18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 11:04

« Tranquillas etiam naufragus horret aquas » ( ). Cette maxime d'Ovide pourrait bien s'appliquer à l'état d'esprit des Seynois après la mésaventure survenue à cette dame âgée au service des urgences de notre hôpital George-Sand de La Seyne.

Et ils n'ont pas tort. Comment ne pas redouter un nouveau coup fourré des sinistres marionnettistes qui tirent les ficelles du démantèlement de notre offre publique de soins, à commencer par la perfide ministre de la santé, celle-là même qui, début 2012, accompagnait chez nous le futur Président de la République pour affirmer que, s'il était élu, il y aurait toujours des accouchements dans notre hôpital seynois ? Une fois ministre, elle avait pris le relais de son prédécesseur de droite, avec les bras armés du funeste directeur du Centre hospitalier intercommunal de Toulon - La Seyne et des dociles acteurs de l'Agence régionale de la santé. On connait la suite que cette belle équipe de menteurs a réservée à notre maternité publique.

Le coup avait été bien préparé. On avait fermé le service de biologie médicale, permettant, au nom de la sécurité, de justifier la suppression de l'hospitalisation pédiatrique. Ça avait permis d'argumenter pour transférer les pédiatres, puis de s'appuyer sur leur absence pour légitimer la fermeture de la maternité. Une première boucle était bouclée. Et, tant qu'à faire, la maternité disparue avait servi de motif à supprimer des blocs de chirurgie. Et ainsi de suite.

Comment, dès lors, ne pas craindre aujourd'hui une semblable dégradation volontaire du service des urgences pour, au nom de l'impératif de sécurité, motiver demain la disparition de celui-ci ?

 

ET S'ILS NOUS REFAISAIENT LE COUP DE LA MATERNITÉ ?

Je me suis interdit d'extrapoler à partir de ce que j'ai cru n'avoir été, ces jours derniers, qu'un malheureux concours de circonstances, avec des personnels en nombre insuffisant, éreintés et méprisés, qui ont besoin de soutien et qu'il serait scandaleux de blâmer. Et donc je ne me suis pas inquiété outre mesure jusqu'à ce que j'aie lu les explications données à Var-matin par le courageux anonyme se cachant sous le pseudo de "la direction", qui a répondu par des contre-vérités.

Car, enfin, il est faux d'indiquer qu'il y avait saturation aux urgences, un médecin ayant confirmé que c'était plutôt tranquille ce soir-là, comme il est tout aussi fallacieux de prétendre que la cause en serait une prétendue épidémie de grippe dans les établissements de personnes âgées, ce qui, renseignement pris, est totalement inexact s'agissant de La Seyne.

Je crains que la vérité ne soit une dégradation volontaire du service permettant aux liquidateurs patentés de poursuivre leur sale besogne avec un nouvel argumentaire de bonimenteurs.

Les Seynois, en tous cas, n'ont pas la mémoire courte et ne se laisseront pas faire.

 

( ) : « Un naufragé garde l'horreur des flots, même tranquilles » (l'équivalent latin de « Chat échaudé craint l'eau froide »)

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 21:53

http://www.7sur7.be/static/FOTO/pe/1/2/5/media_xl_3836120.jpgC'est tombé à un jour du rendu du jugement du Tribunal administratif. Les territoires de santé, décidément, on s'en fout. Ou, du moins, ça leur écorche les lèvres de prononcer le mot.

Donc, voilà, le Tribunal a rejeté la requête de la ville de La Seyne, associée à une parturiente, demandant l'annulation de la décision inique d'il y a deux ans de fermeture de la maternité seynoise de l'ouest toulonnais. Et, la veille, le nouveau Premier ministre constituait son nouveau gouvernement... sans ministre en titre de la santé.

Oh, on a bien compris que Touraine, semblant toujours à l'aise dans son rôle de "dame de fer", à l'instar de feu son modèle Thatcher, continuant à se complaire dans son statut de fossoyeur aux ordres des équilibristes budgétaires soumis aux diktats européens de maîtrise des déficits publics, dans la suite assumée de ses prédécesseurs sarkozystes, assurera la tutelle des questions de santé publique. Ou, du moins, de ce qu'il en reste.

Donc, voilà, c'est mort pour obtenir de la justice administrative qu'elle ne soit pas à deux vitesses. À Valréas (Vaucluse), les mêmes arguments que ceux que nous avons développés quant au temps de parcours pour arriver à une maternité et qui ont permis d'obtenir là-bas une décision de réouverture, eh bien, chez nous, ils ne valent pas. Je ne commente pas. Je constate.

 

QU'ILS NE TOUCHENT PLUS À RIEN DE L'OFFRE DE SANTÉ DANS L'OUEST VAR !

 Mais, je les préviens. Pour nous, la République, ce n'est pas un vain mot. OK, nos femmes et nos filles accoucheront comme elles le pourront.

Mais qu'ils ne s'amusent pas à toucher à un nouveau cheveu de ce qu'il reste d'offre publique de soins sur notre territoire ouest-toulonnais de 200.000 citoyens, que ce soit en matière d'urgences, de médecine généraliste, ou de spécialités coûteuses pour les patients sans mutuelle que de moins en moins de gens peuvent se payer, et que seul l'hôpital public ou le secteur privé sans dépassement d'honoraires, notamment mutualiste, est en mesure d'assurer à tous, en application d'un vulgaire truc inscrit au fronton de nos édifices publics : l'Égalité.

Le peuple ouest-varois, soutenu par ses élus, de droite comme de gauche, mais unanimement républicains, a perdu un combat. Dont acte. Mais, qu'ils le sachent, ces ministres de pacotille républicaine, indifféremment sourds, qu'ils soient de droite ou, malheureusement, de gauche, peut-être protégés par leurs cabinets loin des réalités, les Agences régionales de santé et les directions des centres hospitaliers, dès qu'il leur viendra à l'idée de lever un doigt pour léser nos populations d'une miette de l'offre territoriale de santé qui leur est due, ils auront nos habitants en face, accompagnés, sinon entraînés, par leurs élus.

Et moins folkloriquement qu'il y a deux ans.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 04:39

http://2.bp.blogspot.com/-XRxwMl86XeE/UZnsicCn_GI/AAAAAAAA3YA/-HEuU_wIUqg/s320/blog+-Non+aux+usines+a+bebes-Sud.JPGÇ'en était devenu ubuesque. Mais le ministère de la santé a fini par se souvenir de quelques fondamentaux républicains, notamment la considération due aux élus porteurs de la parole de leurs populations, en me proposant de rétablir un dialogue suite à la fermeture, par le gouvernement Fillon, de la maternité de l'ouest Var installée à l'hôpital George-Sand de La Seyne. J'ai ainsi été invité à un tour de table au cabinet de la ministre Marisol Touraine où je me suis rendu en fin de semaine dernière. Je ne crie pas victoire pour autant...

En présence du directeur de l'Agence régionale de la santé de Provence Alpes Côte d'Azur (ARS), j'ai pu confirmer l'exigence, que je partage avec plusieurs autres maires, qu'une réponse publique en matière de gynécologie, d'obstétrique et de périnatalité soit apportée pour les 200.000 habitants de la partie occidentale de notre département. Cette demande vaut au moins, car je ne suis pas jusqu'au-boutiste, tant que l'ouverture du tunnel ouest-est de la traversée de Toulon ne sera pas effective et qu'une analyse de la future réalité des temps de trajet n'aura pas été dressée.

 

NAISSANCES À LA MAISON OU SUR LE TRAJET ET "USINE À BÉBÉS" À TOULON

 Car les choses vont en empirant avec l'accroissement constant de la démographie et des embarras de circulation. Rien que pour La Seyne, qui ne représente que le tiers de la population du territoire, cinq bébés ont dû naître à domicile, trois autres dans un véhicule de pompiers, et deux au service des urgences de l'hôpital seynois. On ne peut pas vraiment parler de progrès...

D'autant moins que, les faits en attestent, si les conditions de sécurité médicale sont heureusement réunies dans le nouvel hôpital de Sainte-Musse, les nombreux témoignages qui me reviennent - sauf à ce que mes interlocuteurs soient des menteurs - montrent que "l'usine à bébés" que les défenseurs de notre maternité avaient pressentie est bien en fonction : stress des parturientes qui tremblent lorsqu'on les renvoie chez elles faute de places d'accueil en attendant le moment de l'accouchement et qui préfèrent errer des heures sur le parking de l'hôpital, inquiétude avec un retour prématuré à domicile après l'accouchement faute d'un nombre suffisant de lits, incitations pressantes à aller consulter à Sainte-Musse, et même refus d'accorder des rendez-vous à La Seyne, alors que l'on nous avait fait miroiter le maintien de tous les services de pré-natalité et de gynécologie à notre hôpital local, accès complexe et coûteux à Sainte-Musse pour les visites des familles et des proches, etc.

 

LA PORTE RESTE OUVERTE : ON ME DEMANDE DES PROPOSITIONS...

 Au point que les familles les plus avisées ne veulent prendre aucun risque devant un dispositif qui s'emballe et optent pour l'hôpital de La Ciotat, plus éloigné en distance mais plus rapide à rejoindre, mais qui, de ce que m'en disent les professionnels, a vu le nombre de ses naissances croître de près d'un tiers et son projet médical et social autour de la mère et de l'enfant fragilisé par cet afflux.

J'ai eu le sentiment qu'on prenait au sérieux mes témoignages, puisqu'on m'a dit qu'on "voudrait bien" répondre à ma demande mais qu'on est dans la difficulté à réouvrir un service d'accouchements faute d'obstétriciens qualifiés. Et on m'a rapporté que tel est le cas à la maternité vauclusienne de Valréas, dont la réouverture a pourtant été ordonnée par la justice mais ne peut être exécutée par défaut de praticiens. Ce qui m'a permis de rappeler que nous sommes également en attente d'un jugement du tribunal administratif que j'avais saisi à cet effet en 2012...

On m'a donc proposé une nouvelle rencontre dans les prochaines semaines. Je m'y rendrai avec des demandes concrètes sur le sujet précis, mais aussi, plus généralement, sur l'offre de soins due à notre territoire.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 05:35

http://santehopitalpublic.files.wordpress.com/2011/05/crise_hopital-01_reduit.jpg?w=231&h=280Au début de ce mois de juillet, le budget 2013 du Centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne (CHITS) a été "retoqué" par l'Agence régionale de la santé (ARS).

Certains commencent à se gausser sur l'air de "c'était prévisible, "ils" ont construit une structure géante à Sainte-Musse, qui génère des coûts immaîtrisables".

Mais, pour nous, Seynois, qui savons plus que d'autres combien est difficile l'exercice de la recherche d'un équilibre budgétaire, ça n'a rien de réjouissant.

D'autant moins qu'il faut que le CHITS revoie sa copie. Et qu'il risque de devoir le faire en réduisant sa voilure... donc soit la quantité, soit la qualité, de son offre de soins...

 

BUDGET EN DÉSÉQUILIBRE ET FINANCEMENTS INCERTAINS

Un rapide survol de ce budget montre que, pour parvenir à un déficit prévisionnel inférieur à 1% des produits estimés, soit un peu moins de 3 millions d'euros, le CHITS doit récupérer près de 14 millions sur ses provisions, dont 9 millions sur celles constituées pour renouveler ses équipements.

Et, malgré ce, le budget principal, non seulement est en déséquilibre, mais, de plus, ne permet pas de restaurer la capacité d'autofinancement du CHITS qui est limitée au tiers de ce qu'il faudrait pour rembourser le capital de la dette de l'établissement. Et la situation pourrait être plus rude si certains produits espérés, pour un peu plus de six millions d'euros, mais pas encore notifiés alors qu'on est déjà au milieu de l'année, ne devaient pas arriver. Pire, on apprend que l'ARS, ces jours derniers, n'autorise le CHITS à n'emprunter que la moitié des 36 millions qui lui sont nécessaires.

 

VIGILANCE POUR QU'ON NE TOUCHE PAS À L'HÔPITAL DE L'OUEST VAR

Au regard des vicissitudes que nous avons connues ces dernières années pour l'établissement ouest-varois du CHITS, notre hôpital George-Sand de La Seyne, nous devons avoir une vraie inquiétude et faire preuve d'une vigilance accrue. Tel le chat échaudé, vu le peu de cas fait à notre territoire par la direction du CHITS et la puissance publique hospitalière, je crains que ne survienne une nouvelle vague d'atteinte aux services de proximité existant pour notre population de 200.000 habitants de l'Ouest de Toulon.

Il nous appartient, une nouvelle fois, élus, associations, et populations de nos communes, de nous tenir sur le qui-vive. Et, d'ores et déjà, de demander au ministère de la santé d'informer solennellement et objectivement les maires de notre territoire sur les difficultés budgétaires et financières et les remèdes envisagés, afin que, à leur tour, les citoyens sachent. C'est le sens d'un courrier que, pour ma part, j'adresse aux autorités compétentes.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 05:07

http://www.la-maternite-des-lilas-vivra.com/wp-content/uploads/cropped-DSC6299.jpgAlors que les femmes du collectif de défense de la maternité des Lilas, en Seine-Saint-Denis, campent devant le ministère de la santé dans l’espoir d’être entendues pour plaider une cause qui ressemble beaucoup à la nôtre, je voudrais livrer aux visiteurs de ce blog quelques extraits de la lettre que j’ai adressée la semaine dernière au Premier Ministre Jean-Marc Ayrault. Le Sénat vient en effet de voter une proposition de Loi autorisant l’expérimentation des « Maisons de naissance ».

Je souhaite en effet prendre date pour que les 200.000 habitants de La Seyne et de l'Ouest toulonnais bénéficient de cette démarche, tant pour apporter une réponse aux besoins des mères et des enfants de notre territoire que pour prouver, par l’usage, si besoin était, qu’un service de gynécologie, d’obstétrique et de périnatalité est plus que jamais nécessaire chez nous...

"(...) Plus d’un an a passé. Aujourd’hui je sollicite une audience.  J’aimerais vous exposer qu’il est temps de sortir de l’imposant silence dans lequel me tient Madame la Ministre en charge de la santé. (...)

"J’ai des propositions à formuler pour que des accouchements soient de nouveau réalisés dans notre hôpital. Elles sont raisonnables et réalistes. Elles sont, surtout, une réponse attendue de toute la population de l’Ouest-Var qui désespère d’une offre de santé publique accessible aux plus modestes. Car, en effet, après la maternité et la chirurgie, cette population est dans la crainte que d'autres services de son hôpital public, comme les urgences, ne disparaissent à leur tour, et que le dernier établissement hospitalier local de secteur 1, sans dépassement d'honoraires, une clinique mutualiste, ne ferme aussi.

"Il m’est rapporté les propos d’un des médecins du conseil de surveillance du Centre hospitalier intercommunal de Toulon - La Seyne : "Ils [les obstétriciens] n'ont pas envie de retourner à La Seyne". Est-ce acceptable ? (...)

"Ma proposition est d’initier la création d’une Maison de naissance. Elle éviterait que la maternité de niveau 2 + (alors que les argumentaires développaient un niveau 3) qui nous a été « vendue » ne soit réduite à ce que nous observons depuis un an : une « usine à bébés » inhumaine, fait confirmé par les témoignages de parturientes que l'on contraint à rentrer chez elles deux jours après l'accouchement, ou que l'on installe dans d'autres services, faute d'un nombre suffisant de lits. D’ailleurs plusieurs centaines de mamans ont peur des problèmes pouvant survenir durant le trajet, parfois plus d'une heure, et s'orientent vers les hôpitaux des Bouches-du-Rhône ; elles refusent d'accoucher dans un service déshumanisé par son énormité. Les chiffres des naissances de l'hôpital de La Ciotat le confirment.

"Mon souhait est d’engager une démarche de défense d’une politique périnatale humaine, de proximité, de sécurité et de qualité, respectueuse des droits des femmes et de la famille. Que les femmes puissent bénéficier d’un accompagnement global et personnalisé de la grossesse à l’accouchement, choisir les conditions de la mise au monde de leurs enfants et n’aient pas à subir une surmédicalisation de la naissance dans le seul but de satisfaire des impératifs de rentabilité.

"Nous devrions pouvoir nous retrouver sur ce terrain consensuel. (...)"

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 04:41

http://www.schizodoxe.com/docs/2010/03/19a243f06ce6b8db4111e88bb54b0234e7b3b508_m.jpgMadame la Ministre,

Il y a un an, jour pour jour, celui qui vous a nommée, sur proposition de Jean-Marc Ayrault, à la fonction de Ministre des affaires sociales et de la santé, réalisait à La Seyne-sur-Mer, pour le premier tour de son élection, son meilleur résultat parmi les 50 plus importantes communes du Var. La gauche, dans son ensemble, obtenait un score 8% supérieur à celui du département, en progression de 4% par rapport à 2007, et confirmait, après les élections locales, dans ma commune, sa place de première force.

Les élections législatives de juin dernier corroboraient cette réalité, plaçant, toujours dans ma commune, notre candidat, le docteur Ladislas Polski, dont j'étais le suppléant, en tête aux premier et deuxième tours.

Ces élections se sont déroulées dans une période qui suivait de quelques semaines la dramatique fermeture, engagée par le gouvernement Fillon, de la maternité de La Seyne-sur-Mer, seule maternité publique pour les 200.000 habitants de l'Ouest toulonnais. Des milliers de mes concitoyens avaient accompagné, des mois durant, mon combat contre cet aberrant projet, inacceptable au regard des simples valeurs républicaines d'égalité, en l'occurrence d'égalité territoriale et sociale.

touraine seyneNul doute que l'engagement public de François Hollande, ici, à La Seyne, en votre présence, soutenant ma lutte et celle de notre peuple, quelques mois auparavant, aura compté dans le score qu'il a réalisé dans cette commune. Je le cite, mais vous vous en souvenez sûrement : "Nous ferons en sorte de permettre qu'il y ait toujours, ici, des accouchements".

Un an a passé. Et il ne s'est rien passé. Et souffrez, Madame la Ministre, que je déplore aujourd'hui que vous en portiez vous-même l'entière responsabilité. Oui, je mesure mon propos en vous disant que vous avez trahi la parole donnée par celui qui est devenu Président de la République et vous a appelée aux hautes fonctions que vous exercez.

Après votre prise de fonction, votre cabinet m'a poliment écouté. Les mois ont passé sans aucun signe d'une volonté de votre part de donner corps aux propos de François Hollande. Deux parlementaires vous ont questionnée, sans que vous n'ayiez daigné leur répondre. Le conseiller du Président chargé des relations aux élus locaux a saisi sans succès vos collaborateurs. Devant votre silence assourdissant, j'ai moi-même plaidé auprès de vos collègues ministres de l'égalité des territoires, de la ville, de la fonction publique, comme auprès des cabinets du Premier Ministre et de vos autres collègues ministres de l'intérieur et des personnes handicapées, pour que vous soit rappelée la feuille de route que le Président vous a donnée, à La Seyne et pour La Seyne, devant sa population rassemblée.

Las, vous semblez considérer ce peuple d'un territoire de la République avec un souverain mépris. Vous avez même opté, faisant fi des usages républicains et de la démocratie qui m'a confié la charge de représenter ma population, pour me considérer persona non grata en votre ministère, puisque, il y a quelques semaines, vous n'avez accepté de recevoir une délégation de l'association des maires "Ville et banlieue", qui défendent les plus humbles de nos territoires urbains, qu'à l'expresse condition que je ne fasse pas partie des délégués. Le nouveau directeur de l'Agence régionale de la santé de PACA, quant à lui, n'a jamais daigné répondre à ma demande d'audience formulée les jours qui ont suivi sa nomination en décembre 2012, il y a près de cinq mois. Sur ordre ?...

La population de l'Ouest toulonnais est aujourd'hui en attente. Après sa maternité et la chirurgie, elle est dans la crainte que d'autres services de son hôpital public, comme les urgences, ne disparaissent à leur tour, et que le dernier établissement hospitalier local de secteur 1, sans dépassement d'honoraires, une clinique mutualiste, ne ferme aussi. Mais ce peuple méditerranéen ne désarme pas, il attend avec impatience la décision de la justice administrative que j'ai saisie en son nom, et est prêt à agir comme il l'a été face au précédent gouvernement.

Sachez que je suis à ses côtés, pour l'offre de service public qui lui est due, et parce que je veux qu'il conserve la confiance qu'il a placée en François Hollande, porteur des valeurs de fraternité et d'égalité qui fondent et font la force de notre République, mais que, vous, vous foulez manifestement du pied, les sacrifiant sur l'autel d'une rentabilité incompatible avec l'esprit du service public.

Je ne pense pas que le silencieux cynisme que vous opposez à des milliers de nos concitoyens ait quelque lien avec le fait que vous avez les mêmes initiales que feue Margaret Thatcher, de son vivant grande spécialiste du genre, mais il est certain je n'accepterai jamais qu'une ministre socialiste puisse se comporter ainsi en... dame de fer.

J'attends encore et toujours de vous que le simple bon sens républicain prévale.

Veuillez agréer, Madame la Ministre, l'expression de ma haute considération.

 

Marc Vuillemot

Maire de La Seyne-sur-Mer

Vice-président de Toulon Provence Méditerranée

Conseiller régional de PACA



> Le collectif varois de défense de l'accès aux soins interpelle de son côté le Président de la République avec une pétition qu'on peut signer en ligne, et que j'ai signée.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 05:03

http://www.ghmf.org/images/fiches/visu-clinique-malartic.jpgBien sûr, on peut se réjouir au premier abord de la réponse que m'a adressée la ministre de la santé quant au devenir du seul établissement de soins, hormis bien sûr l'hôpital George-Sand de La Seyne, qui, quoique privé, est sans but lucratif, ne pratique pas de dépassements d'honoraires, et assure une véritable offre sanitaire de proximité accessible à tous, y compris un service d'urgences. Je veux parler de la clinique Malartic, implantée à Ollioules, gérée par les Mutuelles de France, qui est en lourde difficulté. Je devrais plutôt dire... en sursis.

J'insiste sur l'importance de cette structure médicale, notamment pour les Ollioulais, les Seynois et les Toulonnais des quartiers ouest de notre chef-lieu départemental. Lorsque l'on sait que les misérables gestionnaires du Centre hospitalier intercommunal de Toulon - La Seyne, pour assurer l'équilibre budgétaire de l'hôpital géant de Sainte-Musse dont les coûts liés à son immensité ne cessent d'aggraver le déficit de fonctionnement depuis son ouverture au printemps 2012, ordonnent aux transporteurs des services de secours de conduire systématiquement les patients aux urgences de Toulon, même contre l'avis des malades et blessés, vidant peu à peu le service d'urgence de La Seyne, je ne serais pas étonné, connaissant ces lascars méprisants pour nos populations, que, à terme, il n'y ait plus de service d'urgences publiques chez nous.

Et, vu comment fonctionne le pseudo service de gynécologie maintenu à l'hôpital de La Seyne, qui ne sert qu'à pousser les futures mamans à se rendre à Sainte-Musse, ou comment on nous a une fois de plus menti en ne traduisant pas en actes l'engagement de maintenir un centre d'interruption volontaire de grossesse, ou comment on procède pour justifier à échéance la fermeture de nos blocs de chirurgie, on a du souci à se faire. Et donc, sauver la clinique Malartic, ce sera hélas sûrement sauver la dernière offre de soins hospitaliers essentiels accessibles à tous dans l'ouest de notre agglomération.

121200_min_sante_malartic.jpgEn réponse à un courrier d'alerte que j'avais adressé fin septembre à la ministre de la santé, celle-ci m'a apporté quelques éléments rassurants pour l'immédiat (cliquez sur la photo de sa lettre pour l'agrandir). On parle aussi de l'injection de 972.000 euros d'aide d'État qui permettent d'amortir provisoirement le déficit de la clinique Malartic. Mais n'oublions pas qu'un administrateur judiciaire est chargé, d'ici au printemps 2013, c'est-à-dire demain, de recueillir les offres d'éventuels repreneurs. Et un repreneur, nous savons ce que ça veut dire... ce peut être un puissant groupe de cliniques privées lucratives. Alors, adieu les soins pour tous, bonjour les dépassements d'honoraires, bye-bye les services non rentables, et, pourquoi pas, bienvenue les bénéfices avec la vente d'une partie, sinon plus, du foncier, voire de l'immobilier, pour réaliser tout autre chose que ce que les fondateurs mutualistes ont voulu... et ce dont nos concitoyens ont besoin.

La puissance publique, dont les collectivités locales, le monde mutualiste, celui de l'économie sociale et solidaire, les acteurs désintéressés du monde de la santé, et les citoyens eux-mêmes, ont sûrement quelque chose à imaginer ensemble avant qu'il ne soit trop tard.

Alors, esprit coopératif, lève-toi et marche !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 07:50

http://a406.idata.over-blog.com/2/28/01/45/Bonimenteurs/bonimenteur.jpgAnnie Martin-Ghibaudo est notre pugnace maire-adjointe chargée de la santé. C'est elle qui représente La Seyne à ce qui est supposé être l'instance dirigeante du Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon - La Seyne (CHITS), qui gère notre hôpital George-Sand, le fameux conseil de surveillance.

J'écris "supposé" car, bien qu'il s'agisse d'un service public de proximité, les élus locaux, normalement porteurs de la parole des usagers, n'y représentent que la portion congrue. Jugez plutôt : deux élus de Toulon, une de La Seyne, et deux du conseil général du Var, soit cinq personnes contre deux fois plus d'autres membres, tous professionnels de l'établissement ou personnalités qualifiées. En clair, ce sont les gens du métier qui en font à leur guise. Curieuse vision pour un service de la République...

Il faut dire que, des usagers, on semble s'en moquer depuis la réforme de l'administration des hôpitaux, puisque, ayant souvent été présent en 2012 dans les lieux, j'ai plus d'une fois entendu parler de... "clientèle", s'agissant de patients. Et j'enrage de voir que, sur le sujet, le changement, ça ne semble pas être pour maintenant.

Pour autant, notre représentante au CHITS ne désarme jamais quant au retour à l'offre de soins qui est due aux 200.000 habitants de l'Ouest Var et qui a leur été ravie par ces professionnels qui n'en font qu'à leur tête, et pour leur petit confort : "Ils [les obstétriciens] n'ont pas envie de retourner à La Seyne", dixit l'un des médecins membres du conseil de surveillance ! Ah bon, dans le Var, les personnels de la fonction publique font comme ils veulent ? Le tout avec la complicité de la ministre de la santé du gouvernement Fillon et de son sbire local, le directeur de l'agence régionale de la santé, que, malheureusement, leurs successeurs ne désavouent pas.

Lors de la réunion du conseil de surveillance qui s'est tenue en décembre dernier, Annie Martin-Ghibaudo, seule contre tous, est donc une nouvelle fois courageusement "montée au créneau" pour réclamer la réouverture du dossier de la maternité "dans les trois semaines", au regard des éléments nouveaux que la ministre de la santé venait d'apporter avec ses déclarations sur les déserts médicaux.

Et là, tenez-vous bien, si on avait eu besoin de confirmation qu'on prend les usagers pour des clients, les échanges, retranscrits dans le très officiel procès-verbal de la réunion, qui valent leur pesant d'or, sont éloquents :

"Quand je ne suis pas content d'un service, quel qu'il soit, je m'y rends une fois mais pas deux" (H. Falco, président)

"Nous sommes sur un rythme de 3000 [accouchements] (...) Cette décision [la fermeture] a été plébiscitée par les mamans (...) Cela veut dire qu'il y a une certaine satisfaction" (M. Perrot, directeur)

On croit rêver ! Vite, chéri, fais-moi un enfant, j'ai tellement hâte d'aller accoucher à Sainte-Musse !

Ça pourrait prêter à sourire si ces gens-là ne maniaient pas le mensonge pour vanter, tels de mauvais colporteurs de marché forain, la qualité de leur produit. Par omission, certes, mais mensonge tout de même.

D'abord, il faudra attendre un an de fonctionnement, fin mars prochain, pour confirmer le nombre de 3000 naissances à Toulon. Mais il est plus que plausible, en effet, ce qui fera de la maternité de Toulon, comme nous l'avions prévu, une "usine à bébés" inhumaine, fait confirmé par les témoignages de parturientes que l'on contraint à rentrer chez elles deux jours après l'accouchement, ou que l'on installe dans d'autres services, faute d'un nombre suffisant de lits.

Ensuite, le "produit" n'est sûrement pas si bon que ça, car, lorsque ces camelots de pacotille expliquent que "2500 personnes s'adressaient au CHITS [1500 à La Seyne et 1000 à Toulon] pour accoucher avant le déménagement et aujourd'hui 3000", ils oublient perfidement de signaler que, concomitamment, on a fermé la maternité privée toulonnaise Saint-Michel où se déroulaient 750 naissances par an...

Faites les comptes... il devrait y avoir au moins 3250 naissances annuelles au nouvel hôpital de Sainte-Musse. Comme la courbe des naissances ne s'infléchit pas sur notre territoire, on devrait même en comptabiliser encore plus. Et ça, ça veut dire qu'il y a plusieurs centaines de mamans qui ont peur de problèmes pendant le trajet qui dure parfois plus d'une heure et s'orientent vers les hôpitaux des Bouches-du-Rhône, et qui refusent d'accoucher dans un service déshumanisé par son énormité. Les chiffres des naissances de l'hôpital de La Ciotat le confirment.

L'argument de vente de leur quincaille se retourne contre les bonimenteurs... mais ça ne fait pas sourire notre population désabusée par ces bouracans.

Moi, en tous cas, je ne désarme pas.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 07:07

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRf4uWQ-7Lo5vf3CKvLrJAmBkLFD-5k79ELa-fo9BsL2wDQZOHfsgUn bébé est donc mort sur une aire d'autoroute en Midi-Pyrénées. Il fallait une heure de route pour que ses parents gagnent la maternité la plus proche suite à la fermeture de celle de leur territoire. Ça risque de se produire chez nous. Et ce ne sera pas faute de l'avoir dit.

À l'appui des argumentaires que je décline depuis plus de deux ans pour obtenir, d'abord le maintien et maintenant la réouverture de la maternité de La Seyne et le sauvetage de la clinique mutualiste Malartic, j'ai toujours mis en avant l'extrême difficulté à traverser Toulon à certaines heures de la journée. On s'en souvient, constats d'huissier à l'appui, il faut très souvent plus d'une heure pour effectuer le trajet entre La Seyne et le nouvel hôpital de Toulon, situé à l'Est de la ville, au quartier Sainte-Musse. J'ai même toujours dit, parce que je ne suis pas un entêté, que la question de la disparition des services de soins de l'hôpital George-Sand de La Seyne pourrait très bien être réexaminée dans quelques années, lorsqu'auront été réalisées les infrastructures nécessaires à l'amélioration de la fluidité de la circulation automobile.

Or, outre l'augmentation de la population et le développement de l'activité touristique générant un surplus constant de véhicules, trois éléments nouveaux me conduisent à craindre que la situation n'empire gravement.

TOUJOURS AUTANT DE VOITURES FAUTE DE TRAM OU DE BUS-WAY

On le sait, le 9 novembre prochain, le Tribunal Administratif de Toulon rendra un jugement sur la question du bus à haut niveau de service que mes collègues maires voisins préfèrent au tramway. Si le juge suit les conclusions du rapporteur public, plusieurs décisions que nous avons prises à la communauté d'agglomération de Toulon Provence Méditerranée pourraient être annulées. Qu'adviendra-t-il ensuite si tel sera le cas ? Devrons-nous repartir à zéro avec une nouvelle déclaration d'utilité publique (DUP) ? Devrons-nous appliquer la DUP initiale et revoir une bonne part des travaux déjà engagés ? Quand verrons-nous enfin un mode de transport collectif moderne relier La Garde à La Seyne ? Combien de gens vont encore devoir utiliser leurs véhicules personnels pour leur déplacements professionnels ou de leurs temps libres ? J'ai bien peur que des années ne s'écoulent avant que l'on gagne en temps de trajet routier entre l'Ouest et l'Est de Toulon... donc pour rallier l'hôpital Sainte-Musse... 

TOUJOURS AUTANT DE VOITURES FAUTE DE TRAINS

Ce qu'on sait moins, c'est que ce n'est pas demain que les transports ferroviaires connaîtront une amélioration structurelle, permettant à nos concitoyens, dans une logique de Réseau Express Régional (RER) fiable, de délaisser la voiture au profit du rail, lorsqu'ils doivent se déplacer dans notre zone très urbanisée autour de Toulon, entre Bandol et Hyères. Certains ne mesurent pas que leurs combats légitimes pour préserver notre environnement urbain, paysager, patrimonial, économique, agricole et viticole, tournent parfois à un dogmatisme aussi doctrinaire que celui qu'a affiché Réseau Ferré de France (RFF) en voulant faire passer à tout prix une Ligne à Grande Vitesse (LGV) sans rechercher de solutions de compromis. Ces oppositions déterminées pourraient bien peser dans la balance des choix que le gouvernement va immanquablement être amené à faire, au regard des coûts exorbitants des projets nationaux de LGV imaginés par ses prédécesseurs, et, finalement, ça risquerait de saper les possibilités de réaliser une amélioration raisonnable des lignes existantes. Là encore, je m'inquiète que ce ne soit pas demain la veille que l'on prendra le train au lieu de la voiture et que les automobilistes gagneront en rapidité pour rejoindre l'Est toulonnais - donc l'hôpital Sainte-Musse - lorsqu'on vient de l'Ouest du Var...

TOUJOURS DES EMBOUTEILLAGES FAUTE DE TUNNEL

Et ce qu'on ne sait presque pas du tout, c'est qu'il y a menace sur le tunnel Ouest-Est de Toulon et surtout sur l'élargissement de l'autoroute à sa sortie, nécessaire à la mise en service du tunnel car on ne peut pas courir le risque d'embouteillages dans celui-ci. La société Vinci-Escota menace en effet de ne pas permettre la fin des travaux dont il avait été convenu qu'elle assume le surcoût en contrepartie d'un allongement de la durée de sa concession autoroutière, si les parlementaires donnaient suite à leur juste projet de limiter à 80% la déductibilité fiscale des intérêts des emprunts des entreprises. Nouveau retard possible, donc, pour fluidifier la circulation et garantir un accès à l'hôpital de Toulon depuis l'ouest de l'agglomération en moins d'une demi-heure, pour répondre à l'engagement de François Hollande, rappelé hier après le décès du bébé sur l'autoroute : "Je prends l'engagement, celui que j'avais déjà énoncé avant l'élection présidentielle : aucun Français ne doit se trouver à plus de 30 minutes de soins d'urgence".

J'EN AI PLUS QU'ASSEZ !

Il faut le dire aux rétifs au changement qui ont la main sur la "technostructure" et sapent les volontés du gouvernement de mettre en œuvre la politique d'égalité territoriale affirmée par François Hollande. Ce sont les cadres des agences régionales de santé qui feignent d'ignorer la volonté du Président de la République et continuent de mener la politique de Nicolas Sarkozy et François Fillon. Ce sont aussi certains hauts fonctionnaires et même des cols blancs membres de cabinets ministériels dont la vision se limite aux murs de leurs administrations.

Faudra-t-il que d'autres bébés ou des mamans perdent la vie sur une aire d'autoroute, une station-service ou dans la rue pour qu'ils ouvrent les yeux ? Combien ? Y a-t-il un nombre administratif minimal de décès ? J'enrage. J'ai d'ailleurs adressé hier soir à un conseiller de Marisol Touraine, ministre de la santé, un SMS énervé que je livre à mes visiteurs : "Maintenant, ça suffit. Le peuple de l'ouest Var me presse. J'exige une annonce sans délai de la réouverture des services que l'ARS de PACA a fermés à l'hôpital George-Sand de La Seyne-sur-Mer. Je vais monter en puissance dans la lutte. Que Mme Touraine soit du même parti que moi, peu me chaut. À elle de faire ce qu'il faut pour que les exécuteurs des basses oeuvres de Sarkozy que vous maintenez en place pour qu'ils finissent le sale boulot soient mis en demeure sur le champ d'appliquer la politique de François Hollande. Je ne prendrai pas de gants. C'est une honte. J'attends sans délai de vos nouvelles. Cordialement."

À quoi il m'a été répondu : "Monsieur, je transmets votre message à ma direction et ne manquerai pas de revenir vers vous en début de semaine. Bien à vous."

Attendons donc... demain lundi ?

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 19:33

http://www.balagne-corsica.com/images/photos/ph_logo_urgences.jpgUn bébé venu au monde sur une autoroute du Lot est mort faute, peut-être, d'avoir pu naître dans une maternité que les parents n'ont pu rallier à temps !

Ce risque majeur, cette politique sanitaire de mise en danger des mamans, je l'ai clamé, crié, j'ai fait 950 km en août 2011 pour rallier Paris depuis ma commune de La Seyne-sur-Mer. J'ai fait cela non pas pour faire le pitre mais pour que cet accident n'arrive jamais dans ma commune et nulle part en France, jamais !

Aujourd'hui, je suis en deuil et profondément en colère.

Je pense à ces parents qui ont vu ce drame leur voler leur bonheur. Je leur adresse mes condoléances les plus sincères.

Et je suis en colère comme jamais !

Je suis en colère comme doivent l'être tous ceux qui se battent, luttent, alertent depuis des mois et des années pour que la santé ne soit pas synonyme de dangers accrus.

J'avais dit, dès les premières semaines du nouveau gouvernement, au cabinet de Marisol Touraine, la nouvelle ministre en charge de la santé de François Hollande, que ce système de santé inique, qu'avaient mis en place les ARS (Agences régionales de la santé) sous Sarkozy, tournant le dos à la proximité, désertifiant des territoires entiers, aggravant les risques sanitaires, au lieu d'accompagner la vie, allait fatalement faire des victimes.

Et là, c'en est trop ! Que les politiques nationaux prennent leurs responsabilités et de vraies et urgentes et impérieuses décisions. Qu'elles soient appliquées sans attendre !

Je les conjure d'arrêter maintenant de supprimer et d'éradiquer ce service public de santé qui doit accueillir, sauver des vies et pas les laisser filer !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité

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