4 novembre 2025 2 04 /11 /novembre /2025 03:42

 

On le sait, ce sont 12.000 familles, dont 3.000 seynoises, et pas seulement les plus pauvres, qui, ayant droit à un logement social dans la métropole toulonnaise, sont en attente, parfois depuis plus de dix ans. On connaît et comprend les difficultés plus ou moins réelles que chaque commune rencontre pour se mettre en règle avec la loi imposant 25% de logements de logements sociaux. Mais la loi doit être respectée. Il faut rénover l'ancien mais il faut aussi construire, partout où c'est possible.

 

Le foncier de l'ancienne école maternelle Eugénie-Cotton, en périphérie immédiate du centre historique, au quartier Saint-Jean, a été mis en vente par la commune. Une entreprise sociale pour l’habitat (ESH), filiale du Groupe Action Logement, très reconnue en Provence et déjà opérateur efficace de quatre résidences à La Seyne, s'est portée acquéreur. Un projet de 26 logements y est prévu. Mais la Ville indique dans Var-matin que l'accord avec cette entreprise est caduc « sans préciser la raison ». Ça signifie quoi, « sans préciser la raison » ?...

 

 

Les Seynoises et Seynois ont le droit de savoir. On peut bien sûr émettre diverses hypothèses. Comme tous les opérateurs du logement intermédiaire et social, l'ESH en question est confrontée aux misères que l'État fait subir au secteur. Mais celle-ci, questionnée par la presse spécialisée, conduisant une stratégie efficace de diversification de son activité, ne semble pas être en difficulté au point de renoncer à un programme de 26 logements alors qu'elle annonce en livrer 8.000 d'ici 2028. S'il y a un problème, il faut sûrement le chercher ailleurs.

 

 

EST-CE VRAIMENT L'OPÉRATEUR IMMOBILIER QUI EST CAUSE DE LA SUSPENSION DU PROJET ?

 

Faute d'indices patents et de communication de la part de la Ville, on ne peut que se perdre en conjectures. On peut imaginer que l'ESH souhaiterait réaliser sur cet espace un programme plus conséquent qui consoliderait l'économie générale de son projet ; si tel était le cas, une négociation devrait permettre de trouver une solution médiane, sous réserve qu'elle ne nuise pas à la volonté communale, qu'on peut approuver, de conserver une part de son foncier pour des espaces publics.

 

On pourrait aussi supposer que la Ville veuille temporiser. Un certain nombre de citoyens de notre région disposant d'un logement souffrent d'un mal funeste dont le symptôme est une vision déformée de leurs semblables résidant en habitat social ou aspirant à y accéder, qui leur apparaissent comme des êtres malsains, dangereux, qu'il convient d'éloigner ou, au moins, de ne pas côtoyer. Or le seul remède connu à ce jour contre ce syndrome est à base d'éducation civique et morale qui dope les hormones de la fraternité, de la solidarité et de l'égalité, mais qui fait cruellement défaut dans les officines pourvoyeuses d'éveil et d'élévation des consciences. Et cette pathologie n'empêche pas les gens qui en sont atteints d'être des électeurs. On a vu en 2020 combien était électoralement pertinente l'idée de dénoncer un projet de résidence comportant seulement une quarantaine de logements sociaux au quartier Costechaude : les scores électoraux en faveur de la droite, opposée à ce programme immobilier, ont été significativement élevés dans les bureaux de vote de ce secteur de la commune. Ceux de notre équipe de gauche, en revanche, qui soutenait le projet, ont été bien plus bas qu'à l'accoutumée.

 

C'est dur à dire, mais entre les lignes du slogan « stop au béton ! », c'est souvent « stop aux futurs habitants du béton ! » qu'il faut lire. C’est d’autant plus vrai lorsqu'on le proclame à propos d’un programme sur un terrain déjà entièrement imperméabilisé par de l'asphalte comme c'est le cas à  l'ancienne école Eugénie-Cotton. Je n'ose l'imaginer, mais la municipalité, à quelques mois de l'élection communale, tenterait-elle de rassurer les riverains-électeurs du quartier Saint-Jean en faisant oublier le projet sur ce foncier municipal ?

 

 

S'ENGAGER À AGIR AUPRÈS DES SEYNOIS... QUI DOIVENT PRENDRE EN MAIN LEUR DESTIN

 

Mais la cause du retard peut être tout à fait autre. Pour éviter toute supputation, spéculation ou interprétation infondées, la municipalité doit révéler sa vérité sur le sujet. Et, au-delà, sur sa vision de la nécessaire application de la loi SRU qui impose à chaque commune de disposer de 25% de logements sociaux, faute de quoi l'État lui retient une part de ses dotations financières, en l'occurence pour La Seyne près d'un million d'euros par an. Et tous les candidats à l'élection municipale devraient s'y astreindre.

 

Ceux des gauches et de l'écologie, à moins qu'ils n'aient changé de perspective, ce qui m'étonnerait, sont favorables au respect de la loi SRU, avec prioritairement pour La Seyne du logement qui ne soit pas de l'habitat "super-social" car la ville en dispose déjà de beaucoup, les communes voisines devant rattraper leur important retard. Ça doit se faire en premier lieu en produisant des résidences sur les sites déjà urbanisés (« faire de la ville sur la ville »), dans tous les quartiers de la commune où c'est possible, non seulement en respectant les espaces naturels mais en profitant des opérations pour déminéraliser, améliorer les espaces publics des alentours, dépolluer et verdir.

 

Les citoyens doivent connaître les intentions des divers prétendants aux fonctions d'élus municipaux. Les milliers de foyers seynois en attente d'un logement social devraient alors logiquement opter pour ceux qui s'engagent à en produire. Mais, il faut que je l'expose, sans blâmer ni stigmatiser quiconque : trop de ceux-là, qui m'interpelaient lorsque j'étais maire pour me dire leur désarroi du fait de l'attente interminable d'une proposition et me demander d'intervenir en leur faveur (ce que je ne pouvais pas faire, bien sûr), m'ont dit, après l'élection, ne s'être pas déplacés pour voter, voire même n'avoir pas fait la démarche pour s'inscrire sur les listes électorales. Alors, évidemment...

 

Alors, évidemment, la période pré-électorale qui a commencé doit aussi être un moyen d'éducation populaire à l'exercice de la citoyenneté. De plus en plus de municipalités mènent des actions de sensibilisation à l'importance du vote et des inscriptions sur les listes électorales. Celle de La Seyne pourrait s'y investir. Si elle ne le fait pas, et même si elle le fait, peut-être que les acteurs politiques et sociaux attachés à la démocratie et à une vraie représentativité des gens de tous quartiers et toutes situations sociales devraient s'y employer...

 

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2 novembre 2025 7 02 /11 /novembre /2025 13:58

 

Saint-Mandrier, La Seyne et Six-Fours, ce sont 105.852 habitants. La gare SNCF de La Seyne – Six-Fours, c'est un élément essentiel du futur pôle multimodal de mobilité dans l'ouest de la métropole toulonnaise. Dès lors, apprendre par la presse locale qu'un "tiers-lieu", apparemment associatif, va prendre la place d'un service public majeur ne manque pas de surprendre.

