4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 16:21

Après la suppression de 80.000 postes d'enseignants sous le mandat de Sarkozy, et malgré la création de 60.000 postes au cours du quinquennat qui s'achève, objectif qui est atteint, à l'exception près peut-être de quelques milliers d'emplois ouverts mais pourvus par des professeurs pas encore formés, il demeure des besoins réels pour nos écoles seynoises, qui justifient que les syndicats d'enseignants et les associations de parents d'élèves soient assurés de l'appui de la municipalité pour accompagner leurs demandes aux autorités académiques.

Si l'on peut se satisfaire que les écoles de certains quartiers bénéficient d'un taux d'encadrement permettant des effectifs corrects d'enfants par classe, il demeure des disparités anormales, principalement dans certaines écoles des quartiers prioritaires « politique de la ville » que sont Berthe et le centre ville, comme pour la scolarisation des tout-petits de 2 ans, et pour l'accompagnement des élèves en difficulté par des rééducateurs et psychologues scolaires.

 

MOINS D'ENFANTS PAR CLASSE, DES PROFS MIEUX FORMÉS, DES EFFORTS POUR LES ENFANTS DÉFAVORISÉS

L'État doit accomplir des efforts supplémentaires. Si certains candidats à la Présidence de la République se vantent de vouloir réduire le nombre de fonctionnaires, celui que je soutiens, Benoît Hamon, propose quant à lui de créer en cinq ans 20.000 postes d'enseignants pour le primaire afin qu'on ne dépasse pas 25 enfants par classe — et 20 dans les zones d'éducation prioritaires —, 17.000 autres postes pour permettre les remplacements et une vraie formation continue, et encore 3.000 autres pour scolariser les jeunes enfants dès 2 ans dans les quartiers populaires en difficulté.

Comme nous l'anticipons avec notre révision de la sectorisation scolaire à La Seyne, Benoît Hamon veut imposer une « mixité sociale » en tous lieux, pour « tirer vers le haut » les enfants défavorisés et assurer une vraie cohésion nationale, y compris dans l'enseignement privé qui devra prendre sa part de cet effort.

 

UNE AIDE ACCRUE À LA CULTURE, AUX ACTIVITÉS PÉRISCOLAIRES ET AU TRAVAIL PERSONNEL DES ÉLÈVES

Il s'engage également à augmenter de 25% les appuis de l'État pour les activités périscolaires, avec un effort complémentaire pour les quartiers en difficulté, à développer l'orientation tout en valorisant l'enseignement professionnel souvent facteur méconnu de réussite, à accroître le nombre et la formation des adultes accompagnant les enfants porteurs de handicaps, à créer un service public de soutien scolaire assuré par des enseignants permettant, en faisant faire leurs devoirs et leçons à l'école à tous les élèves, de leur donner les mêmes aides et les mêmes chances, et à développer les arts et la culture à l'école.

Pour les enfants d'une commune comme La Seyne, riche de leurs diversités mais aussi confrontés, pour beaucoup, à des inégalités face à la réussite à l'École, ces renforts de moyens publics de l'État que propose Benoît Hamon seraient plus que bienvenus tant pour l'instruction que pour les actions éducatives complémentaires des temps libres.

 

RETROUVEZ LES PROJETS DE B. HAMON POUR L'ÉCOLE ET LES SERVICES...

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OU ICI POUR TÉLÉCHARGER LE DOCUMENT DÉTAILLÉ CI-DESSOUS

3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 07:02

Nous nous y étions engagés en le proposant aux Seynois au cours de la campagne électorale de 2014 : réélus, nous viserions autant que possible le retour en gestion communale publique de l'adduction de l'eau potable au terme — en octobre 2017 — du contrat que la Ville, il y a trois décennies, avait passé avec une société privée pour lui déléguer cette mission.

Et nous nous y sommes employés dès le début du mandat, sous la houlette de Robert Teisseire, notre élu communiste chargé de cette compétence, et de cadres de la mairie, qui ont conduit ensemble un remarquable travail d'analyse et de prospective.

 

DES FINANCES TROP FRAGILES POUR UNE GESTION ENTIÈREMENT PUBLIQUE

Il a hélas fallu se rendre à l'évidence. Même si elle s'améliore, la situation financière de la commune ne permet pas d'obtenir le crédit bancaire nécessaire aux investissements indispensables. Et, trente ans après l'externalisation du service, la commune ne dispose plus des ressources humaines compétentes dans ce domaine. Il aurait fallu embaucher. Les analyses le confirment : dans une telle situation, le risque serait trop grand de devoir faire supporter aux usagers un tarif élevé pour parvenir à l'équilibre obligatoire du budget dédié.

Pour nous qui défendons l'idée que l'eau est un bien commun de l'humanité, et qui sommes parvenus par deux fois par des négociations à faire baisser son prix pour les foyers depuis 2015, il n'est pas imaginable de risquer d'imposer à nos concitoyens un service plus coûteux qu'aujourd'hui.

 

GARANTIR AUX USAGERS UN PRIX DE L'EAU STABLE ET SATISFAISANT

Pour autant, plutôt que nous résoudre à reconduire une gestion entièrement privée, nous optons pour la création d'une société d'économie mixte à opération unique (SEMOP), à capitaux partagés, publics communaux pour environ un tiers et privés pour le reste, compatible avec l'état de nos finances, garantissant une gouvernance publique avec une sorte de « droit de véto » préservée pour la commune, et assurant un prix satisfaisant et stable pour l'usager.

Cette solution a quelques détracteurs qui, en ce moment, propagent une fronde en prêtant à la municipalité des intentions autres que celles qui fondent son engagement autour de ce combat. Ce n'est pas très juste.

 

NE PAS SE TROMPER DE CIBLE...

Ça ne l'est pas parce que la solution de compromis de la SEMOP a recueilli l'assentiment majoritaire des citoyens impliqués dans le comité communal des usagers de l'eau que nous avons créé, qui seront d'ailleurs représentés dans les instances de la future société.

Et ça l'est d'autant moins que se focaliser obstinément sur le cas seynois constitue une erreur d'appréciation en maintenant une posture étriquée autour d'une seule collectivité locale, qui néglige aveuglément l'impact de la réalité nationale.

Car laisser aux seules collectivités territoriales le soin de garantir le droit à l'eau potable et à l’assainissement favorise l'aggravation des inégalités entre territoires, sans faire avancer le nécessaire combat.

 

SEULE LA LOI PEUT VRAIMENT GARANTIR L'ÉGALITÉ DEVANT LE DROIT À L'EAU

La revendication du droit à l'eau comme droit fondamental des citoyens impose de l'adosser à une démarche nationale. L'accès à l'eau doit en effet relever d'un service public national accompagnant les collectivités locales en garantissant la non-privatisation de la ressource en eau. Or seul le processus législatif peut imposer que les Français soient égaux devant le droit à l'eau.

Ce n'est peut-être par pour rien, d'ailleurs, que, il y a quelques jours, l’adoption d'une proposition de loi visant le droit à l'eau potable et à l’assainissement, mise à l'étude du Sénat, a été reportée aux calendes grecques du fait d'une succession d'amendements de suppression déposés par le groupe « Les Républicains ». Qui, en toute logique, devrait être la vraie cible de nos contempteurs.

23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 06:50

Les visiteurs de mon blog vont sûrement rigoler. Car il y a indubitablement d'autres sujets plus importants que celui qui fait l'objet de cet article et d'une délibération du conseil municipal de ce mardi.

Pourtant nous voilà beaux : une envie pressante dans une rue de La Seyne, et plus moyen de l'assouvir moyennant une pièce de monnaie à introduire dans une fente !

(au fait, une pièce de combien ? plus ou moins que le prix d'un pain au chocolat de M. Copé acheté au Prisunic du quartier de M. Juppé, avec la monnaie du prix du ticket de métro de Mme Kosciusko-Morizet, acheté grâce au salaire du 3ème ou 4ème CDD renouvelé de Mme El Khomri ?... )

Mais revenons au sujet qui me préoccupe.

Car voilà où nous mène la contrainte budgétaire qu'exige de nous cet État, pourtant animé par mes copains, braves gens de gauche, avec la baisse de ses dotations aux collectivités, histoire de les obliger à concourir sans discuter à la réduction du déficit public au-dessous de la barre des 3% du produit intérieur brut (PIB), pendant que les actionnaires des boîtes anonymes supranationales se gavent du partage de leurs dividendes issus des fruits du capital financier et non des produits du travail !

Eh oui, en effet, d'une mesure de réduction imposée des coûts de fonctionnement du service public communal à une autre, après avoir "esquiché", comme on dit en Provence, tous les budgets de nos services municipaux, me voilà contraint de ne pas renouveler le contrat qui lie la commune à un prestataire de services de "sanisettes". C'est affligeant, non ?

Nos sept "pissotières" automatiques privées assurant une mission de service public républicain de vidange de vessie et d'intestin coûtent en effet aux alentours de 70.000 euros annuels au budget communal.

Et, budgétairement, nous ne pouvons plus nous le permettre. Le contrat s'arrête donc. Un sou est un sou. Fini les Vespasiennes publiques.

Ainsi, à La Seyne, retour au XIXe siècle, et même avant, en prenant garde de ne pas nous mettre hors-la-loi, puisque nous n'avons plus le droit - heureusement - de pisser n'importe où dans la rue.

Ça, c'est du progrès, sur un morceau de terroir de la France, sixième puissance économique mondiale !

8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 03:59

Ce samedi, avec les élus seynois de toutes sensibilités de la gauche et de l'écologie que nous sommes, qui nous efforçons d'être des citoyens engagés, des républicains intransigeants, des défenseurs irréductibles du service public, nous ne pouvions qu'être heureux de la tenue chez nous de la première "Fête de l'eau" de la région Provence Alpes Côte d'Azur.

Avec Robert Teisseire, notre conseiller municipal chargé de l'adduction de l'eau potable, nous avons exprimé notre adhésion aux valeurs et aux objectifs de la démarche du Mouvement national de lutte pour l'environnement (MNLE), déclinée localement par le collectif seynois des usagers de l'eau.

 

CESSER DE MARCHANDISER UN BIEN COMMUN DE L'HUMANITÉ

C'est bateau de le dire, mais la planète est menacée par un système plaçant les profits au-dessus de tout, ceux des transnationales, justement, qui explosent, tandis que des êtres humains, des enfants parfois, payent de leur vie leur simple aspiration à vivre dignement. C'est ainsi dans un contexte européen et international de crise d'une rare intensité que se pose, toujours, la question de la marchandisation d'éléments vitaux aussi fondamentaux que l'eau.

Dès 2009, notre municipalité a signé la "Charte des porteurs d'eau" avec Danielle Mitterrand. Nous affirmons en effet que l’un des biens naturels les plus précieux de l’humanité, l’eau, doit faire l’objet d’une gestion en service public. Et notre démarche de remunicipalisation qui devra, bien sûr, être profitable à nos usagers, est un enjeu majeur de notre engagement.

Notre contrat d'affermage doit prendre fin en 2017 et, si un transfert vers notre communauté d'agglomération toulonnaise de la compétence de l'eau potable devait intervenir entre temps, nous porterions alors le débat au niveau intercommunal.

 

LA SEYNE, TERRE DE SERVICE PUBLIC

L'histoire de La Seyne atteste que ses municipalités populaires ont forgé des services rendus à la population comme rarement ailleurs dans le Var. La Seyne, c'est la ville où des agents territoriaux, les fameux "81", avec leur syndicat CGT et la population, se sont battus au milieu des années 80 contre la privatisation de la collecte des ordures ménagères, ont gagné, et ont été des précurseurs dans la structuration de la fonction publique territoriale française. La Seyne, c'est la commune qui, pour sa maternité publique, s'est mobilisée massivement, et celle qui, reprenant en gestion communale son parc de stationnement antérieurement offert au privé, a sauvé la gratuité ou préservé des tarifs et des abonnements de parking abordables.

La Seyne, c'est une collectivité qui, malgré d'immenses difficultés financières, modernise et développe son service public communal parce qu'il est gage d'un peu plus d'égalité dans un contexte politique général qui génère tant de fractures sociales.

La Seyne ne peut donc pas être étrangère à une cause qui est en train de gagner les consciences, sur la planète entière.

Publié par Marc Vuillemot - dans Services publics et personnels communaux
31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 03:56

Ainsi, c'est la réponse étrange qu'on m'a faite, c'est parce qu'elle aurait été détériorée à trois reprises en sept mois, parce qu'elle ne servirait plus de dépôt aux facteurs, et parce qu'elle serait peu utilisée, que la boîte aux lettres de notre principale voie piétonne, la rue Cyrus-Hugues, aurait définitivement disparu. Encore une boîte de moins après celle de la rue Carvin. Ça suffit !

Ou bien La Poste se fiche du monde, ou bien un de ses agents en responsabilité n'a pas compris que la présence du service public est un élément majeur de la requalification urbaine, et que notre cœur de ville vient d'être retenu au titre des quartiers prioritaires devant être réhabilités et redynamisés.

 

LA POSTE EST ENGAGÉE À FAIRE PLUS ET MIEUX POUR LES QUARTIERS POPULAIRES

Et aussi que Patrick Wahl, le président du groupe La Poste, a signé, il y a trois mois à peine, avec Patrick Kanner et Myriam El Khomri, les deux ministres en charge de la "politique de la ville", une convention d'engagements dans le cadre de la charte "Entreprises et quartiers". À moins que l'information ne soit pas encore redescendue (par voie postale ?...) jusqu'au "service arrière" de notre territoire.

Les résidents du centre historique, dont de nombreuses personnes âgées. les commerçants, les chalands du marché et de la vieille ville, les touristes et croisiéristes que nous tentons d'attirer, réclament à juste titre la réinstallation de cet outil de présence du service public.

 

NE PAS ADRESSER DE MAUVAIS SIGNES PUBLICS AUX HABITANTS

Ce serait un bien mauvais signal à leur envoyer, en forme de double peine, que ne pas donner suite à ma demande de réimplantation tout récemment formulée. Car, non seulement les gens ont à subir les désagréments de personnes inciviles irrespectueuses du mobilier urbain et génératrices d'un sentiment d'insécurité — au point que j'ai obtenu que notre centre ville devienne une Zone de sécurité prioritaire , mais aussi se sentent une fois de plus abandonnés par le service public — car, pour moi, fût-elle privatisée, La Poste en fait partie — qui donne le sentiment qu'il baisse les bras face aux méfaits de quelques voyous en errance. D'autant que l'entreprise ne dépose jamais plainte lorsque des dégradations ont lieu, alors que, avec notre commissaire de police, nous nous évertuons à inviter les victimes de malfaisances à le faire.

 

POURTANT LA POSTE SAIT CONTRIBUER À LA DIGNITÉ DES GENS

Pourtant, La Poste a prouvé à La Seyne qu'elle a bien compris les enjeux des quartiers populaires. Sa relocalisation au quartier Berthe, dans des bureaux neufs, offrant des services n'existant nulle part ailleurs, avec des personnels motivés, seule banque encore présente dans un ensemble de 13.000 habitants, est un véritable succès.

Alors qu'elle aurait pu profiter de la démolition de la barre au rez-de-chaussée de laquelle elle était implantée pour délaisser un site urbain qui a plus que d'autres besoin de la présence publique, elle n'a jamais cessé son activité pendant la construction de ses nouveaux bureaux, elle participe à l'ouverture du quartier au reste de la ville et de l'agglomération, et elle répond chaque jour aux besoins de centaines de personnes, parfois peu à l'aise avec les démarches administratives, qu'elle sait aider, et contribue ainsi à redonner leur dignité à des habitants qui ne sont pas des citoyens de seconde zone.

Je veux croire que cet épisode malheureux sera vite réparé et oublié. En cette période de canicule, je n'ai pas trop envie d'enfourcher à nouveau mon vélo pour tenter d'obtenir satisfaction.

Publié par Marc Vuillemot - dans Services publics et personnels communaux
30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 03:25

Depuis quelques jours, plusieurs de nos administrés ont fait part à nos services de leur surprise de devoir régler 34 euros (hors taxe !) pour obtenir un acte de naissance, de mariage ou de décès. Ce sont nos fonctionnaires qui ont été surpris ! Surtout lorsque, contactés, les demandeurs protestent de façon acerbe contre le fait que la mairie se dote en catimini d'une nouvelle recette !

La délivrance d'un acte d'État Civil est en effet gratuite, même s'il est généralement demandé, lorsque celle-ci est faite à distance, de joindre une enveloppe timbrée à l'adresse du requérant pour l'envoi du document réclamé.

Après avoir un peu creusé, il s'avère que ces personnes ont utilisé un service commercial privé en ligne d'une société dont le siège est en Espagne, qui ne manque pas de toupet en indiquant que, en faisant appel au service public gratuit, "il est parfois long et difficile d'obtenir les documents", et, ce qui ne manque pas de sel quand on vient taper dans la poche des gens, que "de cette façon, vous n'aurez même pas l'obligation d'acheter des enveloppes pré-affranchies que les administrations demandent pour l'envoi des documents".

 

NOUS NE DORMONS JAMAIS !

Je ne suis pas certain que tout ça soit bien règlementaire car, dans le cas d'une demande de copie intégrale ou d'acte avec filiation, services proposés par les malins du site en question, le demandeur ne peut être que la personne concernée, un ascendant, un descendant, ou un professionnel autorisé. Non seulement les gens risquent ainsi de devoir régler près de 40 euros TTC, mais, en plus, sans pouvoir obtenir en retour l'acte demandé !

J'ai donc demandé à nos services juridiques de voir s'il y a lieu de saisir les autorités judiciaires car tout ça ne me semble pas bien net. Même si la société en question ne manque pas d'humour en s'étant choisi comme dénomination celle d'un célèbre détective américain du XIXe siècle, champion de la traque des hors-la-loi, fondateur d'une agence dont la devise était "We never sleep !" ( * ).

En tous cas, eux ne semblent pas dormir !

 

( * ) : traduction : "nous ne dormons jamais"

Publié par Marc Vuillemot - dans Services publics et personnels communaux
27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 04:02

http://www.tshabitat.fr/img.ashx?u=http://www.tshabitat.fr/ODMS/OpenData/Medias/88/88_634944650448503359.jpg&w=576&h=324&r=cropOn saura, je l'espère, ces prochaines semaines, la cause de l'incendie qui a ravagé vendredi dernier le sous-sol d'un immeuble seynois, entre le Gai Versant et le Pays Bleu. Toutes les hypothèses sont étudiées par les spécialistes de la police nationale et, si d'aventure le sinistre relève d'un acte malveillant, tout le monde espère que le ou les coupables pourront être identifiés et interpellés comme il se doit.

Si j'évoque cet événement qui, sans avoir connu d'issue dramatique pour quiconque grâce à l'intervention rapide et efficace de nombreux sapeurs-pompiers ayant circonscrit le feu au garage de la résidence, complique tout de même la vie de plusieurs familles seynoises pour quelques temps, ce n'est pas tant pour lui-même, car ce qui s'est passé arrive malheureusement un peu partout. C'est plutôt pour évoquer les réactivités comparées, en la circonstance, des services publics et des gestionnaires privés. Sans faire de généralité, naturellement, mais pour remettre les choses au point, sur ce fait-là et uniquement sur celui-là, au regard des critiques hâtives sur l'intervention de la puissance publique que, comme d'autres, j'ai pu entendre... au point qu'elles sont arrivées aux oreilles de la presse télévisuelle...

 

"TERRES DU SUD HABITAT", UN COPROPRIÉTAIRE PARMI LES AUTRES

 Car, contrairement à ce que certaines personnes ont pu raconter, sûrement de bonne foi, il s'agit bien d'une résidence privée. Et non d'un ensemble d'habitations propriété de l'établissement public "Terres du Sud Habitat". Un certain nombre d'appartements, 71 pour être précis, ont certes été acquis par notre office de logement social pour être proposés à la location, sur un ensemble de 175 logements. Nous sommes donc là dans une copropriété de droit privé, gérée, comme c'est très généralement le cas, par un syndic. "Terres du Sud Habitat" n'est que l'un des nombreux copropriétaires.

En pareille circonstance de sinistre, c'est donc bien vers le syndic privé que se tournent les victimes pour que les mesures d'urgence soient prises, surtout lorsque ce sont les espaces collectifs, en l'occurence les garages, qui ont été rudement touchés, entraînant pour les résidents des appartements qui les dominent un arrêt de l'adduction de l'eau et du gaz, et une impossibilité d'utiliser les équipements raccordés au réseau d'assainissement. Difficile de vivre dans de telles conditions.

 

LES CADRES ET AGENTS PUBLICS ONT BEL ET BIEN REMPLI LEUR MISSION

 Eh bien, le syndic, lorsqu'on a pu le joindre à l'autre bout de la France, on a attendu longtemps qu'il prenne les choses en main. Et, lorsque ce fut le cas, ça a été pour s'entendre dire que quasiment rien ne pouvait être fait... pour cause de week-end.

Les services de la commune et de "Terres du Sud Habitat", eux, cadres et agents, étaient bien là. Soirée, nuit, week-end, ou pas. Sans compter leur temps ni leur énergie. Le deuxième adjoint au maire, Anthony Civettini, élu d'astreinte de la semaine, a été sur place pendant des heures, me tenant au courant en temps réel, prenant avec nos collaborateurs des décisions de relogement d'urgence, de fourniture d'eau potable, de règlement de chaque cas particulier. Yves Gavory, conseiller municipal et président de "Terres du Sud Habitat", avec des cadres et employés de l'office public d'HLM, ont de leur côté pris les mesures les concernant, au-delà même de leurs compétences de copropriétaire, en lieu et place du gestionnaire privé. Moi-même me suis rendu sur place à plusieurs reprises les jours suivants.

Je ne blâmerai pas tous les syndics du monde. Ni même celui-là, qui a pu avoir une difficulté occasionnelle à réagir comme il se doit. Je veux juste indiquer que, en la circonstance, les cadres et agents du service public ont fait, et bien fait, leur travail. Pas pour les en féliciter particulièrement, car ils ont agi comme c'était leur devoir, mais pour couper court aux viles rumeurs que certains, sûrement par méconnaissance, ont pensé malin de faire circuler...

Publié par Marc Vuillemot - dans Services publics et personnels communaux
25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 19:08

http://www.fondation-condorcet.org/wp-content/uploads/2011/03/comite-fonction-publique.jpgC'est ainsi tous les soirs de Noël et du Nouvel An. Depuis six ans. En début de nuit, avant de rejoindre les miens, je fais une tournée des services d'urgence de la commune, pompiers de Peyron et de Mauvèou, policiers municipaux et nationaux, personnels des urgences hospitalières, qui vont passer la nuit à veiller à la quiétude de nos concitoyens et, si besoin, répondre aux besoins de soins ou de sécurité. Mon coffre se vide au fur et à mesure de mes étapes où je leur apporte quelques boissons et grignotages, histoire de leur témoigner la reconnaissance de la puissance publique pour leur disponibilité et leur efficacité, même si je sais bien que ces nuits de garde là ne sont pas, pour eux, différentes de toutes les autres.

 

QUELS "PLANQUÉS" ? QUELS "FAINÉANTS" ?

Et, en ces fêtes de fin d'année 2013, ces rencontres et les échanges qu'elles génèrent m'ont une fois de plus conforté dans ma conviction que le service public est bien souvent mal jugé par nombre de concitoyens, trop désinformés, il faut le dire, par certains courants politiques et par certains médias, qui ne se lassent pas d'instiller, par des insinuations trop souvent mensongères ou tendancieuses, des idées fausses sur les "planqués", les "fainéants", et autres "pistonnés", qu'ils voudraient laisser entendre que sont les fonctionnaires.

Non, comme tous les travailleurs, quel que soit leur employeur, les agents de la fonction publique font leur travail. Et, puisqu'on en est à la période des vœux, je formule celui que la France, qui en a mandat de son peuple, ait la force et le courage de résister à la pression des libéraux européens qui n'ont d'autre objectif que de démanteler, pour les confier aux acteurs de l'économie de marché, ces missions de l'État, des hôpitaux et des collectivités qui sont en grande souffrance, alors qu'elles doivent s'inscrire dans les orientations qu'on voudrait intangibles de ce Programme du Conseil National de la Résistance que des républicains d'horizons divers, des gaullistes aux communistes, ont su élaborer et mettre en œuvre aux pires heures du XXe siècle.



 

(Et j'avais écrit, à la fin de mon article d'hier, qu'à minuit, je mettrais le Petit Jésus dans la crèche.

Voilà la preuve. C'est fait...)

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Publié par Marc Vuillemot - dans Services publics et personnels communaux
10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 06:29

http://cdn.pratique.fr/sites/default/files/articles/arret-travail.jpgJ'attendais avec une certaine impatience les éléments chiffrés quant aux absences des fonctionnaires territoriaux. Je savais bien que les données que j'avais lues ça et là, sur tel ou tel document de propagande comme il s'en publie pas mal en cette période où les coups volent bas, ou répandues en ville à la suite d'une communication de tel ou tel détracteur, étaient exagérées au-delà du possible, avec un sommet de la désinformation atteint par une affirmation publiée de 21% de taux d'absentéisme et de 300 à 350 fonctionnaires quotidiennement en arrêt ! Mais je voulais en avoir le cœur net. Les vrais chiffres sont là, établis jusqu'en 2012, et arrêtés au 31 octobre pour l'année 2013.

Et ils attestent que La Seyne est une commune comme les autres, et comme l'ensemble des services publics, avec certes plus d'arrêts de maladie que dans le privé. Elle est non seulement tout à fait dans la moyenne nationale, mais, de plus, en baisse constante, contrairement au reste du pays.

 

À LA SEYNE, IL N'Y A PAS PLUS DE MALADES QU'AILLEURS. ET ÇA BAISSE...

 Le taux d'absentéisme seynois en 2012 était de 8,68%, soit quasiment à la moyenne nationale de 8,43% (étude Sofcap juin 2013). La projection 2013, établie sur les dix premiers mois, le ramènera à 8,46%. Et il est en constante baisse depuis quatre ans, de 3,35% en moyenne annuelle, alors que, sur les cinq dernières années, il a progressé de 14% au plan national.

Même si on ajoute les accidents de travail et maladies profesionnelles, ainsi que les congés de maternité et paternité, le taux seynois, toutes formes d'absentéisme confondues, était de 10,19% en 2012 (prévision 2013 : 9,93%), pour une moyenne nationale 2012 de 10,01%. 

Avec les taux maximum ci-dessus, on parvient pour 2012 (10,19% des 1374 employés) à une moyenne journalière de 140 absents, et à un peu moins pour 2013. Bien loin de la moitié des chiffres que certains assènent sans apporter de preuves de leurs dires !

 

LES FRUITS D'UN CHANTIER PARITAIRE SUR LES RESSOURCES HUMAINES

 Au-delà des chiffres, ce dont on doit se réjouir, c'est que la dynamique des projets de services, la valorisation du travail accompli par les agents auprès du grand public, la démarche engagée dès 2008 sur le bien-être au travail, la convention de partenariat intervenue avec une association spécialiste de la prévention et de la régulation des violences au travail, les rencontres constantes avec les syndicats et les représentants du personnel, l'effort d'ergonomie du travail, d'hygiène et de sécurité, l'affinement des dispositifs d'évaluation, les protocoles négociés pour la résorption de l'emploi précaire, l'équité des régimes indemnitaires et l'application stricte par l'autorité municipale des préconisations votées par les commissions paritaires, tout cela crée assurément des conditions plus favorables à une meilleure motivation, une moindre fatigabilité, et à la prévention de l'absentéisme. Et il y a encore tant à faire !

Les partenaires sociaux s'impliquent bien avec l'administration communale, chacun à sa place. Le chemin est long, mais les chiffres attestent que c'est sur celui-ci qu'il faut poursuivre. Plutôt que, comme certains s'y sont récemment risqués, en vilipendant sans nuance les fonctionnaires sur des registres sémantiques aux accents de populisme.

Publié par Marc Vuillemot - dans Services publics et personnels communaux
21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 05:24

131110_arms.JPGÀ quelque chose malheur est bon. On se souvient peut-être que, il y a plus d'une dizaine d'années, il avait été relevé que le CASC, à savoir le "Comité d'action sociale et culturelle, sportive et de loisirs, communale", l'équivalent pour les personnels communaux d'un comité d'entreprise, après avoir été contraint par la législation de ne plus assurer certaines prestations pour les agents municipaux, ne pouvait réglementairement plus conduire ses missions en faveur des retraités de la fonction publique territoriale. Puis les actions sociales du CASC avaient, par décision municipale, dû être grandement réduites, la commune ayant choisi de confier au Comité d'organisation sociale Méditerranée la charge d'offrir services et prestations à ses agents. Mais c'est là un bref retour sur l'histoire, et ce n'est pas le cœur du sujet...

 

L'ASSOCIATION DES ANCIENS AGENTS COMMUNAUX

 Le sujet, c'est que, dans cette tourmente des changements imposés par choix politiques, pour ne pas dire politiciens, les anciens employés de la commune n'ont jamais baissé les bras pour, au terme d'une vie de travail, continuer dans la convivialité à vivre des temps de rencontre, de sorties, de voyages, d'animations, d'activités culturelles, de pleine nature ou d'initiation aux technologies de l'information et la communication.

Un moyen de prévenir l'isolement dans lequel on peut toujours sombrer avec le délitement de l'indispensable lien social qu'assurait l'activité professionnelle, entre collègues et avec les publics. Un moyen aussi continuer à exercer des activités culturelles, physiques, et de loisirs, contrecarrant avec bonheur les effets du vieillissement.

Il y a eu dix ans que, prenant leurs destins de retraités à bras le corps, nos anciens créaient, pour conduire ces diverses activités, l'ARMS, l'Association des retraités municipaux seynois.

 

DIX ANS DE BELLE ŒUVRE POUR PRÉVENIR LES EFFETS DE L'ÂGE

 Et, tout récemment, ils me conviaient à la Bourse du travail pour souffler avec eux les bougies de cet anniversaire décennal. Après Lucienne Polidori et Marius - alias Lucien - Don, c'est au tour de Bernadette Lopez d'assurer la présidence de cette dynamique association qui permet à ces hommes et femmes qui, pendant des années, ont rendu avec compétence et dévouement ce service public de qualité que la commune doit à ses administrés, de demeurer des citoyens actifs, ouverts aux autres, riches de leurs expériences et savoir-faire, véritables mines de souvenirs de cette petite histoire des communaux seynois qui détiennent bien souvent les clefs de la compréhension de la grande histoire officielle locale.

Et je ne suis pas fâché que notre équipe municipale ait mesuré l'importance de l'ARMS et fait le choix de soutenir cette association.

Publié par Marc Vuillemot - dans Services publics et personnels communaux

Bienvenue !

Marc VUILLEMOT
Maire (PS) de La Seyne-sur-Mer
Vice-président de l'agglo de Toulon

Je vous souhaite une agréable visite.

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