2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 06:16

http://profile.ak.fbcdn.net/hprofile-ak-snc4/174842_196972846989453_5613995_n.jpgTandis que, à Marseille, les ministres en charge de la santé fêtaient le deuxième anniversaire des Agences Régionales de la Santé (ARS), j'ai été interviewé par une télé locale (LCM - La Chaîne Marseillaise) ce vendredi, veille de la "flash mob" organisée sur la parc de la Navale à La Seyne, pour montrer, justement, à l'ARS combien nos concitoyens de La Seyne et de l'Ouest Var sont attachés au maintien d'une maternité et des services publics hospitaliers de proximité.

L'Ouest toulonnais, ce sont près de 150.000 habitants. On ne peut pas leur faire ça !

Et si, justement, comme le dit le ministre Xavier Bertrand dans la vidéo du journal de LCM (cliquez sur l'image ci-dessous pour la visionner), l'État va consacrer en 2011 à la santé un budget en hausse supérieure à l'inflation, il n'y a aucune raison que nous ne soyons pas entendus.

Notre attachement à cet espace médical, construit il y a à peine 15 ans, et qu'on ne peut donc taxer de vétuste pour justifier une prétendue sécurité sanitaire, qui permet la naissance d'environ 1400 enfants chaque année... presque le double de celui de Toulon, dépasse les "clivages" politiques.

Gilles Vincent (UMP) et Patrick Martinenq (PS), conseillers généraux de Saint-Mandrier et de La Seyne, comme Marie Bouchez (PS), conseillère régionale, et d'autres élus de toutes sensibilités, seront à mes côtés. Arthur Paecht (UMP), ancien maire et chef de l'opposition municipale, retenu à Paris, a rappelé hier son attachement indéfectible au service hospitalier public.

C'est au nom du simple bon sens que tout notre peuple, de Saint-Cyr aux quartiers Ouest de Toulon, de Signes à Saint-Mandrier, doit se donner rendez-vous ce samedi 2 avril à 11 heures, à La Seyne.

CLIQUEZ SUR L'IMAGE CI-DESSOUS POUR VISIONNER LA VIDÉO DE MON INTERVIEW

http://www.lcm.fr/upload/emissions/lejournal.jpg




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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 06:13

2avril.jpgDans le cadre de la journée nationale de mobilisation pour le service public hospitalier, il a été imaginé une "flashmob" (comme disait ma grand-mère provençale... aujourd'hui on parle de "mobilisation éclair")...

LE SAMEDI 2 AVRIL à 11 h, à LA SEYNE

Je trouve cette initiative importante pour la défense de notre hôpital de La Seyne et de tout l'Ouest-Var, pour la maternité, bien sûr, dont la fermeture est souhaitée par l'Agence Régionale de la Santé, et pour les autres services hospitaliers de proximité très menacés.

L'objectif symbolique est fixé. Il y a 1400 naissances par an à La Seyne. Nous devons être au moins 1400 au pied du Pont, sur le Parc de la Navale, pour dessiner un "H" géant.

J'appelle tous nos concitoyens de La Seyne et de l'Ouest-Var, et en particulier mes collègues maires et élus des conseils municipaux de Saint-Mandrier et Sanary qui ont voté unanimement une motion pour le maintien de notre maternité, à participer avec moi à ce rassemblement et à relayer largement cette information par tous les moyens possibles.

Soyons nombreux et soudés. Notre maternité, on peut la conserver !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 07:39

mv_maternite-copie-1.jpgInterviewé mercredi dernier par France 3 (pour regarder la vidéo, CLIQUEZ ICI ou sur l'image illustrant cet article), j'ai rappelé qu'il est impensable que le service public de proximité qu'est la maternité de l'Ouest Var puisse disparaître, alors même que notre hôpital George-Sand de La Seyne, construit il y a une quinzaine d'années, était prévu pour être le "pôle mère-enfant" de l'aire toulonnaise !

C'est ce que j'avais expliqué quelques minutes auparavant à Olivier de Mazières, sous-préfet de l'arrondissement de Toulon, qui m'a confirmé qu'il organisera une rencontre me permettant de plaider la cause de notre population avec Dominique Deroubaix, directeur de l'Agence Régionale de la Santé (ARS).

Et, si l'on écoute bien les autres personnes interviewées dans ce reportage, on relèvera qu'elles me donnent raison.

Oui, les jeunes mamans et le représentant du collectif de défense de l'hôpital public ont raison de relever le formidable atout que représente la proximité de cette maternité, dans un bassin de 150.000 habitants.

Oui, la chef du service maternité a raison de dire que "Au niveau médical, il n'y a rien à redire [au transfert de la maternité]". Évidemment ! En ayant déjà supprimé les urgences pédiatriques, l'hospitalisation pédiatrique, ou le laboratoire d'analyses, et en confirmant la disparition du bloc opératoire, les valets zéles du gouvernement démolisseur du service public de la santé ont préparé le terrain pour que le nouvel hôpital, à près d'une heure de voiture de La Seyne (voir ICI une petite vidéo qui le prouve), soit mieux outillé en matière de soins, en cas de problème ! Mais, je le répète, le pourcentage d'accouchements à risque non prévu est infime : une naissance n'est pas une maladie, que diable !

Oui, le directeur général adjoint de l'ARS a raison de modérer les propos inquiétants de la direction du Centre Hospitalier Intercommunal en indiquant que "on fera au mieux des besoins de la population"...

Alors, chiche, écoutez les besoins de la population ! Les conseils municipaux de Saint-Mandrier, de Sanary et de La Seyne ont déjà voté à l'unanimité des motions protestant contre une éventuelle fermeture. Le maire d'Ollioules a indiqué, lors de la séance plénière du Conseil régional que j'invitais à voter une motion de défense, qu'il ne souhaite pas la fermeture (voir ICI ces motions). Ces quatre communes représentent tout de même près de 100.000 habitants (précisément 97.463 en 2008) !

 

SIGNONS LES PÉTITIONS EN NOMBRE !

 Les diverses pétitions qui circulent ont déjà recueilli plusieurs milliers de signatures. Nous devons povoir nous appuyer sur une forte mobilisation pour faire fléchir les décideurs.

 

Continuons à être nombreux à signer les deux pétitions en ligne en cliquant sur les images ci-dessous...

maternite-copie-1.jpg collectif.jpg
La pétition contre la fermeture de la maternité de La Seyne (cliquez sur la photo) La pétition pour la défense de l'accès aux soins dans le département du Var (cliquez sur la photo)


EN SAVOIR PLUS...

 > Le blog du collectif varois de défense de l'accès aux soins

Le site du Centre Hospitalier Intercommunal Toulon - La Seyne

> Un article de La Marseillaise (28/01/2011)

 


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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 22:33

http://blogbebe.org/photos/2008/11/savoir-bebe-prend-correctement-le-sein.jpgJe suis écœuré. Monsieur Perrot, directeur du Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon - La Seyne, se moque du monde. Dans une interview accordée à Var-matin, il fait son malin en croyant endormir notre peuple avec des gros mots techniques et pompeux : "une maternité de niveau 3", "la question de la fusion des maternités fait l'objet d'une réflexion intense", "on souhaiterait devenir une référence", etc.

Ne vous laissez pas abuser et comprenez, chers visiteurs de mon blog, que la machine sarkozyste de démantèlement du service public de santé poursuit son petit bonhomme de chemin. Et le poursuit à deux voix, l'une couvrant l'autre, façon rouleau compresseur carburant au diesel polluant mais dégageant des effluves de douce guimauve : tandis que Madame Berra, la Secrétaire d'État en charge de la santé, indique que rien n'est joué lorsqu'un parlementaire la questionne, son laquais local prépare le terrain de la fermeture de la maternité seynoise, en causant de prévention des risques qui exige une haute technologie, garantie d'une prise en charge médicalisée optimale des mamans en couches.

Comme si donner la vie était, pour toutes les mères, un épisode à haut risque où le protocole vital serait engagé pour elles ou leurs bébés. Nous ne vivons ni dans un pays sous-développé, ni au fin fond de la toundra, ni au Moyen-Âge.

Tous les obstétriciens vous le diront : la quasi totalité des accouchements compliqués sont diagnostiqués avant le terme et, sauf très rares situations, il est possible d'anticiper et de prévoir, certes parfois un peu loin, à Marseille par exemple, ou même simplement à Toulon, les prises en charges exceptionnelles.

Non, une naissance, c'est, dans la très grande majorité des cas, un moment fort de bonheur et d'émotion. Un moment intense à partager. D'abord avec un papa. Et, dans les moments et les jours qui suivent, avec des grands frères et grandes soeurs, des grands-parents, des amis, la famille. Tous ceux qui participent à un grand événement de partage. Un temps de "charité", au sens du dictionnaire : "une vertu qui porte à désirer et faire le bien du prochain". Ça suppose un lieu de naissance de proximité... pour que le prochain... soit proche.

Alors oui, ici et maintenant, l'hôpital... se fout de la charité. C'est une honte.

Et dire que, pour, justement, favoriser cette proximité, et malgré ses difficultés, la ville de La Seyne a fait un effort, au-delà du symbolique, pour installer une "position avancée" de son service d'État-Civil au sein même de la maternité seynoise et permettre aux mamans de partager avec les papas ce temps fort de la déclaration officielle de la naissance !

Décidément, vous n'avez rien compris à la vie. Mais sachez-le, Madame Berra et Monsieur Perrot, on ne dort pas dans l'Ouest Var. On ne rêve pas au clair de la lune, mon ami Perrot. On va se démener pour la garder, notre maternité. Dussions-nous, avec les peuples de nos communes, hausser le ton et changer de braquet. Gare !

Et nous sommes nombreux à être d'accord pour le maintien de cette maternité, élus de l'Ouest toulonnais, de toutes sensibilités politiques. Pour ne citer que certains de ceux qui se sont exprimés publiquement : Gilles Vincent, maire et conseiller général de Saint-Mandrier (UMP), Robert Bénéventi, maire et conseiller régional d'Ollioules (UMP), Arthur Paecht, ancien maire de La Seyne (UMP), Marie Bouchez, conseillère régionale de La Seyne (app. PS), Mireille Peirano, conseillère municipale et régionale d'Ollioules (PS), Patrick Martinenq, conseiller général de La Seyne (PS), et d'autres...

Et, tiens, pour vous prouver, à vous, Madame Berra, et à votre dévoué exécuteur des basses œuvres, Monsieur Perrot, que vos propos ne tiennent pas la route lorsque vous nous parlez de sécurisation pour masquer votre sinistre besogne de bradeurs du service public, consacrez donc quelques instants à visionner cette vidéo mise en ligne sur le site officiel de la ville de La Seyne. C'est édifiant... et ça vous prouvera que vos palabres sont vides de sens.


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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 16:42

http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/hopital-en-danger4.JPGMon ami Pierre-Yves Collombat, sénateur socialiste du Var, a bien voulu nous aider à relayer nos inquiétudes quant au devenir de la maternité de notre hôpital George-Sand auprès de la toute nouvelle secrétaire d'État chargée de la santé, Nora Berra..

Après la disparition de plusieurs services hospitaliers, transférés à Toulon (laboratoire, urgences pédiatriques, hospitalisation pédiatrique, etc), le centre Hospitalier Intercommunal de Toulon - La Seyne envisage en effet de regrouper les services de maternité de La Seyne, d'Hyères et de Toulon en un seul site : le futur hôpital de Sainte-Musse.

Et dire que notre établissement hospitalier, qu'on ne peut pas qualifier de vétuste avec des équipements obsolètes ou dangereux, puisque ouvert il y a quinze ans seulement, avait pour coeur de projet le "pôle mère - enfant" de l'agglomération ! Et qu'il comptabilise deux fois plus de naissances par an que celui de Toulon ! Et que, au-delà de la dimension sanitaire, pour permettre aux jeunes mamans de participer avec les papas à ce moment solennel et affectivement important qu'est la déclaration de naissance, Patrick Valle, adjoint chargé de l'État-Civil, a inauguré avec moi il y aura bientôt deux ans, un service avancé de la mairie installé au coeur même du service maternité !

Forts aujourd'hui de milliers de signatures, nous allons bientôt redoubler d'énergie pour empêcher ce gâchis du service public. 

Et, d'ores et déjà, nous nous employons à sensibiliser les décideurs sur le problème et sur notre détermination à défendre notre maternité. Pierre-Yves Collombat y a contribué. Je vous livre l'intégralité de son échange avec la secrétaire d'État lors de la séance du Sénat dédiée ce mardi aux questions au gouvernement :

 M. le président. La parole est à M. Pierre-Yves Collombat, auteur de la question n° 1049, adressée à Mme la secrétaire d'État chargée de la santé.

 M. Pierre-Yves Collombat. Madame la secrétaire d'État, ces dernières années, les choix des gouvernements successifs en matière de santé, confirmés par la loi « Hôpital, patients, santé, territoires », poussent les établissements publics de santé à concentrer l’offre de soins, avec le risque de rendre de plus en plus aléatoire la satisfaction des besoins de la population.

 L’hôpital de La Seyne-sur-Mer, deuxième commune du Var, est une illustration parfaite de cette situation : fermeture des lits d’hospitalisation en pédiatrie et du laboratoire, réduction du nombre des lits d’hospitalisation en gynécologie, ou encore diminution des actes chirurgicaux par manque d’anesthésistes et de chirurgiens.

En 2009, le conseil d’administration du centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne, le CHITS, a adopté la décision tendant au regroupement des services de maternité et de chirurgie dès 2011 au sein du futur hôpital de Sainte-Musse, à Toulon.

En pratique, cette décision implique la fermeture du seul centre de naissance dans l’ouest du département du Var, entre Toulon et La Ciotat, un territoire qui abrite une population de près de 150 000 habitants. Dans le même temps, le CHITS prévoit d’englober la maternité d’Hyères, où ont lieu 1 300 accouchements par an.

Ce dernier épisode du démembrement organisé de l’hôpital George-Sand suscite une grande inquiétude chez les élus comme, bien sûr, chez les usagers. L’hôpital de La Seyne-sur-Mer répond en effet à un réel besoin, les quelque 1 300 accouchements qui s’y déroulent chaque année l’attestent. L’établissement pratique en outre des interruptions volontaires de grossesse chirurgicales, qui devront être redirigées vers les hôpitaux toulonnais.

Quelle que soit l’efficacité de la prochaine plateforme de soins à Sainte-Musse, qui n’est pas en cause, on peut penser que cette concentration des services de maternité sur le site de Toulon représente un obstacle supplémentaire à l’accès au service public.

Vu les difficultés de circulation dans Toulon, notamment, c’est la sécurité même des personnes, qu’il s’agisse des mères ou des enfants, qui est en jeu. Au nom de la réduction des coûts des services de soins, faut-il courir un tel risque ?

Je souhaiterais donc savoir si, pour parler familièrement, « le jeu en vaut la chandelle ». Autrement dit, les risques que l’on fait ainsi courir à la population sont-ils vraiment à la hauteur des économies attendues de cette concentration, alors qu’il s’agit d’un service essentiel ?

 

M. le président. La parole est à Mme la secrétaire d'État.

 

Mme Nora Berra, secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l’emploi et de la santé, chargée de la santé. Monsieur le sénateur, le centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne est composé de deux sites principaux, l’hôpital de La Seyne-sur-Mer et l’hôpital de Toulon.

Ce dernier va être complètement reconstruit. Il s’agit d’un projet extrêmement ambitieux, soutenu par l’État à hauteur de 50 %. Ce nouvel établissement devrait considérablement améliorer l’offre de soins sur ce territoire, au bénéfice de la population.

Parallèlement à cette restructuration architecturale, l’établissement a engagé une réflexion sur ses filières de soins et sur les modalités de coopération des professionnels entre les deux sites. C’est dans ce cadre que s’inscrit le projet de rapprochement des deux maternités au sein d’un site unique, celui du futur hôpital de Sainte-Musse, à Toulon. Le centre hospitalier de Toulon réalise actuellement une étude pour évaluer l’opportunité d’un tel rapprochement et mesurer toutes les dimensions du projet.

Le regroupement éventuel permettrait de constituer une structure importante, attractive pour les professionnels. En effet, je vous rappelle que les jeunes professionnels médicaux aspirent de plus en plus à évoluer au sein d’équipes étoffées, qui leur offrent la possibilité d’exercer collectivement leurs missions et d’éviter un nombre trop élevé de gardes.

Cette hypothèse est actuellement étudiée en lien avec l’Agence nationale de la performance, avec laquelle le centre hospitalier de Toulon-La Seyne a conclu un contrat.

Cependant, pour le moment, on ne peut préjuger de rien. La décision de rapprochement n’est pas, à ce stade, validée par l’agence régionale de santé, qui ne manquera pas d’évoquer ce point dans son plan stratégique régional de santé.

Vous l’aurez compris, monsieur le sénateur, il s’agit là non pas d’une question de réduction des coûts, mais bien de l’amélioration de l’organisation des soins pour mieux répondre aux besoins de santé de la population.

En outre, je me permets de vous rappeler que la politique mise en œuvre depuis plus de trois ans a eu pour objet de donner à l’hôpital public tous les moyens nécessaires pour lui permettre de remplir ses missions quotidiennes.

Le taux d’évolution de l’ONDAM hospitalier pour 2011 est fixé à 2,8 %, ce qui représente près de 2 milliards d’euros supplémentaires l’année prochaine.

Des sommes considérables – près de 2,5 milliards d’euros – ont été allouées aux hôpitaux ces trois dernières années pour moderniser leur patrimoine dans le cadre du plan Hôpital 2012. Cet effort se poursuivra dans les prochaines années.

Mais l’hôpital doit aussi se réorganiser pour s’adapter à l’évolution des besoins et des techniques. La réorganisation de l’offre de soins n’est donc pas une simple question de coûts.

 

M. le président. La parole est à M. Pierre-Yves Collombat.

 

M. Pierre-Yves Collombat. Madame la secrétaire d’État, je voudrais instiller un peu de doute dans l’océan de certitudes qui semble baigner l’esprit de nos responsables de la santé.

Premièrement, si la politique menée continûment depuis des années est si efficace, comment se fait-il que la France, en matière de mortalité infantile, soit passée récemment du cinquième au quatorzième rang, derrière la Grèce et l’Espagne, pays tout à fait respectables mais qui n’ont cependant pas notre tradition médicale et ne jouissent pas de notre renommée en matière de santé ?

Deuxièmement, comment expliquez-vous que, au moment où se déploie ce que l’on pourrait appeler une politique d’industrialisation de la maternité, on assiste à des réactions de rejet qui vont à l’encontre de la recherche de sécurité constamment mise en avant, à une augmentation du nombre des accouchements à domicile, qui commencent d’ailleurs à poser un certain nombre de problèmes, et à l’émergence d’un mouvement en faveur des « maisons de naissance » ? Mon propos n’est pas ici de juger le bien-fondé de ces réactions : je me contente de les constater.

Une maternité comme celle La Seyne-sur-Mer – qui est loin d’être un village, madame la secrétaire d'État ! – serait peut-être de la taille optimale pour répondre aux exigences à la fois de sécurité médicale, que tout le monde comprend, et de sécurité psychologique, tout aussi nécessaire dans ce domaine.

Madame la secrétaire d'État, je sais que vous êtes venue ce matin au débotté, et je vous en remercie. Je tenais cependant à attirer votre attention sur ces problèmes. Vous n’ignorez certainement pas qu’ils ne sont pas aussi simples à régler que peuvent le donner à penser des réponses de routine.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité
13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 06:54
Avec Annie Martin-Ghibaudo, adjointe à la santé, et Jocelyne Léon, adjointe à la prévention et l'action socio-éducative, nous avons accueilli ce jeudi Simon Babre, sous-préfet, directeur de cabinet du préfet du Var, en visite chez nous à l'occasion de l'ouverture du centre de vaccination contre la grippe A mis en place à La Seyne pour nos concitoyens et ceux de Saint-Mandrier.

De tout coeur, merci à l'ensemble des personnels communaux qui se sont investis pour l'organisation de cette structure. Merci aux personnels de santé qui ont répondu aux sollicitations. Merci aux enseignants d'Education Physique et Sportive, à leurs élèves, et aux dirigeants et licenciés de nombreux clubs sportifs, utilisateurs habituels des gymnases réquisitionnés, qui ont du déménager - sans trop se plaindre - dans d'autres espaces, hélas moins adaptés.

La mise en place de ce dispositif, prévu pour quatre mois, est une obligation pour la Ville qui ne pouvait se dérober. Et, justement, parce que l'État, dont je pensais un peu naïvement qu'il assumerait lui-même la charge de cette opération de santé publique, l'impose à la commune, j'ai pu dire à son représentant mon inquiétude sur le coût que la cagnote municipale va devoir supporter.

Notre service communal du contrôle de gestion - que je remercie également - a estimé à près de 97.000 euros le montant des dépenses générées par ce diable de virus. Des coûts de personnel à l'achat des masques, en passant par l'entretien des locaux, les produits d'hygiène, les lignes téléphoniques et diverses charges administratives, la note est salée pour le contribuable.

Certes, il s'agit d'une estimation. Bien sûr, l'État prend à sa charge les heures supplémentaires de nos personnels et paye les personnels de santé volontaires, et indique qu'il pourra couvrir une partie des dépenses. Bien sûr aussi, il faudra que la commune voisine de Saint-Mandrier participe au pro-rata de sa population. Mais le bon sens et la logique républicaine voudraient que, au terme de l'opération, une fois soldées toutes les dépenses, l'État ou l'Assurance Maladie, ou les deux, remboursent intégralement les communes des coûts supportés.

Dans l'instant, ce souci ne nous empêche pas de faire notre devoir, mais je ne manquerai pas d'adresser la facture à qui de droit à la fin de la pandémie.
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Publié par Marc Vuillemot - dans Santé - hôpital - maternité

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