier, agissent désormais en douce, histoire de mettre nos populations devant le fait accompli et se pressent d'exécuter leurs viles oeuvres... Des fois que la donne change après les élections du printemps 2012 ?

Avant même que la deuxième réunion de la "table ronde" ne se soit tenue, le 16 janvier prochain, ils ont déjà rayé d'un trait de plume, dans le tableau des "objectifs quantifiés par territoire" des maternités varoises, celle de La Seyne et de l'Ouest-Var ! Vérifiez par vous même en allant à la page 89 de ce document en pdf. Et ils ont fixé la date pour recueillir les avis avant l'adoption de leur schéma régional au... 15 janvier. Soit la veille de la prochaine réunion de la table ronde ! À quoi servira donc cette dernière si tout est bouclé ?

J'ai donc lancé un appel solennel pour les rappeler à notre bon souvenir et leur dire que notre vigilance et notre détermination de faiblissent pas... Et qu'on changera de forme et de ton si nous n'étions pas enfin entendus. Voici donc mon "Appel de Noël et du Solstice" à nous tenir prêts...


"Comment pouvions-nous laisser passer cette période sans évoquer le sort menacé de notre maternité ?

"Que les non-croyants invoquent la souterraine fertilité de la terre au temps du solstice, que différentes croyances invoquent Dieu lui-même, ou celui en qui certains voient son fils, ou d’autres son prophète, du plus loin que l'on puisse remonter dans la nuit des temps, la promesse de fertilité, de renaissance, de retour de la lumière, enfin, de tous temps, les femmes et les hommes ont bercé en ces jours de décembre l'espoir de l'Humanité retrouvée.

"Oui, je lance aujourd'hui cet appel du Solstice et de Noël, appel de Noël de foi pour les uns, appel de tradition fraternelle pour les autres, appel des jours qui croissent pour d’autres encore, cet appel pour notre maternité, en y associant, je crois qu'ils me le permettent, des syndicats, des associations, des partis politiques, des personnalités, des élus, des citoyens, de tous horizons républicains, je ne cesserai de le répéter, pour montrer la force de la mobilisation, et aussi pour saluer cette "bonne volonté des hommes" qui unit la population de notre Ouest du Var pour garder sa maternité, et qui ont bien voulu nous rejoindre dans ce combat juste, ce combat d'avenir.

"Sur ce panneau [amené à l'hôpital, réalisé avec une photo de ma crèche faisant l'objet d'un article précédent], figure la photo d'une sorte de crèche de combat. "Ne touchez pas à la crèche !" pourrait-on dire. Oui, en Provence, croyants, ou mécréants comme moi, nous y tenons à ce village mythique où les santons sont laïques autant que religieux. Où la vie, la vie quotidienne, et ses personnages de légende vivante, habitent nos rêves d’enfants. Et d'anciens enfants...

"Oui. Au moment de Noël, où l'on parle de ventres fertiles, et de chaleur, et de fraternité humaine, de quoi nous parlent-ils, eux, les technocrates ? De matériel de pointe. De technologie pure. De rigueur d'organisation et de gestion.

"Nous, invariablement, nous leur répondons humanité, naissance de petits êtres humains, de petits d’hommes, entourés de l’amour de leurs familles et de leurs proches, de ce sentiment qui distingue l’homme de la bête... À l'acte technique, nous opposons l'acte de vie. Et, alors qu'en France quelque 20 départements, oui, je dis bien départements, comptent moins de 200.000 habitants, ils refuseraient le maintien d’une maternité aux 200.000 résidents de l'Ouest-Var ?

"Quoi ! L’équivalent de tout un département n'aurait plus droit à ce service public de proximité ?

"Amis, camarades, compagnons, et citoyens, êtres debout que nous sommes, au moment où certains de nos compatriotes vont fêter l'Enfant-Roi, où d’autres feront aussi fête humaine, fête d’hommes humains, sans croire à un quelconque dieu, et où d’autres ne fêteront rien par choix ou par contrainte, eh bien, d'autres encore n'auront décidément rien compris. Et continueront d'idolâtrer... l'Argent-Roi. Et de se soumettre à lui.

"Sommes-nous de doux rêveurs ? Oh que non ! Et ils le verront, si la prochaine réunion du 16 janvier, deuxième étape de la table ronde que nous avons obtenue, obtenue tous ensemble, ne se passe pas bien !

"Et elle ne se passera pas bien, hélas, je le crains, tant ils nous mentent en organisant en catimini, dans le dos de nos populations et de leurs élus, un simulacre de concertation par Internet qui arrêtera ses conclusions... juste à la veille de notre prochaine réunion ! Quel irrespect !

"Serions-nous des archaïques, serions-nous des réticents devant les progrès de la médecine ? Mais il n'est que de voir le soutien à notre combat, de personnels soignants, de praticiens, de spécialistes, pour démontrer le contraire !

