Avec le démantèlement de la Maison des Services Publics de Berthe, la municipalité seynoise poursuit sur sa lancée. Après la fermeture du relais postal dans la médiathèque municipale des quartiers sud, l'acceptation sans réaction de la disparition d'une antenne à La Seyne de l'office public d'habitat social métropolitain, c'est un espace qui accueille 44.000 usagers par an pour une assistance dans l'accès aux droits de tous ordres qui risque de disparaître, ainsi que je l'exposais dans un précédent article de ce blog.
À chacune de ces occasions, la municipalité profite d'une possible défection d'une institution assurant un service public pour lui emboiter le pas, voire la devancer, en transférant sa propre responsabilité sur le partenaire avec lequel elle partage en fait son choix d'ultra-libéralisme qui sape les fondements des services publics sur lesquels repose la promesse républicaine d'égalité et de solidarité. Et, en plus, pour détourner l'attention, elle s'en prend à ceux qui agissent pour les défendre !
C'est machiavélique.
L'ART DE FAIRE PORTER LE CHAPEAU AUX AUTRES
L'exemple de la Maison des Services Publics est flagrant.
Phase 1 : L'équipe de la maire saisit au bond une volonté du Conseil départemental de se désengager de la structure de gestion de cette Maison France Services, mais pas de son implication (assistantes sociales et protection maternelle et infantile) ni de son financement.
Phase 2 : Avec trois conseillers départementaux également membres de la majorité municipale, la question qui n'est que technique aurait pu être réglée sans difficulté.
Phase 3 : Au contraire, la maire et son équipe utilisent ce prétexte banal pour prendre des décisions de démantèlement de ce service public accessible à tous en un lieu unique et identifié, tout en se gardant bien d'afficher leurs intentions.
Phase 4 : Ils engagent en catimini leur chantier de dislocation.
Phase 5 : Interpellés en séance publique du conseil municipal alors que les usagers découvrent le début de la casse, après avoir désigné le Département comme responsable de la situation, ils s'arcboutent pour justifier leur pernicieuse entreprise. Ils vont même jusqu'à affirmer que la décision de délocalisation de services a été prise avec le sous-préfet chargé des Maisons France Service (écouter sur la vidéo en fin d'article de l'annonce faite au conseil municipal - à 6 mn 22 s), affirmation audacieuse car mon petit doigt me glisse à l'oreille qu'elle relève plus de l'autosuggestion que de la réalité.
Phase 6 : Puis, devant la pression populaire et d'une partie de l'opposition municipale, ils font mine de faire un peu machine arrière, mais sans régler le problème de fond qu'ils ont eux-mêmes provoqué (voir article de Var-matin ci-dessous).
Ça, c'est la réalité objective attestée par les faits, les écrits et les propos. La seule.
DÉFENDRE LA RÉPUBLIQUE SERAIT DONC UNE IDÉOLOGIE SECTAIRE...
Et, comme en atteste une communication d'un adjoint au maire, ils croient s'en tirer à bon compte en jurant agir « loin des idéologies sectaires et de l'instrumentation [sic * ] politicienne », laissant entendre que la défense du service public serait le fait de vilains dogmatiques qui s'emploieraient à faire de la récupération du problème à des fins peu recommandables. Croient-ils qu'ils vont par de tels écrits masquer leur propre choix de démolition du service public qui, lui, corrobore vraiment leur vision doctrinaire de la ségrégation urbaine et sociale ?
Heureusement que certains ont encore foi dans l'action politique, croient aux vertus d'un accompagnement social et administratif équitable de tous les citoyens, surtout les gens les plus en difficulté, par la puissance publique d'une nation bienveillante et fraternelle, et sont bien décidés à ne pas laisser faire le démantèlement. Leur dogme de soi-disant sectaires intolérants, c'est Liberté, Égalité, Fraternité.
Ils se sont regroupés dans un collectif de défense de la maison des services publics. Et ils ne sont pas près de renoncer au combat qu'ils ont engagé auprès de nos concitoyens pour sauver cette Maison France Services. Ils sont sur le terrain, ils saisissent le sous-préfet chargé de ces équipements (voir la vidéo facebook ci-dessous du conseiller municipal NUPES-PS Olivier Andrau), et affirment leur détermination dans un communiqué dont Var-matin a publié de larges extraits (ci-dessous).
231 views, 12 likes, 4 loves, 2 comments, 6 shares, Facebook Watch Videos from Olivier Andrau: 🇫🇷 Maison France Service de #LaSeyne. Nous avons été reçus hier par le sous-Prefet de Brignol...
UN SILENCE ASSOURDISSANT FACE AU DÉMANTÈLEMENT DU SERVICE PUBLIC
SIGNEZ LA PÉTITION
En trois ans, outre la Maison des Services Publics, la poste du Clos Saint-Louis et les accueils de l'office d'HLM Toulon Habitat Méditerranée ont été fermés. Qui a vu se lever la maire et ses affidés pour défendre ces services à notre population ?
C'est comme pour tout le reste. Qui les a vus se mobiliser pour l'amélioration des transports en commun métropolitains desservant La Seyne, notamment par la nouvelle ligne de bateaux-bus que nous réclamons, avec le maire de Saint-Mandrier, depuis plus de douze ans ? Qui les a vus s'insurger contre la réduction des horaires d'ouverture des guichets de la gare SNCF ? Qui les a vus s'investir pour défendre les moyens des établissements scolaires publics mis à mal par leurs alter ego du gouvernement tout aussi libéraux dogmatiques qu'eux ? Qui les a vus aux côtés des personnels des hôpitaux de Toulon et La Seyne ou des salariés de la collecte des ordures et de la propreté urbaine, se battant pour, simplement, retrouver des moyens décents de leurs indispensables missions publiques ? Qui les a vus protester contre le retard pris pour la reconstitution de l'offre publique de logements locatifs sociaux pour compenser les démolitions de Berthe ? Qui les a vus aux côtés de leurs collègues élus des autres villes populaires vulnérables de France, de toutes sensibilités politiques républicaines, y compris la leur, qui se mobilisent pour obtenir « le déploiement des ressources et moyens de droit commun de l’État, des établissements publics, notamment sanitaires et sociaux, des régions, départements et intercommunalités. » ?
Plus généralement, qui les a vus aux côtés de leurs concitoyens quand il s'agit de défendre le service public, ciment du contrat social de la nation ? Qui les a vus réunir, ne serait-ce qu'une seule fois en trois ans, le comité communal des usagers des services publics ?
Ah, si, il faut être juste. Ils créent un poste de police municipale à la cité Berthe. Juste là où l'État ne leur demandait rien, puisque la convention entre les deux polices, nationale et municipale, prévoyait que ce territoire urbain était sous la compétence de la première...
Macron, Darmanin, Le Maire, et autres libéraux sans vergogne, qui révélez plus que jamais en ces temps troublés votre science assumée de la fracturation sociale du pays, vous êtes démasqués. Sortez de ces corps d'élus Seynois !
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[ * ] : Le terme "instrumentation" utilisé par l'auteur de ces mots aimables est, selon l'Académie française et le Centre national de ressources textuelles et lexicales, un mot du champ de la musique et des techniques qui rend incompréhensible son écrit publié sur sa page facebook. Mais on peut imaginer qu'il voulait parler d'utilisation ou de manipulation.
La parution d'un article dans le quotidien Var-matin sur le sujet inquiétant du devenir de la Maison des Services Publics de La Seyne me conduit à apporter une petite précision rectificative...
Avec la mise en ligne d'un article de mon blog, j'ai en effet été sollicité par le journal local pour expliquer mon engagement auprès d'un "collectif" qui se met en place en vue de tout tenter pour sauver la Maison des Services Publics de La Seyne. Sur le fond de l'article, il n'y a rien à dire.
Toutefois, j'ai été amené à préciser que, même si je suis adhérent de la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), l'un des partis politiques impliqués dans le "collectif" qui se met en place, qui était représenté par deux de ses responsables lors de la rencontre de lancement du mouvement, mes amis Stéphane Sacco et Florence Guaddacha dont je suis pleinement solidaire, c'est au titre d'adhérent du syndicat CGT que j'ai été sollicité pour m'associer la démarche.
Je me suis sûrement mal exprimé et je dois rectifier. Je ne suis évidemment pas adhérent d'un syndicat CGT des personnels territoriaux retraités, puisque je n'ai jamais été employé d'une collectivité locale. Enseignant, j'ai dès sa création rejoint le syndicat SDEN-CGT, devenu Éduc'action CGT, des personnels de l'Éducation nationale. À présent retraité, je continue à lui régler ma cotisation mensuelle, mais je relève logiquement de l'Union confédérale des retraités CGT. La confusion vient sûrement du fait que j'ai précisé lors de l'interview que ce sont des responsables du syndicat CGT des personnels territoriaux de La Seyne, donc de l'Union Locale CGT, qui m'ont sollicité.
Rien de grave donc. Ça ne change rien au fond du problème qui justifie mon engagement, mais il me fallait apporter cette petite précision.
« Celle de La Seyne-sur-Mer incarne pleinement la philosophie et l’ambition du programme des maisons “France Services” : accueillir et accompagner les citoyens pour leurs démarches du quotidien dans un lieu proche, accueillant et convivial. »
Ce n’est pas moi qui le dis. C’est l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT), c’est-à-dire l’institution publique chargée par l'État de promouvoir ces structures de proximité comme celle qu’on appelle communément chez nous la « Maison des Services ».
Notre « Maison France Services » de La Seyne est ainsi citée en exemple de réussite par l’État.
Or voilà qu’elle risque de disparaître. Ce serait une aberration d’une violence inouïe pour les 44.000 usagers qui bénéficient de ses services et en font la deuxième plus active des 2.538 Maisons France Services de France. Ce serait inacceptable. Comme serait intolérable la résignation qu'affiche la municipalité seynoise. À moins que ce ne soit un choix délibéré...
[Je préviens le lecteur que cet écrit est un peu long, mais je me dois de verser au débat qui s'est ouvert sur le devenir de la Maison France Services des éléments précis de l'histoire de cet équipement majeur dans notre environnement urbain.]
À LA GÉNÈSE, UNE MAISON DE LA JUSTICE ET DU DROIT VOULUE PAR L'ÉTAT
Notre Maison des Services a été fondée en 1999, sur sollicitation de l’État qui incitait depuis un an à l’implantation de Maisons de la Justice et du Droit, qui fut le premier des services de proximité rendu à nos concitoyens, assurant une présence judiciaire de proximité, concourant à la prévention de la délinquance, garantissant un accès au droit et favorisant les modes alternatifs de règlement des litiges du quotidien.
Échaudé par les initiatives de l’État qui promeut volontiers de nouveaux équipements en cofinançant leur création et les premières années de leur fonctionnement puis se désengage en laissant aux collectivités locales la charge d’assurer leur pérennité, j’avais, alors adjoint au maire chargé de la politique de la ville, un peu trainé les pieds. J'arguais que la Justice est une compétence régalienne que la Nation se doit d’assumer elle-même. Et je pressentais la difficulté financière qui aurait résulté pour la Ville d’un éventuel abandon de l’État au bout de quelques temps. Apporter une réponse nouvelle aux besoins de la population pour la voir ensuite disparaître aurait été pire que ne pas la créer.
Je pensais m'être trompé, et l'histoire me l'a longtemps prouvé, mais mes inquiétudes d'alors me rattrapent plus de vingt ans après.
UN GROUPEMENT POUR PORTER UN PROJET... D'INTÉRÊT PUBLIC
C’est pour rassurer la Ville que le préfet de l’époque a proposé que la structure nouvelle, appelée à élargir ses missions de service public au-delà de celle d'accès à la justice, soit gérée par un Groupement d’intérêt public (GIP) associant neuf partenaires, dont la Ville, le Département et l'office d'HLM, sous la “tutelle" de l'État représenté par le préfet comme "commissaire du gouvernement". Ce GIP fut créé le 26 avril 1999, il y a presque un quart de siècle (voir ICI).
Et c’est pourquoi, aujourd’hui, si chaque institution apportant ses services de proximité dans le cadre de notre Maison des Services les assure avec ses propres personnels, les cadres et agents assurant la direction, la coordination, la médiation et les services mutualisés sont salariés de ce GIP, garantie de leur pérennité donc de celle de l’ensemble des services rendus aux citoyens à la « Tour du Gère » au pied de laquelle elle est implantée.
SI C'EST D'INTÉRÊT PUBLIC, ÇA SE PROTÈGE ET SE DÉFEND BEC ET ONGLES !
Ce serait donc révoltant que les institutions qui ont présidé à la création de cette Maison des services publics que l’État lui-même qualifie de « véritable institution locale » [voir ICI] et la presse spécialisée « d'îlot d’espoir » [voir ICI] l’abandonnent en rase campagne à son triste sort.
Quant aux personnels du GIP, il est navrant qu'un maire-adjoint s'en tienne à quelques mots de résignation attestant à eux seuls du vil prix qu'il attache au service public et à ses acteurs, contractuels de droit public : « Parmi les employés dont nous comprenons le désarroi, l'un part à la retraite, les deux médiateurs numériques seront repris dans le cadre du label France Service [sic] financés par l"Etat [deux postes avec 30.000 euros annuels, ça m'étonnerait...]. Il reste en effet 4 employés [dont la directrice...] qui seront licenciés et nous ne pouvons que le regretter. C'est toujours une situation terrible à vivre. » Fermez le ban. Circulez. Traversez la rue, vous trouverez un autre job. ( * )
LA MAIRE ET SA MAJORITÉ OPPOSÉES AU SAUVETAGE DU SERVICE PUBLIC
Si l'on ne peut être que dépité à la lecture des écrits de ce maire-adjoint, on doit l'être encore plus du vote émis par le conseil municipal lors de sa séance du 28 mars dernier. Sur proposition du groupe des élus des gauches et de l'écologie, une motion a été soumise à l'assemblée communale, exposant la situation et demandant « que l'État soit saisi et que soit étudiée la pérennité de ce service public, fondamental sur le territoire et le quartier, pour accueillir et accompagner les citoyens pour leurs démarches du quotidien, dans un lieu proche, accueillant et convivial. ».
Les masques sont alors tombés. La position de la maire et de sa majorité est désormais claire, officielle et assumée. La première magistrate l'a exprimé en séance (à 7 mn 49 dans la vidéo en fin de cet article) : « Je vois des élus perdus [aurait-elle perçu que certains de sa majorité auraient eu envie de soutenir cette motion ?...]. Nous votons contre. C'est donc non ! »( * ). Et elle a été majoritairement suivie par ses 24 affidés tandis que, sur les 46 conseillers présents, 19 soutenaient l'initiative républicaine des 4 élus des gauches et de l'écologie et 2 s'abstenaient (voir ICI).
LE DOUBLE LANGAGE DE LA DROITE ET DE L'EXTRÊME-DROITE SEYNOISES
La municipalité seynoise révèle donc sa funeste et triste vision du service public de proximité. Elle révèle aussi son double langage assumé. Ainsi, une autre maire-adjointe affirmait-elle il y a moins d'un an : « Cette France Services est un impératif. Nous avons 45 % de taux de chômage, 65 % de familles monoparentales, une population vieillissante, des personnes en situation d’illettrisme, beaucoup d’habitants bénéficiaires du RSA, certains confrontés à des difficultés multiples de logement, de santé. A tout cela s’ajoute la fracture numérique, et ce sont des personnes que l’on retrouve ici [à la Maison des Services]. » (voir ICI, page 5 sur 7). Et celle-là a voté contre la motion de demande du maintien de la Maison des Services soumise au vote du conseil municipal...
L'équipe majoritaire de la droite municipale ne se distingue pas en matière de duplicité de la minorité d'extrême-droite du Rassemblement National qui s'est abstenue lors du vote de la motion alors que son chef de groupe publiait trois jours plus tard sur sa page facebook : « Les élus du Rassemblement National de La Seyne-sur-mer n’admettent pas la fermeture de la Maison des services publics synonyme de déni social. Ils ne veulent pas que la municipalité tourne le dos à l’accueil de 44 000 usagés [sic], dont 88% de Seynois chaque année. »( * )
UNE GRAVE RUPTURE AVEC LES POSITIONS RÉPUBLICAINES DE TOUS LES MAIRES DEPUIS 1999
Nous assistons là à une véritable rupture anti-républicaine des élus majoritaires d'aujourd'hui avec tous les prédécesseurs de l'actuelle maire.
Tous les édiles républicains, de droite comme de gauche, chez nous comme ailleurs, s'attachent à répondre aux besoins des populations en difficulté d'accès aux offres de services publics, soit du fait de leur éloignement géographique comme en milieu rural, soit par manque de maîtrise des codes administratifs, des outils numériques ou de la langue, nécessitant un accompagnement humain, comme c’est le cas pour beaucoup de résidents des quartiers populaires urbains fragiles.
Jusqu'en 2020, La Seyne n'échappait pas à la règle. Les trois prédécesseurs de la maire ont eu à cœur de placer l'accès aux services publics et au Droit au centre des grands programmes qu'ils ont construits avec l'État et d'autres institutions publiques pour réduire les effets des fractures urbaines, sociales et économiques dont sont victimes beaucoup de leurs administrés, principalement ceux des quartiers prioritaires de la politique de la ville (Berthe, le centre-ville et les résidences d'HLM réparties sur la commune).
LA "MAISON DES SERVICES", OUTIL DE RÉDUCTION DES FRACTURES SOCIALES
J'en veux pour preuve le "Contrat de Ville 2000-2006" (voir ICI) signé entre Maurice Paul, maire de gauche (PCF) de la commune, l'État et d'autres partenaires, qui fixait parmi les objectifs prioritaires « l'égalité devant le service public et l'accessibilité à des services urbains généralisés » (priorité de l'État, page 5 sur 42), « faciliter l'accès aux services publics » (priorité de la Région, même page), l'« amélioration des services publics, (création de services, accès facilité, plateforme multi-services...) » (priorité du Département, page 7 sur 42), l'offre « à tous les habitants des services collectifs qui leurs sont nécessaires »,« soutenir la Maison des Services » (priorités de la Commune, pages 7 et 12 sur 42), mais aussi « promouvoir l’accès au droit en s’appuyant sur la Maison de Justice et du Droit et sur le Conseil Départemental d’Accès au Droit », « faciliter le regroupement et/ou la coordination en un même lieu de toutes les structures qui traitent de l’économie et de l’emploi », « développer la formation des agents d’accueil à la réception des personnes en grande difficulté (aptitude à poser un diagnostic de situation, problématiques de discrimination, d’illettrisme...) - renforcer le pôle emploi/insertion de la Maison des Services » (priorités partagées, pages 13, 15 et 16 sur 42), etc.
Les dispositifs suivants, signés par les successeurs de Maurice Paul et du préfet de l'époque, ont confirmé ces orientations... et les ont élargies à une volonté d'utiliser la Maison des Services et son environnement pour changer l'image du quartier en ouvrant ses fonctionnalités sociales et urbaines au reste de la ville et de l'agglomération...
LA "MAISON DES SERVICES" ET LA "PLACE DES SERVICES", OUTILS DE RÉDUCTION DES FRACTURES TERRITORIALES
Ainsi, le "Contrat Urbain de Cohésion Sociale 2007-2009 (CUCS), reconductible jusqu'en 2012" (voir ICI) et la "Convention du programme national de rénovation urbaine 2005-2009 (PRU)" (voir ICI) signés entre Arthur Paecht, maire de droite (UMP), l'État, la Région, l'office d'HLM et d'autres partenaires, confortent les objectifs précédents, sont définis comme « le prolongement du Contrat de Ville » et ajoutent la volonté des divers signataires « au travers de projets structurants, de soutenir la dynamique de développement des quartiers, leur ouverture vers l’extérieur, leur intégration dans la ville, et l’émergence de représentations positives parmi la population. » (page 4 sur 58 du CUCS).
La Maison des services, la Place des services et les projets structurants d'équipements publics de leur environnement immédiat prévus puis réalisés (création de la médiathèque Andrée-Chedid, rénovations des écoles et du centre social Nelson-Mandela, création de la crèche du Petit Monde) sont considérés dans le PRU comme moyens, pour l'ensemble des habitants de la commune, « d'avoir accès à des services publics, de bénéficier des mêmes moyens de développement social et culturel, d'éprouver le sentiment d'appartenir à une même ville équilibrée » (page 33 sur 42 du PRU).
Enfin, les sept avenants à la convention de PRU que j'ai signés comme successeur d'Arthur Paecht entre 2009 et 2015 ont confirmé ces orientations d'ouverture du quartier Berthe à son environnement urbain et métropolitain.
LA "MAISON DES SERVICES" A POSITIVEMENT ET DURABLEMENT MODIFIÉ LA REPRÉSENTATION DU QUARTIER
De fait, grâce à la continuité républicaine qui s'est exercée durant deux décennies sur cette partie du territoire, et malgré les freins à l'effort de changement d'image qu'a représenté la cristallisation aux abords de la "Tour du Gère" qui domine la Maison des services d'un important trafic de drogue m'ayant conduit à reloger ses habitants et la murer, les résultats sont au rendez-vous. Un ministre chargé de la Ville, en visite sur place, a ainsi relevé « la modification positive que la Maison des Services et la Médiathèque ont apportée à la représentation que les habitants des autres quartiers ont du quartier Berthe et, en retour, le regain de fierté des résidents sur leur environnement de vie et donc sur eux-mêmes. »
Sur environ 45.000 visites annuelles d'usagers à la Maison des Services, ce qui en fait la deuxième plus importante de France par sa fréquentation, 12 % ne sont en effet pas celles d'habitants du quartier. Sans elle, peut-être ces Seynois d'autres quartiers et résidents des communes voisines n'auraient-ils jamais franchi les murs virtuels du quartier-ghetto qu'ils se représentaient. Cette fonction collatérale de requalification urbaine de notre Maison des Services est indispensable.
C'EST LÀ OÙ ILS SONT, EN UN LIEU UNIQUE, QUE DOIVENT ÊTRE SAUVEGARDÉS ET PÉRENNISÉS LES SERVICES RENDUS, PAS EN DÉMANTELANT L'ÉDIFICE !
C'est pourquoi, sauf à vouloir prendre le risque d'aggraver la fracture de la société seynoise et métropolitaine, déjà prégnante par les écarts économiques et l'histoire de l'incohérence territoriale, l'avenir de la Maison des Services est un enjeu structurant qui va bien au-delà de l'offre de réponses aux besoins sociaux de la population de son environnement immédiat.
Les pistes qui émergent au compte-goutte de l'indicible flou dans lequel la municipalité maintient les usagers et les personnels de la Maison des Services ne sont en rien satisfaisantes. Examinons les perspectives retenues, telles qu'exposées lors de la réunion du conseil municipal du 28 mars et confirmées par le maire-adjoint chargé de la politique de la ville sur sa page facebook...
>« L'accompagnement numérique va être installé à quelques pas dans le nouveau bureau de la tranquillité publique place Adjedj » : c'est un triple non-sens, attestant d'une méconnaissance totale des places et rôles respectifs des services et de leurs agents. D'abord, le fait même d'avoir installé un « bureau de la tranquillité publique » porté par la police municipale à Berthe est en contradiction avec la répartition territoriale convenue avec l'État dans le cadre de la convention de coopération entre les polices nationale et communale ; c'est ce qui avait justifié l'implantation du commissariat au quartier Saint-Jean en 2004, à proximité immédiate de Berthe. Ensuite, quand bien même la Ville aurait opté pour faire du zèle en élargissant le terrain d'intervention de ses agents, un poste de police n'est pas un espace de médiation. Enfin, et surtout, le rôle des médiateurs numériques n'est pas d'être animateurs d'un club d'informatique, mais d'être en appui des usagers des autres services qui nécessitent une maîtrise des outils informatiques et d'Internet : ils ne peuvent être positionnés que là où sont les autres services, c'est-à-dire au sein même de la Maison des Services. Cette aberration à elle seule est de nature à faire perdre le label d'État France Services.
>« La Maison du Droit et de la Justice, destinée à l'ensemble des Seynois, et pas uniquement aux habitants de Berthe, va être relocalisée à l'espace Hermes » : autre non-sens. Le ministère de la Justice précise en effet que ces "MJD" sont « des structures décentralisées mises en place principalement dans les quartiers populaires des grandes agglomérations », afin de « rapprocher la justice quotidienne des citoyens qui y ont difficilement accès » en permettant un « partenariat entre magistrats, associations et travailleurs sociaux ». Le site entre les quartiers Daniel, La Corderie et Tortel où est implanté l'Espace Hermès et cet espace lui-même ne correspondent en rien à l'objectif et n'est pas dans le périmètre d'un de nos deux quartiers populaires prioritaires. Et, surtout, s'il est exact que notre MJD est destinée à tous les Seynois, ce sont malheureusement très majoritairement les habitants de Berthe qui, vivant dans l'environnement le plus compliqué de la commune en matière d'incivilités et d'insécurité, ont besoin des services de la MJD. Enfin, cette relocalisation ferait perdre une bonne part des atouts qu'elle représente pour l'ouverture positive du quartier Berthe par une offre de service qui n'existe pas ailleurs dans la ville.
>« Les associations liées à l'emploi et à l'insertion professionnelle vont être installées au rez-de-chaussée de Berthe C à côté du bureau de la tranquillité publique ». En prévoyant un troisième lieu, en plus du Bureau de la tranquillité publique et l'Espace Hermès, on parachèverait un démantèlement et une balkanisation de notre Maison des Services, dont l'intérêt réside précisément dans l'unicité d'espace d'un ensemble de services, permettant la mutualisation des moyens humains et logistiques et la médiation pour les gens en difficulté, l'échange entre opérateurs sociaux, les passerelles entre services offertes aux usagers qui sont souvent en rupture avec plusieurs codes administratifs et ont besoin d'un accompagnement global.
> Le fait que l'espace soit « très vétuste et dégradé du fait d'infiltrations d'eau » est l'ultime argument avancé par la municipalité pour justifier son choix de démembrement. Comme dit l'adage, « quand on veut tuer son chien, on l'accuse de la rage ». Qu'on ne fasse croire à personne que les services de la protection maternelle et infantile (PMI) ont accepté d'assurer leurs consultations de jeunes enfants dans un taudis. Ni que l'office d'HLM Toulon Habitat Méditerranée (THM), propriétaire des lieux en ayant pris le relais par absorption de l'ancien office seynois Terres du Sud Habitat (TSH), signataire de toutes les conventions évoquées d'accompagnement social et de rénovation urbaine, qui a assuré les travaux de changement d'usage dans le cadre de la rénovation du quartier ainsi que l'entretien et les réparations, y compris lourdes après l'incendie de 2019, n'est pas en capacité d'effectuer des réfections de plomberie, de plâtrerie et de peinture !
LA "MAISON FRANCE SERVICES" DANS SON ENTIÈRETÉ, DANS SA "MAISON DES SERVICES", DANS SON QUARTIER, DANS SA VILLE ! ET RIEN D'AUTRE !
Il n'est d'autre solution que la pérennité de la Maison des Services, avec toutes les institutions publiques qui ont présidé à sa création et son essor, avec tous les partenaires publics et associatifs qui la font vivre, avec toutes ses offres aux citoyens, avec tous ses personnels, avec toutes les ressources financières et logistiques nécessaires.
Les usagers et les habitants – et pas seulement ceux du quartier Berthe – peuvent et doivent se mobiliser. Ils peuvent notamment signer en nombre la pétition mise en ligne.
La Ville peut et doit revenir sur sa décision.
Les partenaires (Département, Caisse d'allocations familiales, office d'HLM, etc.) qui ont voulu la création de cet outil remarquable peuvent et doivent se remobiliser pour sa survie.
Les institutions qui ont porté les grands contrats territoriaux pluriannuels pour l'accompagnement social, la rénovation et la redynamisation de nos quartiers urbains populaires vulnérables peuvent et doivent s'engager pour sa pérennité. Le quartier Berthe et La Seyne ont bénéficié d'un investissement financier exceptionnel depuis les opérations Habitat et Vie Sociale de la fin des années '70. Ils ont droit, comme la loi et le règlement de l'Agence nationale de la rénovation urbaine (ANRU) le stipulent, à un accompagnement durable pour que les effets de quatre décennies de politiques publiques ne soient pas réduits à néant par l'usure et l'abandon. C'est l'objet du très officiel plan stratégique local (PSL) convenu entre la Ville et l'État qui doit être activé pour cet enjeu capital.
Et l'État doit jouer pleinement son rôle d'activateur. La boucle ne peut être bouclée. Il fut à la genèse du premier service de proximité déployé, la Maison de la Justice et du Droit. Il ne peut pas assister bras croisés au Big Crunch, l'effondrement terminal, d'un instrument qu'il reconnaît lui-même comme étant d'exception. Son devoir est à la (re)mobilisation des institutions fondatrices et celles qui ont rejoint la belle aventure. Il ne doit pas s'interdire de taper du poing sur la table.
C'est son devoir de régulateur qui doit garantir que, quel que soit le moindre recoin de France, la République est constitutionnellement une et indivisible. Tous les résidents de France – et même ceux qui ne font qu'y passer – ont droit à un même accès égalitaire aux services publics.
Dommage que nous ne disposions pas, dans la batterie de nos institutions, d'une Cour de justice d'équité territoriale...
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( * ) : les remarques entre crochets insérées dans les citations du maire-adjoint – sur sa page facebook le 26 mars 2023 –, de la maire – lors de la réunion du conseil municipal du 28 mars 2023 – et du chef du groupe du RN– sur sa page facebook le 31 mars 2023 – sont de moi.
Deux informations récentes sur la vie politique seynoise sont passées presque inaperçues. Et pourtant, si on les relie l'une à l'autre, on peut mesurer combien la majorité locale, à l'image de ce que droite et extrême-droite sont au plan national et mondial, choisit de cibler les plus modestes de nos concitoyens, pauvres et classes moyennes, pour leur faire chèrement payer le coût de la crise alors qu'ils sont ceux qui en subissent le plus durement les effets.
L'une de ces informations date du 13 décembre dernier. Il s'agit de la toute dernière des délibérations soumise aux élus du conseil municipal ce jour-là, relative au coût des énergies pour la collectivité locale. L'autre, toute récente, est une révélation de la maire sur le même sujet, rapportée par la presse écrite locale dans un point de début d'année 2023.
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Le groupe des élus des gauches et de l'écologie du conseil municipal, conscient des difficultés budgétaires que représente pour la commune l'explosion des coûts de l'énergie, a proposé à la maire de faire adopter une motion à adresser au ministre de la Transition énergétique, réclamant « un retour au tarif règlementé [de l'énergie] pour l'ensemble des collectivités territoriales, entreprises et particuliers, une mise à contribution des grands groupes pétroliers et gaziers dont les profits ont explosé ces dernières années, et un retour à une maîtrise publique de la stratégie énergétique, dans sa production et sa distribution, au service de la population et non de la spéculation. »
Le rapport de l'organisation internationale de développement OXFAM, paru ces jours derniers, l'explique : « La guerre en Ukraine a provoqué une crise de l’énergie et une crise du coût de la vie. Certaines entreprises dans des secteurs comme le pétrole, le gaz, les transports ou l’agro-alimentaire ont profité de la guerre pour augmenter leurs marges et réaliser des superprofits. Loin d’être le résultat d’une innovation, ou d’un gain de productivité, ces profits « tombés du ciel » (windfall profits) sont des profits engrangés grâce à la guerre. Les 95 plus grandes entreprises de l’énergie et l’agro-alimentaire ont multiplié leurs profits par 2,5 (plus de 300 milliards d’euros). 84% des profits supplémentaires a été reversé aux actionnaires, alimentant la fortune des milliardaires de ces secteurs comme Rodolphe Saadé ou Carrie Perrodo. Ces profits tombés du ciel ne sont pas sans conséquence, ils ont tiré le prix de l’énergie (+28%) et de nombreux aliments de première nécessité (+12%) vers le haut. En France, plus de la moitié de l’augmentation du prix de l’énergie serait due aux marges exceptionnelles de ces quelques entreprises et près de 40% du prix pour les transports, avec des répercussions sur l’essence, le gaz, mais aussi l’alimentation. »
LA MAIRE FAIT REJETER LA MOTION... AVEC D'ÉTRANGES SOUTIENS
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Des communes françaises, plutôt animées par la gauche, mais pas seulement, ont ainsi émis le vœu que l'État fasse payer les super-profiteurs. Mais pas La Seyne. Soumise au vote, la motion proposée par les élus des gauches et de l'écologie a été rejetée par les conseillers municipaux par 22 voix tandis que 21 suffrages y étaient favorables. Il n'a donc manqué qu'une voix, mais cette voix fut suffisante pour que La Seyne se refuse à plaider auprès de l'État pour qu'il contraigne les profiteurs de crise à venir à son secours. Étrange parti pris.
Si l'on analyse le détail des votes, l'opposition à la motion est celle de la maire de droite et de l'équipe des élus qui lui sont encore fidèles ou qui l'ont rejointe après avoir dit d'elle pis que pendre. Une partie de la droite, celle opposée à la maire, a dépassé les clivages et soutenu la proposition de bon sens de la gauche. L'abstention de l'extrême-droite a de fait conforté la maire. Mais, c'est étonnant et inquiétant, la non-participation au vote d'élues se situant jadis à gauche – au point que l'une d'elles a porté les couleurs de la NUPES aux dernières élections législatives !... – ont aussi concouru à défendre avec la maire le rejet d'une motion qui visait à obtenir du gouvernement qu'il fasse payer les vrais responsables de la situation financière tendue du budget énergie de la commune.
POUR COUVRIR LES SURCOÛTS DE L'ÉNERGIE, AUGMENTER LES TARIFS DES SERVICES MUNICIPAUX ?...
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On aurait pu en rester là si, dans une déclaration à la presse locale, la maire n'était revenue sur le sujet préoccupant du coût des énergies pour la Ville. Ainsi le quotidien "La Marseillaise" rapporte que, pour couvrir les dépenses supplémentaires, la maire a annoncé, certes une augmentation du taux de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires, mais aussi... « des augmentations des tarifs municipaux » !
La boucle est bouclée. À La Seyne, nos élus préfèrent mettre à contribution les citoyens plutôt que ceux qui, déjà immensément riches, accroissent leur fortune grâce à la crise internationale. Comment l'annonce de la maire va-t-elle se traduire ? Qu'en sera-t-il des prix des crèches, du déjeuner à la cantine scolaire et périscolaire, souvent le seul repas équilibré et en quantité suffisante pour les plus humbles, des garderies du matin et du soir à l'école, des activités socio-éducatives des temps libres de la semaine et des vacances, des écoles municipales de sport et des Beaux-Arts, du musée du Fort Balaguier, des médiathèques, des activités en faveur de nos seniors, des opérations funéraires, ou des droits d'occupation du domaine public pour nos commerçants déjà à la peine ?...
Non, vraiment, à La Seyne comme ailleurs, droite et gauche, ce n'est pas pareil.
Il n'y a pas eu que de l'invective et des règlements de comptes entre membres de la "majorité" municipale issue de la "coalition" de gens de l'extrême-droite, de la droite républicaine et du macronisme libéral lors de la réunion du mois de juin du conseil municipal.
Il y a aussi eu quelques sujets d'importance et de fond, concernant le quotidien de nos concitoyens ou touchant aux budgets de la commune, tant celui réalisé de 2021 que celui en cours de 2022, c'est-à-dire à la politique conduite par la maire pour les services aux administrés, aux investissements et à la gestion de la dette communale.
Et, en analysant les votes respectifs des cinq groupes politiques de l'assemblée communale, certains pourraient être surpris de constater que seul celui des communistes, des socialistes et des Verts, qui a été naguère qualifié d' « ancienne gauche » par d'autres se prétendant plus radicaux, fait preuve d'opposition à la politique libérale et la gestion douteuse de la coalition majoritaire municipale...
LE GROUPE DES GAUCHES ET DE L'ÉCOLOGIE SEUL OPPOSANT
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Ainsi, même si ça prend un peu de temps, ça vaut le coup de prendre connaissance de l'intervention d'Olivier Andrau, conseiller municipal socialiste, au nom de ce groupe des gauches et de l'écologie, lorsqu'il s'est agi de voter le compte administratif de 2021, c'est-à-dire le compte-rendu abordé sous l'angle financier de tout ce que la maire a mis en œuvre au cours de l'année écoulée.
Chacun pourra apprécier, argumentaire très construit à l'appui, comment il a alerté sur les choix dispendieux, le très faible investissement ou la gestion hasardeuse de la dette communale. Cliquez sur la photo d'Olivier Andrau au cours de son intervention pour la retrouver en vidéo sur sa page facebook ou ICI pour la lire sur le blog du groupe des élus des gauches et de l'écologie.
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Étrangement, sur un sujet aussi important, aucun porte-parole des trois autres groupes minoritaires – doit-on parler de groupes d'opposition ? – n'a pensé devoir exprimer ses analyses, avis et critiques.
Et le résultat du vote (cliquez ICI ou sur l'image de la fiche de compte-rendu de vote pour l'agrandir et voir le détail du scrutin) confirmera que, tout compte fait, ni l'extrême-droite, ni le groupe MoDem-Génération Écologie, ni les élus "La Seyne pour tous" (droite), n'ont signifié leur défiance vis-à-vis de la désastreuse gestion de la maire, et que la seule opposition exprimée à son compte administratif 2021 a été celle de la soi-disant « ancienne gauche » ( 1 ).
DE SEMBLABLES POSTURES SUR UN AUTRE ENJEU BUDGÉTAIRE MAJEUR
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D'autres délibérations mettront en évidence cette réalité. En cliquant sur chacune des fiches ci-dessous de compte-rendu de vote d'autres délibérations significatives, on notera de semblables choix où les oppositions autres que celle des gauches n'en ont pas été...
On observera ainsi que, sur une autre délibération financière, concernant cette fois le budget 2022 en cours d'exécution, seul le groupe des gauches et de l'écologie s'est opposé à la maire. Il s'agissait pourtant de rectifier le budget principal, guide annuel de la politique communale voté en avril dernier, en glissant dans une liste interminable de modifications mineures une rectification d'importance.
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Elle visait en effet à corriger un budget que la gauche avait déjà qualifié de potentiellement insincère du fait de l'omission opportune d'une dépense obligatoire évitant de faire apparaître un déséquilibre que seul un nouvel emprunt de plus d'un million d'euros pouvait compenser.
Olivier Andrau s'est également exprimé sur cette grave question qui aurait dû entrainer les autres groupes minoritaires à manifester aussi leur opposition, ce qui n'a pas été le cas. Cliquez sur la photo d'Olivier Andrau au cours de son intervention pour la retrouver en vidéo sur sa page facebook. Et sur l'image de la fiche de compte-rendu de vote pour l'agrandir et voir qui a voté quoi.
ET D'AUTRES INCOMPRÉHENSIBLES SILENCES DES OPPOSITIONS SUR L'ATELIER MÉCANIQUE, LA DISPARITION D'UN FOYER D'ANCIENS ET D'UN SERVICE PUBLIC POSTAL
Sans autre commentaire, je laisse aux visiteurs de ce blog le soin de se faire par eux-mêmes une idée des silences et abandons des groupes minoritaires autre que celui des gauches et de l'écologie. Seuls, en effet, Anthony Civettini (PCF), Hakim Bouaksa (EELV) et Bouchra Réano (PS), ont pris la parole pour déplorer les propositions de la maire. J'invite à cliquer ci-dessous sur les fiches de compte-rendu des scrutins pour les agrandir et voir le détail des votes de chaque groupe d'élus. C'est assez étonnant.
L'ENTERREMENT DU PROJET DE CINÉMA À L'ATELIER MÉCANIQUE
L'EXPULSION DES ANCIENS DU FOYER ARISTIDE-BRIAND
LA FIN DU SERVICE PUBLIC DE LA POSTE ASSOCIÉ À LA MÉDIATHÈQUE DES SABLETTES
QUEL EST DONC LE SENS DE CES ABANDONS ?
Les motivations des uns et des autres de ces groupes minoritaires sont difficiles à cerner dans la mesure où ils ne les explicitent pas. Mais, déjà, des observateurs de la vie seynoise se questionnent à haute voix.
Dans le contexte tumultueux que connaît la majorité municipale, d'éventuelles recompositions vers une nouvelle coalition autour de la maire gravement fragilisée, fût-elle aussi disparate que celle qui implose à petit feu, seraient-elles en réflexion ?
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( 1 ) : Ce n'est pas une bonne nouvelle. Il semble que la belle unité du groupe des gauches et de l'écologie a été écornée par une évolution de la position d'une de leurs élus, Marie Viazzi, qui, de sensibilité radicale, avait rejoint le groupe après la démission pour raison de santé de Cécile Jourda (voir ICI). Elle a étrangement, et sans donner d'explication publique, confié sa procuration à Sandra Torres, cheffe de file du groupe de droite "La Seyne pour tous". Est-ce dû à la position du Parti radical de gauche (PRG) dont elle était ou est encore adhérente qui, aux récentes élections nationales, n'a pas intégré la Nupes ? Ce choix – que l'on doit respecter et n'appelle surtout pas de critique personnelle ad hominem – confirmerait-il l'hypothèse évoquée par certains observateurs d'une éventuelle recomposition majoritaire locale à venir ?
Chère Nathalie, les personnels de la ville sont en grève. Ils ne le sont pas contre toi, ni contre leurs cadres. Ils le sont contre le gouvernement libéral qui, avec sa loi inique de transformation de la fonction publique, a choisi en 2019 d'accélérer le démantèlement du ciment de la Nation que sont les services de l'État et des collectivités.
La menace plane sur eux. Mais elle se dresse aussi au-dessus de toi. L'État ne te concède plus que deux semaines pour les contraindre à rentrer dans le rang qu'il leur impose et à renoncer aux acquis qu'ils ont obtenus depuis des décennies. Si tu ne t'y opposes pas comme le font d'autres maires, une nouvelle et lourde détérioration de leurs conditions de travail aura des conséquences terribles sur le service public dû à nos concitoyens.
N'obtempère pas. Accompagne leur détermination à ne pas se soumettre.
L'épouvantable crise sanitaire et sociale que nous traversons est révélatrice. Les Seynois, et pas seulement ceux qui sont les plus victimes de la relégation sous toutes ses formes, peuvent mesurer combien est nécéssaire la gestion du quotidien et du cadre de vie que les fonctionnaires assurent avec constance, dévouement et compétence, prévenant et réparant les difficultés de chacun et parfois des drames humains.
Souviens-toi. Il y a deux ans, nous les applaudissions tous les soirs à la tombée de la nuit. Les élus minoritaires de gauche et de l'écologie du conseil municipal que tu présides ont eu raison de rappeler dans un tout récent communiqué les raisons pour lesquelles La Seyne, que tu veux plus belle mais qui doit demeurer rebelle, a l'obligation d'accompagner ses agents publics dans leur refus d'une indicible régression : « (...) Cette loi et son application sont animées par des objectifs libéraux que nous n’acceptons pas parce qu’ils alimentent ce discours qui consiste à faire passer les agents de la fonction publique pour des privilégiés dans un contexte où la preuve n’est plus à faire de leurs mobilisations et de leurs engagements sans faille au service de la population : nous apporter à domicile des masques et des repas en pleine pandémie, maintenir l’accueil des enfants des soignants, enseignants et services de sécurité, soigner, organiser les centres de test puis de vaccination, garantir la permanence de nos actes d’état civil et administratifs, assurer notre sécurité et la tranquillité publique… malgré des années de gel de leurs indices salariaux, entres autres vicissitudes qu’ils subissent depuis des années. (...) ».
Ils sont le bras armé de la mise en œuvre de la politique d'organisation urbaine et de vie quotidienne dont une majorité d'électeurs seynois t'a confié la responsabilité. Sans les fonctionnaires, les élus ne sont rien.
Ne consulte pas les tableurs informatiques qui calculent des équivalents temps plein, des nombres d'heures travaillées dans l'année, l'impact de la suppression de congés acquis par la pénibilité de la fonction, l'ancienneté ou l'exercice de la fonction parentale. Et ne crois pas une seconde que la réforme imposée génèrera des économies dans le budget communal. Les services qu'ils ne pourront plus assurer devront être achetés – et fort cher car indispensables – au secteur privé.
Plonge ton regard dans le cœur des hommes et des femmes qui se consacrent à faire vivre sur notre territoire la promesse républicaine de bien-être, de solidarité, d'émancipation et de régression des inégalités.
Tu dois, Madame la maire, chère Nathalie, être à leurs côtés. Les défendant, emboîtant le pas de leur combat, c'est cette promesse que tu défendras. Pour nous tous. Et pour que les enfants demain ne connaissent pas du service public territorial que les images aux teintes sépia des photographies d'antan.
Au risque de déplaire aux contempteurs permanents qui n'attendent de mon blog qu'il ne véhicule que des critiques et remarques malicieuses sur la gestion locale, je vais profiter d'une accalmie dans la tempête d'hérésies que la météo politique nous inflige pour saluer d'heureuses initiatives communales et ceux qui les réalisent.
Et, de là, toutefois, digresser un peu...
DE BELLES ILLUMINATIONS, ET ÉCOLOGIQUES AVEC ÇA !
Ceux qui sont à la manœuvre, ce sont les fonctionnaires communaux. Il faut le reconnaître, les illuminations des fêtes de fin d'année continuent de s'améliorer. La maire et son équipe ont mis leurs pas dans les traces de leurs prédécesseurs pour poursuivre le plan pluriannuel d'acquisitions régulières de nouvelles installations peu consommatrices d'énergie permettant, année après année, de parfaire l'ambiance festive de la ville.
Je tiens une nouvelle fois à tirer mon chapeau aux personnels de la commune et de la métropole qui en assurent le choix, l'installation et la gestion.
C'est ça, aussi, le service public durable.
LA SEYNE, TERRITOIRE À ÉNERGIE POSITIVE, ENGAGÉ POUR LA NATURE ET DÉSORMAIS AVEC UNE COP D'AVANCE
Ce service public municipal est également la cheville ouvrière du label "Territoire durable, une Cop d'avance" que la commune vient d'obtenir. C'est un encouragement pour les fonctionnaires de la Ville et de la Métropole qui, de façon transversale dans beaucoup de services, imaginent et mettent en oeuvre des actions locales indispensables à la sauvegarde de la planète et de ses habitants.
C'est comme ça qu'on l'aime, la continuité républicaine. Même si – peut-être n'était-elle pas au courant ? – l'adjointe à la maire chargée de l'environnement ( * ) s'est bien gardée d'en faire état dans l'interview qu'elle a donnée au quotidien Var-matin...
LA SEYNE, TERRITOIRE DE PRÉVENTION SANITAIRE DURABLE
À l'heure où la pandémie de coronavirus redouble de vigueur, je veux enfin saluer les cadres et agents de la commune qui s'investissent, avec les pompiers, les bénévoles des associations de secourisme et de protection civile, et les professionnels de santé, pour faire fonctionner sans discontinuer depuis de très longs mois le centre de vaccinations que nous avions installé dès le début de l'épidémie au sein de l'espace sportif et d'accueil jeunes "Gisèle-Halimi".
C'est un des rares sites de la Région Provence qui, depuis début 2020, n'a jamais suspendu son activité. Loin de ne concerner que les Seynois, il accueille des personnes venant parfois de loin. Et, s'il fallait démontrer que les agents publics, trop souvent injustement moqués pour leur supposée rigidité de "fonctionnaires fonctionnant", brillent par leur initiative et leur imagination, sachons que ceux-là n'ont pas attendu les toutes récentes consignes gouvernementales pour ouvrir grandes les portes de la vaccination, accueillant les aspirants à la piqûre initiale ou de rappel sans qu'ils aient besoin de prendre rendez-vous...
HONORER LE SERVICE PUBLIC DURABLE
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Et c'est pour cela – et tout ce que le service public apporte de bienveillance républicaine à la nation – qu'il a été très malvenu de débaptiser la "Place des services publics" qui visait à honorer les serviteurs de l'État et des territoires.
Mais il est toujours temps de réparer, fût-ce en dénommant un autre lieu que l'esplanade qui jouxte le quai Hoche.
Et peut-être, si ça peut aider, car il est des noms qui semblent écorcher la bouche de certains, en reformulant quelque peu le panonceau soulignant l'histoire locale pour la défense du service public, ainsi que je le suggère sur le petit montage ci-dessus...
( * ) : Le titre officiel de cette adjointe à la maire est « déléguée à l’environnement et aux espaces naturels, agricoles et forestiers, aux instructions des dossiers de qualité de l’air, aux plages et à la qualité des eaux de baignades, au développement durable et de maîtrise des énergies, à la politique liée à l’affichage et la publicité, aux obligations légales de débroussaillement, aux espaces verts, à la promotion des circuits locaux de distribution » (ouf, quel boulot !... mais, rassurons-nous, on aurait pu ajouter sans que le préfet, chargé du contrôle de légalité ne s'en émeuve plus, des choses comme « défense nationale, intérieur, affaires étrangères », et d'autres, car seules les compétences soulignées sont des attributions communales, les autres relevant de la Métropole...
Notre Premier adjoint, si j'en crois ce que j'ai lu ce samedi dans Var-matin, n'y va pas avec le dos de la cuillère ! Voilà que je serais soudainement la cause de tous les malheurs que rencontre notre ville en matière de finances locales et d'efficience de ses équipes de fonctionnaires...
On dira que c'est de bonne guerre. Mais, si je suis désormais éloigné des affaires communales et si je laisse le soin à mes amis élus dans l'opposition municipale des gauches et de l'écologie de jouer leur rôle d'analyse des audits que la maire a commandés et qu'ils m'ont transmis, je me suis tout de même autorisé, sollicité par le quotidien Var-matin, à apporter ma contribution à une lecture de ceux-ci peut-être un peu plus objective que celle que notre Numéro Deux municipal en a faite...
Voici donc ce que j'ai communiqué à la presse...
Pour ceux des visiteurs de mon blog qui n'y auraient pas eu accès et voudraient se faire leur propre opinion, je me permets de donner à lire, en cliquant sur les termes mis en exergue, quelques éléments...
Je veux croire qu'il s'agit d'une incompréhension. Une rumeur infondée circule. C'est pourtant clair : notre municipalité ne s'est jamais déclarée favorable à la disparition de son territoire des services du ministère des finances. Elle a été informée courtoisement des choix de l'État et lui a confirmé son regret, lui demandant que le service de proximité offert à nos concitoyens ne soit pas affecté par les réorganisations décidées et que l'impact sur les agents soit nul. Le contraire serait un comble. C'est pourquoi, à ces fonctionnaires-là, comme aux autres, de l'État, des hôpitaux ou des collectivités, depuis douze ans, nous témoignons notre total soutien.
UN ENGAGEMENT CONSTANT POUR LES SERVICES PUBLICS
On se souvient de la longue lutte que nous avons initiée pour tenter de conserver notre maternité publique seynoise. On sait les efforts de conviction que nous déployons chaque année pour le maintien et les ouvertures de classes et de postes dans l'Éducation nationale. On ne peut oublier notre engagement pour préserver et voir reconstruit le bureau de poste de Berthe, ni, récemment, la solution innovante que nos avons obtenue pour conserver à Tamaris un service postal qui ne soit pas assuré sous la forme d'une « agence postale communale » fonctionnant aux frais de la mairie. On connaît notre engagement auprès des personnels hospitaliers pour la sauvegarde et l'amélioration des services d'urgence médicale, auprès des universitaires publics pour la pérennité et l'extension de l'Etablissement supérieur du professorat et de l'éducation (ESPE, ex-IUFM) et pour la relance de l'activité de l'Institut Michel-Pacha, auprès de Pôle Emploi pour qu'une agence neuve soit implantée chez nous, et, le mois dernier encore, auprès de la SNCF pour le maintien du guichet de notre gare ferroviaire. J'ai été d'ailleurs, en mai, avec des collègues maires écologistes et de divers partis de la gauche, à l'initiative d'un appel national d'élus pour le retrait du projet de loi de transformation de la fonction publique.
REMUNICIPALISATIONS, MAINTIEN ET DÉVELOPPEMENT DU SERVICE COMMUNAL
Pour nos propres services communaux, nous n'aurons eu de cesse de les préserver, les conforter et même les développer ou les recréer, malgré les vicissitudes budgétaires que nous impose l'État. Nul n'ignore que nous avons mis un terme, après trois décennies, à la privatisation totale de notre service d'adduction de l'eau potable et instauré, avec notre nouvelle société mixte « La Seynoise des Eaux », une baisse de tarification atteignant 20%, que nous avons ramené « dans le giron public communal » la gestion des espaces verts, le ménage des bâtiments communaux, ou encore le stationnement dont nous avons sauvé la gratuité. Chacun sait que nous avons créé de nouveaux équipements, telle la plus moderne cuisine de restauration collective publique de notre région, une médiathèque, un espace sportif et socio-éducatif, un Espace Accueil Jeunes, une Maison de la Jeunesse, que nous avons réouvert et rénové des espaces d'animation pour les jeunes qui avaient été laissés à l'abandon, un centre culturel, un espace d'animation pour nos aînés, des sites et dispositifs d'accueil et d'éveil pour les jeunes enfants, et bien d'autres services pour tous, gérés par nos propres personnels territoriaux. Même nos feux d'artifices estivaux et leurs spectacles sons et lumières sont désormais des productions « service public pur jus » qui, chacun en conviendra, n'ont rien à envier à celles de sociétés commerciales !
LA POSITION MUNICIPALE AU REGARD DU SERVICE PUBLIC N'A JAMAIS VARIÉ
Nous avons enfin tenu bon pour que l'ancien office communal d'HLM conserve son caractère d'établissement public et, jusqu'à l'ultime limite permise par la loi, au 1er janvier prochain, pour que sa gestion financière ne bascule pas en comptabilité privée. Nous l'avons notamment fait pour préserver jusqu'au bout du possible les emplois des fonctionnaires de l'agence comptable de l'État qui assurent le contrôle de l'ordonnancement des charges et produits de « Terres du Sud Habitat » à la trésorerie locale de La Seyne. Ce choix me semble attester à lui seul du fait que, une fois encore, notre équipe municipale déplore les attaques que l'on n'a de cesse de faire au service public et, en particulier au regard de l'actualité, les démantèlements que M. Darmanin, ministre de l'Action et des comptes publics, inflige à sa propre administration, avec les milliers de suppressions de postes annoncées il y a quelques jours.
Ce lundi 9 septembre à 14 heures 30, notre majorité communale sera d'ailleurs après de ces agents en lutte pour le service public des finances.
« Impressionnant, merveilleux, étonnant, fiers d'être Seynois...». De vive voix – et en diverses langues ! – de la part de ceux que j'ai croisés dans la foule, ou par textos jusque tard dans la nuit, nombre de Seynois et de visiteurs m'ont fait part de leur ravissement à l'issue de la soirée pyrotechnique, spectaculaire et musicale qui a épaté plus de 20.000 spectateurs sur notre Parc de la Navale.
Notre Fête Nationale se poursuit ce dimanche dans la solennité et la ferveur républicaine. Seynois, voisins et vacanciers nous feraient plaisir en suivant nombreux le défilé qui, dès 10 heures ce matin, nous conduira sur le port, de la Porte de la Rotonde aux Monument aux Morts, pour la cérémonie commémorative de notre chère République.
Nul doute que nos invités d'honneur, les maires et élus municipaux de Bizerte et Menzel Bourguiba (Tunisie), de Maardu (Estonie) et de Buti (Italie), quatre parmi nos huit villes jumelles ou amies, seraient honorés d'être entourés de nombre de nos concitoyens...
J'ai naturellement transmis aux organisateurs les témoignages de satisfaction et les remerciements sincères dont on m'a fait part. Je tiens à adresser à mon tour mes vives félicitations à tous ceux de nos fonctionnaires communaux qui ont travaillé des mois durant pour préparer cet étonnant spectacle, qui l'ont fait vivre de mains de maîtres, l'angoisse au ventre que ne survienne un incident technique, et qui ont œuvré jusqu'au petit matin pour les rangements.
Il faut le savoir : sauf pour certaines prestations très spécifiques, cette féérie n'a pas été achetée à un opérateur commercial, nos finances fragiles ne l'auraient pas permis. Elle est l'œuvre d'agents municipaux aux rares compétences, toujours prêts à entreprendre des formations continues pour améliorer leur savoir-faire, passionnés et dévoués à l'action publique autant qu'artistes, créateurs et poètes. Ils ont donné une image exceptionnelle de la fonction publique.
Je n'oublie évidemment pas tous ceux qui ont vécu la soirée dans l'ombre et sans en profiter, tout occupés qu'ils étaient à en assurer la logistique et la sécurité en amont et aux abords du site du spectacle : pompiers, secouristes associatifs, volontaires de la réserve communale de sécurité, policiers municipaux et nationaux, cadres, agents et techniciens de la commune, personnels du service de communication qui a retransmis le spectacle en direct sur notre chaine de vidéo en ligne "leseynois TV"
Ni les commerçants de notre centre ville qui ont montré leur capacité à s'organiser pour compléter la fête et faire vivre la convivialité.
Ni naturellement nos concitoyens et visiteurs qui ont vécu la soirée dans la joie et l'émerveillement, tout en étant respectueux des bons usages civiques, aucun incident notable ne s'étant déroulé.