29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 03:30

C'est de plus en plus dur pour eux comme pour leurs publics. C'est de plus en plus difficile pour les collectivités aux budgets contraints, à commencer par la commune, de les soutenir. Et pourtant ils continuent, y consacrant leur énergie, leur temps libre, souvent une part de leurs ressources. Les volontaires associatifs, les bénévoles comme ceux bénéficiant de contrats de travail, souvent vacataires, à temps partiel ou à statut fragile, poursuivent leur investissement désintéressé en faveur des autres.

Dans tous les domaines, ils se démènent pour compenser les impacts néfastes de la vie d'aujourd'hui, aidant à l'épanouissement et luttant contre l'isolement par l'éducation populaire et le « vivre ensemble », amortissant pour les jeunes, les familles ou les aînés, les chocs d'une économie capitaliste plus rude que jamais.

Certains s'y impliquent sans compter depuis des décennies. Sans rien attendre en retour. Sauf peut-être une attention des institutions pour les associations qu'ils animent, de moins en moins facile à leur accorder sous forme de subsides financiers. Nous avons même dû nous résoudre, le cœur déchiré, à réclamer une participation aux coûts de chauffage, d'eau et d'électricité aux associations utilisant des locaux communaux. Un comble : on est contraint de reprendre d'une main une part de ce qu'on alloue de l'autre !

Mais, de temps en temps, une petite reconnaissance publique, qui ne froisse pas trop leur modestie, sous forme de la médaille ou du prix d'honneur de la ville, permet de valoriser ces femmes et ces hommes qui agissent en citoyens.

Les quelques photos illustrant cet article, de Marie-Rose Brody, Gabriel De Pasquale, Monique Kehres, Marie Lordet ou Danielle et Joseph Seghi, engagés à des titres divers, notamment pour certains dans des associations solidaires comme le Secours Populaire ou le Secours Catholique, de plus en plus sollicitées par un nombre croissant de foyers en difficulté, mis à l'honneur parmi d'autres au cours de l'année 2016 qui s'achève, attestent qu'une fenêtre d'espérance en l'Humain est toujours ouverte à La Seyne.

Et, à voir ceux qui, sur la photo ci-dessous, entourent Jo Seghi dans le local-vestiaire du Secours Populaire, on peut caresser l'espoir que les jeunes générations ne la referment pas.

 

28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 04:05

Certains m'ont un peu agacé ces derniers jours, parmi ceux-là mêmes qui, en cette période où il est de bon ton de mettre l'espoir d'une clairvoyance à l'ordre du jour de tous les vœux, ne se privent pas de le faire avec une abondante faconde. Peut-être serait-il bien qu'il commencent par s'imposer à eux-mêmes cette concorde honnête qu'ils appellent de leurs souhaits.

Car, enfin, il ne devrait pas être très difficile de ne pas faire l'amalgame entre une poignée de fripouilles et l'ensemble de la population d'un quartier qui a la taille d'une petite ville. C'est pourtant ce que j'entends ça et là, depuis que j'ai annoncé, après le saccage grave et imbécile des caméras de surveillance tout juste installées, que ni l'État ni la commune ne renonceront à améliorer la protection des populations du quartier Berthe, comme de tous les quartiers de La Seyne. Sur l'air hautain de « à quoi sert de "leur" placer des caméras puisque, aussitôt, "ils" les détruisent ? ».

Les quelques canailles, tout est mis en œuvre pour les coincer, les déférer, et leur faire payer la note qui, selon nos services, se monterait finalement à plusieurs milliers d'euros. Mais, malgré le coût, l'immense majorité des braves gens, qui aspire à vivre paisiblement, a droit à ce que la puissance publique ne la délaisse pas.

J'ai d'ores et déjà demandé que l'État et le Département, aux financements desquels nous contribuons tous en fonction de nos moyens, si nous ne parvenions malheureusement pas à recouvrer les sommes auprès de coupables, aident la Ville, comme ils l'ont fait pour les appareils détruits à financer de nouvelles installations de protection de façon moins vulnérable que sur des mâts d'éclairage. Et à la Région, qui lance un programme intitulé "Fonds de soutien aux forces de sécurité", de prendre également part à l'amélioration de nos mesures concourant à la quiétude urbaine.

Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 04:38

Ça ne se sait pas trop et certains résidents ont parfois manifesté, de temps à autre de manière pas très appropriée pouvant nuire à l'obtention d'un résultat positif, leur vif regret de n'avoir pu être embauchés par les entreprises chargées des travaux de rénovation urbaine de Berthe.

Pourtant, le dispositif existe et est même imposé par la loi : 5% des heures de travail doivent être réservées à des habitants des quartiers en rénovation qui, avec ou sans qualification, peinent à trouver un emploi.

Le système est en vigueur depuis les premiers chantiers de 2007 et l'objectif a même été dépassé.

Les entreprises ont en effet vraiment joué le jeu, permettant d'offrir, selon les années, de 8 à 13% de parcours d'insertion professionnelle, même si ça ne représente jamais qu'une trentaine de personnes par an, bien loin des besoins de nos populations.

 

POUR QUE NUL NE PENSE QU'IL EST EXCLU...

Il reste que certains, heureusement fort peu nombreux, s'y prennent très mal pour tenter de profiter de ces possibilités. Ce n'est pas en saccageant ses engins de chantier qu'on gagnera la bienveillance d'un chef d'entreprise !

Alors, pour que nul ne puisse dire qu'il ne savait pas comment procéder, voire reprocher une supposée injuste inégalité de traitement, nous avons entrepris une campagne de communication par voie d'affiches et de prospectus distribués dans les boites aux lettres et les lieux accueillant du public. Tout le monde aura ainsi sa chance.

Même si, naturellement, il n'y aura pas de travail pour les trop nombreux habitants malheureusement sans emploi. J'aurais tant aimé pouvoir annoncer plus et mieux, en cette veille de Noël...

 

 

21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 04:42

Tant que la poignée de malandrins qui s'évertue à tenter de détruire les caméras de surveillance urbaine ne se sera pas calmée, l'État et la commune resteront déterminés à les empêcher ou les interpeller, les déférer à la justice, les contraindre à payer, et réparer.

Je n'étais pas — et ne suis toujours pas — un grand aficionado de la vidéoprotection, que j'estime peu compatible avec le respect de la vie privée. Mais je me suis résolu depuis quelques années à en accepter le principe, d'une part parce que les résultats attestent que les images analysées sous contrôle judiciaire aident à identifier des coupables de méfaits, d'autre part parce que les gens me disent que ça les rassure, et enfin parce que — chose rare en ces temps de disette publique ! — l'État assume 80% du financement...

 

DES CAMÉRAS VANDALISÉES SITÔT INSTALLÉES

La Ville poursuit donc l'installation de ces dispositifs. Après les parcs urbains des Sablettes et de la Navale, les rues du centre ancien, quelques-unes de ces caméras ont été placées ces dernières semaines au quartier Berthe.

Et ça gêne quelques voyous ne supportant pas que la puissance publique jette un œil sur certaines de leurs activités peut-être pas très licites.

Au grand dam et sous le regard impuissant de l'immense majorité des résidents, ils se donnent beaucoup de peine pour les saccager sitôt mises en place, n'hésitant pas à les atteindre en enflammant des conteneurs à ordures que l'une domine ou même à utiliser un camion-bélier pour renverser le luminaire qui supporte une autre.

Qu'on se le dise : les polices nationale et municipale font leur travail.

Plusieurs individus ont été placés en garde à vue. Et ce ne sont pas des gamins. Il faut que les coupables soient jugés et sévèrement punis.

 

MAIS LA FORCE DOIT RESTER AU DROIT RÉPUBLICAIN

Et nous effectuons les réparations car nous avons décidé de ne rien lâcher. Pour donner une idée du coût de ces dégradations que vont supporter les citoyens-contribuables, j'ai fait estimer le montant de la réparation de celle installée sur le candélabre. Il faut que chacun le sache et le diffuse : la collectivité va devoir débourser 2793,60 € de matériels, auxquels s'ajoutent 349,27 € de travaux réalisés en régie, et 750 € d'achat de blocs de béton qui, fussent-ils disgracieux, seront installés autour du luminaire pour prévenir les tentations de recommencer avec un véhicule destructeur.

Sans compter le coût des interventions des policiers et des pompiers, voilà donc 4000 euros que j'aurais préféré utiliser en subvention à une association solidaire, culturelle ou éducative, ou en réparation des douches d'un gymnase.

J'engage aussi l'État à renforcer la présence policière et les citoyens à signaler aussitôt au 17 toute tentative de déprédation. La force restera au droit républicain.

Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 07:51

Ça peut sembler une évidence pour tout un chacun, ici, à La Seyne, mais certains cadres du Service départemental d'incendie et de secours du Var (SDIS 83) ne semblent pas persuadés du bien-fondé du maintien d'une caserne de sapeurs-pompiers au nord de notre commune.

C'est sûrement la raison pour laquelle on a laissé se dégrader les locaux du centre de secours historique, créé et installé depuis 70 ans dans les anciennes "écuries municipales", sur le boulevard Maréchal-Juin, à proximité du carrefour du 8 mai 1945 d'où partent nombre de voies desservant tous les quartiers du nord et du centre de La Seyne. Environ un tiers des effectifs des pompiers seynois, par rotation, y assure toutefois une garde, permettant d'intervenir avec efficience à Berthe, en centre-ville, vers les quartiers orientaux, voire ailleurs en fonction des besoins et des urgences.

 

UN SERVICE INDISPENSABLE DE PROTECTION DES BIENS ET PERSONNES

Certains imaginent que ces quartiers pourraient être aussi bien secourus depuis la belle et récente caserne installée au sud, à Mauvèou, ou depuis le nouveau centre d'Ollioules, voire celui de Toulon-Ouest. C'est probablement vrai de nuit, mais pas si évident en journée, lorsqu'on mesure les difficultés de circulation qui n'iront qu'en s'aggravant tant qu'on n'aura pas développé des transports en commun modernes.

En outre, la proximité de l'hôpital permet un retour rapide au centre des moyens roulants dédiés au secours aux victimes transportées aux urgences. Et il n'est pas imaginable que les deux quartiers prioritaires que sont Berthe et le centre ancien, où la présence du service public doit être maintenue et renforcée, voient leur caserne disparaître.

 

LE CONSEIL MUNICIPAL UNANIME A DÉCIDÉ DE CÉDER UN TERRAIN

C'est le hasard du calendrier qui m'a conduit à annoncer ce dernier vendredi, lors de la traditionnelle cérémonie de la Sainte-Barbe, patronne des sapeurs-pompiers, une décision prise la veille à l'unanimité des membres de notre conseil municipal, concrétisant un vœu de mon prédécesseur Arthur Paecht, que je partageais alors, de céder à la direction départementale des services d'incendie et de secours, pour l'euro symbolique, le square Bobby-Sands situé face au centre hospitalier, afin qu'y soit construit une nouvelle caserne.

Ce n'est pourtant pas demain que le nouvel équipement verra le jour. Le SDIS 83 a d'autres projets à réaliser en urgence dans le Var et, si je suis certain que sa présidente, Françoise Dumont, a mesuré le problème et est déterminée à ce que le projet d'installation d'une caserne se concrétise, ça ne paraît pas évident pour une partie de la hiérarchie qui, depuis le siège de Draguignan, ne mesure peut-être pas tous les enjeux locaux...

 

LA POPULATION, LES ÉLUS ET LES POMPIERS TIENNENT À UNE NOUVELLE CASERNE

Le commandant Jean-Marc Granier, chef des pompiers seynois, s'est, quant à lui, réjoui solennellement de la décision de notre conseil municipal devant ses effectifs rassemblés à l'occasion de la fête de la Sainte-Barbe, comme beaucoup de sapeurs et sous-officiers qui m'ont témoigné leur satisfaction à l'issue de la cérémonie.

Je ne doute enfin pas que, comme l'a fait l'un d'eux, Monsieur Guttierez, les deux autres membres seynois du Conseil départemental, Mesdames Bicais et Sanchez, qui, siégeant aussi à notre conseil municipal, ont voté favorablement pour cette cession de terrain, plaideront auprès de la collectivité varoise pour que les quartiers nord, centre et est de La Seyne conservent un bel outil de protection des populations et des biens. Même si ce n'est que dans quatre ou cinq ans.

Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 04:26

Commencer modestement en faisant du cœur historique de La Seyne un espace aux mobilités apaisées, sans attendre de disposer des moyens financiers prévus par les dispositifs de "politique de la ville", devrait permettre de favoriser un changement positif d'image, propice aux déambulations, à la sécurité, à la dynamique commerciale, à l'activité culturelle, à la vie sociale, et même - ça a eu cet effet ailleurs - à l'incitation des investisseurs de l'immobilier d'habitation à acquérir, rénover, voire reconstruire, des immeubles ou îlots dégradés, de nature à requalifier et favoriser le maintien ou l'installation de résidents aux situations socio-économiques moins dégradées que beaucoup d'actuels habitants.

 

À COMPTER DU 15 DÉCEMBRE, LE PIÉTON SERA ROI

La nouvelle "zone de rencontre", conçue par nos équipes, et notamment Sylvie Lévesque, technicienne territoriale spécialiste de la question, sous l'égide de notre adjoint Claude Astore, entrera en vigueur le 15 décembre prochain. Elle a reçu le feu vert de notre comité communal des usagers des mobilités, où siègent des habitants, des membres des conseils de quartiers, comités d'intérêt local, utilisateurs du centre urbain, et aux acteurs économiques.

Pour schématiser, le dispositif de "zone de rencontre" donne priorité aux piétons sur tous les véhicules, les vélos étant eux-mêmes prioritaires sur les voitures dont la vitesse ne doit pas excéder 20 km/h et qui sont astreintes à respecter la priorité à droite à tous les croisements. En outre, les vélos sont autorisés à circuler à contresens dans les rues à sens unique, et les mobiliers urbains (barrières, potelets, etc.) disparaîtront petit à petit puisque l'espace public est entièrement dédié aux piétons.

 

ÇA DOIT... MARCHER, SI CHACUN Y MET DU SIEN !

Il nous reste à faire preuve de pédagogie pour que les automobilistes se disciplinent, notamment ceux qui, comme moi, ont obtenu leur permis de conduire il y a bien longtemps, à une époque où l'automobile était reine et où, par "zone de rencontre", on entendait autre chose que le dispositif de circulation urbaine désormais organisé par la loi... C'était plutôt pour nous, les anciens... un lieu de rendez-vous, comme notre vieille rue République, jadis dénommée... lo caladatge d'amor... (je laisse mes visiteurs non occitanophones en découvrir la signification sur l'excellent site de Marius et Jean-Claude Autran, deux de nos éminents historiens locaux).

Et, si la pédagogie ne suffit pas pour prévenir les accidents et obtenir l'effet positif espéré (ça marche - c'est le cas de le dire - dans les pays du nord de l'Europe, il faudrait qu'il en soit de même chez nous), il faudra que nos policiers sévissent.

Mais je veux croire que tous, à l'exception peut-être de quelques marchands de sommeil ou brigands dealers qui seraient bien satisfaits qu'on en reste au statu-quo d'une vieille ville dégradée où devrait se complaire le non-droit, auront à cœur de jouer le jeu des nouveaux usages urbains dans l'intérêt collectif.

 

 

27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 05:09

Mes concitoyens sont nombreux à me le reprocher : ils ne comprennent pas et déplorent les annulations successives, depuis le terrible 14 juillet niçois, de diverses manifestations conviviales, sportives, culturelles.

Dernières funestes décisions en date prises par les organisateurs : les renoncements aux organisations de la course pédestre des 10 kilomètres de Tamaris que la section athlétisme du club omnisports CSMS anime avec brio depuis des années et le salon de l'automobile que l'association des commerçants des Sablettes décline également depuis plusieurs saisons.

Les Seynois le regrettent d'autant plus qu'il leur semble que, dans d'autres communes, les règles édictées par la préfecture du Var dans le cadre du dispositif décidé par le ministère de l'intérieur pour prévenir les attentats ne s'appliquent pas avec autant de rigueur qu'à La Seyne.

 

LA RÈGLE EST LA MÊME POUR TOUS. PAS LES MOYENS DE L'APPLIQUER...

Ce n'est pas ça. La règle républicaine est la même pour tous, heureusement. Mais il se trouve qu'ailleurs, on a les moyens d'acquérir ou louer les matériels nécessaires pour le barriérage et la fouille des visiteurs ou de s'offrir les services de sociétés de surveillance privées, ce qui, on le sait, n'est hélas pas le cas chez nous.

Cette application des règles sans discernement de situation économique des territoires n'est pas sans poser question car elle rompt l'égalité d'accès des citoyens à des événements qui, surtout dans une ville aussi diverse que La Seyne, belle des différences d'origines, de culture, de situations sociales et économiques de ses habitants, a, peut-être plus que d'autres, besoin de ces temps propices aux rencontres, au vivre ensemble, aux échanges, aux connaissance et reconnaissance mutuelles, à la confrontation sportive fair-play, au rêve partagé ou à l'éveil des consciences.

Entre deux maux, il faut choisir le moindre. Dussé-je me faire rappeler à l'ordre par l'État, je ne peux plus accepter de contraindre mes concitoyens à l'enfermement sur eux-mêmes en annulant les uns après les autres des événements publics conviviaux, et donner ainsi raison, au fond, à ceux qui haïssent le faire-ensemble que propose la République. Et qui, du coup, auront gagné.

 

AU NOM DE L'ÉQUITÉ RÉPUBLICAINE, C'EST À L'ÉTAT D'ASSUMER

La Seyne est, depuis trois ans, comme Toulon, zone de sécurité prioritaire par décision gouvernementale. La Ville continuera à assurer sa part de sécurité préventive avec les moyens dont elle dispose, comme elle l'a toujours fait, mais il appartient à l'État d'y assurer lui-même la sécurité des manifestations suivant les critères exceptionnels qu'il édicte, s'ils supposent un apport de moyens logistiques, matériels et humains dont la commune ne peut se doter.

Supprimer les événements est facile, mais dangereux à terme pour l'équilibre social du territoire.

Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 05:42

Fidèle à sa volonté d'œuvre solidaire, parmi neuf des cent cinquante-trois communes varoises, réparties sur deux communautés, La Seyne fait figure de ville très engagée, depuis 2008, à l'initiative de Jocelyne Léon, alors adjointe en charge de la prévention et de la sécurité, dans un partenariat avec l'administration pénitentiaire pour accueillir sur des chantiers de débroussaillement des personnes se préparant à la fin d'une incarcération.

C'est sûrement pour cette raison que Pierre Soubelet, préfet du Var, et l'Association des chantiers extérieurs - l'ADCE 83 -, qui accompagne et forme ces détenus, ont opté ce mardi pour commémorer sur notre territoire les dix ans de partenariat entre eux et les collectivités.

Mon propos d'accueil...

 

« Je suis très heureux de vous accueillir à La Seyne, dans ce lieu propriété du Conservatoire du littoral, qui en confie la gestion à la ville, et je remercie l'Etat, l'administration pénitentiaire, et l'ADCE 83 , d'avoir choisi Fabrégas pour célébrer dix années de partenariat.

« Un bel événement que nous sommes fiers de partager, puisque, depuis 2008, la Ville de La Seyne et l'association ADCE ont conventionné dans le cadre de la programmation de notre Contrat local de sécurité.

 

PRÉPARER LE RETOUR À LA VIE, PRÉVENIR LA RÉCIDIVE ET PRÉSERVER LA NATURE

« Un espace public tel que Fabrégas, l'esprit presque "pionnier" qu'il a fallu à nos équipes, et qui perdure, pour valoriser ce magnifique patrimoine, le sens de l'effort au-delà des routines, l'engagement, la passion même, pour un service rendu à la collectivité et au public... tout cela est bien dans l'esprit de l'action que vous menez pour la prévention de la récidive et l'accompagnement à l'insertion sociale de détenus en fin de peine sous le régime de "placement extérieur ".

« C'est une action qui, tout en préparant le retour progressif à la liberté des personnes incarcérées, répond aux besoins de la commune dans le domaine de la préservation de nos espaces naturels et agricoles.

« Pour mémoire, rapidement, rappelons qu'en 2015 pas moins de 46 jours ont été travaillés pour 54.225 m2 de terrain débroussaillé.

« La Ville a modestement soutenu l'action à hauteur de 3000 euros par session, et en offrant les repas.

« En 2016, deux sessions ont déjà eu lieu, en janvier et février ici, au Domaine de Fabrégas, et en février et mars sur la piste d'incendie de Janas.

 

UN BEL EXEMPLE DE PARTENARIAT UTILE

« Je tiens à féliciter les équipes des détenus, et ceux qui les suivent, pour la qualité du travail ainsi que la rapidité d'exécution. Et bien sûr, je salue le travail de coordination mené par le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (Hanna bien sûr, et nos adjoints Jean-Luc Bigeard et Claude Astore) et les services municipaux impliqués à divers niveaux : l'équipe du domaine de Fabrégas naturellement, celle du Plan de sécurité et de prévention des risques, les services techniques, notamment les espaces verts, les sports avec la Maison de pleine nature de Janas, la restauration collective...

« Bref, des efforts ciblés par notre commune sur l'utile socialement, écologiquement, et économiquement, pour une collectivité dont vous connaissez les faibles marges de manœuvre budgétaires...

« Merci pour ce travail collectif où l'Etat, les collectivités, et nombre d'acteurs se retrouvent pour, d'un élan partagé, donner de meilleures chances à ceux qui ont leur place dans notre société, dans notre République, qui ont droit à retrouver, par le travail, par l'effort, la vie digne que tout humain, que tout citoyen, peut revendiquer, en pleine conscience de ses droits et de ses devoirs. »

Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 08:54

Nos policiers municipaux ont été chaleureusement félicités ce vendredi matin par le Directeur départemental de la sécurité publique pour avoir permis, avec leurs collègues de notre circonscription de police nationale, d'interpeller en flagrant délit l'individu, récidiviste, qui tentait de braquer le bureau de poste de l'avenue Garibaldi.

Il s'en trouvera toujours pour discuter des rôles respectifs des deux corps de police, la nationale et la territoriale, mais, lorsque les conventions de coordination et de partenariat se traduisent effectivement par des actions efficaces dans la réalité concrète, l'unanimité doit se faire pour s'en réjouir.

Ce n'est pas la première fois que des fonctionnaires de notre police municipale permettent des arrestations de personnes dangereuses. On se souvient par exemple du courage de la policière municipale ayant permis l'arrestation du criminel qui venait d'égorger une personne dans notre centre ville il y a quelques années.

 

LUTTER CONTRE L'INSÉCURITÉ ET LE SENTIMENT D'INSÉCURITÉ

Ces faits sont heureusement très exceptionnels, La Seyne n'étant pas plus criminogène que les autres communes. Mais ils aggravent le sentiment d'insécurité et donnent du grain à moudre à ceux qui l'entretiennent.

Il convient donc de poursuivre les coopérations utiles de toutes les forces de l'ordre, de la justice, et des acteurs de la prévention, dans le cadre de la zone de sécurité prioritaire (ZSP) que nous avons obtenue du ministère de l'intérieur : actions éducatives et d'insertion vers l'emploi, présence active et visible des policiers nationaux et municipaux, à pied ou à vélo, aux heures utiles, rassurant les habitants et les commerçants en discutant avec eux, actions contre les incivilités, caméras de surveillance permettant de dissuader et d'élucider,opérations anti-drogue, interventions concertées dans le cadre du comité opérationnel départemental anti-fraude (CODAF) qui réunit les services de la police, de la préfecture, de la fiscalité, des douanes, de l'inspection du travail et de la protection sociale, etc.

Je félicite nos personnels communaux de sécurité, comme ceux de l'État, et les encourage à poursuivre dans ce sens.

 

Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 04:10

Ça me prend une moyenne d'une journée par semaine, que je ne consacre donc pas à mes concitoyens seynois. Je suis en effet, depuis juin dernier, président de l'association nationale des maires "Ville et banlieue" de France, regroupant les communes, de toutes sensibilités politiques, accueillant sur leurs territoires des quartiers populaires bénéficiant des dispositifs de la "politique de la ville".

Je délaisse certes géographiquement La Seyne pour l'accomplissement de cette mission. Mais, en retour, notre ville, dont un quart de la population réside dans l'un ou l'autre des deux quartiers concernés (Berthe et le centre ville), peut espérer en retour, comme les quelques 1200 sites "politique de la ville" répartis sur 700 communes, une amélioration de la prise en compte par la puissance publique de l'État de ses difficultés particulières liées à l'histoire et la sociologie des grands ensembles ou des centres anciens dégradés.

 

ÉVITER LES DÉRIVES FONDAMENTALISTES DANS LES QUARTIERS POPULAIRES

J'étais ainsi, jeudi dernier, reçu par Patrick Kanner, ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, afin de lui remettre le résultat d'un travail conduit à sa demande fin novembre, prenant la forme de quelques dizaines de propositions pour contribuer, dans nos quartiers populaires, à la prévention des dérives sectaires et fondamentalistes.

Je crois utile de permettre aux acteurs de chez nous, qu'ils soient publics ou associatifs, du champ de la culture et du sport, de l'éducation, de l'action socio-éducative et de la formation, de l'insertion, de l'économie et de l'emploi, du logement et de la santé, et même à n'importe lequel de mes concitoyens intéressé, d'en prendre connaissance in extenso, tant je sais que pas mal d'entre ces suggestions feront écho à leurs préoccupations locales...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité

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Marc VUILLEMOT
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