7 novembre 2018 3 07 /11 /novembre /2018 06:55

Il y a quelques jours, un nouveau cri d'alarme était lancé par voie de presse par le délégué varois de l'association des médecins urgentistes de France.

Le service des urgences de notre hôpital George-Sand seynois attend en effet depuis des années la mise en route du programme de rénovation et d'extension, pourtant promis, confirmé et a priori financé, afin que les conditions de dignité et de sécurité soient assurées à la hauteur du simple nécessaire pour les 200.000 habitants de la zone géographique de l'ouest toulonnais.

Ceux qui n'ont pas lu Var-matin de ce lundi 5 novembre peuvent se faire une idée de la situation devenue intenable en consultant l'article de notre quotidien local en cliquant sur sa reproduction illustrant cet article, ou ICI.

Depuis plusieurs années, saisis par le Docteur Carret, ce porte-parole infatigable des personnels des services hospitaliers d'urgence du département, et par l'ancien chef du service, le docteur Belnet, qui, épuisé de n'être pas entendu, a fini par renoncer à sa fonction, avec Olivier Andrau, notre élu en charge de la santé et notre représentant au conseil de surveillance du Centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne (CHITS), nous tentons en vain de faire entendre raison à la direction, à l'Agence régionale de santé (ARS) et aux ministres de la santé successifs.

 

LA COMMUNE EN SOUTIEN AUX PERSONNELS HOSPITALIERS

Une dizaine de jours avant la déclaration du Docteur Carret à la presse, j'avais en effet adressé un énième courrier aux autorités compétentes pour demander que les aménagements indispensables soient enfin réalisés.

Faire la sourde oreille est d'autant plus incompréhensible que l'argent est disponible, le Président de la République ayant promis de mobiliser pour les structures en charge des accidentés de la route l'ensemble des recettes des amendes d'excès de vitesse.

Mais, les autorités de la santé publique n'en faisant comme d'habitude qu'à leur tête, la promesse présidentielle de n'est à ce jour tenue qu'à... moins de 2 %.

Ce courrier, consultable en cliquant sur l'image le représentant, ou ICI, est, presque un mois après, toujours sans réponse. C'est dire que, on le savait depuis l'épisode funeste de la fermeture de notre maternité publique en 2012, ni la direction du CHITS, ni celle de l'ARS, n'ont évolué quant à la considération qu'elles doivent aux habitants des territoires, au travers de ceux qu'ils ont élus pour porter leur parole.

Faudra-t-il engager un nouveau bras de fer ?... 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
6 septembre 2018 4 06 /09 /septembre /2018 05:24

J'ai eu l'impression de revivre une bien sinistre époque en prenant connaissance du projet régional de santé en vigueur pour les cinq prochaines années. Ça m'a ramené sept ans en arrière, lorsque toute la population de nos communes de l'ouest toulonnais nous a accompagnés dans la longue bagarre que nous avons menée pour tenter de sauver la maternité de l'hôpital George-Sand de La Seyne.

Une longue et rude bataille hélas perdue malgré l'engagement pris publiquement au début de 2012 par l'ancien Président de la République, François Hollande, alors candidat à son élection, déclarant à la presse devant notre hôpital « qu'il y [aurait] toujours, ici, des accouchements ». On connait la funeste suite...

 

VONT-ILS REJOUER À HYÈRES LA FARCE DE LA SEYNE ?

Comme en 2011, le nouveau projet régional de santé 2018-2023 reprend les mêmes arguments fallacieux que ceux qu'on pouvait lire à l'époque et que nous serinaient le directeur de l'Agence régionale de santé (ARS) et celui du Centre hospitalier intercommunal de Toulon – La Seyne (CHITS), dans le rôle, d'abord des « enfumeurs », puis des exécuteurs des basses œuvres de la calamiteuse Marisol Touraine, ministre de la santé d'alors, endossant pour cette navrante farce les habits du personnage d'une Margaret Thatcher française.

On continue en effet à instiller l'idée qu'un accouchement est un événement dangereux, exigeant un « gros plateau technique », alors que plus de neuf naissances sur dix se déroulent sans encombre et que, sauf cas rarissimes, on sait prévoir les problèmes obstétriques permettant d'orienter la parturiente vers une maternité de niveau 3, comme celle de La Timone à Marseille. Exagérer le risque permet d'alléguer l'injustifiable : le « regroupement » ou la « concentration ».

Au-delà de cette rhétorique soi-disant scientifique, les acteurs de la malicieuse comédie du démantèlement de l'offre publique territoriale de santé savent aussi manier l'art de la fourberie, visant à faire baisser la garde aux défenseurs vigilants de la santé publique.

Pour Hyères, on y est. La scène est plantée, le texte est bien appris. Selon le quotidien Var-matin, le directeur de l'hôpital intercommunal, reprenant le rôle de Pinocchio qu'il avait si bien joué en 2011-2012, aurait indiqué, pour rassurer les habitants de l'aire hyéroise, que « la question de la fermeture se pose et elle se posera toujours pour les petites maternités de moins de 1000 accouchements [par an]. D'autres établissements dans le Var peuvent être concernés (...) Mais le niveau d'activité de Hyères (950 accouchements) est satisfaisant ». Souvenons-nous que 1500 bébés naissaient jadis à la maternité publique de La Seyne, la plus importante du Var. On connait la douloureuse tombée de rideau...

 

CHAT ÉCHAUDÉ... MÉFIANCE RECOMMANDÉE POUR TOUTE LA MÉTROPOLE !

Aux amis des communes de l'aire orientale de notre métropole toulonnaise, je ne saurais trop recommander de faire preuve d'une extrême vigilance, comme me le conseilla en son temps mon prédécesseur Arthur Paecht, à la fois médecin de ville et médecin des hôpitaux, qui avait, le premier, perçu l'entourloupe pernicieuse qui se préparait...

Et, aux 450.000 habitants de l'ensemble métropolitain toulonnais, je laisse imaginer l'impact d'une fermeture de la maternité hyéroise sur le service d'obstétrique de l'hôpital toulonnais de Sainte-Musse, qui réalise déjà plus de 2000 accouchements par an. Vous avez dit « usine à bébés » ?...

 

> pour nous rafraîchir la mémoire, j'invite chacun à écouter les derniers mots de la déclaration du candidat F. Hollande à Var-matin dans la petite vidéo ci-dessous...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
3 mai 2018 4 03 /05 /mai /2018 04:52

Voilà sept années que l'inquiétude gagnait les populations de l'ouest Var avec les annonces de la fermeture possible de la maternité de notre hôpital seynois George-Sand. On connaît la suite et le funeste dénouement.

Malgré des mois de mobilisation des quelque 200.000 habitants de nos communes, depuis les quartiers occidentaux de Toulon jusqu'aux portes de Saint-Cyr, un engagement sans faille de la plupart de leurs élus, toutes tendances confondues, la remise au ministère de la santé d'une pétition comportant plusieurs dizaines de milliers de signatures au terme d'un périple de 1.000 kilomètres à vélo, le rouleau compresseur du démantèlement de l'offre de santé publique, piloté tour à tour par les gouvernements de droite et de gauche, avait achevé sa sinistre besogne de laminage. La plus importante maternité du Var, avec ses 1.500 naissances annuelles, fermait définitivement ses portes au printemps 2012. Triste début du quinquennat de M. Hollande et de son intraitable ministre Touraine, lesquels étaient venus, quelques mois auparavant, jurer que, la gauche élue, « il y aurait toujours, ici, des accouchements »...

Peut-être les choses auraient-elles tourné autrement si le management d'une main de fer des équipes médicales par une direction inflexible et menaçante n'avait, ainsi que nous le racontaient des fonctionnaires hospitaliers sous le sceau de l'anonymat, empêché la mobilisation à nos côtés des personnels de notre établissement de santé, peu aidés, il est vrai, par le syndicat majoritaire au Centre hospitalier intercommunal Toulon-La Seyne (CHITS).

 

DES PATIENTS QUI ATTENDENT JUSQU'À 10 HEURES SUR UN BRANCARD...

Il ne faudrait pas que l'histoire se répète en cette année 2018. Beaucoup de nos concitoyens l'ignorent, mais les services des urgences du CHITS, notamment à l'hôpital Sainte-Musse, vont très mal. Ils l'ignorent parce que, malgré deux mois de grève, leurs agents, avec leur responsabilité, leur humanité et leur sens de la déontologie, font que la prise en charge des patients en urgence est naturellement assurée.

Assurée, mais dans quelles conditions ? Et ce n'est pas dû à la grève ! Malgré les changements de gouvernements, les sinistres politiques publiques de santé se suivent et se ressemblent. Les hospitaliers n'ont plus les moyens de remplir leurs missions comme ils le devraient. Il suffit d'aller jeter un coup d'oeil dans nos services d'urgences de La Seyne et de Toulon-Sainte-Musse. Aux urgences toulonnaises, vers lesquelles sont orientées nombre de patients pris en charge même s'ils résident ou ont été victimes d'un accident dans l'ouest de la métropole, des personnes de tous âges attendent parfois dix heures sur des brancards, sans manger ni boire, sans pouvoir se rendre aux toilettes, sans être écoutées ni entendues, malgré la souffrance.

Comment peut-il en être autrement quand la direction — inchangée depuis « le coup de la maternité » — et le bras armé de l'État qu'est l'Agence régionale de santé (ARS) font la sourde oreille aux demandes de moyens humains que réclament à cor et à cri les hospitaliers en détresse ?

 

UNE VISION COMPTABLE QUI... NE COMPTE PAS L'ÉVOLUTION DÉMOGRAPHIQUE

Il faut le savoir, Sainte-Musse a ouvert ses portes en 2012 sur des plans et un projet d'activité de 2002. De 2002 à 2016, la population de l'aire toulonnaise a crû de 10%, avec près de 40.000 habitants supplémentaires. Et nous sommes dans le Var, premier département touristique de France, qui enregistre chaque année 65 millions de nuitées, dont 20 millions dans notre métropole pour 3,5 millions de visiteurs...

En 2009, a été promulguée le « loi Bachelot », celle à propos de laquelle un député a indiqué : « Nous sommes en révolte parce que nous croyons que le pouvoir qu'ont les médecins de proposer un projet médical pour l'hôpital ne leur appartiendra pas : ce sera le directeur qui l'aura, avec une vision uniquement comptable ». Et ce dangereux révolté, c'était... Bernard Debré, alors député UMP (aujourd'hui LR) de Paris...

Il voyait juste. Sainte-Musse, devenant « hôpital référent », a vu sa fréquentation croître de 33% la première année, puis de 5 à 7% chaque année. Et cela... à moyens constants ! D'inacceptable, c'est devenu impossible. Les agents hospitaliers réclament à bon droit la création d'une quinzaine de postes d'infirmiers, aides-soignants et brancardiers. Pour un coût évalué à seulement... 0,3% de la masse salariale ! On le leur refuse depuis des années, hormis six misérables créations de postes, prévues depuis longtemps. Et même après deux mois de grève.

 

NOUS, ÉLUS LOCAUX ET PARLEMENTAIRES, NE POUVONS PLUS NE RIEN DIRE !

Plusieurs des maires et parlementaires de notre métropole ont écouté, comme je l'ai encore fait ces jours derniers, les explications des personnels, vérifié, questionné, croisé les chiffres. La réalité est bien là. Ça ne peut pas durer.

La réponse de la ministre de la santé à la question posée par la députée varoise LaREM Cécile Muschotti peut se résumer à... « Circulez, il n'y a rien à voir ».

Il nous appartient, si besoin avec le concours de nos populations, sans nous immiscer dans la démarche des personnels, mais en l'accompagnant notre niveau d'élus soucieux de l'offre de santé pour nos concitoyens et nos nombreux visiteurs, comme nous l'avons fait en 2011-2012 pour notre maternité ou plus récemment pour les risques encourus par la clinique Malartic, de nous mettre en mouvement pour que la situation évolue positivement. Et vite.

En conjuguant les efforts des personnels et les nôtres, nous aurons plus de chances d'aboutir.

 

Note : j'ai « dérobé » la photo du couloir des urgences sur le site du quotidien Var-matin. Je peux la retirer si ça pose problème, bien sûr.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
6 décembre 2017 3 06 /12 /décembre /2017 06:12

« Chaque fois que nous avons été confrontés à des difficultés, ton soutien actif, ta présence de tous les instants, la lucidité de ton analyse et de tes interventions ont été très précieux ». Non, je n'ai pas eu les chevilles qui ont enflé lorsque Jean-Paul Panzani, président des Mutuelles de France du Var, m'a adressé il y a quelques jours un courrier m'annonçant qu'a été trouvée une solution de reprise, et donc de maintien des activités de la clinique mutualiste Malartic d'Ollioules, mais juste le sentiment d'avoir, à mon modeste niveau, contribué à alerter sur le danger sanitaire que pouvait représenter la fermeture de cet établissement de proximité ou son rachat par un groupe capitalistique.

Et on doit se féliciter de la mobilisation des élus locaux de tout le « camp républicain », de droite comme de gauche, ainsi qu'on a pu le relever lors d'une conférence de presse que nous avons tenue fin octobre, avec tous les élus municipaux ollioulais autour de leur maire Robert Beneventi (LR), les députées Émilie Guérel et Cécile Muschotti (LREM), la conseillère départementale et maire-adjointe bandolaise Laetitia Quilici (LR), Sandie Marchesini et moi-même pour la droite et la gauche du conseil municipal de La Seyne.

C'est DocteGestio, un groupe de l'économie sociale et solidaire constitué de structures à but lucratif et d'autres non lucratives, qui reprend la clinique, s'engageant « à maintenir toute l'offre sanitaire sur site, préserver les emplois et les conventions des personnels, ainsi que les honoraires secteur 1 sans dépassement de tarif »

Les habitants de l'Ouest Var, dont les plus humbles des grands ensembles voisins de La Beaucaire et de Berthe, peuvent donc souffler. Et les personnels aussi.

Clinique Malartic : l'horizon s'éclaircit
Clinique Malartic : l'horizon s'éclaircit
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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 05:46

« Il y aura encore ici des accouchements ». C'est en ces termes qu'il y a cinq ans celui qui allait être élu Président de la République quelques mois plus tard, en visite à La Seyne, avait rassuré notre population ouest-varoise. On connaît la suite. L'équipe de super-technocrates du ministère de la santé, pourtant animée par Madame Touraine qui accompagnait François Hollande lors de sa visite, a eu tôt fait de s'asseoir sur l'engagement du candidat. La maternité publique seynoise a fermé.

L'argument de ce gang d'ultra-gestionnaires était de poids. Avec une équipe du SMUR basée au centre hospitalier George-Sand de La Seyne et l'ouverture du tunnel ouest-est de Toulon, on allait voir ce qu'on allait voir ! Les doigts dans le nez, depuis Le Brusc ou Saint-Mandrier, les futures mamans arriveraient en deux temps, trois mouvements, à la nouvelle maternité toulonnaise de Sainte-Musse pour y donner la vie.

On avait pourtant bien dit que cette bande de spécialistes de la miniaturisation du service public allait nous rouler dans la farine. C'est notre collègue Olivier Andrau, élu socialiste seynois délégué à la santé, représentant de notre commune dans les instances dirigeantes du Centre hospitalier intercommunal de Toulon - La Seyne (CHITS), qui en a apporté ces jours derniers une nouvelle preuve, sous la forme d'une petite histoire d'arroseur-arrosé qui prêterait à sourire si elle n'était pas de nature à raviver pas les inquiétudes de nos concitoyens.

J'invite les visiteurs de mon blog à la découvrir sur celui de mon collègue. Elle se passe de commentaire.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 04:51

L'équipe des personnels communaux du service des solidarités et Olivier Andrau, notre élu délégué, entre autres missions, aux questions de santé, peuvent afficher une vraie fierté.

Voilà, grâce à eux et un partenariat exemplaire avec les équipes de psychiatrie publique, que La Seyne va être la première commune de notre secteur à installer, pour la période 2007-2020, un Conseil local de santé mentale (CLSM).

Sous l'égide de l'État, et notamment de l'agence régionale de la santé (ARS), associant les services du Centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne (CHITS), ceux du pôle Santé-handicap-seniors de la commune, des associations d'usagers, d'aidants et d'intervenants dans le champ de la santé mentale, d'habitants, de professionnels, le conseil local visera, par un travail partenariat constant, à définir et mettre en œuvre des actions concrètes en faveur des personnes ayant besoin de prévention ou de soins psychiatriques.

 

UNE PLACE POUR TOUS ET POUR CHACUN DANS UNE CITÉ ACCUEILLANTE ET AIDANTE

Il s'agit, dans une véritable démarche de citoyenneté, de concourir à l'autonomisation des usagers, de les aider à décider par et pour eux-mêmes, et de faciliter leur rétablissement. Une sorte de mobilisation de l'ensemble des partenaires du territoire communal, pour que les personnes qui ont besoin d'une aide en matière de santé mentale ne soient pas stigmatisées et trouvent ou conservent toute leur place dans la cité.

La Seyne est et veut demeurer un espace urbain accueillant, où chacun, quelle que soit sa réalité économique, culturelle, et donc psychosociale, doit trouver sa place et enrichir la communauté territoriale de ce qu'il est.

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 06:50

Les visiteurs de mon blog vont sûrement rigoler. Car il y a indubitablement d'autres sujets plus importants que celui qui fait l'objet de cet article et d'une délibération du conseil municipal de ce mardi.

Pourtant nous voilà beaux : une envie pressante dans une rue de La Seyne, et plus moyen de l'assouvir moyennant une pièce de monnaie à introduire dans une fente !

(au fait, une pièce de combien ? plus ou moins que le prix d'un pain au chocolat de M. Copé acheté au Prisunic du quartier de M. Juppé, avec la monnaie du prix du ticket de métro de Mme Kosciusko-Morizet, acheté grâce au salaire du 3ème ou 4ème CDD renouvelé de Mme El Khomri ?... )

Mais revenons au sujet qui me préoccupe.

Car voilà où nous mène la contrainte budgétaire qu'exige de nous cet État, pourtant animé par mes copains, braves gens de gauche, avec la baisse de ses dotations aux collectivités, histoire de les obliger à concourir sans discuter à la réduction du déficit public au-dessous de la barre des 3% du produit intérieur brut (PIB), pendant que les actionnaires des boîtes anonymes supranationales se gavent du partage de leurs dividendes issus des fruits du capital financier et non des produits du travail !

Eh oui, en effet, d'une mesure de réduction imposée des coûts de fonctionnement du service public communal à une autre, après avoir "esquiché", comme on dit en Provence, tous les budgets de nos services municipaux, me voilà contraint de ne pas renouveler le contrat qui lie la commune à un prestataire de services de "sanisettes". C'est affligeant, non ?

Nos sept "pissotières" automatiques privées assurant une mission de service public républicain de vidange de vessie et d'intestin coûtent en effet aux alentours de 70.000 euros annuels au budget communal.

Et, budgétairement, nous ne pouvons plus nous le permettre. Le contrat s'arrête donc. Un sou est un sou. Fini les Vespasiennes publiques.

Ainsi, à La Seyne, retour au XIXe siècle, et même avant, en prenant garde de ne pas nous mettre hors-la-loi, puisque nous n'avons plus le droit - heureusement - de pisser n'importe où dans la rue.

Ça, c'est du progrès, sur un morceau de terroir de la France, sixième puissance économique mondiale !

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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 04:28

Le courrier du directeur du centre hospitalier intercommunal de Toulon / La Seyne (CHITS) m'est parvenu il y a trois jours. Sa réponse à ma lettre traduisant mes inquiétudes quant au devenir du service des urgences est rassurante.

Trois postes d'infirmiers sont en cours de création afin d'assurer une présence continue à l'accueil du service d'urgences, alors que seules huit des vingt-quatre heures quotidiennes peuvent jusqu'à présent être couvertes.

Des travaux de réhabilitation et d'aménagement du service sont programmés d'octobre prochain à fin 2017, sur une durée qui peut paraître longue, mais que justifie le maintien du fonctionnement du service pendant le chantier.

