30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 05:30

Ceux qui travaillent pour la propreté urbaine et résidentielle ont bien du mérite par les temps qui courent.

Outre le fait qu'ils s'exposent dans toute la ville au risque de contamination en manipulant déchets et objets normalement déposés sur les espaces publics pour leurs enlèvements qui continuent d'être assurés, ils doivent supporter, à effectifs réduits, un surcroît de travail résultant de l'incivisme inacceptable de certains de nos concitoyens.

Je porte donc à la connaissance de tous la réalité de la situation, des mesures prises, et des « bons gestes citoyens ».

Et j'en appelle à la responsabilité de chacun pour que les situations anormales cessent sans délai...

 

CONSERVONS NOS DÉCHETS EXCEPTIONNELS À NOTRE DOMICILE

On peut comprendre que l'inactivité professionnelle forcée offre l'occasion de s'adonner aux grands nettoyages et rangements de printemps, aux opérations de jardinage pour ceux qui ont la chance d'avoir un espace vert privatif, ou aux réparations domestiques différées depuis des mois, faute de temps. C'est plutôt une bonne chose pour le psychisme et la forme physique en période d'isolement.

Mais ces activités génèrent des déchets inhabituels. Je réitère ma demande, déjà formulée dans une petite vidéo, mais manifestement pas entendue par certains, de les conserver chez soi jusqu'au terme de l'épidémie, respectant en cela les consignes du SITTOMAT, notre organisme public chargé de la collecte et du traitement, et celles de la préfecture du Var, qui s'appliquent à toutes les sortes de déchets, en plus, évidemment, de celles édictées en matière de déchets résultant de l'épidémie elle-même.

 

PLUS QUE JAMAIS, UTILISONS LES CONTENEURS À ORDURES

J'en appelle également au civisme des locataires des résidences pour leurs parties communes, sur lesquelles les services publics ne peuvent intervenir, notamment celles relevant de « Terres du Sud Habitat » (TSH). Les photos prises ces derniers jours attestent du caractère inacceptable de certains faits de la part de quelques résidents scandaleusement irresponsables, malgré la campagne de sensibilisation mise en place (   ). Être confiné à domicile ne signifie pas qu'on soit autorisé à déposer ses déchets n'importe où, ou, pire, à les jeter par la fenêtre !

Il faut savoir que l'entreprise d'insertion chargée du nettoyage des « logettes » de nos HLM, ces espaces dédiés au rangement des conteneurs à ordures, a dû respecter la loi et cesser son activité. Les agents et cadres de « Terres du Sud Habitat » sont contraints de se substituer aux personnels de cette entreprise sociale.

Mais l'incivisme coupable de certains habitants complique gravement leur tâche et met en péril leur santé et celle de l'ensemble des résidents. Qu'on vienne pas nous parler des rats lorsqu'une poignée de familles inconscientes s'emploient à les faire proliférer en les alimentant de leurs déchets organiques ! 

Avec l'appui d'une société spécialisée dans le nettoyage et la désinfection, qui ne travaille pas gratuitement, les personnels de l'office de l'habitat TSH sont intervenus ce week-end de façon lourde. Ils ont fait un énorme travail de propreté, bien au-delà de leurs attributions habituelles, ainsi qu'en attestent les photos, et je les félicite et les remercie très sincèrement. Mais de telles interventions ne seront pas possibles au quotidien. Qu'on se le dise : la phase suivante, c'est la sanction.

 

UN RISQUE ENVIRONNEMENTAL ASSUMÉ POUR RÉDUIRE LE RISQUE SANITAIRE

Quant à la propreté des espaces publics urbains, elle est assurée suivant les normes par les entreprises commanditées par la métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM). On nous questionne sur la pertinence d'une désinfection des rues et lieux publics. Je porte à la connaissance de tous les recommandations qu'a transmises à la métropole la direction générale de la santé publique (DGSP) relevant du ministère en charge de la Santé, via l'Agence régionale de la santé (ARS)

« Compte tenu, d’une part de la faible persistance du virus sur les surfaces, et d’autre part de l’obligation générale de confinement, la charge virale dans l’environnement doit être considérée comme négligeable. De plus, les mesures barrières sont maintenant bien connues et plutôt bien appliquées par nos concitoyens. Il reste recommandé de se laver les mains dès le retour à domicile. Le nettoyage des rues, avec les matériels et les équipements de protection individuelle habituels est à maintenir sans risque. Pour rappel, l’aspersion de javel ou autre désinfectant est inutile, tout en étant dangereuse pour l’environnement. »

 

Malgré ce, pour rassurer nos concitoyens dont certains, adeptes de la polémique et de l'affolement général inutiles, ont eu tôt fait de relever que notre métropole serait bien inspirée de suivre l'exemple d'autres intercommunalités varoises, sachez que nous mettons en œuvre dans nos communes deux interventions hebdomadaires sous la forme ci-après :

 

« Pulvérisation du désinfectant bactéricide, fongicide et viricide sur les trottoirs, dans les points d’apport volontaire des déchets (conteneurs enterrés, colonnes aériennes, corbeilles…), sur les rampes d’accès, rambardes, garde-corps, aux entrées et abords des lieux publics et bâtiments du service public, de tout commerce ou entreprise en activité, notamment alimentaires et pharmacies, des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), maisons de repos, cliniques, cabinets médicaux et vétérinaires, des gares, des logements collectifs, et d'autres points sensibles signalés par les collectivités. »

 

La puissance publique remplit sa mission, y compris au-delà des exigences légales. Chapeau, dans ces circonstances dangereuses, aux agents communaux, métropolitains, de l'office de l'habitat, et des sociétés mandatées, qui travaillent dans des situations à risque pour eux-mêmes et leurs proches. À charge pour chacun d'entre nous de leur faciliter la tâche. OK ?

 

La campagne de communication de « Terres du Sud Habitat »...

 

Propreté urbaine et résidentielle : service public, bon sens et appel au civisme
Propreté urbaine et résidentielle : service public, bon sens et appel au civisme
Propreté urbaine et résidentielle : service public, bon sens et appel au civisme
Propreté urbaine et résidentielle : service public, bon sens et appel au civisme
Propreté urbaine et résidentielle : service public, bon sens et appel au civisme
Repost0
28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 13:11

Avec huit de mes collègues maires de communes abritant des quartiers populaires (  1  ), nous nous sommes entretenus ce vendredi pendant plus d'une heure et demie avec Julien Denormandie, ministre de la Ville et du Logement. Il est vrai que les plus démunis de nos habitants rencontrent des difficultés particulières en cette période difficile, notamment économiques en matière d'approvisionnement alimentaire et produits de première nécessité.

En partageant nos problèmes spécifiques entre nous et avec le gouvernement, nous avons pu avancer quelques pistes utiles à La Seyne...

 

Parmi les sujets abordés, la question de l'approvisionnement alimentaire des familles à très faibles revenus commence à se poser avec acuité un peu de partout dans les quartiers fragiles du pays. Comment, en effet, alors que la restauration scolaire, grâce aux efforts municipaux via les centres communaux d'action sociale (CCAS), propose le midi des repas aux alentours de 1 euro aux plus démunis, une famille très modeste peut-elle préparer un déjeuner s'il lui faut acheter des denrées pour assurer un repas équilibré et en quantité suffisante à plusieurs enfants ?

 

UN APPROVISIONNEMENT DES FAMILLES LES PLUS DÉMUNIES

C'est le cas à La Seyne, où j'ai demandé à nos services communaux d'envisager un avitaillement des familles en lourde difficulté socio-économique, et le ministre nous a indiqué que l'État sera aux côtés de nos CCAS pour nous aider à mener à bien cette mission vitale.

Elle est d'autant plus importante que les associations solidaires et caritatives assurant des fonctions de banques alimentaires se trouvent elles aussi en difficulté de fonctionnement, et que les familles suivies par les unes et les autres des organisations publiques ou associatives ne sont pas toutes répertoriées par les CCAS. Et vice-versa.

 

MARCHÉS ALIMENTAIRES POUR LES COMMUNES POPULAIRES : PAS POUR LA SEYNE

Dans le même esprit, nous avons aussi, entre autres, plaidé pour que, dans la perspective d'un assouplissement de l'interdiction nationale des marchés forains, il soit considéré que les familles les plus humbles y trouvent dans certaines villes un moyen d'acquérir des denrées à un prix abordable. Et que, donc, les communes urbaines abritant des quartiers prioritaires supposant un accompagnement social de leurs habitants soient considérées comme pouvant bénéficier d'une dérogation préfectorale au même titre que les communes rurales n'ayant pas de magasin de proximité, sous réserve bien sûr que soit prévue une organisation garantissant une précaution sanitaire parfaite. Le ministre a approuvé notre sollicitation et nous a indiqué que les préfets devront être attentifs à ces réalités.

Déjà sollicités par des concitoyens seynois qui ont peut-être interprété trop rapidement et extensivement les récentes mesures de souplesse dont le gouvernement a fait état, nous avons donc étudié cette éventualité pour La Seyne et, fût-ce en week-end, nos services et Anthony Civettini, notre adjoint en charge du commerce et de l'économie, ont évalué la situation avec les commerçants, non au travers du prisme de la situation économique des forains, qui est pourtant une préoccupation réelle, mais au travers de celui de la réalité de la difficulté avérée qu'auraient certaines familles à s'approvisionner, l'ayant bien pesée à l'aune des risques de contamination encourus et de notre capacité matérielle et logistique à les prévenir. Pour l'instant, leurs recommandations ont été au maintien de la fermeture de nos marchés.

La commune, toutefois, promeut les commerces de proximité en publiant une liste de ceux qui sont ouverts, avec leurs horaires, sur une page dédiée du site du magazine municipal « Le Seynois ».

 

NOTRE IMPLICATION NATIONALE AU SERVICE DU LOCAL

Moins directement liée à celle des difficultés économiques des familles les plus modestes, la question de la vente directe des producteurs, en grave souci d'équilibre économique de leurs exploitations, aux consommateurs est aussi une de nos préoccupations.

De même que ma fonction de président de l'Association nationale des maires Ville & Banlieue de France me permet de plaider la cause des quartiers fragiles auprès du gouvernement, celle de notre première adjointe, Raphaëlle Leguen, investie dans la direction de l'Association nationale des élus du littoral et du Comité national des pêches lui a permis d'obtenir du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation que la vente directe des produits de la pêche, la pisciculture et la conchyliculture par les producteurs eux-mêmes, comme cela se fait en bordure de quais ou au « mas aquacole » des Sablettes, puisse faire l'objet d'une dérogation préfectorale à l'interdiction des marchés. Les Seynois amateurs de produits frais de la mer ne s'en plaindront pas.

 

PRODUCTEURS-CONSOMMATEURS : L'INITIATIVE ORIGINALE D'UNE FONCTIONNAIRE COMMUNALE DE LA SEYNE

Je dois enfin saluer l'initiative de Karine Introini, une employée communale seynoise, comme beaucoup de ses collègues confinée à son domicile, mais qui, déjà très investie dans la vie associative locale (Plurielle83), a imaginé un dispositif Internet de mise en relation entre producteurs et consommateurs, permettant d'acheter des produits frais par contact physique, ou par un système de type drive, ou par livraison, dans tous les cas dans des conditions sécurisées.

En quelques jours, via le réseau social Facebook, plusieurs milliers de personnes se sont appropriées cet outil. La Ville, de son côté, comme elle n'a ni l'intention ni la prétention de « réinventer l'eau chaude », mais a vocation à jouer un rôle de « facilitateur », ainsi qu'elle l'a fait pour le centre de consultation du coronavirus, a opté pour soutenir cette initiative bénévole en proposant la mise en relation de cette fonctionnaire avec ses collègues pouvant lui apporter un appui technique à la transformation de sa page Facebook en site Internet plus performant et en lui proposant la promotion de son projet par les moyens communaux de diffusion et de communication.

Son site Internet vient d'être mis en service à l'adresse suivante : http://vardrivelivraison.fr

 

On le voit, en combinant une assistance publique aux plus démunis, une saisie des opportunités offertes par les règlements nationaux, les stratégies et savoir-faire des producteurs et commerçants eux-mêmes, alliés à ceux des fonctionnaires territoriaux, et l'initiative de Seynois imaginatifs et dévoués, on doit pouvoir assurer, sauf évolution encore plus dramatique de la situation, une diversité de l'offre qui pourrait répondre à l'ensemble des besoins des Seynois d'approvisionnement alimentaire et de première nécessité.

 

 

( 1 ) : La conférence téléphonique a réuni, avec le ministre et son cabinet, neuf maires de diverses régions et de toutes sensibilités politiques : Caroline Cayeux (Beauvais, Hauts-de-France - Divers droite), Frédéric Cuvillier (Boulogne-sur-Mer, Hauts-de-France - Parti socialiste), Meriem Derkaoui (Aubervilliers, Île-de-France - Parti communiste français), François Garay (Les Mureaux, Île-de-France - Divers gauche), Marc Goua (Trélazé, Pays de la Loire - Parti socialiste), Xavier Lemoine (Montfermeil, Île-de-France - Parti chrétien démocrate), Guy Malandain (Trappes, Île-de-France - Parti socialiste), Karl Olive (Poissy, Île-de-France - Divers droite), et moi-même (La Seyne, Provence-Alpes-Côte d'Azur - Gauche républicaine et socialiste).

Repost0
27 mars 2020 5 27 /03 /mars /2020 16:32

Par ce nouveau petit film, au dixième jour du confinement, et pour ne pas perdre le contact, j'ai réalisé un nouveau petit film vidéo, dans lequel je réponds aux demandes – nombreuses, et je n'en suis pas étonné – de citoyens souhaitant s'impliquer en direction de personnes qui en ont besoin, mais où je propose également les liens Internet vers nos services municipaux des sports, des bibliothèques et médiathèques, et de l'école des Beaux-Arts, qui, par diverses communications, offrent des pistes de loisirs à vivre à domicile.

J'en profite aussi, bien sûr, pour rappeler les règles essentielles du confinement, encourageant les Seynois à faire encore mieux : sur 3396 contrôles effectués par la police municipale, 63 ont conduit à une verbalisation. C'est seulement 1,8%, mais c'est encore trop...

 

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 16:57

La dynamique associative seynoise est très forte et très dense. Des centaines d'associations culturelles, sportives, environnementales, éducatives, solidaires, mémorielles, et bien d'autres, activent chez nous le « vivre ensemble » tout au long de l'année en direction de milliers de nos concitoyens de tous âges et de tous quartiers.

Ce n'est donc pas un hasard si nombre de Seynois me demandent comment ils peuvent se rendre utile en cette période troublée. ​​​​​Tout en prenant les précautions d'usage en matière de sécurité sanitaire, il est possible de le faire dans un cadre organisé...

 

La Seyne et les villes adhérentes de l'association des maires Ville et banlieue de France, dont je suis le président national, ont travaillé (à distance, bien sûr !) avec le ministre de la Ville Julien Denormandie et ses services. Nous avons débouché sur la création d'une plateforme Internet, mise en service ce lundi, permettant aux associations ou aux mairies de proposer des « missions » dans lesquelles des citoyens, « volontaires civiques », peuvent s'investir. Ils constituent la « réserve civique », en complément des réserves de sécurité ou réserves sanitaires dans lesquelles s'impliquent des spécialistes, professionnels en formation ou retraités.

 

UNE PLATEFORME INTERNET POUR PROPOSER DES "MISSIONS" ET OFFRIR SES SERVICES

Cette plate-forme est accessible sur le site spécialement dédié : www.jeveuxaider.gouv.fr

Les offres de « missions » qu'un organisme public ou associatif peut mettre en place et proposer, et auxquelles peuvent répondre les citoyens bénévoles, sont essentiellement de quatre ordres :

> de l'aide alimentaire et d'urgence à distribuer aux plus fragiles et plus démunis

> de la garde exceptionnelle d'enfants de soignants ou d'une structure d'aide sociale à l'enfance

> du maintien du lien (téléphone, vidéo, etc.) avec des personnes isolées, malades, âgées, fragiles, etc.

> de la solidarité de proximité (courses pour des voisins empêchés, etc.).

 

UN DISPOSITIF SEYNOIS COORDONNÉ PAR LE SERVICE "VIE ASSOCIATIVE" COMMUNAL

J'ai adressé ce mardi une lettre à toutes les associations seynoises pour inviter celles qui le peuvent à s'impliquer dans la démarche (ci-dessous). Notre service « vie associative » est en astreinte pour coordonner les offres de « missions », en vérifier la faisabilité, éviter les doublons ou les offres inutiles, accompagner leur mise en œuvre dans les conditions de sécurité requises, en fournissant aux « volontaires civiques » de ces associations les protections voulues.

Je demande donc aux associations de ne proposer une « mission » sur la plateforme qu'après être entrées en contact et avoir obtenu le feu vert de notre service « vie associative », par courriel à vieassociative@la-seyne.fr

Je remercie par avance les bénévoles et personnels associatifs et communaux qui acceptent de se mobiliser pour cette œuvre solidaire essentielle, de même, bien sûr, que tous nos concitoyens qui répondront aux appels à cette mobilisation civique.

 

MA LETTRE AUX ASSOCIATIONS SEYNOISES

 

Repost0
25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 04:53

Au huitième jour d'un confinement qui devrait durer encore de nombreuses semaines, j'ai été amené à utiliser une nouvelle fois la communication par la vidéo pour diffuser de nouvelles informations à nos concitoyens.

J'y évoque l'ouverture du centre de consultation Covid-19 qui permet d'éviter l'engorgement des cabinets des médecins de ville et du service d'urgence de l'hôpital, la fermeture des marchés décidée par l'État, et l'affermissement des contrôles des déplacements des personnes..

Repost0
24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 16:55

Sandra Torres, conseillère municipale et régionale « Les Républicains », si je ne suis pas toujours d'accord avec elle sur tous les sujets, partage avec moi – et d'autres, heureusement – une vision de la vie politique fondée sur l'honnêteté intellectuelle et le respect des personnes.

Elle m'a prévenu de sa publication d'une « lettre ouverte » qu'elle m'a adressée à propos de l'épidémie de coronavirus et de sa gestion à La Seyne, que je publie ci-après.

Elle m'a donné l'occasion, au travers d'une autre « lettre ouverte » que je lui ai adressée en réponse, et que je publie également ci-après, de faire un point de la situation...

 

Sans autre commentaire, j'invite les visiteurs de mon blog à prendre connaissance de nos échanges en cliquant sur les images de nos deux « courriers ouverts »...

 

LETTRE OUVERTE DE SANDRA TORRES

 

MA RÉPONSE OUVERTE À LA LETTRE DE SANDRA TORRES

 

Repost0
24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 09:06

Le temps que l'information circule auprès du grand public sur une décision et voilà que des modalités contradictoires sont annoncées.

En temps normal, on râlerait ou on se gausserait des décideurs. En période de crise, on s'adapte et on s'efforce de faire passer le nouveau message.

C'est ce que nous avons choisi de faire, sans discuter, avec les moyens dont nous disposons, sans prendre d'initiative dépassant nos compétences, et autant que possible en temps réel. 

 

MARCHÉS ALIMENTAIRES : FERMÉS, OUVERTS, FERMÉS

À La Seyne, nous avions ainsi anticipé en décidant de fermer nos marchés. Ça a fait hurler certains. Puis le ministre de l'Agriculture nous a rappelés à l'ordre en signifiant que « les marchés alimentaires de plein vent et les halles doivent rester ouverts ».

Nous avons alors mis en place une adaptation permettant de respecter les « gestes barrières » sous le contrôle de notre police municipale et nos trois marchés ont repris une certaine activité. Ça a aussi fait hurler certains, et parfois les mêmes !

Mais, finalement, le Premier ministre a décidé lundi soir de l'arrêt des marchés. Nous nous exécutons donc et revenons à notre décision initiale de suspension.

Nous le regrettons bien sûr pour l'activité économique des forains, mais la raison de prudence extrême commande. Nous avons en revanche invité les commerçants de proximité autorisés à rester ouverts à nous communiquer leurs horaires pour que nous les diffusions (cliquez ICI pour accéder à la liste qui sera mise à jour au fur et à mesure et disponible sur le site du magazine communal leseynois.fr).

 

DU NUMÉRO VERT SUBMERGÉ À UN CENTRE DE CONSULTATION SEYNOIS

Nous étions aussi préoccupés par l'incompréhension et l'inquiétude des personnes atteintes de symptômes grippaux auxquelles les autorités sanitaires demandaient de ne pas consulter leur médecin de ville mais d'appeler un numéro vert orientant – ou pas – vers le centre 15 dédié aux urgences médicales. Résultat : on ne comptait plus les gens angoissés interpellant la mairie ou les élus pour demander ce qu'il y avait lieu de faire. Or nous ne sommes pas médecins...

Nous nous réjouissons donc de pouvoir apporter notre contribution à un dispositif qui est entré en service ce lundi dans les locaux de notre ancienne école Amable-Mabily que nous avons décidé de mettre à la disposition, avec du mobilier simple mais adapté, des gels hydroalcooliques, des masques et lingettes, de la Communauté professionnelle territoriale de santé, réseau d'une cinquantaine de médecins de ville volontaires qui se relaient avec des infirmiers pour accueillir des patients soupçonnant une atteinte par le coronavirus afin de réaliser le diagnostic nécessaire. Les cabinets médicaux de ville sont ainsi protégés et les services d'urgence hospitalière risquent moins l'engorgement.

Mais, sans faire de polémique inutile et malvenue, est-il normal, ainsi que le relevait, à l'occasion de l'ouverture de cette structure unique dans l'aire toulonnaise, le président du Conseil régional de l'Ordre des médecins, qu'il faille « se débrouiller » ainsi entre praticiens libéraux et collectivité locale, et lancer un appel aux dons de masques pour faire fonctionner un tel service ?

 Attention  : une erreur s'est glissée dans l'encart de l'article publié par Var-matin reproduit ci-dessus : le centre est ouvert du lundi au vendredi (et non du lundi au mardi), et son responsable, le docteur Guardigli, a annoncé que, si besoin, il pourra l'être aussi le week-end.

 

DES MASQUES DE 2009 À JETER OU À UTILISER ?

On pourrait citer d'autres exemples d'indécisions et de contrordres, telle cette instruction reçue des autorités nous signifiant de ne pas utiliser les 6000 masques restant de l'épidémie de grippe H1N1 de 2009, finalement contredite par l'accord donné par l'Agence régionale de santé autorisant la mairie à les lui remettre pour qu'elle les répartisse en fonction des besoins.

C'est le lot de toute période exceptionnelle où les choses évoluent à une vitesse pharamineuse supposant des adaptations constantes. Personne n'est à blâmer. Tous ceux qui décident et ceux qui exécutent font de leur mieux.

 

UNE SEULE CERTITUDE CONSTANTE : PROTÉGEONS-NOUS, PROTÉGEONS LES AUTRES !

Saluons donc une nouvelle fois le dévouement et l'abnégation de tous les cadres et agents des services publics qui sont sur la brèche et qui, au-delà des soignants, méritent bien sûr qu'on ouvre sa fenêtre le soir pour les applaudir, mais surtout qu'on leur facilite la tâche en évitant de tomber malade et de propager le virus, en respectant scrupuleusement les consignes de confinement à domicile, pour l'instant sans contrainte par un couvre-feu qui, de toute façon, serait illégal, seul le préfet, représentant de l'État, et non le maire, ayant le pouvoir de le décider...

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 05:34

Comme j'en ai pris l'habitude depuis que, sauf pour certaines obligations liées à ma fonction, je suis en situation de « télé-maire »​​​​​​​, j'essaie d'apporter quelques informations, recommandations et suggestions via de petits films vidéo que je réalise depuis mon domicile.

​​​​​​​Je rappelle dans celui-ci les contraintes qui s'imposent à nous quant à la forêt communale, aux plages et espaces verts de détente. J'invite aussi ceux qui veulent se rendre utiles auprès des plus fragiles à découvrir l'initiative de notre office d'HLM « Terres du Sud Habitat »​​​​​​​ de promouvoir le projet solidaire de l'association « Voisins solidaires », et à s'en emparer, y compris dans les résidences et lotissements qui ne sont pas du logement social.

​​​​​​​

Repost0
20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 10:53

Ce sont des personnels de notre office d'HLM « Terres du Sud Habitat » qui ont eu l'idée. Et qui ont commencé à la déployer auprès des 5.000 familles locataires de nos logements sociaux. L'idée est d'aider nos habitants, grâce à un « kit » proposé par l'association « Voisins solidaires », à mettre en place de petits dispositifs du quotidien de nature à s'entraider dans les circonstances présentes, en particulier lorsque des personnes âgées, malades, fragiles, vivent dans notre voisinage.

 

Certes, je sais que, déjà, beaucoup de Seynois n'ont pas attendu cet accompagnement logistique pour faire preuve de solidarité auprès de ceux de leur environnement qui en ont besoin. Mais, avec le soutien des associations de locataires, de quartiers, conseils citoyens, l'initiative peut trouver un bel élan supplémentaire.

 

Et se décliner aussi hors du parc de logement social, dans n'importe quelle résidence, lotissement ou lieu-dit de La Seyne...

 

 

L’association VOISINS SOLIDAIRES, que l'on connaît bien chez nous car elle est l’origine de la Fête des Voisins (10 millions de participants en 2019, dont plus d'une centaine de rendez-vous conviviaux de dizaines de personnes dans nos quartiers et résidences de La Seyne) et regroupe plus de 150.000 réseaux de voisins partout en France, se mobilise face à l’épidémie due au Coronavirus. Le « confinement » de la population a des conséquences qui impactent très fortement la vie quotidienne de nombreux Français.

 

Si les travailleurs sociaux, les aides ménagères, l'ensemble des divers « aidants » sont débordés, ne peuvent se déplacer ou sont absents, qui va s’occuper de la personne âgée confinée chez elle ? Qui va pouvoir aller à la pharmacie proche chercher les médicaments ? 

 

Des questions simples mais qui risquent vite de rendre la vie quotidienne de nombreux Français très difficile. Les pouvoirs publics risquent d’être débordés par des demandes d’aide qu’ils ne pourront satisfaire.

 

La société civile, les citoyens, les entreprises, veulent aider les pouvoirs publics à faire face à cette situation d’urgence. Ils sont prêts à se mobiliser ! Ils sont prêts à être solidaires ! Les habitants et le voisinage offrent un gisement formidable de générosité et de ressource gratuite. 

 

Un voisin peut en effet aller faire les courses pour la personne âgée. Des familles peuvent à tour de rôle garder les enfants des familles voisines pour éviter une absence trop longue au bureau. On peut tous préparer un repas ou aller chercher des médicaments pour la personne dépendante ou handicapée, mutualiser l’achat des courses…

 

Autant de gestes simples de solidarité qui font du bien et permettent une « continuité de vie » et de parer au plus urgent et au minimum vital.

 

Pour aider les Français à se mobiliser, l’association VOISINS SOLIDAIRES, le ministère de la Cohésion des Territoires et des relations avec les collectivités territoriales, l’Espace de réflexion éthique de la région Ile-de-France, AG2R LA MONDIALE et les partenaires de son engagement sociétal, leur proposent un kit gratuit « Coronavirus : et si on s’organisait entre voisins ? ». Il a pour objectif d’aider les habitants à organiser l’entraide (affiche, tract, annuaire des voisins, panneau des voisins). Un mini-guide de conseils face au coronavirus, élaboré par des professionnels de santé, viendra compléter le dispositif.

 

Il est diffusé par le réseau de l’association : 1.400 mairies, dont celle de La Seyne, et bailleurs sociaux, dont le nôtre, « Terres du Sud Habitat », les 150.000 réseaux de VOISINS SOLIDAIRES, et celui des partenaires d’AG2R LA MONDIALE, avec leurs réseaux de salariés et de bénévoles. Ce « kit » est téléchargeable sur le site de l’association : www.voisinssolidaires.fr.

 

L'esprit de responsabilité et de solidarité qui, les faits en attestent une fois de plus en cette période délicate, anime les Seynois, me donne à penser que, avec ou sans le « kit », nombre de nos concitoyens se sont déjà naturellement engagés dans de telles démarches fraternelles. Mais ne nous privons pas d'une opportunité supplémentaire pour, malgré l'isolement, faire un pas de plus vers le vivre ensemble. Et merci aux personnels de « Terres du Sud Habitat » d'avoir eu cette initiative vertueuse.

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 08:04

De l'avis de nos policiers municipaux, et de ce que j'ai pu moi-même constater en allant faire quelques courses – muni de mon attestation de déplacement dérogatoire ! –, les Seynois s'astreignent plutôt sans rechigner au respect des consignes de confinement, même si, pour l'heure, il est encore nécessaire d'expliquer les choses à certains. Il ne faut pas relâcher sa vigilance préventive. On le fait pour soi-même et, avec fraternité, pour tous les autres. 

 

LA RÉOUVERTURE DES MARCHÉS FORAINS ALIMENTAIRES SE PASSE BIEN

Le marché du Cours Louis-Blanc a réouvert avec parcimonie ses étals. Les forains ont été exemplaires de sérieux et de pédagogie envers leurs clients. Les policiers ont veillé à ce que ces derniers aient bien avec eux leur attestation de déplacement : aucun n'était en défaut. Les chalands ne se sont pas attardés comme à l'ordinaire pour refaire le monde sur la placette Laïk. Ce vendredi, c'est celui des Sablettes, avec cinq ou six étals alimentaires sur la place Édouard-Lalo, qui tentera l'expérience. Ensuite, viendra celui de la place Saint-Jean, à Berthe.

Il se trouve bien sûr sur les réseaux sociaux, me dit-on – car je ne les fréquente pas moi-même –, certains qui font flèche de tout bois pour hurler au risque inconsidéré que je ferais prendre en permettant le fonctionnement des marchés. À ceux-là, je répète que nos villes voisines ont d'autant plus pris le même parti que La Seyne que le gouvernement, pourtant pas du tout décidé à déroger à sa règle stricte de prévention, recommande que les marchés se tiennent, le ministre de l'agriculture étant lui-même plus impératif en indiquant que « les marchés alimentaires de plein vent ou les halles doivent rester ouverts ».

 

LES PLAGES INTERDITES D'ACCÈS ET LES SORTIES EN MER PROHIBÉES

Au cas où cela aurait échappé à certains, je rappelle que l'État a dû se résoudre à interdire la fréquentation des plages car elle était prétexte à de trop nombreux rassemblements de personnes.

Nos services communaux et métropolitains, que je ne remercierai jamais assez de leur disponibilité en cette période, en leur recommandant à nouveau la prudence, ont donc installé des balisages d'interdiction partout où cela s'est avéré possible, notamment aux accès les plus utilisés.

Comme l'a rappelé un préfet d'une zone littorale, « une promenade à pied ou une sortie en bateau ne sauraient constituer une exception au confinement au motif de la pratique de l'exercice physique ». Et cette interdiction doit être interprétée pour tout le parc Fernand-Braudel des Sablettes, dont une partie est sur le domaine public maritime.

Alors, même si l'on n'aperçoit pas de barrière d'interdiction, nul ne saurait ignorer la loi : le message que j'ai délivré ce mercredi pour la forêt de Janas vaut pour tout notre littoral. Il faut vraiment faire effort de respecter les consignes sanitaires : ce jeudi, même s'il a été relevé deux fois moins de voitures garées que la veille sur les parkings d'entrée de zone forestière, encore trop de gens, par groupes de plusieurs personnes, se promenaient, certains pendant près de deux heures, en forêt communale et nous avons dû verbaliser.

 

UNE SEYNE INÉDITE À EN RÊVER

La ville est d'un calme et d'une propreté impressionnants. Pour nous permettre d'en profiter un peu à distance, j'illustre cet article des photos prises par un journaliste du service de communication municipal – dont la profession l'autorise à se déplacer, même s'il doit le faire avec grande prudence – qui donnent à chacun de nous, isolé à son domicile, une vision inédite de notre commune.

Tout comme la vidéo ci-dessous, réalisée par un autre responsable de ce service, qui nous permet de rêver un peu à une ville inhabituelle où le bruit du ressac et les chants des oiseaux auraient reconquis leurs droits de cité. À méditer pour nos usages urbains lorsque le fléau épidémique sera derrière nous...

 

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité