5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 10:24

C'est une idée des fonctionnaires communaux. Et une bien belle idée, je trouve. Pendant que certains, à l'échelle nationale, parlent et se comportent de telle façon que la démocratie risque d'en sortir bien meurtrie, des agents municipaux, conscients et consciencieux, se préoccupent de la bonne tenue des bureaux de vote des quatre tours d'élections prévus dans les prochains mois.

Et ils ont raison. Les élus municipaux ont certes l'obligation d'assurer la présidence des bureaux de vote, mais, fussent-ils tous mobilisés, leur nombre ne peut suffire à constituer les équipes, d'au moins quatre personnes, devant organiser et contrôler le déroulement des scrutins dans la cinquantaine de lieux où sont accueillis les électeurs seynois. Et il est de plus en plus difficile d'obtenir des partis politiques qu'ils proposent ne serait-ce qu'un assesseur par bureau.

 

DES VOLONTAIRES POUR FAIRE VIVRE LA DÉMOCRATIE

Comme dans d'autres villes, en France, nos fonctionnaires ont eu l'idée de lancer un appel à l'ensemble des citoyens attachés à la démocratie, prêts à consacrer bénévolement quelques heures dominicales à une présence dans les lieux de vote.

C'est à la portée de tout un chacun, même totalement inexpérimenté en la matière, d'autant qu'il ne s'agit que d'assister le président et le secrétaire du bureau, formés et rompus à l'exercice.

 

SEYNOIS, FAISONS MENTIR CEUX QUI NE CROIENT PLUS À LA DÉMOCRATIE !!!

Il suffit d'être inscrit sur les listes électorales d'une des communes de notre département et de se manifester au plus tard trois jours avant la date du scrutin auprès du service des élections de notre mairie.

Toutes les informations pratiques sont données sur le site Internet de la commune. Ce serait drôlement bien que, grâce aux citoyens seynois eux-mêmes, les élections présidentielle et législative soient chez nous de belle tenue !

30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 10:03

En déplacement à Paris, tant pour l'association « Ville & Banlieue » que pour une rencontre avec les opérateurs du projet de notre « Atelier mécanique », notamment pour évoquer la typologie des activités qui, outre les cinémas et hôtels, s'y installeront, je n'ai pas pu apporter ce jeudi ma vision de l'évolution du statut de « Toulon Provence Méditerranée » de communauté d'agglomération vers celui de métropole.

C'est notre maire-adjoint Anthony Civettini, conseiller communautaire communiste seynois, qui s'est chargé de communiquer, même s'il ne la partage pas en tous points, ma position aux membres de l'assemblée intercommunale.

J'observe ainsi au passage que, même si la majorité municipale seynoise est composée de sensibilités diverses de la gauche et de l'écologie, ayant, sur ce sujet comme sur d'autres, des visions spécifiques, tel de ses membres est à même de porter la parole de tel autre sans renier ses convictions, et tous de rechercher ensemble les compromis utiles à la population.

D'autres, à de bien plus hauts niveaux, seraient peut-être bien inspirés de faire de même, au moins pour prévenir certaines catastrophes...

Voici donc l'intervention que notre adjoint a faite en mon nom...

 

« La communauté d'agglomération "Toulon Provence Méditerranée" peut désormais changer de statut et accéder à celui de métropole.

« Si certains membres de sa majorité municipale ont des inquiétudes découlant d'une analyse critique des lois NOTRe et MAPTAM, le maire de La Seyne, retenu à Paris en sa qualité de président de l'association des maires "Ville et Banlieue" de France, est quant à lui favorable à cette mutation et m'a demandé d'en faire part au conseil communautaire.

 

UNE INTÉGRATION MÉTROPOLITAINE POUR LA FORCE ÉCONOMIQUE

« Il considère que la mondialisation économique, certes largement critiquable en ce qu'elle est au service du capitalisme financier, est une donnée hélas incontournable. La concurrence entre les territoires est rude pour garantir la dynamique économique et l'offre d'emploi. Les échanges entre les zones à enjeux de développement, notamment entre pays occidentaux et pays émergents, s'exercent désormais à des échelles qui dépassent largement les espaces communaux. Tel ainsi le champ de la coopération décentralisée.

« L’ouverture à l’international est en effet une véritable opportunité pour notre territoire. Elle participe de son rayonnement entre Marseille et Nice. Elle est en outre une opportunité réelle pour nos entreprises en termes de développement de l’emploi, de l’activité et des savoirs faire notamment industriels locaux.

« Simplement à titre d’exemple, nous sommes sollicités pour un partenariat avec la ville de Qingdao, dans la province chinoise du Shandong, comme nous en plein développement de son économie liée à la mer, pour établir des relations politiques et économiques avec l'Europe dans le cadre du programme "Chine villes d'avenir". Même chose avec la vile de Can Tho au Viet Nam (8 % de croissance) qui cherche des partenariats avec notre territoire et nos industries. Même chose encore avec Alger qui cherche des solutions pour le désenclavement de sa baie et qui a trouvé, par nos relations, que notre système de bateau bus était une réponse pertinente pour leur problématique.

« N’oublions pas donc dans notre Métropole la création cet axe de développement éminemment stratégique.

« Marc Vuillemot est de ceux qui considèrent que la "métropolisation" peut contribuer à rétablir les échelles, dans l'intérêt partagé de tout le territoire, faute de quoi ce seront les seules métropoles européennes actuelles, comme Marseille et Nice pour notre région, qui tireront parti des dynamiques économiques.

 

COOPÉRER POUR CONTRER LES DIMINUTIONS D'APPUIS PUBLICS AU TERRITOIRE 

« Par ailleurs, à l'heure où les collectivités locales sont cruellement mises à mal par un État qui diminue de manière drastique ses dotations financières, l'heure est aux économies d'échelle, à la mutualisation, et à la commande publique groupée pour obtenir les offres les plus avantageuses. L'intégration, souvent volontaire, de compétences des communes aux intercommunalités, est longue et difficile, et en tous cas dans un calendrier qui voit l'écart se creuser entre le rythme infernal des baisses des aides publiques et celui, hésitant, des regroupements intercommunaux d'intérêts partagés. Et l'amoncellement des espaces de direction et de gestion, communaux, territoriaux et départementaux, outre qu'il est coûteux, rend illisibles et conflictuelles les conduites de projets.

« La recherche des équilibres financiers communaux devient chaque année plus hasardeuse, et, notamment pour les communes historiquement en difficulté, il apparaît au maire de La Seyne que la métropole peut être une chance de contenir les dépenses pour un service public égalitaire, et, à terme, bien entendu lissé dans le temps, comme c'est le cas pour l'assainissement, de viser l'égalité de contribution citoyenne, quelle que soit la commune où l'on vit, à condition bien sûr qu'aucun gouvernant n'ait la fâcheuse idée de faire disparaître cette contribution territoriale sans la compenser à l'euro près, comme c'est trop souvent été le cas.

 

DES POLITIQUES INTÉGRÉES DES MOBILITÉS, DU LOGEMENT, ET DES SERVICES

« En outre, Marc Vuillemot évoque souvent un exemple : chacun des douze maires de TPM aura sûrement été confronté aux récriminations de tel citoyen lui reprochant des atermoiements dans la réfection d'un carrefour routier malcommode. Et, neuf fois sur dix, c'est parce que les voies qui s'y rejoignent sont pour certaines communales, pour d'autres intercommunales, et pour d'autres départementales. Le maire de La Seyne considère que la "métropolisation", confiant la gestion de toutes les voiries essentielles à l'intercommunalité, permettrait de gagner en simplicité.

« Ce serait aussi, selon lui, le cas, avec la politique du peuplement, celle du logement social qui doit être mieux réparti sur l'ensemble du territoire, celle des mobilités qui ont à gagner d'une approche encore plus intégrée, et, globalement, celles de l'ensemble des services publics.

 

FAIRE LA MÉTROPOLE AVEC SES COMMUNES ET SES HABITANTS

« Il reste que l'enjeu sera de maintenir le rôle des communes dans une logique de démocratie de proximité. L'histoire de l'organisation territoriale de notre République est ainsi faite depuis la Révolution française : nos concitoyens sont attachés à leurs communes et leurs élus de proximité. Le maire de La Seyne estime qu'il faudra faire preuve d'une extrême vigilance et d'une capacité d'imagination pour construire les modalités d'un échange dialectique entre les communes et la métropole.

« Toutes les communes n'ont pas la même histoire et la même culture. Il faudra veiller à ne pas aggraver la distension du lien entre les populations et leurs édiles, déjà gravement fragilisé.

« C'est pourquoi, si Marc Vuillemot rappelait l'été dernier qu'Hubert Falco disait il y a deux ans que "nul ne peut arrêter l'Histoire, l'avenir du Var passera forcément par une métropole toulonnaise", il ajoutait que ça ne pourra se faire qu'en engageant un débat public avec les 430.000 habitants de notre agglomération, car l'enjeu est d'une importance absolue et le risque est réel de déperdition démocratique.

« Sous ces réserves de respect des identités communales, d'association des habitants à la définition de leur devenir commun, et naturellement de vigilance vis-à-vis d'un État qui devra poursuivre durablement son incitation financière à l'intégration intercommunale, le maire de La Seyne m'a prié d'indiquer que, s'il laisse libres les groupes de son conseil municipal d'adopter la position qui leur convient au regard de leurs choix politiques, il estime pouvoir recueillir l'assentiment majoritaire de l'assemblée communale seynoise pour entreprendre la mutation métropolitaine de TPM. »

22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 06:05

Nous étions, samedi dernier, rassemblés sur la place Laïk, notre historique agora du bas de notre marché provençal où les palabres vont bon train, pour accueillir comme nouveaux acteurs de la République, les Seynoises et Seynois devenus majeurs ces derniers mois.

Il s'agissait de leur remettre à la fois dans la solennité et dans la convivialité leur « Livret citoyen » et leur toute première carte électorale.

Le propos que je leur ai tenu à cette occasion...

 

« Mesdames, Messieurs,

« Et je m'adresse an particulier à vous les jeunes qui êtes ici, bien présents - et je vous en félicite -, pour cette remise du livret citoyen.

« Pour la plupart, vous venez d’avoir 18 ans et vous accédez à la pleine citoyenneté.

« Ce n'est pas rien, cette étape de votre vie, vous en avez conscience. Ce moment, nous le passons ensemble, ici, prenant à témoin nos concitoyens, sur une place publique, la place Laïk, au coeur de notre ville.

« C'est un acte symbolique bien sûr. Mais il marque le fait que vous devenez des citoyens de la République à part entière, par votre nouveau droit : voter.

« Je le disais, nous voici sur une place publique. Pourquoi ? D'abord parce que la République a besoin de transparence, elle doit, dès qu'elle le peut, s'exprimer au milieu du peuple.

« Car elle appartient à toutes et tous.

 

LA RÉPUBLIQUE, CE N'EST PAS SE RETROUVER DANS L'ENTRE-SOI

« Publique, notre rencontre aujourd'hui est également bien réelle. Elle n'est pas virtuelle, dématérialisée. Sans critiquer les réseaux sociaux, là, on n'y est pas... Nous ne sommes pas cachés derrière une adresse IP, nous nous regardons droit dans les yeux, on se fait un signe, on se serre la main ou on se fait la bise... Bref, on vit dans le monde réel.

« Ce monde réel qui peut être terrible, difficile, hostile parfois, c'est vrai. Mais qui recèle aussi tellement de richesses, qui peut être magnifique, plein de joie et d'espoir.

« La République, ce n'est pas non plus se retrouver entre soi, de façon égoïste, et encore moins agressive ou haineuse comme c'est le cas parfois.

« L'actualité de 2016, et ces tous derniers jours à Grasse, au lycée Tocqueville, montre que la violence folle, parfois sans raison rationnelle, parfois résultat du fanatisme et du désespoir... Et la peur, qui aveugle et empêche, justement, de se parler, de se comprendre, hélas, parfois...

« Vous l'avez compris. Plus la République est forte, forte de vous toutes et tous, plus elle sait s'ouvrir sur le monde et les autres. Affirmer notre identité ? Nos identités, bien sûr ! Mais pour nous enrichir de nos différences.

« Et faire obstacle à ceux qui n'ont pas compris les mathématiques et qui ne connaissent que la soustraction et la division. Jamais l'addition, la multiplication.

« Au contraire, être citoyen, c’est se donner la capacité, chacune, chacun, de s’élever au dessus de ses seuls intérêts, pour se soucier du bien public, de l'intérêt général.

 

DES VALEURS UNIVERSELLES

« Ces valeurs, historiquement, portent une dimension morale et universelle. Dois-je rappeler qu’elles ont inspiré, et inspirent encore, nombre de peuples qui cherchent les instruments de leur liberté ?

« Une liberté de pensée, une liberté d’agir, mais une liberté relative… En effet, cette liberté est inscrite dans le cadre de règles communes. L’histoire montre que l’excès de liberté des uns tourne immanquablement en excès de servitude de tous. La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent.

« Cependant le danger serait grand de ne pas user de notre libre arbitre et de ne pas le protéger pour tous. Notre devoir, votre devoir désormais, est de permettre la liberté de conviction des autres, les minoritaires, les faibles, les fragilisés. C’est cela être citoyen, c’est cela la République… quand elle est vertueuse.

« C’est un combat ! Ce combat n’est jamais fini. C’est à vous, à nous, tous les citoyens, d’être vigilants. Vous êtes nés à la fin d’un siècle qui connut le fer et le sang ; pourtant surgissent encore les démons qui ont fait le malheur du passé : antisémitisme, racisme, xénophobie… loin, très loin, de la notion républicaine de fraternité.

« Dans notre République, la première des valeurs réside dans la communauté de destin de chacun de ses fils et filles, qu’il ou qu’elle s’appelle Pierre, Djamila ou Cali. Ni l’origine, ni l’appartenance philosophique ou religieuse, ne doivent différencier les citoyens français, ils sont égaux en droits et en devoirs. La République doit protéger le faible, et se doit d’être solidaire.

« Vous l’avez sans doute appris à l’école, la vertu républicaine réside dans la séparation des pouvoirs : l’exécutif est tempéré par une justice indépendante (je ne ferai pas de commentaires), par un législatif créatif et représentatif. Le peuple, c'est-à-dire vous et moi, en principe, a le dernier mot.

 

UNE PIERRE ANGULAIRE : LA LAÏCITÉ

« Retenez que la vigilance, c’est vous, collectivement, par le vote, qui l’exercez. C’est vous qui donnerez à la République indignité ou vertu : désintéressez- vous de la chose publique et vous aurez, au mieux, une démocratie d’élus, dont les valeurs reposeront sur leurs seules qualités d’hommes… qui restent faillibles.

« Nous devons être attentifs à combattre l’exaltation des particularismes qui séparent, qui excluent. Avec, la liberté, la fraternité, l’égalité, la République repose sur une pierre angulaire : la laïcité.

« Le principe est inscrit à l’article premier de notre Constitution. C’est pourquoi le ciment commun reste nécessairement, encore et toujours, l’école publique, laïque et obligatoire. Elle a ses défauts, des échecs, mais aussi une volonté de cohésion sociale, un humanisme universel, des règles de vie commune, une valorisation des potentialités individuelles.

« Ainsi la République des citoyens est une volonté qui agit, qui a bataillé pour la justice sociale, qui a conquis l’éducation gratuite et obligatoire, le droit de grève, la liberté syndicale, la sécurité sociale. Pourvu que ça dure…

« La République des citoyens a su tendre la main à ceux dont la naissance pouvait être un frein. C’est la singularité de notre nation, de notre drapeau, du français langue commune, même si les langues minoritaires doivent avoir droit de cité : se battre pour la paix, la justice, les droits de l’homme.

 

LA TRANSMISSION DU SAVOIR, POUR PERPÉTUER LA RÉPUBLIQUE

« Pour finir, je vous dirai que le citoyen est un sujet de droit. Il jouit des libertés individuelles, la liberté de conscience et d’expression, la liberté de s’associer – indispensable loi de 1901 - la liberté d’aller et venir, de se marier, d’être présumé innocent s’il est arrêté par la police, d’avoir un avocat pour être défendu, de participer à la vie publique, de voter et de se présenter aux élections, et bien d’autres choses…

« En revanche, il a l’obligation de respecter les lois, de participer aux dépenses collectives en fonction de ses ressources, de défendre la société, … car attention, l’incivilité est la fille naturelle du sentiment que tout est dû sans contrepartie. Nous devons, chacun à notre place, agir en pleine responsabilité.

« L’une de ces responsabilités, - vous serez sans doute parents un jour -, est l’éducation. L’éducation se fait tout au long de la vie. Le Savoir, les savoir-être, les savoir-faire, sont des biens précieux. Il convient de les protéger, de les faire croitre, et, surtout, de les transmettre. Car le pouvoir n’est pas dans sa détention mais bien dans sa transmission.

« Je forme le vœu, en vous remettant ce livret citoyen, que vous contribuiez à préserver ce droit à la connaissance, à l’éducation, seule façon de perpétuer la République. »

2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 16:45

Bernard Cazeneuve a annoncé ce mercredi aux présidents des sept intercommunalités appelées à devenir métropoles, dont le « Grand Toulon », qu'elles accèderont à ce nouveau statut dès le 1er janvier 2018.

Comme Hubert Falco, je me réjouis de voir que notre territoire va être la 14ème plus importante aire métropolitaine de France.

J'invite l'ensemble de nos élus et fonctionnaires communaux à s'engager dès à présent, avec ceux de « Toulon Provence Méditerranée » et des onze autres communes, dans la préparation active de cette transition qui devra apporter un plus en matière de dynamique économique, de développement soutenable, d'organisation urbaine, de mobilités, d'habitat, de vie culturelle et sociale, d'égalité et solidarité territoriales.

Dès que possible, je constituerai un conseil consultatif et coopératif de citoyens seynois volontaires. Ce conseil aura pour objet d'accompagner le passage vers cette nouvelle identité territoriale. Les craintes étant que nos populations soient éloignées des lieux de décision, qu'il y ait une perte d'identité, ou pire que le déficit de démocratie locale se creuse, il est indispensable d'associer les citoyens à cette mutation institutionnelle.

30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 04:11

Demain, le 31 décembre, c'est le Réveillon. Oui, nous nous y préparons tous. Mais pas que...

C'est aussi le dernier jour pour s'inscrire sur les listes électorales si l'on veut voter en 2017, pour les présidentielles d'avril-mai et les législatives de juin. Et même pour les primaires citoyennes du Parti socialiste et de ses alliés des 22 et 29 janvier.

Attention. Certains pensent qu'ils sont inscrits parce que ça s'est fait automatiquement lors d'une démarche telle que le recensement des jeunes. À vérifier. En France, on dit que, dans 15% des cas, une petite démarche complémentaire n'a pas été effectuée, et, patatras, on n'est pas inscrit.

D'autres ont déménagé, y compris sans changer de commune, en omettant de le signaler au service des élections de leur mairie. Il leur a été expédié à leur ancienne adresse une carte électorale à l'occasion de la dernière révision des listes, et celle-ci a naturellement été retournée à la mairie portant la mention "n'habite pas à l'adresse indiquée" ; il est possible que la commission électorale les ait radiés, estimant qu'ils ont quitté le territoire communal.

Certains sont nouveaux venus chez nous — et ils sont nombreux à La Seyne, dont la population a crû de 10% en douze ans ! Même s'ils n'ont pas procédé à leur radiation à la mairie de leur ancienne commune de résidence, ils peuvent s'inscrire à la mairie de leur nouveau domicile.

Vérifiez donc si vous voulez exercer votre droit — et je dirais même votre devoir — de citoyens.

Après samedi 31 décembre à 12 heures, il sera trop tard !

Pour La Seyne, vous trouverez toutes indications utiles sur la démarche à accomplir en cliquant sur ce lien du site Internet de la mairie.

Et grand merci aux agents communaux du service "élections" du pôle "population" qui vous accueilleront tandis que beaucoup d'entre nous préparerons les agapes !...

Publié par Marc Vuillemot - dans Démocratie locale et communication
26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 03:58

Lors de sa dernière réunion, début décembre, notre conseil municipal a accepté de voter à l'unanimité une motion de soutien au quotidien local « La Marseillaise » qui connaît de nouvelles difficultés économiques et risque de disparaître. J'ai salué ce beau geste de l'ensemble des sensibilités de notre assemblée communale, de l'extrême-droite à la gauche radicale, qui, au-delà des importantes différences de vue politiques, a manifesté son attachement aux échanges d'idées et à la pluralité de l'information.

Outre le fait que, comme Hyères l'a fait il y a quelques années pour apporter son appui à l'autre journal régional de chez nous, « Var-matin », en facilitant l'organisation d'un grand concert de soutien à ce titre alors lui aussi en danger, nous avons pris l'engagement, si besoin était, d'aider à la tenue d'un semblable événement festif et culturel à La Seyne, j'ai également pensé utile de sensibiliser au devenir du quotidien mes collègues maires varois qui, pour certains, éloignés des sites de diffusion du journal, pourraient ne pas l'être. Voici le message que je leur ai adressé ces jours derniers...

 

Article du 9/12/2016« Madame la maire, Monsieur le maire,

« Madame ou Monsieur le (la) président(e) de l’intercommunalité,

« Cher(e) collègue,

« Je sais que le journal "La Marseillaise" ne couvre pas certains coins de notre département ou n’y est pas beaucoup distribué, mais je m’adresse à nous tous, maires des 153 communes et/ou présidents des établissements de coopération intercommunale.

« Je sais aussi que nous ne sommes pas tous, loin de là dans le Var, en accord avec la "couleur politique" qu’affiche "La Marseillaise".

« Mais je sais également que nos missions républicaines nous conduisent à attacher du prix à la pluralité de l’information et aux débats d'idées, vecteurs de démocratie et d’éveil de nos consciences.

« Vous ne l’ignorez pas, le journal "La Marseillaise", né dans la clandestinité il y 73 ans de la nécessité de relayer les actions de la Résistance et porter un message d’espoir et d’avenir, traverse une période très difficile pouvant conduire à sa disparition.

« Plusieurs d’entre nous nous sommes mobilisés il y a quelques années pour accompagner son redressement après une première alerte de difficultés économiques, comme nous l’avions également fait lorsque l’autre quotidien de chez nous, "Var-matin", a traversé une rude période de fragilité.

« Nos communes et EPCI rencontrent tous des difficultés budgétaires, et certains villages gèrent de tout petits budgets, mais il nous est sûrement possible, chacun en fonction de ses moyens, si, vous partagez avec moi le sentiment que la mort d’un journal est un recul de la démocratie, de participer à la tentative de redressement de ce titre de la presse locale, par un (ou plusieurs) abonnement(s) à la version papier ou la version en ligne, ou en partageant nos annonces légales ou nos insertions promotionnelles entre les deux quotidiens de chez nous, ou de telle ou elle autre façon que chacun saura imaginer, ne serait-ce qu’un simple message d’encouragement à adresser à la rédaction de "La Marseillaise".

« Je joins à ce message deux articles récemment parus dans le journal, l’un relatant le soutien apporté par le conseil municipal unanime (gauche, droite et extrême-droite) de La Seyne, l’autre l’encouragement de la maire (LR) de Cassis.

« Et je vous remercie de l’attention que vous aurez prêtée au présent courriel.

« Très sincèrement à vous. »

 

 

22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 09:33

Comme nous le faisons déjà depuis des années pour d'autres aspects de la vie communale, tels que les mobilités et stationnements, la gestion de l'eau ou les temps des enfants, j'ai demandé à Pierre Poupeney, conseiller municipal chargé de la démocratie locale, de la laïcité et de l' « appropriation citoyenne des animations et festivités », de mettre en place un Comité consultatif des fêtes.

 

UN "PLUS" À NOTRE DÉMARCHE DE DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE

Il s'agit de conforter ce que nous faisons déjà avec les conseils de quartiers et les comités d'intérêt local : permettre qu'à travers des citoyens engagés, motivés, dont la liste n'est d'ailleurs pas fermée, le programme des grands événements de l'année soit imaginé, préparé, discuté, co-élaboré pour dynamiser la ville.

Désormais, le sens populaire de la fête, le lien encore plus étroit avec les citoyens, notamment au travers du tissu associatif, aura son conseil de citoyens, sorte de comité d'usagers.

 

FÉDÉRER POUR MIEUX DYNAMISER

La seconde raison de la création de ce comité, c'est de mieux fédérer les énergies, à l'échelle de la ville, pour relancer les événements festifs. Pour retrouver un élan, un esprit de fête populaire, que les questions de sécurité et la faiblesse des moyens ont mis à mal ces derniers mois, voire ces dernières années.

 

UN PREMIER CHANTIER POUR LE COMITÉ : UNE ANNÉE DÉDIÉE... AU PONT

En 1917, la société Daydé achevait la réalisation du pont des chantiers navals de La Seyne. C'est l'année des premiers essais pour une mise en activité définitive en 1920.

Divers noms ont été attribués au pont par les travailleurs des chantiers eux-mêmes et la population seynoise, et certains subsistent encore dans les conversations : pont basculant, pont levant, pont transbordeur...

Quoiqu'il en soit, sachez que sur les plans originaux de la société Daydé, le terme technique employé est « Pont levis ». C'est évidemment le « pont des chantiers navals ». Et nous le nommons désormais le plus souvent « le pont de La Seyne ». On peut tout de même pas dire « la tour », même s'il a été définitivement figé verticalement !

Aujourd'hui érigé en tour, donc, il est devenu l'emblème de La Seyne. Notre petite tour Eiffel à nous, notre « signal », comme on dit d'un signal architectural.

 

UNE ADRESSE POUR PARTICIPER...

Nous appelons toutes les associations, citoyens, entreprises, commerçants à nous joindre à cette adresse courriel : 100ans-du-pont@la-seyne.fr 

A cette adresse, les Seynois pourront demander à ce qu'un événement convivial, social, solidaire, sportif, culturel qu'ils organisent depuis longtemps ou pour la première fois, soit « labellisé » : « 1917-2017 : les 100 ans du pont de La Seyne ». Ils pourront également se faire connaître pour participer aux festivités programmées par la ville et le Comité consultatif et recevoir régulièrement des informations.

Mais je laisse un peu planer le suspens. J'en dirai plus à l'occasion des traditionnels vœux que j'adresserai début janvier à notre population...

En attendant, j'invite ceux des visiteurs de mon blog qui ne les connaissent pas à admirer les magnifiques photographies du pont que Philippe Da Prato a mises en ligne sous forme d'une vidéo... et à qui je me suis permis de dérober l'une de celles qui illustrent cet article, et que je peux évidemment retirer s'il me le demande...

15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 16:48

C'est fait. Les députés ont voté ce jeudi la création de sept nouvelles métropoles, dont celle de Toulon. Le texte de loi, dans son ensemble, sera soumis au vote solennel dans quelques jours.

Sous réserve que nous soyons tous attachés à préserver et accroître l'équité territoriale et imaginer et mettre en œuvre les justes outils de démocratie locale permettant de rapprocher les concitoyens de nos douze communes des lieux de décision, je suis persuadé, ainsi que je l'exposais en août, que notre territoire du "Grand Toulon" aura tout à gagner à cette nouvelle étape d'intégration des compétences.

La Seyne doit avancer vers cette nouvelle approche métropolitaine avec détermination à apporter sa part de potentiel de développement urbain, économique, social, environnemental et culturel, à la future métropole, et formule le vœu que ses onze communes voisines partagent sa volonté de dynamisation solidaire de notre beau territoire de près de 500.000 habitants.

9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 04:17

Il faut le souligner : pas une des 49 voix du conseil municipal de La Seyne n'a manqué pour voter une déclaration de soutien au quotidien "La Marseillaise" que j'ai présentée ce jeudi à notre assemblée.

Deux ans après une première alerte, le journal connaît en effet de nouvelles turbulences qui risquent de conduire à sa disparition.

Notre conseil municipal, toutes sensibilités politiques confondues, a été à la hauteur en votant la déclaration ci-après...

« Attaché à une presse régionale dans sa diversité, le conseil municipal de La Seyne manifeste son inquiétude quant au devenir du quotidien "La Marseillaise", témoigne sa solidarité avec l'entreprise et ses salariés, et se tient disponible pour aider à des initiatives pouvant concourir à la sauvegarde de ce journal. »

Merci, sincèrement, à tous les groupes politiques de notre assemblée qui ont fait preuve d'une vraie vision démocratique de l'information.

6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 06:43

Ce dernier samedi a été lancée au Fort Napoléon la trente-et-unième édition des Fêtes calendales, manifestation culturelle initiée par la dynamique association Lei cigaloun segnen, valorisant les traditions, la culture, la création et la langue de la Provence et de La Seyne.

Avec Cécile Jourda, conseillère municipale déléguée à l'identité provençale et occitane, nous avons remercié l'ensemble des partenaires associatifs et publics qui s'investiront jusqu'aux fêtes de Noël pour offrir à nos concitoyens et visiteurs un beau panel de spectacles, conférences, visite de crèche animée, et autres découvertes de produits de tradition. Et nous invitons le maximum de personnes à y passer un moment, tant nous sommes certains qu'elles ne le regretteront pas.

Dans mon propos inaugural - en langue régionale - j'ai rappelé la volonté municipale de soutenir de telles initiatives, mais aussi de promouvoir l'usage du provençal dans « la vida vidanta », c'est-à-dire la vie de tous les jours.

L'occasion m'est donnée de publier le courrier que j'ai adressé à Philippe Vitel, député LR du Var et vice-président du Conseil régional de Provence Alpes Côte d'Azur chargé des traditions et de l'identité régionale, pour solliciter l'appui de la collectivité régionale pour que nous poursuivions nos efforts en ce domaine...

 

« Monsieur le Député - Vice-président,

« Ainsi que je vous l'ai exposé à l'occasion d'une rencontre peu de temps après votre installation dans vos fonctions de vice-président de la Région Provence Alpes Côte d'Azur délégué aux traditions et à l'identité régionale, je souhaite formaliser par la présente ma demande d'un partenariat financier régional pour faire vivre notre langue locale dans la vie courante de la commune de La Seyne-sur-Mer.

 

LA SEYNE FAVORABLE À LA CHARTE EUROPÉENNE DES LANGUES RÉGIONALES

« Depuis 2008, nous essayons en effet de mettre en œuvre, à l'échelon local, au moins deux des 98 paragraphes de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, que la France a signée en 1999 mais certes pas ratifiée à ce jour :

« - l'emploi ou l'adoption, le cas échéant conjointement avec la dénomination en français, des formes traditionnelles et correctes de la toponymie dans les langues concernées ;

« - à encourager et/ou à faciliter la publication d'articles de presse dans les langues concernées, de façon régulière.

« Nous avons ainsi d'ores et déjà pu, par exemple, en matière d'identité linguistique et culturelle :

« - soutenir par des subventions et mises à disposition de locaux les initiatives associatives de cours de langue, l'un avec un support graphique provençal mistralien porté par Lei cigaloun segnen, l'autre avec un support de graphie dite "classique" de l'occitan provençal porté par Lo cèucle occitan dau païs de La Senha ;

« - obtenir l'accord du Rectorat de l'Académie de Nice pour la réouverture d'un cours de langue régionale au lycée Beaussier ;

« - conforter, développer ou créer des initiatives permanentes et événements de promotion de la langue et la culture, comme le festival Rescontre, le rassemblement de bateaux La Sagno tradition ou les Fêtes calendales, ainsi que la réalisation de petits films mettant en valeur par exemple en valeur notre activité portuaire provençale.

 

PROMOUVOIR L'OCCITAN PROVENÇAL DANS LA VIE QUOTIDIENNE

« Mais nous nous efforçons également de faire vivre la langue dans la vie courante, comme vecteur de développement du sentiment d'appartenance à une communauté sociale et culturelle, dans une commune que vous savez riche de sa diversité d'origines, et nous avons ainsi pu :

« - publier dans chaque numéro du magazine municipal et sur le site Internet de la ville une page rédigée en occitan provençal, en alternance en graphie classique et en graphie mistralienne, traitant de sujets d'intérêt général ;

« - diffuser des informations bilingues sur les panneaux lumineux d'information locale ;

« - doubler la signalétique de l'entrée de zone agglomérée, des lieux-dits et des noms de rues du centre ancien de La Seyne par des plaques, indiquant dans les deux graphies leurs noms actuels ou anciens en occitan provençal.

« C'est pour accroître et développer ce dernier volet de nos initiatives que je souhaite obtenir un soutien financier régional, destiné à couvrir tout ou partie du surcoût de réalisation de plaques signalétiques routières directionnelles dans la langue nationale et la langue régionale, ainsi que cela existe en d'autres endroits, à l'image de la photographie ci-jointe prise en Bretagne.

« Notre conseillère municipale déléguée à l'identité provençale et occitane, Cécile Jourda, et moi-même demeurons à votre disposition pour évoquer avec vous cette requête, et vous remercions de la bienveillante attention que vous pourrez y prêter.

« Je vous prie d'agréer, etc... »

 

 

Bienvenue !

Marc VUILLEMOT
Maire (PS) de La Seyne-sur-Mer
Vice-président de l'agglo de Toulon

Je vous souhaite une agréable visite.

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