18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 09:02

Créée il y a deux décennies pour compenser la faible présence des services publics auprès des habitants du quartier Berthe tout en permettant à d'autres Seynois et voisins de bénéficier de ces services et donc de changer de manière positive leur regard sur notre grand ensemble d'habitat social, la « Maison des services publics » (MSP) a dû fermer ses portes suite à un incendie criminel qui l'a sérieusement endommagée.

À l'heure où l'État a enfin accepté de faire de nos sites populaires des « quartiers de reconquête républicaine » pour y renforcer la sécurité, il est inimaginable que d'autres missions publiques, d'action sanitaire et sociale, d'insertion, de droit et de justice, désertent ce secteur de la ville. La MSP doit être remise en état et rouvrir ses portes dans les meilleurs délais.

C'est ce que j'ai écrit ce lundi aux personnels qui s'y investissent avec détermination et qui ne doivent pas baisser les bras. La Ville et l'office métropolitain seynois d'HLM sont à leurs côtés. Et l'État doit assurer la quiétude nécessaire à l'accomplissement de leurs missions.

 

MA LETTRE AUX PERSONNELS DE LA MAISON DES SERVICES PUBLICS

« Mesdames, Messieurs,

« Que vous soyez fonctionnaires territoriaux, personnels du groupement d'intérêts publics (GIP) “Maison des services publics” ou employés d'une autre institution, je tiens à vous renouveler le soutien total de la municipalité de La Seyne après l'épreuve difficile que vous avez subie avec l'incendie qui a gravement endommagé votre si important lieu de travail.

 

« Comme vous le savez, nous étions avec nos équipes communales dans l'heure qui a suivi l'incendie pour sécuriser les lieux et prendre toutes les dispositions nécessaires.

 

« Comme vous le savez, nous avons sollicité sans délai les personnels spécialisés de l'accompagnement des personnes victimes de traumatismes psychologiques pour permettre à ceux d'entre vous qui en avez ressenti le besoin “d'évacuer leur trop-plein” d'inquiétude, voire de souffrance. Nous pouvons ensemble remercier l'équipe de l'AVEF d'avoir, une fois de plus, répondu favorablement à notre sollicitation.

 

« Comme vous le savez, j'ai moi-même consacré plusieurs heures à échanger avec ceux d'entre vous qui m'ont sollicité à cet effet.

 

« Comme vous le savez, nous avons mis tout en œuvre sans attendre pour trouver des solutions de relocalisation des divers services qui accomplissent leurs missions à la "Maison des services publics" (MSP). Nous pouvons ensemble remercier tous ceux qui ont accepté de “se serrer un peu” pour que le service public que vous rendez avec efficience soit le moins affecté possible. C'est chose faite grâce à leur bienveillante compréhension et la vôtre.

 

« Comme vous le savez, l'office métropolitain d'HLM “Terres du Sud Habitat” a enclenché aussitôt les opérations nécessaires à la réouverture de votre lieu de travail dans les meilleurs délais possible. La puissance publique que vous incarnez au plus près des habitants ne peut en effet souffrir d'être durablement éloignée.

 

« Comme vous le savez, je me suis battu depuis deux ans, tout premier maire du département à en avoir pris l'initiative, pour que notre quartier Berthe (et notre centre ancien) bénéficie du dispositif de “quartier de reconquête républicaine” et, ce faisant, de renforts humains et logistiques pour la police nationale. C'est enfin chose faite, au moins quant à la décision, et nous sommes dans l'attente desdits moyens afférents qui, je l'espère de tout cœur, joueront le rôle préventif que nous attendons d'eux pour que vous puissiez travailler dans la sérénité.

 

« Comme vous le savez aussi, la “Maison des services publics” résulte d'une volonté de l'État exprimée à la fin des années 1990 à laquelle la Ville a alors répondu très favorablement, sous réserve que ledit État garantisse la durabilité de son soutien financier à votre belle et utile institution. Mais vous connaissez comme moi la suite qui a été réservée à cet engagement au bout de quelques années. Elle est désormais cogérée, dans le cadre d'un GIP duquel font partie la commune, mais aussi d'autres institutions publiques, dont l'État lui-même. Je me dois de rappeler que, alors même qu'il n'y a plus depuis deux ans de services communaux à proprement parler abrités au sein de votre structure, hormis la permanence de notre élue de quartier, la commune participe, à hauteur d'environ 90.000 euros annuels et par la mise à disposition de personnel à la maison de la justice et du droit, à la pérennité de votre établissement. La Ville estime normal de pouvoir apporter cette contribution volontaire malgré les difficultés que rencontrent toutes les collectivités.

 

« C'est d'ailleurs bien la commune qui a été, malheureusement un peu seule parmi les membres institutionnels du GIP, à la manœuvre pour, ainsi que je l'ai détaillé plus haut, répondre à l'urgence générée par la situation navrante que vous vivez. Elle ne le regrette nullement. Mais le GIP est une institution publique partenariale dont, je le répète, l'État est le plus important des “coopérateurs”.

 

« C'est pourquoi, ayant découvert par la presse locale une menace, semble-t-il exprimée par Madame votre directrice, de refuser de rouvrir la MSP si la police municipale n'y était pas présente, je m'autorise à vous inviter à plutôt solliciter l'État qui est le partenaire principal du GIP et dont une des missions régaliennes est précisément d'assurer la sécurité des biens et des personnes. Vous comprendrez que ni la commune, ni l'office métropolitain d'HLM, ne sauraient se substituer à lui pour des missions de sûreté. Je suis pour ma part tout à fait disposé à accompagner toute démarche que vous entreprendriez en ce sens.

 

« Mon cabinet et la direction générale de la mairie demeurent bien évidemment à votre entière disposition pour toute question relative à ce terrible événement et aux solutions qui seront apportées pour la reprise ordinaire de vos activités.

 

« Vous renouvelant mes encouragements pour la belle œuvre d'égalité républicaine que vous assurez, je vous prie d'agréer, Mesdames, Messieurs, l'expression de mes sentiments les meilleurs. »

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17 janvier 2019 4 17 /01 /janvier /2019 07:43

L'offre postale des quartiers de Tamaris et des Sablettes est sauvée. Après la décision du Groupe La Poste de fermer le charmant petit bureau de Tamaris, des mois de négociations ont permis de trouver une solution.

C'est là une dernière illustration de l'effort déployé par la commune pour préserver et améliorer les services publics, d'autant plus important dans un contexte où le Président de la République, dans sa lettre aux Français, suscite l'inquiétude en évoquant la suppression de certains d'entre eux.

Retour sur dix ans d'implication seynoise pour préserver l'égalité et la solidarité que la Nation, par sa fonction publique, doit à tous ses habitants...

 

MATERNITÉ, URGENCES, PÔLE EMPLOI, TRANSPORTS, SÉCURITÉ, DES SERVICES PUBLICS SANS CESSE MENACÉS

On se souvient bien sûr, à La Seyne, du combat, hélas perdu, que nous avons animé des mois durant, mobilisant en 2011-2012 plus de 22.000 de nos concitoyens de l'Ouest Var, pour tenter de sauver la maternité de notre hôpital public. On pense chaque année à l'accompagnement que notre équipe apporte aux enseignants et parents d'élèves pour éviter des fermetures ou obtenir des créations de classes pour notre enseignement public. On se remémore probablement notre engagement pour le maintien de la clinique mutualiste Malartic, très utile à tout les habitants de l'ouest varois, ou, plus récemment, notre appui aux personnels hospitaliers fort inquiets pour le devenir des services d'urgence des hôpitaux de Toulon et La Seyne. Mais on n'a peut-être pas souvenir ni de notre engagement pour éviter que ne disparaisse l'agence seynoise de Pôle Emploi, ni de nos démarches pour empêcher la fermeture de la trésorerie de La Seyne, si utile, car offrant aux usagers, parfois en difficulté financière, un contact direct avec des agents publics les guidant pour régler leurs impôts, leurs loyers d'HLM ou la cantine de leurs enfants.

On a peut-être en mémoire nos interventions pour maintenir des créneaux suffisants d'ouverture de nos bureaux de poste. Mais on ne réalise peut-être pas combien on se mobilise pour que soient accrues les dessertes de la gare de La Seyne-Six-Fours par les Trains express régionaux et pour que les transports en commun de notre métropole desservent plus et mieux notre commune. On ne sait sûrement pas combien nous avons investi de persuasion pour que, plutôt que disparaître, soit prévue la rénovation de la caserne nord de nos sapeurs-pompiers. Mais on ne peut guère ignorer que, depuis dix-huit mois, nous ferraillons durement avec le ministère de l'Intérieur pour obtenir des moyens humains et logistiques pour les policiers de notre commissariat et des brigades spécialisées contre la criminalité, la sécurité et le renseignement territorial.

 

LES SERVICES PUBLICS, MOYENS DE LA RÉGULATION DES INÉGALITÉS

Depuis dix ans, il n'aura guère été de période où l'équipe municipale, notamment depuis 2014 autour de notre conseillère municipale Michèle Houbart, chargée des services publics, n'aura dû déployer des efforts de persuasion et d'action, bien souvent avec l'appui des citoyens, pour revendiquer le maintien ou l'amélioration des services que la puissance publique, territoriale, hospitalière ou de l'État doit à nos habitants.

La commune elle-même, qui souffre d'un lourd endettement hérité d'un lointain passé, et qui subit depuis six ans la diminution des dotations et subventions d'un État soumis aux injonctions européennes de démantèlement du service public pour permettre sa marchandisation libérale, est très fragilisée pour maintenir et améliorer sa propre offre de services, pourtant indispensable, sur un territoire où résident les plus pauvres des Varois, à la minoration solidaire de la ségrégation urbaine et des inégalités économiques, sociales et culturelles.

 

UNE COMMUNE QUI MET LA MAIN À LA POCHE POUR SAUVEGARDER DES SERVICES DONT ELLE N'A PAS COMPÉTENCE

Malgré ce contexte budgétaire local délicat, il n'y aura pas eu, dans la dernière décennie, une seule année où la Ville n'aura fait le choix, pourtant coûteux, d'investir pour persuader, voire contraindre, telle ou telle institution gestionnaire d'un service public à ne pas délaisser notre territoire communal.

On ne peut oublier nos efforts pour que le Domaine de Fabrégas demeure dans le giron public et que ses 60 hectares, désormais protégés, valorisés et ouverts à la population, ne deviennent pas une propriété privée. Mais on ne réalise sûrement pas quelles ont été nos démarches pour que, en contrepartie de la rénovation et la mise à disposition de la maison forestière de Janas, soit maintenu sur place un garde de l'Office national des forêts afin de veiller sur notre forêt communale. On a certainement entendu parler de notre implication pour que les forts de Balaguier et de Saint-Elme ne soient pas cédés à quelque riche propriétaire privé par le ministère des Armées. Mais on ignore probablement que c'est la commune qui a acheté les vélos permettant le maintien des patrouilles de proximité des policiers nationaux, comme les dispositifs de vidéosurveillance.

On ne sait pas vraiment que, sans financement communal, les services maritimes de l'État ne pourraient plus assurer leur rôle d'enlèvement des épaves échouées sur notre littoral. On ne mesure pas forcément que, sans adaptation des locaux scolaires, sans paiement de l'électricité et du chauffage, sans dotation de matériel pédagogique, sans prise en charge du ménage et de la maintenance, autant de charges assumées par la Ville, l'État n'aurait pas pu assurer le dédoublement des classes de CP et CE1 des écoles des quartiers prioritaires. On ne réalise pas que, tandis que, après le retrait financier de l'État, la Région et le Département ont dû réduire leurs subventions, c'est le financement communal qui a permis le maintien, hélas seulement jusqu'au bout du possible, du festival de cirque, pourtant fleuron d'un pôle national qui est un dispositif public du ministère de la Culture.

Et il y a tant d'autres domaines où, sans implication volontaire municipale, des pans entiers des services à nos concitoyens, relevant de compétences qui ne sont pas communales, auraient cessé d'exister sur notre territoire seynois.

Dernière implication résolue en date, autorisée ce mercredi par le conseil municipal, l'installation des services postaux des quartiers de Tamaris et des Sablettes dans les locaux municipaux de la médiathèque du Clos Saint-Louis évitera que la décision du groupe La Poste de fermer le si patrimonial petit bureau de nos quartiers littoraux ne prive les habitants de nos quartiers résidentiels du sud-est seynois d'une offre de proximité.

 

LA POSTE DE TAMARIS ET DES SABLETTES SAUVÉE DE LA FERMETURE

Nous avons en effet par principe refusé la proposition de l'entreprise La Poste d'ouvrir une "agence postale communale", comme l'ont accepté certaines communes : il n'est pas normal que la collectivité locale doive assumer l'intégralité du coût d'un service confié à une entreprise nationale si elle tient à maintenir celui-ci sur son territoire.

Et il aura fallu des mois de négociations pugnaces pour parvenir à une formule qui, joignant l'utile à l'agréable, est pratiquement inédite en France : la commune met à disposition un espace dédié aux services postaux au sein d'un équipement public municipal, en l'occurrence la bibliothèque du Clos Saint-Louis ; La Poste, quant à elle, y assure l'installation et la gestion de la logistique nécessaire, et confie les fonctions d'accueil à des personnes en situation d'exclusion, prises en charge dans la cadre d'une association agréée pour l'insertion pour des gens en rupture (FACE-Var), et assure leur formation aux métiers postaux en vue d'une insertion professionnelle durable. Le service de proximité est ainsi maintenu et une action sociale est développée. Quand on peut s'arranger...

 

ATTENTION, DANGER ! LE PRÉSIDENT AGRANDIT LA BRÈCHE...

Mais, s'il est possible de trouver des solutions par l'imagination, l'initiative et la mobilisation, il n'en demeure pas moins vrai que l'inquiétude ne faiblit pas. Après que les précédents gouvernements ont durement mis à mal le service public, l'actuel ne déroge pas à cette logique dévastatrice, et Emmanuel Macron vient, dans sa lettre aux Français, de fragiliser un peu plus notre édifice républicain en écrivant : « Nous ne pouvons, quoi qu'il en soit, poursuivre les baisses d'impôts sans baisser le niveau global de notre dépense publique. Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ? Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? ».

Moi, ça me fait froid dans le dos. Plus que jamais, il faudra que La Seyne ne désarme ni sur sa capacité de mobilisation, ni sur ses efforts pour ses propres services, ni sur son ingéniosité pour coopérer avec la puissance publique de l'État, de la santé et des autres collectivités, afin de prévenir toute tentative de démantèlement des services que nous avons hérités de ceux qui, au nom de la République résistante se relevant de l'enfer nazi et collaborationniste, et sous la conduite de De Gaulle, fédérateur de toutes les sensibilités politiques, ont placé l'humain au cœur des enjeux de la nation. 

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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 16:01

L'accès au portail se fait par un bouton situé en haut et à droite de la page d'accueil du site officiel de la ville.

On me dira que cela n'a rien d'extraordinaire que d'offrir une possibilité d'effectuer des démarches en ligne.

C'est vrai, nombre de collectivités se sont déjà dotées de cet outil informatique moderne, quoique, au sein de notre métropole toulonnaise, après avoir survolé les sites de nos communes voisines, si certains offrent quelques "espaces citoyens" ou un accès au portail du service public, je n'ai pas trouvé d'offre de services véritablement "intégrée".

La Seyne me semble donc figurer comme quasi précurseur dans notre coin du Var. N'en soyons pas spécialement fiers, d'autant que l'instrument est aux prémices de son fonctionnement, une sorte de rodage qui permet de déceler des imperfections à corriger, des limites et des besoins de compléments et développements.

 

LES CITOYENS EUX-MÊMES AMBASSADEURS DE L'OUTIL

C'est le message que, ce jeudi, avec les élus et personnels de notre service de la démocratie locale, que je félicite et remercie de leur initiative et leur implication, que nous avons voulu faire passer aux responsables des Comités d'intérêt local (CIL), des Conseils de quartiers et Conseils citoyens, que nous avons conviés à une démonstration et que, une fois de plus, je dois remercier d'accepter de jouer le rôle d'expérimentateurs et d'ambassadeurs auprès de notre population.

L'originalité de ce portail Internet est qu'il regroupe en une seule entrée la possibilité pour les particuliers, les entreprises, les commerces et les associations, d'effectuer diverses démarches dématérialisées depuis n'importe où et à n'importe quel moment, de stocker dans un "coffre-fort virtuel" sécurisé des documents personnels utiles, de payer en toute tranquillité divers services (restauration scolaire, centres de loisirs, etc.), et d'apporter sa contribution à l'amélioration de la vie urbaine en signalant tout dysfonctionnement repéré en ville, localisable précisément, et en étant informé régulièrement de la suite donnée à la doléance.

 

UNE OFFRE SUPPLÉMENTAIRE QUI NE REMPLACE PAS LES AUTRES

Cette offre dématérialisée est bien sûr évolutive, de nouvelles fonctionnalités pouvant être ajoutées au fur et à mesure de l'adaptation des services communaux, et son "ergonomie" méritera aussi d'être améliorée et embellie.

Et, naturellement, ce nouveau service n'est pas créé pour contribuer à la réduction des dépenses communales, notamment de personnel, imposée depuis plusieurs années par l'État. Les hommes et les femmes de la fonction publique territoriale seront bien toujours là pour faire le travail, gérer les suites à donner aux requêtes formulées par le portail Internet, aider ceux qui seraient hésitants ou peu rodés à l'usage d'un ordinateur, et naturellement continuer à assurer la relation aux publics suivant les bonnes vieilles méthodes du courrier écrit, des courriels et de l'accueil physique en direct.

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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 07:43

Une partie des services publics et associations de La Seyne devraient pouvoir souffler ! Les mobilisations des maires semblent avoir payé.

En conclusion du lancement des diverses manifestations qui émailleront jusqu'en octobre 2018 les 40 ans de la « politique de la ville », Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, l'a en effet annoncé : le gouvernement a cédé et, finalement, les conventions relatives aux Contrats d'accompagnement dans l'emploi (CAE) concernant les quartiers prioritaires urbains (QPV) échapperont à la décision de non-reconduction qui avait été annoncée. Les préfets vont recevoir des instructions en ce sens dès cette semaine.

 

NE PAS VENDRE HÂTIVEMENT TOUTE LA PEAU DE L'OURS...

J'écris « devraient pouvoir souffler » car il reste à s'assurer que ce sont bien tous ces contrats aidés des QPV qui vont être concernés par cette possibilité de renouvellement, ceux des associations qui agissent en direction des publics des quartiers prioritaires (Berthe et le centre-ville pour La Seyne), que leur siège y soit implanté ou non, et ceux des services publics, qu'ils soient locaux ou nationaux, en particulier l'Éducation nationale, la police, ou... les agences de  « Pôle Emploi » elles-mêmes, comme c'est le cas à la Seyne, qui en compte quatre dans ses effectifs.

Il reste aussi à veiller au grain pour que cette décision obtenue non sans mal ne soit pas une façon de « reculer pour mieux sauter ». Il faut obtenir un engagement dans la durée, et non sur un seul renouvellement. Sauf, bien sûr, si un autre dispositif d'accès à l'emploi et d'appui à la formation vient remplacer les CAE, car on peut entendre que de nouvelles modalités soient réfléchies, ainsi qu'on l'a connu, par exemple, avec les contrats d'avenir qui ont remplacé les CES et CEJ, lesquels ont succédé aux TUC.

 

LES MAIRES EN PREMIÈRE LIGNE POUR LA PROTECTION DE LEURS TERRITOIRES

Je ne regrette donc pas le temps que je consacre à mon investissement en qualité de président national de l'association des maires Ville & Banlieue de France, qui a été en première ligne pour plaider la cause de l'insertion dans l'emploi et des actions d'accompagnement conduites en faveur des habitants des quartiers urbains en difficulté.

Il est de notre devoir, à nous, maires des communes abritant des sites prioritaires, de nous mobiliser pour nos territoires sensibles, car il est difficile aux habitants eux-mêmes, souvent dans la précarité et craignant de n'être pas entendus, ou s'y résignant, de se battre contre ce qui leur apparaît trop souvent inéluctable.

Et ça semble aussi difficile pour le monde associatif, pourtant première victime, dont je peine tout de même à comprendre que, face à ce type de décision qui aura risqué de compromettre sa capacité d'action solidaire, voire son existence, il ne s'est pas beaucoup organisé pour protester et plaider sa juste cause. Nous aurions pourtant été à ses côtés. Et le serons chaque fois qu'il y aura besoin.

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 16:21

Après la suppression de 80.000 postes d'enseignants sous le mandat de Sarkozy, et malgré la création de 60.000 postes au cours du quinquennat qui s'achève, objectif qui est atteint, à l'exception près peut-être de quelques milliers d'emplois ouverts mais pourvus par des professeurs pas encore formés, il demeure des besoins réels pour nos écoles seynoises, qui justifient que les syndicats d'enseignants et les associations de parents d'élèves soient assurés de l'appui de la municipalité pour accompagner leurs demandes aux autorités académiques.

Si l'on peut se satisfaire que les écoles de certains quartiers bénéficient d'un taux d'encadrement permettant des effectifs corrects d'enfants par classe, il demeure des disparités anormales, principalement dans certaines écoles des quartiers prioritaires « politique de la ville » que sont Berthe et le centre ville, comme pour la scolarisation des tout-petits de 2 ans, et pour l'accompagnement des élèves en difficulté par des rééducateurs et psychologues scolaires.

 

MOINS D'ENFANTS PAR CLASSE, DES PROFS MIEUX FORMÉS, DES EFFORTS POUR LES ENFANTS DÉFAVORISÉS

L'État doit accomplir des efforts supplémentaires. Si certains candidats à la Présidence de la République se vantent de vouloir réduire le nombre de fonctionnaires, celui que je soutiens, Benoît Hamon, propose quant à lui de créer en cinq ans 20.000 postes d'enseignants pour le primaire afin qu'on ne dépasse pas 25 enfants par classe — et 20 dans les zones d'éducation prioritaires —, 17.000 autres postes pour permettre les remplacements et une vraie formation continue, et encore 3.000 autres pour scolariser les jeunes enfants dès 2 ans dans les quartiers populaires en difficulté.

Comme nous l'anticipons avec notre révision de la sectorisation scolaire à La Seyne, Benoît Hamon veut imposer une « mixité sociale » en tous lieux, pour « tirer vers le haut » les enfants défavorisés et assurer une vraie cohésion nationale, y compris dans l'enseignement privé qui devra prendre sa part de cet effort.

 

UNE AIDE ACCRUE À LA CULTURE, AUX ACTIVITÉS PÉRISCOLAIRES ET AU TRAVAIL PERSONNEL DES ÉLÈVES

Il s'engage également à augmenter de 25% les appuis de l'État pour les activités périscolaires, avec un effort complémentaire pour les quartiers en difficulté, à développer l'orientation tout en valorisant l'enseignement professionnel souvent facteur méconnu de réussite, à accroître le nombre et la formation des adultes accompagnant les enfants porteurs de handicaps, à créer un service public de soutien scolaire assuré par des enseignants permettant, en faisant faire leurs devoirs et leçons à l'école à tous les élèves, de leur donner les mêmes aides et les mêmes chances, et à développer les arts et la culture à l'école.

Pour les enfants d'une commune comme La Seyne, riche de leurs diversités mais aussi confrontés, pour beaucoup, à des inégalités face à la réussite à l'École, ces renforts de moyens publics de l'État que propose Benoît Hamon seraient plus que bienvenus tant pour l'instruction que pour les actions éducatives complémentaires des temps libres.

 

RETROUVEZ LES PROJETS DE B. HAMON POUR L'ÉCOLE ET LES SERVICES...

EN CLIQUANT ICI POUR ACCÉDER À UN SITE INTERNET

OU ICI POUR TÉLÉCHARGER LE DOCUMENT DÉTAILLÉ CI-DESSOUS

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 07:02

Nous nous y étions engagés en le proposant aux Seynois au cours de la campagne électorale de 2014 : réélus, nous viserions autant que possible le retour en gestion communale publique de l'adduction de l'eau potable au terme — en octobre 2017 — du contrat que la Ville, il y a trois décennies, avait passé avec une société privée pour lui déléguer cette mission.

Et nous nous y sommes employés dès le début du mandat, sous la houlette de Robert Teisseire, notre élu communiste chargé de cette compétence, et de cadres de la mairie, qui ont conduit ensemble un remarquable travail d'analyse et de prospective.

 

DES FINANCES TROP FRAGILES POUR UNE GESTION ENTIÈREMENT PUBLIQUE

Il a hélas fallu se rendre à l'évidence. Même si elle s'améliore, la situation financière de la commune ne permet pas d'obtenir le crédit bancaire nécessaire aux investissements indispensables. Et, trente ans après l'externalisation du service, la commune ne dispose plus des ressources humaines compétentes dans ce domaine. Il aurait fallu embaucher. Les analyses le confirment : dans une telle situation, le risque serait trop grand de devoir faire supporter aux usagers un tarif élevé pour parvenir à l'équilibre obligatoire du budget dédié.

Pour nous qui défendons l'idée que l'eau est un bien commun de l'humanité, et qui sommes parvenus par deux fois par des négociations à faire baisser son prix pour les foyers depuis 2015, il n'est pas imaginable de risquer d'imposer à nos concitoyens un service plus coûteux qu'aujourd'hui.

 

GARANTIR AUX USAGERS UN PRIX DE L'EAU STABLE ET SATISFAISANT

Pour autant, plutôt que nous résoudre à reconduire une gestion entièrement privée, nous optons pour la création d'une société d'économie mixte à opération unique (SEMOP), à capitaux partagés, publics communaux pour environ un tiers et privés pour le reste, compatible avec l'état de nos finances, garantissant une gouvernance publique avec une sorte de « droit de véto » préservée pour la commune, et assurant un prix satisfaisant et stable pour l'usager.

Cette solution a quelques détracteurs qui, en ce moment, propagent une fronde en prêtant à la municipalité des intentions autres que celles qui fondent son engagement autour de ce combat. Ce n'est pas très juste.

 

NE PAS SE TROMPER DE CIBLE...

Ça ne l'est pas parce que la solution de compromis de la SEMOP a recueilli l'assentiment majoritaire des citoyens impliqués dans le comité communal des usagers de l'eau que nous avons créé, qui seront d'ailleurs représentés dans les instances de la future société.

Et ça l'est d'autant moins que se focaliser obstinément sur le cas seynois constitue une erreur d'appréciation en maintenant une posture étriquée autour d'une seule collectivité locale, qui néglige aveuglément l'impact de la réalité nationale.

Car laisser aux seules collectivités territoriales le soin de garantir le droit à l'eau potable et à l’assainissement favorise l'aggravation des inégalités entre territoires, sans faire avancer le nécessaire combat.

 

SEULE LA LOI PEUT VRAIMENT GARANTIR L'ÉGALITÉ DEVANT LE DROIT À L'EAU

La revendication du droit à l'eau comme droit fondamental des citoyens impose de l'adosser à une démarche nationale. L'accès à l'eau doit en effet relever d'un service public national accompagnant les collectivités locales en garantissant la non-privatisation de la ressource en eau. Or seul le processus législatif peut imposer que les Français soient égaux devant le droit à l'eau.

Ce n'est peut-être par pour rien, d'ailleurs, que, il y a quelques jours, l’adoption d'une proposition de loi visant le droit à l'eau potable et à l’assainissement, mise à l'étude du Sénat, a été reportée aux calendes grecques du fait d'une succession d'amendements de suppression déposés par le groupe « Les Républicains ». Qui, en toute logique, devrait être la vraie cible de nos contempteurs.

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 06:50

Les visiteurs de mon blog vont sûrement rigoler. Car il y a indubitablement d'autres sujets plus importants que celui qui fait l'objet de cet article et d'une délibération du conseil municipal de ce mardi.

Pourtant nous voilà beaux : une envie pressante dans une rue de La Seyne, et plus moyen de l'assouvir moyennant une pièce de monnaie à introduire dans une fente !

(au fait, une pièce de combien ? plus ou moins que le prix d'un pain au chocolat de M. Copé acheté au Prisunic du quartier de M. Juppé, avec la monnaie du prix du ticket de métro de Mme Kosciusko-Morizet, acheté grâce au salaire du 3ème ou 4ème CDD renouvelé de Mme El Khomri ?... )

Mais revenons au sujet qui me préoccupe.

Car voilà où nous mène la contrainte budgétaire qu'exige de nous cet État, pourtant animé par mes copains, braves gens de gauche, avec la baisse de ses dotations aux collectivités, histoire de les obliger à concourir sans discuter à la réduction du déficit public au-dessous de la barre des 3% du produit intérieur brut (PIB), pendant que les actionnaires des boîtes anonymes supranationales se gavent du partage de leurs dividendes issus des fruits du capital financier et non des produits du travail !

Eh oui, en effet, d'une mesure de réduction imposée des coûts de fonctionnement du service public communal à une autre, après avoir "esquiché", comme on dit en Provence, tous les budgets de nos services municipaux, me voilà contraint de ne pas renouveler le contrat qui lie la commune à un prestataire de services de "sanisettes". C'est affligeant, non ?

Nos sept "pissotières" automatiques privées assurant une mission de service public républicain de vidange de vessie et d'intestin coûtent en effet aux alentours de 70.000 euros annuels au budget communal.

Et, budgétairement, nous ne pouvons plus nous le permettre. Le contrat s'arrête donc. Un sou est un sou. Fini les Vespasiennes publiques.

Ainsi, à La Seyne, retour au XIXe siècle, et même avant, en prenant garde de ne pas nous mettre hors-la-loi, puisque nous n'avons plus le droit - heureusement - de pisser n'importe où dans la rue.

Ça, c'est du progrès, sur un morceau de terroir de la France, sixième puissance économique mondiale !

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 03:59

Ce samedi, avec les élus seynois de toutes sensibilités de la gauche et de l'écologie que nous sommes, qui nous efforçons d'être des citoyens engagés, des républicains intransigeants, des défenseurs irréductibles du service public, nous ne pouvions qu'être heureux de la tenue chez nous de la première "Fête de l'eau" de la région Provence Alpes Côte d'Azur.

Avec Robert Teisseire, notre conseiller municipal chargé de l'adduction de l'eau potable, nous avons exprimé notre adhésion aux valeurs et aux objectifs de la démarche du Mouvement national de lutte pour l'environnement (MNLE), déclinée localement par le collectif seynois des usagers de l'eau.

 

CESSER DE MARCHANDISER UN BIEN COMMUN DE L'HUMANITÉ

C'est bateau de le dire, mais la planète est menacée par un système plaçant les profits au-dessus de tout, ceux des transnationales, justement, qui explosent, tandis que des êtres humains, des enfants parfois, payent de leur vie leur simple aspiration à vivre dignement. C'est ainsi dans un contexte européen et international de crise d'une rare intensité que se pose, toujours, la question de la marchandisation d'éléments vitaux aussi fondamentaux que l'eau.

Dès 2009, notre municipalité a signé la "Charte des porteurs d'eau" avec Danielle Mitterrand. Nous affirmons en effet que l’un des biens naturels les plus précieux de l’humanité, l’eau, doit faire l’objet d’une gestion en service public. Et notre démarche de remunicipalisation qui devra, bien sûr, être profitable à nos usagers, est un enjeu majeur de notre engagement.

Notre contrat d'affermage doit prendre fin en 2017 et, si un transfert vers notre communauté d'agglomération toulonnaise de la compétence de l'eau potable devait intervenir entre temps, nous porterions alors le débat au niveau intercommunal.

 

LA SEYNE, TERRE DE SERVICE PUBLIC

L'histoire de La Seyne atteste que ses municipalités populaires ont forgé des services rendus à la population comme rarement ailleurs dans le Var. La Seyne, c'est la ville où des agents territoriaux, les fameux "81", avec leur syndicat CGT et la population, se sont battus au milieu des années 80 contre la privatisation de la collecte des ordures ménagères, ont gagné, et ont été des précurseurs dans la structuration de la fonction publique territoriale française. La Seyne, c'est la commune qui, pour sa maternité publique, s'est mobilisée massivement, et celle qui, reprenant en gestion communale son parc de stationnement antérieurement offert au privé, a sauvé la gratuité ou préservé des tarifs et des abonnements de parking abordables.

La Seyne, c'est une collectivité qui, malgré d'immenses difficultés financières, modernise et développe son service public communal parce qu'il est gage d'un peu plus d'égalité dans un contexte politique général qui génère tant de fractures sociales.

La Seyne ne peut donc pas être étrangère à une cause qui est en train de gagner les consciences, sur la planète entière.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Services publics et personnels communaux
31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 03:56

Ainsi, c'est la réponse étrange qu'on m'a faite, c'est parce qu'elle aurait été détériorée à trois reprises en sept mois, parce qu'elle ne servirait plus de dépôt aux facteurs, et parce qu'elle serait peu utilisée, que la boîte aux lettres de notre principale voie piétonne, la rue Cyrus-Hugues, aurait définitivement disparu. Encore une boîte de moins après celle de la rue Carvin. Ça suffit !

Ou bien La Poste se fiche du monde, ou bien un de ses agents en responsabilité n'a pas compris que la présence du service public est un élément majeur de la requalification urbaine, et que notre cœur de ville vient d'être retenu au titre des quartiers prioritaires devant être réhabilités et redynamisés.

 

LA POSTE EST ENGAGÉE À FAIRE PLUS ET MIEUX POUR LES QUARTIERS POPULAIRES

Et aussi que Patrick Wahl, le président du groupe La Poste, a signé, il y a trois mois à peine, avec Patrick Kanner et Myriam El Khomri, les deux ministres en charge de la "politique de la ville", une convention d'engagements dans le cadre de la charte "Entreprises et quartiers". À moins que l'information ne soit pas encore redescendue (par voie postale ?...) jusqu'au "service arrière" de notre territoire.

Les résidents du centre historique, dont de nombreuses personnes âgées. les commerçants, les chalands du marché et de la vieille ville, les touristes et croisiéristes que nous tentons d'attirer, réclament à juste titre la réinstallation de cet outil de présence du service public.

 

NE PAS ADRESSER DE MAUVAIS SIGNES PUBLICS AUX HABITANTS

Ce serait un bien mauvais signal à leur envoyer, en forme de double peine, que ne pas donner suite à ma demande de réimplantation tout récemment formulée. Car, non seulement les gens ont à subir les désagréments de personnes inciviles irrespectueuses du mobilier urbain et génératrices d'un sentiment d'insécurité — au point que j'ai obtenu que notre centre ville devienne une Zone de sécurité prioritaire , mais aussi se sentent une fois de plus abandonnés par le service public — car, pour moi, fût-elle privatisée, La Poste en fait partie — qui donne le sentiment qu'il baisse les bras face aux méfaits de quelques voyous en errance. D'autant que l'entreprise ne dépose jamais plainte lorsque des dégradations ont lieu, alors que, avec notre commissaire de police, nous nous évertuons à inviter les victimes de malfaisances à le faire.

 

POURTANT LA POSTE SAIT CONTRIBUER À LA DIGNITÉ DES GENS

Pourtant, La Poste a prouvé à La Seyne qu'elle a bien compris les enjeux des quartiers populaires. Sa relocalisation au quartier Berthe, dans des bureaux neufs, offrant des services n'existant nulle part ailleurs, avec des personnels motivés, seule banque encore présente dans un ensemble de 13.000 habitants, est un véritable succès.

Alors qu'elle aurait pu profiter de la démolition de la barre au rez-de-chaussée de laquelle elle était implantée pour délaisser un site urbain qui a plus que d'autres besoin de la présence publique, elle n'a jamais cessé son activité pendant la construction de ses nouveaux bureaux, elle participe à l'ouverture du quartier au reste de la ville et de l'agglomération, et elle répond chaque jour aux besoins de centaines de personnes, parfois peu à l'aise avec les démarches administratives, qu'elle sait aider, et contribue ainsi à redonner leur dignité à des habitants qui ne sont pas des citoyens de seconde zone.

Je veux croire que cet épisode malheureux sera vite réparé et oublié. En cette période de canicule, je n'ai pas trop envie d'enfourcher à nouveau mon vélo pour tenter d'obtenir satisfaction.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Services publics et personnels communaux
30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 03:25

Depuis quelques jours, plusieurs de nos administrés ont fait part à nos services de leur surprise de devoir régler 34 euros (hors taxe !) pour obtenir un acte de naissance, de mariage ou de décès. Ce sont nos fonctionnaires qui ont été surpris ! Surtout lorsque, contactés, les demandeurs protestent de façon acerbe contre le fait que la mairie se dote en catimini d'une nouvelle recette !

La délivrance d'un acte d'État Civil est en effet gratuite, même s'il est généralement demandé, lorsque celle-ci est faite à distance, de joindre une enveloppe timbrée à l'adresse du requérant pour l'envoi du document réclamé.

Après avoir un peu creusé, il s'avère que ces personnes ont utilisé un service commercial privé en ligne d'une société dont le siège est en Espagne, qui ne manque pas de toupet en indiquant que, en faisant appel au service public gratuit, "il est parfois long et difficile d'obtenir les documents", et, ce qui ne manque pas de sel quand on vient taper dans la poche des gens, que "de cette façon, vous n'aurez même pas l'obligation d'acheter des enveloppes pré-affranchies que les administrations demandent pour l'envoi des documents".

 

NOUS NE DORMONS JAMAIS !

Je ne suis pas certain que tout ça soit bien règlementaire car, dans le cas d'une demande de copie intégrale ou d'acte avec filiation, services proposés par les malins du site en question, le demandeur ne peut être que la personne concernée, un ascendant, un descendant, ou un professionnel autorisé. Non seulement les gens risquent ainsi de devoir régler près de 40 euros TTC, mais, en plus, sans pouvoir obtenir en retour l'acte demandé !

J'ai donc demandé à nos services juridiques de voir s'il y a lieu de saisir les autorités judiciaires car tout ça ne me semble pas bien net. Même si la société en question ne manque pas d'humour en s'étant choisi comme dénomination celle d'un célèbre détective américain du XIXe siècle, champion de la traque des hors-la-loi, fondateur d'une agence dont la devise était "We never sleep !" ( * ).

En tous cas, eux ne semblent pas dormir !

 

( * ) : traduction : "nous ne dormons jamais"

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Publié par Marc Vuillemot - dans Services publics et personnels communaux

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Marc VUILLEMOT

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