12 mai 2026 2 12 /05 /mai /2026 11:44

 

Contrairement à certains de ses collègues du Rassemblement National qui ont retiré les drapeaux européens, le maire de La Seyne, dès le surlendemain de la cérémonie commémorative de la victoire du 8 mai 1945 sur l'Allemagne nazie, a fait replacer à leurs porte-hampes les bannières qui flottent depuis le mandat de Mme Bicais au fronton de la mairie, dont le pavillon bleu nuit aux douze étoiles, symbole de l'union de notre continent.

 

On n'a pas non plus entendu jouer "Maréchal, nous voilà !" comme ce fut le cas à Carpentras et à Canet-en-Roussillon dont les maires émargent au même parti que celui de La Seyne. Ni fait bénir par le curé, comme leur collègue de Carcassonne, lui aussi RN, une statue de Jeanne d'Arc qu'il a fait installer devant l'église paroissiale, car « figure de la foi et de l’unité nationale » (sic !...). Ni supprimer, comme l'a fait le nouveau maire d'extrême droite de Vierzon, la "commémoration annuelle de l'abolition de l'esclavage" fixée au 10 mai par un décret de 2006. Ni oser, à l'instar du nouveau néofasciste Ciotti de Nice, mettre sur un même pied d'égalité les Libérateurs de 1945 et les policiers municipaux niçois d'aujourd'hui (notre ancien maire, le commandant Souny, a dû retenir sa rage dans sa tombe !)...

 

 

Pour un début de mandat, ils s'en sont donné à cœur joie, ces nouveaux maires d'extrême-droite. Mais pas le nôtre. On ne va pas s'en plaindre. On a une impression d'extrême prudence, d'attentisme, d'hésitation, de souci de ne rien bousculer. Est-ce une consigne de l'appareil du RN, attentif à soigner son image bien écornée par ses fondements, son passé, et les initiatives de certains de ses élus, dans la perspective de l'élection présidentielle de 2027 ?

 

Le ton menaçant, toutefois, des propos tenus envers la Métropole Toulon Provence Méditerranée, dans une interview parue dans le magazine municipal, montre que, bien que contenu, le naturel revient vite au galop. Avant même que ne soit réalisé l'audit promis par M. Munoz au cours de sa campagne sur la contribution métropolitaine aux projets seynois, voilà que le maire affirme sans preuve que La Seyne a été lésée par TPM au cours des vingt dernières années et exige le versement des aides soi-disant dues. Les oppositions, notamment celle des gauches, de laquelle mon parti, la Gauche Républicaine et Socialiste, est partie prenante, auront à cœur de veiller au grain pour que cette outrance agressive de la municipalité n'ait pas pour effet de nuire au partenariat avec notre intercommunalité nécessaire à nos habitants. Sans la Métropole, La Seyne serait en effet dans l'impossibilité de mener à bien les projets qui sont pourtant mis en exergue dans les plus récentes publications de la communication officielle municipale : rénovation du centre-ville, voiries de la corniche de Tamaris et des avenues Esprit-Armando et Henri-Guillaume, domaine de Fabrégas, plages de Fabrégas et La Verne, etc.

 

En l'espèce, ceux qui « n'en ont pas fini avec la basse politique politicienne » ne sont pas ceux qu'on désigne, mais ceux qui pointent l'index.

 

 

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22 mars 2026 7 22 /03 /mars /2026 21:30

 

Si l’on exclut les raisons liées au contexte national et métropolitain, la cause première de l’élection de l’extrême-droite est la politique menée pendant six ans par la droite locale. Avec ses errances, son immobilisme, son abandon du service aux citoyens et ses feuilletons judiciaires, elle a réussi à faire passer le score RN de 11 % en 2020 à 45 % en 2026.

 

La deuxième raison, imputable aussi à la droite, est le fait qu’elle a ressassé pendant des années les thèmes favoris du RN, exagérant notamment les enjeux sur les questions de sécurité et de cohésion sociale, culturelle et urbaine, montant les Seynois les uns contre les autres.

 

La troisième, toujours du fait de la droite, est sa division, avec le point d'orgue du second tour de l'élection. Alors que le premier tour a placé la liste de Jo Minniti en première ligne face à Dorian Muñoz, Cheikh Mansour est gravement coupable d’avoir jugé malin de se maintenir plutôt que faire bloc contre le RN.

 

La division de la gauche n’a pas arrangé les choses. Si Stéphane Sacco avait accepté la primaire proposée il y a plusieurs mois, il l’aurait remportée puisque sa liste dissidente a devancé au premier tour la liste d’union des gauches, écologistes et régionalistes d’Olivier Andrau. Alors toutes les sensibilités se seraient rangées derrière lui. Et l'unité aurait été d’autant plus large si les citoyens assemblés autour de Zohra Sidi Dris n’avaient pas répondu aux demandes de LFI de faire liste à part. Une liste unique de gauche aurait à coup sûr été deuxième à l’issue du premier tour et aurait pu porter l’espoir d’une victoire, à condition bien sûr que la droite ait joué le jeu du retrait républicain.

 

Il faut saluer les écologistes, les socialistes, les socio-démocrates, les régionalistes, mais aussi celles et ceux de GRS, du PCF et de la liste des citoyens soutenue par LFI, les syndicalistes, les acteurs associatifs et économiques, qui ont appelé, officiellement ou non, parfois à contre-courant de leurs partis, à l'unité avant l'élection, puis au retrait des listes de droite et de gauche arrivées troisième et quatrième pour que seule la mieux placée au premier tour affronte l’extrême-droite, et enfin, à défaut de retrait, à voter pour cette liste. Ça a été responsable.

 

Ce sont tous ceux-là qui doivent, sous des formes à construire, protéger le peuple de La Seyne des impacts inquiétants de son propre choix pour le parti fondé par des anciens des Waffen-SS et de l’OAS inspirés par le néofascisme. Ils devront constituer l’épine dorsale de l’alternative républicaine qui sera très vite nécessaire, en étant rassembleurs de ceux qui se sont égarés, pour sauvegarder la cohésion fraternelle de notre population.

 

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9 mars 2026 1 09 /03 /mars /2026 11:55

 

Parmi les sacripants contrevenant à l'arrêté municipal n°25-0461 du 25 avril 2025, il y en a certains qui font partie de la municipalité qui a décidé de le prendre. Et non des moindres.

 

Autant on comprendrait que des Aliens tout juste débarqués d'une lointaine galaxie confondent un plan de quartier ou un transformateur électrique avec un panneau règlementaire d'expression libre, autant il est étrange que ce soient un maire et des adjoints et conseillers municipaux qui fassent cette confusion.

 

C'est pourtant ce qui se passe depuis des semaines : certains s'obstinent à coller leurs affiches là où ils l'ont eux-mêmes interdit...

 

 

Les photos parlent d'elles-mêmes. Ce sont ceux qui rabâchent sans cesse des promesses de plus de moyens de sécurité, de surveillance, de protection, de contrôle, de lutte contre la délinquance, les infractions, les incivilités, de police, de vidéos, de brigades en tous genres, de verbalisation, de sanction, qui se font prendre le doigt dans le pot de confiture.

 

Et ces coquins de contrevenants sont uniquement des candidats de droite et d'extrême-droite. Aucun des trois candidats de gauche n'a transgressé l'interdit édicté par... les candidats de droite dans leurs fonctions d'élus en cours de mandat.

 

Celui du Rassemblement National proclame sur un réseau social : « Pas de slogans : du sérieux, de la méthode et des résultats. (...) Une exigence constante : la rigueur. (...) Avec moi ce sera stop au laxisme. (...) » Et, sitôt dit, ce maraud s'empresse de ne pas respecter les arrêtés municipaux et de souiller le cadre de vie.

 

Ce n'est pas mieux de la part du maire intérimaire Les Républicains lui-même, candidat à sa succession, qui se félicite d'avoir « créé une brigade de propreté de six agents [de police municipale] », qui promet s'il est réélu « une ville propre avec la lutte contre les dépôts sauvages avec une police H24 », et qui se dépêche de la salir (à l'insu de son plein gré, comme dit l'autre, ou quand sa brigade a le dos tourné ?...).

 

Mais le plus fort de ces chenapans, qu'on pourrait considérer comme le plus cocasse si ce n'était si navrant, c'est tout de même celui qui, s'il faisait preuve d'un minimum de sens des responsabilités et d'honnêteté intellectuelle, aurait à cœur de s'abstenir de fouler du pied l'arrêté d'interdiction d'affichage sauvage... qu'il a lui-même rédigé et signé, comme en atteste le document ci-dessous (voir l'arrêté intégral et sa signature en cliquant ICI).

 

CLIQUEZ SUR LE MONTAGE POUR CONSULTER L'ARRÊTÉ ET SA SIGNATURE (3 pages)

 

Et dire que ces gens-là prétendent endosser le rôle d'officier de police judiciaire que leur fonction leur confèrerait si, par malheur, ils étaient élus...

 

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11 février 2026 3 11 /02 /février /2026 16:41

 

Il est dommage que les appels au rassemblement des courants des gauches n’ont à ce jour pas été entendus et que trois listes de sensibilités similaires se dessinent pour l'élection municipale et métropolitaine des 15 et 22 mars prochains.

 

Afin d’affiner leurs analyses de la situation locale pour la construction de leurs programmes, les chefs de file de deux de ces trois listes ont sollicité mon expertise acquise au cours des trois décennies de mon engagement au conseil municipal : celle de LFI de Zohra Sidi Dris, dite « La commune de La Seyne, insoumise et solidaire », et celle d’union des gauches et des écologistes d’Olivier Andrau, dite « La Seyne, ville des possibles ». J’ai apporté aux deux les informations et avis demandés et j’ai été flatté de leur confiance. Et ça m’a conforté dans mon sentiment de faisabilité d’une fusion jusqu’à l’ultime instant butoir du dépôt des candidatures.

 

Mais, au cas où plusieurs listes seraient déposées, il faudrait choisir en citoyen responsable.

 

Si donc on devait en arriver à trancher, cinq raisons me conduisent à estimer que la liste qui me semble répondre aux aspirations du plus grand nombre de Seynoises et Seynois est celle qu’anime mon ancien adjoint Olivier Andrau :

 

1°) Cette équipe est celle qui a respecté jusqu’à son terme la méthode convenue entre partis pour élaborer un projet et constituer une liste commune, les autres l’ayant hélas abandonnée en chemin ; les gens apprécient la constance dans l’engagement ;

 

2°) Avec des partis et des citoyens des diverses sensibilités des gauches, de l’écologie, du régionalisme et de l’humanisme, elle est celle de l’unité clairement progressiste, sociale et environnementale, la plus large et la plus diverse ;

 

3°) Olivier Andrau a douze ans d’expérience de conseiller municipal et d’adjoint au maire ; c’est un gage de bonne connaissance de l’institution communale et des enjeux ;

 

4°) Cette équipe a montré qu’elle sait être combative dans l’intérêt du territoire, fût-ce à contre-courant de son propre camp. Elle est ainsi la seule des trois listes à avoir contesté publiquement le projet de budget de l’État qui va infliger une dure baisse de dotations financières aux collectivités (voir ICI). Elle a invité les parlementaires à ne pas l’adopter ; ce faisant, elle s'est placée en opposition aux députés PS, GRS, PP, et autres, pourtant des mêmes sensibilités qu'elle mais qui, hormis la plupart des écologistes et communistes et quelques socialistes, ne se sont hélas pas opposés à tous les votes de ce budget catastrophique pour les finances des communes et leurs communautés ;

 

5°) Et, enfin, si les projets des trois listes semblent ambitieux pour la Ville, celui de cette équipe, très réaliste, a de plus pour lui d’avoir été construit en coopération et cohérence avec ceux des candidats des gauches et de l’écologie des autres communes de la Métropole, choix indispensable pour porter une même voix dans l'aire urbaine au regard de l’importance des compétences qui ne relèvent plus des communes mais sont désormais gérées par l’intercommunalité.

 

Mais, franchement, mieux vaudrait que les trois listes se rassemblent et ne pas être contraint de choisir.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Démocratie locale et communication
14 janvier 2026 3 14 /01 /janvier /2026 04:40

 

Il est encore temps pour les courants seynois des gauches, de l’écologie, du régionalisme, et plus largement tous les humanistes, de s’unir pour ne décevoir ni inquiéter les électeurs qui comptent sur eux.

 

Mais ce temps s’amenuise.

 

 

Ceux qui ont quitté la démarche commune, qu’ils soient insoumis, communistes ou républicains-socialistes, devraient y revenir. Les autres, dont les écologistes et les socialistes, qui, respectant la méthode partenariale, ont poursuivi le travail, finalisé le programme puis choisi Olivier Andrau pour l’animer, doivent être ouverts à l’idée du retour de ceux qui se sont éloignés.

 

En 2020, 35 % des voix se sont portées au premier tour sur les deux listes des gauches et de l’écologie. En 2026, avec l’essor de l’extrême-droite et trois listes annoncées, l’éventualité est réelle que, désunies, aucune n’accède au second tour, faute d’obtenir au premier les nécessaires 10 % des suffrages ( * ).

 

Se rassembler ne devrait pas poser problème : les trois chefs de file, partageant une vision pour La Seyne, figuraient sur une seule liste en 2020, celle que j’animais ( ** ), et portent le même projet depuis un an ( *** ).

 

Or, et c’est vieux comme le monde, de faux prétextes à abandonner le collectif, exprimés en « pas assez à gauche », « professionnels de la politique », « trop macron-compatibles », et autres anathèmes infondés, ne servent qu’à masquer des stratégies absconses en vue d’un hypothétique “coup d’après”, des rancœurs personnelles, ou des ambitions égoïstes, faisant peu de cas de la démocratie de la méthode, et trompant ou déroutant les citoyens.

 

On y est habitué à La Seyne ( **** ). Mais, dans le contexte actuel, s’arcbouter sur de telles positions, ce serait risquer de contraindre les Seynoises et Seynois à n’avoir de choix de second tour qu’entre une extrême-droite dangereuse par son idéologie et son incompétence et une droite qui a montré durant six ans qu’on ne peut lui faire confiance.

 

Ce serait une faute lourde.

 

 

 

________________________________

 

( * ) : Lors du second tour, seules les listes ayant obtenu au premier tour au moins 10% des suffrages exprimés sont autorisées à se maintenir. Elles peuvent connaître des modifications, notamment par fusion avec d’autres listes pouvant se maintenir ou fusionner. Les listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages exprimés peuvent fusionner avec une liste ayant obtenu plus de 10%. Voir ICI les règles du mode de scrutin.

 

( ** ) : Olivier Andrau, Stéphane Sacco et Zohra Sidi Dris étaient tous trois en position éligible en cas de victoire sur la liste que je conduisais en 2020. Voir ICI.

 

( *** ) : Il y a un an, en janvier 2025, les principaux partis des gauches et de l'écologie ont communiqué ensemble sur les orientations qu'ils partagent. Voir ICI un article de Var-matin présentant ces axes du projet unique. Quant aux positions politiques nationales, puisqu'elles sont mises en avant par certains “donneurs de leçons de gauche” alors qu'elles sont hors sujet pour un projet local, je renvoie aux votes parfaitement identiques au Parlement des divers socialistes, qu'ils soient adhérents du PS ou de GRS.

 

( **** ) : Depuis 1989, à chacune des élections municipales à La Seyne, il y a eu deux ou trois listes de gauche et/ou écologistes. Voir ICI quelques-uns des bulletins de vote et ICI (excellent site de Jean-Claude Autran) des éléments historiques sur ces diverses élections.

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18 décembre 2025 4 18 /12 /décembre /2025 04:01

 

Ou bien ils assument de mentir. Ou bien ils sont inaptes à l'exercice de la fonction à laquelle ils aspirent. Une communication de M. Muñoz, conseiller municipal et candidat d'extrême-droite à l'élection municipale, sur un réseau social à propos du projet de redynamisation du centre-ville de La Seyne, laisse pantois.

 

Il est complètement erroné de faire croire que le projet de rénovation urbaine de notre cœur historique seynois aurait été construit par la Métropole sans la mairie de La Seyne et, a fortiori, sans les Seynoises et les Seynois. Et, puisque ni la Métropole ni la municipalité ne semblent motivées par le fait de mettre les points sur les « i » face à une telle contrevérité, il faut bien que quelqu'un s'en charge...

 

 

L'IMPLICATION DES HABITANTS, OBLIGATION LÉGALE

 

M. Muñoz, l'auteur du message inexact, siège au conseil municipal de La Seyne depuis six ans. Sauf s'il ne s'intéresse que de loin à la vie seynoise, s'en tenant à faire acte de présence aux réunions de l'assemblée communale, il ne peut ignorer le dispositif mis en place par la commune et la métropole pour associer les habitants, les usagers, les associations et acteurs économiques et sociaux du centre-ville, et plus largement l'ensemble des Seynoises et Seynois, à la conception, à l'élaboration et au suivi de la mise en œuvre du "nouveau programme national de rénovation urbaine" (NPNRU) dont bénéficie notre centre ancien. C'est d'ailleurs la loi qui l'impose ( * ) et un professionnel de la législation comme lui, collaborateur parlementaire d'une députée du Lot-et-Garonne, le sait forcément.

 

 

NON, LA MÉTROPOLE NE DÉPOSSÈDE PAS LA SEYNE DE SON AVENIR

 

Maire au moment de la définition du projet, je suis allé au-delà des impératifs légaux de participation des gens à la préparation du programme, en imposant – sans difficulté – à la Métropole et l’Etat la présence d'habitants dans les instances décisionnaires officielles, avec voix délibérative au même titre que les institutions. Aujourd'hui, même si la majorité municipale, peu encline à faire vivre la démocratie de proximité, a laissé s'endormir les conseils de quartiers et conseils citoyens, on s'en tient au minimum règlementaire de concertation, mais on s'y tient. Des contacts actifs de concertation ont eu lieu avec l’aide d’associations reconnues. Quelques réunions publiques se sont tenues, sur l'habitat, les espaces et équipements publics, les commerces et services, même s'il est regrettable que trop d'avis citoyens ont été ignorés par la maire démissionnée et que cette dernière a privilégié les "grand'messes" avec de l'information "descendante" à sens unique, sans possibilité d'échange ni de proposition, à l'instar d'une mémorable réunion publique de près d'une heure et demie en 2022 au casino Joa. Mais c'est bien à La Seyne, et non à Toulon, à Paris, à Tonneins ou ailleurs, avec les Seynoises et Seynois et leurs élus, que ça s'est déroulé. Si M. Muñoz ne vit pas suffisamment La Seyne pour savoir tout ça, il faut le lui apprendre. Oui, même s'il est possible et souhaitable de faire bien mieux que ce que la droite fait, il est mensonger de dire à propos du NPNRU que « La Seyne est dépossédée de son avenir ».

 

 

POUR LE CENTRE-VILLE, LE RN N'A ÉMIS QU'UN VOTE FAVORABLE SUR ONZE...

 

Il ne peut non plus avoir échappé à cet élu que les décisions formelles relatives au NPNRU sont prises par le conseil municipal et non par la Métropole. Cette dernière et les organismes publics dûment mandatés sont chargés de leurs mises en œuvre. Et c'est à La Seyne, et nulle part ailleurs, que les orientations sont fixées. À ce propos, depuis le début du mandat, pas moins de onze délibérations relatives à la requalification de notre quartier historique ont été soumises au conseil municipal. Les élus du Rassemblement National (RN) ont ainsi largement eu la possibilité de faire connaître leurs points de vue.

 

Ils n'ont d'ailleurs voté favorablement que pour une seule de ces délibérations, celle relative à une demande de subvention pour le projet de médiathèque. Ils ont voté contre ou se sont abstenus sur les dix autres ( ** ). Ça illustre le peu d'intérêt qu'ils portent à la rénovation du cœur de ville, cet enjeu majeur pour La Seyne et pour les plus humbles de ses habitants...

 

 

LEUR VISION, C'EST LA FRACTURE URBAINE, PAS "LA SEYNE POUR TOUS" QU'ILS AFFICHENT

 

Mais ça ne devrait étonner personne. Au RN, on ne cesse de clamer qu'on est contre la politique de la ville et donc la rénovation urbaine des quartiers populaires fragiles, contre les moyens financiers qui y sont engagés, contre les efforts de lutte contre la ségrégation sociale et urbaine. Derrière sa façade populiste qui trompe trop de ceux qui sont dans la détresse sociale et économique, l'extrême-droite ne fait aucun cas des classes populaires et moyennes.

 

Les votes de ses députés sont éloquents. Pour ne citer que quelques-uns de leurs choix les plus récents, ils n'ont pas voté le plafonnement des marges de la grande distribution sur les denrées alimentaires, la progressivité de l'impôt sur les revenus, la pérennité de la contribution sur les hauts revenus, l'aide financière aux filières agricoles bio en difficulté, l'élargissement de l'assiette de la taxe sur les transactions financières, l'augmentation du SMIC à 1500 euros, mais ils ont en revanche voté pour supprimer les avantages fiscaux des intermittents du spectacle, ou moduler l'assurance chômage en fonction de la conjoncture économique. Comme ailleurs dans le Monde, l'extrême-droite, c'est le mépris de classe et la part belle faite aux nantis.

 

Seynoises et Seynois, méfions-nous. Quand on use du boniment dans une campagne électorale, après avoir clamé "Assez d'intox, place au sérieux", les crédules doivent s'attendre au pire. Ne croyons pas ceux qui nous disent qu'ils veulent « une ville qui rassemble », « remettre l'intérêt général au centre », et que, pour eux, « La Seyne d'abord [leur slogan], c'est La Seyne pour tous ». Non, ici comme au plan de la Nation, les faits et les votes le prouvent, le RN, c'est la fracture sociale, la division, le rejet. Tellement loin des valeurs républicaines d'égalité et de solidarité qu'on peut faire vivre à l'échelle d'une commune. Et en particulier de son cœur de ville, qu'on rêve en carrefour des quartiers, des générations et des classes sociales.

 

Évidemment, face à l’inquiétude que peut susciter une approche faussée par des inexactitudes, un projet ambitieux et réaliste porté par une équipe rassemblée des gauches, des écologistes, des humanistes et des régionalistes, largement ouverte et toutes sensibilités confondues, constituerait une alternative utile. Ça se fait ailleurs. Ça a existé ici dans un passé pas si lointain. Pour peu qu’on renonce aux exclusives, qu’on se garde des postures fondées sur des egos, et qu’on respecte une méthode d’échange et de décision collective, c est tout à fait jouable.

 

___________________________________

 

( * ) : Un article de la loi du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine, dite "loi Lamy", fixe les modalités obligatoires de la participation des habitants, notamment au travers du conseil citoyen composé de personnes tirées au sort (voir ICI)

 

( ** ) : Les votes au conseil municipal des deux élus RN sur les enjeux du centre-ville depuis 2020...

– 21/12/2021 : Convention avec l'Établissement foncier régional (EPF) pour des immeubles à rénover : ABSTENTION

– 14/03/2022 : Convention avec la Métropole et l'ANRU sur l'ensemble du programme de rénovation : ABSTENTION

– 14/03/2022 : Bilan des acquisitions par l'EPF pour des immeubles à rénover : ABSTENTION

– 20/09/2023 : Réhabilitation d'immeubles rue d'Alsace : CONTRE

– 18/01/2024 : Acquisitions d'immeubles pour rénovation : ABSTENTION

– 06/03/2025 : Opérations de rénovation du bâti : CONTRE

– 06/03/2025 : Opérations de rénovation de l'habitat : ABSTENTION

– 28/03/2025 : Acquisitions et cessions pour production de logements rénovés : ABSTENTION

– 12/06/2025 : Nouvelle médiathèque du centre-ville : POUR

– 30/09/2025 : Convention avec l'EPF pour l'habitat : CONTRE

– 30/09/2025 : Convention pour une nouvelle opération programmée d'amélioration de l'habitat - renouvellement urbain : ABSTENTION

 

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15 décembre 2025 1 15 /12 /décembre /2025 13:31

 

« Beaucoup doivent penser comme moi : quitte à voter, autant l'essayer... » Ces jours derniers, une dame, selon Var-matin, s'exprimait en ces termes, ajoutant de plus « qu'on n'est pas complètement idiots, même le RN à des casseroles au c... », manière de dire que peu lui importent les affaires jugées ou pendantes qui l'entachent, du moment qu'on opte pour la nouveauté... ou l'inconnu...

 

Pendant ce temps, à 11000 kilomètres de notre rue Cyrus-Hugues où se déroulait cet échange, les Chiliennes et les Chiliens votaient. Et choisissaient de... l'essayer. Pourtant, il y a cinq décennies, d'Iquique à Punta Arenas, ils l'avaient essayé, pas en votant mais en le subissant à la suite d'un coup d'État. Ce furent des dizaines de milliers de violations des droits de l'homme, la violence politique, les assassinats, les disparitions. Et l'histoire, la nôtre et celle du Monde, celle d'hier et celle d'aujourd'hui, regorge d'événements qui devraient conduire à y réfléchir à deux fois.

 

Non, l'extrême-droite, et tous les totalitarismes, ne prenons pas le risque de... les essayer.

 

 

On me dira qu'un maire ne dispose pas de la force armée, de la police et du renseignement, et d'autres instruments de la répression. Mais, partout où elle est arrivée aux affaires communales, l'extrême-droite s'est employée à saper les services publics et les fondements démocratiques et républicains qui garantissent la cohésion sociale, donc la sécurité et le vivre-ensemble de tous. Les communes, ce sont de véritables bancs d'essai de ce que pourrait être une gestion nationale.

 

 

L'EXTRÊME-DROITE, C'EST UNE ATTEINTE À LA FRATERNITÉ

 

À Mantes-la-Ville (Yvelines), le maire, en trois ans, a divisé les subventions aux associations par deux, réduit les services au public en supprimant 20% d’agents municipaux, limité au minimum tout ce qui a trait au social. À Hayange (Moselle), la municipalité a coupé le gaz et l’électricité au Secours populaire, l'enjoignant en même temps de quitter les locaux communaux qu’elle occupait. A Villers-Cotterêts (Aisne), ça a été le ramassage scolaire des quartiers excentrés qui a été remis en cause, tandis que les tarifs de la cantine scolaire se sont envolés alors que la ville ne connaissait aucun problème de finances, le maire expliquant vouloir responsabiliser les familles : « Rien n’est gratuit dans ce monde. Expliquons aux gens que tout à un prix. » À Fréjus (Var), le maire a gelé les subventions d'associations sociales et culturelles du quartier de La Gabelle, majoritairement habité par une population très pauvreAu Luc (Var), après l'annonce par le préfet de l'arrivée d'une trentaine de migrants dans un centre agréé, ça a été un déferlement de propos de rejet de ces malheureux qualifiés de « clandestins » dans une lettre du maire à ses administrés, assorti du vote d'une charte intitulée « Ma commune sans migrant ».

 

 

L'EXTRÊME-DROITE, C'EST LA DÉMOCRATIE LOCALE BAFOUÉE

 

À Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), c'est un adjoint au maire, directeur de la publication du magazine municipal, qui a été condamné pour non respect de la pluralité et du droit de réponse, pendant que le maire s'emploie sans cesse à museler ses détracteurs (lire ICI une interview de Marine Tondelier, conseillère municipale écologiste). À Orange (Vaucluse), c'est une curieuse conception de la démocratie, avec une mairie qui, pour un sujet aussi important que le vote du plan local d'urbanisme, s'est refusée à fournir les documents nécessaires à la connaissance du dossier.

 

 

L'EXTRÊME-DROITE, C'EST UNE DÉGRADATION DE LA GESTION LOCALE

 

On se souvient bien sûr de l'état exsangue dans lequel le Front National a laissé les finances de notre ville voisine de Toulon en 2001. Mais c'est de partout pareil. À Beaucaire (Gard), la chambre régionale des comptes d’Occitanie, dans un rapport produit en 2020, a mentionné « des défaillances en série », une « gestion hasardeuse », des « recrutements irréguliers », des « rémunérations anormales en heures supplémentaires », « l’absence de stratégie RH », « un budget en communication disproportionné » et des « changements brutaux d’affectation de personnels ». Encore tout près de chez nous, je renvoie aux récents articles de la presse pour se faire une idée de ce qu'il en a récemment été à Cogolin et à Fréjus, avec des mises en cause des maires sur des dossiers financiers.

 

 

L'EXTRÊME-DROITE, C'EST UNE EXACERBATION DE L'EXCLUSION

 

À Hénin-Beaumont, comme à Perpignan (Pyrénées Orientales), à Fréjus (Var) et Béziers (Hérault), le média "Ripostes" a rapporté que « les pratiques violentes et discriminantes des polices municipales de ces villes dirigées par l’extrême droite font régulièrement la une a minima des médias locaux et régionaux et, parfois, s’étalent dans la presse nationale. Suréquipées, armées, ces polices bénéficient de moyens et d’effectifs bien supérieurs à ce qu’il est possible de constater dans des agglomérations de taille équivalente. » On n'a pas de mal à imaginer ce que pourraient devenir les forces de police d'une extrême-droite au pouvoir national, au service d’une politique d’exclusion, outrepassant en permanence le rôle qui leur est dévolu.

 

 

« L'essayer, c'est l'adopter. » Ce slogan publicitaire, utilisé tour à tour pour une bicyclette, une cafetière, du dentifrice, des lentilles oculaires ou une chaîne hôtelière, l'extrême-droite l'a fait sien depuis une dizaine d'années. Pourtant, on le voit à l'usage, ceux qui l'ont essayé dans leurs communes s'en sont pour beaucoup mordu les doigts. Derrière les sourires, les selfies et les tapes sur l'épaule d'une campagne électorale locale, c'est le pire qui se cache et peut survenir.

 

Trente-cinq ans après la fin d'une dictature qui a causé 40000 victimes, j'ai aujourd'hui une pensée pour le peuple du Chili. Et en particulier pour nos amis de Tortel, commune-sœur de La Seyne. Je ne voudrais pas devoir en avoir une, demain, pour La Seyne, voire, après-demain, pour notre Nation.

 

Puissent l'avoir en tête ceux qui, par leur nécessaire et toujours possible unité autour d'un projet social, écologiste et humaniste, peuvent éviter aux Seynoises et Seynois d'avoir à... l'essayer.

 

 

 

Ci-dessous quelques notes du chanteur Julos Beaucarne qui devraient nous rappeler que le pire ne s'est pas arrêté avec les années 40...

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14 novembre 2025 5 14 /11 /novembre /2025 04:10

 

« Dis, tu les payais, tes amendes, quand tu étais maire ou adjoint ? », m'a-t-on questionné il y a quelques jours. J'ai répondu que, bien évidemment, je les payais. Et j'ai demandé la raison de cette étrange interrogation. On m'a alors fait visionner un petit film où une dame soutenant la candidature de M. Mansour aux élections municipales dit ( * ) : « En tant qu'élu de la mairie, il a fait preuve de droiture, d'honnêteté, d'intégrité : connaissez-vous beaucoup d'adjoints qui payent leurs P.V. de stationnement ? »

 

Sur l'instant, une telle ingénuité naïve m'a fait sourire. Comme beaucoup de gens peu informés ou sciemment désinformés, cette personne s'imagine qu'un élu est au-dessus des lois. Mais j'ai ensuite réalisé que la vidéo a été mise en ligne par le candidat lui-même, sans couper ce passage inepte, et qu'il n'a donc pas été gêné de laisser prospérer l'idée que, hormis lui-même bien sûr, beaucoup d'autres élus sont des hors-la-loi impunis. Et ça c'est plus gênant.

 

 

C'est ennuyeux pour plusieurs raisons. D'abord, c'est à la limite de la clabauderie pour ses 17 collègues adjoints au maire seynois desquels il est comme de juste totalement solidaire dans cette équipe municipale soudée, sans compter ceux des 34.874 autres communes françaises, mais aussi, en allant plus loin sur le registre de la facétie, pour les fonctionnaires de la police et du Trésor public qui se rendraient complices de cette supposée impunité en annulant des procès-verbaux ou fermant les yeux sur le non-paiement des contraventions.

 

C'est affligeant aussi parce que ça augure mal des débats qui, en démocratie, doivent se dérouler sur des faits objectifs, sans affabulation ni tromperie. Si l'un des candidats s'autorise à ne pas s'imposer une rigueur dans ses propos et ceux de ses partisans qu'il relaie, c'est la porte ouverte à toutes les outrances. Et c'est un manque de respect pour les électeurs.

 

Alors, quand ce même candidat commence une autre vidéo en déclarant qu'il sait « que beaucoup d'entre [les gens auxquels il s'adresse] ne croient plus en la politique » et qu'il les comprend, ajoutant que « [son] engagement, aujourd'hui, c'est contre une certaine manière de faire de la politique », ça fait doucement rigoler.

 

Oui, simplement badiner. Le pauvre, il ne mérite même pas qu'on s'insurge.

 

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( * ) : une vidéo postée sur la page facebook du candidat le 8 novembre à 14 heures 28, à 1 mn 24 du début.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Démocratie locale et communication
8 novembre 2025 6 08 /11 /novembre /2025 07:17

 

Chez nous, peut-être plus qu'ailleurs, l'enjeu majeur de l'élection locale de mars 2026 n'est pas l'élection municipale. C'est l'élection métropolitaine. Mais celle-ci est dépendante de celle-là. Ce sont des candidats pour être conseillers municipaux spécifiquement signalés (« fléchés ») sur les bulletins de vote qui seront aussi conseillers métropolitains s'ils sont élus.

 

Pourquoi est-ce donc un enjeu majeur ? D'une part du fait des importants champs de compétences transférés des communes aux intercommunalités depuis 2018 ( * ), et d'autre part parce qu'un vent mauvais souffle sur la métropole toulonnaise et le Var depuis quelques temps. Si, par malheur, les Toulonnais, dont les élus sont les plus nombreux, presque majoritaires à eux seuls, au conseil de TPM faisaient un choix dans le sens de ce vent, il ne faudrait pas que les électeurs d'autres grandes et moyennes communes de notre aire urbaine fassent le même car ça assurerait une majorité métropolitaine qui ne réserverait rien de bon au territoire ( * * ).

 

C'est pourquoi je me permets de donner à lire un texte de la Gauche démocratique et sociale (GDS), vieux réseau de militants politiques de gauche dont les figures historiques s'impliquent aujourd'hui au sein de L'APRÈS, autre outil démocratique, bien plus récent, de réflexion, d’analyse et d’élaboration stratégique au service de l’unité de la gauche et des écologistes.

 

  

Donc, voilà ce texte qui date certes de quelques mois mais me semble encore d'actualité, dans lequel je me suis autorisé à souligner quelques passages...

 

« Pour les villes à gagner ou regagner par la gauche, l’unité et la démocratie sont bien les seules orientations à promouvoir. En 2020, les listes qualifiées souvent de citoyennes, solidaires, écologiques et démocratiques, mais soutenues par les partis locaux, ont connu le succès. Le “Printemps marseillais” en reste un exemple emblématique malgré la résistance des appareils à l’unité.

 

« Le rassemblement doit donc être sans exclusive vis-à-vis de quelque composante que ce soit. Les collectifs citoyens ne peuvent se réduire à une unité partielle. La recherche du soutien de tous les partis et mouvements politiques commence dès maintenant !

 

« L’adoption d’un projet commun prendra un peu de temps. La désignation d’une liste commune et surtout d’une tête de liste peuvent susciter des désaccords. Ceux-ci ne peuvent être tranchés par des états-majors, aussi clairvoyants fussent-ils. Il devrait revenir aux collectifs de décider. Cela peut se faire (...) par un vote citoyen à définir au consensus. Respecter et mettre en œuvre cette démarche peut et doit créer une dynamique, un engouement de nature à balayer les listes de droite et d’extrême-droite. »

 

 

Dans un contexte local où la droite pourrait bien être une fois de plus très divisée et où la gauche fait à peu près jeu égal avec elle, c'est à cette dernière qu'incombe la responsabilité de porter les espérances des citoyens qui s'inquiètent de se prendre une bourrasque de ce vent mauvais en pleine figure.

 

C'est pourquoi, comme la GDS, je continue à plaider pour un rassemblement « sans exclusive » de tous ceux qui adhèreraient à un projet social et écologiste pour la commune et l'intercommunalité. Et c'est pourquoi aussi j'avais trouvé intéressante l'idée, elle aussi promue par la GDS, d'un « vote citoyen », c'est-à-dire d'une sorte d'élection primaire, qui avait été proposée il y a quelques mois.

 

 

Je conclurai en livrant une autre expression, celle-là commune à la GDS et à L'APRÉS, lors de la fusion des deux mouvements au début de l'année ( *** ) : « Pour gagner, l’union de la gauche et des écologistes est incontournable, mais elle n’est pas suffisante. » 

 

C'est ce qu'ont depuis longtemps compris et appliqué beaucoup de maires, notamment communistes, depuis la Libération, entre autres à La Seyne. C'est ce que font, aujourd'hui, des maires ou candidats communistes, socialistes et écologistes : à eux, à leurs partis, voire avec leurs sympathisants, de construire un projet, et à d'autres partis, mouvements et citoyens adhérant à ce projet, de renforcer et diversifier les équipes. C'est vrai dans des petites et grandes communes comme Allonnes, Épinay-sous-Sénart, La Garde, Lyon, Romans, Thiers, Vierzon ou Villeurbanne.

 

Certains disent qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire. Mais la météo n'annonce pas que le souffle du vent mauvais va faiblir. Et les aiguilles de l'horloge tournent.

 

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( * ) : J'ai précisé ces compétences désormais exercées par l'intercommunalité dans un précédent article de ce blog : « Et on parle là du développement économique, du tourisme, du déploiement du numérique, de la formation, de l'innovation, de l'enseignement supérieur et la recherche, de l'urbanisme et l'aménagement du territoire, de l'habitat et du logement, de la rénovation urbaine et l'accompagnement social des habitants des quartiers prioritaires, des voiries et espaces publics, des réseaux d'eau et d'assainissement, des mobilités et de l'accessibilité aux personnes handicapées, des ports, des plages et des littoraux, des espaces naturels et parcs urbains, d'équipements sportifs et culturels comme, pour La Seyne, la Villa Tamaris Pacha et le Conservatoire de musique, etc. Bref, de tout ce qui est structurant pour le territoire. »

 

( * * ) : Une récente réforme a fixé à 89 le nombre de conseillers métropolitains pour 2026 (contre 81 aujourd'hui) suivant la répartition par communes ci-dessous. La majorité absolue est donc de 45. Si le vent mauvais emporte Toulon, ses représentants auront 31 à 32 sièges à TPM. Il suffirait que deux des cinq autres plus importantes communes subissent la même tornade pour que l'extrême droite soit majoritaire à la métropole.

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( *** ) : C'est une fusion opérée fin janvier 2025 entre les deux mouvements, la GDS conservant toutefois sa spécificité, dont son magazine mensuel "Démocratie & socialisme", un peu comme l'intégration du Mouvement républicain et citoyen (MRC) au parti auquel j'appartiens, la Gauche républicaine et socialiste (GRS), lors de sa création en 2019.

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6 novembre 2025 4 06 /11 /novembre /2025 04:28

 

Il y a maintenant plus d'une année, je m'autorisais à interpeler ma successeure à la mairie sur la dénomination d'Abbé Pierre d'un petit jardin public de notre centre-ville. Je reproduis ci-dessous le message que je lui avais adressé pour lui suggérer d'envisager une autre dénomination après les révélations concernant les agissements de cet ecclésiastique. Et je publiais quelques jours plus tard la réponse favorable qu'elle m'avait transmise. Elle adhérait à l'idée d'engager un dialogue avec les habitants, les associations, en y associant le Mouvement Emmaüs créé par l'Abbé Pierre et présent à La Seyne, en vue de trouver une solution.

 

Le temps a passé. Les discussions internes à la municipalité et avec les gens et les associations doivent être compliquées, parce que, plus d'un an après notre échange, le petit square porte toujours le même nom. C'est d'autant plus étrange que, de son côté, la “Fondation Abbé Pierre” n'aura mis que quatre mois pour devenir la “Fondation pour le Logement des Défavorisés”.

 

Alors, qu'en est-il ?...

 

 

C'est vrai que changer le nom d'un lieu de la voirie publique n'est pas chose facile. Ça suppose une réflexion en amont d'une délibération du conseil municipal, puis ça occasionne souvent une gêne pour les riverains, contraints à diverses démarches, dont certaines payantes, ne serait-ce que pour communiquer leur nouvelle adresse à leurs contacts, mais aussi pour mettre à jour leurs documents officiels, pièce d'identité, certificat d'immatriculation de leur véhicule, etc. C'est la raison pour laquelle j'ai choisi, au cours de mes mandats de maire, de n'honorer les mémoires de personnalités locales, nationales ou internationales que par des dénominations de voies nouvelles ou de lieux sans habitations, commerces ou entreprises (Arthur Paecht au Parc de la Navale, Danièle Mitterrand au Parc Braudel, Mère Teresa au Messidor, Lucie Cavatorta aux Mouissèques, Les Seynois de la Mission de France à l'est de l'église, etc.).

 

Mais personne n'habite au square Abbé Pierre. Les seules raisons imaginables à cet atermoiement sont donc que les discussions promises avec les habitants et les associations par la prédécesseure de M. Minniti soit s'éternisent, soit ont été interrompues avec le changement de maire, soit n'ont jamais commencé.

 

Je réitère donc ma suggestion à M. Minniti en reproduisant le message adressé à Mme Bicais et la réponse de cette dernière, espérant que, dans une démarche de continuité républicaine, le sujet sera enfin abordé et traité.

 

Ce serait par ailleurs la moindre des choses que, après qu'on a rayé d'un trait de lame de bulldozer l'ancien Espace Paul-Raybaud et l'ancien Jardin Paul-Gaujac et qu'aucune mesure n'a été prise pour que la commune continue à perpétuer la mémoire de ces personnalités seynoises, enfouies sous les gravats désamiantés de la mairie sociale détruite, on se décide enfin à réparer cette injustice.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Devoir de mémoire Démocratie locale et communication