16 novembre 2021 2 16 /11 /novembre /2021 06:41

Le quotidien Var-matin rapporte ce mardi la présentation par la municipalité des orientations de la Métropole TPM en matière portuaire à une association de résidents d’un quartier. Ça appelle pas mal de questions.

Ce sont des interrogations sur la forme de la communication, d’abord, mais aussi et surtout des besoins de précisions sur le fond, pour répondre aux inquiétudes économiques, sociales et environnementales que suscitent les informations données par la Ville.

La Métropole, seule compétente en matière portuaire, a le devoir de s'exprimer pour confirmer ou non les annonces des élus municipaux.

 

DES INTERROGATIONS SUR LE MODE DE COMMUNICATION

On se demande pourquoi une association d’habitants est informée avant le conseil municipal, voire avant le collectif des comités d’intérêt local (CIL), jamais réuni depuis 2020. C'est une curieuse conception de la démocratie locale...

Pourquoi aussi est-ce la Ville qui annonce des choix alors qu’elle n’a aucune compétence en matière portuaire ? Les priorités exposées sont-elles vraiment celles de la Métropole TPM, seule institution responsable des ports ?...

 

DES INCIDENCES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES

La réalisation d’une passerelle routière appelée « pont de la réconciliation » risquerait fort de ne pas… réconcilier les opérateurs économiques du secteur du nautisme, notamment ceux de l'Espace Grimaud, avec les institutions publiques. Elle imposerait en effet le transfert de 110 anneaux de petits voiliers du « vieux port » qui, du fait de la hauteur de leurs mâts, ne pourraient plus franchir la passe. Leur réinstallation annoncée le long des quais des anciens chantiers navals au tirant d’eau exceptionnel et unique dans la région grèverait les possibilités, prévues depuis des années, d’y accueillir des unités importantes en hivernage ou en attente d‘entretien et réparation dans nos entreprises locales en concurrence rude avec celles d’autres ports de Méditerranée. Cela fragiliserait gravement l’activité économique, donc l’emploi, d’une filière-phare et des activités tertiaires connexes.

On sait que ce pont est une promesse de campagne de la maire. Mais on se grandit toujours en acceptant de réorienter ses choix. Pourquoi ne pas s’en tenir à l’élargissement du quai du port actuel, ne nécessitant que la relocalisation de 40 anneaux ? La Métropole est-elle prête à prendre et assumer un tel risque économique et social ?…

 

DES CONSÉQUENCES ENVIRONNEMENTALES ET URBAINES

Renoncer à l’élargissement le long des quais actuels du « vieux port » enterrerait la possibilité d’y réaliser l’indispensable site propre du futur bus à haut niveau de service et les voies cyclables prévues. Le développement des mobilités douces est le seul moyen de relancer la fréquentation du centre-ville, de désengorger la traversée du port et de prendre notre part dans la réduction des émissions de gaz nuisibles à la qualité de vie urbaine et au climat. Sans desserte moderne et propre en proximité immédiate, stimulant la rénovation de l'habitat et de l'activité commerciale, des fresques, des animations culturelles et festives, certes bienvenues comme l'actuelle sur le thème de « l'écume de nos déchets », ne suffiront jamais à redynamiser notre centre ancien.

Le renoncement à ce projet vital d’investissement pour reporter ses financements sur un « pont de la réconciliation » risquerait fort de ne pas… réconcilier les institutions publiques avec les commerçants et services du centre-ville, avec l’hôtel Mercure cerné par quatre voies de grande circulation, avec les concepteurs du Parc de la Navale qui en détiennent la propriété intellectuelle, ni avec les gens attachés au patrimoine historique, parmi lesquels le ministère de la Culture dont on se demande s’il apprécierait qu’une autoroute urbaine vienne jouxter le monument classé qu’est notre pont transbordeur.

La Métropole, responsable du projet de rénovation urbaine du centre-ville autant que des ports, des parcs urbains, des voiries, de l'économie et des transports collectifs, suit-elle la municipalité seynoise sur cette orientation ?...

 

DES BESOINS IMPÉRIEUX DE RÉPONSES AUX USAGERS ET CITOYENS

Enfin, si l’on doit se réjouir des annonces de mises en chantier des réhabilitations, sur lesquelles nous avons travaillé avec la Métropole depuis des années, des ports de la Petite Mer et de Saint-Elme, y compris en assumant pour des raisons d’équilibre économique une extension du nombre d’anneaux de ce dernier, il reste à préciser les intentions de TPM en matière de ce que la Ville annonce comme un projet de « gestion globale » de l’ensemble des ports par le futur concessionnaire pour la désignation duquel un appel à candidatures va être lancé l'an prochain.

Les associations de plaisanciers vont-elles conserver leur place, en particulier pour le Port du Manteau dont la petite mais très active société nautique assume aujourd’hui très bien la gestion de ses espaces portuaires ?…

Tout ça fait beaucoup d’interrogations. La Métropole a le devoir de s’exprimer sur ces enjeux.
 

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11 novembre 2021 4 11 /11 /novembre /2021 05:42

Avec mes anciens collègues de l'Association des maires Ville & Banlieue de France et les médias du groupe de BFM et RMC, nous avons créé un outil au service des journalistes pour leur permettre de disposer d'un annuaire de contacts d'habitants et d'acteurs de la vie des quartiers urbains vulnérables de métropole et des outremers.

 

La Seyne est évidemment concernée, avec ses deux quartiers en « politique de la ville » de Berthe et du centre-ville. J'invite leurs habitants et acteurs économiques, sociaux, culturels et associatifs qui y agissent à s'emparer de cet instrument qui, après un an de rodage expérimental, sera officiellement lancé dans les prochaines semaines.

 

UN ANNUAIRE DE CONTACTS POUR FAIRE ÉMERGER LES RÉCITS URBAINS

L'idée de « Vu des quartiers » est de permettre aux médias de disposer de sources locales, dans chacun des 1514 sites urbains prioritaires, sans remplacer la voix des quartiers, ni l'information institutionnelle, ni le travail d'investigation et de croisement des informations que les journalistes recueillent.

On le constate trop souvent, les réalités de nos grands ensembles d'habitat social et nos centres anciens dégradés apparaissent au travers du prisme des seules dégradations, violences ou trafics. Tout ne va pas pour le mieux, loin de là, et il ne faut pas donner « une image idéalisée ou romancée » de nos quartiers en difficulté. Mais on peut les évoquer « plus justement et de façon plus équilibrée ».

Pour y parvenir, les journalistes ont besoin d'interlocuteurs souhaitant leur parler et raconter ce qui se passe chez eux. C'est tout le sens du projet de cet annuaire de médiation entre les professionnels de la presse et les gens vivant ou agissant sur nos territoires vulnérables.

 

AUX ÉLUS LOCAUX DE PROMOUVOIR L'ANNUAIRE « VU DES QUARTIERS »...

Ayant répondu favorablement à la sollicitation des maires de l'association « Ville & Banlieue » de continuer à m'y investir bénévolement bien que je ne sois plus maire, je me dois de promouvoir ce nouvel instrument que nous avons imaginé et co-construit avec des rédactions de grands médias nationaux.

Et je souhaite que les maires des 856 communes françaises abritant des quartiers prioritaires, dont ceux de La Seyne, Hyères et Toulon, s'emploient de leur côté à relayer par leurs moyens de communication institutionnelle le projet « Vu des quartiers » auprès de leurs concitoyens pour que ceux qui le souhaitent deviennent des « contacts » pour les journalistes afin de rééquilibrer les images de leurs lieux de vie.

 

Pour en savoir plus, et peut-être accepter de devenir interlocuteur de la presse pour votre quartier, cliquez ICI ou sur la bannière ci-dessous...

CLIQUEZ POUR EN SAVOIR PLUS

 

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23 octobre 2021 6 23 /10 /octobre /2021 03:20

On pouvait s'y attendre. Le président de Toulon Provence Méditerranée n'a pas apprécié les propos du premier adjoint seynois à propos de la coopération intercommunale et l'a fait savoir dans une communication à Var-matin.

Hubert Falco et moi ne nous sommes évidemment pas concertés, mais il était inévitable que les remarques fallacieuses qui nous visaient gratuitement l'un et l'autre provoquent deux réactions de même nature, de chaque côté de la rade, et par delà nos divergences politiques.

En tous cas, à La Seyne, le nouvel album d'Asterix, paru ce jeudi, n'est pas "Asterix et le griffon", mais une réédition locale d'un précédent paru en 1970.

 

 

ZIZANIE ENTRE LA SEYNE ET LA MÉTROPOLE

CLIQUEZ SUR L'ARTICLE POUR L'AGRANDIR

J'ai mis en ligne le jour même sur ce blog ma propre réaction.

Mais, comme je n'ai pas pour habitude de fragiliser la presse écrite en reproduisant, comme d'autres le font, les articles de journaux aussitôt parus, j'ai laissé passer un jour pour relayer l'article de Var-matin exposant la déclaration du président de la métropole (cliquer sur la reproduction de l'article pour le lire en taille réelle).

On reconnaîtra sûrement à la lecture que c'est assez savoureux dans la forme, mais que ça pointe une grave situation sur le fond, fragilisant l'ensemble du territoire par le caractère public qu'a donné à ses récriminations le premier adjoint.

 

 

ZIZANIE À L'INTERNE DE LA MAJORITÉ MUNICIPALE

CLIQUEZ POUR AGRANDIR

Au-delà de la cicatrice que laissera dans les relations entre La Seyne et TPM cette intervention inopportune du premier adjoint, ça risque de fragiliser au détriment des Seynois l'entente au sein de la majorité municipale.

Le premier adjoint a d'ailleurs certainement anticipé cette probable fâcheuse conséquence en vantant dans la même interview l'unité du groupe majoritaire issu de la « coalition » d'élus venant de l'extrême-droite, de la droite extrême, de la droite et du centre-droit, expliquant que les Seynois « avaient de mauvais souvenirs d'une droite qui se déchirait » et qu'ils « ne vivront pas ça avec [la majorité municipale] ».

Sauf qu'il l'a fait en omettant – ou faisant mine d'omettre – la discorde qui a déjà conduit il y a quelques mois à la première démission d'un adjoint à la maire.

Les Seynois pourraient à bon droit demander à leur maire de faire connaître sa position, comme l'a fait le président de la métropole, et de s'affirmer pleinement dans son rôle de chef d'équipe.

 

ZIZANIE DANS LE MONDE LIBÉRAL OUEST-VAROIS

CLIQUEZ POUR AGRANDIR

Par ailleurs, étrangement, en évoquant, toujours dans la même communication avec la presse, la perspective des élections législatives de 2022, et en adoubant lui-même un candidat qui milita jadis sous l'étiquette du RPF, parti très à droite de la droite, le premier adjoint court le risque d'envenimer encore plus les choses, au-delà de l'équipe de la maire, mais aussi avec les divers partis auxquels appartiennent les élus majoritaires seynois, dont Les Républicains, celui de la première magistrate elle-même, qui ne doivent sûrement guère apprécier qu'on vienne interférer dans leur propre processus de désignation.

Et le premier adjoint sème enfin la zizanie dans un autre continent du monde libéral varois, celui des soutiens de M. Macron, dont il dit faire partie depuis 2017, comme la députée actuelle qui envisage peut-être (sûrement ?) de se représenter, et comme depuis quelques temps... Hubert Falco.

 

UN MAUVAIS EXEMPLE AUQUEL LES GAUCHES ET L'ÉCOLOGIE DOIVENT RÉFLÉCHIR

Tout ça fait un peu beaucoup pour un seul homme. En ce sens, la maire a finalement raison : à La Seyne, on n'a pas besoin de cinéma, la comédie dramatico-burlesque se joue en réel devant le public des citoyens.

Comme citoyen engagé de l'autre côté de l'échiquier politique, et même si mon activité publique est derrière moi, je pourrais m'en réjouir. Mais, au contraire, ça m'inquiète : ce spectacle n'arrangera pas les affaires des Seynois qui ont plus besoin d'une gestion bienveillante apaisée que de gesticulations politiciennes.

Et, tirant la leçon de cet épisode, mes amis des gauches et l'écologie seraient vraiment bien inspirés de se garder de faire de même. Je les conjure solennellement de s'entendre pour une unité solide. Pour toutes les échéances à venir.

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12 octobre 2021 2 12 /10 /octobre /2021 02:17

Il faudrait faire preuve d'une coupable inconséquence pour renier aujourd'hui ce que l'on projetait hier. La municipalité a raison d'entamer le chantier imaginé il y a trois ans pour « apaiser le centre-ville » en élargissant la zone piétonne.

Ce sera un vrai changement indispensable pour la redynamisation de notre ville historique. Mais cela suppose une véritable, constante et large association des riverains, des usagers, des commerçants et professions de services à la définition des stratégies de mise en place pour leur environnement urbain. Il faut donc « se hâter lentement ». Et, sans faire de procès d'intention, c'est peut-être là qu'un effort est à accomplir.

 

LA CONCERTATION CITOYENNE EST UN DEVOIR, C'EST MÊME UNE OBLIGATION LÉGALE

La concertation citoyenne est d'ailleurs imposée par la Loi. Le fonctionnement permanent du « conseil citoyen », composé d'habitants du quartier officiellement installés par arrêté du préfet après une procédure de désignation, accompagnant les décideurs pour la conception, la programmation et le suivi de la réalisation de chaque opération du « nouveau programme national de rénovation urbaine » (NPNRU) de notre centre-ville, est une obligation légale. Des représentants de cette instance doivent même siéger au sein du comité de pilotage du NPNRU réunissant l'État, la métropole, porteuse du projet, les collectivités locales, dont la Ville, et l'ensemble des partenaires institutionnels.

À La Seyne, nous disposons en outre d'autres instances permettant aux citoyens volontaires d'enrichir la réflexion, formuler des propositions et contrôler le suivi des opérations : les « conseils de quartiers » qu'animent les « adjoints de quartiers », les « comités d'usagers des services publics », dont celui dédié aux mobilités, la « charte » et les réunions avec la municipalité des « comités d'intérêt local » (CIL), dont celui du centre-ville.

Là où le bât blesse, on espère plutôt par manque d'expérience après seize mois de mandat que par volonté de s'exonérer du recueil des avis des concitoyens, c'est que ces instances, lieux et temps d'échanges, pourtant présentés sur le site Internet de la Ville, sont, à l'exception des CIL, qui sont des associations autonomes, désespérément en quasi sommeil. Ce ne sont pourtant pas des gadgets. Sauf à courir à l'échec, on ne peut décider du cadre de vie et du fonctionnement urbain contre l'avis des gens qui vivent la cité.

 

LA MISE EN ŒUVRE D'UN PROJET INITIÉ AVEC LES CITOYENS PAR L'ANCIENNE MUNICIPALITÉ 

La chance qu'a la municipalité, c'est que, justement, pour l'élaboration du projet et de la programmation du NPNRU du centre-ville, les concertations ont bien eu lieu durant des mois, voire des années, pour aboutir fin 2019 au projet global de rénovation dont la métropole, porteuse du projet, a pu entamer la mise en œuvre avec la place Germain-Loro qui en fut la première réalisation, sous le mandat de l'équipe municipale élue en 2020.

Ainsi, si l'on compare (ci-dessous) le plan de site piétonnier que la métropole a arrêté avec les citoyens, mon équipe municipale et les financeurs publics en 2019, et celui que présente aujourd'hui la Ville pour le compte de la métropole, on notera une quasi parfaite similitude. En outre, le calendrier est respecté. Il ne reste plus qu'à entreprendre un effort d'information, d'explication, d'écoute des suggestions d'amendements et d'améliorations, et d'accompagnement pédagogique constant de la mise en œuvre. Surtout, pour garantir le succès, ne rien imposer malgré les inévitables changements d'habitudes que cela entraînera !

Moi, je serais ravi que la réussite de cette « piétonnisation » espérée soit au rendez-vous, comme je l'ai été lorsqu'a été inaugurée la nouvelle place Germain-Loro que nous avions conçue et dont nous avions obtenu le financement. Et peu importe qui de la réalisation tirera la couverture politicienne à soi.

 

 

 

 

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5 octobre 2021 2 05 /10 /octobre /2021 15:37

Michel Reynier nous a quittés.

Outre son activité professionnelle, syndicale, associative, d'une extraordinaire richesse, sans cesse orientée vers les autres, en particulier en faveur de l'insertion sociale et professionnelle de ceux que les déterminismes socio-économiques laissent au bord du chemin, les Seynois doivent aussi saluer l'engagement politique qui fut le sien, qu'il choisit, lorsque sonna l'heure de la retraite, comme un prolongement naturel de sa carrière et de son investissement associatif.

 

INAUGURATION DU COMPTOIR CITOYEN (Michel 3ème à droite)

Maire-adjoint socialiste de 2008 à 2014, il s'est engagé avec détermination dans sa mission de promotion de la démocratie locale, l'esprit guidé par la volonté de créer les conditions de l'implication citoyenne du plus grand nombre dans la vie des quartiers et de la ville. On lui doit, entre autres choses, et avec la complicité des adjoints de quartiers, le lancement du "comptoir citoyen", des "conseils de quartiers" et des "comités d'usagers des services publics". Autant de moyens de la démocratie participative citoyenne qui doivent perdurer...

RÉUNION D'UN CONSEIL DE QUARTIER (Michel au micro)

Lui qui disait que les moments de gestion partagée dans l'aventure commune d'un projet municipal n'avaient de cesse de l'enrichir, même ceux qui généraient d'inévitables petites frictions, aura lui-même embelli le temps d'investissement collectif de ceux qui ont œuvré à ses côtés.

À sa famille et à ses proches, je veux livrer au nom de ses anciens collègues du conseil municipal un témoignage d'affectueuse compassion.

 

Le propos que j'ai prononcé, à la demande de la famille de Michel Reynier, lors de ses obsèques en l'église Notre-Dame-de-la-Mer de Mar Vivo, EN CLIQUANT SUR CE LIEN.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Devoir de mémoire Démocratie locale et communication
6 septembre 2021 1 06 /09 /septembre /2021 04:52

C'est une singularité nationale pour les élections municipales de début octobre qui se dérouleront en Italie dans un peu plus de 1300 de ses 7904 communes. À Buti, commune de Toscane jumelle de La Seyne, d'où sont originaires les aïeux de tant de nos concitoyens, les deux candidates têtes de liste portent le même nom de famille, qui est aussi le toponyme de leur belle, accueillante et dynamique cité médiévale : Buti !

Arianna Buti anime l'équipe de gauche et Monia Buti celle du centre-droit. Elles s'affronteront pour succéder à mon ami Alessio Lari, sindaco (maire) élu en 2011 et 2016 auquel la pertinente loi italienne – dont la France ferait bien de s'inspirer pour limiter les cumuls dans le temps – interdit de briguer un troisième mandat.

 

Lorsque j'étais moi-même maire, je ne me serais pas permis de donner mon sentiment sur l'élection à laquelle vont participer nos amis Butesi. L'amitié entre deux communes doit transcender les divergences politiques qui, en démocratie, existent et s'expriment au sein de chacune des communautés, et, quels que soient les choix qu'ils opèrent pour leurs dirigeants, les citoyens de l'une et de l'autre doivent demeurer liés dans les relations conviviales, culturelles, sportives, éducatives, sociales, associatives et économiques qui sont établies durablement.

 

L'AMITIÉ ENTRE COMMUNES PARTENAIRES TRANSCENDE LES CALENDRIERS POLITIQUES

C'est en tous cas ce à quoi je me suis attaché au cours de mes mandats, lorsque nos amis de Berdiansk, Buti, Maardu, Menzel Bourguiba, Qingdao ou Reinickendorf ont été appelés aux urnes. Et nul doute qu'il en demeurera de même, après l'épidémie de coronavirus qui entrave les échanges, lorsque, avec les nouvelles maires de Buti et de La Seyne, pourront être relancées les activités communes de partage, conduites tant par les Villes au plan institutionnel que par les comités associatifs des jumelages, autonomes des mairies, qui conduisent leurs propres actions de partenariats, bien sûr avec les appuis municipaux.

Mais, tout de même, aujourd'hui, libéré de la "réserve diplomatique" à laquelle je m'astreignais, je ne peux renier ni mon attachement aux idées de gauche, ni mon amitié avec les élus de l'équipe qu'anime jusqu'en octobre Alessio Lari, ni la qualité et l'importance des nombreux échanges que nous avons impulsés ensemble. Et Arianna Buti est assessora al bilancio e al personale (adjointe aux finances et au personnel) d'Alessio au sein de la giunta (municipalité) sortante, tout comme Francesca Di Bella, autre assessora (alle politiche sociale e giovanili, la pubblica istruzione e il gemellaggio), l'une des chevilles ouvrières de nos relations, qui "rempile" comme n°2 de la nouvelle liste.

 

MON VŒU DE LA POURSUITE D'UNE BELLE RELATION ENTRE BUTI ET LA SEYNE

Mon cœur penche donc pour que l'équipe d'Arianna puisse poursuivre l'œuvre d'amitié que nous avons mise sur les rails avec Alessio Lari et nos élus chargés des jumelages, Annick Le Gal puis Louis Correa pour La Seyne, dont je ne saluerai jamais assez l'implication, et dans les pas desquels, je le pense, veut s'inscrire Marie-Claude Argiolas, qui a pris le relais avec la nouvelle municipalité seynoise. Mais, si les Butesi choisissaient l'autre signora Buti, Monia, comme sindaca, je lui souhaiterais bonne chance en formulant bien sûr le vœu que nos belles relations perdurent.

 

 

 

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17 juin 2021 4 17 /06 /juin /2021 16:18

Il est encore temps de faire ou modifier votre choix.

Que vous résidiez dans le canton de La Seyne n°1 (au nord de la ville, environ 85% des électeurs seynois) ou celui de La Seyne n°2 (au sud de la commune, environ 15% des Seynois, avec les Six-Fournais et les Mandréens), avant de décider quel bulletin mettre dans l'urne ce dimanche 20 juin, posez-vous six ultimes questions :

« Est-ce que je suis disposé à voter pour...

 

QUESTION 1 – DES CANDIDATS QUI ONT ANÉANTI LE PROJET DE CINÉMA TANT ATTENDU PAR LES SEYNOIS ?

Ai-je envie d'envoyer au conseil départemental du Var des élus qui, comme membres du conseil municipal, ont réussi en moins d'un an de mandat communal à réduire à néant dix ans d'efforts pour parvenir à lever tous les obstacles (dont certains placés par leurs propres amis) à la réhabilitation de l'Atelier mécanique des anciens chantiers navals en vue d'y réaliser un complexe de deux hôtels, neuf salles de cinéma, et des espaces d'activités ?

Si OUI, je vote pour les candidats seynois de la droite.

 

QUESTION 2 – DES CANDIDATS QUI PRÉFÈRENT UN CENTRE DE TOURISME D'AFFAIRES À UNE ÉCOLE ?

Ai-je envie d'envoyer au conseil départemental du Var des élus qui, par ailleurs conseillers municipaux, préfèrent renoncer à la reconstruction pourtant budgétisée d'une école maternelle et élémentaire pour 3,9 millions d'euros, qui est une mission obligatoire d'une commune, mais prévoient un « centre de rencontres scientifiques et de tourisme d'affaires » qui ne relève pas de la compétence d'une mairie, d'un montant de 6 millions d'euros pour lequel ils espèrent – sans certitude – une aide régionale de 1,2 million d'euros ?

Si OUI, je vote pour les candidats seynois de la droite.

 

QUESTION 3 – DES CANDIDATS QUI UTILISENT L'ARGENT PUBLIC POUR LEUR CAMPAGNE PARTISANE ?

Ai-je envie d'envoyer au conseil départemental du Var des élus qui utilisent sans vergogne les moyens publics communaux à des fins de campagne électorale personnelle, en insérant un appel à voter pour eux dans le bulletin d'information municipale tiré à 35.500 exemplaires pour être diffusé dans les boîtes aux lettres des particuliers et dans les lieux publics ? (si le bulletin a été retiré après avoir été mis à disposition du public, la Ville a tout de même dû assumer le coût de sa réimpression intégrale sans l'encart fautif ; sera-t-il remboursé à la commune et intégré à leurs comptes de campagne ?...).

CLIQUEZ SUR LA PHOTO POUR AGRANDIR LA PAGE INCRIMINÉE DE "VIVRE À LA SEYNE"...

Si OUI, je vote pour les candidats seynois de la droite.

 

QUESTION 4 – DES CANDIDATS QUI MENTENT COMME DES ARRACHEURS DE DENTS ?

Ai-je envie d'envoyer au conseil départemental du Var des élus qui, faisant de la politique politicienne, se jouent de leurs concitoyens en laissant entendre être à l'initiative de réalisations qu'ils s'approprient mais qui ont été engagées ou obtenues d'autres institutions par leurs prédécesseurs (réfection de la corniche de Tamaris, place Germain-Loro en haut du marché, espace sportif du Parc de la Navale, musée numérique Microfolies, opérations de sécurisation coordonnées entre la police nationale et la police municipale, projet de rénovation de la caserne nord des pompiers, coopération avec la Marine Nationale pour l'enlèvement des épaves de bateaux, etc.) ?

Si OUI, je vote pour les candidats seynois de la droite.

 

QUESTION 5 – DES CANDIDATS CUMULARDS QUI NE POURRONT EXERCER CORRECTEMENT LEUR MANDAT ?

Ai-je envie d'envoyer au conseil départemental du Var des élus qui, pour plus de 80% d'entre eux, seront des « cumulards », déjà maires ou adjoints, et même, pour 34% d'entre eux, sont de plus présidents, vice-présidents ou membres du bureau exécutif d'une intercommunalité, voire parlementaires, pour beaucoup professionnels de la politique, qui ne disposeront pas, du fait de leurs multiples mandats, du temps nécessaire à leur investissement pour leurs cantons et leur Département ?

Si OUI, je vote pour les candidats varois de la droite.

 

Mais, décidément, comme je réponds NON à au moins une de ces questions, je ne vais pas voter pour les candidats de la droite ! Alors...

 

QUESTION 6 – DES CANDIDATS À UNE INSTITUTION RÉPUBLICAINE QUI VONT ET VIENNENT AVEC LES VALEURS DE LA RÉPUBLIQUE ?

Ai-je envie d'envoyer au conseil départemental du Var des élus qui me proposent du projet de Front National (rebaptisé Rassemblement National), bien raciste, bien excluant, bien peu fraternel, et qui, de surcroît, n'ont pas de suite dans les idées et, une fois élus, quittent ce parti comme l'ont fait la plupart des élus d'extrême-droite seynois (2014 : 6 des 7 élus municipaux FN l'ont quitté – 2015 : les deux conseillers départementaux FN ont quitté leur parti pour rejoindre une droite seynoise les accueillant sans état d'âme, se révélant décidément bien poreuse et compatible avec certaines idées nauséabondes et dangereuses) ?

Si OUI, je vote pour les candidats varois de l'extrême-droite ou de la droite extrême.

 

Non, franchement, je ne peux ni voter pour les candidats de la droite ni pour ceux de l'extrême-droite ! Alors... ?

 

ALORS... DES CANDIDATS RÉPUBLICAINS PRÊTS À PORTER LES ASPIRATIONS D'UN VOTE UTILE ?

Alors, mis à part ceux-là et des candidats "confidentiels" de témoignage qui n'ont guère de chance de recueillir autre chose qu'une poignée de voix, il me reste les valeurs sûres des candidats qui sont les républicains des gauches et de l'écologie.

Je me dis que ceux-là auraient été bien inspirés de s'entendre pour n'offrir qu'un choix unique par canton, en laissant de côté les enjeux de préséance de personnes ou de partis.

Mais, en pareille circonstance, il faut que je sois pragmatique. Je vais opter pour les candidats qui sont soutenus par le plus de sensibilités diverses des courants de pensée humanistes, sociaux et défenseurs de la planète.

Ce sont ceux-là, selon que j'habite dans le canton de La Seyne 1 ou celui de La Seyne 2...

 

CANTON DE LA SEYNE 1
CANTON DE LA SEYNE 2

 

À eux tous, ils incarnent l'essentiel des sensibilités des gauches, du régionalisme progressiste et de l'écologie. La Seyne n'aura pas à s'en plaindre.

Et il n'est pas interdit – loin de là – de transmettre ce billet tous azimuts...

 

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17 juin 2021 4 17 /06 /juin /2021 06:42

Ça vous dirait d'essayer l'extrême-droite totalitariste en Provence ? Pour un avant-goût avant de la subir en France ?...

Nous sommes à quelques jours des élections régionales et départementales, dont on nous serine chaque jour un peu plus tout en s'en offusquant de moins en moins qu'elles connaîtront un taux record d'abstention et dont les sondages presque quotidiens prédisent la victoire de l'extrême-droite en Provence.

À force, ça risque de conduire à un effet résultant de la méthode Coué et mener de plus en plus de démocrates à se dire : « Un de plus, un de moins, qu'est ce que ça va changer ? Pourquoi serais-je le seul à me priver de la plage et de la fête des Pères ? De toute façon, s'ils veulent les fachos, qu'ils les aient : comme ça, ils verront ce que ça leur réservera. »

 

Le terreau est déjà bien fertile : stéréotypes, préjugés, peur et rejet de l'Autre, racisme, antisémitisme, intérêts divergents. Depuis des années l'ultralibéralisme génère et amplifie les crises sociales, morales, économiques et désormais sanitaire. Face à l'angoisse des lendemains, il est tellement simple de chercher et désigner des coupables, et c'est toujours l'Autre qui est montré du doigt.

Et l'engrenage s'est mis en mouvement : déstabilisation, emballement du racisme, de l'antisémitisme, de l'homophobie, boucs émissaires, insultes, menaces, rumeurs, accusations de complots. Et deux minorités agissantes, celle des extrémistes religieux et celle des ultranationalistes, remuent le terreau et l'enrichissent pour le rendre plus fécond : appels à l'exclusion, à la "purification", agressions verbales et physiques, manipulations du langage, mensonge, de plus en plus par les réseaux sociaux.

On sait où ça mène, en tous temps et partout dans le monde, et ça a bien (re)commencé chez nous : rejet des institutions, rejet des élites comme des acteurs de la démocratie s'exerçant par la politique ("tous pourris"), agressions. Et la suite, on la connaît.

Seynois, pas vous, pas avec votre histoire, vous ne pouvez pas vous en laver les mains.

Dans l'espoir que notre ville se singularise comme elle a déjà su le faire en utilisant à fond les bulletins de vote pour que la démocratie ne soit pas demain un lointain souvenir d'une époque révolue, je donne simplement à lire les mots de deux écrivains allemands qui ont vécu la montée subreptice mais tout à fait légale du nazisme dans les années 1930...

 

Et, j'invite ceux qui voudraient un peu creuser le sujet à lire en ligne le petit « Manuel de survie démocratique » édité par la Fondation du Camp des Milles, à Aix-en-Provence, avec laquelle j'avais, lorsque j'étais maire, noué un fructueux partenariat. Ou, mieux, à s'y rendre, puisqu'il a rouvert ses portes. C'est édifiant du risque que la Provence et la Nation encourent.

 

 

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7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 13:00

Ça devient pénible de devoir sans cesse répondre aux balivernes me mettant en cause via la presse, donc de façon publique, que, selon les termes de Var-matin ce dernier dimanche, « la première magistrate martèle ».

Après avoir plusieurs fois, d'abord en direction des parents d'élèves des écoles maternelle Mabily et élémentaire Verne, puis du grand public, usé de calembredaines pour laisser croire que le projet de reconstruction des deux établissements en un groupe scolaire n'avait fait de ma part l'objet d'aucune programmation budgétaire lorsque j'étais maire, m'obligeant à des démentis successifs, la maire s'obstine à le ressasser contre l'évidence. Mais, de plus, voilà que, dans l'article évoqué, elle veut faire croire une nouvelle coquecigrue selon laquelle « aucun site n'avait été retenu » !

Une fois de plus, c'est une tromperie de bonimenteuse ! Et je dois, hélas, en apporter à nouveau la preuve...

 

UNE FABLE SUR LE BUDGET, MAIS AUSSI UNE MENTERIE SUR LE SITE DU PROJET

Car, oui, le site retenu existe bien depuis des années. Il est explicitement mentionné dans le Plan local d'urbanisme intercommunal (PLUI) en vigueur depuis 2019. C'est celui composé de la parcelle cadastrale sur laquelle sont implantés les préfabriqués de l'école maternelle Amable-Mabily, plusieurs parcelles voisines qui sont propriétés de la commune, dont celle de l'ancien commissariat, et une parcelle faisant l'objet d'un emplacement réservé explicitement dédié à ce projet : celle cadastrée AL-1556, portant le numéro de réservation 238, avec la mention on ne peut plus précise et nette « Extension école Mabily » (« extension » parce qu'il s'agit de bâtir un groupe scolaire unique, regroupant l'ancienne école maternelle et l'école élémentaire Jules-Verne).

Cet emplacement réservé figurait au Plan local d'urbanisme (PLU) lorsque la commune avait cette compétence et a été repris tel quel par la Métropole lorsque la compétence lui a été transférée par la Loi.

 

POUR CEUX QUI NE CROIENT QUE CE QU'ILS VOIENT, VOILÀ LES PREUVES DES BONIMENTS

Pour les Saint-Thomas qui ne croient que ce qu'ils voient, je ne peux faire mieux que de les inviter à consulter les documents officiels, issus de votes du conseil municipal ou du conseil métropilitain, jugés valides par le contrôle de légalité exercé par le préfet du Var, et n'ayant fait l'objet d'aucune saisine du Tribunal administratif en vue d'une annulation. De plus, la première magistrate ne craint pas le ridicule puisqu'ils sont en ligne sur le site Internet de la commune dont elle assume elle-même la publication...

> pour vérifier que le programme de la construction de l'école était bien inscrit au budget 2019 (le dernier que j'ai soumis au vote du conseil municipal) : voir la page 153 en cliquant ICI

> pour vérifier que le programme de construction de l'école était toujours inscrit au budget 2020 (le premier que la maire a soumis au vote quelques temps après son élection) : voir la page 136 en cliquant ICI

> pour constater que le programme de construction de l'école n'apparaît plus au budget 2021 (le deuxième que la maire a soumis au vote du conseil municipal, attestant que c'est bien elle qui a choisi de le retirer) : voir la page 145 en cliquant ICI

> pour repérer sur la carte du Plan local d'urbanisme intercommunal (PLUI) l'emplacement retenu pour la construction de l'école : voir la planche n°3 du PLUI en cliquant ICI (l'emplacement réservé n°238 figure en bleu dans le quart nord-est de la carte)

> pour vérifier que l'emplacement réservé n°238 est bien dédié à ce programme scolaire : voir ICI la page 21 de l'annexe des emplacements réservés où on constatera la réalité de l'extrait ci-dessous

 

LES CONTREVÉRITÉS, ÇA SUFFIT ! IL FAUT DONNER UN SIGNAL DE DÉFIANCE

Puisque, décidément, la maire, que je veux croire mal conseillée, "me cherche" avec entêtement et contre l'évidence sur un terrain où elle ne peut que perdre car les faits officiels la contredisent, je ne peux que me défendre car mon honnêteté est en cause.

Ça fait trois fois sur le même sujet. Ça me donne le droit moral d'aller un peu plus loin que les réponses défensives argumentées que j'ai dû lui opposer.

Aussi m'autorisé-je à démontrer aux Seynois que leur maire, sur cette question, est soit fabulatrice, soit incapable de se protéger du danger de malfaisants qui l'inspirent et l'incitent à mystifier ses concitoyens.

Et que nos concitoyens peuvent lui adresser un avertissement en forme de signal de défiance puisque, manifestement adepte du cumul des mandats, elle est candidate à la fois à l'élection départementale et à l'élection régionale en plus de ses responsabilités à la Ville et la Métropole (choisira-t-elle d'abandonner la mairie si elle est élue ?...).

Et que c'est les 20 et 27 juin qu'ils peuvent utiliser leurs bulletins de vote à cet effet.

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21 mai 2021 5 21 /05 /mai /2021 08:48

J'imagine la tête que ferait M. Baroin, président "Les Républicains" de l'Association des maires de France (AMF), s'il découvrait en tête d'un tract politique partisan que diffuserait M. Laignel, premier vice-président "Parti socialiste" de la même association, la mention de sa fonction au sein de cette importante structure associative qu'ils co-animent. Le contraire serait d'ailleurs vrai.

Il est des usages républicains qui ne doivent pas être transgressés. Pourtant, M. Muselier ne semble pas s'embarrasser de tels scrupules.

 

LES ASSOCIATIONS D'ÉLUS SONT FORTES CAR "TRANSPARTISANES"...

Il existe dans notre pays plus d'un million d'associations actives, régies par la loi du 1er juillet 1901. La plupart affichent dans leurs statuts leur choix de neutralité. Mais certaines, comme les congrégations, peuvent avoir un objet religieux, d'autres une finalité politique. C'est le cas des associations nationales de collectivités et d'élus locaux, qui plaident la cause des territoires auprès de l'État, voire de l'Europe, mais qui sont par nature transpartisanes. C'est ce qui garantit leur force et leur crédibilité vis-à-vis de leurs interlocuteurs, pour la défense de leurs territoires.

Et c'est ce qui justifie que MM. Baroin et Laignel ne mentionnent pas, lorsqu'ils se présentent à un scrutin, leurs qualités de dirigeants de l'AMF. Pas plus que MM. Bussereau (LR) et Gleyse (PS) les leurs à la tête de l'Assemblée des départements de France (ADF). Ni Mme Rolland (PS) et M. Moudenc (LR) qui coprésident aux destinées de France Urbaine, l'association des métropoles et communautés urbaines. Ni les autres, co-animateurs de sensibilités opposées des associations des communes rurales, des petites intercommunalités, des villes moyennes, des petites villes, ou des villes de banlieue.

 

... MAIS M. MUSELIER NE SEMBLE PAS S'EMBARRASSER DES USAGES

En affichant à la une de la quarantaine de pages de son tract de bilan qu'il est « Président de Régions de France », M. Muselier se distingue de ses collègues qui, eux, s'astreignent à ne pas mélanger les genres.

Ce faisant, il ne peut que gêner et affaiblir l'association qu'il préside, et dont il affirme lui-même dans l'éditorial de sa plaquette de présentation que son « action continue et résolue » pour que  « la cause régionale soit entendue au niveau national et européen » s'exerce « au-delà des sensibilités politiques ».

Mais, surtout, il trompe – peut-être sans que ce soit volontaire, mais peut-être pas – nos concitoyens de la région provençale qui, n'étant pour la plupart pas au fait de ce qu'est Régions de France, l'association qui regroupe nos 19 collectivités régionales françaises pour les défendre solidairement et qui affiche explicitement son caractère « transpartisan », pourraient croire qu'il est une sorte de "président de toutes les régions du pays", ce qui ne serait pas rien !

Et, comme il n'y a pas de petit profit, ça pourrait rapporter des voix...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Action régionale Démocratie locale et communication

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