29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 04:41

http://img.over-blog.com/423x600/4/63/11/64/Carte-Etapes----Pour-sauver-la-maternite-de-La-Seyne--cha.jpgLes visiteurs de mon blog pardonneront d'abord mon silence sur celui-ci et sur les réseaux sociaux depuis plus d'un mois : le temps nécessaire à la livraison de mon nouvel ordinateur, l'ancien ayant fini par rendre l'âme après six années de bons et loyaux services...

Et puis, quand bien même eussé-je été livré plus tôt, j'aurais sûrement peiné à trouver le temps de rédiger beaucoup d'articles car je consacre depuis quelques semaines une bonne part de mon temps libre à un petit entraînement physique...

Parce que, au cours des quinze jours de vacances que je me suis fixé de prendre au mois d'août, j'ai décidé d'enfourcher mon vélo pour porter à Paris, au ministère de la santé, les quelque 20.000 signatures de la pétition qui ont été récoltées pour exiger le maintien de la maternité de La Seyne et de l'Ouest toulonnais.

J'entreprendrai, du 1er au 16 août, un périple de 950 km en 15 étapes au terme duquel j'espère bien être reçu au cabinet du ministre en charge de la santé pour plaider en faveur de ce service public de soins essentiel dans un bassin de 200.000 habitants.

L'idée n'est pas de jouer au héros (c'est un vélo à assistance électrique...) mais de faire étape dans un certain nombre de communes françaises qui connaissent le même genre de difficultés avec l'application de la loi "Hôpital, Patients, Santé et Territoires" qui n'est rien d'autre qu'un démantèlement organisé du service public de soins sur tout le territoire de la République.

L'équipe qui s'est engagée avec moi dans cette "aventure" qui permettra de joindre l'utile à l'agréable des vacances actives a créé un blog spécialement dédié sur lequel vous pourrez suivre le déroulement de cette démarche.

Merci à tous ceux qui nous ont déjà témoigné leurs encouragements et ceux qui vont le faire. Franchement, c'est pour une bonne cause.

> un petit reportage sur i-télé

> il est encore temps de signer la pétition en ligne

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 20:37

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTNiwZuPh2tgHQGXcXlTg-M6oDVq3QDZ7RYCcj8ZwQ8EjBC8tiH5g"Ils" nous prennent vraiment pour des billes !

M. Deroubaix, Directeur de l'Agence Régionale de la Santé, l'officine parapublique chargée de mettre à exécution les lamentables décisions du gouvernement de fusiller sans sommation les services publics hospitaliers locaux, doit me rappeler. Car j'ai tenté en vain de le joindre au téléphone cet après-midi, vers 17 heures. Il est presque minuit et je crois que je ne vais pas veiller plus longtemps dans l'attente de ce que m'a promis une de ses collaboratrices : qu'il me rappelle sur mon portable dès que sa réunion sera terminée.

Diantre ! Ce doit être une réunion d'importance pour que, sept heures après, elle ne soit pas terminée !

Je crois, mais peut-être me trompé-je, qu'il n'a rien à me dire d'autre que ce qu'il m'a dit lorsqu'il m'a honoré d'une visite à La Seyne : la maternité de La Seyne va fermer. Et pourtant, il faudra bien qu'il nous entende, nous les maires d'Ollioules, Saint-Mandrier, Sanary, et La Seyne, qui ne sommes pas disposés à ce que les choses se passent ainsi. Parce que, au-delà de nos diversités politiques (je suis le seul maire de gauche des quatre), nous n'entendons pas baisser les bras.

Mais, manifestement, que nos peuples de l'Ouest toulonnais le veuillent ou non, ces messieurs s'assoient sur nos avis. Ceux des élus du peuple dont ils n'ont que faire. Portant la parole d'un peuple dont ils n'ont que faire.

Eh bien, on va les faire changer d'avis, ces gens-là qui nous ont qualifiés "d'agitateurs" dans des échanges de mails avec une députée varoise !

