25 janvier 2021 1 25 /01 /janvier /2021 06:57

Plus il y aura de signataires, plus la population provençale, azuréenne et alpine pourra caresser l'espoir d'une alternative possible aux politiques désastreuses qu'elle subit depuis six ans du fait de la majorité régionale de M. Muselier.

Poussés par l'expression de la volonté populaire, les mouvements politiques et les citoyens qui croient aux idées de gauche, de l'écologie et du régionalisme auront le devoir de s'unir pour gagner.

Ce que certains partis provoquent comme inquiétudes par leurs positions étonnantes de repli peut être contrebalancé par l'amicale pression des habitants qui aspirent au changement.

 

AMIS ÉCOLOS, RÉFLÉCHISSEZ : NE FERMEZ AUCUNE PORTE !

J'ai du mal à comprendre la stratégie à haut risque qu'ont retenue, fût-ce d'une très courte majorité, les adhérents d'Europe Écologie Les Verts (EELV), visant à rassembler d'abord des petits partis écologistes et centristes avant d'entamer un éventuel rapprochement avec le vaste mouvement unitaire qui avance, à parité entre personnes engagées dans la vie citoyenne et militants d'une douzaine de partis, y compris d'ailleurs EELV avant qu'il ne change son fusil d'épaule.

On me dira que je n'ai pas à commenter le choix démocratique d'un mouvement auquel je n'appartiens pas. Mais l'enjeu est d'une telle importance que je me fais un devoir de regretter publiquement cette posture étrange, avec, d'une part, un chef de file très impliqué dans les discussions en vue d'un projet écologique, social et citoyen partagé se traduisant par une équipe diverse et ouverte réunie sur une liste commune, mandaté pour cela il y a quelques temps, et, d'autre part, l'appareil de ceux-là mêmes qui l'ont désigné qui le menace de sanctions s'il continue à s'investir dans l'aventure unitaire...

 

ON NE VA PAS RECOMMENCER COMME AUX MUNICIPALES, N'EST-CE PAS ?

Faut-il que certains aient la mémoire courte... Ça me rappelle trop ce que nous avons vécu naguère à La Seyne. La désunion du premier tour de l'élection municipale et la sanction de suspension infligée par EELV à Cécile Jourda, n°1 écologiste de notre équipe qui a tenu bon pour maintenir l'unité, sont l'une des causes de notre échec face à la droite « coalisée » élargie à une partie non négligeable de l'extrême-droite. A contrario, à Marseille, après que Michèle Rubirola a été suspendue de son parti en même temps que Cécile Jourda pour les mêmes causes, les écologistes sont revenus à la raison, leur principale animatrice a été réintégrée, et le Printemps marseillais, large rassemblement citoyen, social et écologiste en forme de front populaire, porte désormais les espoirs de la population marseillaise.

Et voilà que ça recommence ! Cécile et Michèle, toutes deux à nouveau signataires, avec d'autres écologistes, de l'appel « Il est temps » dont j'ai salué l'initiative rassembleuse il y a quelques jours dans ce blog, et dont je suis l'un des premiers signataires, vont-elles encore être mises au ban du mouvement au sein duquel elles sont engagées avec passion depuis des années ?...

 

ÒU, AMICS REGIONALISTAS, SARIETZ-TI VENGUTS CALUCS ?

Je ne comprends pas plus le choix du Partit occitan (PÒc) de faire cavalier seul. Là encore, son expérience seynoise, de 2008 à 2020, devrait le convaincre que c'est du côté des gauches et de l'écologie qu'il a des chances de voir progresser les idées et réponses aux enjeux auxquels il est attaché.

Je ne m'attarderai pas à rappeler dans le détail aux régionalistes de progrès ce que nous avons fait ensemble à La Seyne (un chapitre de notre bilan commun le synthétise), à mettre en regard de ce que MM. Muselier et Vitel ont commis – ou plutôt n'ont pas fait – pour notre région, et de ce que la droite, revenue aux affaires dans notre commune, n'a pas tardé à démanteler, comme je le rappelais en début de mois, comme les associations seynoises l'ont déploré au travers de la presse locale, et comme le Forum d'òc, rassemblement régional d'importantes associations de défense de la langue et la culture provençales et occitanes, l'a regretté dans un message adressé à la première magistrate seynoise.

Òc, amics regionalistas, e subretot tu, companh Arvé Guerrera, lo sabetz bèn, partejam lei très ponchs que vos preócupan ( 1 ), vòstrei batèstas son nòstras, vòstra plaça es emé nautrei !

 

CITOYENS SEYNOIS, VAROIS ET PROVENÇAUX DE PROGRÈS, SIGNEZ L'APPEL "IL EST TEMPS"

Plus nous serons nombreux à signer l'appel que nous avons initié, plus la voix populaire portera pour rappeler à toutes les sensibilités des gauches, de l'écologie, du régionalisme et de la vie citoyenne active, que c'est tous ensemble qu'on pourra enfin porter les espérances d'une région provençale qui se préoccupera de tous.

Découvrez ou redécouvrez l'appel et signez-le en cliquant sur la bannière ci-dessous. Et faites-le circuler tous azimuts !

 

( 1 ) : le nom de la Région, les transports ferroviaires de proximité, et la sauvegarde linguistique.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Action régionale Démocratie locale et communication
22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 06:02

« Le temps de l'alternative est venu. Construisons-la ensemble ».

Nous sommes plus de 200 premiers signataires d'un appel au rassemblement des citoyens et partis de progrès, des gauches, du régionalisme et de l'écologie pour l'élection régionale de Provence Alpes Côte d'Azur que le journal « La Marseillaise » a publié ce vendredi.

Toutes nos sensibilités sont représentées parmi les auteurs de cette tribune, comme le sont nos six départements et des militants de tous nos mouvements politiques, soit une bonne douzaine.

L'union autour d'un projet partagé, dès le premier tour, est une absolue nécessité.

 

 

DROITE ET EXTRÊME-DROITE OMNIPOTENTES

Dans certaines parties de notre région, des Provençaux, Alpins et Azuréens ne connaissent depuis des années que les politiques que conduisent les nombreuses majorités de droite – et parfois d'extrême-droite – de leurs conseils municipaux, intercommunaux, départementaux et, bien sûr, régional, dans un contexte national et européen dont les dirigeants mènent des politiques parmi les plus ultralibérales. Provence Alpes Côte d'Azur est une des régions les plus inégalitaires de France. Beaucoup des choix de gestion des élus du territoire ne répondent pas aux besoins de notre population.

 

DERRIÈRE LES IMAGES DES MAGAZINES, LA PAUVRETÉ PROVENÇALE

Le label en forme de marque commerciale « Région Sud », les palaces de la Côte d'Azur et les photos sur les tabloïds des richissimes célébrités en villégiature chez nous trompent leur monde. Le dernier très officiel « baromètre social » de la région est édifiant. Il révèle que le taux de pauvreté est plus élevé dans notre région que dans la moyenne du pays.

Le taux de chômage est le troisième de France, notamment chez les moins de 30 ans dont seulement quatre sur dix ont un emploi, dont la moitié sont des contrats précaires, et la majorité régionale a... supprimé la plupart des aides à l'insertion. Dans 42 des 52 intercommunalités de la région, la part des personnes âgées émargeant au minimum vieillesse est supérieure à la moyenne française, et elle est même de plus du double dans les trois grandes métropoles d'Aix-Marseille, Nice et Toulon. Les trois-quarts des Provençaux sont éligibles au logement social... que de nombreux élus du territoire se refusent à construire.

 

LES PROGRESSISTES ONT UNE ÉNORME RESPONSABILITÉ : S'UNIR POUR REGAGNER LA CONFIANCE

Avec ses compétences sur l'économie, la formation et l'insertion professionnelle, l'aménagement du territoire, l'action environnementale ou les mobilités, une Région dispose des moyens d'inverser la vapeur et d'amortir le choc de la crise. Les données des régions gérées par les gauches et l'écologie en attestent : il est possible de conduire des actions qui répondent aux besoins des citoyens dans leur ensemble, et non simplement des très riches qui sont certes plus nombreux chez nous qu'ailleurs – et plutôt plus fortunés – mais dissimulent la grande masse des très modestes, également plus nombreux qu'ailleurs.

C'est de cette perspective qu'il faut convaincre les Provençaux, Alpins et Azuréens. Et ça passe par la capacité des sensibilités progressistes à se rassembler autour d'un programme économique, social et environnemental.

Sans cela, les plus humbles comme les classes moyennes, chaque jour plus désespérés, perdant confiance dans les institutions et les républicains qui les animent, pourraient bien céder au chant des sirènes de l'extrême-droite qui prouve pourtant, là où elle est hélas aux affaires, qu'elle n'a de cesse de fouler du pied les espoirs égalitaires, solidaires et de vie libre qui fondent notre nation.

Et les inégalités, l'autoritarisme, la ségrégation et les exclusions continueront à s'accroître.

 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Action régionale Idées et politique générale
9 janvier 2021 6 09 /01 /janvier /2021 05:32

Il faudrait être mesquin et de mauvaise fois pour estimer que les 5 milliards d'euros du contrat de plan pour la Région Provence soutenu par le plan de relance ne représentent pas un effort certain de l'État, en appui au territoire régional.

Les choix ne sont cependant pas tous à la hauteur des enjeux...

 

INDUSTRIE, SERVICES PUBLICS ET ÉCOLOGIE : DE GRANDS OUBLIÉS

Le volet industriel fait cruellement défaut. Ne serait-ce que pour le « Grand Toulon », il aurait été indispensable que, dans sa négociation avec l'État, la Région pèse pour que l'État vienne en appui du groupe CNIM à La Seyne et de Transfix à La Farlède.

