22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 16:29

Je souhaite à tous mes visiteurs de belles fêtes de fin d'année malgré les vicissitudes de l'époque que nous vivons. Et leur adresse un clin d'oeil sur le thème de la solidarité de lutte "Maternité de La Seyne et étable de Bethléem"... manière d'allier lutte et traditions... parce que, tout athée et anti-clérical que je suis, je fais chaque année ma crèche...

creche_2011.jpg

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 06:43

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSGE-yvnueN-9_eUmPQ_VC3PuL5-C1dYWGolCMUdBvN0mMn-v0amgLa deuxième phase de la "table ronde" que j'ai obtenue pour permettre aux élus locaux, au collectif varois de défense de l'accès aux soins, et à tous ceux, notamment professionnels, qui nous accompagnent pour sauver la maternité de l'Ouest Var, était initialement prévue le 16 novembre.

L'Agence Régionale de la Santé (ARS), sans explication, a décidé de l'annuler. Elle a ensuite demandé leurs disponibilités aux participants pour fixer un nouveau rendez-vous. J'ai moi-même communiqué une douzaine de dates possibles en décembre.

Et, figurez-vous, la date retenue a été un des rares jours - le 16 décembre - où trois des participants, et non des moindres du camp des opposants au transfert, le maire d'Ollioules, Robert Bénéventi, le représentant de la Région PACA, Robert Alfonsi, et moi-même, n'étions pas disponibles ! Parce que nous siégeons à l'Assemblée Plénière du Conseil Régional qui se tient à ce moment-là. Sûrement un pur hasard...

Sollicitée pour revoir sa décision, l'ARS a émis une fin de non-recevoir. Mon sang n'a fait qu'un tour ! Et ça a failli "clasher" !

Je me suis entretenu de la question avec Hubert Falco, à la fois président du Conseil de Surveillance de notre centre hospitalier, et président de la communauté d'agglomération TPM, fonction au titre de laquelle il aide notre démarche en reconnaissant que la question des transports pour traverser Toulon est loin d'être réglée, laissant entendre à demi-mot qu'un report de la fermeture serait bienvenu. Il m'a confirmé que les disponibilités des élus locaux étaient prioritaires sur toutes autres et a obtenu ce que, moi, je ne parvenais pas à obtenir, à savoir que la date soit revue. Je l'en remercie sincèrement. Ça aura donc lieu le 16 janvier.

Mais ça atteste tout de même que, pour l'ARS, la fable de La Fontaine qui dit que "selon que vous soyez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir" est érigée en principe de gouvernance. Ce mépris assumé de l'ARS vis-à-vis des élus du peuple, donc des populations, n'est pas nouveau, mais, hélas, ça le confirme. Vivement que ça change !


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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 16:25

http://1.bp.blogspot.com/_VhUPgCQXWEs/S6vNpMTzS0I/AAAAAAAADLM/XmTa3jxplr8/s400/Egalite49%5B1%5D.jpgM. Fillon, Premier Ministre, était des nôtres ce lundi matin pour l'inauguration du nouvel hôpital de Sainte-Musse à Toulon.

Pourquoi dis-je "des nôtres" ? Parce que cet établissement tant espéré, pour l'émergence et la réalisation duquel les politiques varois de toutes sensibilités - exception faite du maire Front National de Toulon entre 1995 et 2001 - ont "mouillé la chemise", est un formidable outil au service des citoyens de l'ensemble de l'agglomération du "Grand Toulon", et même au-delà, et parce que, d'ailleurs, c'est bien un des équipements du bel ensemble public que représente le CHITS, c'est-à-dire le Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon et... La Seyne.

Donc je me sens autorisé à dire que M. Fillon était... des nôtres.

Certes, pour accueillir son honorable hôte, l'élu de la République que je suis a dû passer au contrôle sous un portique électronique, lever les bras devant un service de sécurité (des fois que j'aurais tenté un acte terroriste) et jouer des coudes pour être accepté avec les officiels, comme on dit, pour la visite des locaux. Comme tous les autres élus ?...

Mais je ne vais pas m'attarder sur ces broutilles.

Si. Juste un peu. Pour dire que MM. Fillon et Bertrand, auxquels j'avais par courrier demandé de m'accorder quelques brèves minutes d'audience pour un sujet qui me tient à coeur, le devenir (fermeture ou non) de la maternité de l'Ouest du Var, l'un des éléments forts du dispositif hospitalier de notre territoire, n'ont pas cru devoir demander à leurs services d'avoir la politesse de me répondre, fût-ce pour me dire que la gestion de leur temps ne leur permettait pas de m'écouter quelques instants. S'ils ne le sont pas eux-mêmes, ce que je n'oserais imaginer, leurs collaborateurs sont au bas mot de vrais vilains malotrus (définition académique de ce dernier terme pesé... ICI).

Donc, allez, je passe sur ces futiles fadaises.

Quoi que... à bien y regarder, il me semble que la présence du maire de la deuxième commune concernée par le CHITS (voir plus haut § 2 l'explication du S final de CHITS) aurait pu être autant justifiée sur la tribune, sinon plus, que celle de certains fonctionnaires hospitaliers, quelle que soit leur valeur professionnelle que je reconnais et respecte. Mais, M. Bertrand l'a rappelé dans son interview à Var-matin parue ce jour, ce sont les employés qui décident eux-mêmes (foin des élus du peuple et de la démocratie !) : "C'est un projet [la fermeture de la maternité] qui émane du corps médical lui-même"... Ou, du moins, pour être exact, on devrait parler d'une partie du corps médical... car, s'agissant des autres personnels que les médecins, il leur est interdit de donner leur point de vue, du moins en public (et que quelqu'un tente de me dire que je mens, juste pour voir !).

Mais, allez, je cesse de perdre du temps sur d'insignifiants brimborions.

Pour m'attarder par contre un brin sur les propos de notre Premier Ministre qui, eux, sont plus importants. J'ai retenu deux thèmes majeurs dans l'intervention de M. Fillon.

D'une, il nous a rappellé - si besoin était - que la crise européenne (en clair, ce qu'il a peut-être du mal à expliciter : la crise du capitalisme financier mondial) nous contraint à une gestion des plus serrées de nos services publics. Ça, on savait, mais il est toujours bon de se le rappeler.

De deux, pour nous en tirer face à ladite crise, il nous a expliqué qu'il faut revenir à quelques valeurs fondamentales. J'ai entendu parler "d'excellence" ou de "coopération", jolies valeurs humaines certes, mais pas un mot sur les valeurs de la République, celles qui, depuis 1792, chaque fois que le pays s'est trouvé confronté à une situation de crise et qu'elles ont été fixées comme objectifs majeurs, ont permis à la Nation de se remettre debout.

En l'occurence, parmi ces valeurs républicaines, l'Égalité, inscrite aux frontons de nos édifices publics, qui, s'agissant du service public hospitalier, se traduit normalement en "équité territoriale", c'est-à-dire en aménagement du territoire de la République de telle sorte que nul de ses enfants ne soit en situation de ne pouvoir accéder aux soins du fait de la géographie du lieu où il réside, eh bien, cette Égalité n'a en aucune façon été abordée. Juste une petite phrase pour rappeler que le Var, ce n'est pas que Toulon, et que d'autres communes citées, dont La Seyne, ont droit à l'attention de la puissance publique...

Une attention... mais sans dire comment. Ça aurait pourtant été un bel effet d'annonce que de dire que, au regard des réalités, et montrant une écoute des populations d'une dizaine de communes, très inquiètes, relayées par leurs élus de tous bords, on pouvait compter sur une sorte de moratoire repoussant une décision de fermeture de la maternité de l'hôpital George-Sand.

Quand un Premier Ministre de la France oublie ces fondamentaux là, c'est atterrant. Et inquiétant.

Inquiétant car, croyez-moi, si les 200.000 habitants de notre bassin de vie ont du souci à se faire pour leur maternité, au-delà de ce problème (majeur et sur lequel je ne lâcherai rien), c'est la République dont nous avons hérité de nos anciens qui est grandement en danger.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 17:13

http://www.rouxdebezieux.org/wp-content/uploads/2008/08/tunnel.jpgSi les informations révélées par le quotidien "Var-matin" sont exactes, ce ne serait plus entre mi-2013 et mi-2014 que le second tube (Ouest-Est) de la traversée souterraine de Toulon serait ouvert, mais pas avant 2015...

Une raison majeure de plus pour qu'on arrête de se moquer du monde ! Quatre nouvelles années de haut risque pour les mères ou/et leurs bébés, à 55 minutes de trajet si la maternité de l'hôpital George-Sand venait à fermer !

Et cela juste au moment où une proposition de loi vient d'être déposée sur le bureau de l'Assemblée Nationale, s'appuyant sur une étude de la très officielle Direction de la Recherche, des Études, de l'Évaluation et des Statistiques (DREES), et visant à créer les conditions permettant qu'aucune future maman ne soit jamais à plus de... 45 minutes d'une maternité par trajet automobile !

J'attends donc de mes collègues maires et parlementaires varois, à commencer par Hubert Falco, qui a reconnu officiellement le 26 octobre dernier que la configuration géographique de Toulon est telle que le trajet de l'Ouest du département vers le nouvel hôpital Sainte-Musse pose un réel problème, ce que confirment d'ailleurs les sapeurs-pompiers, demandent avec moi, demain lundi lors de l'inauguration du magnifique nouvel hôpital de Toulon, à F. Fillon, Premier Ministre, et à X. Bertrand, Ministre en charge de la Santé, d'ordonner à l'Agence Régionale de la Santé (ARS), de renoncer à son projet de fermeture de la maternité du bassin de vie de 200.000 habitants que représente l'Ouest toulonnais.

Et j'invite à nouveau mes concitoyens de nos communes victimes de l'odieux aveuglement de l'ARS à venir le dire très nombreux, haut et fort (mais dans le calme, naturellement)...

demain lundi 21 novembre à 10 h 30

Parvis de la Maison des Services Publics de Sainte-Musse - Boulevard des Armaris - Toulon

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSHC2OYC1PijXfmFITqxcO4sCMOa9U75pUS83lXqy1r90_DB7VNvw

Et merci de partager et faire circuler cet article.

Et je relaye la proposition de certaines personnes qui souhaitent "co-voiturer" pour se rendre au rassemblement de se retrouver sur l'espace "des Abeilles" - avenue de la Première Armée Française Rhin et Danube (RD 559 entre l'entrée de la zone de Brégaillon et la Pyrotechnie)

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 22:47

http://www.francesoir.fr/sites/default/files/dynimagecache/822/2362/1677/0-822-2362-1677-494-351/dsc_0416.jpgLe Collectif Varois de défense de l'accès aux soins lance un appel à une mobilisation le jour de l'inauguration du nouvel hôpital de Sainte-Musse, à savoir le lundi 21 novembre à 10 heures 30, devant la Maison des Services Publics de Sainte-Musse, boulevard des Armaris à Toulon.

L'inauguration, en présence de François Fillon, Premier ministre, et de Xavier Bertrand, ministre en charge de la santé, d'un hôpital performant à Toulon-Est ne doit pas servir de prétexte à un démantèlement de l'accès aux soins de proximité, notamment à la fermeture de la maternité des 200.000 habitants de l'Ouest Var installée au coeur de l'hôpital George-Sand de La Seyne contre laquelle nous nous battons depuis des mois.

J'ai d'ailleurs sollicité un rendez-vous du Premier Ministre pour le supplier d'écouter les voix de notre population. J'espère que je pourrai l'obtenir.

Car plus de 21.000 personnes ont signé la pétition contre ce que l'Agence Régionale de la Santé appelle mensongèrement un... "transfert", mais dont tout le monde sait bien qu'il s'agit purement et simplement d'une fermeture. À commencer, d'ailleurs, par les personnels de ce service de qualité, soumis à forte pression par une direction déterminée, qui sont obligés d'expliquer aux mamans qu'ils ne disposent plus de certains produits parce que - ça a été dit pas plus tard qu'hier - le service va fermer.

Je commence à croire que l'on nous mène en bateau en faisant mine de discuter dans le cadre de la "table ronde" que mon périple à vélo jusqu'au secrétariat d'État à la santé a permis d'obtenir. Et dont la deuxième réunion, initialement prévue aujourd'hui 16 novembre, a été reportée sans date de remplacement et sans autre explication que... certains ne pouvaient se rendre disponibles. Mon oeil !

J'invite les Seynois, les Six-Fournais, les Mandréens, les Sanaryens, les Bandolais, les Ollioulais, les Toulonnais de l'Ouest de leur ville, et nos concitoyens des autres communes, qui m'ont si massivement soutenu et encouragés avec enthousiasme lorsque je me suis rendu à Paris à bicyclette pour plaider la cause de notre maternité, à participer avec moi à ce rassemblement.

Et si nous étions le plus nombreux possible, vêtus de jaune comme je l'ai été tout au long de mon périple, ça montrerait notre détermination collective à ne pas accepter l'inadmissible, dans une démarche républicaine, au-delà de nos sensibilités respectives.

Mobilisons-nous. Je sais pouvoir compter sur nos habitants. Nos futures mamans, et toutes les familles de chez nous, leur en seront reconnaissantes. C'est peut-être la dernière occasion forte de faire plier des décideurs arc-boutés sur des positions aberrantes.

Et merci à mes visiteurs de faire largement circuler cet appel.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 21:04

tableronde.JPGJe livre à mes visiteurs le (long, voire trop long, m'a-t-on dit) commentaire que j'ai rédigé après la première réunion de "table ronde" consacrée ce mercredi au devenir de la maternité de La Seyne et de l'Ouest Var...


Une première table ronde relative au devenir de la maternité de l'hôpital de l'Ouest Var implantée à La Seyne s'est tenue durant près de trois heures mercredi soir sous la présidence de l'Agence Régionale de la Santé (ARS). C'est la première phase d'une démarche que j'ai voulue et obtenue, dont j'espère qu'il s'agira - et on ne pourra que s'en féliciter - d'une voie réelle vers une possible remise en question de la décision de fermeture, et non d'un nouveau moyen de remarteler les arguments à sens unique de l'ARS.

Avec la presque totalité de mes collègues maires des communes de l'Ouest toulonnais ainsi que Robert Alfonsi, représentant du conseil régional de Provence Alpes Côte d'Azur, et d'autres personnalités qualifiées, nous avons pu plaider en faveur du maintien de cet équipement public de proximité.

 

PARLONS "TERRITOIRES"...

La maternité de l'hôpital George-Sand n'est pas seulement celle de La Seyne. C'est celle d'un territoire d'environ 200.000 habitants. Un territoire plus peuplé que près d'un sur cinq des départements français ! Qui imaginerait que l'on supprime l'unique maternité dans un département sur cinq ?

Et la population ne cesse de croître à l'Ouest de Toulon. De source officielle (INSEE), la population à augmenté de 60% en 40 ans, et l'estimation est de 20% d'habitants en plus d'ici 15 ans ! Drôle de façon d'anticiper l'avenir proche...

De plus, notre territoire, contrairement aux idées reçues par l'image que l'on se construit au travers d’une vision idéalisée de la côte méditerranéenne ensoleillée, est bien plus pauvre que la moyenne nationale. Le revenu des ménages est 1/3 moindre que le revenu moyen national, 63% des bénéficiaires varois du RSA-RMI y résident, le taux de chômage est au-dessus du taux national. Et notre coin de Var compte les deux plus importants quartiers d'habitat social du département, au sein desquels se cumulent les difficultés sociales, économiques et culturelles : Berthe et La Beaucaire.

Berthe, notamment, véritable petite ville moyenne, avec une population de 15000 habitants, plus peuplée qu'Ollioules ou Sanary, fait l'objet du plus important programme de rénovation urbaine de France, par les moyens engagés rapportés au nombre de ses habitants : 265 millions d'euros. Qui pourrait penser que les institutions publiques investissent de tels moyens de rénovation et de redynamisation si la situation n'était critique et urgente ?

Or tout le monde s'accorde à indiquer que, pour rénover les quartiers populaires et redonner leur dignité à leurs résidents, il faut bien sûr agir sur la qualité du logement et des espaces urbains, mettre en œuvre des incitations à la mixité sociale autant que des mesures d'accompagnement social et d'aide à l'insertion professionnelle, mais aussi - et c'est une constante dans tous les quartiers d'Europe qui bénéficient d'opérations "Politique de la Ville" - en agissant pour la "mixité de fonctions", donc en développant les commerces et... les services publics ! C'est d'ailleurs pour ça que l'hôpital George-Sand a été construit il y a moins de 20 ans à la croisée du quartier Berthe et du centre historique populaire.

Et on voudrait maintenant que le plus symbolique dans les représentations collectives, le plus affectivement lourd de sens parmi les services publics hospitaliers (avec les urgences) soit rayé d'un trait de plume ?

 

PARLONS RÉALITÉS GÉOGRAPHIQUES...

Ne pas considérer la réalité d'un territoire est déjà en soi une grave aberration. La réalité socio-économique de l’Ouest toulonnais plaide à elle seule pour le rejet pur et simple de l'idée farfelue de fermeture de la maternité. Ajoutons à notre réflexion la réalité géographique qui atteste que seuls deux itinéraires, coincés entre mer et montagne, alimentés à leurs deux extrémités par deux autoroutes, permettent de traverser la ville d'Ouest en Est pour rejoindre la future maternité de Sainte-Musse, ce qui, aujourd'hui, conduit à une durée de trajet variant de 50 mn à 1h30 selon la commune d'où l'on vient. Non seulement stupide, mais, de plus, dangereux, pour la vie des mères, ou des enfants, ou des deux... ainsi que l'a confirmé un représentant du personnel des sapeurs-pompiers varois, rappelant aussi que, en période estivale, la population triple... et donc les difficultés de circulation !

Mais, de plus, ne pas considérer la réalité temporelle du territoire constituerait soit une manifestation d'incompétence grave, soit le témoignage d'une volonté délibérée de rompre le pacte social républicain.

 

ET PARLONS "RÉALITÉ TEMPORELLE" DU TERRITOIRE...

Car la réalité temporelle, c'est que, jusque vers 2017, terme prévu des travaux du Transport en Commun en Site Propre (TCSP) de l'agglomération, et en tous cas, ainsi que l'ont confirmé le sénateur-maire de Toulon, Hubert Falco, et le député-maire de Six-Fours, Jean-Sébastien Vialatte, au moins jusqu'à la mi-2014, moment prévu de la mise en service du tube Ouest-Est du tunnel routier, sous réserve que l'élargissement de l'autoroute A57 à sa sortie aura été réalisé, il n'y a aucune amélioration à espérer, justifiant selon eux la prise en compte de cette donnée objective dans le calendrier de la décision de maintien ou de fermeture.

 

LA RAISON ET LE COURAGE

Je salue le courage et la raison de ces deux maires parlementaires qui se sont rangés aux arguments de leurs collègues inquiets, malgré le soutien solidaire normal qu'ils apportent au gouvernement qui a voulu la loi Hôpital Patients Santé Territoire (HPST), dite "loi Bachelot", qui est la cause du démantèlement organisé de l'hôpital public, et donc de notre maternité.

Ce n'est, semble-t-il, pas le cas de l'ARS qui, malgré les avis des élus conscients de l'importance d'un aménagement raisonné du territoire, semblait indiquer au terme de la réunion qu'on ne pourrait attendre trop longtemps. Inepte !

Je salue également les médecins, sages-femmes, et personnels de santé et de secours, ainsi que le syndicat CGT et le collectif varois de défense de l'accès aux soins, qui ont apporté sur la table de la réflexion les arguments juridiques, médicaux et médico-sociaux. Je note également que le syndicat FO, majoritaire au centre hospitalier, a reconnu le bien-fondé de la vision d'aménagement du territoire que je défends.

 

DU GRAND N'IMPORTE QUOI...

Je ne peux enfin comprendre l'argumentaire de la kyrielle de praticiens hospitaliers présents qui, lorsqu'ils n'assènent pas des contre-vérités (parlant d'une... "petite maternité", alors qu'il s'agit de la plus importante du Var, avec 1500 naissances annuelles... et que, réglementairement, on n'envisage de fermeture qu'en dessous de 300 naissances...), semblent ne penser qu'à un hypothétique confort, allant même jusqu'à indiquer que l'exercice de l'obstétrique à George-Sand aurait un caractère dangereux !

Moi, avec la position avancée du service d'Etat Civil municipal que j'ai fait installer aux frais de la commune au cœur même de l'hôpital pour permettre aux mamans et aux papas de participer ensemble à l'acte symboliquement et affectivement important de la déclaration officielle de naissance, je n'enregistre que des naissances. Jamais de décès, heureusement !

Et, si c'était si dangereux de naître et d'accoucher à La Seyne depuis l'ouverture de cet hôpital à peine âgé de 17 ans, il n'y avait qu'à prendre bien avant la seule mesure de sagesse qui s'imposait au nom du principe de précaution : la fermer... si on n'avait pas les moyens de la mettre aux normes de sécurité ! Mais que faisait l'ancienne ARH (Agence Régionale de l'Hospitalisation) ? Et l'ARS d'aujourd'hui ? Ne pouvait-on consacrer le coût d'une journée de nos soldats empêtrés pour rien en Afghanistan (1,3 millions d'euros par jour, d'après la loi de finances...) pour garantir un service sécure ? Et pourquoi, alors, ne fermerait-on pas aussi la maternité d'Hyères ? Et toutes les maternités de niveau 1 (les plus simples, comme la nôtre) de la plupart des départements francais ? Allons, il faut être sérieux.

 

ALLONS, SOYONS SÉRIEUX...

Être sérieux, c'est intégrer que, comme on me l'a indiqué au secrétariat d'Etat à la santé, il n'y aura pas de maternité de niveau 3 à Toulon (celles qui ont le plateau technique le plus performant pour traiter les très rares accouchements très compliqués), parce qu'il y en a déjà deux en région PACA, que la quasi totalité des naissances à risque sont diagnostiquées à l'avance permettant de prendre les mesures utiles, et que, contrairement aux affirmations entendues, les maternités de niveau 3 sont installées dans des Centres Hospitaliers Universitaires (CHU). Ou alors, chiche, fermons la maternité George-Sand dès lors que l'hôpital de Toulon-La Seyne sera un CHU ! Croyez-moi, ça nous laisse de la marge...

Être sérieux, c'est écouter la parole du bon sens, celle des maires qui se sont exprimés et qui portent les aspirations de leurs populations. Et prendre le temps de retravailler la question à la lumière de leurs avis.

Être sérieux, c'est ne pas s'en tenir à la conclusion du Directeur de l'ARS qui, ne voulant pas opposer deux communes d'un même territoire - dans le sens de l'intervention du maire de Toulon et président de l'agglomération -, a tout de même planté un décor en deux camps : celui de la vision de "l'immédiateté" qu'il attribuait implictement aux interventions des édiles, soucieux de leurs populations et de leur territoire, et celui de "la vision d'avenir" qui semble ne tenir compte que de l'outil performant techniquement et technologiquement.

J'aimerais que mon sentiment ne soit qu'une impression fausse mais je suis inquiet du manque de discernement sur l'histoire du territoire, ses réalités géographiques et sociologiques. Quant au perfectionnement de l'outil, j'y suis bien sûr favorable, comme tous, mais lorsque nous entendons des arguments très douteux comme celui expliquant qu'on ne ferme pas la maternité, mais qu'on la... transfère, je doute de la prise en compte de toutes les réalités dans ce projet de ce qui pourrait se traduire par un déménagement brutal...

Car l'ARS indique vouloir aller vite. Même si elle n'indique pas - heureusement ! - vers quelle décision elle veut aller.

 

SOYONS PRÊTS À NOUS MOBILISER !

De mon côté, et justement parce qu'on semble vouloir agir dans l'urgence, je m'engage à poursuivre ma plaidoirie avec déterminatIon. Je sais que tous ceux qui partageaient hier soir mon point de vue, c'est-à-dire tout le monde à des degrés divers, à l'exception des praticiens hospitaliers présents, et qu'elles que soient leurs sensibilités politiques et leurs statuts d'élus, de professionnels ou de représentants de groupes d'intérêts, ne veulent rien lâcher non plus.

Mais il faudra sûrement en appeler à nouveau à nos populations. Je les invite à se tenir prêtes à répondre à un appel à une mobilisation, par exemple à l'occasion de l'inauguration du nouvel hôpital Sainte-Musse, remarquable outil pour les Toulonnais et les habitants de l'Est de l'agglomération (d'ailleurs personne n'oppose l'Est à l'Ouest, ainsi que l'a rappelé le ministre Falco). Celle-ci, prévue le 3 novembre, est reportée au 28, en présence du Premier Ministre et du Ministre de la Santé.

Et je convie mes concitoyens à une rencontre de compte-rendu et de perspectives, mercredi prochain, 2 novembre, à 18 heures, à la salle du conseil municipal. 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 20:00

http://img.over-blog.com/630x470-000000/4/63/11/64//PHOTOS/Jour-11---Auxerre/12-aout-sur-la-route-tournesol.jpgJe suis rentré hier lundi de La Rochelle, où je suis allé assister et participer, dans un premier temps au moment annuel de "co-formation" des élus socialistes, dans un second à l'Université d'été du Parti socialiste.

Après mes dix-sept jours de périple à travers la France pour obtenir d'être reçu à Paris au Secrétariat d'État à la Santé afin de plaider en faveur du maintien de la maternité de l'Ouest toulonnais, je me suis octroyé quatre jours de repos avant de rejoindre à La Rochelle (mais pas à vélo !) cinq mille de mes camarades socialistes pour notre grand rassemblement annuel.

Je ne vais pas vous raconter le détail de ce que j'ai vécu au cours de ce mois d'août, souvent à mon corps défendant, car je ne m'attendais, ni à l'accueil que j'ai reçu partout où je faisais halte, ni à une couverture médiatique telle que celle que l'on a connue tandis que je pédalais vers Paris (voir sur internet les articles de presse et les vidéos ainsi que le blog dédié à mon périple citoyen et résistant).

L'important est que j'ai pu apporter ma contribution à la mobilisation des consciences, car j'ai bien compris que, au-delà de la question de la maternité de La Seyne et des communes voisines, bien sûr majeure pour nous et pour laquelle le combat ne fait que commencer grâce à l'accord que j'ai obtenu à la force de mes mollets de la réouverture de discussions en présence des représentants élus porteurs de la volonté des peuples de nos villes, ma démarche a apporté sa modeste pierre à l'édifice dynamique de la défense de l'ensemble des services publics qu'une Nation républicaine doit, de façon égalitaire et fraternelle, assurer à chacun de ceux qui vivent sur son sol : la santé, bien sûr, mais aussi la sécurité, l'éducation, la justice, un toit, l'accès à l'énergie, à l'eau et aux outils de communication.

Dès demain, je reprendrai contact avec le Ministère pour m'assurer que l'on n'a pas tenté de m'y endormir avec une vague promesse de "table ronde" (ce que je ne crois d'ailleurs pas, tant il me semble que nos arguments ont fait mouche). Celle-ci doit se tenir dans les meilleurs délais, non pas sous l'égide de l'Agence Régionale de la Santé qui a prouvé qu'elle est bien cette officine sans âme, faisant fi de la Constitution de la République, chargée, je ne le répèterai jamais assez, de l'exécution de basses oeuvres de démolition de l'offre publique, mais, ainsi que j'entends l'exiger, sous l'autorité du plus haut représentant de l'État républicain qu'est le préfet du Var. Elle doit se tenir avec les maires de nos communes qui sont élus pour porter les besoins de leurs populations. Elle doit aborder la question dans une logique d'aménagement du territoire, de dynamisation urbaine, d'oeuvre de cohésion sociale, de respect des 200.000 habitants qui vivent leur morceau de République, et pas seulement, comme on voudrait nous l'imposer, sur des bases d'équilibre budgétaire ou de diktat de praticiens hospitaliers.

Mais je m'attellerai aussi au grave sujet de l'intercommunalité que j'ai délaissé pendant ces quelques semaines, parce qu'il n'est pas non plus cohérent avec l'esprit de la Constitution que la coopération entre communes soit imposée, alors même qu'il est gravé dans le marbre de nos institutions que "les collectivités s'administrent librement". Autre combat à reprendre et à mener de pair avec celui de nos services publics, pour parvenir à ce que nos 153 communes du Var s'inscrivent dans une dynamique moderne de coopération choisie.

Et je replongerai dans le quotidien essentiel de l'activité de maire. Il faut mettre une dernière main à la préparation de la rentrée scolaire pour laquelle La Seyne a engagé près d'un million et demi d'euros en plus du savoir-faire et de l'enthousiasme de ses agents des bâtiments communaux. Il faut dresser le bilan des animations estivales avec les élus et personnels municipaux qui s'y sont investis avec une belle détermination. Il faut préparer la signature de la Délégation de Service Public pour la construction de ce crématorium tant attendu par les Seynois et leurs voisins (tiens, tiens, le même "bassin de vie" que celui de la maternité... et, là, aucune Agence Régionale de la Crémation n'y trouve à redire...). Et le week-end des sports joliment qualifié de "Faites du Sport". Et le jumelage avec la ville estonienne de Maardu né d'une coopération industrielle issue de notre entreprise fer de lance, les CNIM. Et le lancement du nouveau bibliobus. Et les cérémonies commémoratives et l'hommage à rendre - enfin ! - à la mémoire des trois pompiers seynois morts en service à La Môle en 2003. Et les incivismes à régler en centre ancien (attention : je vais me fâcher... car la République doit garantir le respect du "mode d'emploi social" à tous ses résidents...). Et le reste...

Et, parmi le reste, la préparation des élections primaires citoyennes, auxquelles j'invite tous les progressistes seynois à participer, qui auront lieu les 9 et 16 octobre prochains, visant à désigner, pour les élections présidentielles du printemps 2012, le-la candidat-e du Parti socialiste et du Parti Radical de Gauche qui devrait être aussi le-la candidat-e du rassemblement de toute la gauche et l'écologie pour le deuxième tour de ces élections capitales pour chasser cette droite cynique du règne de l'argent et du mépris du peuple et des conventions républicaines. Mais j'y reviendrai ces jours prochains.

En attendant, s'il leur reste une petite vingtaine de minutes, j'invite mes visiteurs à visionner le discours d'Harlem Désir, secrétaire du PS, prononcé pour la clôture de l'Université d'été du PS. Moi, ça m'a dopé, s'il en était besoin. Ça devrait le faire aussi pour d'autres...



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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 04:41

http://img.over-blog.com/423x600/4/63/11/64/Carte-Etapes----Pour-sauver-la-maternite-de-La-Seyne--cha.jpgLes visiteurs de mon blog pardonneront d'abord mon silence sur celui-ci et sur les réseaux sociaux depuis plus d'un mois : le temps nécessaire à la livraison de mon nouvel ordinateur, l'ancien ayant fini par rendre l'âme après six années de bons et loyaux services...

Et puis, quand bien même eussé-je été livré plus tôt, j'aurais sûrement peiné à trouver le temps de rédiger beaucoup d'articles car je consacre depuis quelques semaines une bonne part de mon temps libre à un petit entraînement physique...

Parce que, au cours des quinze jours de vacances que je me suis fixé de prendre au mois d'août, j'ai décidé d'enfourcher mon vélo pour porter à Paris, au ministère de la santé, les quelque 20.000 signatures de la pétition qui ont été récoltées pour exiger le maintien de la maternité de La Seyne et de l'Ouest toulonnais.

J'entreprendrai, du 1er au 16 août, un périple de 950 km en 15 étapes au terme duquel j'espère bien être reçu au cabinet du ministre en charge de la santé pour plaider en faveur de ce service public de soins essentiel dans un bassin de 200.000 habitants.

L'idée n'est pas de jouer au héros (c'est un vélo à assistance électrique...) mais de faire étape dans un certain nombre de communes françaises qui connaissent le même genre de difficultés avec l'application de la loi "Hôpital, Patients, Santé et Territoires" qui n'est rien d'autre qu'un démantèlement organisé du service public de soins sur tout le territoire de la République.

L'équipe qui s'est engagée avec moi dans cette "aventure" qui permettra de joindre l'utile à l'agréable des vacances actives a créé un blog spécialement dédié sur lequel vous pourrez suivre le déroulement de cette démarche.

Merci à tous ceux qui nous ont déjà témoigné leurs encouragements et ceux qui vont le faire. Franchement, c'est pour une bonne cause.

> un petit reportage sur i-télé

> il est encore temps de signer la pétition en ligne

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 20:37

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTNiwZuPh2tgHQGXcXlTg-M6oDVq3QDZ7RYCcj8ZwQ8EjBC8tiH5g"Ils" nous prennent vraiment pour des billes !

M. Deroubaix, Directeur de l'Agence Régionale de la Santé, l'officine parapublique chargée de mettre à exécution les lamentables décisions du gouvernement de fusiller sans sommation les services publics hospitaliers locaux, doit me rappeler. Car j'ai tenté en vain de le joindre au téléphone cet après-midi, vers 17 heures. Il est presque minuit et je crois que je ne vais pas veiller plus longtemps dans l'attente de ce que m'a promis une de ses collaboratrices : qu'il me rappelle sur mon portable dès que sa réunion sera terminée.

Diantre ! Ce doit être une réunion d'importance pour que, sept heures après, elle ne soit pas terminée !

Je crois, mais peut-être me trompé-je, qu'il n'a rien à me dire d'autre que ce qu'il m'a dit lorsqu'il m'a honoré d'une visite à La Seyne : la maternité de La Seyne va fermer. Et pourtant, il faudra bien qu'il nous entende, nous les maires d'Ollioules, Saint-Mandrier, Sanary, et La Seyne, qui ne sommes pas disposés à ce que les choses se passent ainsi. Parce que, au-delà de nos diversités politiques (je suis le seul maire de gauche des quatre), nous n'entendons pas baisser les bras.

Mais, manifestement, que nos peuples de l'Ouest toulonnais le veuillent ou non, ces messieurs s'assoient sur nos avis. Ceux des élus du peuple dont ils n'ont que faire. Portant la parole d'un peuple dont ils n'ont que faire.

Eh bien, on va les faire changer d'avis, ces gens-là qui nous ont qualifiés "d'agitateurs" dans des échanges de mails avec une députée varoise !

J'ai commencé par installer mon bureau ce midi dans le hall de l'hôpital George-Sand de La Seyne. Et j'ai bien l'intention de m'y implanter régulièrement, pour faire mon travail de maire, pour recevoir mes visiteurs, pour travailler avec mes collègues élus, les services communaux, ou des partenaires, et pour continuer, comme je l'ai fait aujourd'hui, à sensibiliser les usagers de l'hôpital et leurs visiteurs (ceux qui, il y a quelques temps, pouvaient lire des affiches mensongères indiquant que le transfert de la maternité était... une rumeur), et les personnels hospitaliers victimes d'une désinformation organisée sur fond de soi-disant sécurité sanitaire (fastoche, me l'ont indiqué des médecins hospitaliers aujourd'hui : tu fermes le laboratoire, tu expédies ailleurs les pédiatres - ce "qu'ils" ont fait - et les médecins et autres personnels se trouvent privés des moyens d'exercer sereinement leur mission d'obstétrique, avec la complicité incroyable de ce que certains ont qualifié de "syndicat maison à la botte de la direction" - je ne crois pas qu'il s'agisse de la CGT...).

Moi, ce que j'ai retenu de ma première journée dans le hall de l'hôpital, c'est que les centaines de gens, jeunes mamans et papas, futurs mamans et papas, proches des parturientes, patients de tous âges qui venaient à l'hôpital pour mille et une raisons autres qu'un accouchement, avec lesquels j'ai discuté, sont unanimement et farouchement opposés à la fermeture de la seule maternité de l'Ouest Var. Celle où se déroule le plus grand nombre d'accouchements du département. Et ce ne sont pas tous, loin de là, m'a-t-il semblé, des "agitateurs du mouvement social", comme certains voudraient le faire croire.

Alors je vais continuer. Et passer à la vitesse supérieure. Parce que c'est mon devoir.

