30 juin 2018 6 30 /06 /juin /2018 04:38

Ça ne peut plus durer. Les mois se suivent et les mêmes faits se renouvellent. Certains quartiers populaires de la métropole toulonnaise, dont notre cité Berthe seynoise, sont de plus en plus fréquemment, depuis plusieurs mois, le théâtre de règlements de comptes.

Les policiers, en manque cruel de moyens humains et logistiques, font tout ce qu'ils peuvent, mais les actes continuent. La justice, elle aussi en panne de ressources suffisantes, fait de son mieux, et donne priorité au traitement de ces crimes et délits qui pourrissent la vie de tous.

Mais nos concitoyens n'en peuvent plus de vivre dans un contexte désormais durable de terreur. Et pas seulement ceux qui vivent dans les quartiers urbains fragilisés par un contexte économique et des politiques publiques éloignant pour beaucoup toute perspective d'insertion sociale et professionnelle et générant des situations propices à toutes les déviances. Les criminels du trafic de drogue, presque toujours venus d'ailleurs pour investir un territoire jusqu'alors plutôt plus épargné que d'autres, font fructifier à leur sinistre profit le terreau de la pauvreté et la désespérance.

 

POLICE, JUSTICE, PRÉVENTION ET INSERTION : IL FAUT DES MOYENS !

Si la police et la justice sont à la peine, on souffre aussi des baisses drastiques des moyens de la prévention spécialisée que conduisent de moins en moins d'éducateurs de rue, et de la prévention « naturelle » que représente l'éducation dès le plus jeune âge, celle de l'école et celle du périscolaire, l'action solidaire qui accompagne ceux qui risquent la dérive, le sport et la culture qui forgent les consciences et apprennent le vivre ensemble, l'accès au logement et à la santé facteurs de dignité, et la formation professionnelle qui devrait être garante d'une insertion par l'emploi, premier rempart contre la délinquance, mais dont beaucoup ne profitent plus, alors même que la dynamique économique de l'Ouest Var, dont notre technopôle de la mer, est au rendez-vous et que les chiffres du chômage sont bien moins mauvais chez nous qu'ailleurs dans la région.

 

UN SENTIMENT D'ABANDON DE LA RÉPUBLIQUE

Ça ne peut plus durer. Il faut que l'État mesure l'urgence de la situation. J'ai donc saisi une nouvelle fois le Gouvernement pour exiger les moyens dus à notre territoire, au nom de l'égalité entre les citoyens, afin qu'on en finisse avec une situation qui s'enkyste, et avant que, déjà ancré dans nos cités populaires, le sentiment d'abandon de la République n'irradie dans l'ensemble des sites de la métropole du Grand Toulon.

Sans actes forts et durables, ce sont ceux qui détestent la République qui tireraient profit d'un pourrissement. Et le peuple tout entier comprendrait alors sa douleur.

 

 

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Marc VUILLEMOT

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