26 février 2021 5 26 /02 /février /2021 10:09

La santé de mon amie écologiste Cécile Jourda, dont les problèmes se sont révélés au cours de la campagne des élections municipales de 2020, même s'ils n'inspirent plus d'inquiétude, lui impose pendant un temps encore long une prudence contraignante. Après avoir dû se mettre en retrait pour la défense de notre bilan 2008-2020 et la promotion de nos propositions autour de « L'énergie positive pour une ville verte et ouverte », celle qui était mon "binôme" espérait pouvoir jouer tout son rôle d'animatrice du groupe des élus des gauches et de l'écologie dont elle était devenue le n°1 après ma démission du conseil municipal.

Les circonstances sanitaires ne le lui permettent toujours pas. Depuis plusieurs mois, si elle a travaillé d'arrache-pied avec les membres de son groupe d'opposition, elle n'a toujours pas pu siéger au conseil municipal. L'honnêteté intellectuelle et le respect qu'elle estime devoir aux citoyens lui commandent à regret de céder sa place.

Je tiens à la remercier, la féliciter, et lui témoigner toute mon affection. Militante des Verts, elle a été cheville ouvrière de l'unité des écologistes avec les diverses sensibilités de gauche ; elle continue d'ailleurs, en plaidant pour que la même démarche autour d'un projet partagé s'exerce pour les élections régionales et départementales. Conseillère municipale de mon équipe, elle a exercé ses responsabilités avec bon sens, implication et dévouement, autant que si elle avait été maire-adjointe. Directrice de mon cabinet, elle a joué son rôle avec brio – et sans état d'âme, ce qui a pu parfois un peu "froisser" quelques-uns... –, en direction des élus, de l'administration, et de la population.

Et, de même que je comptais grandement sur elle pour la suite, les élus minoritaires savent pouvoir toujours compter sur son implication à leurs côtés, comme une sorte d'utile "conseillère technique et politique".

Les équilibres ne sont pas bousculés au sein de l'équipe de la minorité municipale. Avec l'arrivée de Marie Viazzi, qui fut des nôtres depuis 2008, une nouvelle sensibilité, celle des radicaux de gauche, vient même renforcer notre panel de conseillers municipaux progressistes, écologistes, socialistes et communistes, qui exercent très bien leur difficile mission. Cette équipe jeune et compétente continue à porter les espoirs de l'avenir.

Grand merci, Cécile, et bonne suite pour un rétablissement durable... et un retour en activité publique. Et tous mes vœux, Marie, qui reprends du service pour une belle et utile implication pour La Seyne.

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Démocratie locale et communication
9 février 2021 2 09 /02 /février /2021 12:52

C'est une bonne nouvelle, attestant que les choses ont été gérées dans les règles.

Que ce soit pour la liste « La Seyne verte et ouverte », animée par Luc Patentreger, ou pour la liste « La Seyne, l'énergie positive » que je conduisais, toutes deux présentes au premier tour de l'élection municipale de 2020 et qui ont fusionné pour le second tour, la Commission nationale des comptes de campagne et du financement politique (CNCCFP) vient de valider nos comptes respectifs.

Pour ce qui a été mon dernier épisode électoral après 31 ans d'activité politique communale, et comme je l'ai toujours fait, je tiens à ce que les choses soient publiques. J'en apporte donc le détail ci-après...

 

La loi nous autorisait à dépenser au plus 131.495 euros, dont un maximum de 62.460 euros (47,5%) était susceptible d'être remboursé par l'État. La CNCCFP a validé notre résultat financier à 59.601 euros, dont 41.311 euros d'apport personnel provenant essentiellement d'un emprunt bancaire, qui seront remboursés par l'État.

Je tiens à remercier mon mandataire financier et tous ceux qui, à ses côtés et sous son contrôle, ont assuré dans la légalité l'organisation des événements, impressions et documents numériques de cette campagne, ainsi que les donateurs qui ont contribué au financement.

Et je souhaite que tous les autres candidats voient aussi leurs comptes dûment validés, prouvant à nos concitoyens que le débat et la confrontation démocratiques se sont déroulés à La Seyne conformément à la Loi.

 

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Démocratie locale et communication
4 février 2021 4 04 /02 /février /2021 17:29

Ils méritent même les félicitations. Le groupe des élus des gauches et de l'écologie ne chôme pas, dans un contexte rendu difficile par une majorité municipale bien peu démocrate. Elle expédie les réunions du conseil municipal. Elle n'inscrit pas aux débats de l'assemblée communale les sujets structurants pour l'avenir de la commune (cinéma, traversée du port, corniche, quartiers fragiles, etc.) afin de les réorienter sans contradicteur dans le sens qui lui convient. Et elle n'a de cesse de se perfectionner dans le sport qu'elle a mis à la mode au cours de sa campagne électorale, à savoir jouer à travestir du mieux possible les réalités pourtant factuelles et gagner des points de bonus en pratiquant la récupération à son propre compte de ce qui a été mis sur les rails par ses prédécesseurs.

 

Lés élus de la minorité progressiste ont fort à faire face à cette situation de manœuvre et d'irrespect de ceux qui représentent une part, certes minoritaire mais non négligeable, de notre population, surtout si l'on garde en mémoire que, avec ses 7164 voix, l'équipe « coalisée » de droite, de droite extrême et d'extrême-droite, n'a été choisie que par 16% des électeurs seynois.

 

UNE ÉTRANGE COMMUNICATION PARTIELLE ET PARTIALE

La maire, capitaine de cette équipe en division pro du championnat de politique-fiction, est elle-même en première ligne, ne ménageant pas ses efforts pour communiquer avec une subjectivité assumée dans le sens qui lui convient.

Et moi, qui ai toujours eu un grand respect pour les journalistes, leur liberté et leur déontologie, s'astreignant à vérifier leurs sources et croiser les informations qui leur sont transmises, je suis de plus en plus perplexe et surpris lorsque je lis, bien trop souvent, dans les colonnes du plus lu des quotidiens locaux des énormités face auxquelles, avec leurs maigres moyens, les élus d'opposition ont d'autant plus de peine à restaurer la vérité que plusieurs des rédacteurs ne semblent pas prendre la peine de solliciter leurs points de vue pour offrir à leurs lecteurs une information équilibrée.

 

DES SUJETS MAJEURS POUR LA SEYNE TOTALEMENT OCCULTÉS

Nos élus minoritaires s'emploient aussi à révéler des informations importantes et attendues que, curieusement, personne ne relève. Ni la mairie, ni la presse.

Le feuilleton, par exemple, des entraves au projet de cinéma faisait naguère l'objet de gros titres. Et là, pas un mot de quiconque sur l'arrêt rendu en décembre dernier par le Conseil d'État, juridiction ultime de la justice administrative de notre pays. Il confirme pourtant enfin la validité du permis de construire que j'avais délivré il y a plusieurs années et l'autorisation de signer le bail, et renvoie dans ses buts l'association amie de la maire qui avait contesté ces décisions devant le Tribunal administratif, puis la Cour administrative d'appel. Il aurait pourtant été utile aux Seynois de savoir que plus aucun obstacle n'empêche le lancement du programme de « l'Atelier mécanique » et d'en conclure que, s'il ne se réalise pas... c'est par choix délibéré de la majorité municipale.

 

LE NOUVEAU BLOG DES ÉLUS DES GAUCHES ET DE L'ÉCOLOGIE

Pour conduire ce travail d'information objective, les élus des gauches et de l'écologie se sont dotés d'un blog sur lequel ils mettent en ligne, plusieurs fois par semaine, des articles permettant de rétablir des faits et de rendre compte de l'exercice de leur mandat.

J'y ai notamment relevé une série de six articles bien construits et étayés, se succédant sous le titre générique de « Rendre à César », rappelant, éléments à l'appui, les réalités incontestables sur les sujets de la rénovation du centre ancien (article 1/6), le soutien au commerce (article 2/6), le stationnement en cœur de ville (article 3/6), la valorisation du patrimoine et des espaces publics du centre historique (article 4/6), la propreté urbaine et autres réalisations pour le cadre de vie de nos vieux quartiers (article 5/6), et la lutte contre les incivilités et la délinquance (article 6/6).

Ce blog n'est bien sûr pas Radio Londres brouillé et interdit d'écoute, mais c'est un instrument utile pour contrebalancer l'information officielle qui s'apparente plus à de la propagande qu'à un souci de faire vivre la démocratie citoyenne en permettant aux Seynois de disposer des éléments pour conduire leur propre analyse de la vie municipale. Et la partager, si la maire se décide un jour à soulever l'éteignoir avec lequel elle a coupé l'oxygène aux outils de la démocratie participative, qui auraient pu continuer à fonctionner « à distance » du fait de la crise sanitaire avec les moyens vidéo et numériques d'aujourd'hui.

Je ne saurais trop conseiller à mes concitoyens soucieux de disposer d'une information moins partiale de faire comme moi : s'abonner à la lettre d'infos adressée par courriel à chaque parution d'un nouvel article sur le blog « La Seyne, habiter la ville ».

 

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Démocratie locale et communication
25 janvier 2021 1 25 /01 /janvier /2021 06:57

Plus il y aura de signataires, plus la population provençale, azuréenne et alpine pourra caresser l'espoir d'une alternative possible aux politiques désastreuses qu'elle subit depuis six ans du fait de la majorité régionale de M. Muselier.

Poussés par l'expression de la volonté populaire, les mouvements politiques et les citoyens qui croient aux idées de gauche, de l'écologie et du régionalisme auront le devoir de s'unir pour gagner.

Ce que certains partis provoquent comme inquiétudes par leurs positions étonnantes de repli peut être contrebalancé par l'amicale pression des habitants qui aspirent au changement.

 

AMIS ÉCOLOS, RÉFLÉCHISSEZ : NE FERMEZ AUCUNE PORTE !

J'ai du mal à comprendre la stratégie à haut risque qu'ont retenue, fût-ce d'une très courte majorité, les adhérents d'Europe Écologie Les Verts (EELV), visant à rassembler d'abord des petits partis écologistes et centristes avant d'entamer un éventuel rapprochement avec le vaste mouvement unitaire qui avance, à parité entre personnes engagées dans la vie citoyenne et militants d'une douzaine de partis, y compris d'ailleurs EELV avant qu'il ne change son fusil d'épaule.

On me dira que je n'ai pas à commenter le choix démocratique d'un mouvement auquel je n'appartiens pas. Mais l'enjeu est d'une telle importance que je me fais un devoir de regretter publiquement cette posture étrange, avec, d'une part, un chef de file très impliqué dans les discussions en vue d'un projet écologique, social et citoyen partagé se traduisant par une équipe diverse et ouverte réunie sur une liste commune, mandaté pour cela il y a quelques temps, et, d'autre part, l'appareil de ceux-là mêmes qui l'ont désigné qui le menace de sanctions s'il continue à s'investir dans l'aventure unitaire...

 

ON NE VA PAS RECOMMENCER COMME AUX MUNICIPALES, N'EST-CE PAS ?

Faut-il que certains aient la mémoire courte... Ça me rappelle trop ce que nous avons vécu naguère à La Seyne. La désunion du premier tour de l'élection municipale et la sanction de suspension infligée par EELV à Cécile Jourda, n°1 écologiste de notre équipe qui a tenu bon pour maintenir l'unité, sont l'une des causes de notre échec face à la droite « coalisée » élargie à une partie non négligeable de l'extrême-droite. A contrario, à Marseille, après que Michèle Rubirola a été suspendue de son parti en même temps que Cécile Jourda pour les mêmes causes, les écologistes sont revenus à la raison, leur principale animatrice a été réintégrée, et le Printemps marseillais, large rassemblement citoyen, social et écologiste en forme de front populaire, porte désormais les espoirs de la population marseillaise.

Et voilà que ça recommence ! Cécile et Michèle, toutes deux à nouveau signataires, avec d'autres écologistes, de l'appel « Il est temps » dont j'ai salué l'initiative rassembleuse il y a quelques jours dans ce blog, et dont je suis l'un des premiers signataires, vont-elles encore être mises au ban du mouvement au sein duquel elles sont engagées avec passion depuis des années ?...

 

ÒU, AMICS REGIONALISTAS, SARIETZ-TI VENGUTS CALUCS ?

Je ne comprends pas plus le choix du Partit occitan (PÒc) de faire cavalier seul. Là encore, son expérience seynoise, de 2008 à 2020, devrait le convaincre que c'est du côté des gauches et de l'écologie qu'il a des chances de voir progresser les idées et réponses aux enjeux auxquels il est attaché.

Je ne m'attarderai pas à rappeler dans le détail aux régionalistes de progrès ce que nous avons fait ensemble à La Seyne (un chapitre de notre bilan commun le synthétise), à mettre en regard de ce que MM. Muselier et Vitel ont commis – ou plutôt n'ont pas fait – pour notre région, et de ce que la droite, revenue aux affaires dans notre commune, n'a pas tardé à démanteler, comme je le rappelais en début de mois, comme les associations seynoises l'ont déploré au travers de la presse locale, et comme le Forum d'òc, rassemblement régional d'importantes associations de défense de la langue et la culture provençales et occitanes, l'a regretté dans un message adressé à la première magistrate seynoise.

Òc, amics regionalistas, e subretot tu, companh Arvé Guerrera, lo sabetz bèn, partejam lei très ponchs que vos preócupan ( 1 ), vòstrei batèstas son nòstras, vòstra plaça es emé nautrei !

 

CITOYENS SEYNOIS, VAROIS ET PROVENÇAUX DE PROGRÈS, SIGNEZ L'APPEL "IL EST TEMPS"

Plus nous serons nombreux à signer l'appel que nous avons initié, plus la voix populaire portera pour rappeler à toutes les sensibilités des gauches, de l'écologie, du régionalisme et de la vie citoyenne active, que c'est tous ensemble qu'on pourra enfin porter les espérances d'une région provençale qui se préoccupera de tous.

Découvrez ou redécouvrez l'appel et signez-le en cliquant sur la bannière ci-dessous. Et faites-le circuler tous azimuts !

 

( 1 ) : le nom de la Région, les transports ferroviaires de proximité, et la sauvegarde linguistique.

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Action régionale Démocratie locale et communication
10 janvier 2021 7 10 /01 /janvier /2021 06:04

Je me suis toujours gardé de porter quelque jugement sur la gestion de l'épidémie de coronavirus par les autorités de l'État. Face à une situation inédite, leur place n'est pas enviable.

En revanche, ne pas vouloir juger ne signifie pas se refuser de demander à savoir et à comprendre. Si j'admets que, d'un jour à l'autre, les indicateurs varois ont évolué au point d'atteindre le seuil de déclenchement par le préfet de l'avancée du couvre-feu à 18 heures, la méthode pour annoncer cette nouvelle privation de liberté individuelle et publique est inadmissible dans une démocratie républicaine. Les Varois sont en droit d'exiger des explications. Le préfet – et éventuellement les élus qui auraient été sollicités pour avis – ont le devoir absolu de les leur fournir.

 

Dans le département voisin des Bouches-du-Rhône, les élus locaux n'ont pas attendu que leur préfet leur demande leur avis. De Martine Vassal, présidente "Les Républicains" du département et de la métropole d'Aix-Marseille, à Michèle Rubirola, première adjointe écologiste au maire de gauche de Marseille, les élus de toutes sensibilités politiques et de toutes les collectivités bucco-rhodaniennes (ça veut dire "du 13"...) ont fait connaître publiquement leur opposition à cette mesure. Et les raisons de leur courroux.

 

LES ÉLUS ONT-ILS VRAIMENT ÉTÉ SOLLICITÉS ? SI OUI, QUELS MESSAGES ONT-ILS PORTÉS ?

Dans le Var, sauf à ce que la presse se soit refusée à relayer les avis des uns et des autres de nos élus (pourquoi l'aurait-elle fait ?...), c'est le silence intégral. Le préfet, dans son communiqué annonçant sa décision, a-t-il menti en indiquant avoir « consulté les élus du département » (pourquoi l'aurait-il fait ?...) ? S'il a réellement recueilli leurs avis, le peuple varois est en droit d'exiger de les connaître. Qui a été sollicité ? Des parlementaires ? Des maires ? Des élus départementaux ou régionaux ? Tous ? Certains ? Pourquoi ceux-là ? Et, surtout, quels sentiments ont-ils fournis au représentant de l'État ? Ont-ils été favorables ou non à cette nouvelle mesure liberticide ? Pourquoi telle position ?

Si les élus varois sollicités par le préfet ne prennent pas eux-mêmes l'initiative de faire connaître à la population les avis qu'ils ont donnés au représentant de l'État, celui-ci a le devoir de le faire à leur place.

 

LA LIBERTÉ DE SE DÉPLACER, UN DROIT FONDAMENTAL DANS NOTRE RÉPUBLIQUE

En France, la liberté d'aller et venir est un droit fondamental, garanti par la loi constitutionnelle. On peut entendre qu'une situation exceptionnelle justifie une mesure très provisoire y dérogeant, et encore, sous l'œil vigilant des Sages du Conseil constitutionnel. Mais il serait très grave d'imposer aux citoyens de n'en pas connaître ni comprendre les raisons. Et d'autant plus si les élus, émanation du peuple, se muraient dans le silence.

Les Varois ne sont pas des veaux. Ils veulent savoir. Ceux que je côtoie sont nombreux à ne pas saisir l'intérêt d'une avancée à 18 heures du début du couvre-feu : au travail dans la journée, ils ne pourront plus faire leurs achats de biens ou de services en fin d'après-midi, et voilà qu'ils vont devoir s'entasser les week-ends dans les grandes surfaces ! Quel sera le gain en matière de prévention sanitaire, sans compter le nouveau sale coup fait aux petits et moyens commerces de proximité ? C'est aussi obscur comme choix que celui d'expliquer, comme le dédaigneux et hautain ministre Blanquer, que, en France, il n'y a aucun risque de contamination à l'école, alors que les pays voisins ont fermé leurs établissements scolaires...

 

QUESTIONNONS SOLENNELLEMENT LES ÉLUS DE NOTRE TERRITOIRE DE VIE !

Je questionne donc – et j'invite chaque Seynois à m'imiter – les 49 conseillers municipaux seynois, dont les 12 élus métropolitains, les 2 conseillers départementaux de mon canton de résidence La Seyne 1, les 2 élus régionaux seynois, et la députée de la 7ème circonscription du Var, dont fait partie La Seyne ( * ) : « Avez-vous été sollicités par le préfet du Var pour lui donner un avis sur le couvre-feu à 18 heures ? Si oui, avez-vous recueilli des avis de citoyens et/ou de spécialistes pour forger le vôtre ? Si oui, lesquels ? Et qu'avez-vous répondu au préfet ? »

Que l'État veuille nous faire prendre des vessies pour des lanternes, on peut l'entendre, sans pour autant l'accepter, tant nous sommes habitués à l'invocation à tout bout de champ de « la Raison d'État », mais que les représentants élus de la population, sur un sujet touchant aux libertés fondamentales, fassent le dos rond, serait inacceptable dans une démocratie.

 

 

( * ) : voici les élus auxquels s'adresse ma sollicitation, et dont je publierai les réponses sur mon blog : les 36 élus de la majorité municipale, dont 9 élus métropolitains (droite et extrême-droite – liste ICI), les 13 élus des minorités municipales (8 gauche et écologie, dont 2 élus métropolitains, 5 droite et extrême-droite, dont 1 élue métropolitaine – liste ICI), les 2 conseillers départementaux du canton La Seyne 1 (Mme Sanchez et M. Guttierez - Front National), les 2 conseillers régionaux seynois (Mme Torres et M. Colin - Les Républicains), et la députée de la 7ème circonscription du Var (Mme Guérel - La République En Marche).

Repost0
7 janvier 2021 4 07 /01 /janvier /2021 17:10

Comment ne pas me réjouir du fait que cette année débute avec la naissance de deux publications seynoises ? L'une émane des militants seynois du mouvement politique auquel j'appartiens, la Gauche républicaine et socialiste (GRS), l'autre de l'équipe des élus minoritaires des gauches et de l'écologie du conseil municipal seynois.

Si elles ne se présentent pas en format papier comme l'usage contemporain du terme « publication » pourrait le laisser entendre, elles sont à proprement parler des... publications, au sens originel du  mot « publicatio » qui signifiait « action de dévoiler, de rendre public » en bas latin

Je pense utile de les présenter aux visiteurs de mon blog...

 

Pour faire vivre mon blog depuis une douzaine d'années, je sais que l'exercice est astreignant, et je salue d'autant plus les initiatives de ceux qui s'emploient à créer ces deux nouveaux moyens de communication.

Communiquer n'est pas chose facile. On peut en effet aller à l'essentiel, asséner des vérités sans avancer d'argument, voire oser des contrevérités, en publiant de brefs propos sur un réseau social.

On peut se saisir de l'opportunité qu'offre la Loi de 2002 (une initiative de la gauche...) aux groupes minoritaires d'une assemblée élue de disposer d'espaces, fussent-ils contraints, dans les publications d'une collectivité.

On peut, si on dispose de sérieux moyens financiers, publier sur papier glacé et faire distribuer à des milliers d'exemplaires des bulletins et autres lettres politiques, même si ces initiatives sont souvent éphémères, se traduisant usuellement par quelques numéros édités depuis quelques mois avant une élection jusqu'au semestre précédant une campagne électorale officielle, échéance à partir de laquelle les frais engagés doivent être intégrés aux comptes de campagne.

On peut profiter de la bienveillance de certains titres de presse dont les tenants des lignes éditoriales suggérées, sinon imposées, à leurs salariés-journalistes sont favorables à une sensibilité politique proche de la sienne.

Mais s'engager durablement, avec les moyens du bord, dans de la communication de fond, régulière, rédigée, argumentée, exposant des faits, des enjeux et des analyses, est courageux. Il faut ensuite sensibiliser et fidéliser les lecteurs. Mais, désormais, les outils numériques permettent une diffusion large dont les rédacteurs doivent profiter, sous réserve qu'ils sachent utiliser les outils d'aujourd'hui pour promouvoir et faire relayer au mieux leurs messages.

Ça justifie d'autant plus que, partageant les visions de leurs rédacteurs pour la vie locale, j'apporte ma petite pierre à la promotion du blog « La Seyne, habiter la ville » que viennent de créer les élus seynois des gauches et de l'écologie, et du magazine en ligne « L'indigné seynois » dont l'initiative revient aux adhérents de la GRS de notre commune.

J'invite donc les visiteurs de mon blog à cliquer sur les images qui illustrent cet article pour accéder à la lecture en ligne de ces deux publications nouvellement nées. Longues et belles vies à elles !

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Démocratie locale et communication
9 décembre 2020 3 09 /12 /décembre /2020 18:56

J'ai, comme beaucoup de Seynois, été destinataire de « La lettre politique », un bulletin de quatre pages diffusé par le premier adjoint à la maire de La Seyne.

Son auteur maniant insidieusement l'allusion, le non-dit et l'affirmation sans fondement, jouant des peurs que provoque la période très dure que l'islamisme radical impose aux habitants des démocraties sur fond de crise sociale, sanitaire et économique, ce journal désigne à la vindicte populaire une partie de nos concitoyens et des acteurs du monde associatif seynois. C'est effrayant pour la cohésion sociale de notre ville.

Il en exhale des relents des pires périodes d'exclusion, de désignation de boucs émissaires, d'intolérance et de haine que notre pays, et d'autres encore plus en Europe, a connues au XXe siècle avec l'activisme des idéologies des ligues factieuses.

 

Comment un républicain, membre d'un parti centriste, peut-il en arriver à exprimer des idées que ne renieraient ni les pires tenants d'un totalitarisme excluant et violent, ni les extrémistes justifiant leur terrorisme par une lecture folle d'une religion, ceux-là mêmes que l'auteur prétend justement combattre ?

Les membres d'extrême-droite de la « coalition » qui a remporté les élections municipales l'ont-ils contraint à porter leur funeste parole ou l'ont-ils converti à leurs visions nauséabondes pour les valeurs de la République ?

Qu'en pensent les responsables du parti auquel appartient notre premier adjoint ? Qu'en pense le président de la métropole dont il est un des vice-présidents, lui qui a toujours fait preuve d'une position claire de fermeté et de refus de tout compromis vis-à-vis de l'extrême-droite ? Qu'en pensent les élus républicains de la majorité municipale avec lesquels il co-gère la commune, et en premier lieu la maire de La Seyne ? Compte-t-elle lui conserver sa confiance ?

J'ai heureusement aussi été destinataire d'un communiqué publié en réaction à ce bulletin infâme par les élus minoritaires des gauches et de l'écologie, ainsi que les partis qui les accompagnent. Ils ont eu raison de réagir, sans polémique, mais en rappelant la réalité des choses, et en alertant sur le danger des fractures qui risquent de survenir dans notre communauté communale aussi riche que fragile de par ses diversités. J'approuve sans réserve le contenu et le ton de leur réaction. Il est de mon devoir de le relayer ici...

 

COMMUNIQUÉ
 

Sous prétexte de faire vivre le débat démocratique, M. Jean-Pierre Colin, premier adjoint au maire de La Seyne, diffuse à 25000 exemplaires un bulletin, « La lettre politique ».

À la lecture de son premier numéro, comment ne pas être choqué par la stigmatisation insidieuse de certains Seynois ? Il n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai après s’être illustré en conseil municipal par des propos digne de l’extrême-droite. Le propos est bien éloigné de la solidarité et du vivre ensemble qui devraient animer tout élu se réclamant de la République. Selon M. Colin, il serait en effet entretenu à La Seyne un « djihadisme d'atmosphère », dont seraient responsables, entre autres, des associations dont certaines sont accusées d'être parmi les « centres actifs d'un islamo gauchisme délétère ».

Cette attitude est indigne et irresponsable.

Au moment où nous sommes tous percutés par les crises sanitaires, économiques et sociales, nous avons besoin de bienveillance, de fraternité, de sens commun, de sérénité pour prendre soin de l’humain.

La globalisation stigmatisante d'une partie de notre population par le caractère captieux de ces écrits est d'autant moins digne d’un élu de la République qu’à La Seyne, ville historique d’accueil, nous expérimentons et cultivons depuis des siècles les modalités d’un vivre ensemble respectueux des uns et des autres.

La richesse du monde associatif seynois n’est pas étrangère à cette qualité de vie et aux relations fraternelles qui nous lient les uns aux autres. Nous avons à La Seyne une tradition d’Éducation Populaire animée notamment par les acteurs des associations, naturellement agréées par l’État pour œuvrer à l’émancipation de tous et à la formation des plus jeunes à l’exercice de la citoyenneté, vrais remparts contre les intégrismes.

Les associations agréées d’Éducation Populaire reçoivent ainsi des financements de diverses institutions publiques telles que l'État, la Région, le Département, la Métropole, la Ville, la Caisse d'Allocations Familiales. Leurs projets sont financés parce qu’ils répondent aux cahiers des charges attendus par chacune de ces institutions. Et elles sont à ce titre dûment contrôlées, tant sur le plan financier que celui de l’éthique.

Le cheminement de pensée de M. Jean-Pierre Colin est d'autant plus difficile à suivre qu’il est élu de plusieurs de ces institutions et que, s'érigeant en accusateur, il pointe de supposées défaillances de vigilance de la part des collectivités qu'il représente. Il attaque visiblement sans connaître. Le vrai courage serait d’engager le dialogue avec la population et notamment celle qui se trouve stigmatisée par ses écrits. Mais il ne connaît pas encore assez La Seyne, et il serait formateur pour ce néo-Seynois de rencontrer notre tissu associatif et nos habitants.

Mieux encore, il apprendrait que ces mêmes associations sont annuellement contrôlées par un commissaire aux comptes qui a l'obligation de signaler au procureur de la République tout manquement à la loi et aux règlements. Et que le rôle du commissaire aux comptes ne se résume pas au seul contrôle de l’utilisation des deniers publics mais aussi à celui du respect des statuts et de l’objet associatif. La vie statutaire des associations est autant contrôlée que leur bilan comptable.

Depuis 2014, la ville de La Seyne conditionne l’attribution de subventions à la signature de « La Charte d’engagement réciproque ». Cette charte fixe un code de bonnes pratiques, ainsi que les attentes et obligations mutuelles. Elle reconnaît le rôle majeur qu’occupent les associations et leurs importantes contributions à l’intérêt général. Elle entend encourager ce dynamisme associatif, et notamment l’implication citoyenne au travers du bénévolat. Fondée sur les valeurs républicaines « Liberté – Égalité – Fraternité - Laïcité », cette charte s’applique de facto aux associations à but non lucratif sur le territoire seynois et subventionnées ou aidées par la municipalité, ainsi qu’à toute autre association désireuse d’y contribuer et d’y souscrire. La signature de cette charte n’exclut pas la signature de conventions particulières (attribution de subventions, mise à disposition d’une salle, prêt de matériel, etc).

Les objectifs de cette charte sont les suivants :

  • rendre plus visible le rapport partenarial entre la ville et les associations ;

  • maintenir un lien permanent Ville / associations et développer le dialogue civique entre la Ville et les associations ;

  • encourager les dynamiques inter-associatives ;

  • respecter la liberté associative, garantir le pluralisme et l’équité ;

  • soutenir l’innovation et le développement social ;

  • favoriser l’engagement citoyen et la participation de chacun à la vie de la cité dans le respect de la laïcité.

Madame le Maire, qui, elle, est Seynoise, ne peut l’ignorer. Que pense-t-elle alors des écrits de son premier adjoint ? A-t-elle la même vision des choses ? La publication de M. Colin porte-t-elle une parole partagée par l'ensemble de la majorité municipale ?

Pour le groupe municipal « La Seyne, l’énergie positive pour une ville verte et ouverte » : Olivier Andrau, Hakim Bouaksa, Anthony Civettini, Cécile Jourda, Bouchra Reano
 
Avec : PS La Seyne, PCF La Seyne, EELV La Seyne, MRC La Seyne, GRS La Seyne, POC La Seyne

09/12/2020
Repost0
17 octobre 2020 6 17 /10 /octobre /2020 11:59

Notre Premier adjoint, si j'en crois ce que j'ai lu ce samedi dans Var-matin, n'y va pas avec le dos de la cuillère ! Voilà que je serais soudainement la cause de tous les malheurs que rencontre notre ville en matière de finances locales et d'efficience de ses équipes de fonctionnaires...

On dira que c'est de bonne guerre. Mais, si je suis désormais éloigné des affaires communales et si je laisse le soin à mes amis élus dans l'opposition municipale des gauches et de l'écologie de jouer leur rôle d'analyse des audits que la maire a commandés et qu'ils m'ont transmis,  je me suis tout de même autorisé, sollicité par le quotidien Var-matin, à apporter ma contribution à une lecture de ceux-ci peut-être un peu plus objective que celle que notre Numéro Deux municipal en a faite...

Voici donc ce que j'ai communiqué à la presse...

 

 

Pour ceux des visiteurs de mon blog qui n'y auraient pas eu accès et voudraient se faire leur propre opinion, je me permets de donner à lire, en cliquant sur les termes mis en exergue, quelques éléments...

> les déclarations respectives de la maire et du premier adjoint, pas de même nature l'une et l'autre, comme s'il s'agissait à la fois de manier la polémique et de donner une image de gestionnaires avisés...

> la synthèse de l'audit financier présenté ce vendredi...

> la synthèse de l'audit des ressources humaines...

> pour mémoire, notre propre lecture de la situation financière communale, d'ailleurs corroborée par l'audit dont elle ne se différencie que par les commentaires...

> et, pour mémoire aussi, celle de la situation des agents territoriaux, elle aussi confirmée par l'audit, remarques acerbes de ce dernier, visant nos cadres, mises à part...

Repost0
25 septembre 2020 5 25 /09 /septembre /2020 10:22

Il est toujours aisé, lorsqu'on n'est pas en situation de gestion, de porter des jugements définitifs sur les actes et paroles de ceux qui le sont, surtout lorsque, de part et d'autre, aucun argument factuel tangible ne les corrobore. J'en ai trop souffert pour ne pas m'y risquer aujourd'hui.

Ainsi, la question de l'image qu'on cherche à accoler à tel ou tel groupe social est prégnante dans la stratégie politique de notre temps. Ça a été le cas lors d'une récente réunion de notre conseil municipal au sujet d'une catégorie de notre population que certains globalisent sous le vocable de « jeunes musulmans », notamment ceux qui résident dans nos quartiers vulnérables.

Mais, de plus, l'image de ces quartiers, où vivent six millions de nos concitoyens, déjà altérée par des tacticiens faisant flèche de tout bois, l'est aussi par nombre de médias qui ont une fâcheuse tendance à n'évoquer ces territoires de la Nation que lorsque s'y déroulent des événements dramatiques.

Permettre d'objectiver leur réalité a été le chantier auquel se sont attelés ensemble des élus locaux et des journalistes de toute la France. Le projet est sur le point d'aboutir. Nos habitants et nos acteurs locaux, vivant ou s'investissant dans nos quartiers prioritaires, devraient s'en emparer. Nos élus devraient le promouvoir.

 

Préoccupés depuis longtemps par l'image dénaturée et dégradante de ces « morceaux de France » qui nuit à l'accomplissement de la promesse républicaine d'Égalité entre tous nos habitants, avec des maires de toutes sensibilités politiques (sauf bien sûr ceux qui érigent la ségrégation discriminante en finalité sociétale...), nous avons eu de nombreux échanges sur la question, notamment chaque fois que des dégradations ou violences urbaines survenaient ici où là en France, enflammant indifféremment l'une ou l'autre de nos communes, faisant parfois tâche d'huile ailleurs, donnant du grain à moudre aux rédactions avides de sensationnel, et, au bout du compte, entrainant une stigmatisation infamante de nos villes et de leurs habitants dont la quasi-totalité est pourtant étrangère aux causes de ces drames qu'elle subit et vit sur fond d'impuissance dans la souffrance, la terreur et la honte.

 

ÉLARGIR LA FOCALE DU REGARD POSÉ SUR LES QUARTIERS POPULAIRES

Tant et si bien que, en plus des nombreux sujets dont l'Association des Maires Ville & Banlieue de France (AMVBF) s'empare en permanence pour obtenir de la Nation qu'elle aide les élus locaux à faire vivre les valeurs républicaines sur leurs territoires, nous avons aussi décidé de passer à l'action en direction des médias qui, faisant certes leur travail, aggravent souvent en la ternissant l'image de nos populations et leurs lieux de vie ou de travail, au-delà même des quartiers fragiles eux-mêmes.

Nous avons ainsi chargé l'un des vice-présidents de l'Association des Maires Ville & Banlieue de France (AMVBF), mon copain Driss Ettazaoui, vice-président MoDem de l'agglomération Évreux–Porte de Normandie, de remuer les méninges du monde de la presse sur les dangereuses conséquences de l'exercice de leurs missions d'information. Nous avons organisé un colloque sur le sujet en mars 2019 à Évreux, où nous avons brassé de l'idée entre élus, pouvoirs publics et monde des médias.

Une idée simple : bien sûr, il faut montrer la réalité des événements, mais il faut aussi donner à découvrir ce qu'il y a de bien dans nos quartiers paupérisés. On ne parlait par exemple jamais du centre culturel de haut de gamme et d'intérêt national destiné aux arts de la scène de Chanteloup-les-Vignes, en banlieue parisienne, mais les images de son incendie criminel ont tourné en boucle sur les écrans. Comme on ne communiquait que peu sur l'école nationale de cuisine du grand chef Thierry Marx implantée au cœur d'une cité de Grigny (Essonne), de la biennale de la danse de Vaulx-en-Velin (Lyon-Métropole), ou de la labellisation nationale de la médiathèque Andrée-Chedid de La Seyne, mais les noms de ces communes étaient – et demeurent – indissociables, dans la représentation collective, de meurtres sur fond de trafics, de rodéos urbains, de violences, de dégradations, voire de fantasmes d'infiltration islamique radicale et terroriste généralisée à toute une population (même si, hélas, il serait insensé d'en nier le danger) ...

 

DU DÉLIT DE « DIFFAMATION TERRITORIALE » À UN APPUI AUX JOURNALISTES

Des pistes intéressantes ont surgi de ce colloque, dont certaines ambitieuses, à l'instar de la demande de création d'un délit de « diffamation territoriale » permettant de saisir le médiateur des droits. Mais des solutions pragmatiques, en forme de « boîte à outils » au service des journalistes, ont aussi été imaginées.

Et c'est ainsi qu'une équipe composée de journalistes de BFMTV et RMC (eh oui...), immédiatement passionnés, comme leur rédaction, par le sujet, et d'élus et collaborateurs de Ville & Banlieue, s'est attelée à la conception d'un annuaire numérisé permettant aux acteurs des médias d'identifier et contacter des personnes ressources, sur chacun des 1500 « quartiers prioritaires politique de la ville », habitants ou agissant sur place, volontaires pour être interviewés, pour les mettre en relation avec d'autres personnes ressources, disposés à les aider à se faire une idée objective des situations, des causes, des enjeux, des solutions éventuelles, et situer les événements particuliers dans un cadre global, urbain, économique, social et culturel.

L'instrument est prêt. Il s'appelle « Vu des quartiers ». Sa création a obtenu le soutien de l'État. Nous le présentons sur le site Internet qui lui est dédié. Il reste à l'alimenter de suffisamment de contacts pour pouvoir activer son ouverture. J'invite donc tous les Seynois, du quartier Berthe, du centre-ville, ou d'ailleurs, qu'ils soient habitants, ou qu'ils connaissent bien notre environnement urbain pour y agir dans le monde associatif, électif ou professionnel, et qui pensent pouvoir apporter leur contribution à une lecture réelle et objective de nos sites fragiles par les rédactions régionales et nationales, à s'y inscrire pour être sollicités lorsque les médias auront à couvrir tel ou tel événement de notre territoire. Je précise que le respect des lois et règles de déontologie, de confidentialité et de protection des données personnelles est garanti. Seuls les journalistes professionnels accrédités y auront accès. Sans cela, l'État n'aurait évidemment pas validé et soutenu le projet.

 

On peut toujours râler et s'insurger lorsqu'est dénaturée la réalité de notre vie urbaine compliquée. On peut aussi être acteur de l'émergence de la matérialité et la vérité des faits, des choses et des gens. C'est un acte politique différent, pas « politicien » mais utile. C'est une réponse concrète à ceux qui se font un devoir de stigmatiser pour mieux diviser. Et je ne doute pas que nos édiles seynois, comme le font leurs homologues de communes si semblables à la nôtre, qu'ils soient de droite, du centre ou de gauche, auront à cœur de promouvoir ce projet « Vu des quartiers » déjà unanimement salué...

 

VOUS SOUHAITEZ DEVENIR UN CONTACT POUR LES JOURNALISTES ?

CLIQUEZ SUR LA BANNIÈRE CI-DESSOUS...

 

Repost0
4 juillet 2020 6 04 /07 /juillet /2020 14:56

C'est un vrai soulagement. Le « printemps marseillais », équipe d'union des gauches et des écologistes, largement majoritaire en voix, a bien failli ne ne pas disposer d'une majorité au conseil municipal de Marseille. Mais c'est fait. Michèle Rubirola vient d'être élue maire de la deuxième ville de France. Grâce au bon sens dont a fait preuve Samia Ghali, ancienne socialiste dont le retrait de la candidature a finalement permis à la chef de file du « printemps marseillais » de disposer d'une majorité.

La tristesse des citoyens progressistes, humanistes et écologistes seynois sera un peu atténuée par la liesse de nos voisins marseillais. Et la leçon devra être tirée pour que fleurisse un futur... « printemps seynois ».

 

Si le succès a failli échapper au peuple marseillais qui avait pourtant majoritairement accordé sa confiance à la liste de Michèle Rubirola face à la liste de droite arrivée seconde, c'est la faute à une loi taillée sur mesure pour lui-même que l'ancien maire de Marseille, Gaston Deferre, a fait adopter en 1982, alors qu'il était ministre de l'Intérieur. Ce système n'est guère démocratique, et fait autant tâche dans un pays comme la France que le mode d'élection des présidents des États-Unis d'Amérique ayant permis à Trump d'être élu en 2016 alors qu'Hilary Clinton avait obtenu plus de voix que lui. Nos parlementaires laisseront-ils encore longtemps en place cette loi d'exception qui prive les Parisiens, Lyonnais et Marseillais du droit de choisir leur maire au suffrage vraiment universel ?...

 

UN EXEMPLE MARSEILLAIS À MÉDITER. ET UNE EXPÉRIENCE À SUIVRE...

Mais là n'est pas la leçon qui nous concerne à La Seyne. Figurez-vous que Cécile Jourda, deuxième de notre équipe « L'énergie positive », désormais numéro un de nos élus minoritaires avec ma démission du conseil municipal, a subi le même sort que Michèle Rubirola. Elle ont été toutes deux suspendues de leur parti, Europe Écologie Les Verts, pour avoir opté pour l'unité des gauches et de l'écologie dès le premier tour du vote. Mais, chez nous, Cécile Jourda était seule écologiste sur notre liste unitaire du premier tour, tandis qu'à Marseille les Verts étaient très partagés entre la liste du « printemps marseillais » et une liste écologiste.

Autre similitude : comme pour l'union à La Seyne, la France insoumise marseillaise ne voyait pas d'un très bon œil l'initiative du « printemps », mais elle a fini, fût-ce un peu tardivement et après que Sophie Camard, députée suppléante de Jean-Luc Mélenchon et désormais vainqueur dans le 1er secteur marseillais, s'est engagée dans la démarche unitaire « printanière », par accompagner de plus ou moins près le projet. Ce ne fut pas le cas chez nous.

Si tout n'est pas comparable entre nos deux villes, loin de là, il faudra tout de même se souvenir que, plus l'unité est précoce et large, dépassant les divergences pour rechercher les convergences, plus l'électorat est enclin à accorder sa confiance à un projet partagé.

C'est ce projet d'alternance d'un « printemps seynois » que mes amis, l'écologiste Cécile Jourda, le communiste Anthony Civettini, et nos six autres conseillers municipaux minoritaires, de sensibilités diverses de la gauche et de l'écologie, vont avoir la charge d'animer avec tous les Seynois qui ne voudront pas se résigner si, comme on peut le craindre, les valeurs écologistes, humanistes, sociales et citoyennes ne brillent plus comme ils le souhaiteraient sur leur ville pour les temps à venir.

Marseille va être un bel exemple à suivre...

 

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Démocratie locale et communication

Bienvenue !

 

Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

À propos de moi...

> Ma bio, vue par un copain...

> Ma généalogie sur geneanet

 

 

L'ACTION DES COPAINS

LE BLOG DES ÉLUS SEYNOIS DES GAUCHES ET DE L'ÉCOLOGIE
LE SITE DE MANON AUBRY, DÉPUTÉE EUROPÉENNE VAROISE

ET MES ENGAGEMENTS

CLIQUEZ SUR LA BANNIÈRE
LA CHAINE YOUTUBE DE GRS
LA PAGE FB DE GRS-Var
LE BULLETIN DE GRS-LA SEYNE

 

12 ANS POUR & AVEC LES SEYNOIS

NOTRE BILAN 2008-2020

CLIQUEZ SUR L'IMAGE