 

QUAND ÇA MARCHE BIEN, IL FAUT LE DIRE

Il est également prévu la construction d'un garage qui permettra le maintien de la ligne de SMUR que nous avions obtenue en 2012, mais qui avait été depuis relocalisée à l'hôpital de Sainte-Musse, faute de disposer d'un local adapté.

Il faut rendre à César ce qui lui revient : la direction du CHITS a répondu à une bonne partie des attentes des personnels et de notre population. Il reste à progresser vers les recommandations, en effectifs de personnels, de l'Agence régionale de santé (ARS).

La boucle sera ainsi bouclée ; le service dû aux 200.000 habitants de l'ouest de Toulon va être conforté ; et, espérons-le, les équipes soignantes, qui font un travail remarquable, retrouveront le moral qu'un sentiment d'abandon avait pu altérer.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 05:52

"Ils" ne vont tout de même pas nous refaire le coup de la maternité avec les urgences de l'hôpital George-Sand de La Seyne, j'espère !!! On se souvient comment, en 2011-2012, laissant se dégrader les conditions d'exercice de l'activité d'obstétrique, avec la fermeture du laboratoire de biologie, puis de l'hospitalisation pédiatrique, "ils" avaient trouvé les arguments pour, considérant que la sécurité des mères et des bébés n'étaient plus assurées, liquider notre maternité publique qui assurait 1.500 naissances annuelles.

Je voudrais me tromper, mais, faisant la sourde oreille aux demandes de sécurisation du service des urgences de notre hôpital seynois, "ils" pourraient être tentés de nous jouer une partition similaire à celle d'il y a cinq ans. Vigilance, donc...

J'adresse ainsi un courrier au directeur du Centre hospitalier intercommunal de Toulon - La Seyne, avec copie à mon collègue Hubert Falco, président du conseil d'administration, et au directeur de l'Agence régionale de santé...

 

« Monsieur le directeur,

« Je me permets d’attirer votre attention sur la situation du service d’urgences de l’hôpital George-Sand de La Seyne-sur-Mer.

« J’ai appris ces derniers jours la démission du chef de ce service. C’est un fait suffisamment rare pour que je m'en émeuve et me renseigne sur les causes et le contexte, ce qui me conduit à vous alerter sur les difficultés rencontrées par ce service vital pour la population seynoise et, plus largement, celle de l’ouest Var.

« En effet, la situation préoccupante de ce service emblématique ne semble guère évoluer favorablement.

« Un projet d’agrandissement et de rénovation, maintenant ancien, évoqué dans la presse locale voilà plus de 4 ans, ne semble toujours pas aboutir. Le service fait les frais du manque de moyens alloués, manifestement insuffisants.

« Les préconisations de l’Agence régionale de santé (ARS) en terme d’encadrement ne sont pas respectées (un seul infirmier d’accueil présent 8h/24 alors qu’il devrait être présent 24h/24, un effectif d’une vingtaine de personnels alors qu’il devraient être 35, …).

« Pourtant, les personnels de ce service font montre d’un réel dévouement et assurent, malgré les difficultés, un service public de qualité (avec un temps de passage moyen deux fois plus rapide qu’aux urgences de Sainte-Musse). Il est d’autant plus regrettable qu’ils se sentent délaissés, voire isolés. La direction du Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon - La Seyne (CHITS) ne semble pas avoir pris la mesure de l’importance de ce service etaprès l’épisode malheureux de la restructuration de la maternité, où les promesses faites n’ont pas été tenues (je pense ici au service du SMUR qui devrait être basé à l’hôpital George-Sand et qui ne l’est toujours pas, cinq ans après), permettez-moi de prendre au sérieux la situation et d’attirer votre attention sur notre territoire qui, une nouvelle fois, ne semble pas à vos yeux mériter d'être considéré à l'identique de tous ceux de la République française.

« Chat échaudé craignant l'eau froide, je dois vous avertir que la population de la ville de La Seyne-sur-Mer ne laissera pas péricliter les urgences ni, plus largement, l’hôpital. Afin de remédier à cette situation préjudiciable et indigne de la 2ème commune du département et du territoire de l'ouest Var qui, je vous le rappelle, compte quelques 200.000 habitants, je vous demande, d’une part et sans attendre, d’affecter les moyens humains et matériels nécessaires au bon fonctionnement de ce service public et, d’autre part, de concrétiser rapidement le projet d’agrandissement des urgences qui existe et qui a été réalisé par les personnels lassés, comme moi, d'attendre les réflexions du groupe de travail mis en place qui n’a toujours pas encore produit de propositions.

« Je reste disponible pour une entrevue afin d’évoquer ces sujets directement avec vous.

« Veuillez agréer, Monsieur le directeur, l'expression de mes salutations républicaines. »

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 05:38

La toute nouvelle secrétaire d'État en charge de la ville, Hélène Geoffroy, n'a pas trainé. Quelques jours à peine après avoir été appelée au gouvernement, celle qui est en train de transmettre le relais de ses fonctions de députée du Rhône, de maire de Vaulx-en-Velin et, en conséquence, de membre du conseil d'administration de l'association des maires Ville & Banlieue de France que je préside, m'a invité à une première rencontre informelle.

Ça a été pour elle l'occasion de rappeler son intention de poursuivre la relation de ses prédécesseurs avec notre association d'élus de communes accueillant sur leurs sols des quartiers prioritaires de la "politique de la ville", pour travailler à la cause de nos habitants.

L'échange a permis de lister un bon nombre de sujets de préoccupations, donc de chantiers à poursuivre, concernant l'ensemble des communes d'habitat social et de centres anciens dégradés. Autant de sujets qui parlent aux Seynois...

 

ÉDUCATION PRIORITAIRE ET DÉMOCRATIE DES PROJETS

Très préoccupée par les questions éducatives, la ministre a souhaité que notre association "fasse remonter" dans un très bref délai un état des lieux du sujet dans nos communes. Il reste en effet des incohérences à gommer, par exemple avec une géographie des réseaux de l'éducation prioritaire (REP et REP Plus) ne cadrant pas avec celle des quartiers prioritaires de la "politique de la ville", comme c'est d'ailleurs le cas à La Seyne, puisque les écoles accueillant les enfants de notre centre ville, site de rénovation urbaine, ne bénéficient pas du classement en REP Plus comme celles du quartier Berthe.

La question des "conseils citoyens", prévus par la loi pour associer les habitants aux projets de renouvellement urbain, est aussi un sujet de préoccupation partagée : il ne faudrait pas que nos concitoyens qui ont manifesté la volonté de s'y impliquer, et qui se sont formés à cet effet, se découragent face à la complexité et la lenteur de mise en œuvre du Nouveau programme national de rénovation urbaine (NPNRU).

 

SOLIDARITÉ NATIONALE ET TERRITORIALE

Les problèmes des ressources financières des communes populaires prioritaires seront également l'objet de travaux communs au ministère, aux parlementaires et à l'association des élus de banlieue, tant les mécanismes de la péréquation, de la dotation de solidarité urbaine et de la dotation politique de la ville, ne permettent pas toujours de constater que s'exerce une réelle solidarité nationale ou intercommunale en faveur des quartiers pauvres de nos communes. La Seyne en sait quelque chose, puisque les projections 2016 en ce domaine laissent penser que la baisse de l'appui de l'État à notre commune, même si elle ne sera réellement connue qu'au printemps, pourrait bien être encore plus forte qu'en 2015...

L'accès, enfin, prioritaire et renforcé, à l'ensemble des services publics de l'État pour nos concitoyens les plus fragiles, n'apparaît pas toujours comme une évidence, malgré les conventions signées en 2013 entre le ministre de la ville et une douzaine de ses collègues s'engageant à mobiliser prioritairement leurs moyens de droit commun sur les sites en difficulté. Pour nous, Seynois, la dernière inquiétude en date, et pas des moindres, concerne le devenir du service des urgences de notre hôpital George-Sand, dont j'ai récemment fait état sur ce blog, aggravée par une information apportée il y a quelques jours par un responsable de l'Association des médecins urgentistes de France...

On a donc encore du pain sur la planche.

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Marc VUILLEMOT

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