Que les choses soient claires : j'exige, élu démocratiquement pour porter la voix de mon peuple, et au nom de celui-ci, pour l'hôpital George-Sand de La Seyne, la réinstallation d'un laboratoire et des moyens de chirurgie et de pédiatrie suffisants, avec l'assurance du maintien dans cet établissement d'un vrai service de maternité (seulement de niveau 1, n'exagérons rien !), et non les expédients proposés à grand renfort de supports coûteux de communication installés dans l'entrée de notre hôpital (pourquoi juste maintenant, tiens, tiens... ?) faisant mine de vanter les bienfaits de succédanés de service public hospitalier, genre consultations pré-natales ou néo-natales, qui ne sauraient remplacer une véritable offre de prise en compte des mères et des enfants que les 120.000 habitants de l'Ouest toulonnais sont en droit d'attendre de l'État, au nom de deux des simples valeurs de la République française : l'Égalité, et la Fraternité, celle que l'on nomme aujourd'hui la Solidarité. Et même de la troisième, la Liberté. Celle de choisir d'accoucher dans un hôpital public.

Sinon...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 09:25

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSTtZTtGqNhabxcNsaXDSkUvspiIwCYr61frFqoUxnUY4tjjKCrrADepuis quelques temps, je rencontre des professionnels de la santé pour comprendre s'il existe de véritables risques sanitaires en cas de fermeture de la maternité de La Seyne.

Surprise : ils sont formels et mon tout dernier échange avec un gynécologue-obstétricien expérimenté résume les points de vue que j'ai recueillis : "Il va y avoir mort : des mères, ou des bébés, ou des deux !"

Leurs explications sont de trois ordres.

La question du temps de trajet est majeure : selon eux, au-delà d'une demi-heure, le danger existe. Or nous en avons déjà apporté la preuve : de l'actuel hôpital de La Seyne au chantier du futur hôpital Sainte-Musse, il faut plus de 55 minutes de trajet en voiture. Je laisse chacun calculer combien de temps supplémentaire il faudra pour venir de Saint-Mandrier, Sanary, Le Beausset ou Signes ! Sapeurs-pompiers et médecins s'accordent à dire que le risque est très réel, même au départ de La Seyne, et tant que le tunnel de Toulon et l'élargissement de l'autoroute ne seront pas réalisés... ce qui va prendre encore plusieurs années, selon les dires du directeur d'une des entreprises de travaux publics qui y travaille, et sous réserve que les financeurs (Etat, collectivités) parviennent à s'entendre rapidement pour couvrir le surcoût évalué à 70 millions d'euros...

Les médecins expliquent par ailleurs que l'on nous ment et que le programme de réduction du nombre de maternités du centre et de l'Ouest du Var empêchera qu'une maternité de niveau 3 (la plus performante en matière de sécurité médicale) soit installée à l'hôpital Sainte-Musse, d'une part parce que, pour qu'il y ait une maternité de niveau 3, il faut qu'il y en ait aussi une de niveau 1 ou 2 dans la zone couverte, ce qui ne sera pas le cas avec les fermetures programmées, et d'autre part parce que le nombre prévisionnel de naissances découlant des restructurations des autres établissements empêchera de disposer d'un nombre suffisant d'installations médicales nécessaires. Jugez plutôt...

La future maternité de Toulon devrait accueillir plus de 3500 naissances annuelles : les 900 naissances actuelles de l'hôpital Brunet, les 1300 naissances annuelles de l'hôpital de La Seyne, les 1100 naissances de l'hôpital de Hyères dont la maternité fermera pour raisons de sécurité après que la chirurgie aura été supprimée, les 450 naissances de la clinique Saint-Michel qui fermera sa maternité dès le 15 juin prochain (entraînant au passage le licenciement de 12 sages-femmes et 10 auxiliaires de puériculture...), voire plus encore si, par malheur, la chirurgie disparaissait de l'hôpital de Brignoles entrainant également la fermeture de la maternité.

Et les personnels médicaux rappellent enfin que, pour des raisons d'économies et du nombre insuffisant de lits hospitaliers au regard du nombre prévu de naissances, il est envisagé un retour dangereux à leur domicile des mères et des enfants seulement deux jours après la naissance, même si un hypothétique (car coûteux et supposant du personnel et des matériels qui ne sont pas prévus) dispositif d'hospitalisation à domicile (HAD) était mis en place. De l'avis plusieurs fois exprimé de la très officielle Académie Nationale de Médecine, la sortie précoce de la maternité constitue un risque majeur d'augmentation du taux de morbidité des bébés...

À l'heure de la judiciarisation croissante en cas d'incident médical, les obstétriciens s'inquiètent donc fortement des risques qu'eux-mêmes encourraient, sur les plan pénal et civil. Ils se sont d'ailleurs rapprochés d'avocats avec lesquels ils travaillent dès à présent pour envisager la situation.

Tout ça ne peut être ignoré du très docile directeur du Centre Hospitalier Intercommunal Toulon-La Seyne, pas plus que Nora Berra, secrétaire d'État à la santé ou de Xavier Bertrand, ministre chargé de la santé qui, en visite l'autre jour dans le Var, n'a pas daigné répondre à ma demande d'audience, et pas plus que D. Deroubaix, directeur de l'Agence Régionale de la Santé, officine parapublique chargée des basses œuvres d'exécution de nos hôpitaux.

Mais il faut que le plus grand nombre de nos concitoyens le sachent aussi. Car ces autres-là nous mentent et cherchent à nous enfumer.

Ça ne peut pas se passer ainsi. Nous avons été bien gentils jusqu'à présent...


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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité

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