27 novembre 2022 7 27 /11 /novembre /2022 10:56

 

Une pleine page sur Var-matin le 16 novembre 2022 pour annoncer une très grande nouvelle : la municipalité va appliquer les dispositions prises par un arrêté municipal... déjà en vigueur et exécuté depuis une décennie !

 

J'exagère à peine. Pour être honnête, il y a quelques ajustements à l'arrêté que j'ai pris en 2013 pour interdire la consommation d'alcool sur la voie publique en centre-ville.

 

Un point de presse pour ça ? Oui, oui, la municipalité de La Seyne continue sur sa lancée de la tactique du coucou annexant le nid d'un autre volatile : s'approprier le travail des autres en se gardant bien de faire référence au passé pour laisser croire qu'on est à l'initiative.

 

Et tout ça pour se vanter de réduire un peu plus les libertés garanties par la Constitution de la République...

 

 

UNE INTERDICTION DE 2013 DONT JE N'ÉTAIS DÉJÀ PAS SPÉCIALEMENT FIER

 

Je ne devrais pas m'offusquer du fait qu'ait été omise la genèse de cette décision dans le propos des adjoints à la maire tout fiers de leur initiative hygiénique et sécuritaire, parce que, mon arrêté de 2013, je n'ai pas de quoi m'en enorgueillir. C'est une restriction d'exception des libertés individuelles garanties par la Constitution de la République. C'est pourquoi notre équipe municipale, confrontée à une difficulté très localisée mais difficile à réguler, avait dû se résoudre à ce choix liberticide. Elle l'avait certes fait en prenant la précaution de circonscrire l'interdiction de consommer de l'alcool dans l'espace public à certains horaires, à une certaine période de l'année, et au seul périmètre où se posaient les problèmes : en soirée, pendant l'été, et dans les quartiers anciens autour du port.

 

Ce qui est interdit en permanence et sur tout le territoire national, ce n'est pas la consommation d'alcool, c'est l'ivresse publique. Et ce depuis une loi de février 1883. Ce n'est pas du tout la même chose. Or voilà que la maire d'aujourd'hui, avec son nouvel arrêté, élargit l'interdiction à de nouveaux créneaux horaires (de 16 heures à 6 heures du matin depuis 2013, on passe à un interdit de midi à 6 heures du matin, soit 18 heures sur 24...) et à une nouvelle période (à l'interdiction du 1er juin au 30 septembre existant depuis 2013, on ajoute du début octobre à la mi-janvier, ce qui porte la durée de l'interdit à huit mois sur douze...).

 

Et, avec un arrêté supplémentaire pris à la mi-novembre, la maire va encore plus loin dans l'extension territoriale des sites de puritanisme contraint. Elle élargit l'interdiction à une zone située entre Mar Vivo et Saint-Elme. C'est-à-dire, entre autres, que, pour les pique-niques en famille ou entre amis sur le Parc Fernand-Braudel des Sablettes, il faudra se passer du petit rosé des dimanches.

 

 

LES ÉLUS INVESTIS POUR LA PÉDAGOGIE ACTIVE DE L'HYGIÈNE ET LA SÉCURITÉ

 

 

Et, sitôt l'arrêté d'interdiction publié, le 10 novembre, pour montrer le bon exemple, les élus seynois se sont empressés de mettre en application l'interdiction avec pédagogie active, afin que nul n'en ignore. Cet engagement volontaire d'une édilité qui ne craint pas de mouiller sa chemise pour le bien de tous nous est révélé par une publication postée sur la page de la maire sur un réseau social bien connu.

 

Ce sobre temps de noble abnégation promotrice des bons usages salubres et civils a eu lieu dès le lendemain de la publication de l'arrêté, en clôture de la cérémonie de l'armistice du 11 novembre 1918, la population et les corps constitués étant invités à partager un moment de saine convivialité à la santé des Poilus de la Der des Ders

 

Ça s'est déroulé sur le parking du square Aristide Briand, face à la nouvelle salle des mariages, installée dans l'ex-foyer des anciens (qui en ont été chassés, mais c'est là une autre histoire...). Ceux qui, bien piètres patriotes, se sont dispensés d'en être ont dû le regretter à la découverte de la publication de la maire (à laquelle on peut accéder en cliquant ICI).

 

Car, à La Seyne, l'adage « Fais ce que je dis, etc. » n'est pas un vain mot. En atteste ci-dessous le rapprochement – que je confesse un tantinet espiègle – entre le périmètre d'interdiction de la consommation d'alcool et la photo publiée par la maire (on peut l'agrandir en cliquant dessus).

 

N'y aurait-il pas comme un... hic ?

 

CLIQUEZ SUR L'IMAGE POUR L'AGRANDIR

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité Détente du dimanche
11 novembre 2022 5 11 /11 /novembre /2022 07:14

 

Que n'avais-je pas entendu lorsque j'avais lancé un appel aux communes portuaires françaises de notre littoral méditerranéen, pour que nous nous portions volontaires pour permettre l'accostage des navires humanitaires venus au secours des migrants ayant dû fuir leurs pays de misère ou de répression !

 

C'était il y a trois ans, à l'été 2019, alors que, comme celui d'aujourd'hui, le gouvernement italien d'alors, issu d'une coalition de partis d'extrême-droite et populiste, durcissait sa posture et refusait l'accueil des bateaux humanitaires dans les ports de la péninsule.

 

Aujourd'hui, l'aire toulonnaise, la France et sa Marine nationale s'honorent d'ouvrir notre Rade à l'Ocean Viking et ses 230 passagers en détresse, dont quelques dizaines d'enfants mineurs.

 

 

2015-2019 : LEVÉES DE BOUCLIERS DES DROITES LOCALES, DE LA PLUS EXTRÊME À LA CENTRISTE LIBÉRALE

 

Une fois encore, l'extrême-droite varoise et nationale, et malheureusement aussi quelques autres, s'insurgent. C'est abject, comme d'habitude. Mais, étonnamment, pour l'heure, hormis le président de la Métropole toulonnaise, la droite locale, qu'elle soit républicaine ou macroniste, se garde bien de tout commentaire. Concevrait-elle quelque inquiétude à enjeu électoral futur à se féliciter que la France des Droits de l'Homme assume son devoir humaniste et républicain dans un département qui a envoyé sept députés d'extrême-droite sur huit le représenter à l'Assemblée nationale ?...

 

Souvenons-nous en particulier des cris d'orfraie de ceux qui sont aujourd'hui à la barre des affaires communales seynoises lorsque j'ai approuvé en 2015 et 2016 l'accueil de migrants dans le foyer désaffecté de travailleurs immigrés au Fructidor, lorsque, en 2019, j'ai lancé mon appel aux ports du littoral méditerranéen français, et, l'année précédente, lorsque j'ai acquiescé aux choix de l'État et du Département d'ouvrir à La Seyne deux centres éducatifs d'accueil de jeunes migrants mineurs isolés, à La Petite Garenne et à Saint-Elme.

 

 

2022 : MAIS QUE CACHENT AUJOURD'HUI LES SILENCES DE LA DROITE RÉPUBLICAINE ?...

 

Pour se remémorer les positions assumées de l'équipe municipale que j'animais, j'invite les visiteurs de ce blog à relire...

> l'interview que j'ai donnée en 2016 au journal en ligne MeltingBook ;

> la position de notre équipe municipale sur l'accueil des migrants mineurs isolés à La Seyne en 2018, sur le site La Seyne.info ;

> l'appel à l'accueil humanitaire que j'ai lancé en 2019 aux ports français de Méditerranée.

 

Et j'invite aussi à relire les réactions de nos opposants d'alors, constituant aujourd'hui la majorité municipale seynoise, devenue bien silencieuse et qui faisait alors bloc avec le Front National, comme préfigurant la "Coalition" contre-nature qui préside à présent à nos destinées locales...

> quelques points de vue de personnalités locales de droite sur l'accueil des migrants à La Seyne (Var-matin)...

> et quelques réactions d'autres responsables seynois de droite, en choeur harmonique avec celles de l'extrême-droite locale (Var-matin)...

 

En cet automne 2022, les voix varoises du Front National devenu Rassemblement National continuent d'aboyer leurs incitations au rejet haineux de l'Autre comme elles l'ont fait en réponse à nos choix de 2015 à 2019. Mais la droite seynoise, qui lui emboîtait alors le pas, semble s'être tue. Quel sens donner à ces silences  – gênés ? – des élus municipaux et départementaux de notre droite locale ?...

 

Heureux changement de posture vers la fraternité universelle ?... Ou révélation – ou confirmation – que leurs avis outrés d'alors n'étaient que stratégie préélectorale à un an de l'élection municipale ?...

 

 

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11 mars 2022 5 11 /03 /mars /2022 07:31

Ça va sûrement en surprendre plus d'un. Le projet de l'Union Populaire sur la sécurité et la sûreté publiques est assurément le plus construit de l'ensemble des programmes des gauches et de l'écologie. Ce n'est pas moi qui le dis, mais le quotidien "Le Monde", dans un article de ce vendredi.

 

Dans les communes urbaines d'une métropole comme la nôtre, confrontées depuis quelques années, comme toutes les villes populaires pauvres, à une aggravation terrible de la délinquance s'étant muée en criminalité autour des trafics de stupéfiants, les orientations proposées méritent d'être soupesées car elles apportent des pistes fort intéressantes.

 

Le choix du projet de l'Union Populaire n'est donc pas un simple "vote utile" pour permettre à la gauche d'être une option possible de second tour. C'est une perspective éminemment républicaine pour la liberté qui est proposée aux Français.

 

DES PROPOSITIONS CONSTRUITES ET RÉALISTES

 

Je ne vais pas paraphraser le contenu du livret "sécurité et sûreté" que j'invite vraiment à lire ou au moins à survoler, d'autant que le journaliste du "Monde" note que les propositions de l'Union Populaire « présentent, sur la majorité des autres documents de campagne, tous prétendants à l’Elysée confondus, l’incontestable avantage d’être argumentées, étayées, chiffrées. En un mot, de témoigner d’une véritable stratégie, résumée par l’intitulé du document : “Refonder le service public de la police” ».

 

Et, en effet, tout républicain sensible aux enjeux de tranquillité publique autant que de lutte contre les criminalités devrait pouvoir se retrouver dans la plupart des orientations proposées.

 

Et les acteurs eux-mêmes de la prévention et de la sécurité, aujourd'hui méprisés et pressés par la politique du chiffre de leur institution, mal compris sinon rejetés par les gens, devraient y trouver des voies de redynamisation active et responsabilisante de leurs pratiques et de regain de confiance entre eux et la population.

 

UNE CONFIANCE DE PROXIMITÉ ENTRE LA POLICE ET LES POPULATIONS

 

En outre, le projet apporte aux maires des communes confrontées aux difficultés d'incivilités et de délinquance des réponses que, de toutes sensibilités politiques, je les entends souhaiter depuis longtemps, fondées sur la proximité et l'exigence d'une redéfinition des places et rôles respectifs de l'État et des pouvoirs locaux.

 

Franchement, visiteurs de mon blog, faites-vous une idée des propositions concrètes, sérieuses et travaillées qui vous sont soumises par l'Union Populaire.

 

Et je suis convaincu que vous partagerez l'analyse d'un universitaire, ancien policier de l'antiterrorisme, que cite "Le Monde" : la mise en œuvre de ce projet serait « une inversion de la politique pénale actuelle, qui pousse une frange de la population à déduire de ses mauvaises relations avec la police la valeur qu’elle représente aux yeux de l’Etat et de la société ».

 

LISEZ OU AU MOINS FEUILLETEZ LE LIVRET "SÉCURITÉ ET SÛRETÉ"

DE L'UNION POPULAIRE...

 

CLIQUEZ POUR FEUILLETER LE LIVRET

 

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6 février 2022 7 06 /02 /février /2022 07:32

On l'a échappé belle. À ma connaissance, aucun automobiliste ni motard n'a heureusement reçu sur le coin du pare-brise ou du casque une palme de syagrus qui aurait pu causer des dégâts à son véhicule ou, pire, à sa personne.

 

Ce n'est pourtant pas faute d'avoir entendu des avis réservés quant au choix de certains végétaux à planter en bordure de nos voiries.

 

 

L'EMBELLISSEMENT URBAIN NE DOIT PAS FAIRE NÉGLIGER LA SÉCURITÉ

 

C'est en effet une recommandation répétée par les professionnels des espaces verts : si le syagrus, espèce de palmier de la même famille que le cocotier, semble mieux résister que ses cousins les autres arecaceæ aux attaques des larves de charançon rouge qui grignotent ce végétal de l'intérieur, il est plus fragile au froid et aux rafales de vent. C'est pour ça que, en milieu naturel, ces palmiers se développent volontiers dans la canopée et que, dans les zones ventées, on évite d'en planter ailleurs que dans des parcs à la densité végétale suffisante pour les protéger.

 

Le fait est que, malgré les avis réservés, on a planté il y un an 24 syagrus en entrée nord-est de la ville, sur le terre-plein central de la route départementale 559, entre le carrefour des Villes Amies, à la pyrotechnie, et celui de l'entrée du technopôle de Brégaillon. Et que 16 des 24 voient leurs palmes (façon de parler, car ce sont en fait des feuilles pennées) qui fléchissent et menacent de se casser et de tomber sur la chaussée.

 

 

FAIRE CONFIANCE À LA COMPÉTENCE DES FONCTIONNAIRES

 

Sauf indication contraire des professionnels, l'urgence semble être de sécuriser la route en coupant ces palmes. Comme il était urgent, suivant l'avis des agents du service de la sécurité civile communale et de l'Office national des forêts, de couper certains arbres d'une copropriété de Mar Vivo, ce qui avait provoqué, en pleine campagne électorale municipale de juin 2020, une levée de boucliers à laquelle s'était jointe la droite locale... qui, après s'être offusquée par pure démagogie, a fini par faire appliquer les obligations de sécurité, au mois d'octobre suivant, une fois qu'elle a été aux affaires municipales...

 

Une fois les palmes élaguées par précaution, si c'est jugé nécessaire, il faudra se questionner et faire analyser la raison de cet état de fait. S'il résulte du vent ou du froid qui ont été significatifs ces derniers jours chez nous, et non d'une autre cause, il faudra en tirer les leçons pour d'autres programmes de végétalisation. Et ne plus foncer tête baissée pour faire ressembler à tout prix notre ville à certaines de ses voisines au nom d'un soi-disant indispensable embellissement de style azuréen...

 

Et, peut-être, à l'avenir, prêter un peu attention aux avis compétents des fonctionnaires spécialisés...

 

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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 04:17

Vous avez été nombreux à vous prêter au petit jeu de devinette que je vous ai proposé ce vendredi dans un article de ce blog que je consacrais au rappel à l'ordre des élèves seynois coutumiers du non-respect de l'obligation scolaire.

À la question "qu'est-ce qui cloche dans la photo de 2021 ?", plusieurs d'entre vous ont trouvé la bonne réponse.

Et le premier ( * ) à me l'avoir transmise est... Philippe Cogordan !

Bravo à lui. Il gagne la considération de tous les visiteurs de mon blog !

 

ALORS, LA BONNE RÉPONSE EST...

L'adjoint au maire qui sermonne le collégien et rappelle à sa maman la loi sur l'obligation scolaire a commis une erreur.

Il ne porte pas correctement l'écharpe tricolore qui constitue l'attribut de sa fonction et contribue à conférer de la solennité à ce moment de rappel à loi.

L'article D.2122-4 du code général des collectivités territoriales stipule en effet que, pour être distingué d'un député ou d'un sénateur, un élu communal (maire ou adjoint au maire) doit porter l'écharpe de telle sorte que le bleu soit positionné vers le col (le rouge vers le col est strictement réservé aux parlementaires !). Une publication du ministère de l'Intérieur expose dans le détail ces règles protocolaires.

Et ça ne rigole pas ! Le code pénal précise dans son article 433-14 que « le port illégal d'un insigne règlementé par l'autorité publique est puni d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende » !

 

EST-CE UN SIGNAL AU CANDIDAT OFFICIEL DÉSIGNÉ PAR "LES RÉPUBLICAINS" ?...

Il est certain que l'adjoint au maire a commis une faute d'inattention lors qu'il s'est ceint de son écharpe. Ça nous est tous arrivé.

Mais il pourrait se trouver des esprits malins ou farceurs pour badiner un peu et gloser sur le fait que, militant du même parti "Les Républicains" que Romain Vincent, élu de Saint-Mandrier et candidat officiel déclaré aux élections législatives de juin 2022, cet adjoint au maire se rêve déjà en parlementaire à la place de celui qui a été désigné pour porter les couleurs de leur parti commun dans la course à la succession de notre actuelle députée...

Je suppose en tous cas que personne n'avait relevé cette étourderie et j'espère sincèrement qu'en avoir fait le sujet d'une petite distraction ludique n'entrainera aucune conséquence funeste pour l'adjoint au maire. Ce n'est pas le cas partout et certains sont prompts à se saisir de la moindre inadvertance pour régler des comptes politiciens. En atteste une petite vidéo périgourdine (ci-dessous en fin d'article) relatant la mésaventure judiciaire survenue à mon ancien camarade socialiste Germinal Peiro, président du conseil départemental de Dordogne.

Là bas, certains opposants aigris font vraiment flèche de tout bois. Une chose qui, bien sûr, ne saurait se produire chez nous...

 

 

( * ) : En réalité, la toute première à avoir résolu l'énigme, dès vendredi à 7h04, est trop proche de moi pour être autorisée à concourir. Un autre, ayant donné la bonne réponse à 8h08, n'a pas souhaité que son nom apparaisse. Et il y en a eu quatre autres, à 7h25, 8h11, 8h19 et 8h47, mais ceux-ci sont ou ont été fonctionnaires territoriaux ou adjoints au maire et le règlement du jeu à consulter ici interdit formellement leur participation (trop facile pour eux !...). Donc, c'est le suivant, Philippe Cogordan, qui a gagné à 9h06. Plusieurs autres ont donné la réponse exacte plus tard.

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En outre, plusieurs joueurs ont relevé un détail qui m'avait échappé, montrant qu'on est vraiment entré dans une nouvelle ère à La Seyne, que l'un des participants, Joan-Jaume Murat, a exposé en ces termes : « Quora regardetz la fòtò, Mariana, l’un dei simbòles de la Republica Francesa, Mariana l’Occitana, nascuda a Pueglaurens au mes d’octòbre dau 1792, es passada de la man seneca a la man drecha dau sèti dau cònsol… ».

Après le déboulonnage de la plaque de la "Place des services publics", le changement est en marche à La Seyne jusque dans l'aménagement de la salle du conseil municipal...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
26 novembre 2021 5 26 /11 /novembre /2021 05:04

C'est parfois une satisfaction bien humaine que de constater qu'un dispositif original qu'on a imaginé fait ses preuves et perdure par delà les alternances politiques. Celui du rappel à l'ordre solennel des jeunes coutumiers de l'absentéisme scolaire – et de leurs familles – que nous avons instauré en coopération avec l'État à partir de l'année scolaire 2016-2017 en fait partie.

La Seyne a été pionnière varoise pour cette action s'inscrivant dans le programme de notre Conseil local de sécurité et de prévention la délinquance (CLSPD). Elle porte ses fruits. La plupart des adolescents en lourd décrochage scolaire prennent l'engagement de retourner à l'école. Et s'y tiennent.

Mais, comme je ne peux m'empêcher d'être toujours un peu espiègle, je m'autorise sous forme d'un petit jeu à émettre une amicale réflexion critique après la lecture d'un article paru ce jeudi dans Var-matin sur le sujet...

 

Quatre années se sont écoulées entre les deux photos qui illustrent des articles exposant le dispositif. Sur chacune, on voit des représentants de l'Éducation nationale, de la Police et de la Justice entourant ceux de la mairie.

Sur celle du haut, extraite d'un article de l'automne 2017 de l'ancien magazine municipal "Le Seynois", ce sont les adjoints au maire d'alors, Claude Astore, chargé de la sécurité, et Jean-Luc Bigeard, chargé de la prévention, qui sont à la manœuvre pour sermonner un jeune "décrocheur". Sur celle du bas, illustrant le récent article de Var-matin, c'est l'actuel adjoint à la maire, chargé de la politique de la ville et de la prévention, qui remplit le même rôle auprès d'un autre jeune en rupture scolaire. Continuité républicaine de bon aloi. Ça fait toujours plaisir.

 

UN PETIT JEU D'OBSERVATION POUR SE DÉTENDRE...

Mais, même sur un sujet sérieux, on a droit d'un peu se distraire. Venons-en donc au petit jeu que j'évoquais. Observez bien la photo du bas, celle de 2021. Il y a quelque chose qui cloche. À vous de trouver l'erreur. Le premier des visiteurs de mon blog qui trouvera la bonne réponse gagnera... la considération de tous les autres.

Pour me transmettre votre réponse, cliquez ICI.

Et rendez-vous demain, sur mon blog, pour connaître le gagnant (s'il autorise la publication de son nom) et surtout la bonne réponse !

 

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11 novembre 2021 4 11 /11 /novembre /2021 05:42

Avec mes anciens collègues de l'Association des maires Ville & Banlieue de France et les médias du groupe de BFM et RMC, nous avons créé un outil au service des journalistes pour leur permettre de disposer d'un annuaire de contacts d'habitants et d'acteurs de la vie des quartiers urbains vulnérables de métropole et des outremers.

 

La Seyne est évidemment concernée, avec ses deux quartiers en « politique de la ville » de Berthe et du centre-ville. J'invite leurs habitants et acteurs économiques, sociaux, culturels et associatifs qui y agissent à s'emparer de cet instrument qui, après un an de rodage expérimental, sera officiellement lancé dans les prochaines semaines.

 

UN ANNUAIRE DE CONTACTS POUR FAIRE ÉMERGER LES RÉCITS URBAINS

L'idée de « Vu des quartiers » est de permettre aux médias de disposer de sources locales, dans chacun des 1514 sites urbains prioritaires, sans remplacer la voix des quartiers, ni l'information institutionnelle, ni le travail d'investigation et de croisement des informations que les journalistes recueillent.

On le constate trop souvent, les réalités de nos grands ensembles d'habitat social et nos centres anciens dégradés apparaissent au travers du prisme des seules dégradations, violences ou trafics. Tout ne va pas pour le mieux, loin de là, et il ne faut pas donner « une image idéalisée ou romancée » de nos quartiers en difficulté. Mais on peut les évoquer « plus justement et de façon plus équilibrée ».

Pour y parvenir, les journalistes ont besoin d'interlocuteurs souhaitant leur parler et raconter ce qui se passe chez eux. C'est tout le sens du projet de cet annuaire de médiation entre les professionnels de la presse et les gens vivant ou agissant sur nos territoires vulnérables.

 

AUX ÉLUS LOCAUX DE PROMOUVOIR L'ANNUAIRE « VU DES QUARTIERS »...

Ayant répondu favorablement à la sollicitation des maires de l'association « Ville & Banlieue » de continuer à m'y investir bénévolement bien que je ne sois plus maire, je me dois de promouvoir ce nouvel instrument que nous avons imaginé et co-construit avec des rédactions de grands médias nationaux.

Et je souhaite que les maires des 856 communes françaises abritant des quartiers prioritaires, dont ceux de La Seyne, Hyères et Toulon, s'emploient de leur côté à relayer par leurs moyens de communication institutionnelle le projet « Vu des quartiers » auprès de leurs concitoyens pour que ceux qui le souhaitent deviennent des « contacts » pour les journalistes afin de rééquilibrer les images de leurs lieux de vie.

 

Pour en savoir plus, et peut-être accepter de devenir interlocuteur de la presse pour votre quartier, cliquez ICI ou sur la bannière ci-dessous...

CLIQUEZ POUR EN SAVOIR PLUS

 

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8 juin 2021 2 08 /06 /juin /2021 09:56

Décidément, le temps de la campagne électorale est propice aux racontars en tous genres. C'est notamment vrai en matière de sécurité, sujet qui est au cœur des préoccupations de nos concitoyens et conduit des candidats à la surenchère. Certains doivent se dire que plus c'est gros, plus ça passe, et plus ça permet d'engranger des voix, en tirant profit de l'inquiétude des citoyens qui ne prennent pas le temps de vérifier la véracité des faits ou la faisabilité des engagements.

Après M. Muselier, Républicain-Marcheur, qui chasse sur les terres de l'extrême-droite, c'est naturellement cette dernière et son guide régional, M. Mariani, qui s'érigent en champions de la lutte contre les malandrins qui est leur fonds de commerce.

Sauf que la plupart de leurs promesses sont irréalistes, voire illégales...

 

UNE POLICE DES TRANSPORTS, C'EST DE LA COMPÉTENCE DE L'ÉTAT

En s'engageant sur la création d'une « vraie police régionale des transports, sous l'autorité du préfet de police », M. Mariani enfume les électeurs. Il l'écrit lui-même en annonçant placer ce service sous la responsabilité d'un représentant de l'État qu'est un préfet : la police des transports résulte d'une décision d'un gouvernement et non d'un conseil régional. Un article d'un site informatif sur les métiers de la police et la gendarmerie l'explique dans le détail.

Si une commune (ou une intercommunalité dont les membres l'auraient décidé) a, de par la loi, la possibilité d'exercer un pouvoir de police, ce n'est pas le cas d'une collectivité régionale. En promettant cette création, M. Mariani rêve de jouer le rôle de celui qui commande une tournée générale et laisse le soin à un autre, au bout du comptoir, de régler l'addition.

 

GÉRER LES MURS ET LA LOGISTIQUE DES LYCÉES N'AUTORISE PAS À SE MÊLER D'ÉDUCATION ET DE PRÉVENTION   

Mais M. Mariani ne s'embarrasse pas plus du ministère de l'Intérieur que de celui de l'Éducation nationale. Son serment de recruter « des agents de sécurité qui interviendront dans le cadre d' « Unités Mobiles de Sécurisation des lycées » est tout aussi irréaliste que son engagement pour une police des trains régionaux.

Ce n'est pas comme ça que ça se passe. La responsabilité de la prévention et du règlement des incivilités et méfaits des lycéens canailles relève des chefs d'établissements scolaires, et pas « d'agents de sécurité ». C'est pour ça qu'il existe dans l'Éducation nationale des métiers dédiés, ceux d'assistants d'éducation (les anciens "pions") qui s'exercent sous la conduite de membres de l'équipe de direction d'un lycée, les conseillers principaux d'éducation (les CPE, qu'on appelait jadis les "surveillants généraux" ou "surgés"). M. Mariani prend ses désirs pour des réalités : ce n'est pas parce que la Région a la responsabilité de la construction, l'entretien et la logistique des lycées que ça l'autorise à se mêler de leur fonctionnement qui demeure heureusement une compétence régalienne que se réserve l'État.

 

LE "3919" EXISTE. ON N'A PAS BESOIN D'UN NOUVEAU "22 À ASNIÈRES" !

M. Mariani, se voyant déjà supplantant le ministère de l'intérieur et celui de l'Éducation nationale, assure aussi se substituer à la ministre déléguée chargée des Droits des femmes qui exerce la tutelle du "3919", le service téléphonique pour les femmes victimes de violence.

En faisant briller la création d'un « numéro gratuit régional dédié pour l'écoute et l'assistance aux femmes victimes de violence », M. Mariani réinvente l'eau tiède, mais surtout ajoute de la confusion dans un contexte où les victimes n'ont pas besoin d'être plus déboussolées par un nouveau numéro d'appel que ce qu'elles sont du fait de leur dramatique situation.

 

ET BIEN SÛR LE SEMPITERNEL COUPLET "ÉTRANGER = DÉLINQUANT"

Enfin, entonnant le refrain habituel de l'extrême-droite populiste reliant accueil des réfugiés et aggravation de l'insécurité et la délinquance, M. Mariani fait serment de s'opposer « aux relocalisations de migrants dans nos villes et villages ». Et là encore il a tout faux et ment aux Provençaux. C'est, sous la tutelle du ministre de l'Intérieur, la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté qui a compétence pour le suivi du Schéma national d'accueil des demandeurs d'asile et d'intégration des réfugiés et en aucune façon un président de Région. Il y a et il y aura des centres d'accueil répartis sur l'ensemble du territoire national sur décision du gouvernement, quoi que dise ou fasse M. Mariani, si par malheur les Provençaux lui font confiance.

Quant à ceux des migrants qui sont des mineurs isolés, ce sont les Départements et non les Régions qui en ont la responsabilité au titre de la compétence que leur impose la loi en matière d'aide sociale à l'enfance. M. Mariani a peut-être trop lu les "professions de foi" de ses amis candidats d'extrême-droite aux élections départementales, dont l'essentiel du projet consiste à affirmer qu'eux seuls « mettront un terme au scandale » de l'accueil et l'accompagnement des enfants ayant fui les misères et les drames de leurs pays d'origine, qui, eux aussi, mentent comme des arracheurs de dents car cette mission humaniste d'assistance est obligatoire par la loi.

 

FACE AUX SURENCHÈRES INEPTES, DES PROPOSITIONS RÉALISTES ET DE BON SENS

La droite et l'extrême-droite n'ont pas le monopole de la tranquillité publique et de la sécurité. Et les acteurs des gauches et de l'écologie ne sont pas des bisounours doux-rêveurs. Les maires issus de ces courants de pensée le prouvent chaque jour partout en France, en soutenant les acteurs de la prévention, en faisant vivre leurs conseils communaux de sécurité et de prévention de la délinquance et des radicalisations, en formant en continu et équipant leurs polices municipales, mais aussi en se battant pour obtenir de l'État qu'il assume sa responsabilité pour leurs territoires, pour que les policiers et gendarmes disposent de plus de moyens humains et logistiques, et pour que les sites les plus fragiles soient encore plus et mieux dotés dans le cadre des dispositifs de Brigades spécialisées de terrain, de Zones de sécurité prioritaire ou de Quartiers de reconquête républicaine.

Mais la gauche et l'écologie se refusent à faire des promesses intenables, parfois contraires à la Loi, pour une Région. Celles que formule dans son programme l'équipe du "Rassemblement écologique et social" de Jean-Laurent Felizia sont réalistes et de bon sens...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Action régionale Civisme - prévention et sécurité
3 juin 2021 4 03 /06 /juin /2021 16:47

On aurait pu penser que le refus de l'État de voir la Région engager certaines dépenses pour la sécurité, mission qui ne relève pas de sa compétence, allait servir de leçon. Mais il n'en est rien.

Après la présentation d'un bilan 2015-2021 où les questions de sécurité figurent en n°1 des réalisations de M. Muselier, loin devant l'économie et l'emploi, le défi environnemental et les mobilités, la course effrénée engagée avec l'extrême-droite ultra-sécuritaire se poursuit sur le terrain du projet pour 2021-2027.

Une fois encore, on affiche des perspectives qui n'ont rien à voir avec les missions d'une Région. C'est une sorte de mépris pour des citoyens qui, pour beaucoup, l'ignorent du fait d'un grave déficit français en matière d'éducation civique. Quelques exemples...

 

Déclinant ses 4 priorités dans son dépliant-programme, M. Muselier ne dit pas un mot sur l'amélioration des transports collectifs, ni sur la construction de nouveaux lycées et centres d'apprentissage, ni sur la restructuration urbaine, ni sur le monde rural, ni sur l'aménagement du territoire régional, autant de sujets majeurs qui, eux, relèvent des compétences obligatoires que la Nation confère aux Régions.

En revanche, on lit avec stupeur quelques engagements qui, si ce n'était si grave, prêteraient à rire. Deux exemples...

Il n'aura pas suffi à M. Muselier de se confronter au refus de l'État de lui permettre de s'arroger une sorte de statut de "ministre régional de l'Intérieur". Il persévère en proposant dans son nouveau projet les mêmes choses que celles dont il déplorait dans son bilan qu'il n'ait pas le droit de les mettre en œuvre ! La preuve en comparant deux extraits des documents qu'il communique en ce moment...

 

 

Mais ce n'est pas tout. M. Muselier se rêve en super-ministre régional cumulant à la fois le portefeuille de l'Intérieur et celui de la Justice. Un autre dépliant-programme indique « Objectif 100% des peines exécutées : construire 1500 places de prison ». Après avoir été remis à sa place par l'État pour se mêler de ce qui ne le regardait pas en matière de police, voilà qu'il récidive en annonçant que la Région a l'ambition de faire le boulot dévolu au Garde des Sceaux.

Lequel s'y emploie d'ailleurs puisque le « plan immobilier pénitentiaire » de l'État prévoit l'ouverture de 15.000 places de prison entre 2022 et 2027.  Dont, la carte ci-dessous le confirme, à peu près... 1500 places en Provence Alpes Côte d'Azur (1576 exactement).

Tiens, tiens, ne seraient-ce pas ces 1500 places qui ne lui coûteraient rien mais dont M. Muselier s'arrogerait la paternité ?... Ce n'est pas beau de faire de la récup' du travail des autres...

 

 

À moins, bien sûr, que M. Muselier ne se mélange les pinceaux dans le calendrier électoral. Il est vrai que la tambouille du rapprochement entre "Républicains" et "Marcheurs" ayant abouti à la liste macroniste de droite qu'il conduit pour l'élection régionale de juin 2021 n'a pas dû être cuisinée sans arrière-pensées en vue de l'élection présidentielle de mai 2022.

Peut-être M. Muselier s'imagine-t-il déjà, en cas de victoire de son nouvel ami M. Macron, détenteur du portefeuille d'un ministère régalien de l'Intérieur, remettant des gilets pare-balles aux policiers provençaux, ou de la Justice, inaugurant la nouvelle maison d'arrêt du Muy ?...

Mais, pour l'heure, les Provençaux seraient bien inspirés de se méfier des candidats, de droite comme d'extrême-droite, qui surfent sur leurs méconnaissances des institutions et sur leurs angoisses face à l'avenir dans un monde d'inégalités et d'injustices, et leur formulent des propositions que la Loi leur interdira de mettre en œuvre.

Le projet de la liste du « Rassemblement écologique et social » que conduit Jean-Laurent Felizia n'est pas de la poudre aux yeux prospérant sur les émotions. Elle ne fait que des propositions ambitieuses s'inscrivant dans les strictes compétences d'un conseil régional.

Un projet dont vous pourrez suivre la présentation en direct ce vendredi 4 juin à 18 heures, en cliquant sur l'image ci-dessous...

 

CLIQUEZ SUR L'IMAGE POUR LA PRÉSENTATION DU PROJET

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Action régionale Civisme - prévention et sécurité
2 juin 2021 3 02 /06 /juin /2021 17:58

L'État-arbitre a dû siffler pour le rappeler à M. Muselier. La course qu'il engagée avec ses pseudo-adversaires d'extrême-droite pour apparaître comme le champion de Provence de la sécurité ne lui rapportera aucune médaille. Ce sport n'est pas homologué par la loi pour les J.O. politiques régionaux.

Bien sûr la tranquillité publique, la sécurité des biens et des personnes et la justice constituent une part des garanties de liberté que doit assurer une nation républicaine. Mais c'est bien pour cela qu'il s'agit d'une compétence que l'État ne délègue pas aux collectivités et se réserve d'assumer.

Malgré ce, de même que « rétablir la sécurité » est l'une des « 5 priorités » du projet régional de l'extrême-droite de M. Mariani, le tout premier chapitre du bilan de M. Muselier est consacré à son plan... « Région Sûre ». Hors sujet...

 

UNE SITUATION PLUS PRÉOCCUPANTE QUE DANS L'ENSEMBLE DE LA FRANCE

Nul ne peut nier que la situation est préoccupante pour nos concitoyens. Elle l'est même plutôt plus en Provence que dans l'ensemble de la France métropolitaine. En attestent les derniers chiffres mis en ligne par le ministère de l'Intérieur d'où sont extraits les éléments ci-dessous.

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Hormis pour les violences sexuelles, notre Région connaît en effet plus de faits d'infractions, délits et crimes, rapportés au nombre d'habitants, que la moyenne de la France métropolitaine. Et si, sauf pour les violences intrafamiliales et sexuelles, le nombre de faits diminue dans l'ensemble du pays, y compris en Provence, cette baisse n'est significativement plus importante chez nous que dans la moyenne française que pour 5 types d'infractions sur les 13 recensés par le ministère.

 

DES INITIATIVES-GADGETS NE RELEVANT PAS DES COMPÉTENCES D'UNE RÉGION

On passera vite, le sourire tout de même en coin, sur les termes utilisés par M. Muselier dans son bilan, qui sont de la poudre aux yeux sémantique pour des citoyens auxquels on ne cesse de ressasser qu'ils doivent trembler à toute heure du jour et en tous lieux : « garde régionale forestière », « garde régionale des lycées », « garde régionale des transports », « pass sûreté », « détection des signaux de radicalisation », « criblage total des associations », « comparaison faciale », etc.

On passera aussi sur l'épisode grotesque des fameux « portiques de sécurité » installés dans certaines gares (pas n'importe lesquelles : à celle de La Seyne, par exemple, ville populaire, donc forcément repaire de malandrins, mais pas à celles de Bandol, d'Ollioules-Sanary ou de Toulon, communes exemptes de forbans coupe-jarrets, ainsi que ça a été relaté dans un article de ce blog puis un autre). Ça a bien fait rigoler, puisque ces engins détecteurs qu'on pouvait contourner ne servaient à rien, mais il aura fallu attendre plusieurs mois pour que M. Muselier réalise qu'il jetait l'argent par les fenêtres et qu'il mette fin à cette mascarade.

 

UN PARTI PRIS POLITICIEN DE CHASSE SUR LES TERRES DE L'EXTRÊME-DROITE

Alors, pour des missions qui ne sont pas de sa compétence, mais de celle de l'État, afficher que la Région a consacré « plus de 100 millions d'euros » à ce « plan Région Sûre » illustre que M. Muselier n'a pas lésiné sur les moyens pour son « ambition ». Mais surtout pour chasser sur les terres de l'extrême-droite totalitaire, stigmatisante et liberticide, et caresser dans le sens du poil ceux de nos concitoyens qui se convainquent qu'ils vivent dans un contexte criminogène et, quitte à perdre des libertés, rêvent de voir durcir les surveillances, les répressions et les châtiments.

C'est d'autant plus pitoyable que ce n'est pas l'ensemble des brigands qui est visé dans le bilan de M. Muselier, mais « les islamistes », « la délinquance en provenance des pays de l'Est » ou encore ceux qui blessent les forces de l'ordre « lors des manifestations » !

 

DES MESURES DONT L'EFFICIENCE NE SAUTE PAS AUX YEUX

Mais soyons objectifs. Regardons de près les types d'infractions qui concernent principalement les champs de compétences de la Région, notamment les lycées, les centres d'apprentis, les zones d'activité économique et les transports collectifs. Ce sont essentiellement des coups et blessures, vols, dégradations et destructions, et il faut se rendre à l'évidence : quelles qu'aient été les mesures engagées par la Région, à coups de millions d'euros, la situation s'est largement moins améliorée chez nous que sur l'ensemble de la France métropolitaine !

De l'argent de la collectivité gaspillé en pure perte, donc ? Rien de toute cette analyse n'est très scientifique, mais il n'empêche qu'on doit se demander si la Région n'aurait pas mieux fait de consacrer ses moyens aux missions qui sont les siennes. L'État le lui a d'ailleurs rappelé en lui interdisant d'aller plus loin dans ses projets ultra-sécuritaires qui ne sont pas du ressort régional : systèmes de comparaison faciale à l'entrée des lycées, achat de véhicules, caméras embarquées et autres gilets pare-balles pour la police d'État, ou de vidéosurveillance pour les communes.

 

UNE RÉGION DISPOSE DE LEVIERS DE PRÉVENTION, ENCORE FAUT-IL LES ACTIVER

Au lieu de cela, M. Muselier aurait pu mieux soutenir l'économie sociale et solidaire, celle des travaux publics et de la rénovation de l'habitat, de la gestion des déchets, des "ressourceries" ou des énergies propres, celle des filières de proximité, toutes facteurs d'emploi, notamment pour les personnes non qualifiées qui comptent hélas au nombre de ceux qui, désespérés, peuvent être tentés d'emprunter de mauvais chemins. Il aurait pu se garder de supprimer les aides régionales à l'accompagnement social et éducatif des habitants fragiles des quartiers populaires urbains, notamment des jeunes vulnérables, à la formation professionnelle, à la réinsertion de ceux qui ont été en rupture. Là, il aurait agi dans le cadre des compétences d'une Région. Et il aurait pris sa part dans la prévention des déviances et de l'insécurité.

Et il aurait pu être aux côtés des maires et présidents d'intercommunalités qui se battent sans cesse pour que l'État assume ses responsabilités en matière de police et de justice pour leurs territoires, et qu'il dote les casernes de gendarmerie, commissariats de police, tribunaux et services d'éducation judiciaire et de probation, de ressources humaines qualifiées et en nombre suffisant, et de moyens matériels et logistiques efficients pour accomplir leurs missions républicaines régaliennes.

 

Tout peut changer pour plus de pertinence et d'efficacité. Le "Rassemblement écologique et social" qu'anime Jean-Laurent Felizia ne participe pas au championnat de sécurité de façade auquel se livrent MM. Mariani pour l'extrême-droite et Muselier pour la droite. Il ne nie pour autant pas les problèmes, mais il se propose d'apporter sa contribution de fond à leur résolution par l'accès à l'emploi résultant d'une nouvelle dynamique économique régionale compatible avec les enjeux environnementaux et par le soutien à toutes les initiatives, notamment associatives, concourant à la prévention, l'insertion, l'éducation et la citoyenneté en plaçant l'Humain au cœur. Et en luttant avec les élus et les habitants des territoires pour que l'État républicain assume partout ses propres responsabilités de police et de justice.

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Action régionale Civisme - prévention et sécurité

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