 

Bien sûr, évoquer le sujet, c'est prendre le risque de s'entendre rétorquer qu'on cumule un scepticisme ringard vis-à-vis de la mode originaire des U.S.A. de lieux « de mutualisation des espaces et des compétences, d'hybridation des activités et de réunion d'un collectif citoyen engagé, favorisant la coopération pour répondre aux enjeux de leur territoire » (waouw !) et une nostalgie vieillotte du service public qui n'a plus lieu d'être dans notre merveilleux monde ultralibéral.

 

Mais, si la démocratie locale signifie encore quelque chose, les institutions publiques du territoire doivent convier les citoyens et les acteurs sociaux et économiques à des temps d'information et d'échange autour d'un tel projet. En l'espèce, même les conseils municipaux des communes concernées n'ont pas été saisis, ne serait-ce que pour avis. On marche sur la tête.

 

 

QUEL IMPACT POUR LA SEULE GARE D'UNE ZONE URBAINE DE 100.000 HABITANTS ?

 

De ce "tiers-lieu", il n'en a jamais été question dans les nombreuses et utiles rencontres publiques conduites par la SNCF autour du programme de ligne nouvelle Marseille-Toulon-Nice puis, plus raisonnablement, de celui du service express métropolitain de Toulon Provence Méditerranée qu'on appelle communément « RER toulonnais » ou « navette toulonnaise ».

Au contraire, le programme, déjà engagé, prévoit, outre des dessertes tous les quarts d'heure des 7 stations les plus centrales (autour de Toulon, dont La Seyne–Six-Fours) parmi les 18 stations entre Saint-Cyr et Carnoules, une redynamisation des gares et haltes – et même la création de deux nouvelles, à l'Escaillon et Sainte-Musse – pour en faire des pôles d'intermodalité permettant la connexion des trains aux réseaux de transports urbains, dont celui devant circuler en site propre, aux maillages des pistes cyclables et voies piétonnières, et au réseau routier avec les parcs de stationnement.

Cela justifiait un renforcement de l'accueil en gare pour l'accompagnement des usagers et, dans les cas de stations accueillant des personnes âgées ou des habitants des quartiers populaires fragiles connaissant plus que d'autres l'illectronisme, une assistance humaine pour les personnes maîtrisant mal les outils numériques qui constituent un frein à leurs mobilités. La SNCF en avait convenu. Or, de tout ça, on s'est déjà éloigné avec la fermeture du guichet et on risque de s'en détacher complètement avec un changement définitif d'usage des locaux adaptés. Drôle de moyen pour inciter à délaisser la voiture et assurer plus d'égalité des chances entre citoyens dans l'accès à la mobilité nécessaire à leur insertion professionnelle et sociale...

 

 

QUELLE APPROPRIATION DU PROJET PAR LES CITOYENS ET LEURS ÉLUS ?

 

Au-delà des enjeux relatifs aux outils de la mobilité, l'annonce par le journal pose d'autres questions essentielles auxquelles les administrés sont en droit d'obtenir des réponses. Et cela de la part des autorités publiques, non pas seulement d'une association présentée comme porteuse du projet, fût-elle, nul n'en disconvient, compétente et active sur le territoire depuis des années...

> quelle étude a permis, en terme de service public pour le plus grand nombre, de privilégier un tiers-lieu plutôt qu’un espace d’accueil et de services aux usagers du rail ?

> quel est, dans le détail, le projet ?

> quel est son impact attendu et quelles sont les modalités d'évaluation permanente de sa mise en œuvre ?

> quelle est son articulation avec les opérateurs, notamment économiques et associatifs actifs à La Seyne ? sont-ils impliqués ? si oui, à quel niveau ?

> quelles démarches sont ou vont être entreprises, dans un esprit de démocratie participative, avec les conseils de quartiers, comités d'intérêt local et associations d'usagers ?

> y aura-t-il un impact en matière de création d'emploi ? si oui, sous statut précaire ou durable ?

> l'article de presse évoque un aménagement en étage ; l'accessibilité des personnes à mobilité réduite est-elle garantie ?

> quelle structure en est gestionnaire ? quel contrat d'usage des lieux ?

> quel est le financement du projet ? la Métropole et les collectivités locales sont-elles appelées à participer à l'investissement et/ou au fonctionnement ? si oui (ce qui devrait être le cas car l'Europe, dont la presse annonce la participation, ne finance que s'il y a l'assurance de contreparties nationales), au détriment de quels autres acteurs, en particulier associatifs (car les budgets des subventions sont de plus en plus inextensibles et le monde associatif est déjà durement malmené et sans cesse plus en difficulté, voire en cessation d'activité) ? et dans quelles proportions ?

> en particulier, y a-t-il un risque de perte de financements pour les associations structurantes du quartier Berthe et du centre-ville de La Seyne, qui remplissent des missions de médiation sociale, culturelle et d'insertion ?

> enfin, si un gouvernement des gauches et de l'écologie arrivait aux affaires, avec une volonté de relance du service public des transports ferroviaires, serait-il possible de redonner aux espaces de la gare leur fonction d'accueil et de services, ou au moins d'assurer la co-fonctionnalité avec le tiers-lieu ?

 

 

Sur tout cela, et sûrement d'autres interrogations, il serait normal que la population soit informée et associée autrement que par un article de presse. Qu'en dit la municipalité, notamment son maire, M. Minniti, son adjoint aux mobilités, M. Dupla, et son adjoint aux associations et la démocratie locale, M. Beccaria ? Leur silence sur le sujet est étrange.

Et qu'en pensent les divers futurs candidats à l'élection communale et métropolitaine ?

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30 octobre 2025 4 30 /10 /octobre /2025 11:09

 

Les visiteurs de mon blog ont pu lire ces jours derniers un article que j'ai intitulé "Flash TV spécial : à La Seyne, la gauche et les écolos n'existent plus !". Je relevais un certain nombre d'inexactitudes, approximations et interprétations étranges émises au cours d'une émission de l'antenne toulonnaise et varoise d'une télévision privée nationale.

 

Après que la rédaction de ce média m'a contacté pour évoquer mon écrit, des précisions et rectifications ont été faites à l'antenne en ouverture de l'émission hebdomadaire suivante. Dont acte. C'est correct. Mais, tout de même...

 

 

Par honnêteté intellectuelle, je retranscris ci-dessous ( * ) les propos rectificatifs de la journaliste et du commentateur qui ont reconnu, en un bonne minute de temps d'antenne, une partie de leurs erreurs et expliqué leur cause. Il s'agit des affirmations relatives à un soi-disant sondage. Affaire classée, donc.

 

Il reste que ni l'un ni l'autre n'ont apporté d'explication à deux autres sujets qui ont été abordés. Comment le commentateur a-t-il pu affirmer que « le candidat du Rassemblement National manifestement, fédère » ? Et à partir de quels éléments t-il pu annoncer qu'« on pourrait parfaitement avoir un candidat du Rassemblement National élu au premier tour » ? Mais restons-en là.

 

Car, ce qui est le plus regrettable, c'est surtout que la mise au point aurait pu être l'occasion de corriger le tableau dressé d'une situation politique locale faussée par l'invisibilisation totale des gauches et des écologistes qui sont loin, à La Seyne, d'être quantité négligeable. Dommage.

 

Le plus important désormais est que, dans ce contexte qui, hélas, contribue à crédibiliser dans l'esprit des gens l'extrême droite comme alternative aux tumultes des diverses droites locales, les formations des écologistes et des gauches parachèvent leurs travaux de préparation d'un projet utile et réaliste à proposer à nos concitoyens et s'entendent sur la composition d'une équipe solide, sans exclusive, qui portera ce programme.

 

_________________________________

( * ) Les propos rectificatifs :

– la journaliste : « Une petite rectification : la semaine dernière on vous parlait des élections municipales sur la commune de La Seyne, et on avait évoqué un sondage qui laissait le RN en tête des élections. On parlait des dernières élections législatives de 2022, 2024, où le RN était arrivé en tête sur La Seyne. C'est ça ? »

– le commentateur : « Tout à fait. C'est à dire qu'en effet ma langue a fourché. J'ai utilisé le terme de sondage. C'est des projections. On regarde l'évolution au regard des dernières élections et on se projette sur ce que pourrait être, entre guillemets, une reprogrammation de ces votes avec l'influence, bien entendu, nationale. Dans des grandes villes comme La Seyne, c'est important. Et donc, voilà, ma langue a fourché, je m'en excuse, mais simplement c'est une analyse, entre guillemets, politique des forces en présence et non pas, bien entendu, un sondage ni un résultat. »

– la journaliste : « Voilà, rectification faite. Merci beaucoup. »

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Publié par Marc Vuillemot - dans Démocratie locale et communication
27 octobre 2025 1 27 /10 /octobre /2025 03:37

 

C'est une chaîne de télévision qui, dans sa déclinaison varoise, a annoncé la nouvelle un matin de la semaine dernière. Ça a manifestement fait la joie de certains qui n'ont pas manqué de relayer la vidéo de cette exclusivité sur leurs pages de réseaux sociaux : à La Seyne, les gauches et les écologistes ont disparu !

 

C'est du moins ce qui ressort du visionnage de ce morceau d'anthologie de l'information télévisuelle. Et, sans correction à venir équilibrant l'annonce, ce serait détestable.

 

 

J'ai pour habitude, pour corroborer mes écrits, de proposer le lien vers l'article de la presse écrite ou la vidéo de l'émission télévisée auxquels je fais référence – en prenant garde, pas comme d'autres, de respecter les droits d'auteur –. Mais là, le parti pris éditorial de la séquence de pas moins de cinq minutes dont il s'agit est tellement fallacieux par omission que je n'ai aucune envie de permettre à ceux qui y ont heureusement échappé de découvrir cette émission de télévision. Il suffira aux gens qui ne donneraient pas crédit à ce qui suit, de fouiller un peu sur le Net – il n'y a pas tant de canaux nationaux avec des antennes locales, hors service public – pour trouver cette séquence diffusée au matin du 22 octobre.

 

 

LA GAUCHE ET LES ÉCOLOGISTES INVISIBILISÉS

 

Phrase après phrase de cette émission politique consacrée, après les trois premières minutes dédiées à un autre sujet, aux élections municipales de 2026 à La Seyne (de 3 mn 15 à la fin), je me suis demandé quand allait être évoquée, dans la présentation du paysage politique local, l'existence chez nous de personnes et d'organisations de sensibilités écologistes et des divers courants des gauches. Et je suis resté sur ma faim. Cette réalité n'a jamais été effleurée, ni par le commentateur invité, ni par la journaliste présentatrice, sinon pour dire que, dans un lointain passé, la ville était « ancrée très à gauche ». Ce 22 octobre 2025, tout un pan, pourtant non négligeable, du décor politique seynois a été gommé.

 

 

EN REVANCHE, L'EXTRÊME DROITE EN HÔTE D'HONNEUR

 

À en croire l'invité de l'émission, jamais contredit par la journaliste qui aurait pu compléter et rétablir la réalité objective des choses, l'analyse de la situation seynoise conduirait inéluctablement à ce que le prochain maire soit un élu du Rassemblement National (RN). Ça a été exposé à pas moins de quatre reprises...

 

1ère assertion –  ​​​​​​« avec un candidat du RN qui est placé assez haut en termes de sondages à La Seyne »  : de quel(s) sondage(s) parle-t-on ? J'ai eu beau chercher sur toutes les publications des instituts d'études d'opinion, aucun sondage ne semble avoir été réalisé sur les intentions de vote des Seynoises et Seynois en mars prochain. Peut-être que l'analyste invité est dans le secret des dieux d'une enquête privée comme certains acteurs politiques locaux ont les moyens de se les offrir...

 

2ème affirmation –  « une dispersion des forces [de la droite, seule évoquée] qui devrait faire le jeu de Dorian Muñoz, le candidat du Rassemblement National qui, manifestement, fédère »  : sont-ce les sondages précédemment invoqués qui permettent d'avancer cette certitude ?...

 

3ème allégation –  « un Rassemblement National qui monte au fur et à mesure des élections »   : de quelles élections s'agit-il ? Si l'on considère les scrutins locaux de La Seyne depuis 2008, c'est vrai. Mais les courbes ci-dessous ( * ) attestent qu'on est très loin des progressions de l'extrême-droite dans le Var, la Région ou la France. Grosso modo, les trois blocs (extrême-droite, droite, et gauches et écologistes) font désormais à peu près jeu égal à La Seyne. Et tout peut basculer dans un sens ou l'autre au vu de l'énorme pourcentage croissant d'abstentionnistes mobilisables.

 

4ème, et la plus extravagante, déclaration –  « on pourrait parfaitement avoir un candidat du Rassemblement National élu au premier tour »  : oups !!! le conditionnel tempère un peu le propos, mais on se demande comment cela serait possible au regard des scores réalisés et de la loi électorale qui impose qu'une liste, pour être élue au premier tour, doit obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés et surtout réunir au moins 25 % des voix des électeurs inscrits, soit environ 11.000 voix à La Seyne, alors que le RN en a recueilli en moyenne 4.400 au cours des six derniers scrutins locaux.

 

 

PLURALISME ET HONNÊTETÉ DE L'INFORMATION ?...

 

Ce qui est surprenant et inquiétant, c'est à la fois l'outrance de cette exagération dans la bouche du commentateur, qui pourrait contribuer à légitimer l'extrême-droite dans l'esprit des téléspectateurs, et l'omerta, délibérée ou non, sur les sensibilités progressistes qui, pourtant, les chiffres le prouvent, constituent autant de rempart contre le RN que les droites locales toujours très divisées et en chute continue depuis 2008. Quel message cherchait-on donc à faire passer ?

 

Et qui était cet invité de la journaliste ? Sur un sujet d'importance, on se doit normalement de faire appel à une expertise reconnue, par exemple, au vu du thème de l'émission, à un spécialiste des études d'opinion ou des sciences politiques. Là, on a fait appel à un avocat, certes reconnu pour sa grande compétence en droit pénal et en droit de l'immobilier ainsi que pour son implication appréciée dans la représentation des avocats du barreau de Toulon, mais manifestement pas très au fait de la vie politique seynoise. Étrange...

 

Ces analyses aussi approximatives qu'orientées sont compréhensibles d'un amateur, mais inexcusables de la part de la journaliste qui, on peut l'imaginer, relaye normalement un choix rédactionnel de la chaîne et aurait dû rééquilibrer l'information. On n'est pourtant pas sur un canal de la sphère d'extrême-droite de M. Bolloré ! Mais, sur ce coup, il est clair qu'il n’y a pas que sur les antennes Bolloré que, comme l'ont écrit sur un autre sujet ( ** ) des journalistes de Mediapart, « le poison des vérités alternatives a distillé son venin, au point que la vérité ne semble désormais plus qu’une opinion parmi les autres ».

 

 

LA GAUCHE ET LES ÉCOLOGISTES VONT DEVOIR REMONTER LEURS MANCHES

 

En 2024, le régulateur de l’audiovisuel (Arcom) a pourtant exigé de l’acheteur de cette chaîne, la branche médias d'un géant marseillais du fret maritime, des engagements en matière d’« obligations déontologiques », au nombre desquelles le respect « du pluralisme, de l’honnêteté et de l’indépendance de l’information et des programmes ». La rédaction de l'antenne varoise du média serait bien inspirée de prévoir sans trop tarder une émission qui contrebalancerait celle du 22 octobre...

 

Et, en tous cas, l'équipe des gauches et de l'écologie, qui se prépare à offrir une alternative à la droite locale sortante et assurer un bouclier protecteur face à l'extrême droite, va devoir redoubler d'efforts de communication objective de qualité, avec tous les moyens disponibles, en direction du plus grand nombre des Seynoises et Seynois qui devront exercer en 2026 leurs droits et devoirs citoyens à partir de données tangibles, précises, justes et honnêtes.

 

 

 

 

 

 

_________________________________

( * ) : Ce sont les résultats des premiers tours, puisqu'il ne reste pas tous les candidats aux seconds. Pour les cantonales et départementales dans l'ancien canton de Saint-Mandrier (2011) et l'actuel canton de La Seyne 2 (2015 et 2021), seuls sont comptés les suffrages concernant la partie seynoise des cantons. Pour chaque "bloc" (extrêmes droites, droites et gauches/écologistes), ce sont les totaux des suffrages recueillis par les principales listes présentes aux premiers tours.

( ** ) : Les journalistes de Mediapart ont rapporté que, dans une émission nationale de cette même chaîne, « l’avocat de Nicolas Sarkozy a pu dérouler tranquillement l’idée que l’ancien président français avait été condamné malgré un dossier ne comportant “aucune preuve” ». Ils écrivent aussi qu'un journaliste de ce même media « avait pourtant annoncé qu’il allait discuter des raisons de [la] condamnation » de M. Sarkozy, mais qu'il « s’est surtout concentré sur les conditions de son incarcération et n’a cessé de répéter que l’ex-président ne bénéficiait d’aucun régime de faveur », rappelant que « le jour de la condamnation de Nicolas Sarkozy, jeudi 25 septembre, sur [cette chaîne], des consignes envoyées aux présentateurs par des spécialistes de la matière judiciaire avaient été largement ignorées et qu’une journaliste, un peu trop rigoureuse, a même été convoquée » pour ne pas s'y être tenue.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Démocratie locale et communication
25 octobre 2025 6 25 /10 /octobre /2025 04:36

 

Tous les spécialistes de la santé nous le disent : la marche à pied a de nombreux effets bénéfiques sur nos organismes. C'est probablement la raison pour laquelle, au-delà de sa mission première qui consiste à offrir des services de mobilités propres, rapides, cadencés, pour relier tel point de notre métropole toulonnaise à tel autre, l'application mobile et le site Internet de Réseau Mistral, notre opérateur de transports publics, nous proposent parfois des solutions étonnantes qui, indubitablement, contribuent à la prévention des maladies cardio-vasculaires et métaboliques.

 

Mais, tout de même, n'est-il pas étrange que, pour un relier deux points de la métropole éloignés de 10 km l'un de l'autre aux heures ouvrables de la semaine, chacun situé à 100 mètres d'un arrêt de bus ou de bateau-bus, l'informatique de Réseau Mistral propose au voyageur un trajet d'une heure dont... trois-quarts d'heure de marche à pied ?

 

Plus sérieusement, l'information sur l'offre de service public est au moins aussi importante que le service lui-même. Et il est des améliorations qui ne coûtent pas grand chose, sinon rien, et permettent de mieux et plus répondre aux besoins du plus grand nombre. Il suffit de le vouloir.


 

POUR PRENDRE LE BUS, SOYONS EN FORME : MARCHONS !

 

Ce que je raconte n'est pas une blague. Ainsi, par exemple, pour le trajet vous permettant, vers 8 heures du matin, de rejoindre la mairie de Toulon où vous travaillez depuis la crèche seynoise "L'île aux enfants", au quartier Bastian, où vous avez déposé votre petit bout de chou, la première des offres de l'application Réseau Mistral consiste à vous proposer de marcher pendant 43 minutes jusqu'à l'embarcadère des bateaux-bus des Sablettes avant d'effectuer la traversée de la Rade par la ligne 18M, alors que l'arrêt de bus desservi par la ligne 87 est situé à 110 mètres de votre point de départ !

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Tout aussi vivifiante est la proposition de relier la gare SNCF de Toulon depuis celle de La Seyne qui vous invite à marcher pendant 23 minutes jusqu'au port pour prendre le bateau-bus de la ligne 8M, puis, arrivé au ponton de Toulon, à gravir la côte jusqu'à la gare en 12 minutes, pour un trajet total de 56 minutes, dont 36 minutes consacrées à affermir vos mollets et cracher la nicotine collée à vos alvéoles pulmonaires, alors que trajet en train express régional (TER), qui est enfin aussi heureusement proposé (mais sans possibilité d'acheter votre billet parce que l'intermodalité n'avance pas), vous prend... 6 minutes.

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LES "APPELS BUS", POUR NOTRE SANTÉ, OUBLIONS-LES...

 

Et je ne résiste pas à l'envie d'évoquer les trajets depuis ou vers les quartiers desservis par les minibus du service Appel Bus. Ceux-là sont complètement ignorés du système interactif de calcul d'itinéraire. Ainsi, revenant de la mairie de Toulon, si vous souhaitez aller faire une partie de padel au Tennis-club de La Seyne, au quartier Barban, vous pianotez "tennis La Seyne" ou "club de tennis La Seyne" dans la zone dédiée à votre destination. L'application vous propose le Tennis-Club de Cogolin et le Stade de Tennis de Carros, à côté de Nice, mais pas celui de La Seyne. Qu'importe, vous saisissez l'adresse (903, chemin d'Artaud à Pignet). Là, on vous invite à prendre le bateau-bus 8M du port de Toulon à celui de La Seyne, puis de... marcher les 3 kilomètres restants avec un dénivelé positif de 80 mètres, pour un trajet de 53 minutes, dont 33 à pied. Le tennis-club n'est pourtant situé qu'à 20 petits mètres de l'arrêt n°34 "Barban" de l'Appel Bus AB88, mais Réseau Mistral tient à entretenir votre forme avec un peu d'exercice, histoire de vous échauffer avant le padel...

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LES RÉPONSES DU QUOTIDIEN PLUTÔT QUE LE SOMPTUAIRE

 

Ce sont bien sûr là des points de détail. J'aurais pu ajouter pour donner un peu plus à sourire que l'application signale que les bateaux-bus, tels des nefs à voile, émettent... zéro gramme de CO2. Et j'exagère délibérément – mais sans tricher, chacun peut le vérifier – en mettant en exergue des éléments plutôt cocasses, d'autres solutions plus logiques étant aussi proposées. Mais ça illustre la nécessité de prêter une attention constante à l'offre de service public autant qu'à l'information des usagers. Il y a mille et une petites choses à parfaire.

 

S'investir dans l'amélioration des services du quotidien est sûrement moins gratifiant que promettre de couper les rubans inauguraux d'un "pont de la réconciliation", une "cité bleue", une x-ième fresque murale ou une œuvre sculpturale, ou jurer sur tous les tons qu'on va privilégier "La Seyne d'abord" sans expliquer comment alors même que la Loi garantit heureusement l'égalité entre tous, personnes et territoires.

 

Rassemblant des gens vivant effectivement la ville dans leur quotidien, attentifs dans un dialogue constant aux remarques et suggestions des citoyens, des associations, des comités d'intérêt local, des entreprises, respectueux pour être exigeants des fonctionnaires et des délégataires de services publics qui sont les acteurs opérationnels des missions qu'ils leur confient, négociateurs plutôt que vindicatifs à l'endroit d'une métropole qui gère désormais 80% des services dus aux administrés, une équipe d'humanistes, d'écologistes, de régionalistes, des diverses sensibilités des gauches, et ouverte, qui ne promet pas la lune au regard de la réalité financière des collectivités sans s'interdire l'ambition des investissements indispensables plutôt que somptuaires, peut redonner sens et confiance en la chose publique et recueillir l'assentiment du plus grand nombre des Seynoises et Seynois.

 

Au regard des six années écoulées avec une majorité éclatée se donnant en spectacle dans un indicible tumulte, ces derniers en ont bien besoin.

 

 

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23 octobre 2025 4 23 /10 /octobre /2025 02:33

 

Dans un communiqué de presse mis en ligne il y a quelques jours sur un réseau social, le chef de file de l'extrême droite seynoise semble déterminé à enfoncer le clou des lieux communs.

 

Tel ceux que le poète latin Horace (65 av. J.-C. - 8 av. J.-C.) s'amusait à railler, il s'en donne à cœur joie. Sur dix lignes du texte, il a trouvé le moyen de consacrer les cinq dernières à répéter les quatre premières, se disant sûrement que plus on rabâche la même chose, plus elle semble vraie.

 

C'est une façon de tenter de convaincre. La question demeure toutefois de savoir si, ressassant des banalités creuses, on ne prend pas ses interlocuteurs pour des cruches. Élève-t-on le débat entre les prétendants à une fonction élective en s'en tenant à seriner les mêmes platitudes caressant les citoyens dans le sens du poil ?...

 

 

– SEYNOIS, JE VOUS AI COMPRIS ! SEYNOIS, JE VOUS AI COMPRIS !

– OK, ET ALORS, QUE PROPOSEZ-VOUS ?...

 

Si, après avoir lu deux fois les mêmes poncifs dans ce texte (voir ci-dessous), on n'a pas compris que nos concitoyens attendent des réponses « sur la sécurité, la propreté, l'emploi, le logement et la fiscalité », c'est qu'on est vraiment bouché.

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Ce qui aurait été plus intéressant, plutôt que répéter en boucle les attentes des gens que tout le monde connaît et en général partage, ça aurait été de présenter les mesures que le RN entend proposer, au plan communal, pour y répondre. Personne n'aura cependant été surpris que le rédacteur ne se hasarde pas à exposer des promesses.

 

 

SI CE N'EST PAS DE LA MÉCONNAISSANCE DES COMPÉTENCES LIMITÉES D'UNE COMMUNE, C'EST UNE VOLONTÉ DE TROMPER LES CITOYENS

 

La première des raisons, en effet, à ce subterfuge en forme de bavardage est qu'il n'est pas dans les compétences d'un maire d'apporter des solutions aux enjeux que le porte-drapeau du RN seynois décline, ou alors à la marge et en accompagnement d'autres institutions. La sécurité, c'est le domaine régalien de l'État, pas de la mairie. L'emploi et le logement, c'est l'affaire partagée de l'État, de la Région et de la Métropole. La propreté, c'est le rôle de la Métropole. Et, hormis la taxe foncière et celle sur les résidences secondaires dont les taux sont fixés par les communes, la fiscalité, c'est l'État.

 

 

LES VRAIES ORIENTATIONS DES ÉLUS DE L'EXTRÊME DROITE

 

Une autre raison pourrait bien être que le RN seynois, sur ces sujets majeurs comme sur d'autres, préfèrerait manifestement ne pas dévoiler ses intentions. Si, en effet, sa vision locale était en cohérence avec les votes de ses députés, les Seynois des classes populaires et moyennes découvriraient le vrai visage idéologique de sa sensibilité et les idées qui pourraient guider ses décisions en cas de gestion de la commune. Juste quelques exemples dans les dernières années à l'Assemblée nationale...

sur la fiscalité, les élus RN, soi-disant proches du peuple mais tout dévoués au patronat, ont voté contre l'augmentation du plafond pour le taux réduit de l'impôt sur les sociétés, contre la suppression de l'amendement social sur les dividendes, contre la progressivité de l'impôt sur le revenu, contre l'élargissement de l'assiette de la taxe sur les transactions financières, abstention sur le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune, contre l'augmentation des ressources du Parquet national financier, formulé des propositions propres à avantager les détenteurs de patrimoine, avec l’abrogation des droits de succession pour les héritages inférieurs à 150.000 euros (or moins de 15 % des Français transmettent des héritages supérieurs à 100.000 euros, et ce ne sont pas les plus modestes...), etc.

sur la sécurité, la sureté et la justice, les élus RN ont voté contre le projet de loi modifiant la définition pénale du viol et des agressions sexuelles, contre la proposition de loi visant à protéger la population des risques liés aux substances per- et poly-fluoroalkylées, contre le projet de loi renforçant la lutte contre les dérives sectaires, etc.

sur l'emploi et le pouvoir d'achat, les élus RN ont voté contre l'augmentation du salaire minimum (SMIC) à 1500 euros net mensuel, abstention pour le plafonnement des marges de la grande distribution sur les denrées alimentaires, pour la réforme de l'assurance-chômage qui durcit les règles d’indemnisation quand le chômage baisse et les assouplit quand le marché du travail se détériore, etc.

sur le logement, les élus RN ont voté pour la proposition de loi maintenant le plafonnement de revalorisation de la variation annuelle des indices locatifs, contre le coup de rabot sur la niche fiscale dite « Airbnb », estimant qu’il relevait de « la contrainte et [de] la punition des propriétaires », déposé une proposition de loi (heureusement non examinée) visant à détricoter la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU), qui oblige les communes en zone urbaine à proposer un taux minimal de logements sociaux, etc.

 

À l'échelle de la nation, les faits sont têtus, le RN, c'est la défense des propriétaires, des ménages aisés et des très grandes entreprises. Or, en conclusion de sa communication, le chef de file de l'extrême droite seynoise assure, à l'évidence à contre-courant de son parti, que « pour [lui], La Seyne d’Abord, c’est La Seyne pour tous ». Qu'il le démontre en déclinant ses propositions concrètes sur les thématiques qu'il met lui-même en avant. Les bons mots ne suffisent pas. Pointer et répéter les problèmes sans proposer de solutions non plus.

 

 

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6 juillet 2025 7 06 /07 /juillet /2025 05:25

 

Ces derniers jours, une vaste opération de sécurisation a été organisée par la municipalité de La Seyne, avec le concours de diverses forces de police.

 

Dans un souci de transparence démocratique, et sans aucune arrière pensée politicienne visant à damer le pion à l'extrême-droite en occupant son terrain de prédilection, le compte-rendu de l'intervention a été publié sur un réseau social par un adjoint au maire.

 

Ça vaut son pesant de grand'œuvre de propagande. Mais autant en sourire et, puisqu'on est en période d'examens scolaires, prenez le temps de rajeunir un peu, et de vous mettre dans la peau d'un(e) ado passant une épreuve. Lisez ce document avec attention et résolvez étape par étape le problème de mathématiques qui le suit...

 

 

PREMIER EXERCICE : LES FORCES D'INTERVENTION

 

Voilà donc le document (sur lequel je me suis autorisé à invisibiliser les noms des fonctionnaires, ce qu'avait omis de faire son auteur qui avait tout de même flouté les visages)...

 

CLIQUEZ SUR CETTE CAPTURE D'ÉCRAN POUR L'AGRANDIR

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Ça y est ? Vous avez attentivement pris connaissance de ce document ? Alors, allez-y, résolvez les petits problèmes ci-après... 

 

1°) En tout, combien d'agents de la police municipale et de gradés de la sécurité publique de La Seyne, de personnels de la police nationale, de contrôleurs de Réseau Mistral et de personnes représentant l'autorité municipale ont été mobilisés pour intervenir et superviser cette indispensable opération à haut risque de sécurité publique ?

  4            9          

  19            29

 

2°) Si l'on suppose que toutes les personnes composant cette force d'intervention ont pris part à l'interpellation des individus, combien en moyenne chacune d'elles a-t-elle contrôlé de ces passagers suspects ? (nombre arrondi à l'entier supérieur)

  4            14          

  24            34

 

3°) Les moyens engagés en personnel pour cette opération vous semblent-ils... 

  très insuffisants            insuffisants          

  suffisants            pour la sécurité on ne compte pas

 

 

DEUXIÈME EXERCICE : L'ÉQUILIBRE ÉCONOMIQUE DE L'OPÉRATION


En consultant sur Internet les divers salaires bruts des uns et des autres des personnels engagés dans l'intervention, on parvient (voir la méthode en bas de page) à un coût moyen horaire (salaire brut horaire + cotisations employeur) par personnel salarié de 17 euros (ce qui est en fait très très en deçà de la réalité). Naturellement, le représentant de l'autorité municipale exerçait quant à lui sa mission à titre bénévole. Et on ne tiendra pas compte des coûts de fonctionnement (amortissement et carburant des véhicules, équipements, etc.) pour s'en tenir aux seules dépenses salariales.

 

On postulera que la moitié des suspects contrôlés ayant un titre de transport disposait d'un ticket à 1 euro (prix de ceux achetés par 10) et que l'autre moitié a acheté son ticket à bord pour 2 euros. Enfin, on se souviendra que le défaut de titre de transport entraine une amende de 60 euros.

 

Maintenant répondez aux questions...

 

4°) Si l'intervention a duré une heure (un bateau-bus accostant toutes les 20 minutes), quel aura été son coût total ?

  176 €            276 €          

  376 €            476 €

 

5°)  Quelle est la recette perçue par Réseau Mistral grâce à cette intervention déterminée et déterminante (amendes pour défaut de ticket) ?

  60 €            260 €          

  460 €            660 €

 

6°)  Quel est le résultat financier de l'opération (différence entre son coût et la recette qu'elle a générée) ?

  bénéfice de 416 €            bénéfice de 216 €          

  déficit de 416 €            la sécurité publique n'a pas de prix

 

 

TROISIÈME EXERCICE : LES ENSEIGNEMENTS DE L'OPÉRATION

 

Pour La Seyne, la convention entre la police nationale et la police municipale a été signée en 2014 pour renforcer et organiser la coopération pour la prévention des incivilités et de la délinquance prioritairement sur les zones de sécurité prioritaire (ZSP) puis quartiers de reconquête républicaine (QRR) de la commune, c'est-à-dire le quartier Berthe et le centre ancien. Elle a permis à la circonscription de police nationale de La Seyne d'obtenir pour ces sites urbains des renforts en personnel et à la Ville de conforter les moyens logistiques de la police municipale. Il est juste de reconnaître que la municipalité élue en 2020 a souhaité poursuivre cette entente. À cet égard, quelle note attribueriez-vous à cette opération ?

 

  au-dessous de la moyenne, avec si peu de verbalisations, trop de suspects sont sûrement passés entre les mailles du filet, il aurait fallu déployer beaucoup plus de moyens humains 

 

  presque la moyenne, mais vu le coût d'une telle intervention, ne vaudrait-il pas mieux envisager la gratuité des transports collectifs métropolitains, comme ça se fait ailleurs avec succès ? 

 

  une bonne moyenne, les citoyens de nos quartiers en ZSP-QRR ayant pu ressentir au plus près de leur environnement quotidien l'implication massive et visible de la force publique afin de garantir leur tranquillité et leur sécurité face aux périls de la délinquance dans une vraie démarche de police de proximité...

 

  une bonne moyenne, mais pourquoi mobiliser les moyens du commissariat de La Seyne et de la commune de La Seyne pour interpeller des dangereux individus usagers de la ligne de bateaux-bus 18M, c'est-à-dire des Toulonnais et des touristes en villégiature à Toulon (qui ont dû apprécier l'accueil) ?

 

  20/20, car la sécurisation n'a pas de prix, la lutte contre le grave danger permanent qui guette les honnêtes gens le matin aux Sablettes est trop précieuse pour qu'on soit regardant de façon mesquine sur son rapport qualité-prix, surtout lorsqu'elle est largement mise en valeur, promue à grand renfort de communication institutionnelle, presse et réseaux sociaux, aux seules fins, bien sûr, de prévention des incivilités...

 

  plus de 20/20 ! Grâce à ce que la municipalité ressasse sans cesse en matière d'insécurité telle un Retailleau rabatteur pour le RN car légitimant les propositions les plus ultra-sécuritaires et stigmatisantes, et avec les palmiers surgissant un peu partout sur la commune, ça préfigure à La Seyne ce que pourraient être nos lendemains de 2027 en forme de littoral de Los Dopicos, capitale du San Theodoros du Général Tapioca, régime inspiré de celui de Szohôd, chef-lieu de la Bordurie du Maréchal Plekszy-Gladz, où l'on goûtera enfin à la quiétude dans un monde enchanteur nettoyé des encombrantes valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité, de laïcité et de démocratie...

 

 

 

_____________________________________

Méthode d'estimation du coût de l'opération (charges de personnel seulement)

Pour le calcul, on supposera que les agents de la police nationale engagés dans l'opération avaient tous le grade de gardiens de la paix (1er grade), que les agents de la police municipale celui de gardien-brigadier (1er grade) et leurs cadres présents celui de chef de service (1er grade de l'encadrement), que les personnels de Réseau Mistral avaient le statut de contrôleur de titres de transport de la RATP

On estimera que ces salariés mobilisés pour l'opération étaient tous en milieu de carrière (à environ 15 ans d'ancienneté et à l'échelon médian de leur grille indiciaire). On évaluera à 35% du salaire brut mensuel le coût des cotisations dues par leurs employeurs (assurance maladie, retraite, etc.) à ajouter chaque mois au salaire brut. Et on considèrera qu'un agent travaille 152 heures par mois.

Salaire brut mensuel d'un gardien de la paix = 1832 €

Salaire brut mensuel d'un gardien-brigadier = 1954 €

Salaire brut mensuel d'un contrôleur RATP = 1600 €

Salaire brut mensuel d'un chef de service de police municipale = 2454 €

Multiplié par le nombre d'agents de chaque catégorie = 52954 €

Ajout d'environ 35 % de cotisation des employeurs (18534 €) = 71488 €

Moyenne salaire + cotisations rapportée au nombre des intervenants = 2553 €

Et rapporté au coût horaire moyen = arrondi à 17 €

 

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28 juin 2025 6 28 /06 /juin /2025 17:44

 

Quelques réflexions et éléments d'histoire dans le contexte politique aussi stupéfiant qu'inquiétant que connaissent La Seyne et la métropole toulonnaise.

 

En d'autres temps, face au danger, on a su trouver les voies de la prévention du pire. Ça vaut peut-être le coup de se remémorer.

 

Et on en fera ce qu'on en voudra...

 

 

À La Seyne, la porosité entre la droite et l’extrême-droite ne s’est pas révélée à l’occasion de l’élection serrée du “maire remplaçant” qui la doit à une voix venue, de leur propre aveu, des élus du Rassemblement National.

 

Ce n’est pas nouveau. Depuis les années 1980, à l’exception notable de celle d’Arthur Paecht, les équipes municipales de droite ont accueilli en leur sein des gens d’extrême-droite et de droite souverainiste radicale. Mais, depuis 2020, on a franchi un cap. Celle de Mme Bicais et M. Colin en comptait au moins cinq et même six après le rafistolage opéré avec celle de Mme Torres. Et pas des figurants : tous sont ou ont été adjoints au maire, voire conseillers départementaux. Quant à d’autres élus se disant de droite républicaine, leur obsession ultra-sécuritaire ou stigmatisant certains groupes sociaux en dit long sur leur proximité de pensée avec les tenants des thèses autoritaires, racistes, excluantes, et anti-humanistes.

 

C’est déjà sidérant. Mais voilà qu’un conseiller municipal et métropolitain de droite, qui connaît bien le sujet, ayant lui-même, comme il l‘indiquait en 2008, « de Pasqua à De Villiers, connu tous les leaders souverainistes », a porté une accusation publique grave. Un adjoint aurait négocié avec le RN pour obtenir la voix ayant permis au maire d’être élu. À cette heure, cela n’a pas été démenti.

 

L’élection du nouveau maire était un problème interne à la droite divisée. Les élus de gauche n’y ont d’ailleurs pas pris part. Mais, si l’accusation de combinaison avec le parti créé par des Waffen-SS, des néonazis et des anciens de l’OAS était fondée, ce serait extrêmement grave de la part d’élus soi-disant républicains.

 

Ce ne serait certes pas si étonnant venant de la droite seynoise. Ici, la gauche a toujours invité à voter au second tour d’une élection à La Seyne pour les candidats de droite lorsqu’ils constituaient l’unique rempart contre l’idéologie néofasciste. Chaque fois, au contraire, que des candidats de gauche ont affronté seuls l’extrême droite au deuxième tour, jamais LR et ses partis alliés n’ont appelé, fût-ce du bout des lèvres, à barrer la route au RN.

 

Ça ressemble aux temps de l’émergence de l’Italie fasciste, de l’Allemagne nazie, des Phalanges espagnoles et des Ligues en France, où la bourgeoisie et les partis conservateurs se sont largement accommodés de l’indicible. Et aux partis de droite qui gouvernent aujourd’hui dans des coalitions avec l’extrême-droite en Hongrie (le KDNP), en Slovaquie (le HLAS-SD), en Italie (le NM) ou aux Pays-Bas (le VDD, le NSC et le BBB).

 

Dans ce contexte d’une droite qui s’est discréditée, il n’y a qu’une voie pour éviter le pire à La Seyne : celle de l’honnêteté intellectuelle et morale. Et, cette voie, après ces événements révélateurs, même des personnes de droite le disent, il ne reste plus que les gens de l’humanisme, des gauches et de l’écologie pour l’emprunter. Ceux-ci, avec tous leurs partis, constituent un Front populaire seynois, seul bouclier contre le RN et désormais contre cette droite locale oublieuse de son histoire républicaine et radicalisée par démagogie, par stratégie ou par conviction.

 

À gauche, la plupart des partis travaillent ensemble depuis des mois à un projet commun réaliste. 2026 sera une élection locale, communale et surtout métropolitaine, loin des postures partisanes nationales.

 

Pourvu qu’aucun, du plus absolu au plus modéré de ceux qui porteront ce programme communal, ne commette par dogmatisme ou par calcul l’erreur fatale de s’en extraire ou de jeter l’anathème sur des personnes ou des mouvements qui y adhèreraient et voudraient le renforcer de leur engagement.

 

Souvenons-nous que Maurice Thorez, secrétaire général du Parti communiste français, prônait en 1934 « l'alliance des classes moyennes avec la classe ouvrière », constatant que les résultats des élections de 1932 « attestaient de la course de vitesse engagée entre les fascistes et les partis ouvriers pour la conquête des classes moyennes ». C’est pourquoi il invitait le Parti radical, toujours oscillant entre centre droit et centre gauche, mais « héritier de la Révolution française » aux yeux des communistes, à rejoindre l’union de la gauche qui remportera les élections de 1936 grâce à cette ouverture autour de son programme partagé. Celui du Front Populaire.

 

Ce fut aussi à La Seyne, au lendemain de la Libération, l’intelligence de Jean Sauvet et de Toussaint Merle.

 

Quand le « danger fasciste » est réel et que la droite républicaine s’en arrange, la gauche ne fait pas la fine bouche.

 

Quand il ne reste guère plus de compétences aux communes que les écoles, les cimetières, la police municipale et une part de la vie culturelle, sportive et sociale, et qu’on fait partie d’une métropole qui est désormais en charge de l’économie, le tourisme, l’urbanisme, les voiries, les espaces verts, naturels et agricoles, le littoral, les plages, les ports, les mobilités, les réseaux de télécommunications, l’habitat et le logement, l’accompagnement social et la rénovation des quartiers urbains populaires, l’eau et l’assainissement, la gestion des déchets, la transition énergétique, les grands équipements sportifs et culturels, l’enseignement supérieur et la formation, on élargit la focale des enjeux au territoire intercommunal.

 

Et quand le risque existe que la plus grande commune de la métropole bascule au RN, avec ses 35 conseillers communautaires, et que d’autres, dit-on, comme La Garde (5 élus), pourraient connaître le même sort, La Seyne, deuxième commune de TPM par sa population, avec ses 12 élus métropolitains, a la responsabilité immense d’empêcher que l’extrême-droite n’obtienne la majorité absolue (45 élus) dans l’assemblée délibérante de l’intercommunalité.

 

Un projet des humanistes, des gens des gauches et des écologistes, s’adressant bien au-delà des classes populaires, doit gagner à La Seyne en 2026.

 

Pour offrir une alternative, on accueille autour d’une perspective commune, et on préfère l’addition à la division. Ici, l’horizon, modeste mais essentiel et ambitieux, c’est d’améliorer la vie et son cadre environnemental et de faire vivre l’harmonie entre gens de tous quartiers et toutes catégories sociales d’une ville riche mais fragile de sa diversité, afin que chacun ait droit à la dignité.

 

C’est très jouable.

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29 mai 2025 4 29 /05 /mai /2025 06:27

 

On m'a demandé mon sentiment sur la situation politique ubuesque que connaît La Seyne. Je partage les analyses de mes anciens adjoints Tony Civettini et Olivier Andrau qu'ils ont pu exprimer lors de la séance du conseil municipal destinée à élire le nouveau maire et en réponse à la presse écrite et audiovisuelle. On trouve leurs interventions dans les journaux et sur leurs sites et réseaux.

 

Mais, au-delà de leurs réactions ciblant à raison les stratégies des élus des droites et de leurs extrêmes, je m'autorise, parce que j'ai été tête de liste de l'équipe des gauches et de l'écologie battue en 2020 par la fameuse "Coalition des droites" aujourd'hui implosée, à donner mon sentiment sur les forfaitures successives de six de mes huit colistiers, leurs conséquences et l'avenir qui doit désormais se dessiner pour préparer une offre alternative à proposer en mars 2026 aux Seynois épris d'humanisme, de solidarité, de dynamisation économique et d'amélioration du cadre de vie.

 

Voici donc le communiqué que j'ai rédigé...

 

 

« La situation seynoise est suffisamment chaotique pour que, à l’avenir, les partis des gauches et de l'écologie préviennent fermement les faux pas.

 

« L’élection de Jo Minniti, auquel la courtoisie républicaine et la nécessité de continuité du service public me conduisent à souhaiter qu’il puisse mener sa mission, a encore montré la porosité assumée entre droite, droite extrême et extrême droite.

 

« C’est effrayant dans un contexte où La Seyne, avec ses 12 conseillers métropolitains, pourrait devoir jouer en 2026 un rôle de pivot à TPM pour prévenir l’arrivée aux commandes du “Grand Toulon” d’un populisme porteur d’idées contraires aux valeurs républicaines si, par malheur, le RN s’emparait de Toulon.

 

« Les divisions irréversibles de la droite la regardent. Mais les félonies de six des huit élus de la liste de gauche de 2020 m’interpellent. Dans l’un des deux camps ennemis, une ex-PRG et trois “ex-pôle écologiste” assument de cogérer la ville depuis deux ans avec une partie de la droite et une ancienne élue départementale FN et d’avoir maintenant été soutenus par un élu du RN. Une ex-PS et un écologiste, ayant à présent rejoint l’autre faction de droite, ne sont pas plus gênés de faire cause commune avec un autre ex-conseiller départemental FN et un élu souverainiste. Avec de telles girouettes irresponsables, aurais-je été capable de préserver l’unité de notre équipe comme ce fut le cas, sans faille, pendant 12 ans, si, en 2020, les Seynois m’avaient renouvelé leur confiance ?

 

« Désormais seuls les deux élus PCF et PS assument avec constance et dignité leurs mandats d’opposants aux errances des deux groupes ennemis de la pseudo-majorité droitière fracturée. Je les encourage à tenir bon et à se préparer, forts de leur honnêteté intellectuelle, leur droiture, leur probité, leur popularité et leur expérience d’anciens maires-adjoints, à constituer l’épine dorsale d’une équipe unique et unie qui, dans dix mois, aura la responsabilité de proposer aux Seynois humanistes et républicains la seule alternative crédible à la pétaudière actuelle qui aura fait perdre six ans au redressement de notre ville meurtrie.

 

« Au regard du péril populiste autoritaire qui les guette, La Seyne et la Métropole sont devenues un sujet d’intérêt national. Les instances centrales de tous les mouvements de gauche et de l’écologie doivent s’en emparer solidairement, en lien bien sûr avec leurs militants locaux et des citoyens humanistes de bonne volonté ayant fait leurs preuves dans la vie sociale et économique locale. »

 

 

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16 mai 2025 5 16 /05 /mai /2025 19:30

 

Il y aura suffisamment de commentateurs de l'actualité politique locale pour que je m'abstienne d'en rajouter. C'est d'ailleurs l'option retenue aussi par les élus socialistes, écologistes et communistes du conseil municipal, en cohérence avec la posture qui a été la leur depuis la genèse de cette affaire judiciaire qui conduit une nouvelle fois à braquer les projecteurs sur La Seyne et sa municipalité.

 

Olivier Andrau, Hakim Bouaksa, Anthony Civettini et Bouchra Reano ont néanmoins été amenés à faire part de leur indignation après la publication par la maire d'un communiqué mettant en cause ses opposants, les accusant d'avoir « dévoyé la justice » pour « prendre le pouvoir qu'ils sont incapables d'obtenir démocratiquement par les urnes ».

 

Je relaie ci-après le communiqué de nos élus communaux du Nouveau Front Populaire, dans lequel ils s'offusquent d'une telle grave accusation et invitent Madame Bicais à rectifier son propos...

 

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