18 juillet 2022 1 18 /07 /juillet /2022 03:24

À l'entendre et la lire, avant l'avénement de la maire, La Seyne était noyée dans les ténèbres du néant. Après avoir tenté de faire gober aux Seynoises et aux Seynois qu'ils lui doivent le projet de rénovation de notre vieux centre-ville, me contraignant à rappeler la réalité des faits, voilà qu'elle s'apprête à récupérer à son profit politicien le travail accompli par ses prédécesseurs à la mairie et au canton La Seyne-sud – Saint-Mandrier du conseil départemental quant au programme de réhabilitation de la corniche de Tamaris.

 

Ça va se passer ce mercredi lors d'une nouvelle réunion publique où elle se mettra encore en scène comme si elle était en campagne électorale permanente. Or, sur ce sujet encore, sa communication n'est qu'approximations, illusionnisme et démagogie. La réalité, c'est que, depuis 2010, la Ville a construit un projet de rénovation, d'abord avec le Département puis avec la Métropole dès que celle-ci s'est vu transférer la gestion des voiries, y associant les habitants et comités d'intérêt local volontaires, dans le cadre notamment du "Comité des usagers des mobilités" que la maire a mis en sommeil depuis son élection.

 

Après des années d'études rendues nécessaires par d'innombrables contraintes, ce projet a été finalisé en 2019. Son financement a été acté la même année. Et Madame Bicais n'était pas maire...

 

 

Je lis que la maire se vante de ce que « le projet d’aménagement de la Corniche Tamaris à La Seyne réalisé par la métropole TPM s’est ouvert le 7 janvier [2022] en donnant la parole aux habitants ». C'est de la contrevérité. Car le programme est arrêté depuis trois ans. Et c'est de la pure démagogie. Car que sera-t-il fait de la parole des habitants ? Je vais le démontrer.

 

 

DEPUIS 2010, LA SEYNE AU TRAVAIL AVEC LE DÉPARTEMENT

 

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Mais, avant d'en venir à l'histoire toute récente du projet qui nous intéresse, on ne peut pas passer sous silence l'implication aux côtés de la Ville, dès 2010, de Gilles Vincent, alors conseiller général – aujourd'hui on dit "départemental" – du canton de Saint-Mandrier et La Seyne-sud.

 

Malgré un différend ancien entre la commune et le département sur la propriété de la corniche, ce dernier ne tenant pas à s'impliquer dans sa réfection puisque le transfert de cette voirie de la Ville au Département n'avait pas abouti au début des années 2000, celui qui est toujours maire de Saint-Mandrier s'est investi fortement dans la conception d'un programme et pour qu'un partenariat permette d'aboutir à un projet partagé entre les deux institutions. Nous étions parvenus à une modeste réhabilitation à hauteur de 6 millions d'euros, compatible avec la situation financière de la commune, le Département prenant à sa charge les études et quelques dépenses pouvant entrer dans ses compétences. Comme quoi, même avec des élus de sensibilités politiques différentes, lorsque l'intérêt général prévaut, on peut faire avancer les choses. C'est sûrement la seule leçon qu'en a tirée la maire qui vient de tenter de stabiliser sa majorité bancale en y intégrant, telle une équilibriste, des élues issues de la gauche et l'extrême-droite...

 

Mais la perspective du transfert des voiries à l'agglomération Toulon Provence Méditerranée, depuis devenue Métropole, nous a alors conduits à différer la mise en œuvre, estimant que, avec les moyens de l'intercommunalité, il serait possible de concevoir un projet de bien plus grande envergure. Même si nous avons perdu quelques années, bien nous a pris. C'est une mobilisation de plus de 30 millions d'euros que nous avons obtenue, bien plus que les 6 millions que La Seyne pouvait supporter avec son seul budget.

 

LA PAROLE AUX HABITANTS ALORS QUE TOUT EST DÉJÀ DÉCIDÉ ?

 

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Mais revenons à la « concertation » de ce début de 2022 et aux participants invités à, soi-disant, contribuer à la définition du projet de réfection.

 

Leur a-t-on communiqué les conclusions des études et diagnostics réalisés sur la faisabilité, les contraintes imposées par la loi sur l'eau, le règlement de l'Aire de valorisation de l'architecture et du paysage, les aléas résultant de l'étude du BRGM de 2017, ceux de l'étude de circulation de Citelum de 2012, l'étude de transport de l'AUDAT de 2013, les obligations issues du Contrat de Baie (première et deuxième contractualisations), celles imposées par la gestion des biocénoses marines rappelées dans le schéma départemental de la mer et du littoral, celles découlant des limites imposées par l'État au regard des risques de submersion marine, du plan d'eau militaire, de la zone portuaire, les diagnostics relatifs au pluvial sur le bassin versant, et d'autres ? A-t-on seulement transmis ces données à la société chargée d'animer cette « concertation » ?...

 

La réalité est que, à 99 %, ce qui est faisable règlementairement, techniquement et budgétairement est déjà décidé. Et ça l'est dans un document dense de 93 pages que, avec le président de la Métropole Hubert Falco, nous avons validé en son temps. On peut le consulter en cliquant ICI ou sur son fac-similé ci-dessus. C'était en novembre 2019, avant que Madame Bicais ne devienne première magistrate de La Seyne. Et ce document-programme, qui a intégré de nombreux avis de citoyens volontaires du Comité communal des usagers des mobilités, a certes pu évoluer depuis presque trois ans, le peut encore à la marge, mais son économie générale ne peut que demeurer.

 

Fort heureusement pour la maire, les conclusions de la « concertation sur le diagnostic » organisée entre janvier et février 2022 à grand renfort de publicité sont toutes cohérentes avec le document-programme de 2019. Et, de toute façon, cette démarche – dont on aimerait connaître le coût – qui a surtout servi à caresser dans le sens du poil les 50% de répondants qui sont des riverains immédiats de la Corniche, a tellement accouché de généralités aux questions (volontairement ?) banales que chacun ne pourra que se retrouver dans le programme défini trois ans plus tôt...

 

 

UN PROJET FICELÉ DEPUIS 2019, AVANT LE MANDAT DE Mme BICAIS

 

Pour constater que le parti pris général est arrêté depuis trois ans, il suffit de comparer des extraits du document-programme de 2019 et de ce qui est présenté aujourd'hui (par exemple pour les profils des chaussées), seules des évolutions à la marge étant encore possibles.

 

C'est d'ailleurs sur ces orientations que, à la même époque, a été élaboré le schéma budgétaire et le calendrier de réalisation. On le verra ci-dessous, il n'y a rien de nouveau sous le soleil depuis l'arrivée aux affaires de Madame Bicais, sinon peut-être qu'elle a intégré ce qui était appelé dans le document-programme de 2019 des « séquences paysagères » (Bois Sacré, anse du Père Louis, Balaguier, Tamaris et Le Lazaret) dans son « collier de perles ». Mais ça, c'est de la communication pure et rien d'autre.

