14 septembre 2021 2 14 /09 /septembre /2021 06:03

Mon ami Philippe Rio, maire communiste de Grigny, dans l'Essonne, au sud de l'agglomération parisienne, par ailleurs président de l'Association Française des Maires pour la Paix et l'un des vice-présidents de l'Association des Maires Ville & Banlieue de France, a été élu ce lundi « meilleur maire du monde 2021 » parmi 32 édiles de tous les continents sélectionnés par "The City Mayors Foundation

Le communiqué de la fondation précise que Philippe Rio « a développé une vision positive mais pragmatique dans son combat contre la pauvreté et l'exclusion sociale » et qu'il « veut faire de sa ville un laboratoire national pour combattre la pauvreté en luttant contre ses causes structurelles ».

 

Si Philippe Rio a déclaré au quotidien "Le Parisien" qu'il ne va pas « se prendre le melon », il est au moins un Seynois qui peut s'autoriser à partager avec lui quelque petite fierté pour avoir contribué à forger la valeur de l'édile justement récompensé : Marc Corfdir, instituteur seynois qui a effectué toute sa carrière à Grigny avant de revenir chez nous à l'heure de la retraite, et dont Philippe Rio fut l'élève à l'école de "La Grande Borne", une immense cité grignoise d'habitat social.

 

UNE RÉCOMPENSE QUI REJAILLIT SUR LES MAIRES ENGAGÉS DES VILLES VULNÉRABLES

Félicité dès l'annonce du lauréat par de nombreux maires parmi ses collègues dont les communes sont membres de l'Association Ville & Banlieue, de toutes sensibilités politiques, Philippe Rio a eu ces mots aimables à leur endroit : « Merci, les amis, mais vous y êtes pour quelque chose, c'est un peu à cause de vous, quand même... ».

Et, sans forfanterie, il est vrai qu'il y a quelques réponses aux besoins de ceux qui vivent les plus graves discriminations dans nos quartiers populaires vulnérables que, ensemble, nous avons imaginées, expérimentées dans nos communes, promues – parfois non sans mal... – auprès des institutions nationales, et qui sont devenues des instruments reconnus et généralisés de la "politique de la ville" et de la rénovation urbaine : des "cités éducatives" (2019) aux colos apprenantes" (2020), en passant par les "cités de l'emploi" (2021), pour ne citer que les plus récentes avancées que nous avons initiées et encouragé l'État à déployer et dont bénéficient aujourd'hui nombre de villes en difficulté.

 

DE LONGS COMBATS RESTENT À MENER DANS L'UNITÉ...

Mais il reste tant à faire pour que régressent les discriminations qui rongent nos sites urbains fragiles. Ça suppose que les maires, quelles que soient leurs familles politiques, de droite, du centre ou de gauche, au sein de la République, continuent à innover ensemble, analyser et confronter leurs réussites et leurs échecs, et, parce qu'ils sont plus forts auprès des autorités de l'État lorsqu'ils sont unis, proposer, solliciter, voire exiger, pour leurs habitants les plus miséreux, la solidarité que leur doit la Nation.

Mais l'action partagée pour répondre aux enjeux d'égalité et de fraternité ne semble pas motiver tout le monde. Après les élections municipales de 2020, la ville de La Seyne, c'est incompréhensible et bien dommage, a ainsi choisi de quitter l'association Ville & Banlieue (et l'Association des maires pour la Paix), comme seule l'avait fait Mantes-la-Ville, commune de l'ouest parisien, lorsqu'elle s'était donné en 2014... une municipalité d'extrême-droite.

 

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J'invite les visiteurs de mon blog a visionner les interventions de Philippe Rio  – et de ses collègues Hélène Geoffroy (PS), Gilles Leproust (PCF) et Driss Ettazaoui (MoDem) –, lors d'un colloque sur les discriminations territoriales qui s'est tenu en novembre 2020 à La Courneuve. Vidéo ci-dessous, notamment à partir de 5 mn 44.

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6 septembre 2021 1 06 /09 /septembre /2021 04:52

C'est une singularité nationale pour les élections municipales de début octobre qui se dérouleront en Italie dans un peu plus de 1300 de ses 7904 communes. À Buti, commune de Toscane jumelle de La Seyne, d'où sont originaires les aïeux de tant de nos concitoyens, les deux candidates têtes de liste portent le même nom de famille, qui est aussi le toponyme de leur belle, accueillante et dynamique cité médiévale : Buti !

Arianna Buti anime l'équipe de gauche et Monia Buti celle du centre-droit. Elles s'affronteront pour succéder à mon ami Alessio Lari, sindaco (maire) élu en 2011 et 2016 auquel la pertinente loi italienne – dont la France ferait bien de s'inspirer pour limiter les cumuls dans le temps – interdit de briguer un troisième mandat.

 

Lorsque j'étais moi-même maire, je ne me serais pas permis de donner mon sentiment sur l'élection à laquelle vont participer nos amis Butesi. L'amitié entre deux communes doit transcender les divergences politiques qui, en démocratie, existent et s'expriment au sein de chacune des communautés, et, quels que soient les choix qu'ils opèrent pour leurs dirigeants, les citoyens de l'une et de l'autre doivent demeurer liés dans les relations conviviales, culturelles, sportives, éducatives, sociales, associatives et économiques qui sont établies durablement.

 

L'AMITIÉ ENTRE COMMUNES PARTENAIRES TRANSCENDE LES CALENDRIERS POLITIQUES

C'est en tous cas ce à quoi je me suis attaché au cours de mes mandats, lorsque nos amis de Berdiansk, Buti, Maardu, Menzel Bourguiba, Qingdao ou Reinickendorf ont été appelés aux urnes. Et nul doute qu'il en demeurera de même, après l'épidémie de coronavirus qui entrave les échanges, lorsque, avec les nouvelles maires de Buti et de La Seyne, pourront être relancées les activités communes de partage, conduites tant par les Villes au plan institutionnel que par les comités associatifs des jumelages, autonomes des mairies, qui conduisent leurs propres actions de partenariats, bien sûr avec les appuis municipaux.

Mais, tout de même, aujourd'hui, libéré de la "réserve diplomatique" à laquelle je m'astreignais, je ne peux renier ni mon attachement aux idées de gauche, ni mon amitié avec les élus de l'équipe qu'anime jusqu'en octobre Alessio Lari, ni la qualité et l'importance des nombreux échanges que nous avons impulsés ensemble. Et Arianna Buti est assessora al bilancio e al personale (adjointe aux finances et au personnel) d'Alessio au sein de la giunta (municipalité) sortante, tout comme Francesca Di Bella, autre assessora (alle politiche sociale e giovanili, la pubblica istruzione e il gemellaggio), l'une des chevilles ouvrières de nos relations, qui "rempile" comme n°2 de la nouvelle liste.

 

MON VŒU DE LA POURSUITE D'UNE BELLE RELATION ENTRE BUTI ET LA SEYNE

Mon cœur penche donc pour que l'équipe d'Arianna puisse poursuivre l'œuvre d'amitié que nous avons mise sur les rails avec Alessio Lari et nos élus chargés des jumelages, Annick Le Gal puis Louis Correa pour La Seyne, dont je ne saluerai jamais assez l'implication, et dans les pas desquels, je le pense, veut s'inscrire Marie-Claude Argiolas, qui a pris le relais avec la nouvelle municipalité seynoise. Mais, si les Butesi choisissaient l'autre signora Buti, Monia, comme sindaca, je lui souhaiterais bonne chance en formulant bien sûr le vœu que nos belles relations perdurent.

 

 

 

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1 septembre 2021 3 01 /09 /septembre /2021 14:14

On nous a beaucoup parlé cet été dans les médias des annonces de candidatures ou de candidatures à la candidature, des déclarations éventuelles, possibles, probables, certaines, des révélations imminentes, prochaines, futures, en vue de l'élection présidentielle.

Les journaux ont même relayé les communications de certains qui se sont déclarés... non candidats. 

Mais pas grand chose pour éclairer les citoyens sur les projets que les uns ou les autres des prétendants entendent soumettre aux choix des Français...

 

Moi, j'appartiens à un parti, la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), qui ne présentera pas de candidat. Ce qui ne l'empêchera pas d'assumer sa responsabilité de contribuer à enrichir la réflexion de la gauche pour que des réponses utiles soient proposées à nos concitoyens.

C'est dans ce cadre que, au regard d'une certaine expertise forgée sur mon expérience, j'ai été sollicité pour proposer de quoi nourrir des discussions sur les enjeux pour les millions d'habitants des quartiers populaires urbains vulnérables, les délaissés de la République. 

On me dit que ça pourrait intéresser quelques-uns de nos concitoyens de La Seyne ou de la métropole toulonnaise, territoires qui ne sont pas exempts de sites fragiles sur lesquels doit se pencher plus que jamais la puissance publique. Je livre donc ci-après ma modeste contribution...

 

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23 juin 2021 3 23 /06 /juin /2021 10:03

Pas besoin de faire de grands commentaires. Les chiffres sont là. Les quatre binômes des sensibilités écologistes et des gauches, depuis les plus modérés du centre-gauche jusqu'aux plus insoumis, qui ont été concurrents dans le canton de La Seyne 1 le savaient avant l'élection. Aucun n'avait de chance de figurer au second tour. Ça reste à méditer et surtout ça devrait exiger qu'ils se parlent et réfléchissent ensemble. Et qu'ils parlent aussi avec les deux binômes de gauche qui se concurrençaient dans l'autre canton, celui de La Seyne 2. Et que le sujet des échanges ne soit pas à savoir qui le meilleur de tous dans l'adversité. Il y a des questions de fond à aborder...

Les réflexions de la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), publiées à l'issue des premiers tours de cette élection dans les départements de Provence et de l'élection régionale concomitante, peuvent constituer une entrée pour ces indispensables palabres...

 

Le premier enseignement des deux scrutins que nous venons de vivre est que nos concitoyens ont choisi massivement de s’abstenir. Avec 32 % de participation au niveau national, jamais un tel seuil n’avait été atteint. Ce chiffre cache par ailleurs des disparités sociales qui font que ce sont les jeunes et les classes sociales les plus défavorisées qui ont boudé le plus fortement les urnes [à La Seyne, 28,7% de participation sur l'ensemble de la commune, mais, pire, 16,8 % dans les quartiers fragiles d'habitat social et 24,2 % dans leur périphérie].

Cette dépression démocratique démontre encore une fois à quel point notre système politique est mal en point. La confiance entre les citoyens et leurs institutions est profondément atteinte au point de remettre en cause les fondements de la démocratie.

La faiblesse de la base électorale de la majorité présidentielle LREM-MoDem est confirmée. Les sortants ont bénéficié plus que jamais dans ce contexte de leur position leur promettant une perspective de reconduction dans la plupart des régions. Dans notre région Provence Alpes Côte d'Azur, le sortant n’en a pas bénéficié. Au contraire, son mauvais bilan le relègue derrière le RN. Sa responsabilité dans le fait que l’extrême-droite puisse remporter la région dimanche prochain est entière.

Aucune des solutions qui se sont posées à nous n’est entièrement satisfaisante. Chacune et chacun agira en conscience pour ce second tour, sans que l’anathème ne puisse être jeté sur celles et ceux qui privilégieraient le vote pour la droite ou le vote blanc [quant à moi, ma position vis-à-vis de l'extrême-droite est constante depuis toujours et connue de tous, bien qu'elle n'ait absolument jamais été payée de réciprocité...].

Nous appelons la gauche et les écologistes à se concentrer sur les priorités de nos concitoyens pour construire une alternative de progrès social et environnemental. Il est temps de se mettre enfin au travail pour reconquérir les milieux sociaux qui se sont massivement abstenus et qui se sentent abandonnés par celles et ceux qui sont censés les protéger.

La gauche dans son ensemble a besoin d’une maison commune où elle pourra mettre en chantier l’ensemble des sujets qu’elle partage. S’atteler à la construction de ce nouveau Front Populaire rassemblant politiques, syndicalistes, militants associatifs, devient une nécessité vitale. La GRS s’y emploiera.

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
18 juin 2021 5 18 /06 /juin /2021 08:09

Des propositions innovantes et ambitieuses, et pour autant réalistes, voilà ce qu'Olivier Andrau, candidat avec Mireille Chaperon aux élections départementales du canton de La Seyne 2, a promu dans le très court laps de temps dédié à chaque candidat au cours du débat organisé par France 3 Provence.

Un moment dynamique d'échange, auquel la chaîne régionale publique a de manière démocratique convié tous les candidats du canton. Dommage que seuls deux territoires varois (les cantons de La Seyne 2 et Garéoult) aient pu bénéficier de cette attention télévisuelle.

Les candidats de droite et d'extrême-droite ont bien récité leurs leçons, assorties d'avalanches de chiffres invérifiables.

Et si les choses étaient en train de tourner dans le sud de La Seyne, à Saint-Mandrier et à Six-Fours ?...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
18 juin 2021 5 18 /06 /juin /2021 05:40

Le premier acte de résistance, c'est d'aller voter dimanche. Quatre-vingt-un ans après le 18 juin 1940, jour où le général Charles de Gaulle a appelé à ne pas se résigner à la victoire de l'Allemagne nazie tandis que, déjà, les futurs collaborateurs, emmenés par Pétain, s'étaient rapprochés de l'ennemi pour négocier les conditions de la reddition, ouvrant la voie aux souffrances que le peuple de France endura pendant cinq années, résister demeure plus que jamais à l'ordre du jour.

 

À l'heure où le collectionneur d'œuvres originales de Louis-Ferdinand Céline (L'Express - 2011), l'extrémiste de droite M. Mariani, pourrait, si l'esprit de résistance des Provençaux ne se traduisait pas ce dimanche dans un vote de refus de l'indicible, accéder aux rênes de la Région, il n'est pas inutile de prendre le temps de la réflexion sur l'arme préventive pacifique que représente le bulletin de vote.

Céline, écrivain collaborationniste frappé d'indignité nationale au lendemain de la guerre de 39-45, qu'apprécie tant M. Mariani, n'était pas seulement un vigoureux antisémite. Il fut l'auteur de nombre de pamphlets aux accents d'abomination envers l'Autre, le Différent, l'Étranger, quel qu'il soit. Si ce n'était si tragique et écœurant, on pourrait sourire des mots de M. Mariani qui a affirmé il y a quelques jours préférer « aider un groupe qui s'occupe de perpétuer les traditions provençales que SOS Méditerranée [une association de sauvetage des naufragés fuyant les horreurs de leurs pays] » lorsqu'on sait ce que pensait Céline des Provençaux : 

C'est contre ces choix assumés d'exclusion en tous genres qui ont conduit jusqu'à l'extermination de millions de gens que, répondant à l'appel du général de Gaulle, des Français et des étrangers, de toutes les régions de la métropole, des outremers et des colonies d'alors, de toutes religions, athées ou libre-penseurs, de toutes couleurs de peau, de toutes sensibilités politiques, se sont levés, les uns après les autres, pour contribuer au retour de la liberté et de la démocratie.

On ne doit plus jamais en arriver là. Pour l'éviter, l'arme inoffensive du bulletin de vote est à notre disposition ces deux prochains dimanches.

« Le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! » (Charles de Gaulle - BBC - juin 1940)

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Devoir de mémoire Idées et politique générale
17 juin 2021 4 17 /06 /juin /2021 16:18

Il est encore temps de faire ou modifier votre choix.

Que vous résidiez dans le canton de La Seyne n°1 (au nord de la ville, environ 85% des électeurs seynois) ou celui de La Seyne n°2 (au sud de la commune, environ 15% des Seynois, avec les Six-Fournais et les Mandréens), avant de décider quel bulletin mettre dans l'urne ce dimanche 20 juin, posez-vous six ultimes questions :

« Est-ce que je suis disposé à voter pour...

 

QUESTION 1 – DES CANDIDATS QUI ONT ANÉANTI LE PROJET DE CINÉMA TANT ATTENDU PAR LES SEYNOIS ?

Ai-je envie d'envoyer au conseil départemental du Var des élus qui, comme membres du conseil municipal, ont réussi en moins d'un an de mandat communal à réduire à néant dix ans d'efforts pour parvenir à lever tous les obstacles (dont certains placés par leurs propres amis) à la réhabilitation de l'Atelier mécanique des anciens chantiers navals en vue d'y réaliser un complexe de deux hôtels, neuf salles de cinéma, et des espaces d'activités ?

Si OUI, je vote pour les candidats seynois de la droite.

 

QUESTION 2 – DES CANDIDATS QUI PRÉFÈRENT UN CENTRE DE TOURISME D'AFFAIRES À UNE ÉCOLE ?

Ai-je envie d'envoyer au conseil départemental du Var des élus qui, par ailleurs conseillers municipaux, préfèrent renoncer à la reconstruction pourtant budgétisée d'une école maternelle et élémentaire pour 3,9 millions d'euros, qui est une mission obligatoire d'une commune, mais prévoient un « centre de rencontres scientifiques et de tourisme d'affaires » qui ne relève pas de la compétence d'une mairie, d'un montant de 6 millions d'euros pour lequel ils espèrent – sans certitude – une aide régionale de 1,2 million d'euros ?

Si OUI, je vote pour les candidats seynois de la droite.

 

QUESTION 3 – DES CANDIDATS QUI UTILISENT L'ARGENT PUBLIC POUR LEUR CAMPAGNE PARTISANE ?

Ai-je envie d'envoyer au conseil départemental du Var des élus qui utilisent sans vergogne les moyens publics communaux à des fins de campagne électorale personnelle, en insérant un appel à voter pour eux dans le bulletin d'information municipale tiré à 35.500 exemplaires pour être diffusé dans les boîtes aux lettres des particuliers et dans les lieux publics ? (si le bulletin a été retiré après avoir été mis à disposition du public, la Ville a tout de même dû assumer le coût de sa réimpression intégrale sans l'encart fautif ; sera-t-il remboursé à la commune et intégré à leurs comptes de campagne ?...).

CLIQUEZ SUR LA PHOTO POUR AGRANDIR LA PAGE INCRIMINÉE DE "VIVRE À LA SEYNE"...

Si OUI, je vote pour les candidats seynois de la droite.

 

QUESTION 4 – DES CANDIDATS QUI MENTENT COMME DES ARRACHEURS DE DENTS ?

Ai-je envie d'envoyer au conseil départemental du Var des élus qui, faisant de la politique politicienne, se jouent de leurs concitoyens en laissant entendre être à l'initiative de réalisations qu'ils s'approprient mais qui ont été engagées ou obtenues d'autres institutions par leurs prédécesseurs (réfection de la corniche de Tamaris, place Germain-Loro en haut du marché, espace sportif du Parc de la Navale, musée numérique Microfolies, opérations de sécurisation coordonnées entre la police nationale et la police municipale, projet de rénovation de la caserne nord des pompiers, coopération avec la Marine Nationale pour l'enlèvement des épaves de bateaux, etc.) ?

Si OUI, je vote pour les candidats seynois de la droite.

 

QUESTION 5 – DES CANDIDATS CUMULARDS QUI NE POURRONT EXERCER CORRECTEMENT LEUR MANDAT ?

Ai-je envie d'envoyer au conseil départemental du Var des élus qui, pour plus de 80% d'entre eux, seront des « cumulards », déjà maires ou adjoints, et même, pour 34% d'entre eux, sont de plus présidents, vice-présidents ou membres du bureau exécutif d'une intercommunalité, voire parlementaires, pour beaucoup professionnels de la politique, qui ne disposeront pas, du fait de leurs multiples mandats, du temps nécessaire à leur investissement pour leurs cantons et leur Département ?

Si OUI, je vote pour les candidats varois de la droite.

 

Mais, décidément, comme je réponds NON à au moins une de ces questions, je ne vais pas voter pour les candidats de la droite ! Alors...

 

QUESTION 6 – DES CANDIDATS À UNE INSTITUTION RÉPUBLICAINE QUI VONT ET VIENNENT AVEC LES VALEURS DE LA RÉPUBLIQUE ?

Ai-je envie d'envoyer au conseil départemental du Var des élus qui me proposent du projet de Front National (rebaptisé Rassemblement National), bien raciste, bien excluant, bien peu fraternel, et qui, de surcroît, n'ont pas de suite dans les idées et, une fois élus, quittent ce parti comme l'ont fait la plupart des élus d'extrême-droite seynois (2014 : 6 des 7 élus municipaux FN l'ont quitté – 2015 : les deux conseillers départementaux FN ont quitté leur parti pour rejoindre une droite seynoise les accueillant sans état d'âme, se révélant décidément bien poreuse et compatible avec certaines idées nauséabondes et dangereuses) ?

Si OUI, je vote pour les candidats varois de l'extrême-droite ou de la droite extrême.

 

Non, franchement, je ne peux ni voter pour les candidats de la droite ni pour ceux de l'extrême-droite ! Alors... ?

 

ALORS... DES CANDIDATS RÉPUBLICAINS PRÊTS À PORTER LES ASPIRATIONS D'UN VOTE UTILE ?

Alors, mis à part ceux-là et des candidats "confidentiels" de témoignage qui n'ont guère de chance de recueillir autre chose qu'une poignée de voix, il me reste les valeurs sûres des candidats qui sont les républicains des gauches et de l'écologie.

Je me dis que ceux-là auraient été bien inspirés de s'entendre pour n'offrir qu'un choix unique par canton, en laissant de côté les enjeux de préséance de personnes ou de partis.

Mais, en pareille circonstance, il faut que je sois pragmatique. Je vais opter pour les candidats qui sont soutenus par le plus de sensibilités diverses des courants de pensée humanistes, sociaux et défenseurs de la planète.

Ce sont ceux-là, selon que j'habite dans le canton de La Seyne 1 ou celui de La Seyne 2...

 

CANTON DE LA SEYNE 1
CANTON DE LA SEYNE 2

 

À eux tous, ils incarnent l'essentiel des sensibilités des gauches, du régionalisme progressiste et de l'écologie. La Seyne n'aura pas à s'en plaindre.

Et il n'est pas interdit – loin de là – de transmettre ce billet tous azimuts...

 

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17 juin 2021 4 17 /06 /juin /2021 06:42

Ça vous dirait d'essayer l'extrême-droite totalitariste en Provence ? Pour un avant-goût avant de la subir en France ?...

Nous sommes à quelques jours des élections régionales et départementales, dont on nous serine chaque jour un peu plus tout en s'en offusquant de moins en moins qu'elles connaîtront un taux record d'abstention et dont les sondages presque quotidiens prédisent la victoire de l'extrême-droite en Provence.

À force, ça risque de conduire à un effet résultant de la méthode Coué et mener de plus en plus de démocrates à se dire : « Un de plus, un de moins, qu'est ce que ça va changer ? Pourquoi serais-je le seul à me priver de la plage et de la fête des Pères ? De toute façon, s'ils veulent les fachos, qu'ils les aient : comme ça, ils verront ce que ça leur réservera. »

 

Le terreau est déjà bien fertile : stéréotypes, préjugés, peur et rejet de l'Autre, racisme, antisémitisme, intérêts divergents. Depuis des années l'ultralibéralisme génère et amplifie les crises sociales, morales, économiques et désormais sanitaire. Face à l'angoisse des lendemains, il est tellement simple de chercher et désigner des coupables, et c'est toujours l'Autre qui est montré du doigt.

Et l'engrenage s'est mis en mouvement : déstabilisation, emballement du racisme, de l'antisémitisme, de l'homophobie, boucs émissaires, insultes, menaces, rumeurs, accusations de complots. Et deux minorités agissantes, celle des extrémistes religieux et celle des ultranationalistes, remuent le terreau et l'enrichissent pour le rendre plus fécond : appels à l'exclusion, à la "purification", agressions verbales et physiques, manipulations du langage, mensonge, de plus en plus par les réseaux sociaux.

On sait où ça mène, en tous temps et partout dans le monde, et ça a bien (re)commencé chez nous : rejet des institutions, rejet des élites comme des acteurs de la démocratie s'exerçant par la politique ("tous pourris"), agressions. Et la suite, on la connaît.

Seynois, pas vous, pas avec votre histoire, vous ne pouvez pas vous en laver les mains.

Dans l'espoir que notre ville se singularise comme elle a déjà su le faire en utilisant à fond les bulletins de vote pour que la démocratie ne soit pas demain un lointain souvenir d'une époque révolue, je donne simplement à lire les mots de deux écrivains allemands qui ont vécu la montée subreptice mais tout à fait légale du nazisme dans les années 1930...

 

Et, j'invite ceux qui voudraient un peu creuser le sujet à lire en ligne le petit « Manuel de survie démocratique » édité par la Fondation du Camp des Milles, à Aix-en-Provence, avec laquelle j'avais, lorsque j'étais maire, noué un fructueux partenariat. Ou, mieux, à s'y rendre, puisqu'il a rouvert ses portes. C'est édifiant du risque que la Provence et la Nation encourent.

 

 

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8 juin 2021 2 08 /06 /juin /2021 17:41

Moi qui suis un incorrigible phraseur, je serai bref dans ce billet.

Scandaleux est l'événement d'une gifle dont a été victime le Chef de l'État ce mardi. C'est un geste gravissime pour la démocratie. La violence à l'endroit de ceux qui l'incarnent monte jour après jour, activée et entretenue par certains qui l'attisent par des petites phrases assassines. C'est arrivé et ça arrive à de plus en plus de mes anciens collègues élus locaux, et ça a fini par arriver à celui dont la fonction symbolise les valeurs de notre République.

Scandaleux aussi est le film évoqué dans la vidéo ci-dessous, qui a été largement partagé et vu par des centaines de milliers de gens et qui, justement, appelle à la violence meurtrière envers ceux des citoyens qui s'affichent soutiens d'un candidat à la fonction de Chef de l'État.

Pour ces deux actes, la Justice de la République doit passer.

Et il faut que ça cesse. Sinon, nous subirons demain à la fois les terroristes et les miliciens.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
4 juin 2021 5 04 /06 /juin /2021 16:20

J'ai failli m'étrangler à la lecture du verso de la "profession de foi" des candidats du Rassemblement National (RN) dans mon canton de La Seyne, reçue ce mercredi dans ma boîte aux lettres.

Je ne suis pas juriste, mais ce que je lis sur le document officiel qui a été adressé à tous les citoyens électeurs de mon canton me révulse et me semble qualifiable de contraire à la Loi.

Et, dussé-je en écrivant le présent message risquer d'être considéré comme calomniateur et subir les foudres de la Justice, ma conscience me commande de m'insurger. Et de le clamer.

 

Ma famille, mes éducateurs, et la plupart des personnes que j'ai côtoyées dans ma vie m'ont inculqué quelques valeurs humaines et fraternelles, et m'ont appris ce qui "ne se fait pas et ne s'exprime pas", que ce soit ou non formulé de telle sorte que ce soit punissable par la Loi : inciter par des actes, des propos ou des écrits à la haine et la discrimination d'autrui, parce qu'il est de telle origine (jadis on parlait aussi de "race"), de telle religion, de tel genre, de telle orientation sexuelle, etc.

Les candidats républicains de ce canton, bien sûr ceux de gauche que je soutiens (Céline Ivaldi et Stéphane Sacco), mais aussi les autres, qui sont hélas leurs concurrents, de courants de pensée qui ne sont pas très éloignés des miens et des leurs, comme ceux de droite qui, pour certains, ne font rien pour être les proches républicains que nous devrions être au-delà de nos divergences, ou même ceux "naguère élus sous l'étiquette de l'extrême-droite", m'en voudront sûrement de relever des passages de cette circulaire officielle pour expliquer mon écœurement et ma colère, car, en les exposant pour les dénoncer, je cours le risque de contribuer à promouvoir leurs idées que je trouve abjectes mais qui auraient pu passer inaperçues dans la liasse de circulaires adressées aux électeurs qu'on laisse usuellement trainer sur un coin de table.

Mais l'indicible a été atteint. Et je ne peux ni me taire ni m'interdire de mettre en exergue des engagements exprimés par les candidats du RN qui me semblent illégaux et, en tous cas, fleurent les pires relents des idéologies nauséabondes dont les habitants des anciennes démocraties mises à mal ont souffert dans l'Europe du XXe siècle. D'autant que ces propos répugnants concernent des minots et des ados mineurs contraints par la guerre, les violences ou la famine à fuir leurs terres de naissance, et qu'on livrerait chez nous à la vindicte de nos concitoyens, contre toutes les morales, tous les usages internationaux et la Déclaration des Droits de l'Enfant de 1959.

Comme maire ayant donné son accord à l'État et au Département pour l'accueil, chez nous à La Seyne, à Saint-Elme et à La Petite Garenne, de certains de ces malheureux gamins, j'avais déjà subi de la part de la droite et l'extrême-droite des attaques cinglantes (qui ont d'ailleurs probablement contribué à mon échec aux élections de 2020). Mais nul n'est allé jusqu'à une telle ignominie dans des écrits. 

Ces écrits, je les ai entourés de rouge sur la circulaire qui couvre de honte ses auteurs (ci-dessous). Je laisse aux visiteurs de mon blog le soin de se faire leurs propres opinions. Moi, j'assume d'exprimer ma conviction qu'ils sont contraires aux usages républicains et qu'ils tombent sous le coup de la Loi.

 

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Ajout après des échanges avec diverses personnes ayant réagi au message ci-dessus : On m'apprend – et je viens de le vérifier – que ce verso de circulaire électorale n'est pas une particularité locale du canton de La Seyne-Nord, mais qu'il est bien imprimé et distribué en nombre d'endroits en France. Les bras m'en tombent.

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Bienvenue !

 

Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

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