27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 11:24

En l'espace de quelques semaines, ça a été, successivement, fin juillet, un incendie volontaire dans la cage d'escalier au huitième étage de la résidence « Sésame 3 », l'embrasement de près d'une cinquantaine de conteneurs à ordures, dont vingt-sept dans la seule nuit de ce dernier jeudi, et, dans la nuit de samedi à dimanche, un nouveau départ de feu, clairement ni inopiné ni involontaire, dans les parties communes de la tour de Berthe !

C'est une chance incroyable que, hormis une personne hospitalisée à cause des fumées, aucun drame humain ne soit survenu.

 

BRAVO ET GRAND MERCI AUX SERVICES DE SECOURS ET DE GESTION

Toute ma gratitude va aux pompiers, aux policiers nationaux et municipaux, au SAMU, aux agents de l'EDF, aux personnels de l'office d'HLM « Terres du Sud Habitat », de la commune, et d'autres services publics ou d'entreprises qui assurent les très coûteuses réparations, qui, sans relâche, à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, interviennent dans l'urgence, puis tentent de rassurer et d'accompagner, des jours et des semaines durant, les habitants qui ont à subir les conséquences de ces actes inqualifiables. Et, enfin, doivent nettoyer, réparer, remplacer.

Les résidents sont exaspérés à juste titre. Et, pour certains, vivent dans une angoisse permanente. Beaucoup réclament que leur soit attribué un logement social hors d'un quartier  qui, très généralement ordinaire et paisible, connaît des pointes subites de folie infernale, et auxquels, faute d'un nombre suffisant d'appartements disponibles, le bailleur ne peut donner satisfaction. Ça ne peut plus durer.

 

L'IMMENSE MAJORITÉ DES RÉSIDENTS VICTIMES EXCÉDÉES

Les enquêtes de police sont diligentées. Les policiers font tout ce qu'il faut pour parvenir à débusquer les coupables et la justice doit être rapide et intraitable. Les près de 100% d'honnêtes et paisibles gens d'un quartier ne doivent plus subir les méfaits d'une infime minorité, ni vivre en supportant une image gravement dévalorisante du fait d'une imparable et irrémédiable globalisation.

Je dois l'avouer, mes collègues élus et moi-même nous sentons de plus en plus en peine d'endiguer cette folle violence. Ni surtout de la prévenir. Nos services et les valeureux bénévoles et employés des associations, notamment solidaires, d'insertion, de prévention et d'action socio-éducative, sont à deux doigts de renoncer, faute d'être soutenus et encouragés.

Et tout cela au moment même où l'État — non pas les services préfectoraux varois bien sûr, qui subissent, mais les inflexibles gestionnaires haut perchés du ministère de l'Action et des Comptes Publics qui seraient mieux inspirés de qualifier leur institution de ministère du Démantèlement de l'Action Publique — ne ratent jamais une occasion pour couper aveuglément et sans vergogne, depuis des années, de nouveaux moyens dédiés à l'éducation, la médiation et la prévention.

 

UNE ACCÉLÉRATION DE LA PERTE DE MOYENS POUR PRÉVENIR ET RÉPARER

 

Après...

... les baisses des appuis départementaux aux équipes de prévention spécialisée puis aux chantiers d'insertion, notamment pour les détenus en fin de peine,

... les baisses des dotations nationales aux communes ayant entraîné des coupes sombres dans les budgets qu'elles dédient aux associations (— 7%, puis — 16%, puis — 3% pour La Seyne depuis le début du mandat municipal de 2008),

... l'annulation des crédits d'État des « contrats de ville » destinés aux associations,

... la diminution des crédits du Fonds interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (FIPDR) mettant à mal des projets de médiation sociale, de réinsertion, d'actions contre les violences conjugales ou d'aide aux victimes (— 7% pour La Seyne en deux ans),

 

sont venues récemment s'ajouter...

... l'inquiétude que vivent certaines associations conduisant des chantiers d'insertion quant à la poursuite des financements de notre Région,

... la décision gouvernementale de mettre un terme aux emplois aidés,

... la hausse de la CSG couplée à la baisse de l'allocation logement, dont l'impact sera plus rude sur nos résidents que sur bien d'autres,

... l'annonce faite de la diminution des financements des réservistes de la police nationale.

 

Et qu'en sera-t-il demain, lorsque les communes ne percevront plus la taxe d'habitation décidée par le gouvernement de M. Macron, à l'instar de La Seyne, dont le produit, à hauteur de 25 millions d'euros, représente le quart des recettes municipales ?...

 

UN S.O.S. POUR LES QUARTIERS SEYNOIS

J'en appelle solennellement à l'État qui semble ignorer la menace qui pèse sur les plus humbles des citoyens, et donc sur le fragile équilibre social du pays.

Je demande au Premier Ministre des moyens d'urgence pour nos quartiers populaires seynois.

Et je réclame à la majorité parlementaire, à commencer aux six députés du Var qui en font partie, qu'elle assume sa responsabilité de législateur, en contrant le gouvernement sur les mesures qu'il impose.

Il est vital de revenir, dès l'automne et la loi de finances 2018, sur les contractions de crédits d'État destinés aux territoires, qui se succèdent et se cumulent depuis cinq ans. C'est possible par un prélèvement fiscal audacieux sur le revenu exorbitant du capital financier qui ne profite qu'à quelques nantis.

Il faut que nos parlementaires en aient le courage malgré les menaces de reprise en main de M. Macron. Un député LREM parisien l'a bien flairé : « Le piège de la rentrée serait de mettre la mesure budgétaire avant la vision d'ensemble en donnant l'impression de ne pas aider les classes populaires ».

J'aimerais bien plaisanter sur le registre « Alors, chiche ? À commencer par les députés varois de la majorité ?... ». Mais je n'ai pas du tout envie de sourire.

 

26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 15:04

Le vent semble faiblir. L'inquiétude devrait s'atténuer. Pour des milliers de Varois et Provençaux, ce sera, espérons-le, la fin des ravages du feu et, malheureusement, l'heure d'un sinistre bilan sur fond d'odeur âcre des cendres.

Et, pour les Seynois et leurs visiteurs, heureusement épargnés, ce sera celle de dire merci, grand merci, très grand merci...

... aux fonctionnaires communaux et intercommunaux, notamment ceux du service du "Plan de sécurité de prévention des risques", à l'agent municipal, par ailleurs garde du Conservatoire du littoral, et ses collègues gérant le Domaine de Fabrégas, aux policiers communaux, aux cadres et agents de l'Office national des forêts,

... aux associations de sensibilisation à la protection et valorisation de l'environnement naturel, à la société de chasse, aux clubs de sportifs usagers de notre forêt communale,

... aux enseignants et animateurs des classes de nature de la « Maison de la pleine nature » de Janas qui accueillent pendant toute l'année scolaire des écoliers aujourd'hui porteurs auprès de leurs familles et leurs proches de paroles ambassadrices de la prévention des catastrophes pouvant survenir à nos espaces naturels,

... aux écoliers eux-mêmes, leurs fratries et leurs parents, qui font passer les messages de la prévention,

... aux lycéens de Beaussier qui ont conçu des cendriers portables dans le cadre d'un projet scientifique valorisé par le dispositif universitaire des « cordées de la réussite »...

... aux citoyens volontaires de la réserve communale de sécurité civile de La Seyne qui, solidairement avec leurs collègues de Six-Fours, veillent avec constance sur nos massifs naturels et apportent leur aide aux corps de sapeurs-pompiers, victimes, comme tous les services publics, de compressions de moyens,

... à nos pompiers, bien sûr, volontaires et professionnels, des casernes seynoises de Mauvèou et de Peyron, qui, sans délaisser nos espaces boisés seynois et leurs missions urbaines ordinaires, sont en train de prêter main forte à leurs collègues qui luttent contre le feu dans le Var et en Provence,

... aux services de l'État et du Département, qui sont mobilisés contre ce diable de feu qui ravage notre Provence,

... à tous nos concitoyens, propriétaires de terres proches des espaces sensibles à l'incendie, qui ont appliqué à la lettre les consignes de débroussaillement de leurs propriétés, eussent-ils dû, pour certains d'entre eux, être un peu rappelés à l'ordre, voire verbalisés...

 

LA PRÉVENTION, C'EST L'AFFAIRE RÉPUBLICAINE DE TOUS

Tous, ou presque, depuis des mois, d'une façon ou d'une autre, ont fait œuvre de pédagogie pour sensibiliser l'ensemble de nos concitoyens et de nos visiteurs aux risques de destruction des bijoux précieux que sont nos sites forestiers périurbains.

Belle œuvre collective républicaine et solidaire, vraiment !

Ne relâchons pas la garde, même si le mistral faiblit. La Seyne n'est pas plus à l'abri d'un départ de feu que les communes varoises et provençales qui traversent ces tragiques moments.

Et, je ne peux m'empêcher de le dire, les funestes capitalistes patrons de ces entreprises industrielles multinationales du pays et du Monde, principales causes assumées, par leurs émissions de gaz à effet de serre, de la dérégulation climatique accroissant les épisodes de sécheresse et de canicule facteurs de drames incendiaires, seraient bien inspirés de se regarder dans la glace et de faire œuvre de solidarité active pour la reconquête, dès demain, des espaces naturels saccagés par les incendies de Provence et d'ailleurs.

24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 18:52

Je me devais de les recevoir pour leur témoigner mes remerciements. Ils ont été une centaine à accepter de consacrer de leur temps à l'occasion des élections présidentielle et législative, et pour certains d'entre eux à chacun des deux tours des deux élections de ce printemps.

Puisque certains représentants locaux de candidats n'ont pas été en mesure de fournir un nombre suffisant d'assesseurs et de scrutateurs pour faire fonctionner et contrôler les opérations de vote, sur proposition de notre Directrice générale adjointe, Fanny Magagnosc-Vanni, nous avons lancé un appel aux citoyens volontaires pour remplir ce rôle essentiel.

Et c'est par dizaines que des Seynois bénévoles y ont répondu. Qu'ils en soient grandement remerciés. Avec une petite pensée particulière pour les employés municipaux qui, constatant avec nous la défaillance de certains candidats, se sont portés volontaires spontanément pour venir renforcer tout aussi bénévolement les équipes de nos 47 bureaux de vote.

Tous n'ont pas pu répondre à mon invitation de ce samedi à partager un verre dans la convivialité avec les élus et les responsables communaux. Mais le salon d'honneur de la mairie était bien rempli.

J'en ai profité pour leur apporter diverses informations sur le fonctionnement des élections dont trop peu de nos concitoyens s'emparent. Et, en leur disant un grand merci pour la démocratie, je les ai d'ores et déjà invités à un prochain rendez-vous, d'ici deux ans, à l'occasion des élections européennes...

 

22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 08:13

On ne parle pas vraiment de canicule, mais chacun mesure bien que, pour un mois de juin, il fait très chaud, et durablement. Nos espaces boisés, tant privés que publics, dont notre forêt de Janas, sont très secs. Et l'été n'a commencé que ce mercredi...

Sur notre massif forestier de Janas, je me satisfais d'autant plus des opérations de prévention des incendies qui ont été menées à l'automne dernier et sur lesquelles on en a entendu des vertes et des pas mures. Et même, moi dont on sait que je regrette qu'il ne soit pas possible d'assurer un accès, fût-il contrôlé et maîtrisé, à la route de la "corniche merveilleuse" pour offrir notre patrimoine naturel à notre population et nos visiteurs, je reconnais que, par les temps qui courent, il vaut sûrement mieux qu'elle soit fermée à la circulation.

 

LE DÉBROUSSAILLEMENT EST UNE OBLIGATION LÉGALE

Mais mon inquiétude concerne surtout les propriétés privées. Nos partenaires de l'Office national des forêts (ONF) constatent avec moi que, « suite aux incendies des Bouches-du-Rhône l’été dernier, il est apparu un relâchement général sur la zone sud dans l’application et le suivi des obligations légales de débroussaillement », même si leurs responsables indiquent que, globalement, « La Seyne n’est pas concernée par ce relâchement, vu le travail de fond mené depuis 2014 par le service communal de sécurité civile ». Merci donc à nos employés communaux dont l'ONF juge le travail positif.

Il n'empêche, trop peu de propriétaires se sentent concernés, malgré les informations que nous avons fait distribuer au printemps dans les boîtes aux lettres. Nous avons donc convenu avec l'État et l'ONF d'une opération de contrôle des obligations de débroussaillement, débutée il y a trois semaines et que nous mènerons à bien, même si certains administrés ont manifesté leur désapprobation de s'être vu dresser une contravention.

 

DES CONTRÔLES, DE LA PÉDAGOGIE ET... DES VERBALISATIONS !

L'enjeu de préservation de nos espaces naturels est trop important et les négligents trop nombreux. Sur les 106 contrôles réalisés à ce jour, seules 25 parcelles ont été jugées conformes, et il a été relevé 81 propriétaires insouciants, même si seulement 37 contraventions ont dressées, et pas au hasard : les agents de l'ONF verbalisent les responsables de situations critiques, là « où il y a un véritable danger pour les vies et les habitations », mais également les administrés « qui ne font absolument rien malgré le travail de prévention et les mises en demeure de la mairie », acceptant malgré tout de faire preuve de mansuétude et de pédagogie en direction des autres.

Qu'on se le dise donc. Les opérations de contrôle continuent, notamment dans les quartiers jouxtant les espaces boisés, pas seulement aux abords du massif de Sicié, mais également à proximité des autres zones naturelles collinaires, du sud littoral de la ville  jusqu'à la Petite Garenne, à la limite de la commune d'Ollioules.

16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 06:22

Je ne vais pas accuser le gouvernement de MM. Macron et Philippe qui n'y est pour rien. La loi de finances 2017 a en effet été votée à la fin de l'année dernière. Mais je dois interpeller sur la situation anormale que constitue la nouvelle baisse de crédits du Fonds interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (FIPDR).

Les associations m'alertent en effet sur les difficultés structurelles qu'engendrent les pertes de moyens financiers qui leur ont été annoncées. Les actions pour la prévention de la délinquance sur notre territoire constituent le socle du travail social mené depuis des années par ces structures, et contribuent grandement à la cohésion sociale et à la tranquillité publique des quartiers, et, plus précisément, de notre zone de sécurité prioritaire, tant à Berthe qu'au centre ville. 

 

PLUSIEURS ASSOCIATIONS TRÈS FRAGILISÉES

Or voilà que les associations sont, à nouveau, fragilisées avec des subventions réduites de 20% en deux ans, ce qui pose la question de la pérennité de leurs actions ainsi que de leur qualité.

Il y aura moins de moyens pour l'aide aux victimes, pour les chantiers de débroussaillement pour les détenus en fin de peine, pour la médiation sociale et intergénérationnelle, pour la prévention de la récidive des auteurs de violences conjugales ou intrafamiliales, pour les consultations spécialisées et les actions collectives pour éviter la radicalisation. 

 

IL FAUT REDRESSER LA BARRE

Ces pertes financières interviennent, paradoxalement, au moment de la montée en puissance de la lutte contre le phénomène de la radicalisation, alors que ces actions constituent le fondement de la prévention de ce phénomène depuis de nombreuses années.

Concrétisant son annonce que "la sécurité est la première de nos libertés", le nouveau gouvernement se doit de réagir et garantir en urgence au préfet du Var une rallonge de crédits financiers pour nos associations seynoises qui font un travail remarquable.

6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 04:57

Merci, très sincèrement, aux élus des divers groupes de la majorité municipale qui, par un message circonstancié, m'apportent leur soutien et confirment mon analyse de la tartuferie ubuesque dont hérite, par legs de M. Estrosi, le nouveau président de la Région Provence Alpes Côte d'Azur, M. Muselier, qui, dans un communiqué un peu irréfléchi (car truffé de contrevérités qui lui auront sûrement été dictées et qu'il aura peut-être un peu vite prises pour argent comptant sans en vérifier la véracité), s'insurge contre moi parce que j'ai dénoncé une indicible bêtise.

À la suite de la déclaration de mes collègues du conseil municipal que je reproduis ci-après, les visiteurs de mon blog pourront apprécier par eux-mêmes, avec les photos que je mets en ligne, que le portique de détection de métaux que la Région impose aux usagers seynois des trains express régionaux (TER) ne sert strictement à rien...

 

Voilà donc le communiqué que les groupes de la majorité municipale seynoise m'ont fait parvenir avant de l'adresser à la presse...

« Sûrement mal inspiré par la conseillère municipale et régionale Madame Torres dont il fait état dans son communiqué, Monsieur Muselier va un peu loin dans l'anathème à l'encontre du maire de La Seyne.

« Débrancher un appareil mis en service comme on le fait d'une cafetière ou d'un sèche-cheveux s'appelle, selon lui, "démonter" un dispositif. Les policiers présents, comme le conseiller régional Jean-Pierre Colin, qui n'aurait même pas eu à rebrancher la prise puisque le portique n'a jamais cessé de fonctionner, sa batterie disposant d'une autonomie de plusieurs dizaines d'heures, peuvent témoigner de l'absence de gravité et dangerosité de l'acte purement symbolique du maire.

« Nous confirmons que le dispositif est coûteusement inutile car chacun peut accéder aux quais sans passer sous le portique et que celui-ci, de l'aveu ultérieur des responsables, n'est installé qu'occasionnellement, à certaines heures, et pas dans les gares voisines lorsqu'il l'est à La Seyne. Un fou barbare porteur d'armes serait bien mal inspiré de choisir le moment et la gare où il est mis en place pour accéder à un train.

« Nous affirmons que c’est bien parce que ce type de portique n’est pas installé dans les gares des communes avoisinantes qu'il est stigmatisant et humiliant pour la population seynoise, ou que, a contrario, s'il est réellement efficace, il est injuste pour les autres qu'il ne soit pas déployé dans leurs gares. C’est pourquoi nous partageons l’idée que le dispositif est contraire à l'esprit de la République qui prône l'égalité des territoires.

« Nous déplorons le manque de courtoisie de la Région qui ne croit pas devoir prendre la peine d'informer l'autorité municipale du déploiement du dispositif les jours où elle décide de son installation.

« Nous regrettons que Monsieur Muselier, mélangeant tout, prenne pour argent comptant de fausses informations selon lesquelles La Seyne serait en sous-effectif en matière de police municipale. La commune est classée 54ème ville de France pour son nombre de policiers municipaux pour 1000 habitants, devant sa voisine Toulon (78ème) ou Marseille (97ème).

« Nous sourions d'apprendre à la lecture du communiqué de Monsieur Muselier que ce serait son égérie seynoise, Madame Torres, qui serait à l'origine des demandes d'aide régionale pour la vidéoprotection urbaine, alors que la commune déploie ce dispositif depuis 2011 avec l'aide de l'État, et nous espérons que la Région répondra favorablement à la demande de La Seyne de le cofinancer, de même que l'installation d'une "fan-zone" pour permettre l'organisation d'événements festifs propices au vivre ensemble, au partage, à la culture et l'éveil des consciences, véritable remède préventif de fond contre les obscurantismes qui mènent aux pires dérives sanguinaires.

« Nous nous étonnons que le Président de la Région puisse imaginer quelque tortueuse stratégie de communication politicienne liée à l'élection législative, à laquelle le maire de La Seyne n'est pas candidat... ce qui n'est pas le cas de Madame Torres.

« Et nous sommes atterrés et offusqués, parce qu'il est des sujets avec lesquels on ne doit pas jouer, que Monsieur Muselier évoque, soit maladroitement, soit insidieusement, le contexte du drame barbare de Londres qui s'est joué quelques heures après l'acte symbolique et bon enfant effectué sans risque pour quiconque par le maire de La Seyne sous les yeux de plusieurs membres des forces de l'ordre.

« Nous apportons évidemment tout notre soutien au maire de La Seyne. »

 

Et donc, comme annoncé en introduction, voilà les preuves en photos que n'importe qui peut accéder aux quais et aux trains en se soustrayant aisément au contrôle qui est donc inutile (mais coûteux et humiliant) imposé aux citoyens dans le hall de la gare par la Région, juste pour donner à croire qu'elle veille sur la sécurité des voyageurs...

Ci-après deux accès ouverts aux quatre vents au quai de la gare de La Seyne, direction Toulon, depuis l'avenue Robert Brun...

Et ci-dessous deux accès sans aucune surveillance au quai de la gare de La Seyne, cette fois-ci direction Marseille, depuis le parking de la gare...

Et ce serait contre moi qu'il faudrait déposer plainte ?

Je précise enfin que je ne voudrais pas que ces photos nuisent aux cheminots, de plus en plus gênés par le manque de moyens pour effectuer leur travail. Ceux qui devront, tôt ou tard, rendre des comptes (devant le peuple et non dans un prétoire...), ce sont ceux, d'Europe et du pays, qui ne protègent pas le service public des transports (comme les autres services d'ailleurs), en l'ouvrant à la concurrence et en montrant du doigt ou abandonnant sans vergogne des territoires et leurs populations.

Et j'invite Renaud Muselier, homme courtois que j'ai côtoyé au cours du précédent mandat régional, qui doit venir dans le Var pour soutenir les candidats LR à l'élection législative, à faire halte à la gare de La Seyne où je lui démontrerai volontiers sur place l'ineptie de cette opération qu'il hérite de son prédécesseur.

4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 04:49

Voyagez tranquilles, usagers du train qui embarquez en gare de La Seyne ! Vous devez désormais passer sous un portique de sécurité et faire sonder vos habits et bagages pour prendre le train.

C'est la déclinaison locale d'un nouveau "colhonùbi" (= "couillonnade" en occitan provençal) sécuritaire démagogique de la Région, avec la bénédiction de la SNCF et l'aval de l'État qui a pris un arrêté pour autoriser cette mascarade. Car c'est bien une tartuferie hypocrite, parce que ça ne sert à rien, puisqu'il suffit de marcher 50 mètres pour accéder aux quais seynois sans passer sous le portique, ou de prendre son train aux heures où celui-ci n'est pas en service. Mais, en revanche, ça bénéficie, électoralement parlant, aux ultra-dogmatiques de l'insécurité. C'est bien la peine de vouloir faire front face au Front !

De l'argent public régional, pour ça, il y en a (tant mieux pour les employés de la société privée qui est chargée de l'affaire). Moi, je l'aurais plutôt engagé pour soutenir ce qui contribue à la prévention par le sport, la culture, l'accompagnement social, l'action socio-éducative, l'accès à l'insertion sociale et professionnelle, autant de moyens de concourir à un éveil des consciences prévenant les dérives...

 

POURQUOI SEULEMENT À LA GARE DE LA SEYNE ? COMME C'EST ÉTRANGE...

Mais le pire, et ce qui suscite mon courroux, c'est que ça ne vaut pas partout. À Toulon, rien de tel. Sûrement parce qu'il y a moins de passagers là-bas... Mais pas non plus aux gares d'Ollioules-Sanary ou de Bandol, ainsi qu'en attestent les photos que je suis allé y prendre. Ça n'aurait pas un petit air de stigmatisation territoriale, ça ? Car, enfin, ainsi que je l'ai indiqué à mes interlocuteurs de la SNCF et de l'État, faute de pouvoir en discuter avec lui, M. Tabarot, vice-président chargé des transports à la Région, injoignable, considèrerait-il La Seyne comme plus criminogène que les communes voisines ?

À moins que je ne me trompe complètement et que les voyageurs empruntant les gares proches soient moins l'objet des attentions préventives de la Région, ce qui, de toute façon, attesterait d'une étrange vision de la République... que je croyais égalitaire.

J'ai donc décidé, en présence de la police municipale que j'ai sollicitée pour qu'elle en soit témoin, de débrancher la prise du dispositif que je considère contraire à l'esprit d'une République une et indivisible.

Et je répondrai à l'invitation de la préfecture qui s'est engagée à organiser ce mardi une réunion avec la Région et la SNCF, où je plaiderai pour que disparaisse cet appareil jetant l'anathème sur la population et les visiteurs d'une seule commune. Ou, à défaut, qu'il soit installé dans toutes les gares de la ligne.

29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 03:30

C'est de plus en plus dur pour eux comme pour leurs publics. C'est de plus en plus difficile pour les collectivités aux budgets contraints, à commencer par la commune, de les soutenir. Et pourtant ils continuent, y consacrant leur énergie, leur temps libre, souvent une part de leurs ressources. Les volontaires associatifs, les bénévoles comme ceux bénéficiant de contrats de travail, souvent vacataires, à temps partiel ou à statut fragile, poursuivent leur investissement désintéressé en faveur des autres.

Dans tous les domaines, ils se démènent pour compenser les impacts néfastes de la vie d'aujourd'hui, aidant à l'épanouissement et luttant contre l'isolement par l'éducation populaire et le « vivre ensemble », amortissant pour les jeunes, les familles ou les aînés, les chocs d'une économie capitaliste plus rude que jamais.

Certains s'y impliquent sans compter depuis des décennies. Sans rien attendre en retour. Sauf peut-être une attention des institutions pour les associations qu'ils animent, de moins en moins facile à leur accorder sous forme de subsides financiers. Nous avons même dû nous résoudre, le cœur déchiré, à réclamer une participation aux coûts de chauffage, d'eau et d'électricité aux associations utilisant des locaux communaux. Un comble : on est contraint de reprendre d'une main une part de ce qu'on alloue de l'autre !

Mais, de temps en temps, une petite reconnaissance publique, qui ne froisse pas trop leur modestie, sous forme de la médaille ou du prix d'honneur de la ville, permet de valoriser ces femmes et ces hommes qui agissent en citoyens.

Les quelques photos illustrant cet article, de Marie-Rose Brody, Gabriel De Pasquale, Monique Kehres, Marie Lordet ou Danielle et Joseph Seghi, engagés à des titres divers, notamment pour certains dans des associations solidaires comme le Secours Populaire ou le Secours Catholique, de plus en plus sollicitées par un nombre croissant de foyers en difficulté, mis à l'honneur parmi d'autres au cours de l'année 2016 qui s'achève, attestent qu'une fenêtre d'espérance en l'Humain est toujours ouverte à La Seyne.

Et, à voir ceux qui, sur la photo ci-dessous, entourent Jo Seghi dans le local-vestiaire du Secours Populaire, on peut caresser l'espoir que les jeunes générations ne la referment pas.

 

28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 04:05

Certains m'ont un peu agacé ces derniers jours, parmi ceux-là mêmes qui, en cette période où il est de bon ton de mettre l'espoir d'une clairvoyance à l'ordre du jour de tous les vœux, ne se privent pas de le faire avec une abondante faconde. Peut-être serait-il bien qu'il commencent par s'imposer à eux-mêmes cette concorde honnête qu'ils appellent de leurs souhaits.

Car, enfin, il ne devrait pas être très difficile de ne pas faire l'amalgame entre une poignée de fripouilles et l'ensemble de la population d'un quartier qui a la taille d'une petite ville. C'est pourtant ce que j'entends ça et là, depuis que j'ai annoncé, après le saccage grave et imbécile des caméras de surveillance tout juste installées, que ni l'État ni la commune ne renonceront à améliorer la protection des populations du quartier Berthe, comme de tous les quartiers de La Seyne. Sur l'air hautain de « à quoi sert de "leur" placer des caméras puisque, aussitôt, "ils" les détruisent ? ».

Les quelques canailles, tout est mis en œuvre pour les coincer, les déférer, et leur faire payer la note qui, selon nos services, se monterait finalement à plusieurs milliers d'euros. Mais, malgré le coût, l'immense majorité des braves gens, qui aspire à vivre paisiblement, a droit à ce que la puissance publique ne la délaisse pas.

J'ai d'ores et déjà demandé que l'État et le Département, aux financements desquels nous contribuons tous en fonction de nos moyens, si nous ne parvenions malheureusement pas à recouvrer les sommes auprès de coupables, aident la Ville, comme ils l'ont fait pour les appareils détruits à financer de nouvelles installations de protection de façon moins vulnérable que sur des mâts d'éclairage. Et à la Région, qui lance un programme intitulé "Fonds de soutien aux forces de sécurité", de prendre également part à l'amélioration de nos mesures concourant à la quiétude urbaine.

Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 04:38

Ça ne se sait pas trop et certains résidents ont parfois manifesté, de temps à autre de manière pas très appropriée pouvant nuire à l'obtention d'un résultat positif, leur vif regret de n'avoir pu être embauchés par les entreprises chargées des travaux de rénovation urbaine de Berthe.

Pourtant, le dispositif existe et est même imposé par la loi : 5% des heures de travail doivent être réservées à des habitants des quartiers en rénovation qui, avec ou sans qualification, peinent à trouver un emploi.

Le système est en vigueur depuis les premiers chantiers de 2007 et l'objectif a même été dépassé.

Les entreprises ont en effet vraiment joué le jeu, permettant d'offrir, selon les années, de 8 à 13% de parcours d'insertion professionnelle, même si ça ne représente jamais qu'une trentaine de personnes par an, bien loin des besoins de nos populations.

 

POUR QUE NUL NE PENSE QU'IL EST EXCLU...

Il reste que certains, heureusement fort peu nombreux, s'y prennent très mal pour tenter de profiter de ces possibilités. Ce n'est pas en saccageant ses engins de chantier qu'on gagnera la bienveillance d'un chef d'entreprise !

Alors, pour que nul ne puisse dire qu'il ne savait pas comment procéder, voire reprocher une supposée injuste inégalité de traitement, nous avons entrepris une campagne de communication par voie d'affiches et de prospectus distribués dans les boites aux lettres et les lieux accueillant du public. Tout le monde aura ainsi sa chance.

Même si, naturellement, il n'y aura pas de travail pour les trop nombreux habitants malheureusement sans emploi. J'aurais tant aimé pouvoir annoncer plus et mieux, en cette veille de Noël...

 

 

Bienvenue !

Marc VUILLEMOT
Maire (PS) de La Seyne-sur-Mer
Vice-président de l'agglo de Toulon

Je vous souhaite une agréable visite.

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