 

J'en terminerai en livrant ci-après quelques documents qui corroborent également mon affirmation que le programme est arrêté depuis 2019, que le calendrier de réalisation que nous avions fixé à l'époque est pratiquement respecté – on l'a vu avec une première tranche avancée de travaux qui a concerné comme prévu la réhabilitation de la corniche Philippe-Giovannini entre l'Atelier mécanique et le giratoire d'accès au terminal des croisières de la zone portuaire Grimaud – et que le budget nécessaire, réparti sur plusieurs années, a bien été obtenu de la Métropole en 2019.

 

 

LE CALENDRIER DE RÉALISATION ARRÊTÉ EN 2019

 

L'ENGAGEMENT FINANCIER DE LA MÉTROPOLE OBTENU EN 2019

 

 

CLIC POUR LIRE L'ARTICLE COMPLET SUR LE SITE DE VAR-MATIN

 

L'important est bien sûr que ce dossier ait avancé et qu'il continue à avancer. Pour la corniche de Tamaris comme pour d'autres chantiers structurants pour La Seyne et les communes de la métropole, notamment Saint-Mandrier pour celui-ci, des cadres et des agents territoriaux de la commune, de la métropole et du département sont au travail depuis des années, des élus, dont mes adjoints Claude Astore et Florence Cyrulnik, comme Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier, vice-président de TPM et ancien conseiller général du canton, ont cherché des solutions, piloté l'élaboration du programme, et convaincu la Métropole de s'y engager. Mais nul doute que la maire ne manquera pas de rappeler leur rôle lors de la réunion publique prévue ce mercredi...

 

Il serait en effet à la fois contraire aux usages de continuité républicaine et méprisant pour ceux qui ont œuvré qu'une maire réécrive l'histoire à sa façon dans le seul vil but de conforter sa suffisante notoriété, en assumant d'abuser ses concitoyens. Et ce n'est en rien son genre.

 

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13 juillet 2022 3 13 /07 /juillet /2022 05:02

Il n'y a pas eu que de l'invective et des règlements de comptes entre membres de la "majorité" municipale issue de la "coalition" de gens de l'extrême-droite, de la droite républicaine et du macronisme libéral lors de la réunion du mois de juin du conseil municipal.

 

Il y a aussi eu quelques sujets d'importance et de fond, concernant le quotidien de nos concitoyens ou touchant aux budgets de la commune, tant celui réalisé de 2021 que celui en cours de 2022, c'est-à-dire à la politique conduite par la maire pour les services aux administrés, aux investissements et à la gestion de la dette communale.

 

Et, en analysant les votes respectifs des cinq groupes politiques de l'assemblée communale, certains pourraient être surpris de constater que seul celui des communistes, des socialistes et des Verts, qui a été naguère qualifié d' « ancienne gauche » par d'autres se prétendant plus radicaux, fait preuve d'opposition à la politique libérale et la gestion douteuse de la coalition majoritaire municipale...

 

 

LE GROUPE DES GAUCHES ET DE L'ÉCOLOGIE SEUL OPPOSANT

 

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Ainsi, même si ça prend un peu de temps, ça vaut le coup de prendre connaissance de l'intervention d'Olivier Andrau, conseiller municipal socialiste, au nom de ce groupe des gauches et de l'écologie, lorsqu'il s'est agi de voter le compte administratif de 2021, c'est-à-dire le compte-rendu abordé sous l'angle financier de tout ce que la maire a mis en œuvre au cours de l'année écoulée.

 

Chacun pourra apprécier, argumentaire très construit à l'appui, comment il a alerté sur les choix dispendieux, le très faible investissement ou la gestion hasardeuse de la dette communale. Cliquez sur la photo d'Olivier Andrau au cours de son intervention pour la retrouver en vidéo sur sa page facebook ou ICI pour la lire sur le blog du groupe des élus des gauches et de l'écologie.

 

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Étrangement, sur un sujet aussi important, aucun porte-parole des trois autres groupes minoritaires – doit-on parler de groupes d'opposition ? – n'a pensé devoir exprimer ses analyses, avis et critiques.

 

Et le résultat du vote (cliquez ICI ou sur l'image de la fiche de compte-rendu de vote pour l'agrandir et voir le détail du scrutin) confirmera que, tout compte fait, ni l'extrême-droite, ni le groupe MoDem-Génération Écologie, ni les élus "La Seyne pour tous" (droite), n'ont signifié leur défiance vis-à-vis de la désastreuse gestion de la maire, et que la seule opposition exprimée à son compte administratif 2021 a été celle de la soi-disant « ancienne gauche » ( 1 ).

 

 

DE SEMBLABLES POSTURES SUR UN AUTRE ENJEU BUDGÉTAIRE MAJEUR

 

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D'autres délibérations mettront en évidence cette réalité. En cliquant sur chacune des fiches ci-dessous de compte-rendu de vote d'autres délibérations significatives, on notera de semblables choix où les oppositions autres que celle des gauches n'en ont pas été...

 

On observera ainsi que, sur une autre délibération financière, concernant cette fois le budget 2022 en cours d'exécution, seul le groupe des gauches et de l'écologie s'est opposé à la maire. Il s'agissait pourtant de rectifier le budget principal, guide annuel de la politique communale voté en avril dernier, en glissant dans une liste interminable de modifications mineures une rectification d'importance.

 

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Elle visait en effet à corriger un budget que la gauche avait déjà qualifié de potentiellement insincère du fait de l'omission opportune d'une dépense obligatoire évitant de faire apparaître un déséquilibre que seul un nouvel emprunt de plus d'un million d'euros pouvait compenser.

 

Olivier Andrau s'est également exprimé sur cette grave question qui aurait dû entrainer les autres groupes minoritaires à manifester aussi leur opposition, ce qui n'a pas été le cas. Cliquez sur la photo d'Olivier Andrau au cours de son intervention pour la retrouver en vidéo sur sa page facebook. Et sur l'image de la fiche de compte-rendu de vote pour l'agrandir et voir qui a voté quoi.

 

 

ET D'AUTRES INCOMPRÉHENSIBLES SILENCES DES OPPOSITIONS SUR L'ATELIER MÉCANIQUE, LA DISPARITION D'UN FOYER D'ANCIENS ET D'UN SERVICE PUBLIC POSTAL

 

Sans autre commentaire, je laisse aux visiteurs de ce blog le soin de se faire par eux-mêmes une idée des silences et abandons des groupes minoritaires autre que celui des gauches et de l'écologie. Seuls, en effet, Anthony Civettini (PCF), Hakim Bouaksa (EELV) et Bouchra Réano (PS), ont pris la parole pour déplorer les propositions de la maire. J'invite à cliquer ci-dessous sur les fiches de compte-rendu des scrutins pour les agrandir et voir le détail des votes de chaque groupe d'élus. C'est assez étonnant.

 

L'ENTERREMENT DU PROJET DE CINÉMA À L'ATELIER MÉCANIQUE

 

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L'EXPULSION DES ANCIENS DU FOYER ARISTIDE-BRIAND

 

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LA FIN DU SERVICE PUBLIC DE LA POSTE ASSOCIÉ À LA MÉDIATHÈQUE DES SABLETTES

 

 

QUEL EST DONC LE SENS DE CES ABANDONS ?

 

Les motivations des uns et des autres de ces groupes minoritaires sont difficiles à cerner dans la mesure où ils ne les explicitent pas. Mais, déjà, des observateurs de la vie seynoise se questionnent à haute voix.

 

Dans le contexte tumultueux que connaît la majorité municipale, d'éventuelles recompositions vers une nouvelle coalition autour de la maire gravement fragilisée, fût-elle aussi disparate que celle qui implose à petit feu, seraient-elles en réflexion ?

 

 

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( 1 ) : Ce n'est pas une bonne nouvelle. Il semble que la belle unité du groupe des gauches et de l'écologie a été écornée par une évolution de la position d'une de leurs élus, Marie Viazzi, qui, de sensibilité radicale, avait rejoint le groupe après la démission pour raison de santé de Cécile Jourda (voir ICI). Elle a étrangement, et sans donner d'explication publique, confié sa procuration à Sandra Torres, cheffe de file du groupe de droite "La Seyne pour tous". Est-ce dû à la position du Parti radical de gauche (PRG) dont elle était ou est encore adhérente qui, aux récentes élections nationales, n'a pas intégré la Nupes ? Ce choix – que l'on doit respecter et n'appelle surtout pas de critique personnelle ad hominem – confirmerait-il l'hypothèse évoquée par certains observateurs d'une éventuelle recomposition majoritaire locale à venir ?

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4 juillet 2022 1 04 /07 /juillet /2022 05:32

Comme beaucoup de Seynoises et de Seynois, j'assiste, très inquiet pour notre ville, aux discordes violentes qui secouent la majorité hétéroclite du conseil municipal, réunissant pêle-mêle, sans programme élaboré en commun, et avec des visions contraires, voire naviguant à vue, des gens de l'extrême-droite, de la droite républicaine, et des libéraux macronistes.

 

La réunion du 30 juin du conseil municipal a confirmé le contexte explosif dans lequel nos responsables communaux évoluent.

 

Se refusant à entrer dans l'arène pitoyable où se cristallisent en public les conflits internes à ce qu'on ne peut plus appeler une "équipe", les élus municipaux des gauches et de l'écologie alertent et s'opposent dans le respect des règles démocratiques et des bons usages qui devraient prévaloir entre élus républicains. Peuvent-ils être entendus ?...

 

 

UN GATEAU FOURRÉ À L'AMERTUME POUR UN JOYEUX ANNIVERSAIRE

 

Ça va s'arroser au jus de fiel. Il y aura deux ans ce mardi que cette « Coalition » a été installée aux commandes de la commune, par la volonté démocratique de 7164 Seynoises et Seynois, soit 16% de nos électeurs et environ un sur dix de nos habitants. Il n'aura fallu que sept mois pour que les premières dissensions se fassent jour, avec la démission d'un adjoint à la maire qu'ont suivi d'autres mises au ban.

 

Depuis, bien d'autres ruptures se sont succédé, avec en point d'orgue de la cacophonie le retrait des délégations du premier adjoint, qui revendique 22 soutiens d'opposants à la maire au sein d'une majorité – si l'on peut encore dire – de 35 membres.

 

 

DES PLANTATIONS ET DES FRESQUES EN PARAVENT DE LA GABEGIE

 

Le brouhaha persistant, les dépôts de plainte répondant aux dépôts de plainte, les invectives et menaces, l'expulsion d'élus du conseil municipal par la police communale, l'absence de majorité sur des délibérations proposées par la maire, tout ça ne peut pas donner grand chose de bon pour notre population.

 

On comprend mieux, dès lors, la raison de l'effort démesuré que la maire déploie en communication, en (jolies) fresques murales, en plantations de végétaux (financés par la Métropole ou le Département), et en événements inauguraux de chantiers mis sur les rails par ses prédécesseurs et repris à son compte par la maire sans le moindre mot courtois à leur endroit qu'imposerait la continuité républicaine.

 

Ça lui permet de masquer les difficultés que génère cette situation grotesque d'abandon et de frein aux projets structurants, de sacrifice de services publics que les fonctionnaires malmenés peinent à sauvegarder, de délaissement de la population, et d'anéantissement des effets du redressement des finances communales patiemment et difficilement conduit par l'équipe précédente.

 

Le 30 juin, au cours d'une réunion publique du conseil municipal inhabituellement longue tant la maire s'emploie usuellement à refuser tout débat, le gâchis violemment exprimé a atteint un paroxysme, la maire a été mise en minorité, des combinaisons de futur rafistolage précaire ont pointé le bout de leur nez, toutes les délibérations inscrites à l'ordre du jour n'ont pas pu être examinées, la séance a finalement été suspendue puis reportée sine die, laissant en plan des sujets majeurs pour la ville et ses habitants.

 

 

LA VOIX DE LA RAISON DES ÉLUS DES GAUCHES ET DE L'ÉCOLOGIE

 

Dans ce chaos, les élus minoritaires de la liste des gauches et de l'écologie "La Seyne, l'énergie positive pour une ville verte et ouverte" ont tenté de faire entendre leurs voix de raison sur divers points importants de l'ordre du jour : les comptes de 2021, le budget 2022, les augmentations des tarifs des centres aérés et des écoles municipales de sport, et d'autres. Las, semblant en perdant son sang-froid les mettre dans le même sac que ses opposants internes, la maire n'a pas répondu autrement qu'en bottant en touche, contenant à peine en leur direction la colère que lui occasionnent ses propres colistiers.

 

C'est pourquoi ils ont publié un communiqué dont, peut-être, la presse s'emparera. On peut le lire sur leur blog ou en cliquant sur sa reproduction ci-dessous...

 

CLIQUEZ POUR LIRE LE COMMUNIQUÉ

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Démocratie locale et communication
13 mai 2022 5 13 /05 /mai /2022 04:12

Étrange comme les gens évoluent...

 

« La mairie, que l’on appelait autrefois “La maison pour tous” est devenue à La Seyne [sous les mandats Vuillemot] la maison de la CGT. Rien d’étonnant lorsque l’on sait que le maire [Vuillemot] a fait le choix d’aller à Toulon défiler avec les siens plutôt que d’être présent au Monument aux Morts où se déroulait la cérémonie d’hommage aux Morts pour la France lors de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie… », se scandalisait à mon propos dans Var-matin, en 2019, un conseiller municipal d'opposition de droite, me reprochant de n'avoir pas empêché le déploiement d'une banderole revendicative au fronton de l'hôtel de ville.

 

Le même élu, devenu adjoint à la maire en 2020, est désormais bien silencieux. Pourtant, la maire et la majorité municipale ont boudé la dernière commémoration rendant hommage aux morts de la guerre d'Algérie qui s'est tenue il y a deux mois. Et je ne l'entends pas plus pousser de cris d'orfraie tandis que le même syndicat de fonctionnaires territoriaux a déployé ce jeudi une autre banderole sur la façade de la mairie sociale Paul-Raybaud, qui ne doit pas revêtir pour lui le même caractère de « maison pour tous » que la mairie principale en 2019.

 

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Je ne lis pas non plus dans les colonnes du quotidien régional de déclaration offusquée du responsable du groupe du Rassemblement National qui, en cohérence avec « La Coalition » regroupant des gens de droite et d'extrême-droite qui allait remporter les élections, tenait en 2019 à peu près les mêmes propos outragés au sujet de cette banderole que son collègue de la droite républicaine : « La mairie de La Seyne n’a pas vocation à être l’officine de quelconque syndicat ou parti politique ; c’est avant tout la maison du peuple. ». Il n'était d'ailleurs pas plus présent que ses collègues de droite à la récente cérémonie d'hommage aux disparus de la guerre d'Algérie.

 

Si une nouvelle banderole a flotté sur la façade d'un édifice public communal, c'est qu'un mouvement social mobilise des personnels pour leur défense.

 

Et les deux élus donneurs de leçons, en tous cas, seraient bien inspirés de s'intéresser au sort peu enviable réservé aux fonctionnaires territoriaux du Centre communal d'action sociale qui assurent le service public des aides à domicile des personnes âgées ou en perte d'autonomie, auxquels la maire refuse le dialogue pour négocier de meilleures conditions de travail et de salaire, ce qui justifie le mouvement social qu'accompagne en ce moment la CGT, comme celle-ci défendait en 2019 les retraites, les emplois, les salaires, la sécurité sociale et les services publics.

 

Et de répondre à leurs légitimes attentes. On le leur doit. Rappelons-nous : ils étaient parmi les « premiers de corvée » qu'on applaudissait tous les soirs pour leur abnégation au début de la pandémie de coronavirus...

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Devoir de mémoire Démocratie locale et communication
12 mai 2022 4 12 /05 /mai /2022 07:41

Le feuilleton des aventures la majorité municipale seynoise continue avec de nouveaux épisodes. Mais pas pour le plus grand bonheur des Seynoises et des Seynois. Les sages et vénérables commentateurs de la place Laïk, au bas du marché, qui sert d'agora à notre ville, ne manquent pas de faire des rapprochements avec d'autres événements de politique locale qui ont ébranlé de précédentes équipes municipales, fragilisant et retardant le renouveau de La Seyne depuis la fermeture des chantiers navals.

 

Ces divisions funestes n'ont jamais porté bonheur aux maires qui les ont vécues. Aucun n'a jamais été réélu. Mais, surtout, ainsi que nous le vivons aujourd'hui, ce sont des projets structurants pour la vie des Seynois qui ont été abandonnés avec les alternances revanchardes des maires et de leurs équipes, et au sein même de leurs majorités. Et voilà que ça continue avec la rupture consommée entre la maire et son premier adjoint.

 

Même si ça n'a pas valeur scientifique, j'ai tout de même posé un regard méthodique sur les changements intervenus de premiers adjoints aux maires depuis la Libération de 1945. Et il n'y a pas photo : les turbulences interviennent beaucoup plus lorsque c'est la droite qui est aux commandes de La Seyne.

 

Le tableau ci-dessous est édifiant (cliquez dessus pour l'agrandir).

 

CLIQUEZ SUR LE TABLEAU POUR L'AGRANDIR

 

 

DEPUIS 1945, SEULS 3 PREMIERS ADJOINTS SUR 15 ONT "TENU" AU MOINS TOUT UN MANDAT

 

Sur quinze premiers adjoints qui ont assisté les dix maires que La Seyne a élus depuis 1945, seuls trois ont été maintenus en fonction pendant l'intégralité d'au moins un mandat de six ans ( * ). Et ce sont tous des premiers adjoints de gauche : Philippe Giovannini, premier adjoint de 1953 au décès de Toussaint Merle en 1969,  auquel il a d'ailleurs succédé, puis Maurice Paul, premier adjoint de Philippe Giovannini de 1969 à 1978, et enfin Raphaëlle Leguen qui fut ma seule première adjointe pendant mes deux mandats, de 2008 à 2020.

 

La durée moyenne de fonction d'un premier adjoint seynois dans ces trois-quarts de siècle est de 1950 jours. Celle d'un premier adjoint de droite est largement inférieure (1152 jours), et celle d'un premier adjoint de gauche est bien plus longue (2266 jours). On est dans un rapport du simple au double entre droite et gauche. Seuls quatre des quinze premiers adjoints ont été en fonction sur une durée supérieure à la durée moyenne ( * ). Trois d'entre eux étaient de gauche : Philippe Giovannini (5864 jours), Raphaëlle Leguen (4474 jours) et Maurice Paul (2807 jours). Le quatrième était de droite : Jacques Lordet, unique premier adjoint de Charles Scaglia (droite) dont il fut un fidèle de 1984 à 1994 (3972 jours).

 

 

SEULS MANDATS SANS TURBULENCE DEPUIS 1989, CEUX DE 2008 À 2020...

 

Sur la période la plus récente, de la fermeture des chantiers en 1989 à l'élection de Nathalie Bicais en 2020, soit les cinq derniers mandats de six ans, La Seyne a connu cinq maires et huit premiers adjoints.

 

Jacques Lordet a cessé ses fonctions avec la démission de Charles Scaglia sous la pression de sa propre majorité de droite en 1994.

 

Maurice Paul, maire de 1995 à 2001, a démissionné en 1997 de sa fonction sans quitter le conseil municipal qui l'a aussitôt réélu pour contraindre, suivant la loi, au remplacement de son premier adjoint Marcel-Paul Magagnosc (gauche) par Francisque Luminet (gauche).

 

Si l'on ne tient pas compte de la démission de Gilbert Collard ( * ) non liée à la vie municipale, Arthur Paecht (droite), auquel des élus de sa majorité, dont la maire d'aujourd'hui, ont mené la vie dure, a dû faire comme Maurice Paul pour remplacer Michèle Joyan (droite) par Gabriel Jauffret (droite).

 

Je suis le seul des cinq anciens maires, accompagné de ma fidèle Raphaëlle Leguen, à ne pas avoir connu de turbulences pendant les douze années de mes mandats. Aucun de mes adjoints, sauf un pour raison personnelle professionnelle, n'a quitté le navire.

 

 

LA MAIRE D'AUJOURD'HUI EN PROIE AUX MÊMES CONFLITS QUE SES PRÉDÉCESSEURS DE DROITE

 

En moins de deux ans de mandat, cependant, la majorité revenue aux affaires seynoises en 2020 autour de Nathalie Bicais semble bien partie pour emboîter les pas de ses prédécesseurs de droite (à l'exception de François Hérisson) dont les équipes ont toutes explosé en vol, et pas forcément de leur fait, mais de celui de certains de leurs colistiers félons.

 

Ce que nous vivons aujourd'hui était hélas prévisible avec une équipe constituée d'un conglomérat friable de factions aux intérêts et visions divergents et aux sensibilités politiques allant de la droite libérale à l'extrême-droite. Trois maires-adjoints (le premier, le troisième et le septième) ont déjà été chassés de la majorité, ainsi qu'une élue d'une autre liste qui avait pourtant fait allégeance. Un groupe de vingt-deux des trente-cinq élus majoritaires s'est constitué contre la maire pour, soi-disant, se rabibocher ensuite avec elle. Avant que ça ne reparte en discordance.

 

Mesurée à l'aune de la continuité solidaire des équipes majoritaires, je me demande si les Seynois n'ont pas été trop imprudents de confier leur maison commune à cette nouvelle équipe de droite...

 

 

DES PROJETS MAJEURS QUI TOMBENT À L'EAU À CAUSE DE GRAVES MÉSENTENTES

 

C'est un spectacle pitoyable qui inquiète les élus de l'opposition des gauches et de l'écologie, pas tant parce que la coopération courtoise devrait être de mise entre élus républicains responsables, ni que le temps et l'énergie que leurs collègues de droite passent à se tirer dans les pattes pourraient être mieux utilisés pour la population, mais parce que, du fait de ces conflits violents sur fond de mensonges et de coups bas entre gens d'une même équipe, des projets majeurs pour les Seynois tombent à l'eau faute d'être gérés avec un minimum de sérieux et d'humilité.

 

Les projets de Bois Sacré et de l'Atelier mécanique, par exemple, maltraités car mal traités, avec leurs possibles conséquences financières, sont de vraies sources d'inquiétude. Les élus minoritaires progressistes du groupe "L'énergie positive" de notre conseil municipal le dénoncent dans un communiqué qu'ils viennent de publier (à lire ICI).

 

Et tout ça, ça ne réjouit personne. N'en finira-t-on jamais ?

 

 

( * ) : Il faut distinguer le cas de Gilbert Collard qui a dû mettre un terme à sa fonction de premier adjoint en 2002 après une seule année de mandat, non à cause d'un conflit avec Arthur Paecht, mais pour raisons personnelles de santé, et celui de Pierre Gouachon qui n'est entré en fonction que pour l'année de fin du mandat de 1989 à 1995, suite au remplacement de Charles Scaglia par François Hérisson, brave homme qui a tenté de sauver les meubles d'une droite alors en perdition.

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18 mars 2022 5 18 /03 /mars /2022 09:28

Ça devient un leitmotiv affligeant : selon l'actuelle équipe municipale, ses prédécesseurs ont été inactifs pendant douze ans ! Et elle pense que ça lui permet de masquer ses propres errances.

 

Le débat d'orientation précédant le vote du budget 2022 a encore été l'occasion pour la maire de ne pas répondre sur le fond aux questions soulevées par l'opposition des gauches et de l'écologie en affirmant une nouvelle fois que l'équipe que j'animais « n'a rien fait ».

 

Et ce mensonge, ayant été relayé par la presse régionale, m'a de nouveau contraint à sortir de ma réserve pour rétablir la vérité sous la forme d'un communiqué dont les journaux locaux ont bien voulu publier l'essentiel.

 

 

ET POURTANT, MADAME LA MAIRE, ON A INVESTI. ET ANNUELLEMENT PLUS QUE VOUS.

 

Il y a en fait eu au moins deux contrevérités rapportées par les journalistes qui ont été avancées par la maire lors de la séance de ce lundi du conseil municipal. Elle a d'une part affirmé que mon équipe n'aurait rien fait en matière d'investissements pour les équipements publics communaux. Le communiqué que j'ai rédigé démontre, chiffres officiels à l'appui, que non seulement il n'en est rien, mais, de plus, que l'actuelle municipalité en fait moins que la précédente...

 

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Dans un souci d'objectivité, la presse a accepté de relayer ma mise au point : La Marseillaise ICI et Var-matin ICI.

 

 

ET POURTANT, MADAME LA MAIRE, ON A GÉRÉ LES DÉPENSES DE PERSONNEL. ET MIEUX QUE VOUS.

 

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Mais ce n'est pas tout. Alors que, par la voix d'Olivier Andrau, élu socialiste, l'opposition de gauche a alerté sur l'accroissement des dépenses de personnel, la maire a encore usé de l'affirmation d'une inexactitude sur la gestion antérieure pour se dérober, certifiant que l'équipe que j'animais « n'a jamais obtenu le glissement vieillesse technicité à 1,7% » sur une année.

 

Le "glissement vieillesse technicité", ou "GVT", c'est l'augmentation mécanique des charges de personnel découlant de l'ancienneté acquise par les agents et de leurs montées en grade suite à des réussites à des concours.

 

Mais ce qui est à observer, c'est la hausse globale du coût des personnels qui s'établit à plus de 3% en une année 

 

Alors, en effet, du temps de notre équipe, le coût des agents n'a jamais subi une hausse limitée à 1,7%. Nous avons plutôt fait beaucoup mieux. Entre 2014 et 2019, les dépenses de personnel sont passées de 59,1 à 61,6 millions d'euros, soit une hausse de 4,18% en cinq ans, donc une hausse moyenne de 0,84% par an, soit... la moitié des 1,7% que la maire se vante de réaliser aujourd'hui, s'emmêlant les pinceaux entre le GVT et la hausse générale qui, elle est prévue de plus de 3%. Parfois, il vaudrait mieux tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler...

 

 

ET SI, MADAME LA MAIRE, VOUS PARLIEZ UN PEU FINANCES AVEC LES SEYNOIS ?...

 

Tout ça atteste d'une gestion dangereusement approximative qui risque de fragiliser des finances communales encore instables malgré douze années de prudence et d'efforts de redressement et de désendettement. Les Seynois avaient d'ailleurs l'occasion, tous les deux ans, de suivre l'avancée de la patiente remise en ordre des capacités budgétaires et financières de leur commune au cours de réunions publiques où j'exposais la situation dans le détail et répondais à leurs interrogations et suggestions.

 

Mais ça, c'était dans la vie d'avant. Maintenant, les réunions publiques de la période du vote du budget municipal sont consacrées à la présentation du « collier de perles » de la maire, tandis que la situation financière risque de tourner au vinaigre.

 

Mais attention, les perles de culture, dans le vinaigre, ça risque la dissolution...

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8 mars 2022 2 08 /03 /mars /2022 08:22

Ça y est. Après deux années de travail préparatoire, l'Annuaire des Quartiers fonctionne. Et ses animateurs seront en Provence dans une dizaine de jours  pour le faire découvrir et le promouvoir auprès des médias et des habitants.

 

C'est une initiative que, avec les maires de l'Association des maires Ville & Banlieue de France, nous avons lancée en 2019 avec de grands médias (Radio France, BFM, RMC, ...), pour permettre aux journalistes de disposer d'un annuaire d'interlocuteurs volontaires vivant ou agissant dans les quartiers vulnérables urbains et, ce faisant, de mieux traiter l'actualité de ces territoires trop souvent faussée par le prisme du sensationnel, surtout lorsque des événements graves s'y produisent.

 

Les animateurs de notre annuaire "Vu des quartiers", porté par une association que nous avons créée pour faire vivre le projet, soutenue par l'État et certaines collectivités, nous lancent une invitation que je reproduis ci-dessous...

 

« Bonjour,

 

« L’association Vu des Quartiers organise une visioconférence le vendredi 18 mars 2022 à 11 heures, pour présenter son "Annuaire des Quartiers".


 
« Nous continuons notre Tour de France et nous nous arrêtons cette fois-ci en Provence-Alpes-Côte d'Azur, en partenariat avec Cité Ressources, le centre de ressources Politique de la ville de la région.

 

« Pour vous inscrire, CLIQUEZ ICI. N’hésitez pas à relayer cet événement dans vos réseaux !


 
« L’objectif de Vu des Quartiers ? Créer un lien direct pour une couverture médiatique plus riche : vie quotidienne, engagements et initiatives associatives, faits-divers... l’actu des quartiers peut être mieux traitée avec un lien direct entre les médias et les acteurs du quotidien.


 
« Le fonctionnement de l’annuaire est simple : les personnes qui veulent témoigner et apporter un meilleur éclairage sur leur vie de tous les jours s’inscrivent sur le site, en indiquant les conditions souhaitées de prise de contact.


 
« Les journalistes professionnels peuvent utiliser l’annuaire sur demande et en respectant les règles d’utilisation. Les contacts ne sont accessibles qu’aux journalistes accrédités.


 
« Il ne s’agit pas de dire que tout va mal, ni de donner une image idéalisée ou romancée des quartiers. Il s’agit de parler plus justement et de façon plus équilibrée de ce qui se passe dans les quartiers.


 
« Responsables associatifs, bénévoles, entrepreneurs, membres de conseils citoyens ou d’amicales de locataires, habitants engagés, institutionnels : rejoignez l’initiative Vu des Quartiers !


 
« Cordialement,

 

« Clément et Manon, animateurs de Vu des Quartiers (CONTACT) »

 

Je ne doute pas que nombre de Seynois attachés à une valorisation plus objective de nos deux quartiers prioritaires, Berthe et le centre ancien, se proposeront pour figurer dans cet annuaire et devenir des interlocuteurs des professionnels des médias.
 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Démocratie locale et communication
24 décembre 2021 5 24 /12 /décembre /2021 04:37

Un "super-bus" desservant les principaux sites de La Seyne et de la métropole, c'est très bien, même si un tramway aurait été bien mieux. Il nous faut cependant espérer que le tracé proposé à la concertation publique sera amendé pour répondre aux attentes du maximum de nos concitoyens et que le scénario de réalisation soumis à la consultation sera revu pour qu'elle ne s'inscrive pas dans un calendrier qui en ferait une hypothétique chimère d'un lointain avenir.

Des pistes d'amélioration existent, tant pour le tracé que pour les échéances. Il appartient à la maire de les entendre et de les porter après de la Métropole. Mais il est d'autres sujets d'inquiétude qui sont révélés par les documents soumis à l'analyse citoyenne.

Les interconnexions entre le futur "super-bus" et les autres moyens de déplacements (bus, bateaux-bus, véhicules personnels, vélos...) méritent en effet que des exigences soient transmises par la maire à Toulon Provence Méditerranée afin de répondre aux besoins des Seynois.

 

DEUX PARKINGS-RELAIS LE LONG DU TRACÉ SEYNOIS : INDISPENSABLES !

Délaisser la voiture pour emprunter les transports collectifs est une nécessité économique et environnementale, donc civique. Dans une métropole dont la partie occidentale a une géomorphologie très collinaire, même avec les dessertes de minibus par appel-bus, l'automobile est souvent le seul moyen de rejoindre un axe structurant de transports en commun tel que le train, le bateau-bus ou le futur "super-bus". Il faut donc prévoir des parkings-relais le long du site propre dédié.

Les documents proposés à la consultation par la Métropole en situent deux le long du tracé seynois (et deux autres pour les bateaux-bus), ayant chacun une capacité de 150 à 200 places de stationnement : à la gare SNCF et aux Esplageolles.

Cela appelle deux remarques. S'agissant de la gare, cette capacité – qui est à peu près la capacité actuelle – est notoirement insuffisante ; cela signifie-t-il que la Ville a demandé à la Métropole de renoncer au projet engagé d'extension vers l'est du parking existant ? Quant aux Esplageolles, y a-t-il – et ce serait une heureuse nouvelle – un nouveau revirement et la remise à l'ordre du jour de la réalisation d'un parc de stationnement sur plusieurs niveaux, dont l'attente justifiait que l'ancienne équipe municipale n'ait pas engagé de travaux sur le site ? En tout état de cause, la maire doit obtenir de la Métropole que ces deux équipements se réalisent avant la mise en service du "super-bus".

 

LE PÔLE D'ÉCHANGES MULTIMODAL DE LA GARE DEMEURE-T-IL VRAIMENT AU PROGRAMME ?

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Les documents présentés par la Métropole font certes apparaître sur une carte un pôle d'échanges multimodal (PEM – les endroits où d'autres modes de déplacement, individuels ou collectifs, sont connectés au “super-bus”) à la gare SNCF de La Seyne-Six-Fours, mais, contrairement à ceux de Sainte-Musse et de La Pauline, aucune présentation détaillée ni échéancier ne sont exposés.

Le programme est pourtant en partie engagé. Le pont-rail – pont-route est réalisé depuis près de dix ans. Le terrain de l'extension du parking est acquis. Mais le reste est au point mort depuis des mois. Si la cause de cette suspension de chantier est liée aux questions environnementales soulevées par des agriculteurs et des associations, il est fondamental de mettre en œuvre des solutions de préservation, de réajuster le programme et de le redémarrer de telle sorte qu'il soit réalisé avant la mise en service du "super-bus", et même avant celle du "RER toulonnais". Autour de leur maire, les Seynois doivent peser en ce sens.

 

À LA SEYNE, L'INTERMODALITÉ PASSE AUSSI PAR LA MER

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Quoiqu'il soit étrange que, lorsqu'on est questionné au téléphone dans le cadre de l'enquête de mobilité en cours lancée par la Métropole, on s'entende répondre, lorsqu'on évoque les lignes de bateaux-bus, qu'on est hors-sujet, il est incontestable que, avec ses 25 kilomètres de littoral, dont plus de la moitié dans la Rade, et ses quatre – et bientôt six ( * ) – embarcadères de bateaux-bus, La Seyne a la chance de pouvoir compter sur un mode de transport collectif original, agréable et rapide.

Ça n'a pas échappé aux concepteurs du projet de tracé du futur "super-bus", puisque trois de ses arrêts permettront une interconnexion avec les lignes maritimes de Réseau Mistral : Hôtel de Ville, Espace Marine et Bois Sacré.

On doit dès lors se demander pourquoi la Métropole s'entête à repousser sine die la mise en service d'une desserte maritime reliant Saint-Mandrier, Les Sablettes et Tamaris au centre-ville de La Seyne, que Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier, et moi réclamions depuis des années. Avec la création de l'embarcadère de Bois Sacré, qui sera connecté au "super-bus", ce serait une formidable opportunité pour les habitants de nos quartiers sud de délaisser la voiture, même sans créer une ligne spécifique, l'emplacement de la station maritime de Bois Sacré permettant d'accueillir les bateaux-bus des trois lignes existantes (8M venant du centre de La Seyne, 18M venant des Sablettes et 28M venant de Saint-Mandrier).

Les Seynois qui partagent cette vision de l'intermodalité "bateau-bus / super-bus" doivent solliciter leur maire pour que, elle et son collègue mandréen, soutenus par leurs populations, obtiennent de la Métropole que cette dimension soit intégrée au projet qu'elle soumet à la concertation.

 

Avec ce quatrième article se termine ma réflexion du moment sur ce "bus à haut niveau de service" qui, bien sûr, ne remplacera jamais le tramway dont beaucoup rêvaient. Mais tâchons d'obtenir de Toulon Provence Méditerranée les bons choix pour ce "super-bus".

Que ce soit pour obtenir le meilleur trajet possible, les interconnexions les plus utiles avec les autres moyens de mobilités, et un calendrier de mise en service acceptable, la maire devrait proposer à ses concitoyens et aux associations et entreprises seynoises, par exemple via une réunion élargie du "comité des usagers des mobilités", une rencontre préalable à la séance publique de concertation à laquelle la Métropole convie notre population, afin que, exposées d'une même voix forte et cohérente, les aspirations et exigences seynoises soient entendues.

 

( * ) : Aux quatre embarcadères actuels (Les Sablettes, Tamaris, Espace Marine et Hôtel de Ville) devraient s'ajouter celui de Bois Sacré et un autre, dans l'esprit de celui desservant la Base Marine de l'Arsenal de Toulon, dans la zone de sécurité portuaire de Brégaillon.

 

Pour en savoir plus :

> L'importance de la concertation organisée par la Métropole

> Un tracé seynois à améliorer

> Un inquiétant calendrier de réalisation

> Le dossier de concertation de TPM

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23 décembre 2021 4 23 /12 /décembre /2021 03:18

Les documents soumis à l'analyse des citoyens dans le cadre de la concertation entamée par la Métropole pour le futur "bus à haut niveau de service" (BHNS) attestent de la volonté d'avancer. Ainsi, la mise en service d'un premier tronçon reliant la base d'Ollioules du Technopôle de la mer à Bir-Hakeim (ouest de Saint-Jean-du-Var) est prévue pour fin 2024.

Ce sera un peu plus long pour la partie qui ira, à l'est, jusqu'à la gare de La Garde, qui ne sera réalisée qu'à la fin des travaux d'élargissement de l'autoroute A57.

Mais à l'ouest, pour la desserte de La Seyne, c'est bien plus inquiétant : aucun calendrier n'est affiché. Et la cause en est clairement explicitée par la Métropole : c'est la faute de la mairie qui a décidé de chambouler le projet de traversée du port avec la perspective de la réalisation improbable d'un pont plutôt que l'élargissement des quais qui était programmé.

 

C'est écrit avec des mots savants et des précautions courtoises telles que l'usage du conditionnel, mais c'est très clair dans le document présentant le calendrier. Les extraits ci-dessous parlent d'eux-mêmes.

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Nul ne sait en effet si le fameux « pont de la réconciliation » pourra voir le jour. Et donc le "bus à haut niveau de service" (BHNS) devra encore attendre pour desservir La Seyne.

 

VA-T-ON LAISSER UN CHIMÉRIQUE PONT DÉNATURER LE PAYSAGE URBAIN LITTORAL ET BLOQUER LE "SUPER-BUS" ?

C'est pourquoi il serait judicieux que l'intérêt collectif soit intégré dans la réflexion de la maire. Sauf peut-être les quelques aficionados d'un de ses adjoints qui ne semble vivre depuis des années que pour voir un hypothétique pont franchir la Rade – mais ne semble plus vraiment en odeur de sainteté depuis le schisme intervenu dans la majorité municipale –, il ne se trouverait pas grand monde pour reprocher à la maire de revenir au projet plus raisonnable d'un élargissement des quais, dont nous avions obtenu l'intégration dans les projets métropolitains comme complément du programme de rénovation du centre ancien.

À défaut, les Seynois devraient a minima obtenir de leur maire qu'elle plaide pour que la desserte de la gare SNCF et de Berthe, voire avec une boucle desservant Brégaillon, soit assurée dans la foulée de la mise en service du premier tronçon. Les infrastructures sont en grande partie réalisées : la voie en site propre existe depuis les années 90 du collège Henri-Wallon au carrefour du 8 mai 1945, le pont rail-route permettant le franchissement de la voie ferrée est construit depuis près de dix ans, et la route départementale rejoignant la Pyrotechnie dispose de quatre voies.

Portée par les Seynois après qu'elle les aurait consultés en amont de la réunion de concertation à laquelle la Métropole convie nos concitoyens, le mardi 18 janvier à 17 heures à la Bourse du Travail, la maire, faisant preuve de bon sens, pourrait obtenir ce que j'avais moi-même obtenu de Toulon Provence Méditerranée (TPM) et sur quoi son équipe semble être revenue... 

 

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Pour en savoir plus :

> L'importance de la concertation organisée par la Métropole

> Un tracé seynois à améliorer

> Des pôles d'échanges intermodaux à parfaire

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22 décembre 2021 3 22 /12 /décembre /2021 08:04
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Après avoir exposé dans un précédent article l'enjeu de la concertation ouverte par la Métropole sur le projet de "bus à haut niveau de service" (BHNS), il semble utile d'entrer un peu dans le détail et d'évaluer si les documents soumis à l'avis des habitants des cinq communes traversées, dont La Seyne, attestent toujours de la prise en compte des vœux recueillis lors des réunions publiques de 2016 qui avaient permis d'aboutir à un avant-projet assez satisfaisant.

Or le projet de tracé présenté aujourd'hui suscite des interrogations. Et pas des moindres. La Métropole ayant pour habitude de suivre les avis des municipalités de ses communes membres, la maire de La Seyne doit s'expliquer, d'autant plus qu'elle n'avait émis aucune réserve lorsqu'elle était conseillère municipale d'opposition et que ses documents de campagne sont muets sur le sujet. Et consulter les Seynois pour porter leurs vœux à la Métropole.

 

Grosso modo, la partie seynoise du tracé est conforme à l'avant-projet. En particulier, l'entrée en centre-ville, en venant de Toulon, est prévue par l'avenue Gambetta, qui sera dédiée aux modes doux. Et le terminus est bien prévu aux alentours de Bois Sacré et non au niveau du port, voire à la gare SNCF, comme cela avait été un temps envisagé. Les demandes que j'avais exprimées sont satisfaites. Mais il reste qu'une option que nous avions rejetée refait surface, et qu'un sujet important pour l'environnement ne semble pas avoir été traité.

 

BERTHE, PAS CONSIDÉRÉ COMME UN UN QUARTIER COMME LES AUTRES ? 

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Voilà en effet qu'apparaît dans les documents soumis à concertation l'hypothèse d'une liaison qui, longeant la zone portuaire de Brégaillon par la voie départementale entre la Pyrotechnie et l'entrée du centre-ville, ne desservirait pas le quartier Berthe, voire non plus la gare SNCF de La Seyne-Six-Fours (tracé bleu sur la carte).

Il demeure certes sur les plans un tracé alternatif traversant le quartier Berthe (tracé vert sur la carte). Serait-ce à dire que certains "super-bus" auraient un trajet direct délaissant la gare, le plus grand ensemble d'habitat social du Var où vivent près de 15.000 personnes, un grand pôle commercial, un collège, des écoles et deux crèches, des équipements sociaux, culturels et sportifs, des lieux de culte, la médiathèque, l'hôpital, le commissariat de police, autant de services publics ou privés qui bénéficient à toute la population, bien au-delà de celle du quartier, tandis que d'autres “super-bus“ – mais à quelle fréquence ? – assureraient ces dessertes ?

Ça serait inacceptable, nous l'avions dit, et l'hypothèse d'un trajet direct via Brégaillon avait été écartée. Ça le serait parce que la desserte d'un quartier populaire vulnérable par un transport commun moderne et cadencé à un rythme garanti d'une moyenne de 10 minutes est un vecteur majeur de lutte contre la ségrégation urbaine, un soutien indispensable à la mobilité pour l'insertion sociale et professionnelle des habitants en difficulté qui gagneront en dignité, et une voie pertinente pour le changement positif de l'image d'un quartier en souffrance. Ça le serait aussi parce que le site propre sur lequel circulera le "super-bus" a été réalisé par la commune pour le tramway il y a vingt ans, permettant une traversée rapide du quartier ne nuisant pas au temps de trajet, et que la poursuite de son délaissement serait un gâchis des moyens publics investis.

Et, à ceux qui rétorqueraient que la desserte de la zone industrialo-portuaire de Brégaillon est nécessaire, il convient de rappeler que devait être étudiée l'hypothèse d'une liaison cadencée par bus depuis la gare et, en sens inverse, depuis le centre-ville, où existeront deux sites intermodaux (train/BHNS/bus et bateaux-bus/BHNS/bus), y compris en accédant au cœur du site portuaire sécurisé, à l'instar des trois lignes de bus internes à la Base navale militaire de Toulon.

Le sujet est d'importance pour la cohésion sociale et l'équité entre territoires et habitants. Les Seynois doivent se prononcer.

 

À LA LIMITE OLLIOULES – LA SEYNE, L'ENJEU ENVIRONNEMENTAL

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L'autre sujet qui pose problème concerne les communes d'Ollioules et de La Seyne, aux alentours de la gare SNCF. Des agriculteurs, des associations environnementales et de promotion des mobilités propres l'ont soulevé lors d'une enquête publique. Ils exposent leurs inquiétudes dans une interview donnée à France 3 que j'invite à regarder ci-dessous.

Ils contestent le tracé, qui demeure inchangé sur les documents soumis à la concertation, proposant une alternative : à partir d'un embranchement à l'arrêt de Bon-Rencontre (repéré en violet sur le plan), la création deux lignes de “super-bus“, l'une desservant la base terrestre du technopôle de la mer à Ollioules (en orange sur le plan), l'autre empruntant la voirie départementale existante via le cimetière ouest de Toulon et Lagoubran (en bleu turquoise sur le plan). Cette hypothèse supprimerait toutefois la desserte de la zone commerciale du quartier Quiez à Ollioules (tracé en gris sur le plan).

Les préventions écologiques sont fondées. Mais demeure la même question que celle qui se poserait pour Berthe et Brégaillon, avec une alternance de “super-bus” venant de Toulon, l'un desservant le technopôle d'Ollioules, l'autre Lagoubran et La Seyne : est-il acceptable qu'un transport en commun structurant n'assure une desserte que tous les quarts d'heure aux heures de pointe et toutes les demi-heures en heures creuses ? La fréquence et la rapidité sont indispensables pour inciter à délaisser la voiture.

Là encore, les Seynois, les entreprises et associations du territoire, doivent être invités par leur maire à plancher sur le sujet avant la réunion de concertation officielle du 18 janvier.

Un tracé faisant le plus possible consensus, issu d'une démarche démocratique large, doit être proposé par la municipalité à la Métropole.

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Marc VUILLEMOT

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