27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 03:25

Me référant à un article paru dans le quotidien Var-matin il y a quelques jours, reprenant les déclarations d'une élue d'une commune voisine de La Seyne, je m'étais questionné sur ce blog sur la situation très spécifique que représentait la perspective annoncée de la construction d'une école primaire privée confessionnelle par la personne publique qu'est une commune.

Je me demandais en effet si une lecture particulière de la loi pouvait un jour permettre, chez nous à La Seyne, un projet similaire, contraire selon moi à l'esprit laïque de la Constitution de notre République.

Mais les choses n'en sont pas restées là.

 

Le cabinet du maire de cette ville proche m'a alors fait savoir que les informations révélées par le journal étaient fausses, et j'ai aussitôt inséré un message en tête de mon article pour le préciser. Et mon ami président de l'association gestionnaire de ladite école chrétienne m'a, de son côté, confirmé l'inexactitude des éléments faisant l'objet de l'article et expliqué que la commune consent en réalité un bail à construction pluri-décennal à l'association et que c'est cette dernière qui supporte le projet de construction. Dont acte. Et l'honnêteté me conduit à communiquer ces précisions.

Il n'empêche que la forme de communication de la part de cette élue communale est troublante, car ce n'est pas un simple lapsus qui a pu induire en erreur le journaliste, mais bien un ensemble de propos retranscrits en plusieurs endroits dans l'article. Après plusieurs relectures et des avis recueillis auprès d'autres lecteurs, il m'apparaît que c'est tout de même une volonté de mettre en valeur l'initiative étonnante – mais finalement non avérée – d'une mairie laïque de construire une école chrétienne qui constitue le fil rouge de l'intervention de l'élue. Je suppose néanmoins que Var-matin aura depuis été sollicité pour que ce soit rectifié.

 

QU'IL DOIT ÊTRE COMPLIQUÉ D'ÊTRE JOURNALISTE DANS UN TEL CONTEXTE !

Mais il est cependant surprenant que le rédacteur, sans même aller sur le fond, ne se soit pas questionné sur la faisabilité règlementaire d'un tel projet.

Tout comme il a pu être bizarre que le même journal, en d'autres occasions, seynoises celles-là, ne se soit pas interrogé sur des informations manifestement et grossièrement fantaisistes qui lui ont été communiquées et qu'il a retranscrites, obligeant à réclamer a posteriori des démentis ou rectificatifs que le quotidien a d'ailleurs volontiers publiés.

Ce fut récemment le cas de celle indiquant que notre centre communal d'action sociale (CCAS) emploierait 87 agents pour s'occuper de seulement... 97 usagers bénéficiaires (encadré rouge).

Car ce n'est pas la même chose, tout de même, que de relayer un propos, mis entre guillemets pour bien marquer qu'il s'agit d'une citation d'une personne qui n'engage qu'elle-même, par exemple celle, complètement farfelue, affirmant il n'y avait pas de programme de réalisation d'un complexe de cinémas dans le projet de réhabilitation de l'Atelier mécanique que la précédente municipalité avait mis sur pied ! (encadré vert). Là encore, d'ailleurs, le journal a publié les démentis nécessaires.

Évidemment, que personne ne lise dans ces lignes un propos malveillant à l'égard des journalistes du groupe auquel appartient Var-matin ! Les pauvres doivent faire ce qu'ils peuvent, dans un contexte honteux de prise de contrôle du titre par une holding qui ne va pas s'embarrasser de qualité mais de profits et liquider – dans une démarche évidemment qualifiée de sauvegarde – plus d'une centaine d'emplois, dont des journalistes (Le Monde, 25 février 2021), et ceux qui resteront auront sûrement de plus en plus de mal à vérifier, contrôler ou croiser les informations obtenues de leurs sources.

 

D'AUTRES QUESTIONS DE FOND SOULEVÉES PAR LE PROJET

Ceci étant, le sujet soulève d'autres questions de fond qui, elles, sont relevées par l'autre quotidien local, La Marseillaise, dans sa parution de ce vendredi (cliquez sur l'image ci-dessous pour l'agrandir).

Mais ça, c'est l'affaire des Six-Fournais. Et j'ai suffisamment de sujets qui m'intéressent avec ma commune pour, tout en regardant à ce qui se vit ailleurs, notamment dans notre métropole, ne pas interférer dans ceux des voisins. Dominique Nemeth et Valérie Romboni, élus de la liste « Six-Fours à gauche, écologiste et citoyenne », y exercent une constructive veille active...

 

 

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26 février 2021 5 26 /02 /février /2021 05:12

Jimmy Coste été choisi pour représenter la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS) dans le patient mais indispensable travail coopératif entre les organisations des gauches, de l'écologie, et des citoyens engagés visant à élaborer un projet territorial partagé à proposer aux habitants de notre Région Provence en juin prochain.

C'est en effet une nécessité d'offrir une alternative dans le contexte de crise sanitaire, économique, sociale, et désormais démocratique avec les pertes extravagantes de libertés, peut-être provisoirement inévitables, mais imposées par un État, via un obscur « conseil de défense », faisant fi de la représentation nationale pour en décider, et même, localement, par un président délégué de Région s'autorisant à exiger de l'État un durcissement des mesures infligées aux citoyens de son territoire.

Le Seynois Jimmy Coste, associé à mon ancienne collègue élue régionale aixoise Gaëlle Lenfant, est donc l'un des deux interlocuteurs de la GRS auprès de la douzaine d'autres mouvements politiques et citoyens partenaires pour faire émerger un programme régional ambitieux.

 

Je ne doute pas que, fort d'une expérience associative et politique plutôt exceptionnelle pour un vingtenaire, Jimmy Coste contribue avec efficience à la recherche de convergences entre partenaires pour qu'on avance pour la Provence, les Alpes et la Côte d'Azur vers des perspectives régionales fondées sur l'écosocialisme, et des réponses aux besoins du plus grand nombre, plutôt qu'à ceux d'une petite élite aisée que la droite régionale, et sa fausse opposition d'extrême-droite, s'emploient méthodiquement à satisfaire depuis six ans.

CAHIER GRS #2
CAHIER GRS #1

J'invite les visiteurs de mon blog à faire plus ample connaissance avec Jimmy Coste et Gaëlle Lenfant, et ce qu'ils défendent pour un beau projet pour la Provence, issu d'un Nouveau Front Populaire territorial, soit en téléchargeant les deux numéros des « Cahiers de la GRS » qui leur sont consacrés (cliquer sur les images ci-contre – ou ci-dessus sur certains mobiles et tablettes), soit en les lisant ci-après...

Les Provençaux méritent une belle alternative. Bravo à eux deux pour leur engagement pour y parvenir !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
25 février 2021 4 25 /02 /février /2021 06:33

On a un peu tendance à l'oublier, mais la gauche varoise, si elle n'a plus d'élus à la Région ni au Département, et bien peu dans nos intercommunalités et nos communes, compte tout de même un sénateur de centre gauche, André Guiol, et Manon Aubry, une députée européenne clairement à gauche.

Et je ne regrette nullement, bien au contraire, d'avoir soutenu aux élections européennes de 2019 le projet commun du parti de Manon Aubry, La France Insoumise, et du mien, la Gauche Républicaine et Socialiste, et la liste qui l'a porté et qu'elle conduisait. Notre députée varoise est au travail, avec constance, au parlement européen, et n'a de cesse d'y plaider la cause des humbles face à une majorité toute acquise aux intérêts du grand capital. Et je suis fier d'avoir provoqué avec elle le courroux de l'extrême-droite varoise au cours de cette campagne d'il y a deux ans.

Si je suis toujours hésitant à verser dans la critique du gouvernement français dans sa gestion tout de même chaotique de l'épidémie de covid, je suis en revanche scandalisé par les dirigeants européens littéralement couchés devant les grands groupes pharmaceutiques qui, avec les vaccins, accumulent profits sur profits sur le dos des peuples de notre continent qui souffrent comme jamais de la crise sanitaire, économique et sociale.

 

L'intervention récente de Manon Aubry sur le sujet en séance plénière de l'assemblée européenne est réconfortante. J'invite les visiteurs de mon blog à consacrer quatre petites minutes à la visionner ci-dessous. Elle est de nature à montrer aux Varois – et aux autres, bien sûr – qui, contrairement aux idées reçues, sont très majoritairement des gens pauvres et vulnérables ou de petites classes moyennes, de quel côté de l'échiquier politique se situent ceux qui prennent vraiment leur défense face à la poignée d'ultra-richissimes dont la droite européenne est le bras armé.

À l'approche des élections départementales et régionales de juin prochain, cette prise de parole vivifiante, juste et argumentée de notre parlementaire varoise engagée devrait conforter la très grande majorité de notre population en souffrance à souhaiter une unité de toutes les gauches, de l'écologie et des acteurs citoyens, pour porter avec la même force que celle de Manon Aubry la défense des intérêts du plus grand nombre, tant au Conseil départemental du Var qu'au Conseil régional de Provence.

Et il n'est pas interdit de suivre l'action de Manon Aubry au parlement de Strasbourg, en cliquant sur les images ci-dessous de son site Internet officiel, de sa page Facebook, et de sa chaîne Youtube, et de s'y abonner...

 

 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
24 février 2021 3 24 /02 /février /2021 10:28

Ce ne sera bien sûr pas un best-seller que tout le monde va s'arracher.

Mais, en ces temps de surenchère verbale où, des quartiers populaires vulnérables jusqu'aux universités, certains font flèche de tout bois sémantique pour stigmatiser des populations, des groupes sociaux, des élus, des acteurs associatifs ou des enseignants-chercheurs, le dernier numéro de la revue « Les cahiers de la lutte contre les discriminations » tombe à pic pour offrir un éclairage de scientifiques et d'acteurs locaux qui pourrait permettre à chacun de se forger une opinion objective.

Il brosse un ensemble d'analyses sur les discriminations territoriales que, chez nous, hélas, nous connaissons bien.

Avec plusieurs de mes anciens collègues de l'Association des maires Ville & Banlieue de France, nous avons contribué à cette publication, éditée chez L'Harmattan, dont j'ai signé l'introduction et dont j'invite les visiteurs de mon blog à découvrir un extrait en cliquant LÀ... et à acquérir en cliquant ICI pour accéder au site de l'éditeur.

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
24 février 2021 3 24 /02 /février /2021 06:52

NOTE : Suite à la mise en ligne de l'article ci-dessous, le cabinet du maire de Six-Fours m’a fait savoir que que la Ville ne construit pas une école privée confessionnelle. Les informations données par Var-matin sont donc inexactes, soit que l’élue interviewée se soit trompée, soit qu’elle ait été mal comprise par le journaliste, soit que la formulation de ce dernier prête à confusion. Il est pourtant bien écrit de façon explicite que « la ville est en train de construire un nouvel établissement scolaire », suivi de « une nouveauté pour la commune, puisqu'il s'agira du premier de type privé ». Mais, bon...

 

Si La Seyne ne s'était pas détachée de sa commune-mère en 1657, je serais six-fournais et fondé à me questionner sur l'information dévoilée par Var-matin ce mercredi, annonçant que « la ville [de Six-Fours] est en train de construire un nouvel établissement scolaire ».

L'histoire et une lettre patente du roi Louis XIV en ont décidé autrement, les Seynois ont obtenu leur indépendance, je suis l'un d'eux et je devrais donc m'interdire de donner mon point de vue sur cette construction présentée par le journaliste comme une opération de la municipalité voisine. Mais ce qui se passe à côté de La Seyne m'interroge sur ce qui pourrait advenir chez nous.

Il s'agit en effet d'une école privée, annexe de l'école seynoise catholique Sainte-Thérèse, et la maire-adjointe six-fournaise chargée du patrimoine communal de nos voisins évoque dans son interview « un bâtiment existant qu'on est en train de rénover » et un autre « que l'on est en train de construire ».

Ainsi, une commune pourrait bâtir une école privée confessionnelle ?...

 

Je sais bien sûr, pour avoir ferraillé dur avec un ami, président de l'association de gestion de Sainte-Thérèse, unique école privée seynoise sous contrat avec l'État, que la Loi oblige les communes à contribuer au financement du fonctionnement de ces établissements scolaires primaires privés. Tous deux avons palabré pied à pied pendant des années sur le calcul du montant que la commune devait verser à cette école. Il n'était pas question pour moi d'allouer un centime de plus que ce que le Législateur impose.

Mais je sais aussi que, toujours en vigueur, la loi du 30 octobre 1886, dont les dispositions sont rappelées sur le portail de l'État au service des collectivités locales, interdit aux personnes publiques de financer les dépenses d'investissement des écoles primaires privées.

 

DES EXCEPTIONS AUX RÈGLES DE FINANCEMENT PUBLIC DE L'ENSEIGNEMENT PRIVÉ

Je sais encore qu'il y a deux exceptions à cette règle intangible. La première autorise les mairies qui le souhaitent à participer au financement des équipements informatiques des écoles privées, sous la double réserve que l'État inscrive lui-même de telles dépenses à son budget, ce qu'il ne fait plus, et que ces aides soient au maximum égales à celles qu'elles allouent aux écoles publiques. L'autre exception est le droit accordé à une municipalité de garantir des emprunts souscrits par une association gestionnaire d'un établissement scolaire privé sous contrat pour réaliser des constructions ou aménagements, ce à quoi, d'ailleurs, mon prédécesseur Arthur Paecht s'était engagé vis-à-vis de l'école Sainte-Thérèse et que, attaché à la parole donnée au nom de la Ville, respectueux des usages de la continuité républicaine, et malgré mon désaccord de principe avec ce choix, j'ai demandé au conseil municipal de concrétiser.

Et je sais enfin qu'une commune peut mettre à la disposition d'une école primaire privée des bâtiments de son patrimoine, mais uniquement avec contrepartie « aux conditions normales du marché ». Est-ce sur cette disposition que s'appuie la municipalité six-fournaise ? Les locaux communaux en rénovation ou en construction vont-ils être loués à la nouvelle école chrétienne ?

 

UNE RÉFLEXION À ENGAGER POUR LA SEYNE...

Je ne m'interrogerai pas plus sur cette particularité six-fournaise. Comme on dit, chacun chez soi et les vaches seront bien gardées. En revanche, Seynois, je rappelle que, sollicité par la fédération des escòlas calandretas, ces écoles privées laïques sous contrat avec l'État qui promeuvent un enseignement de qualité en immersion en occitan, et bien qu'animateur d'une municipalité très motivée par toutes les initiatives de promotion de la langue régionale, je n'avais pas donné suite à sa demande de mise à disposition de locaux communaux. J'avais en revanche accompagné les initiatives des professeurs publics des langues et cultures régionales pour défendre l'enseignement du provençal et engagé un programme d'initiation, suscitant un partenariat entre les enseignants et les associations spécialisées, dans les temps scolaires et périscolaires de nos écoles publiques volontaires.

J'avais aussi répondu favorablement à un projet de rapprochement inclusif entre un établissement privé laïque accueillant des enfants handicapés, géré par l'Association Présence, agréée par l'État pour ses missions éducatives, sociales et médico-sociales, et les écoles primaires publiques des Sablettes. Mais, là encore, il s'agissait d'une coopération de projet entre enseignants des établissements, utile à l'intégration des enfants handicapés et à l'éveil des écoliers sans handicap à l'acceptation de la différence, et il n'était évidemment pas prévu que la commune aide financièrement l'institut médico-éducatif dans la réalisation de ses équipements prévus à proximité des écoles publiques.

Je sais la majorité des Seynois attachés à l'école publique, mais aussi à l'esprit de tolérance et de respect des diversités. Un questionnement comme celui que doit susciter chez nos voisins cette annonce de la presse locale pourrait un jour survenir chez nous. Et il est toujours utile de se remémorer les fondamentaux de la république laïque...

 

L'image en tête de cet article est la reproduction de la couverture du livre La République et l'Église, Images d'une querelle, de Michel Dixmier, Jacqueline Laouette et Didier Pasamonik, publié aux éditions La Martinière. Je l'ai "prélevée" sur l'excellent site "Caricatures & caricature" ; je peux la retirer sur demande, naturellement.

 

Une école privée confessionnelle construite par une commune ?
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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 18:33

Décidément, le travestissement assumé des faits semble devenu le mode ordinaire de communication municipale à La Seyne. Il ne se passe pas quelques jours ou semaines sans que des affirmations sans fondement viennent justifier une analyse ou une décision. Et, lorsque ces assertions mettent en cause l'ancienne équipe municipale, celle-ci, ou les actuels élus minoritaires qui en sont pour partie issus, sont obligés de rétablir la vérité, parfois à nouveau contestée, contre l'évidence. C'est sans fin.

Après l'absurdité des chiffres de l'audit du Centre communal d'action sociale (CCAS) et l'inadmissible accusation fallacieuse d'une complicité d'associations avec une soi-disant « cinquième colonne islamo-gauchiste », voilà que, en une semaine, l'histoire locale est revisitée pour justifier la modération de la vitesse sur la corniche de Tamaris, et qu'on recuit à une sauce inventée celle du projet de cinéma à « l'Atelier mécanique » !

 

TAMARIS : UNE PISTE DE CHARS D'ASSAUT OU UNE PROMENADE LITTORALE ?...

S'agissant de la limitation de vitesse à 30 km/h sur la corniche de Tamaris qui, en soi, peut être une bonne idée, il suffisait à la maire d'expliquer sa raison : inciter les usagers autres que les riverains et les promeneurs du littoral à emprunter un autre itinéraire – en l'occurrence la route départementale reliant le centre-ville aux Sablettes par le Pont-de-Fabre, le Pas-du-Loup et Mar Vivo. Tout le monde aurait compris. Pourquoi diable aller raconter que la route de la corniche devrait retrouver son supposé usage paisible de promenade littorale d'antan ? C'est historiquement faux, la route n'a été réalisée au XIXe siècle que pour permettre aux véhicules de desservir la station de villégiature balnéaire que Michel Pacha a créée à cette époque. Le maire de Saint-Mandrier, précédent conseiller général du canton, et ingénieur retraité des CNIM, a par ailleurs récemment rappelé que cette voie servait... aux essais des chars d'assaut que les chantiers navals construisaient. On était loin d'une allée littorale apaisée.

Et il a bien eu raison de préciser que c'est le parti pris d'un usage partagé qui a prévalu lorsque, ensemble, à la métropole, nous avons élaboré le projet de réhabilitation, prévoyant une réduction de la largeur des chaussées pour ralentir les véhicules, des voies pour vélos et piétons, et des haltes en bordure du littoral. C'est ce programme dont nous avons obtenu que la métropole le finance et décide de le réaliser pour près de 40 millions d'euros. Espérons qu'il ne va pas être remis en cause au moment où il démarre !

 

UN PROJET DE CINÉMA SANS SALLE OBSCURE ?...

Quant au cinéma soi-disant disparu du projet de location de longue durée de « l'Atelier mécanique » à des opérateurs privés, les élus minoritaires des gauches et de l'écologie ont rétabli la vérité sur leur blog face à une grossière inexactitude. Je n'y reviendrai pas et j'invite les Seynois qui seraient encore dans le doute à en prendre connaissance en cliquant ici. La conseillère municipale d'opposition qu'était en 2019 l'actuelle maire n'a pas voté contre la dernière délibération qui permettait de faire avancer le projet. Elle a aujourd'hui changé d'avis, c'est son droit, elle est légitimement élue. Pourquoi ne pas le dire simplement ?

Peut-être est-elle, comme ça m'est arrivé, encline à penser que les opérateurs du programme de réhabilitation de « l'Atelier mécanique », des investisseurs qui patientent depuis des années et dont le rôle n'est pas celui de mécènes de notre commune, pourraient en avoir assez des atermoiements générés par les recours interminables devant la justice administrative, et qu'ils pourraient aller voir ailleurs. Peut-être a-t-elle eu des échanges en ce sens avec les opérateurs lassés d'espérer. Il suffit de l'expliquer à nos concitoyens. Pourquoi chercher à jeter le trouble dans les esprits en inventant, en interprétant, en omettant, et en récrivant l'histoire ?

 

Croit-on que tous les Seynois sont dupes des arrangements avec les réalités ?

Pense-t-on que la principale préoccupation de nos concitoyens, en cette période de lourdes difficultés sociales et économiques, est d'assister à des joutes entre la gauche et l'écologie d'une part, contraintes de rétablir les faits, et, d'autre part, la droite coalisée à la droite extrême, qui emberlificote sans cesse les réalités alors qu'elle est démocratiquement élue et donc libre de ses choix ?

La majorité municipale est-elle consciente du risque de voir l'autre extrême-droite, celle des militants RN assumés, qui compte les points, tirer parti de ses manœuvres ? En croyant discréditer la gauche, elle se disqualifie elle-même, et le danger est réel de voir demain une majorité de la population seynoise rejeter l'ensemble des acteurs politiques républicains de la commune, faisant le choix le plus sinistre qui puisse advenir dans une ville dont la situation mérite au contraire que la promesse républicaine s'y concrétise.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
29 janvier 2021 5 29 /01 /janvier /2021 18:34

À La Seyne, à l'initiative des équipes des maires communistes Toussaint Merle et Philippe Giovannini, une rue du centre ancien et un foyer-résidence de personnes âgées portent son nom. Mais, cent vingt ans après sa naissance et sept décennies après sa disparition, trop peu de Seynois se souviennent de l'immense œuvre sociale et politique de l'homme qu'il fut.

Et pourtant, du premier au dernier jour de son existence, chacun de nous peut  bénéficier des allocations familiales, de l'assurance maladie, ou de la retraite par répartition. C'est Ambroise Croizat, ministre communiste du général de Gaulle au lendemain de la Seconde guerre mondiale, qui fut l'artisan de la Sécurité Sociale.

Une initiative a été été engagée ce jeudi pour demander au président de la République qu'Ambroise Croizat entre au Panthéon. Une pétition est mise en ligne par le journal L'Humanité. Je l'ai signée. Puissions-nous être nombreux à le faire.

 

À l'heure où on ne parle plus guère de la Sécurité Sociale que pour laisser entendre qu'elle ne sert qu'à des « profiteurs » ou qu'elle est trop coûteuse avec son « déficit abyssal », sous-entendu ​​​​​​​« il faut en finir », ça ne fait pas de mal de découvrir ou se remémorer sa fondation, son histoire, et, du coup, les raisons qui justifient qu'on la défende pied à pied et qu'on la développe. J'invite les visiteurs de mon blog à prendre quelques minutes pour voir ou revoir ci-dessous l'interview de Gilles Perret, réalisateur, présentant son film « La sociale », sorti en 2016 ; et, mieux encore, à regarder l'intégralité du film, par exemple sur le site CinéMutins.

Il ne nous faut jamais oublier les déclarations de 2007 de ce vice-président du patronat français, au sujet de « la Sécu » – et à propos aussi du statut de la fonction publique, du paritarisme, et d'autres acquis du peuple français du XXe siècle : ​​​​​​​« C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. (...) Il s'agit aujourd'hui (...) de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance. »

Outre l'indispensable lutte des travailleurs, un des moyens, bien sûr symbolique, de nous prémunir de cette funeste volonté de démantèlement orchestrée par le patronat et la finance, et mise en œuvre à petits pas mais sûrement par les gouvernements à leur service, y compris ceux animés par la social-démocratie, est d'honorer celui qui fut la figure centrale de la création de la Sécurité Sociale. Le transfert de ses cendres au Panthéon, au-delà de l'hommage de la nation, serait un signal fort de vigilance en direction de ceux qui seraient tentés de mettre à mal l'un des plus grands « conquis », comme le disait Croizat, du XXe siècle.

C'est pour appuyer cette initiative qu'est lancée par le journal L'Humanité cette pétition à laquelle on peut accéder en cliquant sur ce lien.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Devoir de mémoire Idées et politique générale
29 janvier 2021 5 29 /01 /janvier /2021 06:03

Avec un cinquième de ses habitants résidant dans un quartier prioritaire de la "politique de la ville", La Seyne fait partie des territoires urbains où la ségrégation économique, sociale et culturelle est une réalité. Tous ses maires, depuis 40 ans, ont tenté, avec les gouvernements, de réduire cette fracture.

La crise sanitaire et économique a aggravé la situation des millions de Français qui survivent dans la difficulté dans les centres anciens dégradés et les grands ensembles d'habitat social.

C'est pourquoi des centaines de maires de toutes sensibilités ont lancé "l'appel du 14 novembre", un cri d'alarme pour l'obtention de nouveaux moyens pour leurs habitants vulnérables. Un appel auquel La Seyne a refusé de s'associer...

 

La Seyne ne peut pas ne pas avoir été au courant de l'initiative. La commune, comme la métropole toulonnaise, est adhérente de l'Association des maires Ville & Banlieue de France, l'un des initiateurs de cet appel qu'ont aussi signé François Baroin, maire Les Républicains de Troyes, et André Laignel, maire socialiste d'Issoudun, respectivement président et premier vice-président de la très transpartisane Association des maires de France (AMF), dont est aussi membre notre commune.

 

UN CAS UNIQUE EN FRANCE : LA SEYNE A REFUSÉ DE RÉCLAMER DES MOYENS CONTRE LA MISÈRE URBAINE

L'opposition municipale de gauche et écologiste a bien tenté de sensibiliser le conseil municipal en proposant, comme des maires de toutes tendances en ont pris l'initiative, le vote d'un vœu soutenant cet "Appel du 14 novembre". Ses élus le relatent dans un article de leur blog : sur proposition de Madame la maire, la majorité municipale a voté contre !

C'est un cas unique en France que, d'ailleurs, la presse n'a étonnamment pas relevé. Des avis de la municipalité seynoise sur les plus fragiles de ses concitoyens, ne devrait-on se souvenir que des qualificatifs aimables du premier adjoint : « cinquième colonne », « totalitarisme coranique », « jeunes musulmans en rupture avec la République », tout ça, bien sûr, à cause de « la lâcheté » de la gauche qui a laissé s'installer « un véritable maillage d'associations [et] débits de boissons ». Autant de propos naturellement qualifiés de « fondés » par l'extrême-droite municipale...

 

LA SEYNE REFUSERA-T-ELLE SA PART DES MOYENS OBTENUS POUR SES PAUVRES ?

Heureusement que des centaines d'autres maires se sont bougés et ont exercé depuis l'automne une forte pression sur l'État. Ils ont obtenu que se réunisse ce vendredi, pour la première fois depuis huit ans... – un Comité interministériel des villes (CIV) à l'issue duquel – c'est un secret de Polichinelle, le quotidien Le Monde l'ayant révélé – des annonces de moyens renforcés significatifs seront faites en faveur des quartiers prioritaires.

Une partie de cette manne, exceptionnelle quoi qu'insuffisante, de quelque 3,3 milliards d'euros supplémentaires reviendra à la métropole et à La Seyne. La majorité municipale, à laquelle participe la droite extrême de Debout la France et l'extrême-droite avec un adjoint élu au Département sous l'étiquette du Front national, refusera-t-elle d'en faire profiter ses habitants fragiles, avec la bénédiction des conseillers locaux du Rassemblement National, seul parti politique français dont les élus ne se sont pas joints au mouvement de revendication ?...

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22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 06:02

« Le temps de l'alternative est venu. Construisons-la ensemble ».

Nous sommes plus de 200 premiers signataires d'un appel au rassemblement des citoyens et partis de progrès, des gauches, du régionalisme et de l'écologie pour l'élection régionale de Provence Alpes Côte d'Azur que le journal « La Marseillaise » a publié ce vendredi.

Toutes nos sensibilités sont représentées parmi les auteurs de cette tribune, comme le sont nos six départements et des militants de tous nos mouvements politiques, soit une bonne douzaine.

L'union autour d'un projet partagé, dès le premier tour, est une absolue nécessité.

 

 

DROITE ET EXTRÊME-DROITE OMNIPOTENTES

Dans certaines parties de notre région, des Provençaux, Alpins et Azuréens ne connaissent depuis des années que les politiques que conduisent les nombreuses majorités de droite – et parfois d'extrême-droite – de leurs conseils municipaux, intercommunaux, départementaux et, bien sûr, régional, dans un contexte national et européen dont les dirigeants mènent des politiques parmi les plus ultralibérales. Provence Alpes Côte d'Azur est une des régions les plus inégalitaires de France. Beaucoup des choix de gestion des élus du territoire ne répondent pas aux besoins de notre population.

 

DERRIÈRE LES IMAGES DES MAGAZINES, LA PAUVRETÉ PROVENÇALE

Le label en forme de marque commerciale « Région Sud », les palaces de la Côte d'Azur et les photos sur les tabloïds des richissimes célébrités en villégiature chez nous trompent leur monde. Le dernier très officiel « baromètre social » de la région est édifiant. Il révèle que le taux de pauvreté est plus élevé dans notre région que dans la moyenne du pays.

Le taux de chômage est le troisième de France, notamment chez les moins de 30 ans dont seulement quatre sur dix ont un emploi, dont la moitié sont des contrats précaires, et la majorité régionale a... supprimé la plupart des aides à l'insertion. Dans 42 des 52 intercommunalités de la région, la part des personnes âgées émargeant au minimum vieillesse est supérieure à la moyenne française, et elle est même de plus du double dans les trois grandes métropoles d'Aix-Marseille, Nice et Toulon. Les trois-quarts des Provençaux sont éligibles au logement social... que de nombreux élus du territoire se refusent à construire.

 

LES PROGRESSISTES ONT UNE ÉNORME RESPONSABILITÉ : S'UNIR POUR REGAGNER LA CONFIANCE

Avec ses compétences sur l'économie, la formation et l'insertion professionnelle, l'aménagement du territoire, l'action environnementale ou les mobilités, une Région dispose des moyens d'inverser la vapeur et d'amortir le choc de la crise. Les données des régions gérées par les gauches et l'écologie en attestent : il est possible de conduire des actions qui répondent aux besoins des citoyens dans leur ensemble, et non simplement des très riches qui sont certes plus nombreux chez nous qu'ailleurs – et plutôt plus fortunés – mais dissimulent la grande masse des très modestes, également plus nombreux qu'ailleurs.

C'est de cette perspective qu'il faut convaincre les Provençaux, Alpins et Azuréens. Et ça passe par la capacité des sensibilités progressistes à se rassembler autour d'un programme économique, social et environnemental.

Sans cela, les plus humbles comme les classes moyennes, chaque jour plus désespérés, perdant confiance dans les institutions et les républicains qui les animent, pourraient bien céder au chant des sirènes de l'extrême-droite qui prouve pourtant, là où elle est hélas aux affaires, qu'elle n'a de cesse de fouler du pied les espoirs égalitaires, solidaires et de vie libre qui fondent notre nation.

Et les inégalités, l'autoritarisme, la ségrégation et les exclusions continueront à s'accroître.

 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Action régionale Idées et politique générale
16 janvier 2021 6 16 /01 /janvier /2021 07:20

Je salue la désignation, par le président de l'Assemblée nationale, de Geneviève Lévy, députée "Les Républicains" de Toulon, pour représenter ce qu'on appelait jadis "la chambre basse du Parlement" au Conseil national des villes (CNV) .

Le CNV est une instance très importante qui a pour mission d'accompagner l'État dans la définition de sa politique en faveur des quartiers populaires urbains vulnérables, en formulant au gouvernement des avis, des recommandations et des études.

Il est bien que, au travers de Geneviève Lévy, les habitants des 13 quartiers fragiles de notre métropole, donc, entre autres, du quartier Berthe et du centre ancien de La Seyne, aient voix au chapitre. Mais ce n'est pas tout...

 

UNE ÉLUE ENGAGÉE POUR LES QUARTIERS VULNÉRABLES DE NOTRE MÉTROPOLE

J'ai beaucoup travaillé avec Madame Lévy, malgré nos divergences, lorsqu'elle était première adjointe au maire de Toulon, sur l'élaboration et le suivi de la mise en œuvre du « contrat de ville », dispositif d'accompagnement social des habitants fragiles de nos quartiers prioritaires de Toulon Provence Méditerranée (à Hyères, La Garde, La Seyne et Toulon) et du « Nouveau programme national de renouvellement urbain » (NPNRU), qui permet désormais à notre métropole d'entamer la rénovation et la requalification du cœur historique de La Seyne (en plus de trois quartiers de Toulon), dont le tout premier chantier de notre place Germain-Loro, en haut de notre marché provençal, que nous avions conçu et financé et dont ne semble pas se plaindre notre nouvelle équipe municipale qui, je n'en doute pas, alimentera la réflexion de la députée toulonnaise, laquelle, à son tour, apportera à l'échelon national son expertise alimentée par « le local ».

 

DES MAIRES QUI ONT OBTENU DES AVANCÉES UTILES À TOUS... DONT À LA SEYNE

Mais, outre Geneviève Lévy, je note que, sur les huit maires nommés par le Premier ministre au Conseil national des villes (CNV), cinq sont des élus de communes adhérentes de l'Association des maires Ville & Banlieue de France (AMVBF) dont La Seyne et TPM sont aussi membres, et dont j'étais président national pendant mon mandat d'élu local. Je salue les nominations de mes anciens collègues et toujours amis ( * ), dont je sais la détermination à peser pour que les 5 millions d'habitants des sites urbains difficiles de notre pays ne soient pas oubliés par les politiques libérales que conduit le gouvernement...

Ils l'ont encore prouvé récemment, avec la crise sanitaire, l'association Ville & Banlieue ayant obtenu de l'État l'étalement sur plusieurs années des dépenses exceptionnelles engagées par les communes pour faire face à l'épidémie, ou la création et le financement des « colos apprenantes » ayant permis une occupation utile et éducative des jeunes des quartiers dont la vie sociale était gravement fragilisée par la pandémie et ses contraintes, deux exemples de dispositifs dont, bien sûr, notre ville de La Seyne bénéficie. Comme notre commune a pu tirer parti d'autres opérations acquises il y a peu grâce au poids de Ville & Banlieue, à l'instar des « quartiers de reconquête républicaine » (QRR) ayant permis d'obtenir un renforcement de nos moyens policiers en 2019, la création des programmes de « cités éducatives » (2020) ou des musées virtuels « microfolies » (2020).

 

LA SEYNE DOIT COMPTER SUR L'UNITÉ DES MAIRES FACE À L'ÉTAT... ET S'Y IMPLIQUER

Autant de raisons de me réjouir de toutes ces nominations au CNV. Et de formuler le souhait que le changement d'équipe municipale voulu l'an dernier par les Seynois n'altère en rien l'engagement de La Seyne au sein de l'Association des maires Ville & Banlieue de France parce l'union fait la force, et que celle de maires de toutes sensibilités républicaines en son sein les rend incontournables comme interlocuteurs des gouvernements, les poussant à faire vivre toujours plus et mieux la bienveillance de la nation en direction des plus humbles de ses enfants.

 

 

( * ) : Hélène Geoffroy, maire (gauche - PS) de Vaulx-en-Velin (Rhône), Marc Goua, maire (centre gauche) de Trélazé (Maine-et-Loire), Gilles Leproust, maire (gauche - PCF) d'Allonnes (Sarthe), Gilles Poux, maire (gauche - PCF) de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) et Rodolphe Thomas, maire (droite - MoDem) d'Hérouville-Saint-Clair (Calvados)

 

 

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Marc VUILLEMOT

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