25 septembre 2020 5 25 /09 /septembre /2020 10:22

Il est toujours aisé, lorsqu'on n'est pas en situation de gestion, de porter des jugements définitifs sur les actes et paroles de ceux qui le sont, surtout lorsque, de part et d'autre, aucun argument factuel tangible ne les corrobore. J'en ai trop souffert pour ne pas m'y risquer aujourd'hui.

Ainsi, la question de l'image qu'on cherche à accoler à tel ou tel groupe social est prégnante dans la stratégie politique de notre temps. Ça a été le cas lors d'une récente réunion de notre conseil municipal au sujet d'une catégorie de notre population que certains globalisent sous le vocable de « jeunes musulmans », notamment ceux qui résident dans nos quartiers vulnérables.

Mais, de plus, l'image de ces quartiers, où vivent six millions de nos concitoyens, déjà altérée par des tacticiens faisant flèche de tout bois, l'est aussi par nombre de médias qui ont une fâcheuse tendance à n'évoquer ces territoires de la Nation que lorsque s'y déroulent des événements dramatiques.

Permettre d'objectiver leur réalité a été le chantier auquel se sont attelés ensemble des élus locaux et des journalistes de toute la France. Le projet est sur le point d'aboutir. Nos habitants et nos acteurs locaux, vivant ou s'investissant dans nos quartiers prioritaires, devraient s'en emparer. Nos élus devraient le promouvoir.

 

Préoccupés depuis longtemps par l'image dénaturée et dégradante de ces « morceaux de France » qui nuit à l'accomplissement de la promesse républicaine d'Égalité entre tous nos habitants, avec des maires de toutes sensibilités politiques (sauf bien sûr ceux qui érigent la ségrégation discriminante en finalité sociétale...), nous avons eu de nombreux échanges sur la question, notamment chaque fois que des dégradations ou violences urbaines survenaient ici où là en France, enflammant indifféremment l'une ou l'autre de nos communes, faisant parfois tâche d'huile ailleurs, donnant du grain à moudre aux rédactions avides de sensationnel, et, au bout du compte, entrainant une stigmatisation infamante de nos villes et de leurs habitants dont la quasi-totalité est pourtant étrangère aux causes de ces drames qu'elle subit et vit sur fond d'impuissance dans la souffrance, la terreur et la honte.

 

ÉLARGIR LA FOCALE DU REGARD POSÉ SUR LES QUARTIERS POPULAIRES

Tant et si bien que, en plus des nombreux sujets dont l'Association des Maires Ville & Banlieue de France (AMVBF) s'empare en permanence pour obtenir de la Nation qu'elle aide les élus locaux à faire vivre les valeurs républicaines sur leurs territoires, nous avons aussi décidé de passer à l'action en direction des médias qui, faisant certes leur travail, aggravent souvent en la ternissant l'image de nos populations et leurs lieux de vie ou de travail, au-delà même des quartiers fragiles eux-mêmes.

Nous avons ainsi chargé l'un des vice-présidents de l'Association des Maires Ville & Banlieue de France (AMVBF), mon copain Driss Ettazaoui, vice-président MoDem de l'agglomération Évreux–Porte de Normandie, de remuer les méninges du monde de la presse sur les dangereuses conséquences de l'exercice de leurs missions d'information. Nous avons organisé un colloque sur le sujet en mars 2019 à Évreux, où nous avons brassé de l'idée entre élus, pouvoirs publics et monde des médias.

Une idée simple : bien sûr, il faut montrer la réalité des événements, mais il faut aussi donner à découvrir ce qu'il y a de bien dans nos quartiers paupérisés. On ne parlait par exemple jamais du centre culturel de haut de gamme et d'intérêt national destiné aux arts de la scène de Chanteloup-les-Vignes, en banlieue parisienne, mais les images de son incendie criminel ont tourné en boucle sur les écrans. Comme on ne communiquait que peu sur l'école nationale de cuisine du grand chef Thierry Marx implantée au cœur d'une cité de Grigny (Essonne), de la biennale de la danse de Vaulx-en-Velin (Lyon-Métropole), ou de la labellisation nationale de la médiathèque Andrée-Chedid de La Seyne, mais les noms de ces communes étaient – et demeurent – indissociables, dans la représentation collective, de meurtres sur fond de trafics, de rodéos urbains, de violences, de dégradations, voire de fantasmes d'infiltration islamique radicale et terroriste généralisée à toute une population (même si, hélas, il serait insensé d'en nier le danger) ...

 

DU DÉLIT DE « DIFFAMATION TERRITORIALE » À UN APPUI AUX JOURNALISTES

Des pistes intéressantes ont surgi de ce colloque, dont certaines ambitieuses, à l'instar de la demande de création d'un délit de « diffamation territoriale » permettant de saisir le médiateur des droits. Mais des solutions pragmatiques, en forme de « boîte à outils » au service des journalistes, ont aussi été imaginées.

Et c'est ainsi qu'une équipe composée de journalistes de BFMTV et RMC (eh oui...), immédiatement passionnés, comme leur rédaction, par le sujet, et d'élus et collaborateurs de Ville & Banlieue, s'est attelée à la conception d'un annuaire numérisé permettant aux acteurs des médias d'identifier et contacter des personnes ressources, sur chacun des 1500 « quartiers prioritaires politique de la ville », habitants ou agissant sur place, volontaires pour être interviewés, pour les mettre en relation avec d'autres personnes ressources, disposés à les aider à se faire une idée objective des situations, des causes, des enjeux, des solutions éventuelles, et situer les événements particuliers dans un cadre global, urbain, économique, social et culturel.

L'instrument est prêt. Il s'appelle « Vu des quartiers ». Sa création a obtenu le soutien de l'État. Nous le présentons sur le site Internet qui lui est dédié. Il reste à l'alimenter de suffisamment de contacts pour pouvoir activer son ouverture. J'invite donc tous les Seynois, du quartier Berthe, du centre-ville, ou d'ailleurs, qu'ils soient habitants, ou qu'ils connaissent bien notre environnement urbain pour y agir dans le monde associatif, électif ou professionnel, et qui pensent pouvoir apporter leur contribution à une lecture réelle et objective de nos sites fragiles par les rédactions régionales et nationales, à s'y inscrire pour être sollicités lorsque les médias auront à couvrir tel ou tel événement de notre territoire. Je précise que le respect des lois et règles de déontologie, de confidentialité et de protection des données personnelles est garanti. Seuls les journalistes professionnels accrédités y auront accès. Sans cela, l'État n'aurait évidemment pas validé et soutenu le projet.

 

On peut toujours râler et s'insurger lorsqu'est dénaturée la réalité de notre vie urbaine compliquée. On peut aussi être acteur de l'émergence de la matérialité et la vérité des faits, des choses et des gens. C'est un acte politique différent, pas « politicien » mais utile. C'est une réponse concrète à ceux qui se font un devoir de stigmatiser pour mieux diviser. Et je ne doute pas que nos édiles seynois, comme le font leurs homologues de communes si semblables à la nôtre, qu'ils soient de droite, du centre ou de gauche, auront à cœur de promouvoir ce projet « Vu des quartiers » déjà unanimement salué...

 

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26 juillet 2020 7 26 /07 /juillet /2020 09:02

60 policiers supplémentaires pour Nice. Il aura encore fallu que de nouveaux crimes surviennent pour que l'État se dote des moyens de mieux assumer sa responsabilité régalienne de sécurité publique.

Nous en savons quelque chose, nous, les Hyérois, Ollioulais, Seynois et Toulonnais, qui avons dû, depuis quatre ans, plaider la cause du renforcement de nos forces de l'ordre après chaque événement dramatique qui a endeuillé nos communes sur fond de trafic de drogue.

On a bien sûr apprécié les décisions prises en réponse à nos demandes, même s'il a souvent fallu les arracher de haute lutte. Mais c'est un puits sans fond. Plus et mieux de police et de justice ne peut être la seule réponse si l'on n'agit pas sur la terrible fracture sociale et sociétale qui est cause principale de cette abominable violence.

 

On peut résumer les annonces du gouvernement, ce samedi à Nice, à des affectations de fonctionnaires de police, à des ressources humaines pour plus de justice de proximité, et la création d'une amende visant à tarir la demande de cannabis afin d'assécher l'offre. C'est bien, c'est nécessaire. Et, d'ailleurs, sur le dernier point, nous le fîmes nous-mêmes en coopération entre les polices nationale et municipale en organisant des opérations « coup de poing » ciblant les consommateurs.

 

LA PAUVRETÉ CROISSANTE, VOILÀ L'ENNEMI

Mais la crise économique, accélérée et renforcée par la crise sanitaire, parfois abusivement utilisée par des patrons indélicats profitant des mesures exceptionnelles pour se séparer d'employés, et rendue possible par les politiques capitalistes dérégulées, est tout de même la cause de la pauvreté croissante qui frappe de plus en plus de familles.

Sans formation, sans appui à l'insertion professionnelle, sans contrainte de maintien et de création d'emploi en contrepartie d'aides publiques aux entreprises, sans contrat de travail évitant la précarité, sans salaire décent, sans droit garanti au logement, aux mobilités, à la santé, sans espoir d'avenir, il faut le dire, nombre de foyers « s'ensauvagent » (dixit le ministre de l'Intérieur Darmanin) pour survivre en permettant à certains de leurs membres, souvent parmi les plus jeunes, de sombrer dans la délinquance de l'économie qu'on feint de croire souterraine des trafics des stupéfiants et des armes, avec leurs terrifiantes manifestations de violence.

On aurait pu croire que les annonces du Premier ministre et de la ministre du Travail en faveur de l'emploi des jeunes allaient esquisser quelques réponses aux drames de l'exclusion du monde du travail pour les milliers de jeunes adultes qui en sont les plus éloignés, par leur déficit de qualification, de savoir faire, de savoir-être, et par la discrimination stigmatisante des origines de leurs familles ou de leurs lieux de résidence.

 

DES MESURES UTILES POUR CERTAINS, MAIS INADAPTÉES POUR L'INSERTION VERS L'EMPLOI POUR TOUS

Hélas, si le gouvernement a au moins le mérite de proposer quelques mesures, il s'obstine à ne pas tendre l'oreille aux suppliques de territoires urbains vulnérables qui réclament à cor et à cri le retour à une stratégie d'ampleur permettant à ces exclus de mettre – ou remettre – le pied à l'étrier du travail. Le gouvernement joue sur les mots. Les « emplois aidés » qu'il annonce n'en sont pas, ou si peu. Les « parcours emploi compétence », les « contrats initiative emploi », les « parcours contractualisés vers l'autonomie », s'ils augmentent en nombre, ne sont pas les bons instruments pour une part de la jeunesse la plus en détresse de nos quartiers populaires. Ils ne sont mobilisables que par le secteur marchand qui, malgré sa bonne volonté, hésite – on le voit avec l'échec des « emplois francs » –, et d'autant plus en période de crise, à signer des conventions d'accueil. En outre, ces dispositifs n'imposent pas un accompagnement formatif, pourtant nécessaire à une intégration durable dans l'emploi.

De toutes sensibilités politiques, de nombreux maires réclament la création d'au moins 200.000 véritables emplois aidés, sous une forme pouvant ressembler aux anciens « contrats d'accompagnement dans l'emploi » ou « contrats emploi jeunes ». Ceux-là imposaient une formation et leurs conventions pouvaient être signées par des collectivités locales et des associations. Il appartient à Nadia Hai, la nouvelle ministre de la Ville, et aux parlementaires et aux élus locaux, notamment ceux des territoires abritant des quartiers populaires, de relayer auprès du Premier ministre cette absolue exigence.

 

TARIR LA DEMANDE DE DROGUE, OUI, MAIS COMMENT ?

À défaut, il faudra sans cesse lutter contre la criminalité barbare qui gangrène les sites les plus fragiles de la République où vivent près de six millions de nos concitoyens, à renfort sans cesse accru de moyens de police et de justice qui s'avèreront toujours insuffisants et onéreux, justifiant sûrement que l'État soit enclin, pour se décharger une fois de plus sur les collectivités locales au prétexte de « proximité », à donner suite à la demande d'une vingtaine de maires conservateurs de voir élargis les pouvoirs de leurs polices municipales, au risque de générer une grave inégalité entre territoires.

Et rien n'interdit à la France de jeter un coup d'œil sur les pays qui, comme le Portugal ou le Canada, ont choisi de légaliser, dans le cadre de monopoles d'État régulés, l'usage du cannabis récréatif. Et, éventuellement, d'ouvrir une piste peut-être plus complexe mais moins simpliste et coûteuse en moyens humains que la « forfaitisation » des amendes d'usage de stupéfiants...

 

Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
19 juin 2020 5 19 /06 /juin /2020 07:06

Le gouvernement a transmis ce jeudi aux communes le protocole qu'elles doivent respecter pour aménager les écoles en vue de la rentrée scolaire prévue lundi 22 juin pour tous les enfants. Nos fonctionnaires sont prêts pour cette mission.

Ils le sont aussi pour la restauration scolaire. Ce service qui, bien qu'il n'a aucun caractère obligatoire, est assuré par la quasi totalité des communes françaises, a été lui aussi soumis à des règles particulières pendant la période de confinement.

Et ses agents, comme les enfants et leurs familles, ne seront pas sûrement pas fâchés de retrouver leurs habitudes d'antan...

 

Oui, comme ça a été relevé – et diffusé – un peu abruptement, il y a bien eu pendant des semaines, du pain et de l'eau servis à nos petits Seynois. Comme tous les jours de l'année, quels que soient les autres mets proposés aux enfants. Et comme dans toutes les familles à la maison.

 

UNE RESTAURATION COLLECTIVE ADAPTÉE À LA CRISE SANITAIRE

Mais, à La Seyne comme ailleurs, nos petits n'ont pas été soumis à un régime digne du bagne. L'eau et le pain, c'était, est-il utile de le préciser, comme au quotidien en période normale, pour accompagner des salades composées, des sandwichs variés, des laitages et des fruits, au détriment de plats chauds, car ils étaient les seuls aliments autorisés dès lors que les repas, du fait des contraintes de distance entre convives, ne pouvaient pas tous être servis dans les seuls restaurants scolaires adaptés aux normes de « liaison chaude ». Fallait-il refuser des enfants pour coller aux normes d'éloignement et n'accueillir que dans les salles agréées ? Que n'aurait-on pas dit si nous avions enfreint la loi ?...

D'ailleurs, à la fois pour répondre au besoin social de très nombreuses familles en difficulté économique du fait de la perte de leur travail en période épidémique, et pour ajuster à la réalité des repas froids proposés, j'ai décidé, pour cette période difficile d'épidémie, de réduire de 1,20 euro le tarif des repas, celui-ci étant ramené, suivant les situations socio-économiques des foyers, de 3,50 euros à 2,30 euros pour enfants des familles les plus aisées, et de 1,20 euro à la gratuité totale pour les plus aidés socialement.

Mais cet épisode polémique est derrière nous. N'en parlons plus.

 

LE DISPOSITIF SEYNOIS DE RESTAURATION EST CONNU POUR ÊTRE EXEMPLAIRE

Car, ça y est désormais, l'État le permet, dès lundi prochain, c'est le retour aux repas traditionnels confectionnés dans la cuisine centrale publique ultra-moderne qui, dix ans après que nous l'avons créée, continue à faire référence dans la région, et même au-delà, par ses aménagements hygiéniques, sa capacité de production, son organisation ergonomique du travail des personnels, son plan de formation continue des agents, son processus référencé de gestion écologique de ses déchets organiques et des emballages et contenants, son menu hebdomadaire sans viande, ses offres alternatives de mets pour raisons culturelles, sa confection de plats cuisinés avec les légumes bio produits par notre « ferme municipale » du Domaine de Fabrégas – et donc transportés par circuit court –, ses participations aux événements de sensibilisation aux cultures alimentaires des régions et du monde, son projet pédagogique d'éveil à l'hygiène, au goût, aux équilibres alimentaires et aux bons usages dans les temps de repas qui sont aussi des moments d'apprentissage de l'échange et du respect des autres, sa possibilité offerte aux familles de venir déjeuner pour évaluer in situ la réalité de l'offre, et son groupe de travail associant des parents à l'élaboration des menus, dans une démarche de démocratie participative.

Le service public communal offre à La Seyne ce que, sauf à devoir assumer un coup excessif, on ne peut s'offrir en achetant un service au privé qui, et c'est bien normal, doit s'assurer un bénéfice. D'ailleurs, depuis la rentrée scolaire de septembre 2012, aucune lettre de protestation ou pétition de familles ne m'est plus jamais parvenue. Même si, évidemment, comme partout, rien n'est totalement parfait et si des couacs existent parfois.

 

DES ENJEUX D'AVENIR... POUR PEU QUE L'ÉTAT FASSE CONFIANCE AUX TERRITOIRES

Et on peut aller encore plus loin, par exemple avec un second repas hebdomadaire sans protéine carnée, en avançant au-delà des obligations légales vers plus de produits issus de l'agriculture biologique et des producteurs locaux, ou en améliorant encore les process de gestion et de traitement des déchets.

Espérons que, avec les sombres perspectives économiques qui sont devant nous, l'État aura conscience que les collectivités locales, et plus généralement le service public, vont d'autant plus être indispensables pour amortir les inégalités qui vont s'accroître avec le chômage que les experts prédisent, et pour prendre toute leur part dans la transition écologique et solidaire qui, en matière d'aménagement urbain, de services, de consommation, de gestion des énergies et des mobilités, et de dynamisation économique diversifiée du local, s'avère désormais viable et urgente. Fragiliser les territoires en serrant la vis des dotations d'État et en ne compensant pas les charges conséquentes qu'ils ont dû engager pour parer au plus pressé de la crise sanitaire serait un très mauvais signal pour les temps d'après...

 

 

Les prochains menus de la restauration scolaire...

 

Et les prochains menus de la restauration des crèches... 

 

18 juin 2020 4 18 /06 /juin /2020 04:39

Dans un récent article de ce blog, j'exposais les mesures prises par la commune pour garantir une parfaite sécurité sanitaire des bureaux de vote pour le dimanche 28 juin, jour du second tour de l'élection municipale.

Pour achever de rassurer nos concitoyens, le service de communication de la ville a réalisé un petit clip vidéo qui montre, en images et en moins d'une minute, les aménagements et organisations prévus dans les 47 bureaux où les Seynois pourront, on doit l'espérer, être bien plus nombreux qu'en mars à exprimer leur choix dans quelques jours, entre 8 heures et 18 heures.

 

Je relaie cette vidéo ci-dessous et je profite de cette communication pour rappeler à tous l'adage « Aide-toi, le ciel t'aidera ». La meilleure prévention consiste en effet à continuer à se protéger soi-même et, ce faisant, à protéger les autres. La pandémie mondiale n'est pas finie, en atteste le regain inquiétant de celle-ci en Chine. Les Seynois ont été jusque là quasiment parfaits. Qu'ils ne relâchent pas leurs efforts et continuent à respecter les « gestes barrière » !

17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 08:19

Après les annonces d'étranges pics de rayonnement gamma relevés à La Seyne, j'ai saisi le représentant de l'État dans le Var pour qu'il puisse nous donner toutes informations de nature à rassurer nos habitants. C'est le sens du courrier que je lui adressé dès ce lundi, reproduit ci-après.

Mais le quotidien Var-matin a été plus rapide. Il a publié ce mardi le résultat de son investigation d'autant plus facile à conduire, je le suppose, qu'il n'y avait rien à cacher de la part de quiconque. Voici donc les explications à cette étonnante situation...

 

L'important est qu'il n'y ait rien d'inquiétant pour la sécurité des Seynois. Une entreprise locale, sise sur notre technopôle de la mer, non loin de la balise de mesure de la radioactivité, effectue depuis des années des tirs de rayons gamma pour vérifier des soudures de très haute précision sur des pièces usinées. Ces tirs sont effectués conformément aux règles en vigueur et contrôlés par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire qui indique que la radioactivité émise n'est pas dangereuse et de niveau similaire à celle qui existe naturellement, du fait de la nature des sols et sous-sols, dans certaines régions françaises.

Chacun peut en vérifier la réalité en comparant les doses de radiations, dans l'ensemble de la France et même au-delà, mises à jour en permanence sur trois sites Internet officiels : Téléray, le site du Réseau national de mesures de la radioactivité dans l'environnement, et REMon.

Il reste qu'on peut toujours se questionner sur le niveau de radiations au-dessous duquel il est officiellement considéré que le risque est inexistant ou négligeable. On peut évidemment se dire qu'il vaut mieux être exposé à 0 nanoSievert par heure (nSv/h) qu'à 60 ou à 130. Ça vaut pour les employés de l'entreprise concernée, mais au-delà pour les personnes vivant ou travaillant autour du lieu de l'émission. Mais ça, c'est une autre histoire.

En attendant, il serait bien pour nos populations que ces données en temps réel puissent être accessibles sur le portail de l'État dans le Var. J'ai pour ma part demandé à nos services qu'elles soient relayées sur les pages Internet de la commune. C'est mon devoir d'informer mes concitoyens.

 

 

Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
16 juin 2020 2 16 /06 /juin /2020 07:51

Les informations qui nous arrivent, relayées par la presse, de suspicions d'irrégularités dans l'établissement de procurations de vote de la part de candidats d'une liste à Marseille, dénoncées par leur tête de liste elle-même, doivent nous alerter sur les conditions qui sont à respecter pour confier à quelqu'un le soin de voter à sa place le 28 juin prochain.

Comme maire, je fais confiance à tous les candidats seynois pour bien respecter les textes, mais j'ai le devoir de rappeler à tous le "mode d'emploi" de cette possibilité offerte par la Loi pour que La Seyne demeure exemplaire...

 

Un Seynois malade, en difficulté de mobilité, éloigné de La Seyne, ou pour certaines autres raisons déterminées par le Législateur, a la possibilité de donner pouvoir à un autre Seynois de voter pour lui, sous réserve qu'ils soient bien tous deux inscrits sur les listes électorales de la commune.

Aucun texte, à ce jour, n'a modifié les conditions d'exercice du vote par procuration pour ce second tour de l'élection municipale de 2020, hormis sur un point : une procuration établie pour le second tour initialement prévu le 22 mars demeure valable pour la nouvelle date du scrutin fixée au 28 juin du fait de l'épidémie (sauf s'il s'agissait d'une procuration établie pour une durée donnée, d'une date fixée jusqu'à une autre date fixée qui a été atteinte après le 22 mars).

 

ATTENTION AUX INFORMATIONS NON OFFICIELLES

Des informations ont circulé dont il ne faut pas tenir compte. Ainsi, chaque électeur n'a droit qu'à une seule procuration d'un électeur établi en France, et non deux comme ça avait pu être envisagé. De même, aucun assouplissement pour la démarche d'établissement des procurations n'a été confirmé, et il est raisonnable de s'y prendre très vite, d'autant que l'acheminement postal demeure ralenti.

En particulier, craindre de contracter le covid-19 en se rendant dans un bureau de vote, sauf sur recommandation pour cause de santé fragile attestée par un certificat médical, n'est légalement pas une raison valable pour pouvoir donner procuration.

Toutes les informations sont données sur le site officiel de l'administration française, qui explique clairement qui peut donner une procuration, à qui on peut la donner, et quelle démarche accomplir.

On y accède en cliquant sur l'image ci-contre (ou ci-dessus suivant le matériel informatique utilisé).

 

LE MIEUX EST ENCORE D'AVOIR CONFIANCE ET DE SE DÉPLACER POUR VOTER

Je sais que les équipes certains candidats proposent de mettre en relation une personne voulant donner une procuration avec une autre acceptant de la recevoir. Ce n'est pas interdit, du moment que l'on ne se propose pas d'accomplir les démarches à la place du mandant (la personne qui donne la procuration).

Mais je tiens à rassurer une nouvelle fois les Seynois. Les mesures sont prises pour que toutes les précautions sanitaires soient garanties pour le scrutin dans les bureaux de vote. Je les ai exposées sur le site officiel de la commune. Le mieux reste que chacun exerce son droit de choisir la prochaine équipe municipale en se déplaçant lui-même pour accomplir dimanche 28 juin son devoir de citoyen.

 

Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
15 juin 2020 1 15 /06 /juin /2020 16:31

Nos fonctionnaires communaux sont efficaces, réactifs et imaginatifs. Lorsque la nouvelle de la décision, attendue par beaucoup de familles et d'entreprises, de réouverture des écoles le 22 juin pour tous les enfants est tombée ce dimanche soir, la question s'est immédiatement posée de l'organisation du scrutin du deuxième tour des élections municipales le 28 juin.

Comment, en une seule journée, celle du samedi, désinfecter et aménager les bureaux de vote dans les conditions draconiennes imposées – et nécessaires – de protocole sanitaire permettant aux citoyens d'aller voter en toute tranquillité, et, à l'issue du vote, de les remettre en état, après nouvelle désinfection, pour la reprise des cours le lendemain matin jusqu'à la fin de l'année scolaire ?

 

VOTE ET ENSEIGNEMENT : DEUX PROTOCOLES SANITAIRES CONTRADICTOIRES

« Un pauc mai, un pauc mèns... », comme on dit chez nous ! (un peu plus, un peu moins, en provençal) Ça va coûter quelques nouvelles dépenses exceptionnelles à la commune, s'ajoutant à toutes celles que nous avons engagées au gros de la crise sanitaire, mais il fallait trouver dans l'urgence des solutions à deux exigences contradictoires de l'État : celle d'aménager les bureaux de vote dans le respect d'un protocole rigoureux de prévention du virus, et celle, annoncée ce dimanche par le Président de la République, de rouvrir les écoles tout en respectant un autre protocole d'organisation des espaces scolaires, différent de celui des bureaux de vote qui, sauf exception, sont installés... dans les mêmes lieux.

En accord avec l'Éducation nationale, la plupart des communes importantes utilisant les écoles comme lieux de vote avaient dû opter pour disposer d'au moins deux jours avant et autant après le vote pour réaliser toutes les opérations nécessaires pour que les deux protocoles, très différents, soient respectés à la lettre. Ça pouvait s'envisager tant que peu d'enfants fréquentaient les établissements. Mais, avec la reprise possible et souhaitable de tous les élèves, il n'est plus question de les priver de quatre jours de classe et de contraindre de très nombreux parents salariés à chercher des solutions de garde. 

 

À PEINE ROUVERTES, LES ÉCOLES NE SERONT PAS FERMÉES !

En acceptant de travailler de nuit, nos agents, en équipes renforcées, dont je salue une nouvelle fois le volontarisme, même si le statut de la fonction publique impose, ce qui est normal, qu'ils soient rémunérés en heures supplémentaires, pourront réaliser les aménagements nécessaires, tant au vote qu'à l'enseignement, sans que nous soyons obligés de fermer les écoles concernées pendant quatre jours. Afin toutefois qu'ils disposent de suffisamment de temps pour une mission parfaite, nous sommes tout de même contraints de supprimer les accueils périscolaires du vendredi soir et du lundi matin.

Cette disposition aura un coût. Mais ni la santé ni la démocratie n'ont de prix. Surtout si l'État accepte de compenser pour les communes les dépenses imposées par ses propres protocoles sanitaires, par ailleurs justifiés...

14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 07:38

D'autant plus qu'ils n'ont rien à voir avec l'incendie du sous-marin nucléaire puisqu'antérieurs à celui-ci, il est rageant d'apprendre par la presse que quelques pics de radioactivité proches du seuil dangereux pour la santé ont été révélés par des mesures de rayonnement gamma effectuées à La Seyne.

Les Seynois ont le droit de savoir. Et la puissance publique le devoir de les informer. La mairie peut le faire. Sous réserve qu'elle le soit elle-même...

 

Je n'exige pas d'être tenu au courant de tout car j'ai confiance en l'esprit de responsabilité et d'initiative des professionnels, notamment de l'État, qui concourent à la qualité de vie de nos concitoyens, et le fait d'être informé a posteriori d'un fait particulier qui a été réglé ou réparé me convient très bien.

Mais, pour reprendre les propos d'un acteur politique national, le maire est celui qui est « à portée de baffes » de ses concitoyens, y compris sur les sujets qui ne relèvent pas de la compétence de la commune. J'ai le devoir d'expliquer, de rassurer, d'éviter les extrapolations inquiétantes d'informations partielles, de couper court aux rumeurs, et de rendre compte.

 

ÊTRE INFORMÉ ET INFORMER DES SITUATIONS EXCEPTIONNELLES LOCALES 

Il faut pour cela que je sois moi-même informé. En matière de sécurité locale, je salue l'excellent travail de nos préventionnistes et du service communal spécialement chargé de notre plan de sécurité et de prévention des risques (PSPR), renforcés par les volontaires de notre réserve communale de sécurité et de la fédération des sauveteurs et secouristes, sous l'égide de notre adjoint Jean-Luc Bigeard qui aura accompli pendant les six ans de son mandat sa mission avec pertinence et efficience, sachant hiérarchiser et évaluer les informations à me transmettre en temps réel ou en différé et faire œuvre de pédagogie pour que j'en comprenne les enjeux et puisse répondre aux questions des Seynois. Mais ceux-là ne peuvent pas me communiquer des éléments dont ils ne disposent pas parce que relevant d'autres autorités que la commune.

Ce n'est pas la première fois qu'on néglige de nous informer. En 2017 déjà, lorsque des traces de ruthénium-106 ont été relevées chez nous suite à un accident survenu en Russie, il avait fallu que je parte à la quête de l'information. Ce n'est pas normal.

J'ai donc demandé, dès les premières heures de ce dimanche, qu'on me renseigne sur la situation, d'ailleurs exposée avec assez de précision par la journaliste pour ne pas inquiéter nos populations, même si un article documenté paru sur le site Internet d'une association mandréenne justifie qu'on s'interroge, et surtout sur les mesures prises par les instances responsables pour en comprendre les causes et y remédier. Je ne manquerai pas de les communiquer.

 

L'UTILITÉ D'UN DISPOSITIF PRÉVENTIF DE PROXIMITÉ...

Ce n'est pas pour rien que, avec Hubert Falco, président de la Métropole, et Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier et vice-président métropolitain chargé de l'environnement, nous nous étions élevés en 2015 contre la disparition décidée par l'État de l'antenne seynoise de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire. Il est toujours plus rassurant d'avoir des experts à proximité. À l'époque, Var-matin en avait fait état...

 

 

13 juin 2020 6 13 /06 /juin /2020 02:16

L'incendie qui s'est déclaré dans le sous-marin nucléaire d'attaque La Perle, survenu en cours d'une période d'entretien à quai, préoccupe à juste titre nos concitoyens seynois en ce jour de vent d'est.

 

Je suis en lien avec le préfet maritime qui, outre le fait qu'il me tient informé des moyens engagés par la Marine Nationale et ses marins-pompiers de la base navale de Toulon, pour circonscrire le feu, et ceux obtenus en renfort des marins-pompiers de Marseille et des sapeurs-pompiers du Var, m'assure qu'il ne doit pas y avoir d'incidence sanitaire sur les populations exposées aux fumées, dans la mesure où le bâtiment n'avait ni armes ni combustible nucléaire à bord. Des mesures de la qualité de l'air sont toutefois effectuées pour en obtenir confirmation.

 

Nos services communaux, comme ceux de la Métropole, de l'État et de la Marine, sont bien entendu en alerte vigilante.

 

 

MISE À JOUR (vendredi 12 juin à 18 heures) : Passé l'événement dont les services de secours confirment, au fur et à mesure, que tout danger est écarté, se posera un problème dont le territoire n'avait pas besoin : celui de la charge de travail du Pôle Mer Méditerranée, dont l'incidence sur l'emploi des salariés de Naval Group, société chargée de l'entretien et la maintenance des sous-marins nucléaires d'attaque, et de ses sous-traitants, dans un contexte déjà fragilisé par les difficultés de CNIM, autre grande entreprise locale d'industrie et de hautes technologies, et bien sûr par la crise économique naissante, tous secteurs confondus, résultant de l'épidémie de coronavirus. La question du maintien et de la dynamisation, soutenus par l'État, d'un pôle industriel naval, avec son volet lié à la défense et l'armement, dans le territoire du Grand Toulon, doit être posée sur la table de la puissance publique dès que les braises de l'incendie seront éteintes. Notre force économique réside dans la diversité vers laquelle nous avançons, du tourisme, des services, des technologies fines, des économies vertes et solidaires, mais aussi de cette activité industrielle historique, vecteur de milliers d'emplois salariés.

Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
12 juin 2020 5 12 /06 /juin /2020 10:16

Un tiers seulement des électeurs seynois inscrits se sont rendus dans les bureaux de vote le 15 mars dernier pour le premier tour de l'élection municipale. C'est inhabituellement très peu pour un scrutin local. Il est nécessaire que, pour le second tour du 28 juin, nos concitoyens en âge de voter soient rassurés quant aux mesures prises en matière de sécurité sanitaire.

C'est pourquoi j'ai demandé à nos services de créer, comme le font les promoteurs immobiliers en faisant visiter un « appartement-témoin », une sorte de « bureau de vote témoin » mettant en évidence les aménagements et organisations qui permettront aux Seynois d'accomplir leur devoir citoyen en toute quiétude...

 

Les chiffres continuent à le confirmer : les Seynois ont été très raisonnables tout au long de l'épidémie de coronavirus. Il y a eu 287 décès parmi nos concitoyens entre la mi-mars et aujourd'hui, ce qui représente 8% de moins par rapport à la même période de 2019 où 311 avaient été dénombrés.

Si l'évolution positive de la pandémie et les deux distributions de masques gratuits devraient rassurer le plus grand nombre, on peut toutefois craindre, au regard des précautions auxquelles les Seynois se sont astreints depuis près de trois mois, que certains d'entre eux soient encore hésitants à se rendre dans un lieu où beaucoup de personnes se succèderont. Il faut donc que la sérénité leur soit assurée pour exercer leur droit, qui est aussi un devoir civique.

Les élus qui ont le devoir de présider les bureaux de vote, les représentants des listes candidates qui seront présents toute la journée pour veiller au bon déroulement du scrutin, les personnels municipaux qui assureront la logistique, et les scrutateurs qui seront volontaires pour le dépouillement, doivent également assurer leurs missions l'esprit tranquille quant au risque de contamination.

Nos fonctionnaires territoriaux, dans une belle mobilisation volontaire de plusieurs services qui ont bien coopéré et fait preuve d'une belle imagination, ont donc répondu à ma demande de garantir une parfaite sécurité. Les photos qui illustrent cet article donnent une idée des précautions prises.

Les salles feront l'objet de désinfection pendant les deux jours précédant le scrutin, les cheminements seront organisés pour éviter tout croisement de personnes, des écrans de plexiglas ont été fabriqués pour être installés aux tables d'accueil et de vote, les personnels seront dotés de gants, de lingettes, de masques chirurgicaux et de visières en plastique, les contrôles d'identité se feront sans contact avec les documents personnels, chacun pourra venir avec son propre stylo pour signer le cahier d'émargement, même si nous disposerons d'un nombre suffisant de stylos qui seront  désinfectés tout au long de la journée comme tous les matériels et espaces, les distances de sécurité seront matérialisées, le port du masque pour les électeurs sera de rigueur, du gel hydroalcoolique sera à disposition aux entrées et aux sorties. En outre, pour les utilisateurs habituels des lieux de vote, notamment les écoles, il sera procédé à une désinfection intégrale pendant les deux jours qui suivront celui du scrutin. Et une formation spécifique sera dispensée à toutes les personnes devant assurer le fonctionnement du vote.

Qu'on se le dise donc : voter le 28 juin ne sera pas plus un acte à risque qu'aller acheter sa baguette de pain. En cette année particulière, voter sera comme d'habitude un droit, mais également un devoir citoyen que chacun pourra accomplir dans la sérénité.

Bienvenue !

 

Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

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