Les services publics sont également de grands oubliés du plan. Celui de la santé, dont il est inutile de rappeler l'importance avec la situation que l'on connaît depuis bientôt un an, est aux abonnés absents. Les centres hospitaliers de proximité de La Seyne et de Hyères continueront sur la voie de leur mort lente programmée.

Le plan n'affiche pas plus d'ambition en matière d'infrastructures de transports propres. Au regard de l'enjeu environnemental, si l'on excepte l'appui à l'électrification des quais portuaires de la rade de Toulon, dont ceux de La Seyne, il est incompréhensible que des moyens soient prioritairement dédiés aux infrastructures routières, délaissant des programmes structurants comme le transport en commun en site propre (TCSP) de la Métropole Toulon Provence Méditerranée, ou la requalification de la ligne ferroviaire Marseille-Toulon, tant pour permettre le développement du transport de fret en roll-on/roll-off (ro-ro) par conteneurs géants amenés par trains et embarqués sur des navires rouliers au port de La Seyne-Brégaillon que pour assurer les financements de la ligne de RER Saint-Cyr / Toulon / Carnoules / Hyères.

Rien ne transpire enfin pour la rénovation urbaine des quartiers populaires urbains vulnérables, alors même que, on le voit à Hyères, La Seyne, Marseille ou Toulon, la situation ne cesse de s'y dégrader, et que les maires et présidents d'intercommunalités – certes pas ceux de notre région qui ont laissé d'autres se mobiliser pour tous... –, au terme d'un récent bras-de-fer avec le gouvernement, ont obtenu de l'État que 1% du plan de relance leur soit spécifiquement consacré.

 

ÉQUITÉ TERRITORIALE ET SOCIALE : L'ÉTAT RÉPUBLICAIN DOIT COMPENSER LES DÉFAILLANCES RÉGIONALES

La décentralisation a du bon. À condition que les territoires portent auprès de l'État des projets répondant aux besoins de leurs populations, en matière économique, sociale, urbaine, de structuration territoriale et de développement durable. Et que l'État assume de porter lui-même des programmes, à la place des institutions locales, en cas de défaillance d'opportunité de leur part, au nom de l'unité et l'indivisibilité de la République.

En cette année 2021, au terme du mandat de six ans de la majorité régionale de droite de M. Muselier – et de son représentant local, M. Colin –, on aurait aimé pouvoir porter à son actif quelques perspectives structurantes pour notre territoire ouest-varois. Mais on ne gardera pour souvenir prégnant que le retrait unilatéral de la Région du financement des mesures d’accompagnement social des habitants des quartiers populaires prioritaires ou des chantiers d’insertion offrant aux personnes les plus éloignées de l'emploi  une de chance de mettre de pied à l'étrier.

Ah si, tout de même, bien sûr, j'allais oublier une avancée majeure pour le quotidien de nos habitants : le changement de nom de la Région, ayant perdu son appellation historique de Provence qui faisait à peu près consensus pour devenir une sorte de marque commerciale, Région Sud...

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Action régionale
17 avril 2018 2 17 /04 /avril /2018 07:28

Si ça peut leur faire plaisir et satisfaire leurs egos, on ne s'arrêtera pas sur l'adjectif numéral qualifiant de « première » la rencontre, appelée « convention », des maires des six départements de notre région organisée ce lundi à Marseille par son président (LR) Renaud Muselier qui n'a pas manqué d'en souligner un peu abusivement le caractère « inédit ».

Mais il n'y a pas de mal à se faire du bien. Peu importe, en effet, que, à l'époque de son prédécesseur Michel Vauzelle, pareille invitation ait été lancée, sur proposition de Jean-Pierre Véran, mon collègue maire de Cotignac, président de l'association des maires du Var mais aussi de l'Union régionale des maires de Provence-Alpes-Côte d'Azur.

 

DES PROPOS POLITICIENS D'AIGREUR : DOMMAGE... 

La principale différence entre les deux événements est que, lors de celui organisé au cours du précédent mandat régional, les « tables rondes » prévoyaient des échanges avec les maires présents dans la salle. Ça aurait peut-être permis de faire entendre quelques voix pas tout à fait concordantes avec celles des invités présents sur la scène, tous unanimes pour saluer les indicibles bienfaits des appuis régionaux aux territoires communaux depuis l'alternance de 2015 qui, aux dires du président Muselier, a mis fin à la « pétaudière »  et aux pratiques de « tiroir-caisse » de la précédente majorité régionale. Les anciens élus régionaux apprécieront la délicatesse du propos...

Et les maires et présidents d'intercommunalités auront sans nul doute aussi goûté l'élégance du discours, eux qui, comme pour La Seyne et la métropole toulonnaise, ont vu pour certains de leurs projets, à l'instar de celui de notre parking des Esplageoles, s'envoler leurs espoirs de cofinancements régionaux, car sortis purement et simplement des programmes de leurs contrats régionaux d'équilibre territorial, ou sont sollicités par des associations, comme notre Football Club Seynois ou le Toulon St-Cyr Var Handball, pour prendre le relais de subventions régionales récemment évaporées, ou encore mis devant le fait accompli du désengagement de la Région de son soutien financier aux chantiers d'insertion, voire pire, puisque contractualisé jusqu'en 2020, aux contrats de ville, fragilisant, par une perte de concours à hauteur de 20% de leurs budgets, les missions de cohésion sociale des associations toulonnaises, gardéennes, hyéroises et seynoises...

 

MAIS UNE SEULE VOIX POUR LA DÉFENSE DES TERRITOIRES

Je l'ai toujours dit : je comprends et m'insurge contre les contraintes que l'État impose aux Régions, sapant leurs volontés de concourir aux actions des territoires locaux, mais on doit rechercher sans faiblir les moyens d'en atténuer les impacts et de définir des priorités dans un échange avec les élus locaux qui, ainsi que j'aurais aimé pouvoir le faire, auraient pu plaider les causes des territoires les plus en difficulté.

S'il est, d'ailleurs, un sujet ayant fait l'objet d'une belle unanimité à Marseille, même si, simples spectateurs de la grand-messe, il ne nous a pas été donné de l'exprimer, c'est bien le désengagement l'État, continu depuis quatre années, saignant à blanc les communes, intercommunalités, départements et régions, imposant une recentralisation de la nation, méprisant l'autonomie des collectivités locales pourtant garantie par la Constitution, et suscitant une légitime colère de la plupart des élus, quelles que soient leurs sensibilités politiques.

Mais, de Jean-Claude Gaudin, maire (LR) de Marseille et président d'Aix-Marseille-Métropole, à Hubert Falco, maire (LR) de Toulon et président de notre métropole Toulon Provence Méditerranée, et malgré l'absence — étonnante, tiens, tiens... — du président de la métropole niçoise, en passant par l'invité d'honneur, François Baroin, maire (LR) de Troyes et président de l'Association des maires de France, qui n'ont pas mâché leurs mots, ceux qui ont pu s'exprimer ont fort bien porté la parole des élus provençaux, alpins et azuréens, de tous bords politiques, à l'attention d'un gouvernement sourd aux clameurs de nos territoires en détresse vitale. Grand merci à eux.

 

(Ceci étant, allez, un petit jeu pour détendre un peu l'atmosphère : cliquez pour l'agrandir sur la photo illustrant cet article et tâchez d'identifier deux élus seynois, de droite et de gauche, côte à côte pour l'occasion pour dénoncer d'une seule voix les partis-pris mortifères d'un gouvernement insensible aux besoins du local)

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4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 05:22
CLIQUEZ POUR SIGNER LA PÉTITION !

On me dira sûrement qu'on a d'autres chats à fouetter en cette période difficile que se chicaner sur le nom de la Région Provence Alpes Côte d'Azur.

C'est vrai que, pour La Seyne, parmi bien d'autres, la fin programmée des financements régionaux des chantiers d'insertion et des contrats de ville, le retrait du projet de parking-relais des Esplageoles du contrat Région-TPM, ou les inquiétudes autour du devenir des centres de formation d'apprentis, constituent autant de sujets concrets qui méritent que la discussion s'ouvre avec le président de notre région.

Pourtant, j'ai bien volontiers ouvert les portes de la mairie, ce mardi, au collectif des associations, dont Lou Felibrige, l'Istitut d'estudis Occitans, Parlarem ou Aquò d'aqui pour celles à rayonnement régional, Lou pitchot tiatre dau Mai ou Lo Cèucle occitan pour les locales, et des personnes à l'origine d'une pétition, qui a déjà recueilli 14.000 signatures, réclamant que s'ouvre un débat citoyen sur la dénomination de notre région, qui souhaitaient tenir une conférence de presse.

 

SUD ? SUD DE QUOI ? POURQUOI PAS  « LA FRANCE D'EN-BAS À DROITE » ?

J'avais déjà réagi à la décision de Renaud Muselier, président de notre région, qui a surpris tout le monde en décembre, y compris les membres de sa propre majorité au conseil régional, en faisant adopter le changement de nom de notre grand territoire, devenant désormais Région SUD.

Depuis, comme l'ont fait plusieurs communes, dont les varoises Correns, Cotignac, La Martre, et Signes, notre conseil municipal seynois a voté — sans les voix des divers groupes de droite et d'extrême-droite — une motion préconisant, pour en finir enfin avec l'affreux acronyme PACA, que la discussion s'ouvre sur la question, et suggérant qu'on opte pour le terme de PROVENCE.

Celui-ci, découlant de l'ancienne Provincia Romana, correspond à la réalité historique du territoire et, étant universellement connu, est plus porteur de rayonnement et de valorisation économique que "SUD" (sud de quoi ?...), risquant en outre de prêter à confusion avec la partie languedocienne de la région Occitanie voisine, déjà rebaptisée "Sud de France".

Les plus intéressés par le sujet liront avec intérêt l'argumentaire du socio-linguiste Jean-Claude Bouvier, publié sur le site Internet Aquò d'aqui.

 

LA PROVENCE NE S'ARRÊTE PAS À LA CITÉ PHOCÉENNE...

De plus, notant le changement de couleur des supports de communication de la Région, délaissant le traditionnel "rouge et or" pour passer au bleu et blanc, fait sourire certains petits malicieux narquois qui y voient une projection subtile et habile du président régional marseillais vers l'échéance municipale de 2020 pour notre capitale régionale... De bonne guerre, mais la Provence ne se limite pas à son grand port historique !

 

SIGNONS LA PÉTITION POUR UN DÉBAT SUR LA PROPOSITION DU NOM « PROVENCE »

J'invite donc mes concitoyens à faire comme moi et plusieurs milliers d'autres Provençaux, c'est-à-dire à signer la pétition demandant que s'ouvre un débat public sur la dénomination de notre région, en cliquant ICI ou sur l'image en haut et à droite de cet article, reproduisant l'autocollant que l'on peut se procurer en cliquant ICI.

Ensemble, nombreux, on peut faire bouger les lignes. Alora, bolegam !

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Action régionale
27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 16:48

Moi, on m'a appris que, dès lors qu'on a signé un contrat, on est engagé à le respecter. Et que... cochon qui s'en dédit.

C'est ce que nous avons fait avec l'État, la Région Provence, le Département du Var, la Métropole Toulon Provence Méditerranée et ses quatre communes abritant des quartiers urbains fragiles, à savoir Toulon, La Seyne, Hyères et La Garde, et d'autres partenaires, en signant un « contrat de ville » nous engageant, les uns et les autres, à mobiliser nos moyens respectifs, de 2015 à 2020, pour soutenir les acteurs de terrain, essentiellement associatifs, qui s'acharnent à accompagner les plus fragiles des citoyens de notre métropole, en conduisant des actions vers l'insertion sociale et professionnelle, l'éducation, le sport, la culture, la solidarité envers les anciens ou les tout-petits, l'égalité des femmes et des hommes, la prévention sanitaire, et bien d'autres encore.

Or voilà que, en quelques mois, deux des signataires du contrat de ville, sans même en parler aux autres, rompent le contrat !

 

LA RÉGION EMBOÎTE LE PAS À L'ÉTAT POUR SON DÉSENGAGEMENT

C'est l'État qui a donné le la, l'été dernier, en croyant profiter de la torpeur estivale pour supprimer en douce 46 des 400 millions qu'il investit en France dans ce dispositif de soutien à l'accompagnement social des populations les plus en difficulté. C'était sans compter sur la réaction immédiate des élus locaux qui ne sont jamais assoupis que d'un œil (lire ou relire ICI et ICI). Le branle-bas de combat que nous avons déclenché dans toute la France, s'il n'a pas permis de récupérer les crédits évaporés pour 2017, a au moins obligé le gouvernement à s'engager à les réinscrire pour 2018 et les sanctuariser jusqu'à 2020.

L'expérience a dû donner des idées au président de la Région Provence, car voilà que, six mois après l'État, les plus de 500.000 habitants des quartiers sensibles de nos six départements, soit 10% de notre population, dont 13.000 Seynois, apprennent, par un courrier adressé aux présidents des trente intercommunalités concernées, que la Région a décidé de retirer purement et simplement ses financements.

Et, là, on parle bien de 100% des crédits dédiés. Plus fort que l'État qui n'avait osé le faire que pour un peu plus de 10% des budgets ! Et qui a dû se raviser pour les années à venir devant le tollé des maires et présidents de communautés, contrairement au président de Région qui écrit très explicitement : « (...) Je vous informe que la Région n'interviendra plus sur [le] financement [des contrats de ville] (...) À mi-parcours des contrats, je tenais à vous faire part du repositionnement de l'intervention de la Région qui interviendra dès la programmation 2018 ». Fermez le ban !

 

UNE ACTION SUR CINQ VA PASSER À LA TRAPPE

La réalité, pour les associations de La Seyne et leurs publics, c'est que l'appui régional qui leur était consenti couvrait une part significative des dépenses induites par les efforts de leurs bénévoles et de leurs personnels, et qu'il n'a cessé de se déliter pour finir par s'éteindre : 23% de leurs subventions en 2015, 15% en 2016, 11,6% en 2017, et, de 2018 à 2020... 0%.

Ni la commune, ni la métropole, ni l'État, ne pourront se substituer à la Région, à laquelle je concède volontiers qu'elle est contrainte de prendre cette grave décision du fait de l'étranglement que lui fait subir l'État, comme à toutes les collectivités. C'est donc à 20% d'actions solidaires en moins qu'il faut s'attendre.

Et je ne crois pas une seconde que ce que M. Colin, conseiller municipal de notre minorité et conseiller régional majoritaire, annonce, à savoir un investissement régional « en matière de formation professionnelle, [des] mêmes sommes que celles qui étaient investies dans le contrat de ville », garantira une compensation pour nos habitants. La Région ne vient-elle pas, par ailleurs, d'annoncer son intention de supprimer en deux ans les subventions qu'elle accordait jusqu'à présent aux chantiers d'insertion ?...

 

Ci-dessous les articles parus dans Var-matin (26 février) et La Marseillaise (27 février) suite à ma réaction à cette situation très préoccupante.

Contrat de ville : on a fait pourtant « topé » ! Les associations et les habitants apprécieront...
Contrat de ville : on a fait pourtant « topé » ! Les associations et les habitants apprécieront...
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10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 15:36

Jean-Pierre et Sandra, vous qui êtes les seuls Seynois républicains élus à la Région Provence, et vous, Béatrice, Christian, Edwige, Hélène, Philippe, Robert et Yannick, qui êtes les élus républicains régionaux de notre métropole du Grand Toulon, de grâce, assurez-moi que vous n'allez pas laisser faire ça !

Et que vous allez avoir à cœur de convaincre notre Président de Région, sûrement mal éclairé, de revenir sur sa décision de réduire à néant, dès cette année pour partie, et en 2019 pour le tout, les appuis financiers régionaux aux chantiers d'insertion professionnelle !

 

LES CHANTIERS D'INSERTION, UN OUTIL MAJEUR DE LA DIGNITÉ HUMAINE

Ce sont des milliers de nos concitoyens provençaux qui, grâce aux diverses structures d'insertion, entrepreneuriales ou associatives, du champ de l'économie sociale et solidaire, grâce aux investissements désintéressés de centaines de bénévoles et de professionnels qualifiés dans l'accompagnement formatif de l'action sociale, trouvent dans ces chantiers des opportunités uniques de « mettre ou remettre le pied à l'étrier » et un « tremplin » vers une insertion professionnelle et un emploi durable, donc un statut d'homme ou de femme debout, citoyen responsable, père ou mère respectable et respecté, acteur de plein droit de la vie républicaine.

Après l'annonce inattendue et catastrophique de l'État, au cours de l'été 2017, de ne pas reconduire les « emplois aidés », sur laquelle, suite à nos actions respectueuses mais néanmoins déterminées, le Gouvernement est revenu, mais seulement pour partie, et uniquement pour l'immédiat, cette décision territoriale de notre exécutif régional, que j'espère non encore définitivement arrêtée, ajouterait une couche désastreuse aux décisions nationales déjà gravement fragilisantes pour la cohésion sociale de nos territoires.

 

NI L'ÉTAT, NI LA RÉGION PROVENCE, NE DOIVENT RENONCER À L'ACCOMPAGNEMENT VERS L'EMPLOI ET LA CITOYENNETÉ

Si j'évoque le sujet aujourd'hui, après des mois d'inquiétude au cours desquels je me suis tu pour ne pas nuire aux démarches d'information, de concertation et de conviction engagées auprès de la Région par les structures d'insertion, dont celles de notre Ouest Varois, de l'AVIE à l'ASPI, en passant par Tremplin et bien d'autres, c'est que, celles-ci ayant pour l'instant échoué, et à la veille d'un rassemblement régional des opérateurs angoissés de l'insertion sociale, ces derniers ont posé ce mercredi le sujet sur la table ouverte du débat public, à l'occasion de l'inauguration des nouveaux locaux de l'une de ces structures bienveillantes, à laquelle la ville de La Seyne et l'Office public d'HLM « Terres du Sud Habitat » confient en permanence au bénéfice d'une cinquantaine de nos concitoyens en rupture avec l'insertion professionnelle à laquelle ils ont droit, qui se renouvellent sans cesse à l'issue de leur prise en charge, depuis 25 ans, des chantiers d'entretien des espaces publics d'une partie de notre commune.

 

ÉLUS RÉGIONAUX DE DROITE, C'EST TOUT LE CAMP RÉPUBLICAIN QUI DOIT POUVOIR COMPTER SUR VOUS

Alors, amis varois élus régionaux de droite qui, par la force des choses du renoncement socialiste de M. Castaner en 2015, portez seuls dans l'Assemblée Régionale vos valeurs de fraternité, d'égalité, et donc de liberté, républicaines, mais aussi celles de la gauche qui les a en partage avec vous mais qui s'est vue éclipsée par le fait accompli pour soi-disant « éviter le pire » — certes contre mon avis et celui de plusieurs de nos colistiers (dont certains sont bizarrement aujourd'hui « en marche ») —, daignez tendre l'oreille à ma supplique : agissez pour faire revenir M. Muselier sur ce choix gravement inquiétant !

Ne pas y parvenir ou, pire, ne rien tenter, serait terrible pour des milliers de Provençaux que l'institution républicaine régionale n'a pas le droit de laisser au bord du chemin de notre redynamisation économique territoriale.

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22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 04:41

C'est Marie Bouchez, notre maire-adjointe seynoise chargée de la politique de la ville, de l'habitat et de l'intercommunalité, qui doit être aux anges !

Elle a été conseillère régionale en charge des parcs naturels de Provence-Alpes-Côte d'Azur pendant deux mandats, jusqu'au renouvellement de 2015, à l'issue duquel la gauche a cédé — hélas en rendant les armes sans combattre — la place à l'équipe de M. Estrosi, sonnant la fin de son long et pugnace investissement en faveur de la création du futur parc naturel de la Sainte-Baume, avec d'autres élus locaux déterminés, à l'image de Michel Gros, notre ami maire de La Roquebrussanne, qui se sont donnés sans compter, depuis 2009, pour parvenir à ce beau résultat.

Je ne sais si Jacqueline Bouyac, élue vauclusienne qui a succédé dans ses fonctions à Marie Bouchez, aura eu la bonne idée de convier sa prédécesseur au temps fort de l'annonce, ce jeudi, en présence du Premier Ministre, de la création du huitième parc naturel de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ça aurait été un geste juste et fairplay en retour sur investissement.

 

UN ABOUTISSEMENT DANS UNE HEUREUSE CONTINUITÉ RÉPUBLICAINE

Mais l'important est que voilà 26 communes, dont 22 varoises, qui sont désormais dotées d'un bel instrument de protection et de gestion intelligentes de leur environnement, non dans une approche dogmatique, mais en articulant la dimension naturelle et paysagère en heureuse harmonie avec le développement économique, social et culturel, la formation et la promotion valorisante du territoire. Voilà de la coopération intercommunale voulue qui, à l'instar de la longue histoire du parc du Verdon, devrait donner un joli coup de fouet à la dynamique de notre terroir.

Quand les choses vont bien et s'inscrivent dans une pertinente continuité républicaine transcendant les alternances politiques, il faut le dire. Et cet aboutissement est à mettre à l'actif de MM. Estrosi et Muselier.

 

MAIS UN VIRAGE À 180° DANS LA POLITIQUE DES TRANSPORTS

J'aimerais pouvoir en dire autant de la politique régionale des transports, autre sujet majeur du développement durable de notre grand territoire de cinq millions d'habitants. On le sait, les relations entre la Région, autorité organisatrice de par la loi, et la SNCF, entreprise publique qui, pour quelques temps encore, a le monopole des lignes de TER, n'ont jamais été faciles pour que la première obtienne de l'autre le service attendu par nos concitoyens et visiteurs.

Comme président de la commission régionale des transports de 2010 à 2015, en accompagnement de Jean-Yves Petit, vice-président de région en charge des mobilités, nous avons constamment ferraillé avec les instances régionales, voire nationales, de la SNCF, pour que des efforts soient menés afin que, notamment, les trains arrivent à l'heure, voire arrivent tout court.

Si nous avons manié le bâton, en infligeant de rudes amendes à la SNCF lorsque les résultats n'étaient pas au rendez-vous, nous avons aussi activé la carotte, toujours en maintenant une relation de dialogue et de respect de l'opérateur historique des chemins de fer. Et le succès a plusieurs fois été au rendez-vous, notamment en 2012 où notre Région a obtenu le prix national du service aux voyageurs pour les avancées significatives enregistrées pour la fiabilité (de 10% à 2% de trains supprimés) et la ponctualité (de 16% à 11% de trains en retard) des TER.

Alors, évidemment, lorsqu'on rompt le dialogue, lorsque, moins d'un an après avoir été élu, on annonce qu'on ne renouvellera pas la convention liant la Région à la SNCF, et qu'on compte faire appel dès 2019 à d'autres opérateurs que l'entreprise publique, voire à d'autres moyens de transport tels que le car, il ne faut pas attendre en retour une motivation à mieux faire porteuse de résultats encourageants.

Il serait dommage que l'histoire ne retienne de la politique régionale des transports que les seuls portiques électroniques que l'on promène d'une gare à l'autre. Même si on les valorise en changeant le nom de la Région... Sécurité des Usagers des Déplacements... S.U.D. !

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 06:50

131128_sign_contra-dev.JPGEn marge de l'inauguration du pôle intermodal de la gare de Toulon, Michel Vauzelle, président de Provence Alpes Côte d'Azur, et Hubert Falco, président de Toulon Provence Méditerranée, ont signé ce jeudi un "contrat de développement", dispositif de coopération entre la Région et l'Intercommunalité pour le financement et la réalisation d'investissements d'importance sur notre territoire.

 Il s'agit d'une part d'équipements sous gestion intercommunale, mais aussi de projets portés par les douze communes de l'agglomération, dans des domaines aussi divers que la culture, l'économie, l'environnement, le sport, les transports, la mobilité et l'habitat.

 

DU TECHNOPÔLE DE LA MER AUX DÉPLACEMENTS URBAINS ET RÉGIONAUX

 Au titre des équipements profitant aux habitants de l'ensemble de l'agglomération, figurent par exemple une plateforme mutualisée d'essais et de développement de la base marine du technopôle de la mer, au port seynois de Brégaillon, et un incubateur, une pépinière et un hôtel d'entreprises sur la base terrestre du même technopôle.

Ce sont également des programmes favorisant les transports et la mobilité : des travaux d'augmentation de la capacité de la voie ferroviaire entre Marseille et Hyères, la seconde phase du pôle d'échanges de la gare de La Seyne, des parcs-vélos pour les gares, l'amélioration des dessertes des bateaux-bus, le plan de déplacements urbains de TPM, les parkings-relais pour l'embarcadère des bateaux-bus de Tamaris.

 

DES STRUCTURES POUR LA VIE SOCIALE

 Les mesures de vie sociale ne sont pas oubliées, avec des tranches d'aménagements du nouveau complexe sportif intercommunal Léo Lagrange et du pôle théâtral de TPM, les aires d'accueil et l'aire de grand passage des gens du voyage, des opérations d'adaptation des logements sociaux pour les handicapés et les personnes âgées, et des résidences sociales pour les jeunes accédant à un premier emploi.

Mais le contrat va aussi profiter à des opérations communales, même si elles seront naturellement ouvertes à tous. Ainsi, la salle de sports seynoise Maurice-Baquet est-elle au nombre des projets cofinancés, de même que le parking des Esplageolles tant attendu pour le cœur de ville, tout comme les aménagements, notamment cyclables, de la corniche de Tamaris.

 

UN TRAVAIL DE LONGUE HALEINE

Il aura fallu travailler longtemps sur l'élaboration de ce "contrat de développement", pour cibler les opérations pouvant entrer dans les compétences communes à la Région et à l'agglomération. Ma double casquette de vice-président de TPM et de conseiller régional m'a conduit à un investissement particulier pour convaincre les uns et les autres de ne pas baisser les bras, même lorsque la situation se tendait parfois. Le dispositif n'est bien sûr pas tout à fait parfait, mais, pour 286 millions d'euros hors taxes d'opérations, la Région apporte plus de 48 millions et TPM près de 87 millions.

Par les temps qui courent de disète financière, de nécessité absolue de soutenir l'activité du bâtiment et des travaux publics, et de compensation des effets de la crise par l'offre républicaine de services publics, il aurait été trop bête de renoncer. C'est ce que la gauche et la droite de TPM, et ce que les socialistes et la droite républicaine de la Région, ont compris, autorisant par leurs votes les deux présidents à signer ce contrat.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Action régionale
12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 04:30

http://www.europarl.europa.eu/resources/library/images/20080612PHT31444/20080612PHT31444_original.jpgÇa s'appelle un contrat de développement. D'autres ont déjà été signés entre le Conseil régional de Provence Alpes Côte d'Azur et diverses communautés et métropoles de notre région, dont Marseille, Nice ou Aix. Le principe est simple : sur des opérations porteuses d'enjeux, qui entrent dans des compétences partagées entre la Région et une intercommunalité, on mobilise des moyens communs pour permettre la réalisation de grands projets sur le territoire urbain concerné : équipements culturels et sportifs, économie, environnement, transports et mobilité, ou encore habitat.

Avec mes collègues élus régionaux et communautaires, nous avons travaillé depuis des mois à élaborer le futur contrat de développement 2013-2016 de TPM. Et on est sur le point d'aboutir.

Côté Région, c'est fait : l'assemblée plénière a voté favorablement. Côté TPM, le conseil communautaire va le faire dans les prochaines semaines. C'est un programme global de 285 millions d'euros, dans lequel la Région investira près de 49 millions et l'agglomération près de 87 millions.

La Seyne, pour sa part, sera accompagnée à hauteur de 10% du coût de la rénovation de la salle de sports Maurice-Baquet, pour le pôle d'échanges multimodal de la gare SNCF à hauteur de 67%, pour le parking-relais des Esplageolles à hauteur de 47%, et pour le volet "aménagements cyclables" du projet global de la corniche de Tamaris à hauteur de 30%.

Il ne restera plus qu'à trouver d'autres financements qui pourront venir en atténuation maximale de la part de financement restant à la charge du porteur des projets, à savoir la ville, à l'exception du pôle d'échanges de la gare géré par TPM. Mais on y travaille ardemment.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Action régionale

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