J'ai commencé par installer mon bureau ce midi dans le hall de l'hôpital George-Sand de La Seyne. Et j'ai bien l'intention de m'y implanter régulièrement, pour faire mon travail de maire, pour recevoir mes visiteurs, pour travailler avec mes collègues élus, les services communaux, ou des partenaires, et pour continuer, comme je l'ai fait aujourd'hui, à sensibiliser les usagers de l'hôpital et leurs visiteurs (ceux qui, il y a quelques temps, pouvaient lire des affiches mensongères indiquant que le transfert de la maternité était... une rumeur), et les personnels hospitaliers victimes d'une désinformation organisée sur fond de soi-disant sécurité sanitaire (fastoche, me l'ont indiqué des médecins hospitaliers aujourd'hui : tu fermes le laboratoire, tu expédies ailleurs les pédiatres - ce "qu'ils" ont fait - et les médecins et autres personnels se trouvent privés des moyens d'exercer sereinement leur mission d'obstétrique, avec la complicité incroyable de ce que certains ont qualifié de "syndicat maison à la botte de la direction" - je ne crois pas qu'il s'agisse de la CGT...).

Moi, ce que j'ai retenu de ma première journée dans le hall de l'hôpital, c'est que les centaines de gens, jeunes mamans et papas, futurs mamans et papas, proches des parturientes, patients de tous âges qui venaient à l'hôpital pour mille et une raisons autres qu'un accouchement, avec lesquels j'ai discuté, sont unanimement et farouchement opposés à la fermeture de la seule maternité de l'Ouest Var. Celle où se déroule le plus grand nombre d'accouchements du département. Et ce ne sont pas tous, loin de là, m'a-t-il semblé, des "agitateurs du mouvement social", comme certains voudraient le faire croire.

Alors je vais continuer. Et passer à la vitesse supérieure. Parce que c'est mon devoir.

Que les choses soient claires : j'exige, élu démocratiquement pour porter la voix de mon peuple, et au nom de celui-ci, pour l'hôpital George-Sand de La Seyne, la réinstallation d'un laboratoire et des moyens de chirurgie et de pédiatrie suffisants, avec l'assurance du maintien dans cet établissement d'un vrai service de maternité (seulement de niveau 1, n'exagérons rien !), et non les expédients proposés à grand renfort de supports coûteux de communication installés dans l'entrée de notre hôpital (pourquoi juste maintenant, tiens, tiens... ?) faisant mine de vanter les bienfaits de succédanés de service public hospitalier, genre consultations pré-natales ou néo-natales, qui ne sauraient remplacer une véritable offre de prise en compte des mères et des enfants que les 120.000 habitants de l'Ouest toulonnais sont en droit d'attendre de l'État, au nom de deux des simples valeurs de la République française : l'Égalité, et la Fraternité, celle que l'on nomme aujourd'hui la Solidarité. Et même de la troisième, la Liberté. Celle de choisir d'accoucher dans un hôpital public.

Sinon...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 09:25

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSTtZTtGqNhabxcNsaXDSkUvspiIwCYr61frFqoUxnUY4tjjKCrrADepuis quelques temps, je rencontre des professionnels de la santé pour comprendre s'il existe de véritables risques sanitaires en cas de fermeture de la maternité de La Seyne.

Surprise : ils sont formels et mon tout dernier échange avec un gynécologue-obstétricien expérimenté résume les points de vue que j'ai recueillis : "Il va y avoir mort : des mères, ou des bébés, ou des deux !"

Leurs explications sont de trois ordres.

La question du temps de trajet est majeure : selon eux, au-delà d'une demi-heure, le danger existe. Or nous en avons déjà apporté la preuve : de l'actuel hôpital de La Seyne au chantier du futur hôpital Sainte-Musse, il faut plus de 55 minutes de trajet en voiture. Je laisse chacun calculer combien de temps supplémentaire il faudra pour venir de Saint-Mandrier, Sanary, Le Beausset ou Signes ! Sapeurs-pompiers et médecins s'accordent à dire que le risque est très réel, même au départ de La Seyne, et tant que le tunnel de Toulon et l'élargissement de l'autoroute ne seront pas réalisés... ce qui va prendre encore plusieurs années, selon les dires du directeur d'une des entreprises de travaux publics qui y travaille, et sous réserve que les financeurs (Etat, collectivités) parviennent à s'entendre rapidement pour couvrir le surcoût évalué à 70 millions d'euros...

Les médecins expliquent par ailleurs que l'on nous ment et que le programme de réduction du nombre de maternités du centre et de l'Ouest du Var empêchera qu'une maternité de niveau 3 (la plus performante en matière de sécurité médicale) soit installée à l'hôpital Sainte-Musse, d'une part parce que, pour qu'il y ait une maternité de niveau 3, il faut qu'il y en ait aussi une de niveau 1 ou 2 dans la zone couverte, ce qui ne sera pas le cas avec les fermetures programmées, et d'autre part parce que le nombre prévisionnel de naissances découlant des restructurations des autres établissements empêchera de disposer d'un nombre suffisant d'installations médicales nécessaires. Jugez plutôt...

La future maternité de Toulon devrait accueillir plus de 3500 naissances annuelles : les 900 naissances actuelles de l'hôpital Brunet, les 1300 naissances annuelles de l'hôpital de La Seyne, les 1100 naissances de l'hôpital de Hyères dont la maternité fermera pour raisons de sécurité après que la chirurgie aura été supprimée, les 450 naissances de la clinique Saint-Michel qui fermera sa maternité dès le 15 juin prochain (entraînant au passage le licenciement de 12 sages-femmes et 10 auxiliaires de puériculture...), voire plus encore si, par malheur, la chirurgie disparaissait de l'hôpital de Brignoles entrainant également la fermeture de la maternité.

Et les personnels médicaux rappellent enfin que, pour des raisons d'économies et du nombre insuffisant de lits hospitaliers au regard du nombre prévu de naissances, il est envisagé un retour dangereux à leur domicile des mères et des enfants seulement deux jours après la naissance, même si un hypothétique (car coûteux et supposant du personnel et des matériels qui ne sont pas prévus) dispositif d'hospitalisation à domicile (HAD) était mis en place. De l'avis plusieurs fois exprimé de la très officielle Académie Nationale de Médecine, la sortie précoce de la maternité constitue un risque majeur d'augmentation du taux de morbidité des bébés...

À l'heure de la judiciarisation croissante en cas d'incident médical, les obstétriciens s'inquiètent donc fortement des risques qu'eux-mêmes encourraient, sur les plan pénal et civil. Ils se sont d'ailleurs rapprochés d'avocats avec lesquels ils travaillent dès à présent pour envisager la situation.

Tout ça ne peut être ignoré du très docile directeur du Centre Hospitalier Intercommunal Toulon-La Seyne, pas plus que Nora Berra, secrétaire d'État à la santé ou de Xavier Bertrand, ministre chargé de la santé qui, en visite l'autre jour dans le Var, n'a pas daigné répondre à ma demande d'audience, et pas plus que D. Deroubaix, directeur de l'Agence Régionale de la Santé, officine parapublique chargée des basses œuvres d'exécution de nos hôpitaux.

Mais il faut que le plus grand nombre de nos concitoyens le sachent aussi. Car ces autres-là nous mentent et cherchent à nous enfumer.

Ça ne peut pas se passer ainsi. Nous avons été bien gentils jusqu'à présent...


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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 05:38

3maires.jpgLe Var a souhaité la semaine dernière la bienvenue à M. Bertrand, ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé.

