15 avril 2022 5 15 /04 /avril /2022 09:36

Partout en France, le vote du budget d'une collectivité est le moment majeur de l'année. C'est ce qui permet de traduire en actes les choix de l'équipe dirigeante et l'autorise à engager ses dépenses. Partout, sauf, manifestement... à La Seyne.

 

Si l'on en croit la presse locale, la séance du 11 avril du conseil municipal dont l'enjeu principal aurait dû être ce vote budgétaire a surtout été consacrée à régler des différends entre membres de l'équipe majoritaire de la maire. C'est assez désolant.

 

Mais peut-être était-ce un choix délibéré de surjouer l'accessoire pour masquer l'essentiel ?...

 

 

La presse locale, en tous cas, soit s'y est laissée prendre, soit a considéré que c'était plus croustillant, donc plus vendeur, de mettre en exergue les discordes sérieuses qui fragilisent la majorité municipale plutôt que les décisions qui conditionnent pour une année la vie quotidienne et le cadre urbain des Seynois.

 

DEUX FOIS PLUS DE PLACE POUR LES EMBROUILLES QUE POUR LE BUDGET

 

En atteste ce comparatif de la place réservée au vote du budget dans les articles parus les trois jours suivants dans le journal Var-matin, les trois articles étant reproduits à la même échelle.

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Outre le fait que l'article du 13 avril titre étrangement que « l'opposition fond sur N. Bicais », alors que le contenu de cette pleine page prouve le contraire, les échanges d'amabilités n'ayant eu lieu qu'entre membres de la très fragile « coalition » majoritaire qui n'en finit pas de se déliter, les divers groupes d'opposition laissant l'équipe de la maire gérer en son sein ses désaccords, on relèvera que la place laissée au budget (entourée de bleu et rouge), sujet majeur pour la population qui n'est rapporté que trois jours après la réunion du conseil municipal, n'est au mieux que deux fois moindre que celle dédiée aux sujets de discorde entre élus majoritaires (entourée de brun).

 

"LA MARSEILLAISE" RÉÉQUILIBRE LES CHOSES

 

Dans le texte de l'article paru le 12 avril sur l'autre quotidien local, La Marseillaise, les informations ont tout de même des places plus équilibrées, même si les avis de la majorité sur le budget (encadré bleu) – on a le devoir de le regretter, même si on est de gauche – se limitent au strict minimum. 

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BEAUCOUP DE TEMPS PASSÉ SUR DES « AFFAIRES PERSONNELLES »

 

Et, à juste titre, le journaliste de La Marseillaise conclut son article en relayant le sentiment exprimé par Olivier Andrau, au nom des élus des gauches et de l'écologie, d'une désolation de constater en fin de séance que le débat sur le budget a été bouclé en quelques minutes tandis que les « affaires personnelles » ont fait l'objet d'une heure de discussions. Ce qui explique peut-être l'option retenue par ses confrères de Var-matin : accorder de la surface de texte en proportion des temps consacrés à un sujet...

 

Et, comme on peut douter que la maire demeurera peu encline à organiser des réunions publiques d'information et d'échanges sur les finances communales, les Seynoises et les Seynois n'en sauront pas plus sur les choix budgétaires qui, de l'avis des élus des gauches et de l'écologie, soulèvent de graves problèmes.

 

LES ANALYSES ET CRITIQUES DES ÉLUS DES GAUCHES ET DE L'ÉCOLOGIE

 

C'est pourquoi je m'autorise à reproduire ci-dessous (et ICI en pdf, mieux lisible sur les mobiles) les analyses et critiques qu'ils ont formulées lors de la réunion du conseil municipal et mis en ligne sur leur blog...

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Finances - budget et impôts
18 mars 2022 5 18 /03 /mars /2022 09:28

Ça devient un leitmotiv affligeant : selon l'actuelle équipe municipale, ses prédécesseurs ont été inactifs pendant douze ans ! Et elle pense que ça lui permet de masquer ses propres errances.

 

Le débat d'orientation précédant le vote du budget 2022 a encore été l'occasion pour la maire de ne pas répondre sur le fond aux questions soulevées par l'opposition des gauches et de l'écologie en affirmant une nouvelle fois que l'équipe que j'animais « n'a rien fait ».

 

Et ce mensonge, ayant été relayé par la presse régionale, m'a de nouveau contraint à sortir de ma réserve pour rétablir la vérité sous la forme d'un communiqué dont les journaux locaux ont bien voulu publier l'essentiel.

 

 

ET POURTANT, MADAME LA MAIRE, ON A INVESTI. ET ANNUELLEMENT PLUS QUE VOUS.

 

Il y a en fait eu au moins deux contrevérités rapportées par les journalistes qui ont été avancées par la maire lors de la séance de ce lundi du conseil municipal. Elle a d'une part affirmé que mon équipe n'aurait rien fait en matière d'investissements pour les équipements publics communaux. Le communiqué que j'ai rédigé démontre, chiffres officiels à l'appui, que non seulement il n'en est rien, mais, de plus, que l'actuelle municipalité en fait moins que la précédente...

 

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Dans un souci d'objectivité, la presse a accepté de relayer ma mise au point : La Marseillaise ICI et Var-matin ICI.

 

 

ET POURTANT, MADAME LA MAIRE, ON A GÉRÉ LES DÉPENSES DE PERSONNEL. ET MIEUX QUE VOUS.

 

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Mais ce n'est pas tout. Alors que, par la voix d'Olivier Andrau, élu socialiste, l'opposition de gauche a alerté sur l'accroissement des dépenses de personnel, la maire a encore usé de l'affirmation d'une inexactitude sur la gestion antérieure pour se dérober, certifiant que l'équipe que j'animais « n'a jamais obtenu le glissement vieillesse technicité à 1,7% » sur une année.

 

Le "glissement vieillesse technicité", ou "GVT", c'est l'augmentation mécanique des charges de personnel découlant de l'ancienneté acquise par les agents et de leurs montées en grade suite à des réussites à des concours.

 

Mais ce qui est à observer, c'est la hausse globale du coût des personnels qui s'établit à plus de 3% en une année 

 

Alors, en effet, du temps de notre équipe, le coût des agents n'a jamais subi une hausse limitée à 1,7%. Nous avons plutôt fait beaucoup mieux. Entre 2014 et 2019, les dépenses de personnel sont passées de 59,1 à 61,6 millions d'euros, soit une hausse de 4,18% en cinq ans, donc une hausse moyenne de 0,84% par an, soit... la moitié des 1,7% que la maire se vante de réaliser aujourd'hui, s'emmêlant les pinceaux entre le GVT et la hausse générale qui, elle est prévue de plus de 3%. Parfois, il vaudrait mieux tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler...

 

 

ET SI, MADAME LA MAIRE, VOUS PARLIEZ UN PEU FINANCES AVEC LES SEYNOIS ?...

 

Tout ça atteste d'une gestion dangereusement approximative qui risque de fragiliser des finances communales encore instables malgré douze années de prudence et d'efforts de redressement et de désendettement. Les Seynois avaient d'ailleurs l'occasion, tous les deux ans, de suivre l'avancée de la patiente remise en ordre des capacités budgétaires et financières de leur commune au cours de réunions publiques où j'exposais la situation dans le détail et répondais à leurs interrogations et suggestions.

 

Mais ça, c'était dans la vie d'avant. Maintenant, les réunions publiques de la période du vote du budget municipal sont consacrées à la présentation du « collier de perles » de la maire, tandis que la situation financière risque de tourner au vinaigre.

 

Mais attention, les perles de culture, dans le vinaigre, ça risque la dissolution...

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14 décembre 2021 2 14 /12 /décembre /2021 04:29

Les calotins doivent être ravis. On se demandait à quoi allaient servir les économies réalisées grâce à la baisse sans explication de plus de 20% des subventions municipales aux associations socio-éducatives laïques. On a la réponse : à abonder la caisse de l'association de gestion de l'école privée catholique de La Seyne.

Les élus de gauche et écologistes se sont opposés à cette décision lors d'une récente réunion du conseil municipal. Ils ne l'ont pas fait par dogmatisme laïcard, intolérant et anticlérical, mais parce que, s'ils entendent naturellement que l'on respecte la loi qui impose aux communes de financer l'enseignement privé sous contrat avec l'État, ils ont à juste titre considéré que la municipalité n'était pas obligée de faire du zèle en allouant une contribution intégrant les surcoûts des aides spécifiques que la Ville apporte aux écoles publiques, notamment celles des quartiers fragiles classées en "réseau d'éducation prioritaire" pour aider à la réduction des inégalités face aux savoirs.

 

À PART CEUX DE GAUCHE, ÇA NE TROUBLE PAS LES ÉLUS D'UN CONSEIL POURTANT RÉPUBLICAIN

La position adoptée par les actuels élus écolos et de gauche est conforme au choix auquel, comme maire, je me suis toujours astreint – ce que, partout, font la plupart des élus, de droite comme de gauche –, considérant que le budget communal doit être destiné à l'ensemble de la population et non de façon discriminante pour des cas particuliers, nos écoles publiques disposant de suffisamment d'espaces pour accueillir tous les élèves seynois. Et ce bien sûr en respectant la liberté que la loi confère aux parents de scolariser leurs enfants dans le privé, la commune apportant sa juste contribution légale, mais seulement sa contribution légale, le surplus devant être assumé par les familles, l'organisme gestionnaire de l'école, voire la paroisse, l'évêché, l'archevêché, le Vatican ou le Royaume des Cieux.

Comme citoyen libre-penseur athée, je suis tout de même scandalisé que la décision de la maire de porter de 600 à 1200 euros le forfait alloué par la commune pour chaque élève de "l'escòla dei capelans" n'ait pas soulevé plus de protestations parmi les 49 membres d'un conseil municipal supposé républicain.

Et je serais bien tenté d'aller plus loin, mais, sait-on jamais en ces temps d'obscurantisme néo-médiéval où de nouveaux croisés appellent en vue de l'élection présidentielle au retour aux « valeurs chrétiennes » de la France, je ne voudrais pas finir sur un bûcher comme Segarelli.

 

VASES COMMUNICANTS ET TOUR DE PASSE-PASSE BUDGÉTAIRE

J'aurais d'autant plus cette tentation que je ne peux m'empêcher de rapprocher cette décision de celle prise lors du vote du budget 2021 de réduire de 21% par rapport à 2019 les subventions allouées aux associations laïques qui œuvrent pour l'enfance, la jeunesse et les familles dans une démarche socio-éducative pour l'émancipation, sans distinction, de nos petits futurs citoyens de tous les quartiers de la commune, de toutes les croyances et de toutes les origines. J'en faisais état, chiffres à l'appui, en avril dernier (voir ICI).

À ceux qui voudraient en savoir plus et connaître dans le détail le tour de passe-passe comptable qui a permis de doubler l'aide communale à cette école privée confessionnelle, je propose de lire en cliquant ICI l'extrait d'un article que les élus écologistes et de gauche ont mis sur leur blog très instructif auquel j'invite d'ailleurs les visiteurs du mien à s'abonner.

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21 octobre 2021 4 21 /10 /octobre /2021 06:57

Le quotidien Var-matin consacre ce jeudi une bonne place aux annonces et analyses du premier adjoint seynois à propos des appuis attendus par La Seyne de la Région Provence d'une part, et de la Métropole Toulon Provence Méditerranée d'autre part.

Il y a de bonnes nouvelles, des silences, et des réflexions qui pourraient irriter certains des décideurs.

 

PRESQUE 200.000 EUROS DE LA RÉGION POUR DES PROJETS DE LA COMMUNE

Bien sûr, les Seynois doivent se réjouir que leur premier adjoint, par ailleurs vice-président chargé des finances du Conseil régional de Provence, annonce – étrangement avant qu'elles ne soient votées, mais passons... – des décisions de soutiens financiers à des projets auxquels tient la municipalité. 

Ce seront 196.000 euros qui seront alloués à la commune par la Région : 104.000 euros pour le sentier sous-marin de La Verne, 40.000 euros pour la Maison Françoise-Giroud qui aide les femmes victimes de violences intrafamiliales, autant pour des plantations d'arbres, et 12.000 euros pour un véhicule-citerne pour la réserve communale de prévention des incendies.

Et puis, même si le premier adjoint le présente un peu abusivement comme à mettre à l'actif de la municipalité, il faut ajouter un million d'euros étalés sur deux ans que l'Université de Lyon – et non la commune – va obtenir de la Région pour la rénovation de l'Institut Michel-Pacha dont elle est propriétaire, appelé à devenir un centre de séminaires et de conférences scientifiques, ainsi que nous avions réussi à l'en convaincre lorsque nous étions aux affaires (voir les articles de mon blog et de Var-matin).

 

MAIS C'EST LOIN DE COMPENSER LES DÉSENGAGEMENTS ANTÉRIEURS DE LA RÉGION !

Mais ce que le premier adjoint n'a sûrement pas raconté à la presse, c'est que ces 196.000 euros d'aides régionales à la commune sont très loin de compenser le désengagement unilatéral du Conseil régional, décidé abruptement en 2018, des financements de l'accompagnement social des habitants des quartiers fragiles.

L'actuel premier-adjoint-vice-président-de-Région s'était peut-être engagé un peu hâtivement, en réponse à la presse, alors qu'il était conseiller municipal d'opposition et déjà conseiller régional, à obtenir de la Région qu'elle « investisse les mêmes sommes » que celles qui disparaissaient alors...

Et puis, même s'il faut se réjouir des financements en voie d'être obtenus, il faut les relativiser au regard de ceux que la commune espérait pour les avoir sollicités par décision de sa maire en décembre dernier.

 

CE N'EST JAMAIS QUE 6% DES 18 MILLIONS DONT LA MAIRE A FAIT RÊVER LES SEYNOIS

En effet, même en y intégrant le million que l'Université de Lyon va obtenir, les 1.196.000 euros annoncés par le premier adjoint ne représentent jamais que 6 % des plus de... 18 millions d'euros que la Ville s'enorgueillissait de pouvoir obtenir du Conseil régional de Provence – y compris d'ailleurs sur des projets ne relevant pas de sa compétence...

Les élus minoritaires des gauches et de l'écologie du conseil municipal avaient vu juste lorsqu'ils avaient publié, suite à ces annonces irréalistes de fin 2020, une tribune appelée « L'envol de La Seyne, décollage imminent ?... ». On ne gouverne pas en vendant du rêve.

 

ATTENTION À LA POLITIQUE POLITICIENNE...

Je n'en fais pas le reproche au premier-adjoint-vice-président-de-Région. À l'épreuve de la gestion, on se rend compte qu'obtenir des soutiens est un dur et constant combat.

Mais peut-être la majorité municipale aurait-elle pu éviter d'appeler (dans le bulletin municipal, en pleine période électorale...) à voter pour ses candidats aux élections départementales et régionales en signalant que « les collectivités régionales, départementales et métropolitaines (...) sont des alliés indispensables pour trouver les moyens financiers de requalifier La Seyne-sur-Mer ».

S'agissant de la Région, c'était manifestement un peu exagéré...

Et, à propos de la « collectivité métropolitaine » (qui n'est pas une collectivité...), je commente dans un autre article les avis apportés par le premier adjoint sur l'accompagnement de La Seyne par la métropole Toulon Provence Méditerranée dont il est également vice-président...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Finances - budget et impôts
15 octobre 2021 5 15 /10 /octobre /2021 03:35

Un sou est un sou. Lorsqu'on peut faire financer à 100 % un projet, pourquoi s'en priver ?

Il faut croire que La Seyne a servi de test à l'État pour voir s'il ne pouvait pas tenter de se désengager du financement du dispositif des « cités éducatives ». Et ça a marché, ainsi que je le rapportais dans un précédent article de ce blog. Alors qu'elle n'y était pas contrainte, notre commune a accepté de mettre la main au porte-monnaie.

Pourtant, l'Association des Maires Ville & Banlieue de France, en s'insurgeant (voir communiqué en bas de cet article) contre l'hypothèse émise par une commission officielle d'envisager de demander pour 2022 une participation financière aux collectivités locales pour ce programme social et éducatif, confirme que ce n'est jusqu'à présent pas une obligation.

 

L'adjoint à la maire chargé de la politique de la ville s'est donc fait duper par l'État. Et il aurait pu se passer d'en faire lors d'un entretien de presse un sujet politicien en forme de charge contre ses prédécesseurs supposés inconséquents. La réalité lui revient au visage. Mais on ne va pas en sourire, l'important serait désormais que La Seyne envisage de se joindre au concert des autres maires des villes populaires vulnérables pour refuser solidairement que l'État impose l'inacceptable pour l'avenir.

 

LA CRISE SANITAIRE A ACCRU LES INÉGALITÉS FACE À LA RÉUSSITE SCOLAIRE

Au lieu de sans cesse regarder en arrière, il y a des sujets pour le futur où, l'union faisant la force, les collectivités locales regroupées ont matière à faire avancer les choses pour ce qui concerne la réussite scolaire et l'insertion professionnelle et sociale des enfants et des jeunes des villes et quartiers fragiles. C'est d'autant plus nécessaire depuis que la crise sanitaire a accru les inégalités entre classes sociales. Le ministère de l'Éducation nationale relève lui-même que, à cause du coronavirus, le niveau en lecture et en maîtrise des nombres est plus faible en 2020 qu'en 2019 et que « ces constats sont systématiquement plus dégradés pour les écoles relevant de l'éducation prioritaire que pour les autres. »

 

RAISON DE PLUS POUR EXIGER DES MOYENS DE SOUTIEN ET DE COMPENSATION

Entre autres combats où les communes ont besoin de parler d'une seule voix forte, au-delà des « cités éducatives », se pose, et notamment pour La Seyne, la question de l'obtention d'une « dotation de surcharge scolaire » pour que l'État couvre les charges qu'une Ville doit assumer en plus des autres communes pour ses écoles en « réseau d'éducation prioritaire » (REP) et la révision de la géographie de l'éducation prioritaire pour qu'aucun quartier vulnérable classé « politique de la ville » du pays ne soit plus oublié par l'Éducation nationale parmi les « REP », ce qui, justement, est le cas du centre-ville de La Seyne.

Être élu, c'est aussi se bagarrer pour son territoire.

 

 

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30 septembre 2021 4 30 /09 /septembre /2021 08:39

Le contentieux relatif au projet avorté de port de plaisance le long sur le site de nos anciens chantiers navals est enfin clos. La justice a conforté La Seyne dans sa décision.

Mais que n'avons-nous pas entendu depuis que la municipalité que j'animais a constaté que l'opérateur du programme ne respectait pas son engagement à réaliser cet équipement portuaire tant attendu et a dû se résoudre à lui en retirer la responsabilité !

Nous avions pourtant eu raison...

 

NOUS AVONS EU RAISON DE PROTÉGER LES INTÉRÊTS DE LA SEYNE

Il aura fallu pas moins de huit ans pour, finalement, revenir au point de départ. Mais l'important est que la plus haute instance de la justice administrative française a validé le choix de la commune. Le tribunal administratif, puis la cour administrative d'appel, et enfin le Conseil d'État, ultime juridiction de recours, ont jugé que la municipalité que j'animais a eu raison de défendre les intérêts de La Seyne vis-à-vis de l'opérateur qui avait été retenu pour réaliser le port de plaisance projeté le long du site des anciens chantiers navals mais qui s'était hélas révélé défaillant.

Le dernier acte de cette trop longue affaire a été le tout récent vote par le conseil municipal d'une délibération annulant les provisions financières que j'avais constituées au cas où la justice m'aurait donné tort.

 

CERTAINS AURAIENT PEUT-ÊTRE DÛ TOURNER SEPT FOIS LEUR LANGUE DANS LEUR BOUCHE AVANT DE CONSPUER...

Entre temps, mon équipe municipale a eu à subir les sarcasmes de certains toujours prompts à vilipender mon incapacité à gérer et défendre La Seyne. En 2015, l'actuel premier adjoint, alors conseiller municipal d'opposition, s'exprimait ainsi à propos de ma décision ayant entrainé un contentieux : « Monsieur le maire est coutumier d'une gestion non seulement approximative mais très dangereuse pour l'avenir de notre ville (...) sa gestion va encore nous coûter des millions d'euros ». En 2017, le même me donnait des leçons en des termes mettant en cause le professionnalisme des fonctionnaires communaux assurant le suivi juridique du projet de port de plaisance : « Je vous ai souvent demandé de travailler en interne, ou en externe d'ailleurs, avec des spécialistes aguerris aux marchés publics compliqués. J'ai bien peur qu'il soit trop tard et que vous soyez responsable d'une catastrophe financière qui semble s'annoncer pour la commune », ajoutant que la société délégataire réclamait « 14 millions d'euros de dommages et intérêts » à la ville.

 

GRAND MERCI AUX FONCTIONNAIRES QUI M'ONT CONSEILLÉ

Les faits sont là. Nous avons eu raison de mettre un terme au programme pour protéger notre ville, certes à contrecœur car cet équipement portuaire, à côté du projet d'hôtels et de cinémas dans l'Atelier mécanique, aurait dynamisé la renaissance économique, culturelle et sociale de La Seyne. Je ne remercierai et féliciterai jamais assez les fonctionnaires territoriaux pour leur compétence et leur clairvoyance qui ont guidé ma décision.

Je suis bien sûr navré que ce port n'ait pu se réaliser, mais qu'on m'autorise aujourd'hui à avoir un petit sourire en coin lorsque je relève que c'est celui-là même qui m'accablait naguère qui, aujourd'hui, en sa qualité de premier adjoint délégué « au développement économique, aux affaires juridiques et de contentieux », a dû annoncer, selon Var-matin, la « bonne nouvelle » aux membres du conseil municipal et leur proposer de voter l'annulation des sommes que j'avais fait provisionner et dont, certain que la commune allait perdre et devoir lourdement dédommager, il demandait en 2017 « la revalorisation »...

 

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16 mars 2021 2 16 /03 /mars /2021 05:31

Tôt ou tard, les réalités masquées ou travesties finissent par ressurgir telles qu'elles sont vraiment. Ça a été le cas lors du débat sur les orientations budgétaires de 2021 qui s'est tenu ce lundi au sein du conseil municipal seynois. Parce qu'un acte administratif se fonde sur des éléments incontestables, il n'est plus possible de faire dire n'importe quoi aux chiffres sur les gestions passées de la commune.

Ce qui était présenté par un audit comme « alarmant » ne semble plus l'être, puisque la maire reprend, à quelques options près, les choix de l'équipe que j'animais, et que le budget de fonctionnement 2021 ressemblera en tous points aux derniers que j'ai proposés aux votes des élus.

En engageant des investissements tous azimuts, par contre, les prévisions de la maire s'apparentent aux budgets de mon prédécesseur Arthur Paecht, que je n'ai jamais blâmé car il ne pouvait deviner la crise financière de 2008 et ses terribles conséquences. Et l'équilibre fragile que, pas à pas, nous avons obtenu en une décennie d'efforts et de rigueur, risque d'être vite rompu. L'épée de Damoclès d'une mise sous tutelle de la commune ressurgit...

 

Les élus minoritaires des gauches et de l'écologie ont analysé dans le détail le rapport d'orientations budgétaires que la maire a exposé aux membres du conseil municipal. Par les voix du communiste Anthony Civettini et du socialiste Olivier Andrau, ils ont fait part de leurs observations...

 

LES ÉLUS DE GAUCHE DÉMONTRENT SUR LEUR BLOG QUE LA MAIRE PRÉSENTE UN BUDGET SEMBLABLE À CEUX DE 2018 À 2020...

Soucieux de faire connaître les réalités révélées et leurs commentaires au plus grand nombre de nos concitoyens, faute pouvoir tenir une rencontre publique du fait de la pandémie, les élus d'opposition ont mis en ligne sur leur blog l'intégralité de leur intervention lors du débat.

J'en ai pris connaissance et je partage leurs constats et leur évaluation. Les chiffres très officiels présentés par la maire contredisent ceux de l'audit qu'elle a commandé l'été dernier, soi-disant révélateurs « d'une situation financière alarmante et d'un lourd héritage ». Il n'en est rien. Pourquoi, si c'était si dramatique, la maire présenterait-elle un budget en presque tous points semblable à ceux de 2018, 2019 et 2020 ? Pourquoi s'autoriserait-elle même, après avoir fustigé des effectifs de personnels communaux qualifiés de pléthoriques, à lâcher la bride en réalisant de nombreuses embauches, augmentant de 1,5 million d'euros le chapitre budgétaire des salaires ?

Non sans humour, relevant la similitude des budgets de fonctionnement entre le précédent mandat et l'actuel, les élus minoritaires ont d'ailleurs conclu en indiquant à la maire : « Si vous étiez cohérente, vous devriez présenter [votre budget] et demander aussitôt aux élus de votre majorité de voter contre, comme vous l'avez fait jusqu'en 2019 ! »

 

MAIS L'INVESTISSEMENT EXPLOSE, LA DIMINUTION DE LA DETTE RALENTIT, L'AVENIR S'ANNONCE INQUIÉTANT...

Par contre, le budget des investissements ne prête pas à sourire. La maire engage la ville dans de nombreuses opérations coûteuses. Rien que pour la réalisation d'un « sentier sous-marin », d'un « espace de promotion de l'image de la ville », d'un centre de plongée, d'un « open-mic », et d'autres projets sûrement utiles, mais peut-être moins urgents que la reconstruction prévue pour 2021-2022 d'une école vétuste des années 1950 qui disparaît de la programmation, ce sont 4 millions d'euros qu'il va falloir financer.

En ajoutant l'acquisition du terrain de Bois Sacré, pour 6 autres millions, seul moyen selon la maire d'empêcher, comme elle s'y est engagée, le programme immobilier qui y était prévu, les élus des gauches et de l'écologie relèvent que la ville va, en une année de mandat, doubler son budget dédié aux investissements. Dans le même temps, alors que nous parvenions à réduire de 5 à 6 millions chaque année l'encours de la dette, sa diminution ne sera en 2021 que moitié moindre, de l'ordre de 3 millions d'euros.

Et ce sont ces choix conjugués qui risquent de réduire à néant les effets d'une gestion antérieure ayant permis de dégager de l'épargne pour l'autofinancement et de ramener de 99 à 12 années la durée nécessaire au désendettement de la ville. La perspective d'une rupture pouvant conduire à une mise sous tutelle ressurgit.

C'est attristant.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Finances - budget et impôts
17 octobre 2020 6 17 /10 /octobre /2020 11:59

Notre Premier adjoint, si j'en crois ce que j'ai lu ce samedi dans Var-matin, n'y va pas avec le dos de la cuillère ! Voilà que je serais soudainement la cause de tous les malheurs que rencontre notre ville en matière de finances locales et d'efficience de ses équipes de fonctionnaires...

On dira que c'est de bonne guerre. Mais, si je suis désormais éloigné des affaires communales et si je laisse le soin à mes amis élus dans l'opposition municipale des gauches et de l'écologie de jouer leur rôle d'analyse des audits que la maire a commandés et qu'ils m'ont transmis,  je me suis tout de même autorisé, sollicité par le quotidien Var-matin, à apporter ma contribution à une lecture de ceux-ci peut-être un peu plus objective que celle que notre Numéro Deux municipal en a faite...

Voici donc ce que j'ai communiqué à la presse...

 

 

Pour ceux des visiteurs de mon blog qui n'y auraient pas eu accès et voudraient se faire leur propre opinion, je me permets de donner à lire, en cliquant sur les termes mis en exergue, quelques éléments...

> les déclarations respectives de la maire et du premier adjoint, pas de même nature l'une et l'autre, comme s'il s'agissait à la fois de manier la polémique et de donner une image de gestionnaires avisés...

> la synthèse de l'audit financier présenté ce vendredi...

> la synthèse de l'audit des ressources humaines...

> pour mémoire, notre propre lecture de la situation financière communale, d'ailleurs corroborée par l'audit dont elle ne se différencie que par les commentaires...

> et, pour mémoire aussi, celle de la situation des agents territoriaux, elle aussi confirmée par l'audit, remarques acerbes de ce dernier, visant nos cadres, mises à part...

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21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 15:41

Malgré les explications que je lui ai fournies il y a quelques mois après ses allégations empreintes de ce que je considérais alors comme n'étant que des erreurs, Madame Bicais persiste dans ce qui devient un concours de duplicité.

Il faut en effet, soit être incapable de comprendre les données objectives de la situation financière, ce qui est inquiétant lorsqu'on prétend incarner l'alternance à la gestion rigoureuse que nous proposons de poursuivre, soit – et je penche pour cette raison – être sacrément culotté pour continuer à écrire, sous le titre « La vérité sur les finances municipales » de son livret-programme,  « [qu']aucune dynamique de relance de la ville n'apparaît dans cette mandature ».

 

Après avoir, dans un article de mon blog, démonté une à une, preuves à l'appui, les cinq contrevérités que la candidate de la coalition de droite et d'extrême-droite présentait comme certitudes sur la situation financière de la commune, se fondant sur une analyse totalement erronée des comptes jusqu'en 2018, je soumets à nos concitoyens la réalité qui confirme, au terme de l'année 2019 dont les comptes sont désormais arrêtés et conformes au compte de gestion du contrôle d'État, que notre situation continue de s'améliorer au-delà de nos objectifs...

Pour essayer d'exposer la réalité de façon la plus abordable pour tous, je livre quatre des diapositives qui permettront de présenter le compte administratif 2019 au conseil municipal d'ici fin juillet.

 

Ce graphique parle de lui-même. En six ans, durée de mon deuxième mandat, les dépenses de fonctionnement ont décru de près de 19%. Il faut être honnête : les charges de personnel (012 - zone  jaune foncé ), qui, malgré la baisse des effectifs, augmentaient naturellement du fait de l'ancienneté des agents, de leurs montées en grade et de l'augmentation de la valeur de leur point d'indice, ont baissé en 2019 du fait du transfert de personnels à la Métropole. Pour le reste, c'est la continuation de notre gestion rigoureuse qui a permis de comprimer régulièrement les charges de fonctionnement des services (011 -  zone grise ) et les subventions et participations (65 -  zone verte ). Les charges financières (66 - zone  jaune clair )demeurent importantes, même si elles baissent du fait de notre bonne gestion de la dette.

 

Notre capacité d'autofinancement n'a cessé de grandir. Pour simplifier, disons que la capacité nette d'autofinancement est l'argent qu'on peut « mettre de côté » dans l'année en ayant plus de recettes que de dépenses, pour réaliser des investissements et rembourser la dette. C'est la première fois, depuis 20 ans, que, grâce à nos efforts, nous dégageons une épargne positive.

 

Ce graphique parle aussi de lui-même. À La Seyne, les décisions d'endettement par l'emprunt ont été prises par la droite, aux affaires locales entre 2001 et 2008. La saine gestion de la dette, permettant une diminution constante de son encours, sont le fait des équipes de la gauche et de l'écologie, élues en 2008 et en 2014. Qu'on s'en souvienne au moment de voter pour l'avenir...

 

Il nous faut désormais 11 ans pour rembourser notre dette. Rappelons que, en 2009, il nous fallait... 99 ans ! Même si on a encore d'importants efforts à accomplir pour parvenir à une situation normale (courbe jaune), aux alentours de 5 ans pour la moyenne des communes françaises, nous avons largement dépassé les objectifs assignés par l'État pour 2019 (courbe bleue) qui attendait de La Seyne qu'elle ramène sa durée de désendettement à 15 ans.

 

Bien sûr, comme Nathalie Bicais, on peut faire le pari qu'à force de seriner des tartuferies, fût-ce contre l'évidence des faits, on parviendra à faire croire au public qu'elles sont des vérités. Moi, je préfère jouer l'honnêteté, quitte à ce que ce ne soit pas à mon avantage. Je le redis, la situation n'est pas encore au beau fixe. Mais il faut vraiment être de mauvaise foi pour affirmer qu'il n'y a aucune dynamique. 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Finances - budget et impôts
21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 09:08

Dans un contexte de gestion budgétaire communale rigoureuse, la perte de recettes due à l'épidémie est estimée pour la Ville à environ 2,5 millions d'euros. Des économies sont certes réalisées sur certaines dépenses de fonctionnement prévues mais non engagées, comme les achats de denrées pour la restauration scolaire suspendue. Mais celles-ci sont contrebalancées par des dépenses exceptionnelles liées à la situation, comme les achats d'équipements de protection fort coûteux.

 

Il faut donc à la fois faire preuve de prudence et garantir la permanence du service territorial. Mais il ne faut pas non plus freiner les missions pour le « vivre ensemble » que conduisent les associations, qui auront d'autant plus à jouer leur rôle lorsque la crise sanitaire sera derrière nous.

 

 

Très active tout au long de l'année, la vie associative seynoise connaît en cette période de pandémie des situations très variées selon les objets de chacune de ses composantes. Si les structures économiques, solidaires et socio-éducatives sont très engagées auprès des personnes et entreprises en difficulté, sous des formes évidemment adaptées, les clubs sportifs ont vu leur saison brutalement arrêtée et nombre d'associations organisatrices de spectacles et événements culturels ou artistiques ont dû renoncer aux temps forts et manifestations, récurrents ou exceptionnels, qu'elles préparaient.

 

 

DES RÉALITÉS ASSOCIATIVES DISPARATES

 

Les besoins de financement des associations sont ainsi très disparates. Celles qui sont actives pour la solidarité doivent engager des frais imprévus. Les charges constantes de celles qui sont locataires ou employeuses de personnel permanent continuent à courir, même si elles bénéficient des aides de l'État au chômage partiel comme n'importe quelle société. D'autres, ayant annulé des sorties, voyages, séjours, spectacles et autres événements, vont avoir moins de frais à couvrir que ce qu'elles avaient prévu.

 

En tout état de cause, seules celles qui reçoivent des subventions importantes de la Ville ont bénéficié, avant la pandémie, de la traditionnelle avance consentie en début d'année qui leur a permis de fonctionner jusqu'à présent. D'ordinaire, le solde leur est alloué avec le vote du budget par le conseil municipal, en avril, en même temps que sont attribuées les subventions à l'ensemble des associations. Si certaines ne sont pas dans le besoin du fait de la suspension ou l'annulation de leurs projets, il faut pourvoir aux besoins de financement des autres.

 

 

DES CONTRAINTES LÉGALES ET DE PRUDENCE DE GESTION

 

Mais le budget communal 2020 n'a pas pu être soumis au vote du conseil municipal. Son vote est reporté au moins de juillet par décision gouvernementale. Il n'est normalement pas possible de décider de nouvelles avances sans délibération des élus communaux, mais un décret a permis que je puisse en décider par simple « certificat administratif », à la condition bien sûr de ne pas excéder le budget dédié en 2019 aux subventions.

 

De toute façon, même si j'en ai chaque année l'envie au regard du magnifique travail qu'elle accomplit à La Seyne, accroître ce budget dédié à la vie associative est d'autant moins mon intention en 2020 que, même avec un suivi budgétaire au jour le jour, la raison commande qu'il soit plutôt revu à la baisse, car les pertes de recettes et les charges exceptionnelles appellent à une extrême prudence si je ne veux pas ruiner en quelques mois les résultats des efforts rigoureux que j'ai imposés à la ville depuis douze ans, qui nous ont conduits à retrouver une situation financière s'approchant de l'ordinaire, avec une capacité d'autofinancement reconquise, une réduction de l'encours de la dette, et une durée nécessaire au remboursement des emprunts ramenée de 99 à 11 ans.

 

Sur la base des propositions qui m’ont été faites, j'ai ainsi pris le parti, pour cette deuxième avance, de « garder une poire pour la soif » pour la fin de l'année, lorsque nous aurons une vision exacte de la réalité financière communale au terme de l'impact épidémique. Suivant ce qu'elle sera, le conseil municipal décidera soit d'attribuer une troisième aide, soit d'y renoncer. Seule une nouvelle partie des crédits potentiels va donc être engagée dans les prochains jours. Cela se fera de façon différenciée, de façon à coller au plus près de la réalité des besoins.

 

 

DES RÉPONSES DIVERSIFIÉES AUX BESOINS DE FINANCEMENT

 

Les associations percevant généralement des subventions de faible montant, en gros inférieures à 1500 euros, recevront 100% de la prévision. Cela concerne les anciens combattants, les associations scolaires, celles qui interviennent sur le cadre de vie, telles que les comités d'intérêt local, celles qui gèrent des lieux d'expression et d'histoire, certaines actions culturelles, des actions mémorielles, des actions patrimoniales et de protection de l'environnement.

 

Les associations impliquées dans le soutien à l'activité économique, l'accueil et l'éducation des jeunes enfants et de la jeunesse, la lutte contre les discriminations, la solidarité, l'aide aux familles et le lien social, l'action socio-éducative, la prévention et la sécurité, très engagées en cette période difficile, percevront, sauf situation exceptionnelle avérée, dont les arrêts effectifs d'activité, 100% des subventions prévues.

 

Le comité des jumelages et les associations culturelles organisatrices d'événements et manifestations annulés auxquels la quasi totalité de la subvention communale est habituellement dédiée percevront 50% de la prévision.

 

La saison sportive étant raccourcie de trois mois par l'épidémie, les associations sportives percevront 75% de la prévision, pourcentage dans lequel est incluse première avance qui a été consentie à certaines d'entre elles. Naturellement, quelques très rares clubs, ceux pour lesquels il reste régler quelques dispositions administratives ou dont la situation, pour des causes indépendantes de la mairie, est telle que leur avenir est annoncé comme instamment compromis, font l'objet d'analyses particulières pouvant justifier une décision ultérieure.

 

Les subventions des associations partenaires du « Contrat de Ville », de la « Cité éducative » et du « Projet éducatif de territoire », qui sont conventionnées avec d'autres institutions partenaires, sont, pour ce qui concerne la commune, conformes aux prévisions.

 

On le comprendra, c'est la raison et la prudence de gestion qui doivent commander aux décisions. Il aurait été tellement facile, surtout en pleine période électorale, de fermer les yeux sur les réalités et reconduire les aides antérieures. Mais les responsables associatifs savent ce qu'est gérer, surtout en période d'incertitude. Et les Seynois dans leur ensemble, j'en suis certain, attendent plus que jamais de la détermination, du sérieux et de la prospective.

 

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Marc VUILLEMOT

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