13 septembre 2018 4 13 /09 /septembre /2018 07:28

On comprendra sûrement mieux pourquoi je m'obstine à réclamer à cor et à cri des moyens supplémentaires pour nos forces de sécurité lorsqu'on apprendra que, ce mercredi soir, a été menée avec succès une opération « stup » dans un des sites de notre quartier Berthe où s'ancre depuis des mois un infernal trafic.

Le vendeur a été interpellé avec 700 grammes de résine de cannabis, 15 grammes de cocaïne et 1470 euros. Et c'est grâce à la mobilisation de la Brigade de Sécurité de Terrain (BST) de Toulon-La Seyne, renforcée par le déploiement de l'unité de gendarmerie mobile que le préfet du Var a pu obtenir du ministère de l'Intérieur suite au drame de la nuit de dimanche à lundi.

Bravo et merci à nos forces de l'ordre qui traquent sans relâche vendeurs et guetteurs.

 

TRAQUER SANS CESSE, INQUIÉTER LES ACHETEURS, RÉFLÉCHIR À LÉGALISER...

La preuve est une nouvelle fois attestée, si besoin était, que nos demandes sont fondées. Plus on disposera de ressources humaines et logistiques, et plus les trafiquants, les jeunes gens qu'ils emploient pour guetter et les habitants qu'ils utilisent, voire contraignent, à jouer les « nourrices », c'est-à-dire à stocker la drogue chez eux, pourront être arrêtés et déférés à la justice.

J'ai aussi approuvé sans réserve les décisions de mener la vie rude aux « clients » en les interpellant et les verbalisant. Il faut pouvoir tarir la demande pour assécher l'offre.

Et peut-être serait-il temps que, comme me l'ont plusieurs fois évoqué des cadres de la justice et de la police, soit enfin engagée une réflexion sur la légalisation du cannabis à usage récréatif, en suivant attentivement ce qui va être mis en œuvre au Canada à compter du 18 octobre prochain, dans le cadre d'une loi votée en juin dernier par la Chambre des communes et le Sénat de ce pays, justifiée par la ministre canadienne de la Justice, Jody Wilson-Raybould, « afin de garder [le cannabis] hors de la portée des jeunes et priver les criminels d'en pouvoir profiter » ?

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité
12 septembre 2018 3 12 /09 /septembre /2018 20:07

Nos quartiers populaires urbains fragilisés tremblent de peur. Les autres sites de notre territoire partagent avec eux un cruel sentiment d'insécurité.


Comme je le fais depuis des mois, des parlementaires de nos circonscriptions de la métropole toulonnaise, quelles que soient leurs sensibilités politiques, me disent tenter de relayer auprès du Gouvernement la détresse de dizaines de milliers de nos concitoyens terrorisés par la violence criminelle qui s'enkyste chez nous.


Or voilà que la presse locale annonce pour ce jeudi la venue sur notre territoire du Chef du Gouvernement. Mais apparemment pas pour prendre la mesure des drames que connaissent les quartiers de l'aire toulonnaise auxquels l'État régalien se doit d'assurer la sécurité, l'égalité des chances et la fraternelle solidarité de la nation. Monsieur Philippe aurait ainsi opposé une fin de non-recevoir à des députés lui ayant demandé de consacrer ne serait-ce qu'un bref moment à nos concitoyens dans l'angoisse.


L'annonce de cette visite survient le jour même où je reçois deux courriers : l'un du cabinet du même Premier Ministre m'indiquant qu'il regrette de ne pouvoir accéder à ma demande d'audience pour aborder nos graves problèmes urbains au regard de ses nombreuses – et bien compréhensibles – obligations ; et un autre du Président de la République m'invitant à assister, au Musée de l'Homme à Paris, au... « lancement de la stratégie de lutte contre la pauvreté » !


Si les informations quant à son refus d'aller à la rencontre de nos habitants en souffrance sont avérées, ce serait indigne d'un haut personnage de l'État duquel on attend qu'il incarne, au nom de la cohésion des territoires à laquelle il a été dédié un ministère, les valeurs bienveillantes et égalitaires de la République.


Mais, d'ici à ce jeudi, il lui est encore temps de se ressaisir.

 

 

 

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11 septembre 2018 2 11 /09 /septembre /2018 05:26

Les Seynois sont toujours sous le choc au lendemain du nouveau drame effroyable qui endeuille deux familles et toute notre ville. La nuit passée et la journée d'hier ont connu une mobilisation sans faille de la préfecture du Var, des services de police, des élus et personnels de la commune, et du monde associatif. Que tous soient sincèrement remerciés pour leur implication spontanée et efficiente.

La déclaration que j'ai faite à la presse ce lundi en fin de matinée (vidéo France 3 ci-dessous ou ICI), expose les mesures de l'immédiat et les démarches pour la suite qui ont été entreprises. Plusieurs d'entre elles ont été traduites dans les faits.

 

DES RÉPONSES AUX BESOINS DE SÉCURITÉ DE L'IMMÉDIAT

La police judiciaire est évidemment au travail pour retrouver le ou les auteurs de l'effroyable tuerie. La préfecture a confirmé dans la soirée le déploiement de gendarmes mobiles en renfort de la mobilisation des forces de police de l'aire toulonnaise dont la présence rassurera dès ce mardi matin nos concitoyens. C'est une bonne chose. Puissent-ils demeurer chez nous aussi longtemps que nécessaire.

J'ai exhorté les familles à protéger leurs enfants mineurs. À contrecœur, car il n'est pas dans mon état d'esprit républicain d'entraver la liberté de déplacement, après avoir recueilli les avis de spécialistes de la prévention, j'ai décidé de prendre un arrêté municipal d'interdiction de la présence dans la nuit des mineurs de moins de 17 ans non accompagnés de personnes majeures dans l'espace public. Cette décision est bien sûr provisoire et l'interdiction sera levée dès que la sécurité sera assurée. La présence des unités mobiles de sécurité devrait permettre de mettre fin rapidement à cet « état d'exception » qui me désole.

 

UN ACCOMPAGNEMENT PSYCHOSOCIAL SPONTANÉ

Dès ce mardi matin, des permanences de cellules psychologiques ouvertes aux personnes ayant besoin de parler et d'être accompagnées, seront en place. Je dois une vraie reconnaissance aux spécialistes qualifiés des associations à vocation d'accompagnement social, familial et parental qui se sont mobilisés avec spontanéité pour assurer cette nécessaire mission d'accueil et d'aide.

Je n'en suis pas étonné, connaissant le dévouement des acteurs associatifs de notre ville. Une seule structure, pourtant spécialisée dans l'aide aux victimes, a refusé de s'impliquer sans contrepartie financière dans la démarche ; j'en suis stupéfait et la poursuite de notre partenariat pourrait malheureusement s'en trouver entachée...

 

LA SOLIDARITÉ DES INSTITUTIONS ET DE NOMBREUX ÉLUS

L'Éducation nationale, l'office d'HLM « Terres du Sud Habitat », et d'autres acteurs éducatifs et urbains, ont aussi pris leur part de la fraternelle solidarité qui s'est développée. Les députées Émilie Guérel et Cécile Muschotti ont à nouveau accompagné nos démarches en direction du ministère de l'Intérieur. J'ai reçu d'innombrables témoignages de solidarité et de compassion envers les Seynois de la part de nombreux maires, de toute la France et de toutes sensibilités politiques, dont, naturellement mes onze collègues de la métropole toulonnaise (voir leur message plus bas). Je leur en sais gré. Ça fait chaud au cœur.

Quant aux funestes récupérateurs qui font flèche nauséabonde de tout bois pour travestir la réalité, désigner des coupables, et exploiter la détresse des gens à des fins politiciennes, qu'ils continuent à hurler avec les loups ; le peuple seynois, comme toujours uni et solidaire en ces circonstances tragiques, est insensible à leurs divaguantes vociférations.

 

L'EXIGENCE ABSOLUE DE SOLUTIONS PRÉVENTIVES DURABLES

Il reste à traiter les questions de fond, celles pour lesquelles nous supplions depuis des mois les autorités d'entendre nos appels à la solidarité envers nos territoires fragilisés.

Nous portons toujours l'exigence d'être choisis par l'État comme « quartiers de reconquête républicaine » pour que la « police de sécurité du quotidien » dispose enfin des moyens humains et logistiques de sa mission protectrice.

Nous interpellons la collectivité départementale, en charge de par la loi de la mission d'aide sociale à l'enfance, pour qu'elle inverse la funeste tendance engagée depuis plusieurs années de diminution des moyens alloués à la prévention spécialisée de la délinquance par ses éducateurs de rue et dispositifs d'insertion.

Et nous réclamons le retour aux moyens dédiés à la prévention naturelle des déviances par l'éducation scolaire et périscolaire, la culture, le sport, la formation et l'insertion professionnelle.

C'est là le devoir qu'une patrie républicaine doit à ses enfants. Notre détermination demeure sans faille. 

Après le nouveau drame de notre cité Berthe... merci à ceux qui se sont mobilisés
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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 06:10

Un jeune homme et un ado sont morts. Un ou des tueurs ont encore commis l'irréparable dans la nuit à La Seyne. Je suis empreint de tristesse et de compassion envers les familles et les proches des victimes, et nombre de mes concitoyens, pas seulement ceux de nos quartiers fragiles, sont plongés dans le chagrin, l'amertume et l'incompréhension. J'appelle tous et chacun au calme et à la dignité.

Bien sûr, selon la formule consacrée, « l'heure est au recueillement ». C'est ce qui me donne la force de contenir aussi une certaine rage.

Car ce n'est pas faute d'avoir alerté depuis près de deux ans les autorités de l'État sur le développement d'un climat des plus inquiétants et réclamé à la fois des renforts de sécurité et des moyens pour la prévention. Sans aucun effet.

Pourtant, j'ai en mémoire ces propos : « Les élus, en particulier les maires, sont ceux qui connaissent le mieux leur territoire, qui savent où se développe la délinquance. Je demande que dans les trois prochains mois on puisse prendre contact avec eux pour définir en partenariat une vraie stratégie de sécurité pour le territoire ». C'était une déclaration de M. Collomb, ministre de l'Intérieur, il y a environ six mois.

Et le même d'annoncer des renforts de police et de gendarmerie là où il y en a le plus besoin : « 600 policiers dédiés », répartis sur 30 « quartiers de reconquête républicaine », et un objectif de « porter à 250 » le nombre de « groupes de contact » de gendarmes visant à assurer une proximité avec la population.

La Seyne a été la seule commune du Var à se porter volontaire immédiatement. Toulon l'a rejointe quelque mois plus tard. On aurait pu penser que ma demande allait croiser la volonté affichée par le gouvernement.

Eh bien non. Pas d'application de ce dispositif pour la police du Var. Seuls quelques gendarmes ont été prévus pour... Collobrières et Lorgues. Sur les seuls 20 départements sur 101 qui voient leurs moyens de gendarmerie renforcés, aucun n'est situé en Provence-Alpes-Côte d'Azur, mais il y en a tout de même cinq de la région de M. Collomb, Auvergne-Rhône-Alpes. Quant aux « quartiers de reconquête républicaine », le Var est totalement oublié : pour notre région, seules les villes de Nice et Marseille semblent intéresser l'État. Sans autre commentaire...

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9 août 2018 4 09 /08 /août /2018 09:10

« Τὰ Καίσαρος ἀπόδοτε Καίσαρι καὶ τὰ τοῦ θεοῦ τῷ θεῷ ». Oui, il faut rendre à César ce qui lui appartient. Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur, qui ne compte habituellement pas au nombre de mes amis les plus chers, a été prompt à répondre à la dernière lettre que j'ai adressée au Premier Ministre à la suite du nouvel événement dramatique qui a récemment entraîné la mort d'un jeune homme. Je l'en ai remercié dans un courrier et fait j'ai part de ma satisfaction au chef du gouvernement dans un autre (ci-dessous au bas de cet article).

La prudence demeure toutefois de mise et il faut espérer que les choses se concrétisent, notamment en terme de moyens humains et logistiques, mais il est désormais acquis que nos alertes sur la situation exceptionnellement grave que nous connaissons depuis plusieurs mois ont enfin été entendues.

Il reste, comme je l'indique à Édouard Philippe, à obtenir que soit abordée la question de cette délinquance, désormais criminelle, dans toutes ses dimensions, depuis la prévention par l'éducation dès le plus jeune âge, par l'école, le sport, la culture, le travail social de rue, l'insertion vers l'emploi, jusqu'à l'accompagnement des victimes et leurs proches et la réinsertion des personnes placées sous main de justice.

Merci, néanmoins, au préfet du Var et ses services, dont la police, qui ont rapidement apporté tous éléments attendus par le ministre de l'Intérieur, aux députées Guérel, Lévy et Muschotti qui ont relayé nos attentes, aux syndicats de policiers qui ont confirmé notre triste diagnostic, et aux mouvements politiques qui, à l'instar du PCF et du PS, ont soutenu notre démarche.

Nous demeurons vigilants et, avec les élus, l'ensemble des personnels territoriaux et les acteurs économiques et associatifs, déterminés à accompagner, dans le cadre des compétences communales et métropolitaines, les efforts que l'État va devoir déployer pour qu'on en finisse avec ces drames qui, au-delà de ceux qui les subissent, plongent toute notre population dans l'inquiétude et le doute quant à l'attention que la nation républicaine leur prête.

Pour que tout un chacun soit au fait de l'évolution des choses, je publie ci-dessous les derniers échanges de courriers faisant suite à mes lettres du 29 juin et du 4 août.

 

LA LETTRE DU MINISTRE DE L'INTÉRIEUR (7 AOÛT 2018)

 

MA LETTRE AU PREMIER MINISTRE (9 AOÛT 2018)

 

MA LETTRE AU MINISTRE DE L'INTÉRIEUR (9 AOÛT 2018)

 

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4 août 2018 6 04 /08 /août /2018 09:19

« Le temps qu'il fait le trois, il le fera le mois ». Si l'on en croit ce dicton de nos campagnes, rapporté par Anne-Christine Beauviala dans son ouvrage « Météo et dictons régionaux », les temps à venir risquent d'être chauds, et pas seulement d'un point de vue caniculaire.

On me pardonnera d'essayer de détendre un peu l'atmosphère avec cette maxime paysanne, mais croyez que je souris jaune dans le contexte abominable de criminalité que les importantes communes de la métropole du « Grand Toulon », dont La Seyne, connaissent depuis de trop nombreux mois. Comme tous les Seynois, et pas seulement ceux qui vivent au quotidien dans la terreur aux abords des endroits où s'ancrent durablement les trafics qui semblent être la cause de ces trop fréquentes fusillades, mon inquiétude se mue semaine après semaine en un peu plus de colère.

 

NOUVEL APPEL URGENT AU PREMIER MINISTRE

Après une nouvelle funeste et mortelle nuit de ce 3 août, mon aigreur va bien sûr à l'endroit des initiateurs des trafics et des auteurs des coups de feu d'avertissements, de représailles ou de règlements de comptes. Mais mon exaspération vise aussi la puissance publique de l'État que j'alerte en vain depuis des mois. Que les choses soient claires : ce n'est ni envers le préfet du Var, le directeur départemental de la sécurité publique, ou les fonctionnaires des divers services de police et de justice, tous dévoués et efficaces mais usés par le manque de moyens, que s'accroît mon mécontentement irrité ; c'est vis-à-vis de l'échelon gouvernemental qui s'obstine à faire la sourde oreille aux alertes que je lui adresse.

J'ai cette nuit rédigé une nouvelle missive au Premier Ministre (ci-dessous), la dernière, en date du 29 juin, n'ayant même pas fait l'objet d'un accusé de réception. Combien faudra-t-il de victimes pour qu'on daigne se pencher sur cette situation gravissime ?

Sans réponse appropriée dans les meilleurs délais, j'inviterai notre population, chaque jour un peu plus en souffrance et dans l'angoisse, à manifester avec moi son désarroi et son sentiment d'abandon par la Nation dont l'esprit républicain se délite gravement. Ça ne peut ni ne doit plus durer.

Les fusillades homicides, ça suffit !
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26 juillet 2018 4 26 /07 /juillet /2018 06:33

Dans trois jours, il y aura un mois que j'aurai informé le Premier Ministre des inquiétudes que nous ressentons, à La Seyne et à Toulon, depuis une bonne année, autour des violences qui s'accroissent sur fond de trafic de drogue dans nos quartiers populaires urbains fragilisés. J'ai évoqué la question dans un article de ce blog.

Je peux comprendre que le Chef du Gouvernement ait d'autres chats à fouetter que de se pencher dans l'urgence sur le sentiment d'abandon de l'immense majorité des quelque 42.000 Toulonnais et Seynois qui résident dans nos quartiers prioritaires et n'aspirent, même si leurs situations sociales et économiques sont précaires, qu'à vivre dans la quiétude que la nation leur doit, et même des 180.000 autres des concitoyens de nos deux communes qui résident à leur proximité et s'inquiètent à juste titre.

 

FACE AU SILENCE DE MORT INSTITUTIONNEL.. PRENDRE LE TAUREAU PAR LES CORNES

Je ne m'attendais pas à ce que, d'un coup de baguette magique, les effectifs de police et les moyens de justice flambent, que les moyens de l'éducation scolaire et des temps libres, du sport, de la culture, de la prévention de rue, de l'insertion professionnelle, tombent miraculeusement du ciel, et que les tours où s'enkystent les trafics s'effondrent subitement. Mais j'espérais au moins un retour de quelque subalterne membre d'un cabinet ministériel, m'indiquant que ma missive en forme de S.O.S. était bien parvenue et qu'allait être mise à l'étude la suite qui pourrait lui être réservée. Hélas, seul un assourdissant silence me revient de Matignon.

Le préfet a fait ce qu'il a pu, avec les moyens dont il dispose, dépêchant dans l'urgence et pour quelques jours des C.R.S. dont la présence a bien rassuré la population. Les services de police ont continué avec succès leurs opérations anti-drogue, même si chaque poche de délinquance éradiquée est quasi aussitôt remplacée par une autre. J'ai alerté la députée de notre circonscription qui s'emploie à relayer nos craintes et nos demandes.

Mais on ne peut pas attendre jusqu'à la Saint-Glinglin que les oligarques se réveillent. Avec Mekki Boutekka, notre maire-adjoint à la jeunesse, et l'équipe de notre service municipal en charge des jeunes, nous avons décidé de prendre le taureau par les cornes pour cette tranche d'âge qui nous préoccupe le plus. Et c'est ainsi que nous avons chamboulé l'organisation du travail de nos animateurs municipaux...

 

DES SÉJOURS DE PLEINE NATURE, DES LIEUX OUVERTS LA NUIT, DES PROJETS PROFESSIONNELS

Les jeunes de 16 à 25 ans trainent la nuit, risquant toutes les déviances ?... les animateurs travailleront de l'après-midi à minuit, iront chercher les jeunes sur leurs lieux d'errance, et proposeront des activités, dans les Espaces Accueil Jeunes (EAJ) de proximité, ou des sorties en soirée. J'ai pu me rendre compte ce mercredi soir, au cours d'un barbecue à l'EAJ Jules-Renard de Berthe, de l'engouement que ces initiatives suscitent (photo en tête de cet article).

Les jeunes « tiennent les murs » des immeubles où les réseaux sévissent, risquant d'être entrainés dans les trafics par des malfaisants ?... les animateurs les embarqueront dans des minibus pour des séjours d'une quinzaine en camping, leur proposeront des activités physiques de pleine nature, où ça ne leur fera pas de mal de se confronter aux éléments naturels, aux risques, à la nécessaire solidarité d'équipe, au respect vital des consignes des guides sportifs de rafting, de nage en eau vive, de canyoning, d'escalade. 

Les jeunes adultes trainent les pieds sans perspective, avec la réplique facile sur le registre « de toute façon, il n'y a pas de boulot pour nous » ?... les animateurs les inviteront et aideront à se former pour qu'eux-mêmes, avec un Brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur ou un Brevet fédéral sportif, puissent s'occuper des plus petits, ou, pour d'autres, à partir de la Maison de la Jeunesse où des militaires rodés tiennent des permanences d'information sur les métiers de l'armée et de la gendarmerie, seront accompagnés pour qu'ils envisagent une insertion dans un métier de la défense, peut-être en passant par une phase de service militaire adapté (SMA), puisque celui-ci n'est plus, depuis le quinquennat de M. Hollande, réservé aux seuls jeunes des outremers.

 

L'ÉTAT N'EST PAS POUR AUTANT EXONÉRÉ DE SES RESPONSABILITÉS

Le conseil municipal, malgré quelques incompréhensibles réticences de certaines élues minoritaires, a validé ce mardi la démarche. Et la dépense qui ne sera amortie que par une petite aide que la préfecture a pu dégager. On y va donc.

Grand merci aux équipes de nos animateurs municipaux, à ceux des associations et clubs sportifs avec lesquelles ils coopèrent. Ils montrent, si besoin était, une fort belle image du service public si injustement dénigré et fragilisé.

Mais leur dynamisme et leur bonne volonté, bien au-delà de leurs obligations statutaires, n'exonèrent en rien l'État de ses responsabilités. Son silence est inacceptable. Je ne voudrais pas perdre patience...

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25 juillet 2018 3 25 /07 /juillet /2018 17:13

Conjugué aux imprudences, aux incivilités, voire aux malveillances, le réchauffement climatique désormais durable fait craindre chaque année un peu plus le départ de feux pouvant être catastrophiques pour nos espaces naturels, sinon meurtrier pour les populations permanentes et les vacanciers.

Si la méridionale Grèce est malheureusement très souvent victime d'événements dramatiques comme ceux qu'elles connaît en ce moment, les pays scandinaves découvrent avec effroi les affres de cette situation qui, année après année, fait trembler de plus en plus de pays du Monde.

En Provence, chacun a en tête des épisodes dramatiques. La Seyne a elle-même payé son tribut et elle honore la mémoire de ses soldats du feu qui ont payé de leur vie, à diverses reprises, leur engagement contre des incendies.

 

LES CITOYENS SEYNOIS ACTEURS DE LA PRÉVENTION DES INCENDIES

Les forêts seynoises, par bonheur, sont passées au travers des feux depuis de nombreuses années. Mais La Seyne s'en donne les moyens. Ses propres citoyens, devrais-je dire, s'en donnent eux-mêmes les moyens. Je tiens notamment à saluer l'implication bénévole de nos « hommes en orange », ces volontaires de la Réserve communale de sécurité civile qui apportent leur appui aux professionnels de notre corps de sapeurs-pompiers, aux agents de l'Office national des forêts et à notre service municipal de sécurité et de prévention des risques. Ils répondent toujours présents à l'occasion des manifestations publiques et sont toujours volontaires pour assurer des tours de garde de vigie à partir des points culminants de notre massif forestier de Sicié, notre plus précieux bijou de verdure.

Je dois aussi louer le travail de tous ceux qui concourent à sensibiliser à la prévention des incendies, à la connaissance, donc au respect, des espaces naturels et patrimoniaux, qu'ils soient enseignants, animateurs municipaux, bénévoles ou personnels de très nombreuses associations seynoises, depuis notre société de chasse qui entretient nombre d'espaces forestiers jusqu'aux associations dédiées à l'environnement et la nature, en passant par les clubs d'activités physiques et sportives de pleine nature, qui toutes, d'une façon ou d'une autre, participent à l'éveil des consciences environnementales et à la protection de nos sites.

 

DE NOUVEAUX VOLONTAIRES À FÉLICITER ET REMERCIER !

Sûrement jugée pas assez « croustillante » pour être relayée par la presse, une délibération votée unanimement par notre conseil municipal ce mardi est passée inaperçue. Elle organise l'implication des bénévoles de l'association des Amis de Janas et du Cap Sicié auprès de la Réserve communale pour venir en renfort de surveillance et d'information des publics aux divers accès de la forêt communale, lorsque ceux-ci, de mi-juin à mi-septembre, sont totalement fermés, en période de risque très sévère d'incendie.

Merci donc, et bravo, à ces volontaires associatifs qui ont répondu mon appel à s'impliquer, lancé en fin d'été dernier, et auquel, outre nos « réservistes », des employés communaux volontaires de tous services, que je félicite, ont également déjà répondu.

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25 juillet 2018 3 25 /07 /juillet /2018 09:32

Ils n'ont plus que quelques mois pour effectuer les travaux nécessaires à ce que les logements qu'ils mettent à la location ne soient plus ni insalubres, ni « non décents », ni indignes. Les propriétaires privés seynois seront astreints, dès le 1er février 2019, à déclarer leur intention de louer leurs logements.

Les bailleurs indélicats, qu'on qualifie de « marchands de sommeil », pas si rares que ça à La Seyne, en particulier dans notre centre ancien, qui osent proposer à bail à des personnes précaires de véritables taudis, ont du souci à se faire.

 

L'INSTAURATION D'UN « PERMIS DE LOUER »

La Seyne est en effet la première des douze communes de la métropole à solliciter Toulon Provence Méditerranée (TPM), désormais compétente en la matière, pour que soit mis en œuvre le dispositif du « permis de louer », instauré par la loi ALUR de 2014. Et le conseil métropolitain s'y est déclaré favorable, approuvant unanimement le 19 juillet la demande seynoise, avant que notre conseil municipal ne délibère à son tour, ce mardi, recueillant l'assentiment des élus de toutes sensibilités politiques.

Sauf à risquer des poursuites judiciaires de la part du préfet, ainsi qu'une amende de 5.000 euros, les propriétaires ou gestionnaires devront déclarer leur intention de louer et attester du bon état et de la décence de leur bien. L'objectif est bien d'inciter les propriétaires à rénover leurs logements mis à la location, d'autant que la commune et la métropole apportent des aides pour cela, de consigner les allocations logement au détriment de ceux d'entre eux qui seraient peu regardants, et d'interdire à ceux qui ont déjà été condamnés pour hébergement non décent ou insalubre d'acquérir un nouveau bien à destination locative.

 

UNE DÉMARCHE DÉCLARATIVE AVANT DE MANIER LE BÂTON...

Parce que notre équipe municipale veut croire à la responsabilité de chacun, elle s'en tiendra pour l'instant à imposer une démarche déclarative. Mais, qu'on se le dise, si la simple pédagogie ne permet pas d'obtenir l'effet escompté de lutte contre l'habitat dégradé, on passera à la vitesse supérieure, permise par la loi : la déclaration volontaire sera complétée d'un contrôle pouvant contraindre à effectuer les travaux préalablement à la délivrance d'une autorisation de mettre à bail.

Nul doute que les associations qui se battent à juste raison pour le droit au logement, la défense des locataires et des consommateurs, apprécieront à sa juste valeur cette initiative originale dans le Grand Toulon et manifesteront leur satisfaction, tout en s'efforçant, si l'expérience est concluante, de sensibiliser d'autres communes à suivre la voie ouverte par La Seyne...

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30 juin 2018 6 30 /06 /juin /2018 04:38

Ça ne peut plus durer. Les mois se suivent et les mêmes faits se renouvellent. Certains quartiers populaires de la métropole toulonnaise, dont notre cité Berthe seynoise, sont de plus en plus fréquemment, depuis plusieurs mois, le théâtre de règlements de comptes.

Les policiers, en manque cruel de moyens humains et logistiques, font tout ce qu'ils peuvent, mais les actes continuent. La justice, elle aussi en panne de ressources suffisantes, fait de son mieux, et donne priorité au traitement de ces crimes et délits qui pourrissent la vie de tous.

Mais nos concitoyens n'en peuvent plus de vivre dans un contexte désormais durable de terreur. Et pas seulement ceux qui vivent dans les quartiers urbains fragilisés par un contexte économique et des politiques publiques éloignant pour beaucoup toute perspective d'insertion sociale et professionnelle et générant des situations propices à toutes les déviances. Les criminels du trafic de drogue, presque toujours venus d'ailleurs pour investir un territoire jusqu'alors plutôt plus épargné que d'autres, font fructifier à leur sinistre profit le terreau de la pauvreté et la désespérance.

 

POLICE, JUSTICE, PRÉVENTION ET INSERTION : IL FAUT DES MOYENS !

Si la police et la justice sont à la peine, on souffre aussi des baisses drastiques des moyens de la prévention spécialisée que conduisent de moins en moins d'éducateurs de rue, et de la prévention « naturelle » que représente l'éducation dès le plus jeune âge, celle de l'école et celle du périscolaire, l'action solidaire qui accompagne ceux qui risquent la dérive, le sport et la culture qui forgent les consciences et apprennent le vivre ensemble, l'accès au logement et à la santé facteurs de dignité, et la formation professionnelle qui devrait être garante d'une insertion par l'emploi, premier rempart contre la délinquance, mais dont beaucoup ne profitent plus, alors même que la dynamique économique de l'Ouest Var, dont notre technopôle de la mer, est au rendez-vous et que les chiffres du chômage sont bien moins mauvais chez nous qu'ailleurs dans la région.

 

UN SENTIMENT D'ABANDON DE LA RÉPUBLIQUE

Ça ne peut plus durer. Il faut que l'État mesure l'urgence de la situation. J'ai donc saisi une nouvelle fois le Gouvernement pour exiger les moyens dus à notre territoire, au nom de l'égalité entre les citoyens, afin qu'on en finisse avec une situation qui s'enkyste, et avant que, déjà ancré dans nos cités populaires, le sentiment d'abandon de la République n'irradie dans l'ensemble des sites de la métropole du Grand Toulon.

Sans actes forts et durables, ce sont ceux qui détestent la République qui tireraient profit d'un pourrissement. Et le peuple tout entier comprendrait alors sa douleur.

 

 

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