Il n'était certes pas en visite chez nous pour la troisième de ses attributions ministérielles, mais, avec Claude Gilardo, maire de Brignoles, et Michèle Roattino, maire de Le Val, tous deux membres du conseil de surveillance de l'hôpital de Brignoles, il nous a semblé nécessaire de l'interpeller sur les misères que l'Agence Régionale de la Santé fait vivre à nos hôpitaux respectifs qui sont en passe, sans revirement des autorités, de perdre d'importants services hospitaliers de proximité (lire ICI pour l'hôpital de Brignoles et ICI pour l'hôpital de La Seyne).

Nous nous sommes donc retrouvés à la mairie du Val pour rédiger et lui adresser un courrier sollicitant une rencontre au cours de laquelle, forts des milliers de signatures de nos concitoyens et des manifestations d'importance que nous avons organisées à La Seyne et à Brignoles, nous espérions plaider en faveur de nos services publics de santé.

Peine perdue. Même pas de réponse, fût-elle négative ou proposant un rendez-vous ultérieur.

Pourtant, M. Bertrand a été chaleureusement accueilli vendredi par les Varois, le matin à Toulon pour une rencontre de l'Union Patronale du Var, l'après-midi à Hyères au sein d'une entreprise sur le thème de l'accès à l'emploi par les formations en alternance.

Comme on dit chez nous en Provence... "fai de bèn a Bertrand, ti lo rende en cagant" (pour les non-occitanophones, voir ICI la signification de cette expression provençale).

Mais on s'en souviendra.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 04:13

manif_brignoles.jpgAprès le succès remporté par la "flashmob" organisée le 2 avril sur le Parc de la Navale à La Seyne pour manifester la détermination des habitants de l'Ouest Var à exiger le maintien de la maternité de l'hôpital de La Seyne, dont le transfert à Toulon est prévu pour la fin de l'année, c'était au tour de 4000 Varois du centre et du Nord du département de se rassembler à Brignoles hier dimanche 1er mai pour exiger que l'Agence Régionale de la Santé (ARS) renonce à la disparition de l'hôpital de cette ville.

Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Le scénario ourdi par l'ARS est partout le même : on ferme d'abord, au prétexte de meilleure sécurité médicale, des services essentiels au fonctionnement... d'autres services. Ici, l'hospitalisation pédiatrique et le laboratoire, là, la chirurgie. Et après, on déplore l'absence de ces services dans les hôpitaux de proximité, on s'inquiète pour la sécurité des patients, et on fait mine d'être dans l'obligation, faute de moyens sanitaires sûrs, de fermer de nouveaux services devenus à risque. L'objectif est de rassembler au futur hôpital Sainte-Musse de Toulon la quasi totalité des offres de soins de l'Ouest, du Nord, du centre du Var, ne laissant que des miettes aux hôpitaux de proximité de Brignoles, Hyères et La Seyne . Scandaleux !

J'étais hier dans les rues de Brignoles, avec des milliers de citoyens inquiets et en colère, dont des dizaines d'élus de toutes sensibilités, y compris de l'UMP, à commencer par la députée de la circonscription qui, pourtant, a voté à l'Assemblée Nationale la fameuse loi "Hôpital Patients Santé et Territoires" qui organise le démantèlement de la santé publique. Mais qui n'imaginait sûrement pas le cynisme du gouvernement et de ses "bras armés" déterminés que sont les Agences Régionales de Santé chargées, sur les territoires, d'exécuter les basses besognes. Tout comme plusieurs maires et conseillers municipaux de droite de l'Ouest toulonnais (Ollioules, Sanary, Saint-Mandrier) qui s'opposent avec moi à la disparition de la maternité de La Seyne.

 À l'issue de l'impressionnant rassemblement brignolais, nous avons convenu, avec Claude Gilardo, maire (PCF) de la ville et président du Conseil de Surveillance de l'hôpital, de mener ensemble de nouvelles actions pour faire reculer le gouvernement. 

Tenons-nous prêts, dans les semaines qui viennent, à "mettre le paquet" par milliers pour éviter l'irréparable. Il n'est jamais trop tard.

 

Sur la photo illustrant cet article, au premier rang, de gauche à droite : Alain Decanis (Saint-Maximin - Sainte-Baume), Marc Vuillemot (La Seyne - TPM), Michaël Latz (Correns - Provence Verte) et Michel Partage (Varages-Barjols)

Ci-dessous, une vidéo de la "flashmob" de La Seyne (site officiel de la ville) et une vidéo de la manifestation de Brignoles (lien vers le site de Var-matin)...

 

 

 


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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 07:45

grand_h.jpg Var-matin  me pardonnera de lui "emprunter" la photo qui illustre cet article, mais, étant moi-même au coeur du "H" géant avec nos concitoyens de La Seyne et de l'Ouest toulonnais, je ne pouvais être au sommet du pont levant pour nous photographier.

Pas de bataille de chiffres pour cette mobilisation originale. Médias et organisateurs s'accordent à le dire, nous avons été plus de mille à avoir donné une heure de notre temps libre pour rappeler à l'Agence Régionale de la Santé (ARS) combien nous sommes attachés à notre maternité de La Seyne et de l'Ouest Var.

Des jeunes, des anciens, de jeunes couples et leurs bébés, des jeunes femmes enceintes, des gens venus de La Seyne, bien sûr, mais aussi de Saint-Mandrier, d'Ollioules, de Sanary, de Six-Fours, de Toulon. Des personnes politiquement engagées de tous bords, de l'UMP au NPA, en passant par le PS, Europe-Écologie, le POc, le PCF, LO, et d'autres, comme des citoyens simplement inquiets. Des syndicalistes comme des gens qui ont été des usagers satisfaits d'avoir bénéficié des services de cette maternité publique de proximité.

J'espère que ça suffira à faire entendre raison, à la fois à M. Perrot, directeur du centre hospitalier intercommunal, qui fait la sourde oreille ou truque les chiffres dans sa communication publique, fût-ce en les corrigeant ensuite, et, surtout, à son patron régional, M. Deroubaix, directeur général de l'ARS, qui, pourtant, pas plus tard qu'il y a trois jours, fixait les objectifs des priorités de la santé en région Provence Alpes Côte d'Azur, indiquant sur son site Internet vouloir "réduire les écarts d'accès à la santé (...) notamment grâce à des programmes de santé ciblés sur les territoires prioritaires", plaçant la périnatalité parmi les six priorités qu'il s'assigne.

À moins qu'on estime qu'un hôpital installé au carrefour du plus grand quartier d'habitat social du Var, avec ses 13.000 habitants, et d'un centre ancien paupérisé et dégradé d'autant de résidents, seul équipement médical public entre La Ciotat et Toulon, la Méditerranée et la chaîne de la Sainte-Baume, sur une zone de 100 à 150.000 habitants, n'est pas sur un "territoire prioritaire"...

Invité par M. de Mazières, sous-préfet de l'arrondissement, à une séance de travail le 26 janvier dernier sur les difficultés seynoises, le directeur de l'ARS n'y est pas venu, ni ne s'y est fait représenter. Il faudra bien pourtant qu'il entende la plaidoirie d'un peuple.

Dès demain, je vais l'y inviter par courrier. Après les votes de trois conseils municipaux de communes importantes, les positions de quatre maires, dont trois de la droite républicaine, plusieurs milliers de signatures de pétitions, et une porte entrouverte par Nora Berra, secrétaire d'État en charge de la santé, pour maintenir la maternité de La Seyne, puissions-nous obtenir gain de cause sans avoir à recourir à des formes de mobilisation plus classiques et, naturellement, plus dérangeantes.

Merci à tous ceux qui se sont mobilisés ce samedi à La Seyne pour le deuxième plus grand rassemblement de France, après celui de Paris, dans le cadre de la journée nationale d'action pour la défense de l'hôpital public.

Et tenons-nous prêts si notre cri d'inquiétude n'était pas rapidement entendu !

À moins que, demain lundi, ce serait une sage décision, M. Perrot, qui tiendra une conférence de presse sur le site du futur hôpital de Toulon, en présence du président de l'agglomération, Hubert Falco, que chacun sait attaché à la proximité, annonce la bonne nouvelle tant attendue...

 

La presse en a parlé...

> Le Nouvel Observateur

Libération

Le Monde

Le Figaro

Le Midi Libre

La République du Centre

La Montagne

La Marseillaise

Nice-matin

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 06:16

http://profile.ak.fbcdn.net/hprofile-ak-snc4/174842_196972846989453_5613995_n.jpgTandis que, à Marseille, les ministres en charge de la santé fêtaient le deuxième anniversaire des Agences Régionales de la Santé (ARS), j'ai été interviewé par une télé locale (LCM - La Chaîne Marseillaise) ce vendredi, veille de la "flash mob" organisée sur la parc de la Navale à La Seyne, pour montrer, justement, à l'ARS combien nos concitoyens de La Seyne et de l'Ouest Var sont attachés au maintien d'une maternité et des services publics hospitaliers de proximité.

L'Ouest toulonnais, ce sont près de 150.000 habitants. On ne peut pas leur faire ça !

Et si, justement, comme le dit le ministre Xavier Bertrand dans la vidéo du journal de LCM (cliquez sur l'image ci-dessous pour la visionner), l'État va consacrer en 2011 à la santé un budget en hausse supérieure à l'inflation, il n'y a aucune raison que nous ne soyons pas entendus.

Notre attachement à cet espace médical, construit il y a à peine 15 ans, et qu'on ne peut donc taxer de vétuste pour justifier une prétendue sécurité sanitaire, qui permet la naissance d'environ 1400 enfants chaque année... presque le double de celui de Toulon, dépasse les "clivages" politiques.

Gilles Vincent (UMP) et Patrick Martinenq (PS), conseillers généraux de Saint-Mandrier et de La Seyne, comme Marie Bouchez (PS), conseillère régionale, et d'autres élus de toutes sensibilités, seront à mes côtés. Arthur Paecht (UMP), ancien maire et chef de l'opposition municipale, retenu à Paris, a rappelé hier son attachement indéfectible au service hospitalier public.

C'est au nom du simple bon sens que tout notre peuple, de Saint-Cyr aux quartiers Ouest de Toulon, de Signes à Saint-Mandrier, doit se donner rendez-vous ce samedi 2 avril à 11 heures, à La Seyne.

CLIQUEZ SUR L'IMAGE CI-DESSOUS POUR VISIONNER LA VIDÉO DE MON INTERVIEW

http://www.lcm.fr/upload/emissions/lejournal.jpg




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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 06:13

2avril.jpgDans le cadre de la journée nationale de mobilisation pour le service public hospitalier, il a été imaginé une "flashmob" (comme disait ma grand-mère provençale... aujourd'hui on parle de "mobilisation éclair")...

LE SAMEDI 2 AVRIL à 11 h, à LA SEYNE

Je trouve cette initiative importante pour la défense de notre hôpital de La Seyne et de tout l'Ouest-Var, pour la maternité, bien sûr, dont la fermeture est souhaitée par l'Agence Régionale de la Santé, et pour les autres services hospitaliers de proximité très menacés.

L'objectif symbolique est fixé. Il y a 1400 naissances par an à La Seyne. Nous devons être au moins 1400 au pied du Pont, sur le Parc de la Navale, pour dessiner un "H" géant.

J'appelle tous nos concitoyens de La Seyne et de l'Ouest-Var, et en particulier mes collègues maires et élus des conseils municipaux de Saint-Mandrier et Sanary qui ont voté unanimement une motion pour le maintien de notre maternité, à participer avec moi à ce rassemblement et à relayer largement cette information par tous les moyens possibles.

Soyons nombreux et soudés. Notre maternité, on peut la conserver !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 07:39

mv_maternite-copie-1.jpgInterviewé mercredi dernier par France 3 (pour regarder la vidéo, CLIQUEZ ICI ou sur l'image illustrant cet article), j'ai rappelé qu'il est impensable que le service public de proximité qu'est la maternité de l'Ouest Var puisse disparaître, alors même que notre hôpital George-Sand de La Seyne, construit il y a une quinzaine d'années, était prévu pour être le "pôle mère-enfant" de l'aire toulonnaise !

C'est ce que j'avais expliqué quelques minutes auparavant à Olivier de Mazières, sous-préfet de l'arrondissement de Toulon, qui m'a confirmé qu'il organisera une rencontre me permettant de plaider la cause de notre population avec Dominique Deroubaix, directeur de l'Agence Régionale de la Santé (ARS).

Et, si l'on écoute bien les autres personnes interviewées dans ce reportage, on relèvera qu'elles me donnent raison.

Oui, les jeunes mamans et le représentant du collectif de défense de l'hôpital public ont raison de relever le formidable atout que représente la proximité de cette maternité, dans un bassin de 150.000 habitants.

Oui, la chef du service maternité a raison de dire que "Au niveau médical, il n'y a rien à redire [au transfert de la maternité]". Évidemment ! En ayant déjà supprimé les urgences pédiatriques, l'hospitalisation pédiatrique, ou le laboratoire d'analyses, et en confirmant la disparition du bloc opératoire, les valets zéles du gouvernement démolisseur du service public de la santé ont préparé le terrain pour que le nouvel hôpital, à près d'une heure de voiture de La Seyne (voir ICI une petite vidéo qui le prouve), soit mieux outillé en matière de soins, en cas de problème ! Mais, je le répète, le pourcentage d'accouchements à risque non prévu est infime : une naissance n'est pas une maladie, que diable !

Oui, le directeur général adjoint de l'ARS a raison de modérer les propos inquiétants de la direction du Centre Hospitalier Intercommunal en indiquant que "on fera au mieux des besoins de la population"...

Alors, chiche, écoutez les besoins de la population ! Les conseils municipaux de Saint-Mandrier, de Sanary et de La Seyne ont déjà voté à l'unanimité des motions protestant contre une éventuelle fermeture. Le maire d'Ollioules a indiqué, lors de la séance plénière du Conseil régional que j'invitais à voter une motion de défense, qu'il ne souhaite pas la fermeture (voir ICI ces motions). Ces quatre communes représentent tout de même près de 100.000 habitants (précisément 97.463 en 2008) !

 

SIGNONS LES PÉTITIONS EN NOMBRE !

 Les diverses pétitions qui circulent ont déjà recueilli plusieurs milliers de signatures. Nous devons povoir nous appuyer sur une forte mobilisation pour faire fléchir les décideurs.

 

Continuons à être nombreux à signer les deux pétitions en ligne en cliquant sur les images ci-dessous...

maternite-copie-1.jpg collectif.jpg
La pétition contre la fermeture de la maternité de La Seyne (cliquez sur la photo) La pétition pour la défense de l'accès aux soins dans le département du Var (cliquez sur la photo)


EN SAVOIR PLUS...

 > Le blog du collectif varois de défense de l'accès aux soins

Le site du Centre Hospitalier Intercommunal Toulon - La Seyne

> Un article de La Marseillaise (28/01/2011)

 


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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 22:33

http://blogbebe.org/photos/2008/11/savoir-bebe-prend-correctement-le-sein.jpgJe suis écœuré. Monsieur Perrot, directeur du Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon - La Seyne, se moque du monde. Dans une interview accordée à Var-matin, il fait son malin en croyant endormir notre peuple avec des gros mots techniques et pompeux : "une maternité de niveau 3", "la question de la fusion des maternités fait l'objet d'une réflexion intense", "on souhaiterait devenir une référence", etc.

Ne vous laissez pas abuser et comprenez, chers visiteurs de mon blog, que la machine sarkozyste de démantèlement du service public de santé poursuit son petit bonhomme de chemin. Et le poursuit à deux voix, l'une couvrant l'autre, façon rouleau compresseur carburant au diesel polluant mais dégageant des effluves de douce guimauve : tandis que Madame Berra, la Secrétaire d'État en charge de la santé, indique que rien n'est joué lorsqu'un parlementaire la questionne, son laquais local prépare le terrain de la fermeture de la maternité seynoise, en causant de prévention des risques qui exige une haute technologie, garantie d'une prise en charge médicalisée optimale des mamans en couches.

Comme si donner la vie était, pour toutes les mères, un épisode à haut risque où le protocole vital serait engagé pour elles ou leurs bébés. Nous ne vivons ni dans un pays sous-développé, ni au fin fond de la toundra, ni au Moyen-Âge.

Tous les obstétriciens vous le diront : la quasi totalité des accouchements compliqués sont diagnostiqués avant le terme et, sauf très rares situations, il est possible d'anticiper et de prévoir, certes parfois un peu loin, à Marseille par exemple, ou même simplement à Toulon, les prises en charges exceptionnelles.

Non, une naissance, c'est, dans la très grande majorité des cas, un moment fort de bonheur et d'émotion. Un moment intense à partager. D'abord avec un papa. Et, dans les moments et les jours qui suivent, avec des grands frères et grandes soeurs, des grands-parents, des amis, la famille. Tous ceux qui participent à un grand événement de partage. Un temps de "charité", au sens du dictionnaire : "une vertu qui porte à désirer et faire le bien du prochain". Ça suppose un lieu de naissance de proximité... pour que le prochain... soit proche.

Alors oui, ici et maintenant, l'hôpital... se fout de la charité. C'est une honte.

Et dire que, pour, justement, favoriser cette proximité, et malgré ses difficultés, la ville de La Seyne a fait un effort, au-delà du symbolique, pour installer une "position avancée" de son service d'État-Civil au sein même de la maternité seynoise et permettre aux mamans de partager avec les papas ce temps fort de la déclaration officielle de la naissance !

Décidément, vous n'avez rien compris à la vie. Mais sachez-le, Madame Berra et Monsieur Perrot, on ne dort pas dans l'Ouest Var. On ne rêve pas au clair de la lune, mon ami Perrot. On va se démener pour la garder, notre maternité. Dussions-nous, avec les peuples de nos communes, hausser le ton et changer de braquet. Gare !

Et nous sommes nombreux à être d'accord pour le maintien de cette maternité, élus de l'Ouest toulonnais, de toutes sensibilités politiques. Pour ne citer que certains de ceux qui se sont exprimés publiquement : Gilles Vincent, maire et conseiller général de Saint-Mandrier (UMP), Robert Bénéventi, maire et conseiller régional d'Ollioules (UMP), Arthur Paecht, ancien maire de La Seyne (UMP), Marie Bouchez, conseillère régionale de La Seyne (app. PS), Mireille Peirano, conseillère municipale et régionale d'Ollioules (PS), Patrick Martinenq, conseiller général de La Seyne (PS), et d'autres...

Et, tiens, pour vous prouver, à vous, Madame Berra, et à votre dévoué exécuteur des basses œuvres, Monsieur Perrot, que vos propos ne tiennent pas la route lorsque vous nous parlez de sécurisation pour masquer votre sinistre besogne de bradeurs du service public, consacrez donc quelques instants à visionner cette vidéo mise en ligne sur le site officiel de la ville de La Seyne. C'est édifiant... et ça vous prouvera que vos palabres sont vides de sens.


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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité