8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 17:22

Si, profane en maladies infectieuses, j'indiquais dans un récent article que, en l'absence d'instructions officielles de l'État, j'étais bien incapable de signifier s'il fallait ou non se protéger du coronavirus avec un masque, j'invitais néanmoins à appliquer un principe de précaution.

Faute de consignes officielles du gouvernement, l'Association des maires de France (AMF) a cependant publié ce mercredi en fin d'après-midi un communiqué conseillant aux maires de préconiser à leurs populations de porter un masque artisanal ou chirurgical pour les sorties autorisées.

Je m'empresse donc de relayer cette recommandation en invitant à nouveau les Seynois à faire preuve de la plus grande prudence, pour eux-mêmes et pour les autres...

 

« Sur proposition du professeur Philippe Juvin, maire de La Garenne-Colombes, chef du service des urgences de l’hôpital Georges Pompidou à Paris, l’Association des maires de France recommande aux maires de conseiller à la population de porter un masque artisanal (  *  ) ou chirurgical sur la bouche et sur le nez durant les sorties autorisées.

« Le masque artisanal en tissu peut être réalisé par tous moyens et confectionné par chaque utilisateur. Il doit être lavé à 60° tous les jours. Il constitue un équipement complémentaire de protection dont la généralisation permet d’affecter les masques chirurgicaux aux personnes les plus exposées, soit du fait de leur activité professionnelle, soit du fait de leur fragilité particulière.

« Cette préconisation s’inscrit en conformité avec la recommandation du 2 avril de l’Académie nationale de médecine (ANM) concernant l’usage des masques dits “alternatifs”.

« Ces recommandations devront être revues au fur et à mesure de l’évolution de l’épidémie. »

 

 *  : On peut trouver toutes indications pour confectionner un masque artisanal sur le site de la très officielle AFNOR (Association française de normalisation) sur CE LIEN. Le modèle de masque que l'AFNOR propose de réaliser étant susceptible d'évoluer, je propose ci-dessous, mais en rappelant qu'il vaut mieux, si l'on souhaite en fabriquer soi-même, télécharger la dernière version à partir du lien ci-dessus indiqué, le guide pour la confection d'un masque artisanal ainsi qu'un patron (cliquez sur les images ci-dessous).

 

 

GUIDE DE FABRICATION
PATRONS

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
7 avril 2020 2 07 /04 /avril /2020 17:47

Comme je le fais en moyenne deux fois par semaine, je reste de nouveau en contact avec nos concitoyens seynois par le truchement d'un court film vidéo.

Dans celui-ci, je rappelle les règles concernant les déchets verts et les brûlages de végétaux, j'évoque la nécessité d'utiliser le nouveau modèle de la nouvelle feuille d'autorisation de sortie du domicile et sa version dématérialisée sur smartphone, j'indique les appuis que peuvent trouver les locataires de nos HLM pour le règlement de leurs loyers en cas de perte de revenus, je fais part de la création d'un point d'accueil confidentiel et discret ouvert aux personnes victimes de violences intrafamiliales, de l'interdiction des locations saisonnières, et de l'ouverture d'un système d'inscription à distance dans les écoles primaires pour les nouveaux venus à la Seyne et le sentants entrant en maternelle ou en cours préparatoire.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
7 avril 2020 2 07 /04 /avril /2020 16:53

Obligation du port d'un masque protecteur du virus ou pas ?

Chacun son métier.

Moi, je ne suis pas épidémiologiste, donc je ne peux que m'en remettre aux instructions qui me sont données par les autorités sanitaires.

Ça ne m'interdit pas de préparer la ville à toute éventualité, et c'est le sens des consignes que j'ai données aux cadres de notre cellule municipale de crise.

Mais l'affaire n'est pas simple...

En tous cas, si je devais recommander quelque chose, ce serait d'appliquer le principe de précaution...

 

ON ENTEND TOUT ET SON CONTRAIRE : OÙ EST LA VÉRITÉ ?

Jusqu’à présent, le gouvernement et l’Agence régionale de santé (ARS) indiquaient (9 mars) :

« Ces masques, disponibles seulement sur prescription médicale, sont réservés à toutes personnes malades et aux personnes à risque modéré / élevé, et aux professionnels de santé. En revanche, le port de ce type de masque par la population non malade n’est pas recommandé et son efficacité n’est pas démontrée. Comme pour l’épisode de grippe saisonnière, ce sont bien les "mesures barrières" (se laver les mains régulièrement, éternuer dans le pli de son coude, utiliser des mouchoirs à usage unique, etc.) qui sont efficaces. »

Mais, dans un communiqué du 3 avrill'Académie nationale de médecine (ANM) recommande « le port d'un masque "grand public", aussi dit "alternatif" ou "de fortune". »

Et aujourd’hui, ça et là, on évoque la possible obligation du port d'un masque pour sortir.

J'invite mes concitoyens à suivre les recommandations des spécialistes de la santé, mais...

  • Y a-t-il un stock de masques suffisant sans piller le stock du corps médical, des soignants, et des professions exposées au contact avec les gens ?
  • Les alternatives au masque FFP2 seront-elles disponibles, notamment le tissu pour fabriquer les masques ?
  • Les pharmacies seront-elles dotées de stocks pour les particuliers ?
  • Actuellement un masque lavable coute 6 € pièce. Sert-il à quelque chose ? Oui, si j’écoute l'Académie Nationale de Médecine, mais...
  • Avec une surface de tissu de 1,50 m2, on réalise 8 masques (car il faut trois épaisseurs) : pour 1 masque par habitant de La Seyne, il faut donc environ 8 km de tissu d'un mètre et demi de large (ou 12 km de tissu d'un mètre de large)...
  • Est-ce aux communes à commander pour leur population ? La Ville de Nice annonce certes qu'elle va acheter un masque par personne. À qui va-t-on commander, quel type de masque ? Au-delà des effets d’annonce, imaginons le problème de logistique... Cela risque d'être une foire d’empoigne, il faudra déroger aux règles des appels d'offres des marchés publics (sinon, sous réserve qu'il y en ait de disponibles chez des fournisseurs, ils nous seraient livrés bien après le terme de la pandémie), et peut-être faire face à une spéculation...

 

EN ATTENTE DES INSTRUCTIONS, MAIS APPEL À LA PRÉCAUTION

Au regard de toutes ces interrogations, l’État doit se positionner clairement sur le sujet, édicter ses recommandations et obligations, que bien sûr je suivrai, et, si le Législateur ou le gouvernement décident qu'il appartient aux collectivités de doter leurs résidents de masques, signifier suivant quelles conditions règlementaires devront être effectuées les commandes dans la situation particulière d'urgence que nous traversons.

Dans l'attente, le principe de précaution me dicte de recommander aux Seynois de suivre les avis de l'Académie nationale de médecine, mais, en l'absence de cadre légal, je ne peux pas imposer une contrainte, effectuer des contrôles, voire appliquer des sanctions.

Quelle que soit la décision que prendra l'État pour la crise du coronavirus, il serait important pour l'avenir que le Législateur ou l'exécutif stipulent très en amont quelles sont les conduites à tenir, pour les particuliers comme pour les institutions publiques, en cas d'épidémie de maladie infectieuse.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 07:09

J'étais à mille lieues d'imaginer pas que ma proposition aux minorités municipales de suivre avec la majorité la situation épidémique locale dans le cadre d'un « comité de suivi de la crise sanitaire » allait être qualifiée publiquement de « politique politicienne de bas étage » par un candidat à l'élection municipale.

Il s'agissait simplement de tenir au courant les élus de notre conseil municipal de la réalité de la situation, des initiatives de notre « cellule opérationnelle de crise » que font fonctionner avec un dévouement exceptionnel les cadres de notre mairie pour répondre aux innombrables besoins de notre population, et de recueillir avis et suggestions.

 

 

Les Seynois ont bien d'autres soucis en ce moment, mais je ne peux laisser tenir de tels propos sans y répondre avec précision. Et surtout avec calme...

Je ne vais pas regretter ma démarche, conforme à celle qui a toujours été la mienne de respect et d'association des oppositions, qui ont à plusieurs reprises depuis douze ans reconnu mon souci de démocratie interne, et encore moins revenir en arrière, mais j'invite d'emblée chacun à ne pas se tromper de temporalité.

La campagne électorale est suspendue. On ne sait pas quand se déroulera le deuxième tour, ni même s'il ne faudra pas tout recommencer avec l'annulation du premier. Et, si certains ne l'ont pas compris, qu'ils sachent que notre « comité de suivi de la crise sanitaire » ne sera pas le plateau télévisé d'un débat politique public. Je suis mobilisé à 100 % sur les problèmes du moment avec nos fonctionnaires, nos associations et nos volontaires. Nous avons besoin de sérénité.

 

LA RÉALITÉ DES CHOSES, POUR SE FAIRE UNE IDÉE DE MA « POLITIQUE DE BAS ÉTAGE »

Je dois tout de même, avant de clore définitivement le sujet, porter à la connaissance de tous l'ensemble des éléments factuels sur la démarche que j'ai imaginée.

1°) C'est à partir d'un échange avec une conseillère régionale et municipale élue de la liste UMP-UDI de 2014 que j'ai mûri l'idée d'une instance de suivi ouverte à toutes les sensibilités ;

2°) Pour ne pas troubler le travail considérable que conduisent les cadres et agents municipaux qui sont mobilisés 24 heures sur 24 pour gérer la situation de crise, j'ai tenu à m'assurer qu'ils pourraient consacrer un moment, environ hebdomadaire, à un échange avec les élus ;  

3°) Pour tenir au courant les élus minoritaires et recueillir leurs avis, nous disposons de « commissions municipales » constituées à la proportionnelle des trois groupes du conseil municipal, seule instance en fonction depuis 2014 : 5 élus majoritaires de la gauche et de l'écologie, 1 élu de la liste Front National, et 1 élu de la liste UMP-UDI ; pour éviter toute discussion inutile, c'est une configuration similaire, qui ne souffre d'aucune critique depuis 2014, que j'ai imaginée pour notre « comité de suivi » ;

4°) Pour aller plus loin en participation des minorités que les « commissions municipales » obligatoires de par la Loi, j'ai décidé depuis 2014 d'ouvrir d'autres instances à des élus minoritaires, comme par exemple l'administration de notre office public d'HLM, « Terres du Sud Habitat » ; ceux-ci y ont répondu favorablement et s'y sont investis avec sérieux et constance ; 

5°) Pas totalement ignorant des évolutions politiques au sein des deux groupes de la minorité que, comme tout le monde, j'ai vus se déchirer au cours du mandat qui s'achève, j'ai opté pour la simplicité afin de ne froisser personne ; en proposant à une élue de la liste UMP-UDI de 2014 et à un élu de la liste Front National de 2014, tous deux représentants les minorités au conseil d'administration de notre centre communal d'action sociale (CCAS), instance aujourd'hui en première ligne de la crise épidémique du covid-19, je ne pensais pas qu'il n'y aurait débat : depuis que les groupes minoritaires se sont scindés, personne ne m'a jamais demandé de revoir leurs représentations au sein du conseil du CCAS ;

6°) Pas non plus complètement aveugle quant au présent, même si je me suis refusé à prendre en considération les évolutions politiques des droites et des extrêmes-droites seynoises puisque seul compte pour moi le conseil municipal encore en fonction, j'ai tout de même voulu éviter d'ajouter de l'huile sur le feu entre les listes candidates de 2020 qui regroupent ces tendances ; ça tombait bien : l'élu de la liste du Front National de 2014 est désormais candidat en bonne place sur une liste de 2020, et l'élue de la liste UMP-UDI de 2014 est désormais à la tête d'une autre liste de 2020 ; tout le monde, pour moi, pouvait être satisfait ;

7°) En outre, ça tombait bien aussi, l'élu de la liste du Front National de 2014 est aussi conseiller départemental, ce qui peut être utile pour relayer les demandes que nous pourrions formuler pour obtenir une mobilisation du Département en appui à nos actions de gestion de la crise du coronavirus (par exemple : mobilisation du fonds de solidarité pour le logement [FSL] pour des familles en perte de revenus salariaux du fait de l'épidémie ayant du mal à régler leurs loyers, ou attribution de tablettes informatiques aux collégiens qui en sont dépourvus devant vivre leur scolarité à distance de leurs établissements) ; et l'élue de la liste UMP-UDI de 2014 est aussi conseillère régionale, ce qui peut être utile pour mobiliser pour La Seyne des compétences de la Région en cette période difficile (par exemple : appui aux entreprises en difficulté, ou aux associations impliquées dans le contrat de ville qui interviennent en accompagnement des publics fragiles) ;

8°) Enfin, le « comité de suivi de la crise sanitaire » n'a pas vocation à être une instance officielle, faute de pouvoir être constituée par une délibération du conseil municipal qui ne peut être réuni en cette période qu'en cas d'urgence, ses réunions ne seront pas des tribunes publiques et j'entends exiger de tous la discrétion sur les échanges qui s'y dérouleront ;

9°) Les deux élus minoritaires sollicités pour en faire partie ont répondu favorablement à ma proposition sans me faire part de quelque difficulté que ce soit de la part de leurs amis des listes sur lesquelles ils figurent pour l'élection de 2020 ;

10°) Bref, je pense avoir proposé une démarche qui pouvait satisfaire tout le monde, sauf peut-être le Rassemblement National (ex-FN), mais ce n'est pas ma faute si plus aucun des sept conseillers municipaux élus sous cette étiquette en 2014 n'est encore adhérent de ce parti.

 

ON PEUT SE DEMANDER QUI FAIT DE LA « POLITIQUE POLITICIENNE »

Ceci étant, je ne compte pas revenir sur ma décision de créer ce « comité de suivi ». Dans un but d'apaisement entre les membres de l'actuelle minorité de droite, j'ai même répondu favorablement à la demande, reçue ce jeudi, d'une élue de la liste UMP-UDI de 2014, également conseillère départementale et tête d'une des listes de 2020, d'intégrer aussi notre « comité de suivi ».

Et je ne reviendrai pas sur ma décision malgré le fait que la qualification de ma démarche de « politique politicienne de bas étage », que je viens de découvrir dans la presse, est le propos public d'un des colistiers de l'équipe 2020 de cette élue, et pas des moindres puisqu'en quatrième position, singulièrement discordant avec celui de l'élu municipal et départemental, en huitième position sur la même liste, que j'avais sollicité, et avec la demande courtoise que j'ai reçue de l'élue en question. J'ai un peu de mal à comprendre ces distorsions, mais ce ne sont pas mes affaires.

Par voie de conséquence de cette acceptation, si l'élue municipale et régionale évoquée au 1°) ci-dessus me sollicitait pour qu'un nouvel équilibre soit assuré entre leurs courants de pensée similaires en ajoutant à notre « comité de suivi » un(e) autre élu(e) sortant(e) figurant sur sa liste de 2020, j'aurais le devoir au nom de l'équité d'y répondre favorablement. Comme aux membres de la majorité, qui pourraient à bon droit estimer que les équilibres de représentativité sont rompus. Ça commencerait à faire beaucoup de monde pour organiser des échanges en vidéoconférence ou en téléconférence, ou, pire, en présence physique au regard du risque de contamination, mais je suis disposé à le tenter.

En tout état de cause, je suis heureusement surpris par cet élan de volonté d'implication. Et je clos le sujet, tant la gravité de la situation sanitaire m'appelle à d'autres tâches plus urgentes et importantes.

 

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2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 19:08

Voici le communiqué que j'ai publié ce jeudi, suite à l'arrestation du deuxième passager de la voiture qui a percuté et traîné deux de nos policiers municipaux, il y a deux soirs...

La Justice va maintenant faire son travail.

Merci à tous les fonctionnaires d'État et de la commune qui ont permis que cette affaire soit si rapidement traitée. Je pense pouvoir me faire le porte-parole de tous les Seynois pour renouveler aux blessés nos vœux de bon rétablissement, et à tous les autres nos encouragements pour leurs si difficiles missions.

 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 11:03

À La Seyne, comme sûrement ailleurs, on ne compte plus les beaux gestes solidaires en cette période où certains, plus fragiles, plus isolés, ont comme jamais besoin d'une assistance particulière.

Si, bien sûr, les services publics se sont organisés pour répondre au maximum des besoins, il n'en demeure pas moins qu'on assiste à un élan de solidarité individuel et associatif qui fait plaisir à voir.

 

On me dira « Ok, mais ils n'ont pas leur travail habituel à faire » en parlant des fonctionnaires de la mairie qui se sont portés volontaires pour aider des personnes âgées, malades ou isolées bénéficiant des divers appuis que nous mettons en place, notamment à domicile. Il n'empêche qu'ils n'ont aucune obligation de le faire et de s'exposer à la contamination, d'autant qu'ils ne font pas partie des personnels prioritaires pour disposer des équipements préventifs qui, d'ailleurs, en manquent toujours cruellement. Je leur suis très reconnaissant de leur investissement.

 

DES DONS DE PRODUITS ET D'ÉQUIPEMENTS DE PROTECTION TRÈS BIENVENUS

Il me faut à ce propos saluer sans le nommer, car il souhaite conserver l'anonymat, ce Seynois qui, détenteur pour son activité de 60 litres de gel hydroalcoolique, a choisi de nous les remettre pour que nous en fassions bénéficier les acteurs de la santé, ce qui est chose faite.

Un autre acteur bien connu de l'activité associative et économique seynoise, Bernard Benet, a remis ce mercredi 1500 combinaisons protectrices dont il disposait, pour partie à l'Association des infirmiers libéraux du Var, et, pour une autre partie, à la Ville qui les répartit entre les médecins et infirmiers volontaires de notre centre de consultation du coronavirus – dont nous assurons en ce moment l'extension, au vu de son « succès » qu'on aimerait autant ne pas avoir à qualifier ainsi ! –, nos sapeurs-pompiers qui sont aussi très mal dotés, et certains autres services en première ligne face à l'épidémie. Merci, Bernard, pour ce beau geste !

 

DES ASSOCIATIONS MOBILISÉES ET UN APPUI COMMUNAL À LA CONTINUITÉ DE LEURS MISSIONS

Je ne peux féliciter tout le monde, d'autant que la plupart manifestent leur solidarité dans la discrétion, mais je voudrais remercier les associations solidaires et caritatives, celles, socio-culturelles, socio-éducatives ou sportives, qui ont dû suspendre leurs activités mais qui déploient leurs ressources humaines salariées comme bénévoles pour ravitailler des personnes en difficulté, pour aider par téléphone ou Internet pour leur travail scolaire « à distance » les jeunes dont ils s'occupent habituellement, ou apporter toute autre aide qu'elles jugent utile.

Je profite de l'évocation du rôle des associations pour répondre sur deux points à leurs responsables qui m'ont questionné.

D'une part, comme toute entreprise, les associations employeurs sont évidemment éligibles aux aides de l'État pour la couverture de leurs salaires payés à leurs employés en chômage partiel.

Et, d'autre part, j'ai obtenu, en réponse à ma demande auprès des services des finances de l'État que, bien que nous ne puissions réunir le conseil municipal, sauf en cas urgence et dans des conditions très contraintes, je suis autorisé à interpréter l'ordonnance ministérielle parue ce mercredi sur « la continuité du fonctionnement des institutions locales et de l'exercice des compétences des collectivités locales » afin de leur allouer les subventions annuelles que la commune leur accorde, sur la base des montants votés pour 2019, quitte à ce que ceux-ci soient réajustés ultérieurement par délibération du conseil municipal. J'ai donc demandé à nos services maintenus en activité de mettre en œuvre ce dispositif.

 

Merci, sincèrement, à tous, individuels et associations seynois, pour vos contributions à la régulation des effets de la crise.

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2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 08:38

Comme beaucoup de mes collègues maires de communes abritant des quartiers populaires, je suis confronté à l'inquiétude de certaines familles pour régler les loyers de leur logement social en cette période exceptionnelle de perte de revenus.

C'est une question que nous avons abordée ensemble lors d'une conférence téléphonique avec Julien Denormandie, le ministre du Logement et de la Ville.

La solution ne peut en effet venir que de l'État, tous les organismes publics d'HLM, fragilisés par les récentes réformes, ne pouvant aujourd'hui décider d'un report de règlement ou de réduction des loyers.

Mais quid des locataires du privé ?...

 

 

L'INQUIÉTUDE RÉELLE DE PERTES DE REVENUS

Contrairement à d'autres villes où La Banque Postale a fermé ses portes alors qu'elle est souvent le dernier établissement financier acceptant encore de maintenir une agence dans les quartiers fragiles et de conserver la gestion de comptes que l'on vide sitôt que sont perçues, en début de mois, les seules sources de revenus que sont pour certains foyers les allocations familiales, La Seyne n'est pas confrontée à cette difficulté. La Poste accepte en effet – et je l'en remercie – de maintenir ouvert son bureau du quartier Berthe malgré les difficultés en personnel que, comme tout organisme, elle rencontre. C'est loin d'être le cas partout.

Mais, si les allocations familiales peuvent continuer à être perçues, les difficultés financières du moment touchent bon nombre de familles de résidents du logement social. Les statuts professionnels sont pour beaucoup de locataires parmi les plus précaires, pas forcément pris en compte par les mesures compensatoires décidées par l'État. Les pertes de revenus sont réelles et les risques d'impayés de loyers tout autant.

 

LA SOLIDARITÉ DE L'ÉTAT DOIT JOUER

Il n'est pourtant pas pensable qu'un office d'HLM décide de sa propre initiative de différer le règlement ou réduire le montant des loyers, en tous cas pas au-delà des mesures sociales ordinaires d'accompagnement dont, comme à Terres du Sud Habitat, bénéficient certaines familles en lourde difficulté de gestion de leur « économie familiale ». Imaginer pour un bailleur social une perte de recettes  non compensée par la solidarité nationale mettrait en péril le service public du logement, pour l'entretien et la gestion du patrimoine HLM.

Comme c'est le cas pour les soutiens à l'économie, l'État doit se pencher avec bienveillance sur cette réalité. C'est ce que nous lui avons demandé dans un courrier que nous avons adressé hier, après une vidéoconférence que nous avons organisée entre maires de toutes opinions politiques qui nous retrouvons au sein de l'Association des maires Ville & Banlieue de France...

 

 

ET LES LOCATAIRES EN DIFFICULTÉ DES BAILLEURS PRIVÉS ?

J'évoquerai la question des locataires des offices publics d'HLM ce jeudi après-midi lors d'un échange téléphonique programmé avec le ministre en charge du logement. Mais il reste que, si l'État accepte pour franchir cette mauvaise passe de mobiliser des moyens nationaux dédiés au logement social, notamment ceux de la Caisse de garantie du logement locatif social (CGLLS), la question ne sera pas pour autant réglée pour les locataires du secteur privé dont certains, faute de logements sociaux en nombre suffisant dans notre métropole, sont parfois des familles très humbles aux revenus fort modestes, voire sans autre ressource que les aides sociales.

Les associations de locataires et de consommateurs sont aux côtés des familles en difficulté et, s'appuyant sur les possibilités règlementaires, les assistent en proposant par exemple, comme la Confédération nationale du logement (CNL), des lettres-types à adresser au propriétaire pour obtenir des délais de versement des loyers.

Si notre Maison de l'Habitat fait partie des services communaux fermés pour cause de risque viral, il est toujours possible de trouver un appui auprès de notre Centre communal d'action sociale (CCAS) au 04.94.06.97.23 ou par courriel.

Et les associations de locataires présentes à ma connaissance à La Seyne doivent également pouvoir être jointes :

> Association Force Ouvrière Consommateurs (AFOC) : coordonnées

> Confédération logement cadre de vie (CLCV) : coordonnées

> Confédération nationale du logement (CNL) : coordonnées

> Droit au logement : 04 94 87 41 57

> Information défense des consommateurs salariés (Indecosa-CGT) : coordonnées

 

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1 avril 2020 3 01 /04 /avril /2020 17:22

L'urgence sanitaire n'interdit pas de demeurer attentif à ce que la démocratie locale s'exerce, comme je m'y suis engagé depuis que je suis maire. C'est ainsi que, comme je l'ai fait, au-delà des exigences légales, pour divers sujets depuis douze ans, j'ai proposé que fonctionne un « comité communal de suivi de la crise sanitaire » constitué de toutes les sensibilités politiques siégeant à notre conseil municipal.

Au courriel que j'ai pris l'initiative de leur adresser ce mercredi matin, les élus communaux que j'ai sollicités pour en faire partie ont tous répondu favorablement. Je les en remercie.

 

Pendant que certains n'en manquent pas une pour critiquer sans fondement ou formuler des idées ou exigences irréalistes, en ayant probablement en ligne de mire une échéance électorale dont la campagne devrait pourtant passer au second plan, je m'emploie, avec notre équipe, nos fonctionnaires et de nombreux volontaires, à décliner à l'échelle locale les réponses aux besoins de prévention sanitaire et de traitement de situations sociales et économiques dramatiques qui découlent de l'épidémie de coronavirus.

Nul doute que les avis et expertises des uns et des autres, riches de leurs diversités, nous permettront de parfaire ce que nous mettons déjà en place à l'échelle seynoise.

Voici donc le courriel adressé à ceux de mes collègues élus municipaux, d'extrême-droite, de droite, et de la majorité des gauches et de l'écologie, que j'ai sollicités...

 

 

Ce « comité de suivi » pourra se réunir par visio-conférence ou en réunion physique, sous un format sécurisé, avec éloignement entre participants et gel hydroalcoolique, semblable à celui de la « cellule de crise » qui me permet de faire le point de la situation avec nos cadres dirigeant les divers dispositifs d'exception, à l'instar de celle qui s'est tenue ce mardi en salle du conseil municipal (ci-dessous)...

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1 avril 2020 3 01 /04 /avril /2020 14:08

Dans ce rendez-vous vidéo avec les Seynois, j'évoque tour à tour la demande d'extension du centre de consultation du coronavirus, malheureusement et heureusement victime de son succès, qui nous a été réclamée par les médecins et à laquelle nous avons, bien sûr, répondu favorablement, et le nettoyage désinfectant des voiries et lieux publics fréquentés par les piétons.

J'ai aussi dû hausser le ton en direction d'une poignée d'individus qui sabotent en temps réel le travail de ceux qui nettoient les « logettes » à déchets des résidences sociales, mettant en péril leur santé et celle de  l'immense majorité des résidents impuissants, qui « canardent » les agents de nettoyage pendant qu'ils travaillent, et qui doivent savoir que la police est saisie pour que cessent leurs exactions.

Et j'ai lancé un appel pressant à l'État pour qu'il dote enfin ceux qui assurent auprès du public la continuité du service local, au risque d'être contaminés, des équipements de protection indispensables...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
1 avril 2020 3 01 /04 /avril /2020 10:08

De même qu'on peut lire et entendre ça et là des inepties sur le refus supposé de se confiner ou de se soumettre aux contrôles policiers de la part des résidents de certains quartiers fragiles, ce qui est totalement inexact dans la métropole toulonnaise, des rumeurs infondées fusent trop rapidement sur des événements transformés par l'imagination de certains.

Ce qui aurait pu être un drame pour des policiers municipaux ce mardi soir à La Seyne a déjà été largement interprété, et des informations totalement erronées ont même été données à la presse. Il m'est donc nécessaire de faire une mise au point sur les circonstances. Je livre aux visiteurs de mon blog le communiqué que j'ai publié...

 

 

 

Je profite de ce message pour donner les derniers chiffres des contrôles de la circulation en cette période de confinement, qui attestent que, globalement, les Seynois sont responsables et respectueux des consignes de précaution sanitaire. Il a été effectué 5785 contrôles par la police municipale et 1883 par la police nationale. Seules 215 contraventions ont été dressées, correspondant à 2,8% des personnes contrôlées, conducteurs ou piétons, de 20 à 81 ans, de tous quartiers et communes, qui n'étaient pas en règle, ce qui est toujours trop, bien sûr. Et on ne relève que trois interpellations, dont deux pour délit de fuite, et une pour outrage à agent de la force publique et rébellion, ce qui est bien sûr beaucoup trop et totalement inacceptable.

Les opérations, dans tous les quartiers de la commune, se déroulent, sauf très rares exceptions, de façon courtoise, et les gens ont pour la plupart un mot gentil envers les agents, qu'ils encouragent et remercient pour l'exercice de leur mission préventive.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité