20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 16:27

« Il ne se passe rien à La Seyne ! C'est trop nul ! Vivement que ça change ! ». Ça fait soixante ans que je l'entends. Dans le meilleur des cas, depuis onze ans que je suis maire, complété par un gentil... « Je dis ça, mais y'a rien pour toi, hein. ».

La dernière livraison de la vidéo hebdomadaire – la quinzième – réalisée par nos « communicants municipaux » pour leur chaîne « leseynois TV » me semble attester du contraire. Je laisse les visiteurs de mon blog juges de se faire une opinion en découvrant ce qui s'est passé depuis le week-end dernier, et de ce qui va se passer la semaine prochaine...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Démocratie locale et communication
13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 08:58

Comme chaque semaine, je mets en ligne Le Récap' de la semaine à La Seyne.

Celui-ci, quatorzième du genre, outre le tour d'horizon des moments qui ont marqué la ville depuis lundi dernier, nous invite aux spectacle festif « La Navale enchantée » qui ouvrira la Fête Nationale et se déroulera ce samedi 13 à partir de 18 heures sur le Parc de la Navale.

Rendez-vous aussi, pour la dimension solennelle du 14 juillet, à la Porte de la Rotonde du Parc de la Navale, demain dimanche à 10 heures, pour la traditionnel défilé et les hommages au Monument aux Morts.

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6 juillet 2019 6 06 /07 /juillet /2019 05:46

Comme je l'ai fait la semaine dernière, et comme d'autres le font, me dit-on, sur divers réseaux sociaux que, pour ma part, je n'utilise pas ou je ne sais pas – et, en vérité, ne cherche pas trop à savoir – utiliser, je relaie, “à l'ancienne", sur mon bon vieux blog – presque dix ans... – le 13ème petit film vidéo qui récapitule l'actualité de la semaine à La Seyne et dévoile les événements du week-end qui commence, réalisé avec toujours autant de brio par le duo de nos spécialistes du service communication de la Ville, Laurent et Nans...

C'est frais, concis et dynamique. Et on ne va pas se priver d'un petit moment vivifiant en cette période de canicule qui s'éternise...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Démocratie locale et communication
5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 05:17

Mis en place en 2010 pour préparer le retour en gestion publique communale du parking Martini, le « comité des usagers du stationnement » a peu à peu élargi son champ de réflexion et de proposition, avec la conception des zones rouge et bleue de stationnement et de la « zone de rencontre » de notre centre ancien, ainsi que, devenant « comité des usagers des mobilités », les améliorations des offres de transport collectif, de la circulation cyclable, ou de la sécurisation des piétons sur certains axes.

Réuni ce mercredi, en présence de plusieurs de nos élus et de cadres de la métropole, il a pu faire le point des plus récentes avancées dans la prise en compte de ses propositions à la ville et à la métropole, désormais compétente en la matière..

 

BUS ET BATEAUX-BUS : AMÉLIORATION DE L'OFFRE ET HAUSSE DES USAGES 

Il faut être honnête. Celui qui allèguerait que la métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM) n'est pas à l'écoute des demandes du Comité des usagers des mobilités que, avec Denise Reverdito et Claude Astore, adjoints seynois et conseillers métropolitains, nous relayons dans l'intérêt de La Seyne serait, soit très mal informé, soit de mauvaise foi.

Sur les dernières années, les efforts ont été significatifs, même s'il reste à faire. On atteint désormais les 3,2 millions de kilomètres de transports collectifs offerts sur notre commune, soit une augmentation de 8,5% en cinq ans, dont 5,1% au cours des deux dernières années. Les demandes seynoises à TPM d'amélioration de l'offre étaient manifestement pertinentes puisque, si sur l'ensemble de Réseau Mistral la fréquentation des bus et bateaux-bus a crû de 2% en 2018, elle a augmenté de 3,4% à La Seyne, avec 7 millions de personnes transportées sur les 14 lignes de bus, 2 lignes de bateaux-bus, et le service d'appel-bus qui desservent la commune.

Pour ce faire, la métropole a consenti en cinq ans une augmentation de 6,5% de sa contribution à l'équilibre du budget des transports métropolitains pour nos dessertes seynoises, qui atteint à présent 13,7 millions d'euros annuels. Cela représente une aide métropolitaine de 4,27 € par km en faveur des Seynois, supérieure à celle de la moyenne du réseau qui s'établit à 3,40 €.

 

DE NOUVELLES ADAPTATIONS DU RÉSEAU DES BUS ANNONCÉES

L'année passée a vu plusieurs requêtes seynoises suivies d'effet, assurant une meilleure desserte de la gare SNCF, de la zone d'activité des Playes, des quartiers de Camp-Laurent et de La Petite Garenne, et d'établissements scolaires, ainsi que la création du parking-relais de Tamaris et la création de nombreux arrêts avec abri-bus, adaptés aux personnes handicapées et dotés d'écrans d'information en temps réel.

Suite aux demandes, septembre prochain verra une amélioration sur la ligne 70 qui relie Six-Fours et La Seyne à la gare SNCF de Toulon : la fréquence du dimanche sera doublée, passant d'une heure à 30 minutes.

La ligne 70 Nocturne, qui relie Six-Fours au port de La Seyne, sera prolongée jusqu'à l'Atelier mécanique, permettant de desservir le quartier résidentiel des Mouissèques, sans offre de soirée à ce jour, permettant de « rabattre » ses nombreux nouveaux résidents sur la ligne 8 Nocturne qui dessert Toulon. Des améliorations des fréquences et capacités des lignes 71 et 87 sont également programmées pour la rentrée.

Il reste à concrétiser les demandes récurrentes portées par notre Comité des usagers des mobilités quant à la desserte de Gai-Versant et celle de la Corniche de Tamaris, à la révision des petites lignes des collines seynoises (84, 85, 86), peut-être par une adaptation des fréquences aux heures de pointe et un dispositif d'appel-bus en heures creuses, et à la réalisation d'un parking-relais sur l'isthme des Sablettes.

 

PAS DE CALENDRIER, MAIS DES CERTITUDES POUR LE TRANSPORT EN COMMUN EN SITE PROPRE

Et, pour les temps à venir, après quelques temps d'incertitude qui ont justifié de ma part une « insistante quoiqu'amicale pression » auprès de TPM, il est désormais acquis que la métropole prévoit, dès la phase 1 de la réalisation de son futur Transport en commun en site propre (TCSP), sous la forme probable d'un Bus à haut niveau de service (BHNS), le retour à un tracé seynois qui, venant de La Garde et Toulon, ne s'arrêtera pas à notre gare SNCF, mais desservira bien Berthe, puis l'avenue Gambetta et le quai Saturnin-Fabre qui seront dédiés aux modes doux par report de la circulation automobile sur l'avenue Gagarine et la création de 2x2 voies routières gagnées sur le port, pour poursuivre vers Les Mouissèques, jusqu'au terminal de croisières de Bois-Sacré.

C'est au prix de ces aménagements incitatifs au délaissement de la voiture particulière que La Seyne et la métropole entreront de plain-pied dans l'ère de leur développement durable, que reculera la ségrégation urbaine de Berthe, que sera apaisé et redynamisé le centre ancien, que les nouveaux quartiers et le technopôle de Brégaillon se relieront au cœur de ville, et que seront prévenus les embouteillages polluants sur le goulet du port qui, sans cela, ne manqueraient pas de s'aggraver avec l'afflux d'automobiles généré par l'urbanisation et le développement économique du quartier des anciens chantiers navals.

 

UNE FORTE ATTENTE DE DESSERTE PAR BATEAU-BUS QU'IL FAUT SATISFAIRE

Il reste une certaine impatience teintée de déception quant à la création, initialement annoncée par TPM pour 2018, puis reportée à 2019, d'un appontement à Bois-Sacré permettant une correspondance entre les lignes maritimes 8M (Port de La Seyne – Toulon) et 18M (Les Sablettes – Toulon).

Il s'avère en effet que, prévu sur le domaine public maritime, la réalisation de cet ouvrage ainsi que d'un parking attenant suppose des autorisations des administrations civiles et militaires plus complexes à obtenir que pour la création d'un arrêt de bus. Mais, la métropole me l'a confirmé, les crédits sont réservés, les services sont au travail. Fût-ce au prix d'une durée de trajet un peu plus longue qu'aujourd'hui entre les terminus de ces lignes de bateaux-bus du fait de leur déroutement pour offrir une escale supplémentaire, il sera possible de rallier le centre-ville depuis Les Sablettes et Tamaris – et le contraire –, et d'inciter les futurs habitants et salariés de l'Est du site des anciens chantiers et de Bois-Sacré à se rendre à – ou venir de – Toulon et Les Sablettes par la mer.

L'objectif est désormais établi à septembre 2020. Il faudra le tenir. Nul doute que le Comité des usagers des mobilités et la Ville et ses élus métropolitains y veilleront.

 

LA DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE DONNE DU POIDS AUX REQUÊTES

La démocratie participative, on le voit, ce n'est pas un gadget démagogique pour calmer les râleurs patentés. C'est à La Seyne un instrument au service de l'amélioration des missions que la puissance publique doit accomplir pour la qualité de la vie des habitants et visiteurs d'un territoire.

Pionnière avec son Comité des usagers des mobilités, La Seyne peut s'enorgueillir d'avoir été entendue grâce à la parole concertée et argumentée qui s'est construite par l'implication de citoyens volontaires représentants des divers Comités d'intérêt local, Conseils de quartiers, Conseils citoyens et diverses associations intéressées aux déplacements urbains.

Ça ne peut que nous encourager à poursuivre. Il y a encore du pain sur la planche.

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30 juin 2019 7 30 /06 /juin /2019 16:20

Ne disposant pas toujours du temps de relater, analyser et commenter ce qu'a été l'investissement de l'équipe municipale, dont le mien, au cours d'une période donnée, je pense utile de "re-router" le petit film de quelques minutes que s'emploie à réaliser chaque semaine depuis plusieurs mois l'équipe du service de communication de la mairie.

Voici donc, ci-dessous, la 12ème édition de ce petit magazine vidéo...

J'en profite pour vous rappeler – ou porter à votre connaissance si l'information vous a échappé – l'invitation de notre équipe de « communicants » à promouvoir notre ville en réalisant avant le 14 juillet un petit clip d'une minute...

Après avoir visionné la vidéo ci-dessous, vous trouverez toutes informations utiles sur CE LIEN.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Démocratie locale et communication Détente du dimanche
24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 06:25

Je ne compte plus le nombre de fois où, depuis 2008, des Seynois m'ont dit : « Ah bon ? Mais ça ne se sait pas ! Il faut communiquer ! ».

J'avoue que ça me laisse souvent pantois. J'ai pourtant le sentiment que, à titre personnel comme par le travail du service de communication de la mairie, les informations sur l'exercice des missions des élus, des fonctionnaires communaux et métropolitains, des associations et institutions partenaires de la vie locale, l'information est diffusée sur ce qui s'est passé, sur ce qui se déroule, et sur les projets d'actions ou d'investissements.

J'en oublie certainement, mais lorsque je fais un tour d'horizon des moyens de communication, il me semble qu'une jolie palette d'outils est mise à profit...

 

DE BEAUX JOURS, ENCORE, POUR LA BONNE VIEILLE PRESSE PAPIER ?

La bonne vieille presse sur support papier n'est pas rangée aux oubliettes. Il n'est pas une semaine sans que les quotidiens locaux n'annoncent ou rapportent tel ou tel événement. Si la métropole a dû renoncer à la parution et la distribution coûteuses de son périodique, le magazine municipal « Le Seynois », malgré les difficultés financières, continue sa parution régulière, est accessible en ligne, mais demeure distribué dans les boîtes aux lettres, pour peu que, dans tel ou tel immeuble, quelque résident accepte de commander l'ouverture de la porte du hall au distributeur, que ce dernier ne le glisse pas dans un paquet de publicités qui finissent aussitôt à la corbeille, ou ne le dépose même pas si la mention « pas de publicité » est apposée.

Nombre d'informations sont véhiculées par des prospectus, des affichages sur les panneaux installés au bord des voies de la ville ou sur les abri-bus, y compris pour la présentation d'événements associatifs, la commune apportant par ce vecteur un concours matériel logistique aux bénévoles.

 

OFFICIELS OU NON, DE MULTIPLES SITES INTERNET D'INFORMATION LOCALE

La Seyne s'est bien sûr mise aux moyens modernes dématérialisés de l'information. La commune alimente en permanence ses deux sites Internet municipaux officiels, l'historique « la-seyne.fr », qu'elle a en outre doté d'un « portail de démarches en ligne » – le tout premier des communes de notre métropole –, et un autre, à l'esprit plus « magazine » et convivial, « leseynois.fr ». La métropole n'est pas en reste, avec son site « métropoletpm.fr », de même que divers services publics communaux ou intercommunaux, à l'instar de notre office de tourisme intercommunal « tourisme-ouestvar.com », de notre société semi-publique de gestion de l'eau potable « seynoisedeseaux.fr », de notre réseau de transports publics « reseaumistral.com », de notre bailleur social public « tshabitat.fr », ou encore de notre syndicat de collecte et traitement des ordures ménagères « sittomat.fr ».

D'autres sites Internet non officiels, pour la plupart gérés par des structures de presse-médias entrepreneuriales ou associatives, relaient aussi la plupart des informations locales, tels les bien connus « laseyne.info » ou « ouest-var.net ». Et j'ai moi-même, voilà presque dix ans, créé mon site personnel sur lequel les visiteurs naviguent en lisant le présent article, ouvrant le chemin à d'autres élus locaux, de la majorité et de l'opposition municipales qui ont créé les leurs.

 

PLACE À L'IMAGE, À LA BRIÈVETÉ ET L'INSTANTANÉ

Mais un site Internet est désormais, presque autant qu'une information sur support papier, vécu comme un moyen de communication des temps médiévaux le plus reculés, et pas seulement par les plus jeunes générations. Il faut sans cesse s'adapter, avec plus d'images, plus de sons et de vidéos, plus de brièveté et d'instantanéité. La plupart des médias précités ont leurs relais sur divers réseaux sociaux, de Facebook à Instagram, en passant les Twitter et autres Pinterest ou Tumblr.

La parole et l'image, fixe mais surtout animée, gagnent du terrain parmi les vecteurs de communication. L'audiovisuel traditionnel local et régional demeure, parfois en butte à de sérieuses difficultés économiques, mais s'est aussi doté des moyens de relayer ses messages par Internet et les réseaux sociaux. On parle souvent de La Seyne et de la métropole sur les supports de la presse audiovisuelle locale, de « France Bleu Provence » à « France 3 Provence Alpes Côte d'Azur » et son décrochage varois avec son journal télévisé, le « JT de Toulon » ou la plus récente télévision « Var Azur TV » accessible sur Internet ou sur le canal 30 de la TNT. La plupart de ces médias disposent en outre de leurs chaines youtube ou dailymotion, permettant de voir ou revoir leurs émissions.

 

LES COMMUNICATION MUNICIPALE N'EST PAS EN RESTE POUR S'ADAPTER

Je voudrais enfin saluer les initiatives prises, depuis quelques années, par les fonctionnaires du service de la communication de la commune qui, malgré les difficultés des temps et les restrictions de budget et de ressources humaines, réalisent des prouesses pour adapter et moderniser leurs supports d'information.

En atteste le succès croissant de la chaîne Youtube du magazine « Le Seynois », créée il y a quatre ans, et qui ne cesse de s'améliorer et se perfectionner, à l'image de la production des mini-vidéos d'une minute qui rythment nos semaines et de l'émission hebdomadaire « Le récap' », en ligne chaque week-end, de plus en plus visionnée et attendue.

 

MALGRÉ LES ÉVOLUTIONS FULGURANTES, FAUT-IL REVENIR AU CRIEUR PUBLIC ?

On le voit, les relais ne manquent pas pour s'informer sur les événements locaux passés, présents et à venir.

Mais, il n'empêche, rares sont les jours où, dans une relation en tête-à-tête avec un concitoyen, celui-ci m'avoue « n'être pas au courant », quand il ne m'indique pas connaître, « de source sûre », une information... qui s'avère erronée ou, pire, totalement fallacieuse !

Sans renoncer, ni à l'adaptation constante de la communication publique communale aux supports qui évoluent à vitesse fulgurante, ni aux relations directes que les élus doivent avoir au quotidien avec leurs concitoyens, ne vais-je pas devoir recruter un tambour de ville, ce crieur public qui, jadis, égayait nos lieux de vie sociale ?...

 

 

 

CI-DESSOUS, LE DERNIER "RÉCAP" HEBDOMADAIRE DE LA CHAINE "LESEYNOIS.FR"...

ET LE TOUT DERNIER "MINI-FILM" D'UNE MINUTE, RÉALISÉ À L'OCCASION DU CINQUANTENAIRE DE LA CRÈCHE MUNICIPALE "LE PETIT MONDE"...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Démocratie locale et communication
25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 16:21

 

Les mandats des quatre maires qui m'ont précédé se sont déroulés sans que nul ne trouve à redire à la décision d'ouverture à l'urbanisation du terrain du quartier Costechaude proposée au conseil municipal en 1991 par le maire de droite Charles Scaglia. Et c'est mon prédécesseur Arthur Paecht, lui aussi de droite, qui, en 2006, a enclenché les procédures pour entamer cette urbanisation.

 

Il est tout de même étrange que le sujet revienne sur le tapis 28 ans après la décision originelle, sous une forme d'une rare violence, activée par des élus d'une même sensibilité que ceux qui furent à la genèse de l'histoire, laissant entendre que, me levant un bon matin, j'aurais décidé, sans en référer à quiconque, de supprimer un espace naturel et de faire tourner les bétonnières.

 

La question s'est invitée à la réunion du conseil municipal de ce lundi. Ça m'a donné l'occasion de rétablir des vérités en faisant un petit rappel historique commenté...

 

 

Après débat sur l'opportunité d'acheter le terrain où se trouve aujourd'hui la caserne des pompiers de Mauvèou et sa partie haute, au nord, jouxtant le chemin de Costechaude, Charles Scaglia (UDF) a opté en 1991 pour une ouverture totale à l'urbanisation de ce périmètre. Ni François Hérisson (UMP) ni Maurice Paul (PCF), ses successeurs, n'ont modifié le Plan d'occupation des sols (POS) de l'époque. Le suivant, Arthur Paecht (UMP), a confirmé ce choix, par un maintien en zonage "à urbaniser" (AU) dans le Plan local d'urbanisme (PLU) voté en 2004 que, moi, alors élu minoritaire... je n'ai pas voté.

 

C'est encore mon prédécesseur qui, en 2007, a fait lancer les acquisitions des parcelles par l'Etablissement public foncier régional (EPF), dans le cadre d'une convention signée par l'agglomération Toulon Provence Méditerranée (TPM), considérant qu'il s'agissait d'un « site à enjeu stratégique d'habitat ».

 

 

AUCUNE OPPOSITION EXPRIMÉE EN PRÈS DE 30 ANS

 

Nul opposant au projet, personne physique du voisinage ou d'ailleurs, ni comité d'intérêt local des environs ou d'ailleurs, ni association de défense de l'environnement, qu'elle soit de quartier, communale, nationale ou de l'univers cosmique, n'a alors fait connaître quelque opposition au projet. Seuls ou en groupes structurés, les gens avaient conscience des besoins de réponses à la crise de l'habitat, même les voisins des alentours immédiats qui auraient bien sûr préféré conserver cet ancien espace agricole qui s'est peu à peu arboré. Et même moi, malgré ma nostalgie des années 70 où mes amis et moi y venions à mobylette des quartiers Nord pour flirter avec nos copines du Sud. Autres temps d'harmonie entre quartiers...

 

De 2007 à 2015, l'EPF a poursuivi les acquisitions des parcelles, investissant 2 millions d'euros. Ça s'est fait d'autant plus publiquement que, dans cette période, s'est déroulée la révision du PLU qui a confirmé la vocation résidentielle modérée de ces terrains. D'innombrables réunions publiques, au-delà de celles imposées par la loi pour la révision d'un PLU, se sont tenues : aucune réserve n'a été enregistrée sur ce dossier. Et le PLU révisé a été voté à l'unanimité (gauche et droite) par le Conseil municipal en 2010.

 

En 2013, le comité d'intérêt local (CIL) du quartier, représentant des habitants, a validé l'idée en réunion ouverte, tout en demandant à être tenu au courant  « pour ne pas laisser courir la rumeur publique (...) qui dit tout et n'importe quoi ». En 2015, un projet résidentiel a donc été soumis aux divers CIL. Une réunion publique sur les enjeux pavillonnaires du PLU s'est tenue le 30 juin de cette année-là, au cours de laquelle un projet de 150 logements à Costechaude a été présenté. En octobre 2016, dans une salle pleine, s'est tenue une autre réunion publique, où les avis exprimés ont été en substance : « Ce n'est pas mal, on s'attendait à pire ».

 

 

UN PROJET DANS LA CONTINUITÉ DE CELUI DE MES PRÉDÉCESSEURS

 

Vu les avis favorables recueillis, j'ai donc demandé à l'EPF la poursuite du travail sur le programme. Il a lancé un appel à projets auquel les élus communaux n'ont pas pris part. Le projet qui a été retenu par l'établissement foncier comprend finalement 145 logements, dont 61 logements libres, 35 logements intermédiaires, dont 20 à 30 % sous les prix du marché, et 49 logements sociaux ; pour ces derniers, il demeure un point à trancher, la Ville souhaitant les voir gérer par UNICIL, filiale du groupe Action Logement spécialisée dans le logement des salariés des entreprises locales, tandis que TPM, compétente en matière d'habitat, opterait plutôt pour le futur office métropolitain d'HLM résultant fin 2020 de la fusion de Terres du Sud Habitat et de Toulon Habitat Méditerranée.

 

Dans le même temps, j'ai demandé à la métropole de prévoir la requalification des voiries adjacentes à la propriété remembrée.

 

Je me suis ainsi inscrit dans la continuité républicaine des choix de mes prédécesseurs de toutes tendances politiques, desquels j'aurais d'ailleurs eu du mal à me dégager car, entre temps, les obligations de productions de logements se sont imposées aux maires par la Loi et par sa traduction en objectifs annuels concrets et chiffrés, commune par commune, et quartier par quartier, qu'est le Programme local de l'habitat (PLH) de TPM.

 

L'objectif légal est de produire 10.989 logements dans la métropole TPM, initialement entre 2010 et 2016, terme prolongé depuis lors, dont 4.313 logements sociaux (39%). Pour La Seyne, l'objectif légal contraint est de 1.458 logements, parmi lesquels 450 logements sociaux (31%). Et pour nos quartiers Sud et Est seynois, le PLH impose la construction de 965 logements, dont 300 logements sociaux (31%).

 

 

LA LOI ET LES OBLIGATIONS DE GESTION S'IMPOSENT À TOUS

 

Ce sujet de Costechaude me donne l'occasion de rappeler...

 

- que le PLH résulte de la loi nº 2006-872 du 13 juillet 2006 votée par la majorité de droite du Parlement ;

 

- que le PLH est élaboré avec des consultations publiques, et qu'il fait l'objet de bilans d'étape votés chaque année à l'unanimité des élus de droite et de gauche de TPM et publiés ;

 

- que les élus de gauche seynois de TPM ont été les seuls à ne pas voter le PLH de l'agglomération en 2009-2010, estimant que l'effort devait être mieux réparti sur les douze communes ;

 

- que, à mon initiative, la révision du PLU de 2010 a permis de réduire de moitié la surface des zones de plus haute densité de construction et, au sein de chaque parcelle, de réduire de moitié la constructibilité, et de protéger de nouveaux espaces naturels ou agricoles ;

 

- que, sauf à disposer des moyens financiers d'acquérir au prix pharamineux du terrain constructible et d'y réaliser un équipement d'utilité publique, la Loi interdit – heureusement pour les particuliers ! – à une collectivité de déclasser une parcelle constructible ; or chacun connait la situation financière seynoise que, avec les efforts que je déploie depuis onze ans, j'ai d'ores et déjà améliorée (dette réduite de près de 30 millions d'euros, renégociation de 27 millions d'euros d'emprunts toxiques, durée de désendettement ramenée de 99 ans à 12 ans, budget de fonctionnement des services ramené au niveau de 2004, etc.), mais qui, demeurant fragile et à conforter, m'interdit tout nouvel investissement public autre que ceux engagés, obligatoires ou imposés par la sécurité ; et, quand bien même, quel équipement public pourrait trouver sa place en pareil site ?... 

 

- que, à La Seyne comme dans tout le Var, 7 foyers sur 10 sont éligibles au logement social, que la Loi impose à chaque commune 25% de logements sociaux, que La Seyne est hors-la-loi avec moins de 19%, que la Loi interdit de construire de nouveaux logements sociaux à Berthe et au centre ancien, qu'il est infligé depuis 2018 à la commune une "amende" sous forme de réfaction de plus de 320.000 euros sur les versements des impôts locaux, et que, la Ville ne rattrapant pas assez vite son retard, la réfaction pour 2019 pourrait atteindre 600.000 euros.

 

 

SOLIDARITÉ ENTRE TERRITOIRES, HARMONIE ENTRE CITOYENS

 

Oui, c'est une réalité : à La Seyne comme ailleurs, nous sommes très loin d'avoir atteint les objectifs légaux de création de logements, tandis que l’offre diminue, la population augmente du fait de notre attractivité, le logement secondaire chez nous commence à être prisé, les propriétaires de logements privilégient les locations meublées de vacances, les familles monoparentales se multiplient et accentuent les besoins.

 

Pour beaucoup, se loger est hors de prix, à moins de s’exiler de plus en plus loin hors la ville. On compte en permanence 12.000 familles en attente d'un logement social dans la métropole, dont 3000 à La Seyne.

 

Malgré ce, la loi de solidarité urbaine est combattue, les prés carrés résistent.


Pour une juste répartition qui ne dénature ni les paysages ni les sociologies, nous devons être des maires bâtisseurs qui régulent les excès, organisent les espaces, équilibrent la ville, exercent la solidarité intercommunale. Or certains, ultimes réfractaires, choisissent encore de payer des "amendes" toujours plus élevées, surcoût du privilège préservé.


Alors, oui, au cas par cas, comme au sujet de Costechaude, je comprends que ça regimbe ! Faut-il s’en étonner ? Pour certains politiciens patentés, exacerbés qu’ils sont par de prochaines échéances électorales, c’est déjà une outrance d'espérer les voir raison garder, rappeler les faits historiques avec objectivité, ne pas faire flèche de tout bois pour attiser de légitimes soucis. Cette situation n'aurait d'autre effet que muer la démocratie participative en camp retranché électoral, interdisant l'échange libre et serein, seul à même de faire entendre des questions et suggestions que les riverains peuvent par ailleurs, légitimement, exprimer encore sur le projet et sa mise en œuvre.


Ceux – heureusement rares à La Seyne – qui souhaitent rester dans leur quant-à-soi, à la fois vendent des terrains à bâtir et déplorent que leurs enfants, devenus adultes, n’arrivent pas à se loger.


Leur logique indique « parquez les pauvres entre eux, pas de pauvres chez nous ». Et, dans le même temps, les voilà qui s’insurgent des dépenses réalisées pour la rénovation urbaine des quartiers populaires (pourtant mise en œuvre à La Seyne par mon prédécesseur de droite...).

 

Que veulent-ils ? La paix chez eux, la crasse là-bas ? Ils auront, s’ils ne prennent garde à ne rien partager ni être citoyens solidaires, et le dérangement et la souillure.

 

 

AUX OUTRANCES, PRÉFÉRER LA MÉTHODE, LE DIALOGUE ET L'ÉTHIQUE

 

À tous ceux qui s'inquiètent pour Costechaude, je dis : « Revenez à une lecture objective et honnête du projet et vous constaterez qu’il est respectueux de l’environnement, raisonnable dans ses dimensions, moderne dans sa conception ». Très loin des outrances proférées pour l’empêcher au nom des égoïsmes et des ambitions électives.

 

Depuis 2008, année de mon élection, tout s'est déroulé conformément aux orientations initiales et avec un souci de clarté et de transparence. Je mets en œuvre le projet que les Seynois m'ont demandé de réaliser en m'élisant et me réélisant, tout en respectant les engagements pris par mes prédécesseurs, en appliquant la Loi, en recherchant l'harmonie entre tous les quartiers, en recueillant avec constance les avis de mes concitoyens, et en respectant les minorités politiques qui ont, comme nulle part ailleurs dans notre métropole, un droit permanent à l'information et à l'expression.

 

Je n'ai aucune intention de changer, ni de méthode de dialogue, ni d'éthique.

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18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 20:21

J'ai trouvé fort sympathiques les ballons jaunes installés cette nuit sur les mobiliers urbains du port.

 

Cette forme de revendication pacifique et presque artistique tranche significativement avec les malheureuses et inacceptables situations violentes que d'autres endroits du pays ont hélas connues. On ne parle que d'elles. Hélas.

 

Dans la mesure où ni la sécurité urbaine, ni la salubrité publique, ni la liberté de circuler, ne sont atteintes, les lois républicaines commandent qu'on laisse les citoyens s'exprimer. Et notamment exposer leurs revendications dans le calme et la sérénité. Et même dans la poésie telle qu'ont pu l'apporter ces baudruches et rubans, sur fond de demande légitime d'un regain de démocratie citoyenne.

 

Cet acte dont on me dit qu'il est l'œuvre des "gilets jaunes" de La Seyne me semble s'inscrire dans cette perspective. Je salue leur sens de la responsabilité civique.

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14 mars 2019 4 14 /03 /mars /2019 10:01

On pourrait croire à entendre ou lire certains commentaires que la solidarité et la communauté de destin qui existent entre les communes de notre métropole toulonnaise, et en particulier entre celles qui bordent le littoral de notre Rade, auraient été fragilisées par l'épisode du "Grand débat" qui fait encore parler, plusieurs jours après sa tenue à Toulon.

Il n'en est rien...

 

Il peut y avoir – et il y a – des divergences de vues sur certains sujets, et c'est bien normal, au regard des spécificités communales ou des diversités de sensibilités politiques. La plupart du temps, ça se règle par la discussion et on parvient au consensus. Dans quelques rares cas, depuis 2002, il faut que l'opinion minoritaire s'incline devant celle de la majorité, et ça se fait 99 fois sur 100 sans même recourir au vote. En outre, rien n'est jamais imposé par la métropole à quelque maire que ce soit, s'il estime que tel ou tel choix ne saurait être utile à sa commune. Et chacune décline ses propres politiques communales en fonction des choix adoptés par ses citoyens tous les six ans.

En tout état de cause, sur le sujet du "Grand débat", nos positions sont identiques. Comme celles de l'Association des maires de France (AMF) dont font partie toutes nos communes, ou de "Ville & Banlieue", dont la métropole et La Seyne sont adhérentes, structures de plaidoyer pour les territoires qui regroupent des maires de toutes sensibilités qui s'entendent sur l'essentiel républicain, au-delà de leurs spécificités politiques.

Ce n'est en tous cas pas une vision plurielle du mode de transport en commun en site propre qui sapera les efforts conjugués que les uns et les autres déploient pour la dynamisation économique, qu'elle soit industrielle, technologique ou des services, notamment autour des enjeux du "pôle mer", pour l'aménagement de l'aire urbaine, ou pour la vie sociale et culturelle.

C'est ce que, interpellé depuis ce jeudi matin par des lecteurs seynois d'un quotidien local, j'ai tenu à préciser dans un communiqué (CLIQUEZ dessus pour l'agrandir)...

 

 

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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 16:46

Les malpolis parleraient de « foutage de gueule » après la lettre adressée aux Français par le Président de la République. Je pencherais plutôt, soit pour un inquiétant amateurisme, soit pour une tactique digne des plus habiles stratèges malveillants conçue pour « mettre de l'huile sur le feu » et dévoyer les récriminations vers... les maires. Qui ne sont pour rien – au contraire – dans la souffrance de tant de nos concitoyens en déshérence.

 

Un peu moins d'un quart des suffrages exprimés au premier tour de l'élection présidentielle de 2017, soit ceux de 8.656.346 électeurs, se sont portés sur le projet du Président de la République. Ces huit millions et demi de nos concitoyens, représentent, si l'on considère dans le décompte nos résidents qui ne sont pas électeurs, environ un sur neuf des habitants de notre nation. Les deux tiers des électeurs, dont moi-même, qui ont voté pour Emmanuel Macron au second tour l'ont, pour la plupart, juste fait (j'ai envie de dire... « comme d'hab' ») pour barrer la route à l'extrême-droite.

Dès lors, la lettre du Président de la République appelant à un « grand débat national » doit être pesée à l'aune de cette réalité mathématique.

 

DÉBATTEZ, DÉBATTEZ, ÇA NE CHANGERA RIEN

Ainsi, par exemple, l'annonce du candidat Emmanuel Macron selon laquelle « l'ISF [impôt de solidarité sur la fortune] sera supprimé et remplacé par un impôt sur la fortune immobilière », mise en œuvre sans tarder après son élection, ne répond qu'au vœu d'une toute petite minorité des Français.

Pour beaucoup, au regard du risque de voir une majorité d'électeurs « essayer » le pire pour la république et la démocratie, ayant en sinistre souvenir ce qui s'est passé en Europe dans les années 1920-1930 (visionnez, si votre mémoire a flanché, les films de Jérôme Prieur diffusés ce mardi soir sur ARTE et proposés en avant-première par le site du journal Libération), entre avènement des idées du funeste FN (devenu RN) et suppression de l'ISF, il n'y avait pas photo quant à l'urgence et la nécessité. Ça ne signifiait pas pour autant que ses électeurs du deuxième tour délivraient un blanc-seing à Emmanuel Macron. Entre autres pour son choix de ne plus imposer la fortune financière, fragilisant la solidarité nationale.

Or, dans sa lettre, faisant fi du fait que ce n'est une minorité de Français qui a approuvé son projet il y un peu moins de deux ans, Emmanuel Macron est on ne peut plus clair sur son refus de mettre en débat l'éventuel retour sur la suppression de l'ISF, option qui pourrait aider à une redistribution des richesses pour répondre aux besoins des plus pauvres : « Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises (...) afin d'encourager l'investissement ».

Moi, je traduis ça en : « Débattez, chers Français, ça vous occupera, moi, quoi que vous formuliez comme suggestion ou exigence, je continue ma route au service du capital et je ne changerai rien. »

Le débat est verrouillé avant même de se dérouler. Car comment fait-on si, dans le « grand débat national », plus de 8.656.346 Français réclament la restauration de l'impôt sur la fortune ?

Cet exemple, parmi d'autres que j'ai relevés et pourrais décliner, atteste du caractère, sinon fallacieux, du moins extrêmement dangereux de la démarche. Et ça l'est d'autant plus pour au moins deux autres raisons...

 

DÉMOCRATIE, OUI, MAIS PAS POUR FAIRE ENDOSSER AUX MAIRES LES RESPONSABILITÉS DE L'ÉTAT

La première réside dans la réintroduction de la question de l'immigration, certes comme sujet annexe à l'une des quatre thématiques, celle sur la citoyenneté, mais néanmoins clairement exprimée comme sujet de débat, alors même qu'elle avait été mise sous le tapis il y a un mois, par la voix du Premier Ministre devant l'Assemblée Nationale, et que le Président ne peut ignorer combien, surtout en période de crise, elle est clivante et dangereuse pour la cohésion nationale.

La seconde réside dans une phrase du courrier présidentiel : « Les maires auront un rôle essentiel car ils sont vos élus et donc l'intermédiaire légitime de l'expression des citoyens ».

J'ai envie de répondre à Emmanuel Macron : « Non, Monsieur le président, si nous sommes attachés à la démocratie participative, et, souvent, comme à La Seyne, nous le prouvons en actes, nous ne sommes pas le relais de la voix du peuple de nos communes. Comme nous vous l'avons exprimé unanimement avec mes collègues des onze communes de notre métropole du "Grand Toulon", nous ne sommes pas opposés à faciliter le dialogue entre les citoyens et l'État en aidant à la logistique qui sera nécessaire aux échanges, mais sous réserve que nos concitoyens trouvent en face d'eux un représentant de l'État, qu'il soit un préfet (ou un de ses délégués) ou un représentant de votre majorité parlementaire, notamment dans les territoires qui ont élu un député de la majorité actuelle. »

En clair, si nombre d'entre nous, les maires, dont moi-même à La Seyne, aidons à l'expression des avis et réclamations en attribuant par exemple des locaux pour installer les « cahiers de doléances », nous rappelons que nous sommes des chats échaudés, déjà cibles des propos méprisants proférés, plusieurs mois durant, à notre endroit par les plus hauts représentants de l'État, et que n'avons nullement l'intention d'être les réceptacles de récriminations populaires sur des choix politiques nationaux qui ne relèvent pas de nos compétences territoriales, que nous les approuvions ou pas.

Au contraire, soucieux de préserver les valeurs républicaines que les collectivités locales s'emploient depuis toujours à faire vivre, nous serons auprès des concitoyens de nos communes, face aux fameux « médiateurs de l'État » que vous vous apprêtez à désigner pour le « grand débat », afin de contrecarrer toutes tentatives de déstabilisation de l'unité nationale qui, en suggérant dans votre lettre, parmi vos pistes de discussion, d'aborder la question de la « [suppression de] certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité », visent à fragiliser les offres égalitaires et solidaires que la France doit à ses enfants.

Ça ne peut ni ne doit fonctionner comme ça.

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Marc VUILLEMOT

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