"Alors je salue aujourd'hui ceux qui, dans la hâte, et au milieu des préparatifs de la fête, la fête chrétienne ou la fête païenne, nous ont rejoints. Et toutes celles et ceux, des milliers, qui nous soutiennent !

"Serge Féraud et ses sacrés rameurs sont là aussi. La traversée de l'espoir ! Jason et les Argonautes de l'espoir ! Traversée de la mer, bien sûr, pour aller en Corse pour des enfants malades, et aujourd’hui, symboliquement, traversée de périodes froides et obscures, pour aller vers l'espérance de la vie retrouvée.

"Je terminerai simplement en évoquant un poème bien connu, un beau texte écrit par un grand homme de lettres, un résistant à l’oppression des hommes par les hommes, un poème de résistance. Je vous en lis la première strophe :

Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous deux adoraient la belle
Prisonnière des soldats
Lequel montait à l'échelle
Et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Qu'importe comment s'appelle
Cette clarté sur leur pas
Que l'un fut de la chapelle
Et l'autre s'y dérobât
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles
Des lèvres du cœur des bras
Et tous les deux disaient qu'elle
Vive et qui vivra verra

"Que vive Noël 2011 ! Que vive l’hôpital public, celui de la République laïque, qui garantit les croyances et les non-croyances de tous et de chacun, la République fraternelle et égalitaire ! Et que vive notre maternité !"


 Merci, grand merci, à toutes celles et ceux qui ont pris de leur temps, en ce jour où on se hâte de faire les derniers achats, où on prépare les agapes du soir de la fête, pour être des nôtres à l'hôpital : mes collègues élus du conseil municipal de toutes les sensibilités de la gauche et de l'écologie, qui me pardonneront de ne pas les citer, Mireille Peirano, vice-présidente de la Région, Patrick Martinenq, conseiller général de La Seyne, les militants du PRG, du MRC, d'Europe Écologie - Les Verts, du PS, du PCF, du NPA, les syndicalistes, les associatifs, les gens engagés dans les Comités d'Intérêt Local, les citoyens, les personnels communaux qui ont assuré la logistique. Et un grand, grand, grand merci à ceux qui ont prêté les costumes des santons vivants, et aux choristes seynois, autour de Madame et Monsieur Pioch, qui, par leurs chants provençaux et universels de Noël, ont autant égayé que donné de la solennité à ce moment fort dans le hall de notre hôpital !


maternite-copie-2.jpg

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 16:29

Je souhaite à tous mes visiteurs de belles fêtes de fin d'année malgré les vicissitudes de l'époque que nous vivons. Et leur adresse un clin d'oeil sur le thème de la solidarité de lutte "Maternité de La Seyne et étable de Bethléem"... manière d'allier lutte et traditions... parce que, tout athée et anti-clérical que je suis, je fais chaque année ma crèche...

creche_2011.jpg

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 06:43

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSGE-yvnueN-9_eUmPQ_VC3PuL5-C1dYWGolCMUdBvN0mMn-v0amgLa deuxième phase de la "table ronde" que j'ai obtenue pour permettre aux élus locaux, au collectif varois de défense de l'accès aux soins, et à tous ceux, notamment professionnels, qui nous accompagnent pour sauver la maternité de l'Ouest Var, était initialement prévue le 16 novembre.

L'Agence Régionale de la Santé (ARS), sans explication, a décidé de l'annuler. Elle a ensuite demandé leurs disponibilités aux participants pour fixer un nouveau rendez-vous. J'ai moi-même communiqué une douzaine de dates possibles en décembre.

Et, figurez-vous, la date retenue a été un des rares jours - le 16 décembre - où trois des participants, et non des moindres du camp des opposants au transfert, le maire d'Ollioules, Robert Bénéventi, le représentant de la Région PACA, Robert Alfonsi, et moi-même, n'étions pas disponibles ! Parce que nous siégeons à l'Assemblée Plénière du Conseil Régional qui se tient à ce moment-là. Sûrement un pur hasard...

Sollicitée pour revoir sa décision, l'ARS a émis une fin de non-recevoir. Mon sang n'a fait qu'un tour ! Et ça a failli "clasher" !

Je me suis entretenu de la question avec Hubert Falco, à la fois président du Conseil de Surveillance de notre centre hospitalier, et président de la communauté d'agglomération TPM, fonction au titre de laquelle il aide notre démarche en reconnaissant que la question des transports pour traverser Toulon est loin d'être réglée, laissant entendre à demi-mot qu'un report de la fermeture serait bienvenu. Il m'a confirmé que les disponibilités des élus locaux étaient prioritaires sur toutes autres et a obtenu ce que, moi, je ne parvenais pas à obtenir, à savoir que la date soit revue. Je l'en remercie sincèrement. Ça aura donc lieu le 16 janvier.

Mais ça atteste tout de même que, pour l'ARS, la fable de La Fontaine qui dit que "selon que vous soyez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir" est érigée en principe de gouvernance. Ce mépris assumé de l'ARS vis-à-vis des élus du peuple, donc des populations, n'est pas nouveau, mais, hélas, ça le confirme. Vivement que ça change !


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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 16:25

http://1.bp.blogspot.com/_VhUPgCQXWEs/S6vNpMTzS0I/AAAAAAAADLM/XmTa3jxplr8/s400/Egalite49%5B1%5D.jpgM. Fillon, Premier Ministre, était des nôtres ce lundi matin pour l'inauguration du nouvel hôpital de Sainte-Musse à Toulon.

Pourquoi dis-je "des nôtres" ? Parce que cet établissement tant espéré, pour l'émergence et la réalisation duquel les politiques varois de toutes sensibilités - exception faite du maire Front National de Toulon entre 1995 et 2001 - ont "mouillé la chemise", est un formidable outil au service des citoyens de l'ensemble de l'agglomération du "Grand Toulon", et même au-delà, et parce que, d'ailleurs, c'est bien un des équipements du bel ensemble public que représente le CHITS, c'est-à-dire le Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon et... La Seyne.

Donc je me sens autorisé à dire que M. Fillon était... des nôtres.

Certes, pour accueillir son honorable hôte, l'élu de la République que je suis a dû passer au contrôle sous un portique électronique, lever les bras devant un service de sécurité (des fois que j'aurais tenté un acte terroriste) et jouer des coudes pour être accepté avec les officiels, comme on dit, pour la visite des locaux. Comme tous les autres élus ?...

Mais je ne vais pas m'attarder sur ces broutilles.

Si. Juste un peu. Pour dire que MM. Fillon et Bertrand, auxquels j'avais par courrier demandé de m'accorder quelques brèves minutes d'audience pour un sujet qui me tient à coeur, le devenir (fermeture ou non) de la maternité de l'Ouest du Var, l'un des éléments forts du dispositif hospitalier de notre territoire, n'ont pas cru devoir demander à leurs services d'avoir la politesse de me répondre, fût-ce pour me dire que la gestion de leur temps ne leur permettait pas de m'écouter quelques instants. S'ils ne le sont pas eux-mêmes, ce que je n'oserais imaginer, leurs collaborateurs sont au bas mot de vrais vilains malotrus (définition académique de ce dernier terme pesé... ICI).

Donc, allez, je passe sur ces futiles fadaises.

Quoi que... à bien y regarder, il me semble que la présence du maire de la deuxième commune concernée par le CHITS (voir plus haut § 2 l'explication du S final de CHITS) aurait pu être autant justifiée sur la tribune, sinon plus, que celle de certains fonctionnaires hospitaliers, quelle que soit leur valeur professionnelle que je reconnais et respecte. Mais, M. Bertrand l'a rappelé dans son interview à Var-matin parue ce jour, ce sont les employés qui décident eux-mêmes (foin des élus du peuple et de la démocratie !) : "C'est un projet [la fermeture de la maternité] qui émane du corps médical lui-même"... Ou, du moins, pour être exact, on devrait parler d'une partie du corps médical... car, s'agissant des autres personnels que les médecins, il leur est interdit de donner leur point de vue, du moins en public (et que quelqu'un tente de me dire que je mens, juste pour voir !).

Mais, allez, je cesse de perdre du temps sur d'insignifiants brimborions.

Pour m'attarder par contre un brin sur les propos de notre Premier Ministre qui, eux, sont plus importants. J'ai retenu deux thèmes majeurs dans l'intervention de M. Fillon.

D'une, il nous a rappellé - si besoin était - que la crise européenne (en clair, ce qu'il a peut-être du mal à expliciter : la crise du capitalisme financier mondial) nous contraint à une gestion des plus serrées de nos services publics. Ça, on savait, mais il est toujours bon de se le rappeler.

De deux, pour nous en tirer face à ladite crise, il nous a expliqué qu'il faut revenir à quelques valeurs fondamentales. J'ai entendu parler "d'excellence" ou de "coopération", jolies valeurs humaines certes, mais pas un mot sur les valeurs de la République, celles qui, depuis 1792, chaque fois que le pays s'est trouvé confronté à une situation de crise et qu'elles ont été fixées comme objectifs majeurs, ont permis à la Nation de se remettre debout.

En l'occurence, parmi ces valeurs républicaines, l'Égalité, inscrite aux frontons de nos édifices publics, qui, s'agissant du service public hospitalier, se traduit normalement en "équité territoriale", c'est-à-dire en aménagement du territoire de la République de telle sorte que nul de ses enfants ne soit en situation de ne pouvoir accéder aux soins du fait de la géographie du lieu où il réside, eh bien, cette Égalité n'a en aucune façon été abordée. Juste une petite phrase pour rappeler que le Var, ce n'est pas que Toulon, et que d'autres communes citées, dont La Seyne, ont droit à l'attention de la puissance publique...

Une attention... mais sans dire comment. Ça aurait pourtant été un bel effet d'annonce que de dire que, au regard des réalités, et montrant une écoute des populations d'une dizaine de communes, très inquiètes, relayées par leurs élus de tous bords, on pouvait compter sur une sorte de moratoire repoussant une décision de fermeture de la maternité de l'hôpital George-Sand.

Quand un Premier Ministre de la France oublie ces fondamentaux là, c'est atterrant. Et inquiétant.

Inquiétant car, croyez-moi, si les 200.000 habitants de notre bassin de vie ont du souci à se faire pour leur maternité, au-delà de ce problème (majeur et sur lequel je ne lâcherai rien), c'est la République dont nous avons hérité de nos anciens qui est grandement en danger.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 17:13

http://www.rouxdebezieux.org/wp-content/uploads/2008/08/tunnel.jpgSi les informations révélées par le quotidien "Var-matin" sont exactes, ce ne serait plus entre mi-2013 et mi-2014 que le second tube (Ouest-Est) de la traversée souterraine de Toulon serait ouvert, mais pas avant 2015...

Une raison majeure de plus pour qu'on arrête de se moquer du monde ! Quatre nouvelles années de haut risque pour les mères ou/et leurs bébés, à 55 minutes de trajet si la maternité de l'hôpital George-Sand venait à fermer !

Et cela juste au moment où une proposition de loi vient d'être déposée sur le bureau de l'Assemblée Nationale, s'appuyant sur une étude de la très officielle Direction de la Recherche, des Études, de l'Évaluation et des Statistiques (DREES), et visant à créer les conditions permettant qu'aucune future maman ne soit jamais à plus de... 45 minutes d'une maternité par trajet automobile !

J'attends donc de mes collègues maires et parlementaires varois, à commencer par Hubert Falco, qui a reconnu officiellement le 26 octobre dernier que la configuration géographique de Toulon est telle que le trajet de l'Ouest du département vers le nouvel hôpital Sainte-Musse pose un réel problème, ce que confirment d'ailleurs les sapeurs-pompiers, demandent avec moi, demain lundi lors de l'inauguration du magnifique nouvel hôpital de Toulon, à F. Fillon, Premier Ministre, et à X. Bertrand, Ministre en charge de la Santé, d'ordonner à l'Agence Régionale de la Santé (ARS), de renoncer à son projet de fermeture de la maternité du bassin de vie de 200.000 habitants que représente l'Ouest toulonnais.

Et j'invite à nouveau mes concitoyens de nos communes victimes de l'odieux aveuglement de l'ARS à venir le dire très nombreux, haut et fort (mais dans le calme, naturellement)...

demain lundi 21 novembre à 10 h 30

Parvis de la Maison des Services Publics de Sainte-Musse - Boulevard des Armaris - Toulon

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSHC2OYC1PijXfmFITqxcO4sCMOa9U75pUS83lXqy1r90_DB7VNvw

Et merci de partager et faire circuler cet article.

Et je relaye la proposition de certaines personnes qui souhaitent "co-voiturer" pour se rendre au rassemblement de se retrouver sur l'espace "des Abeilles" - avenue de la Première Armée Française Rhin et Danube (RD 559 entre l'entrée de la zone de Brégaillon et la Pyrotechnie)

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 22:47

http://www.francesoir.fr/sites/default/files/dynimagecache/822/2362/1677/0-822-2362-1677-494-351/dsc_0416.jpgLe Collectif Varois de défense de l'accès aux soins lance un appel à une mobilisation le jour de l'inauguration du nouvel hôpital de Sainte-Musse, à savoir le lundi 21 novembre à 10 heures 30, devant la Maison des Services Publics de Sainte-Musse, boulevard des Armaris à Toulon.

L'inauguration, en présence de François Fillon, Premier ministre, et de Xavier Bertrand, ministre en charge de la santé, d'un hôpital performant à Toulon-Est ne doit pas servir de prétexte à un démantèlement de l'accès aux soins de proximité, notamment à la fermeture de la maternité des 200.000 habitants de l'Ouest Var installée au coeur de l'hôpital George-Sand de La Seyne contre laquelle nous nous battons depuis des mois.

J'ai d'ailleurs sollicité un rendez-vous du Premier Ministre pour le supplier d'écouter les voix de notre population. J'espère que je pourrai l'obtenir.

Car plus de 21.000 personnes ont signé la pétition contre ce que l'Agence Régionale de la Santé appelle mensongèrement un... "transfert", mais dont tout le monde sait bien qu'il s'agit purement et simplement d'une fermeture. À commencer, d'ailleurs, par les personnels de ce service de qualité, soumis à forte pression par une direction déterminée, qui sont obligés d'expliquer aux mamans qu'ils ne disposent plus de certains produits parce que - ça a été dit pas plus tard qu'hier - le service va fermer.

Je commence à croire que l'on nous mène en bateau en faisant mine de discuter dans le cadre de la "table ronde" que mon périple à vélo jusqu'au secrétariat d'État à la santé a permis d'obtenir. Et dont la deuxième réunion, initialement prévue aujourd'hui 16 novembre, a été reportée sans date de remplacement et sans autre explication que... certains ne pouvaient se rendre disponibles. Mon oeil !

J'invite les Seynois, les Six-Fournais, les Mandréens, les Sanaryens, les Bandolais, les Ollioulais, les Toulonnais de l'Ouest de leur ville, et nos concitoyens des autres communes, qui m'ont si massivement soutenu et encouragés avec enthousiasme lorsque je me suis rendu à Paris à bicyclette pour plaider la cause de notre maternité, à participer avec moi à ce rassemblement.

Et si nous étions le plus nombreux possible, vêtus de jaune comme je l'ai été tout au long de mon périple, ça montrerait notre détermination collective à ne pas accepter l'inadmissible, dans une démarche républicaine, au-delà de nos sensibilités respectives.

Mobilisons-nous. Je sais pouvoir compter sur nos habitants. Nos futures mamans, et toutes les familles de chez nous, leur en seront reconnaissantes. C'est peut-être la dernière occasion forte de faire plier des décideurs arc-boutés sur des positions aberrantes.

Et merci à mes visiteurs de faire largement circuler cet appel.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 21:04

tableronde.JPGJe livre à mes visiteurs le (long, voire trop long, m'a-t-on dit) commentaire que j'ai rédigé après la première réunion de "table ronde" consacrée ce mercredi au devenir de la maternité de La Seyne et de l'Ouest Var...


Une première table ronde relative au devenir de la maternité de l'hôpital de l'Ouest Var implantée à La Seyne s'est tenue durant près de trois heures mercredi soir sous la présidence de l'Agence Régionale de la Santé (ARS). C'est la première phase d'une démarche que j'ai voulue et obtenue, dont j'espère qu'il s'agira - et on ne pourra que s'en féliciter - d'une voie réelle vers une possible remise en question de la décision de fermeture, et non d'un nouveau moyen de remarteler les arguments à sens unique de l'ARS.

Avec la presque totalité de mes collègues maires des communes de l'Ouest toulonnais ainsi que Robert Alfonsi, représentant du conseil régional de Provence Alpes Côte d'Azur, et d'autres personnalités qualifiées, nous avons pu plaider en faveur du maintien de cet équipement public de proximité.

 

PARLONS "TERRITOIRES"...

La maternité de l'hôpital George-Sand n'est pas seulement celle de La Seyne. C'est celle d'un territoire d'environ 200.000 habitants. Un territoire plus peuplé que près d'un sur cinq des départements français ! Qui imaginerait que l'on supprime l'unique maternité dans un département sur cinq ?

Et la population ne cesse de croître à l'Ouest de Toulon. De source officielle (INSEE), la population à augmenté de 60% en 40 ans, et l'estimation est de 20% d'habitants en plus d'ici 15 ans ! Drôle de façon d'anticiper l'avenir proche...

De plus, notre territoire, contrairement aux idées reçues par l'image que l'on se construit au travers d’une vision idéalisée de la côte méditerranéenne ensoleillée, est bien plus pauvre que la moyenne nationale. Le revenu des ménages est 1/3 moindre que le revenu moyen national, 63% des bénéficiaires varois du RSA-RMI y résident, le taux de chômage est au-dessus du taux national. Et notre coin de Var compte les deux plus importants quartiers d'habitat social du département, au sein desquels se cumulent les difficultés sociales, économiques et culturelles : Berthe et La Beaucaire.

Berthe, notamment, véritable petite ville moyenne, avec une population de 15000 habitants, plus peuplée qu'Ollioules ou Sanary, fait l'objet du plus important programme de rénovation urbaine de France, par les moyens engagés rapportés au nombre de ses habitants : 265 millions d'euros. Qui pourrait penser que les institutions publiques investissent de tels moyens de rénovation et de redynamisation si la situation n'était critique et urgente ?

Or tout le monde s'accorde à indiquer que, pour rénover les quartiers populaires et redonner leur dignité à leurs résidents, il faut bien sûr agir sur la qualité du logement et des espaces urbains, mettre en œuvre des incitations à la mixité sociale autant que des mesures d'accompagnement social et d'aide à l'insertion professionnelle, mais aussi - et c'est une constante dans tous les quartiers d'Europe qui bénéficient d'opérations "Politique de la Ville" - en agissant pour la "mixité de fonctions", donc en développant les commerces et... les services publics ! C'est d'ailleurs pour ça que l'hôpital George-Sand a été construit il y a moins de 20 ans à la croisée du quartier Berthe et du centre historique populaire.

Et on voudrait maintenant que le plus symbolique dans les représentations collectives, le plus affectivement lourd de sens parmi les services publics hospitaliers (avec les urgences) soit rayé d'un trait de plume ?

 

PARLONS RÉALITÉS GÉOGRAPHIQUES...

Ne pas considérer la réalité d'un territoire est déjà en soi une grave aberration. La réalité socio-économique de l’Ouest toulonnais plaide à elle seule pour le rejet pur et simple de l'idée farfelue de fermeture de la maternité. Ajoutons à notre réflexion la réalité géographique qui atteste que seuls deux itinéraires, coincés entre mer et montagne, alimentés à leurs deux extrémités par deux autoroutes, permettent de traverser la ville d'Ouest en Est pour rejoindre la future maternité de Sainte-Musse, ce qui, aujourd'hui, conduit à une durée de trajet variant de 50 mn à 1h30 selon la commune d'où l'on vient. Non seulement stupide, mais, de plus, dangereux, pour la vie des mères, ou des enfants, ou des deux... ainsi que l'a confirmé un représentant du personnel des sapeurs-pompiers varois, rappelant aussi que, en période estivale, la population triple... et donc les difficultés de circulation !

Mais, de plus, ne pas considérer la réalité temporelle du territoire constituerait soit une manifestation d'incompétence grave, soit le témoignage d'une volonté délibérée de rompre le pacte social républicain.

 

ET PARLONS "RÉALITÉ TEMPORELLE" DU TERRITOIRE...

Car la réalité temporelle, c'est que, jusque vers 2017, terme prévu des travaux du Transport en Commun en Site Propre (TCSP) de l'agglomération, et en tous cas, ainsi que l'ont confirmé le sénateur-maire de Toulon, Hubert Falco, et le député-maire de Six-Fours, Jean-Sébastien Vialatte, au moins jusqu'à la mi-2014, moment prévu de la mise en service du tube Ouest-Est du tunnel routier, sous réserve que l'élargissement de l'autoroute A57 à sa sortie aura été réalisé, il n'y a aucune amélioration à espérer, justifiant selon eux la prise en compte de cette donnée objective dans le calendrier de la décision de maintien ou de fermeture.

 

LA RAISON ET LE COURAGE

Je salue le courage et la raison de ces deux maires parlementaires qui se sont rangés aux arguments de leurs collègues inquiets, malgré le soutien solidaire normal qu'ils apportent au gouvernement qui a voulu la loi Hôpital Patients Santé Territoire (HPST), dite "loi Bachelot", qui est la cause du démantèlement organisé de l'hôpital public, et donc de notre maternité.

Ce n'est, semble-t-il, pas le cas de l'ARS qui, malgré les avis des élus conscients de l'importance d'un aménagement raisonné du territoire, semblait indiquer au terme de la réunion qu'on ne pourrait attendre trop longtemps. Inepte !

Je salue également les médecins, sages-femmes, et personnels de santé et de secours, ainsi que le syndicat CGT et le collectif varois de défense de l'accès aux soins, qui ont apporté sur la table de la réflexion les arguments juridiques, médicaux et médico-sociaux. Je note également que le syndicat FO, majoritaire au centre hospitalier, a reconnu le bien-fondé de la vision d'aménagement du territoire que je défends.

 

DU GRAND N'IMPORTE QUOI...

Je ne peux enfin comprendre l'argumentaire de la kyrielle de praticiens hospitaliers présents qui, lorsqu'ils n'assènent pas des contre-vérités (parlant d'une... "petite maternité", alors qu'il s'agit de la plus importante du Var, avec 1500 naissances annuelles... et que, réglementairement, on n'envisage de fermeture qu'en dessous de 300 naissances...), semblent ne penser qu'à un hypothétique confort, allant même jusqu'à indiquer que l'exercice de l'obstétrique à George-Sand aurait un caractère dangereux !

Moi, avec la position avancée du service d'Etat Civil municipal que j'ai fait installer aux frais de la commune au cœur même de l'hôpital pour permettre aux mamans et aux papas de participer ensemble à l'acte symboliquement et affectivement important de la déclaration officielle de naissance, je n'enregistre que des naissances. Jamais de décès, heureusement !

Et, si c'était si dangereux de naître et d'accoucher à La Seyne depuis l'ouverture de cet hôpital à peine âgé de 17 ans, il n'y avait qu'à prendre bien avant la seule mesure de sagesse qui s'imposait au nom du principe de précaution : la fermer... si on n'avait pas les moyens de la mettre aux normes de sécurité ! Mais que faisait l'ancienne ARH (Agence Régionale de l'Hospitalisation) ? Et l'ARS d'aujourd'hui ? Ne pouvait-on consacrer le coût d'une journée de nos soldats empêtrés pour rien en Afghanistan (1,3 millions d'euros par jour, d'après la loi de finances...) pour garantir un service sécure ? Et pourquoi, alors, ne fermerait-on pas aussi la maternité d'Hyères ? Et toutes les maternités de niveau 1 (les plus simples, comme la nôtre) de la plupart des départements francais ? Allons, il faut être sérieux.

 

ALLONS, SOYONS SÉRIEUX...

Être sérieux, c'est intégrer que, comme on me l'a indiqué au secrétariat d'Etat à la santé, il n'y aura pas de maternité de niveau 3 à Toulon (celles qui ont le plateau technique le plus performant pour traiter les très rares accouchements très compliqués), parce qu'il y en a déjà deux en région PACA, que la quasi totalité des naissances à risque sont diagnostiquées à l'avance permettant de prendre les mesures utiles, et que, contrairement aux affirmations entendues, les maternités de niveau 3 sont installées dans des Centres Hospitaliers Universitaires (CHU). Ou alors, chiche, fermons la maternité George-Sand dès lors que l'hôpital de Toulon-La Seyne sera un CHU ! Croyez-moi, ça nous laisse de la marge...

Être sérieux, c'est écouter la parole du bon sens, celle des maires qui se sont exprimés et qui portent les aspirations de leurs populations. Et prendre le temps de retravailler la question à la lumière de leurs avis.

Être sérieux, c'est ne pas s'en tenir à la conclusion du Directeur de l'ARS qui, ne voulant pas opposer deux communes d'un même territoire - dans le sens de l'intervention du maire de Toulon et président de l'agglomération -, a tout de même planté un décor en deux camps : celui de la vision de "l'immédiateté" qu'il attribuait implictement aux interventions des édiles, soucieux de leurs populations et de leur territoire, et celui de "la vision d'avenir" qui semble ne tenir compte que de l'outil performant techniquement et technologiquement.

J'aimerais que mon sentiment ne soit qu'une impression fausse mais je suis inquiet du manque de discernement sur l'histoire du territoire, ses réalités géographiques et sociologiques. Quant au perfectionnement de l'outil, j'y suis bien sûr favorable, comme tous, mais lorsque nous entendons des arguments très douteux comme celui expliquant qu'on ne ferme pas la maternité, mais qu'on la... transfère, je doute de la prise en compte de toutes les réalités dans ce projet de ce qui pourrait se traduire par un déménagement brutal...

Car l'ARS indique vouloir aller vite. Même si elle n'indique pas - heureusement ! - vers quelle décision elle veut aller.

 

SOYONS PRÊTS À NOUS MOBILISER !

De mon côté, et justement parce qu'on semble vouloir agir dans l'urgence, je m'engage à poursuivre ma plaidoirie avec déterminatIon. Je sais que tous ceux qui partageaient hier soir mon point de vue, c'est-à-dire tout le monde à des degrés divers, à l'exception des praticiens hospitaliers présents, et qu'elles que soient leurs sensibilités politiques et leurs statuts d'élus, de professionnels ou de représentants de groupes d'intérêts, ne veulent rien lâcher non plus.

Mais il faudra sûrement en appeler à nouveau à nos populations. Je les invite à se tenir prêtes à répondre à un appel à une mobilisation, par exemple à l'occasion de l'inauguration du nouvel hôpital Sainte-Musse, remarquable outil pour les Toulonnais et les habitants de l'Est de l'agglomération (d'ailleurs personne n'oppose l'Est à l'Ouest, ainsi que l'a rappelé le ministre Falco). Celle-ci, prévue le 3 novembre, est reportée au 28, en présence du Premier Ministre et du Ministre de la Santé.

Et je convie mes concitoyens à une rencontre de compte-rendu et de perspectives, mercredi prochain, 2 novembre, à 18 heures, à la salle du conseil municipal. 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 20:00

http://img.over-blog.com/630x470-000000/4/63/11/64//PHOTOS/Jour-11---Auxerre/12-aout-sur-la-route-tournesol.jpgJe suis rentré hier lundi de La Rochelle, où je suis allé assister et participer, dans un premier temps au moment annuel de "co-formation" des élus socialistes, dans un second à l'Université d'été du Parti socialiste.

Après mes dix-sept jours de périple à travers la France pour obtenir d'être reçu à Paris au Secrétariat d'État à la Santé afin de plaider en faveur du maintien de la maternité de l'Ouest toulonnais, je me suis octroyé quatre jours de repos avant de rejoindre à La Rochelle (mais pas à vélo !) cinq mille de mes camarades socialistes pour notre grand rassemblement annuel.

Je ne vais pas vous raconter le détail de ce que j'ai vécu au cours de ce mois d'août, souvent à mon corps défendant, car je ne m'attendais, ni à l'accueil que j'ai reçu partout où je faisais halte, ni à une couverture médiatique telle que celle que l'on a connue tandis que je pédalais vers Paris (voir sur internet les articles de presse et les vidéos ainsi que le blog dédié à mon périple citoyen et résistant).

L'important est que j'ai pu apporter ma contribution à la mobilisation des consciences, car j'ai bien compris que, au-delà de la question de la maternité de La Seyne et des communes voisines, bien sûr majeure pour nous et pour laquelle le combat ne fait que commencer grâce à l'accord que j'ai obtenu à la force de mes mollets de la réouverture de discussions en présence des représentants élus porteurs de la volonté des peuples de nos villes, ma démarche a apporté sa modeste pierre à l'édifice dynamique de la défense de l'ensemble des services publics qu'une Nation républicaine doit, de façon égalitaire et fraternelle, assurer à chacun de ceux qui vivent sur son sol : la santé, bien sûr, mais aussi la sécurité, l'éducation, la justice, un toit, l'accès à l'énergie, à l'eau et aux outils de communication.

Dès demain, je reprendrai contact avec le Ministère pour m'assurer que l'on n'a pas tenté de m'y endormir avec une vague promesse de "table ronde" (ce que je ne crois d'ailleurs pas, tant il me semble que nos arguments ont fait mouche). Celle-ci doit se tenir dans les meilleurs délais, non pas sous l'égide de l'Agence Régionale de la Santé qui a prouvé qu'elle est bien cette officine sans âme, faisant fi de la Constitution de la République, chargée, je ne le répèterai jamais assez, de l'exécution de basses oeuvres de démolition de l'offre publique, mais, ainsi que j'entends l'exiger, sous l'autorité du plus haut représentant de l'État républicain qu'est le préfet du Var. Elle doit se tenir avec les maires de nos communes qui sont élus pour porter les besoins de leurs populations. Elle doit aborder la question dans une logique d'aménagement du territoire, de dynamisation urbaine, d'oeuvre de cohésion sociale, de respect des 200.000 habitants qui vivent leur morceau de République, et pas seulement, comme on voudrait nous l'imposer, sur des bases d'équilibre budgétaire ou de diktat de praticiens hospitaliers.

Mais je m'attellerai aussi au grave sujet de l'intercommunalité que j'ai délaissé pendant ces quelques semaines, parce qu'il n'est pas non plus cohérent avec l'esprit de la Constitution que la coopération entre communes soit imposée, alors même qu'il est gravé dans le marbre de nos institutions que "les collectivités s'administrent librement". Autre combat à reprendre et à mener de pair avec celui de nos services publics, pour parvenir à ce que nos 153 communes du Var s'inscrivent dans une dynamique moderne de coopération choisie.

Et je replongerai dans le quotidien essentiel de l'activité de maire. Il faut mettre une dernière main à la préparation de la rentrée scolaire pour laquelle La Seyne a engagé près d'un million et demi d'euros en plus du savoir-faire et de l'enthousiasme de ses agents des bâtiments communaux. Il faut dresser le bilan des animations estivales avec les élus et personnels municipaux qui s'y sont investis avec une belle détermination. Il faut préparer la signature de la Délégation de Service Public pour la construction de ce crématorium tant attendu par les Seynois et leurs voisins (tiens, tiens, le même "bassin de vie" que celui de la maternité... et, là, aucune Agence Régionale de la Crémation n'y trouve à redire...). Et le week-end des sports joliment qualifié de "Faites du Sport". Et le jumelage avec la ville estonienne de Maardu né d'une coopération industrielle issue de notre entreprise fer de lance, les CNIM. Et le lancement du nouveau bibliobus. Et les cérémonies commémoratives et l'hommage à rendre - enfin ! - à la mémoire des trois pompiers seynois morts en service à La Môle en 2003. Et les incivismes à régler en centre ancien (attention : je vais me fâcher... car la République doit garantir le respect du "mode d'emploi social" à tous ses résidents...). Et le reste...

Et, parmi le reste, la préparation des élections primaires citoyennes, auxquelles j'invite tous les progressistes seynois à participer, qui auront lieu les 9 et 16 octobre prochains, visant à désigner, pour les élections présidentielles du printemps 2012, le-la candidat-e du Parti socialiste et du Parti Radical de Gauche qui devrait être aussi le-la candidat-e du rassemblement de toute la gauche et l'écologie pour le deuxième tour de ces élections capitales pour chasser cette droite cynique du règne de l'argent et du mépris du peuple et des conventions républicaines. Mais j'y reviendrai ces jours prochains.

En attendant, s'il leur reste une petite vingtaine de minutes, j'invite mes visiteurs à visionner le discours d'Harlem Désir, secrétaire du PS, prononcé pour la clôture de l'Université d'été du PS. Moi, ça m'a dopé, s'il en était besoin. Ça devrait le faire aussi pour d'autres...



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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité