12 mai 2026 2 12 /05 /mai /2026 11:44

 

Contrairement à certains de ses collègues du Rassemblement National qui ont retiré les drapeaux européens, le maire de La Seyne, dès le surlendemain de la cérémonie commémorative de la victoire du 8 mai 1945 sur l'Allemagne nazie, a fait replacer à leurs porte-hampes les bannières qui flottent depuis le mandat de Mme Bicais au fronton de la mairie, dont le pavillon bleu nuit aux douze étoiles, symbole de l'union de notre continent.

 

On n'a pas non plus entendu jouer "Maréchal, nous voilà !" comme ce fut le cas à Carpentras et à Canet-en-Roussillon dont les maires émargent au même parti que celui de La Seyne. Ni fait bénir par le curé, comme leur collègue de Carcassonne, lui aussi RN, une statue de Jeanne d'Arc qu'il a fait installer devant l'église paroissiale, car « figure de la foi et de l’unité nationale » (sic !...). Ni supprimer, comme l'a fait le nouveau maire d'extrême droite de Vierzon, la "commémoration annuelle de l'abolition de l'esclavage" fixée au 10 mai par un décret de 2006. Ni oser, à l'instar du nouveau néofasciste Ciotti de Nice, mettre sur un même pied d'égalité les Libérateurs de 1945 et les policiers municipaux niçois d'aujourd'hui (notre ancien maire, le commandant Souny, a dû retenir sa rage dans sa tombe !)...

 

 

Pour un début de mandat, ils s'en sont donné à cœur joie, ces nouveaux maires d'extrême-droite. Mais pas le nôtre. On ne va pas s'en plaindre. On a une impression d'extrême prudence, d'attentisme, d'hésitation, de souci de ne rien bousculer. Est-ce une consigne de l'appareil du RN, attentif à soigner son image bien écornée par ses fondements, son passé, et les initiatives de certains de ses élus, dans la perspective de l'élection présidentielle de 2027 ?

 

Le ton menaçant, toutefois, des propos tenus envers la Métropole Toulon Provence Méditerranée, dans une interview parue dans le magazine municipal, montre que, bien que contenu, le naturel revient vite au galop. Avant même que ne soit réalisé l'audit promis par M. Munoz au cours de sa campagne sur la contribution métropolitaine aux projets seynois, voilà que le maire affirme sans preuve que La Seyne a été lésée par TPM au cours des vingt dernières années et exige le versement des aides soi-disant dues. Les oppositions, notamment celle des gauches, de laquelle mon parti, la Gauche Républicaine et Socialiste, est partie prenante, auront à cœur de veiller au grain pour que cette outrance agressive de la municipalité n'ait pas pour effet de nuire au partenariat avec notre intercommunalité nécessaire à nos habitants. Sans la Métropole, La Seyne serait en effet dans l'impossibilité de mener à bien les projets qui sont pourtant mis en exergue dans les plus récentes publications de la communication officielle municipale : rénovation du centre-ville, voiries de la corniche de Tamaris et des avenues Esprit-Armando et Henri-Guillaume, domaine de Fabrégas, plages de Fabrégas et La Verne, etc.

 

En l'espèce, ceux qui « n'en ont pas fini avec la basse politique politicienne » ne sont pas ceux qu'on désigne, mais ceux qui pointent l'index.

 

 

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7 mai 2026 4 07 /05 /mai /2026 15:42

 

Décidément, c'est à se demander si certains acteurs de nos partis politiques des gauches et de l'écologie pensent à nos concitoyens qui, dans leur grande majorité, des plus pauvres aux classes moyennes, ont besoin de changements radicaux. On est à moins d'un an de l'élection présidentielle et il ne se passe pas de jour sans qu'une déclaration ne vienne ajouter à l'inquiétude des braves gens qui craignent que les progressistes, qui ont pourtant montré en 2024 qu'ils pouvaient être majoritaires, soient à nouveau désunis et permettent l'élection d'un nouveau chef de l'État ultralibéral aggravant la politique subie depuis des années ou, plus sinistre encore, d'un président néofasciste qui sera autant ultralibéral, mais en plus autoritaire, sectaire et nationaliste. Comment va-t-on s'en sortir ? 

 

 

UNE PRIMAIRE CITOYENNE AUSSI MORT-NÉE QUE CELLE ESPÉRÉE NAGUÈRE À LA SEYNE ?

 

Dans la même semaine, l'un, M. Mélenchon, a annoncé sa candidature, s'appuyant, ce qui est une réalité indiscutable, sur le fait que ses scores n'ont cessé de progresser depuis 2012 jusqu'à atteindre 22% en 2022, ce dont aucun des cinq autres candidats de gauche ne peut s'enorgueillir, loin de là (en 2022, avec de 0,6 à 4,6 %, ils ont obtenu, tous scores cumulés, moins de suffrages que la moitié des voix de M. Mélenchon), tandis que plusieurs autres prétendants potentiels ou déclarés (Mmes Autain, Castets, Tondelier, MM. Faure, Lucas, Ruffin, etc) se sont retrouvés pour confirmer leur volonté d'organiser à l'automne prochain une élection primaire citoyenne pour se départager et désigner un ou une candidat(e) unique, mais à laquelle le plus radical, M. Mélenchon, et le plus modéré, M. Glucksmann, ont d'ores et déjà dit qu'il ne participeraient pas.

 

Va-t-on assister au même scénario rageant qu'à la dernière élection présidentielle, où il n'aura manqué à M. Mélenchon pour accéder au second tour à la place de Mme Le Pen que 400.000 des 3,5 millions de voix de gauche qui se sont réparties sur les cinq autres candidats ?

 

 

UNE PLATEFORME PARTAGÉE POUR FÉDÉRER DES PLUS MODÉRÉS AUX PLUS RADICAUX

 

Dans ce contexte inquiétant, mon parti, la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), veut apporter sa contribution à la recherche du bout du tunnel. Notre analyse est la suivante : « Quand bien même tel grand leader prendrait le dessus sur tel autre au terme d’une guerre à mort, qu’en sortirait-il ? Rien, à part un boulevard pour l’extrême-droite. La GRS rappelle que l’unité ne peut se réduire à une alliance électorale de dernière minute édifiée sur un champ de ruines, mais doit s’incarner dans un travail programmatique et une plateforme partagée, claire, ambitieuse et capable de fédérer au-delà des chapelles partisanes, de la gauche radicale aux socialistes en passant par les communistes, les écologistes et tous les militants des mouvements progressistes. »

 


Tout ça, ça parle au militant que je suis, déçu de la tournure de désunion qu'ont pris les choses pour la dernière élection municipale seynoise. Mais cet épisode est définitivement derrière nous et je regarde devant. Je me réjouis désormais de lire sous la signature de certains de mes camarades que « la gauche de transformation ne peut pas gagner si elle ne prend pas en charge une partie de la radicalité qui s’exprime dans la société, et elle ne peut pas s’unir si elle n’a que des egos à proposer. Elle doit donc changer de ton et de méthode : moins de moralisation, plus de pédagogie ; moins de divisions, plus de dialogue ; moins de dogmatisme, plus de pragmatisme. La GRS propose de recentrer le débat sur les grands enjeux et de s’éviter les clivages stériles », ajoutant dans un revirement salutaire par rapport à ce qu'on a pu connaître : « Nous proposons d’inverser la logique : d’abord le projet, ensuite la désignation. »

 

Alors, peut-être que, si des initiatives partaient des territoires pour engager un travail collectif, s'ajoutant aux pétitions populaires de tous ordres qui ne manqueront pas d'inonder les réseaux sociaux pour exiger l'unité, il y aurait quelques chances que ça interpelle en haut lieu...

 

Pour une fois depuis trop longtemps, ça me dirait bien de voter et d'appeler à voter au second tour pour un(e) candidat(e) de gauche ou écologiste, au moins s'il était le mieux placé parmi les républicains pour barrer la voie à l'extrême-droite, et, mieux et surtout, pour lui permettre d'être victorieux !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
22 mars 2026 7 22 /03 /mars /2026 21:30

 

Si l’on exclut les raisons liées au contexte national et métropolitain, la cause première de l’élection de l’extrême-droite est la politique menée pendant six ans par la droite locale. Avec ses errances, son immobilisme, son abandon du service aux citoyens et ses feuilletons judiciaires, elle a réussi à faire passer le score RN de 11 % en 2020 à 45 % en 2026.

 

La deuxième raison, imputable aussi à la droite, est le fait qu’elle a ressassé pendant des années les thèmes favoris du RN, exagérant notamment les enjeux sur les questions de sécurité et de cohésion sociale, culturelle et urbaine, montant les Seynois les uns contre les autres.

 

La troisième, toujours du fait de la droite, est sa division, avec le point d'orgue du second tour de l'élection. Alors que le premier tour a placé la liste de Jo Minniti en première ligne face à Dorian Muñoz, Cheikh Mansour est gravement coupable d’avoir jugé malin de se maintenir plutôt que faire bloc contre le RN.

 

La division de la gauche n’a pas arrangé les choses. Si Stéphane Sacco avait accepté la primaire proposée il y a plusieurs mois, il l’aurait remportée puisque sa liste dissidente a devancé au premier tour la liste d’union des gauches, écologistes et régionalistes d’Olivier Andrau. Alors toutes les sensibilités se seraient rangées derrière lui. Et l'unité aurait été d’autant plus large si les citoyens assemblés autour de Zohra Sidi Dris n’avaient pas répondu aux demandes de LFI de faire liste à part. Une liste unique de gauche aurait à coup sûr été deuxième à l’issue du premier tour et aurait pu porter l’espoir d’une victoire, à condition bien sûr que la droite ait joué le jeu du retrait républicain.

 

Il faut saluer les écologistes, les socialistes, les socio-démocrates, les régionalistes, mais aussi celles et ceux de GRS, du PCF et de la liste des citoyens soutenue par LFI, les syndicalistes, les acteurs associatifs et économiques, qui ont appelé, officiellement ou non, parfois à contre-courant de leurs partis, à l'unité avant l'élection, puis au retrait des listes de droite et de gauche arrivées troisième et quatrième pour que seule la mieux placée au premier tour affronte l’extrême-droite, et enfin, à défaut de retrait, à voter pour cette liste. Ça a été responsable.

 

Ce sont tous ceux-là qui doivent, sous des formes à construire, protéger le peuple de La Seyne des impacts inquiétants de son propre choix pour le parti fondé par des anciens des Waffen-SS et de l’OAS inspirés par le néofascisme. Ils devront constituer l’épine dorsale de l’alternative républicaine qui sera très vite nécessaire, en étant rassembleurs de ceux qui se sont égarés, pour sauvegarder la cohésion fraternelle de notre population.

 

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19 mars 2026 4 19 /03 /mars /2026 15:23

 

Dimanche, il n’y a plus d’hésitation possible pour La Seyne.

 

Si nous, les républicains, de droite comme de gauche, et même très à gauche comme moi, dispersons nos votes, l'extrême-droite gagnera.

 

Je le dis clairement, avec tristesse mais avec réalisme : la seule liste de gauche encore en lice ne peut pas l’emporter.

 

Alors il faut regarder la réalité en face et agir en conséquence.

 

Parce que je pense à chacun d’entre nous, et en particulier à ceux qui vivent les quartiers où j'ai grandi, travaillé et investi de mon temps et mon énergie de militant associatif,
Parce que ma vie politique est derrière moi (trois décennies au conseil municipal...),
Parce que je n’ai rien à défendre sinon l’intérêt de la ville que j'aime et de tous les siens,
>  je prends mes responsabilités.

 

Ce qui se joue est grave.

> Il y a un risque pour La Seyne.
> Il y a un risque pour la Métropole si plusieurs communes basculent.

 

Ce seraient des conséquences très concrètes :
    •   Une opposition impuissante, inaudible, sans leviers réels, pour préparer une alternance,
    •   Des milliers d’agents municipaux en première ligne,
    •   Des centaines d’associations fragilisées,
    •   Une foule d’acteurs économiques exposés à l’incertitude pour la dynamique et l’emploi,
    •   La vie sociale fracturée pour un territoire de dizaines de milliers de concitoyens.

 

Alors dimanche, une seule question compte :
> Voulons-nous que La Seyne bascule au fascisme ?

 

Si la réponse est non, il n’y a qu’une issue :
> voter pour le candidat le mieux placé pour battre le RN. J’aurais préféré que ce fût un autre (Olivier Andrau ou Stéphane Sacco), mais c’est celui qui est arrivé deuxième au premier tour.

 

Ce ne sera pas un vote de confort, évidemment pas un vote d'adhésion.
> Juste un vote utile. Un vote de barrage, un vote de résistance comme Jean Moulin, Henri Rol-Tanguy ou Lucie Aubrac l'auraient proposé.

 

Chaque voix comptera. Chaque abstention comptera aussi. Dimanche, on ne regarde plus. On agit.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
6 mars 2026 5 06 /03 /mars /2026 12:48

 

C'est paru ce jeudi dans le quotidien national Libération sous le titre « À La Seyne-sur-Mer, un écœurant cocktail de candidats racistes, complotistes et transphobes sur la liste RN » (lire l'article ICI). Et c'est repris le lendemain en matinée sur les ondes de France Info qui parle aussi ( * ) de « propos pétainistes et autres » du fait de ces mêmes individus. 

 

Quand je le relevais, certains me disaient « mais non, ce sont des braves gens qui ne font pas de politique ». Ce n'est certes sûrement pas le fait de tous les candidats d'extrême-droite qui briguent la mairie de La Seyne, mais plusieurs de ces tristes personnages sont cités, dont, tout de même, ceux qui émargent en 2ème, 5ème et 9ème positions de la liste de M. Muñoz, donc loin d'être de simples figurants.

 

Ce n'est pas anodin. C'est même très grave.

 

 

DES PROPOS INQUALIFIABLES

 

Si certains faits révélés par la presse nationale sont récents, d'autres ne datent pas d'hier. Pourquoi leur candidat tête de liste n'a-t-il pas écarté ceux qui ont tenu ces propos inqualifiables, voire illégaux ? Adhère-t-il à leurs funestes visions ? Pourquoi avoir refusé de répondre aux journalistes ? La mise à l'écart des « brebis galeuses » dont se vante le RN est-elle un nouveau mensonge ?

 

On pourrait d'ailleurs aussi se demander si les chefs de file des diverses listes de droite ont l'intention de réagir pour dénoncer et déplorer ces prises de position honteuses. On est en droit de s'en inquiéter au regard de la porosité existant chez nous – comme parfois ailleurs – entre la droite et son extrême.

 

 

DE LA DROITE À SON EXTRÊME ET VICE-VERSA, SANS ÉTAT D'ÂME

 

Ainsi, d'anciens militants du Front National devenu Rassemblement National, dont deux candidats têtes de liste FN à des élections municipales seynoises et deux candidats FN – d'ailleurs hélas victorieux – à une élection départementale, figurent sur des listes de la droite pour l'élection de ces prochains jours.

 

Et, a contrario, d'anciens candidats sur des listes de la droite républicaine figurent dans l'équipe du RN d'aujourd'hui : ils ne sont pas moins de 8 parmi les 20 premiers de la liste de M. Muñoz, dont certains de ceux montrés du doigt par Libération, à avoir déjà été candidats sur les listes de droite et du centre de Mmes Joyan ou Torres, et de MM. Canepa, Colin, Daninos, Paecht ou Vitel.

 

Quand on voit ce qui se passe à La Seyne entre droite et extrême-droite, et dans de telles proportions, on se demande où se trouvent les « accords de la honte » passés par des « tartuffes » que seraient des candidats de gauche coopérant avec LFI, tels que les dénonce outrageusement leur leader, M. Retailleau. Les candidats des droites feraient mieux de clarifier leurs propres positions vis-à-vis de ceux du RN. Au lieu de demander à la gauche de faire son examen de conscience, la droite ferait bien de commencer par se regarder dans la glace. Et surtout à La Seyne.

 

 

DANS CE CONTEXTE DE MIASMES, LE VOTE UTILE, C'EST L'ÉQUIPE ANDRAU

 

L'équipe de gauche d'Olivier Andrau a publié un communiqué sur le sujet (le lire ICI), qui se conclut, s'adressant aux divers candidats, par : « Notre responsabilité collective est de faire vivre un débat exigeant et respectueux. C’est dans cet esprit que nous demandons à nos concurrents de mener campagne. »

 

Au-delà de la campagne électorale, il y aura les six années du mandat. Au vu de l'état d'esprit révélé par ces postures coupables, franchement, le seul vote utile pour se prémunir du pire, y compris pour les gens de droite républicaine de La Seyne qui déplorent à juste titre la perméabilité effrayante entre leurs leaders et ceux d'un parti fondé par des nostalgiques de Vichy et d'anciens Waffen-SS, c'est celui en faveur de l'équipe d'Olivier Andrau, des gauches unies, des écologistes, des régionalistes, et des citoyens.

 

 

( * ) : Émission "Les Informés du matin" du 6 mars à 19 mn 03 secondes

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
2 mars 2026 1 02 /03 /mars /2026 15:08

 

C'est la règle dans la plupart des partis politiques. Si tu ne respectes pas une décision du mouvement auquel tu appartiens, tu t'en exclus toi-même.

 

Depuis que je figure sur la liste que mène Olivier Andrau pour l'élection municipale des 15 et 22 mars prochains, quelques personnes m'ont demandé pourquoi le logo de mon parti n'apparaît pas aux côtés de ceux des autres organisations politiques des gauches, de l'écologie et du régionalisme sur les documents proposés à nos concitoyens.

 

Ça mérite en effet une explication.

 

 

En l'occurence, des gens de mon parti, la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), ont choisi d'abandonner la démarche d'union des gauches engagée durant des mois avec diverses organisations (PCF, PS, LFI, Écologistes, etc) s'attachant à élaborer un projet partagé en vue de l'élection municipale et constituer une liste unitaire de candidats des gauches et de l'écologie. Avec les communistes, ils ont opté pour constituer ensemble une autre équipe. Fût-ce étrange, c'est leur choix, ça se respecte. De son côté, La France Insoumise a aussi laissé tomber le travail commun et décidé de présenter une troisième liste. 

 

 

LA LISTE ANDRAU, C'EST LA LISTE SEYNOISE DE L'UNION DES GAUCHES ET DES ÉCOLOGISTES

 

Moi, attaché depuis toujours à l'unité des gauches, j'ai regretté ces deux abandons. C'est la raison pour laquelle, après avoir plaidé sans succès pour un retour à la raison, donc à l'unité, je me suis résolu à répondre favorablement à la sollicitation de ceux qui, de leur côté, n'ont pas quitté le navire de l'unité et ont continué à voguer ensemble vers un projet d'union pour la Ville et la Métropole et à préparer une équipe unitaire pour le porter : les écologistes, les socialistes, les régionalistes, d'autres organisations de gauche, et des citoyens. Une équipe de gauche, riche de sa diversité, même si je regrette l'absence de mes proches et de mes amis communistes.

 

Le projet a été parachevé : déjà bien avancé avant le départ de certains représentants de partis, il a été finalisé sous forme d'un programme bien ancré à gauche et très réaliste. Et c'est un socialiste de l'aile gauche du PS, Olivier Andrau, et une écologiste, Martine Maurizio, qui ont été choisis, pour animer une équipe de candidats, par le collectif qui a continué à travailler et s'est même élargi.

 

 

LA LISTE SEYNOISE DE L'UNION DES GAUCHES ET DES ÉCOLOGISTES, C'EST LA LISTE ANDRAU

 

Je regrette bien sûr la situation mais je me dois d'encourager ceux qui, malgré les défections, ont poursuivi la démarche vers un projet partagé et une liste unitaire. C'est le sens de ma participation à cette équipe, à une place très symbolique : la dernière. Bien sûr, même si à La Seyne pas mal de gens savent dans quelles associations je suis investi, de quel syndicat je suis adhérent et de quel parti je suis membre, ce n'est pas en qualité de membre de ce parti que je m'engage puisque mes camarades ont majoritairement, me dit-on, fait un choix différent. Je suis en effet naturellement exclu de la GRS pour la durée de l'élection municipale.

 

Mais nul n'a pour autant suspendu l'usage de mes neurones et de ma parole. Ça ne m'empêche ainsi pas de porter les visions de ma sensibilité politique dans la démarche unitaire, dont chacun sait qu'elle est à la fois parmi les plus à gauche et au nombre des plus ouvertes. Je concours ainsi à l'unité des gauches dans leurs diversités, certes hélas incomplète. Je participe à l'équipe qui me semble incarner à La Seyne le Nouveau front populaire, même s'il est regrettable qu'il ne soit pas avec toutes ses composantes.

 

Et ce n'est pas bien grave qu'il n'y ait pas le logo de mon parti sur les affiches et les tracts. Comme il n'est pas bien grave non plus que figurent sur les documents d'autres équipes les logos de partis qui n'ont aucun adhérent à La Seyne, et a fortiori pas sur leurs listes pour l'élection municipale seynoise.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
14 janvier 2026 3 14 /01 /janvier /2026 04:40

 

Il est encore temps pour les courants seynois des gauches, de l’écologie, du régionalisme, et plus largement tous les humanistes, de s’unir pour ne décevoir ni inquiéter les électeurs qui comptent sur eux.

 

Mais ce temps s’amenuise.

 

 

Ceux qui ont quitté la démarche commune, qu’ils soient insoumis, communistes ou républicains-socialistes, devraient y revenir. Les autres, dont les écologistes et les socialistes, qui, respectant la méthode partenariale, ont poursuivi le travail, finalisé le programme puis choisi Olivier Andrau pour l’animer, doivent être ouverts à l’idée du retour de ceux qui se sont éloignés.

 

En 2020, 35 % des voix se sont portées au premier tour sur les deux listes des gauches et de l’écologie. En 2026, avec l’essor de l’extrême-droite et trois listes annoncées, l’éventualité est réelle que, désunies, aucune n’accède au second tour, faute d’obtenir au premier les nécessaires 10 % des suffrages ( * ).

 

Se rassembler ne devrait pas poser problème : les trois chefs de file, partageant une vision pour La Seyne, figuraient sur une seule liste en 2020, celle que j’animais ( ** ), et portent le même projet depuis un an ( *** ).

 

Or, et c’est vieux comme le monde, de faux prétextes à abandonner le collectif, exprimés en « pas assez à gauche », « professionnels de la politique », « trop macron-compatibles », et autres anathèmes infondés, ne servent qu’à masquer des stratégies absconses en vue d’un hypothétique “coup d’après”, des rancœurs personnelles, ou des ambitions égoïstes, faisant peu de cas de la démocratie de la méthode, et trompant ou déroutant les citoyens.

 

On y est habitué à La Seyne ( **** ). Mais, dans le contexte actuel, s’arcbouter sur de telles positions, ce serait risquer de contraindre les Seynoises et Seynois à n’avoir de choix de second tour qu’entre une extrême-droite dangereuse par son idéologie et son incompétence et une droite qui a montré durant six ans qu’on ne peut lui faire confiance.

 

Ce serait une faute lourde.

 

 

 

________________________________

 

( * ) : Lors du second tour, seules les listes ayant obtenu au premier tour au moins 10% des suffrages exprimés sont autorisées à se maintenir. Elles peuvent connaître des modifications, notamment par fusion avec d’autres listes pouvant se maintenir ou fusionner. Les listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages exprimés peuvent fusionner avec une liste ayant obtenu plus de 10%. Voir ICI les règles du mode de scrutin.

 

( ** ) : Olivier Andrau, Stéphane Sacco et Zohra Sidi Dris étaient tous trois en position éligible en cas de victoire sur la liste que je conduisais en 2020. Voir ICI.

 

( *** ) : Il y a un an, en janvier 2025, les principaux partis des gauches et de l'écologie ont communiqué ensemble sur les orientations qu'ils partagent. Voir ICI un article de Var-matin présentant ces axes du projet unique. Quant aux positions politiques nationales, puisqu'elles sont mises en avant par certains “donneurs de leçons de gauche” alors qu'elles sont hors sujet pour un projet local, je renvoie aux votes parfaitement identiques au Parlement des divers socialistes, qu'ils soient adhérents du PS ou de GRS.

 

( **** ) : Depuis 1989, à chacune des élections municipales à La Seyne, il y a eu deux ou trois listes de gauche et/ou écologistes. Voir ICI quelques-uns des bulletins de vote et ICI (excellent site de Jean-Claude Autran) des éléments historiques sur ces diverses élections.

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25 décembre 2025 4 25 /12 /décembre /2025 08:36

 

 

 

Une fin d'année la plus heureuse possible pour toutes et tous...

 

 

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15 décembre 2025 1 15 /12 /décembre /2025 13:31

 

« Beaucoup doivent penser comme moi : quitte à voter, autant l'essayer... » Ces jours derniers, une dame, selon Var-matin, s'exprimait en ces termes, ajoutant de plus « qu'on n'est pas complètement idiots, même le RN à des casseroles au c... », manière de dire que peu lui importent les affaires jugées ou pendantes qui l'entachent, du moment qu'on opte pour la nouveauté... ou l'inconnu...

 

Pendant ce temps, à 11000 kilomètres de notre rue Cyrus-Hugues où se déroulait cet échange, les Chiliennes et les Chiliens votaient. Et choisissaient de... l'essayer. Pourtant, il y a cinq décennies, d'Iquique à Punta Arenas, ils l'avaient essayé, pas en votant mais en le subissant à la suite d'un coup d'État. Ce furent des dizaines de milliers de violations des droits de l'homme, la violence politique, les assassinats, les disparitions. Et l'histoire, la nôtre et celle du Monde, celle d'hier et celle d'aujourd'hui, regorge d'événements qui devraient conduire à y réfléchir à deux fois.

 

Non, l'extrême-droite, et tous les totalitarismes, ne prenons pas le risque de... les essayer.

 

 

On me dira qu'un maire ne dispose pas de la force armée, de la police et du renseignement, et d'autres instruments de la répression. Mais, partout où elle est arrivée aux affaires communales, l'extrême-droite s'est employée à saper les services publics et les fondements démocratiques et républicains qui garantissent la cohésion sociale, donc la sécurité et le vivre-ensemble de tous. Les communes, ce sont de véritables bancs d'essai de ce que pourrait être une gestion nationale.

 

 

L'EXTRÊME-DROITE, C'EST UNE ATTEINTE À LA FRATERNITÉ

 

À Mantes-la-Ville (Yvelines), le maire, en trois ans, a divisé les subventions aux associations par deux, réduit les services au public en supprimant 20% d’agents municipaux, limité au minimum tout ce qui a trait au social. À Hayange (Moselle), la municipalité a coupé le gaz et l’électricité au Secours populaire, l'enjoignant en même temps de quitter les locaux communaux qu’elle occupait. A Villers-Cotterêts (Aisne), ça a été le ramassage scolaire des quartiers excentrés qui a été remis en cause, tandis que les tarifs de la cantine scolaire se sont envolés alors que la ville ne connaissait aucun problème de finances, le maire expliquant vouloir responsabiliser les familles : « Rien n’est gratuit dans ce monde. Expliquons aux gens que tout à un prix. » À Fréjus (Var), le maire a gelé les subventions d'associations sociales et culturelles du quartier de La Gabelle, majoritairement habité par une population très pauvreAu Luc (Var), après l'annonce par le préfet de l'arrivée d'une trentaine de migrants dans un centre agréé, ça a été un déferlement de propos de rejet de ces malheureux qualifiés de « clandestins » dans une lettre du maire à ses administrés, assorti du vote d'une charte intitulée « Ma commune sans migrant ».

 

 

L'EXTRÊME-DROITE, C'EST LA DÉMOCRATIE LOCALE BAFOUÉE

 

À Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), c'est un adjoint au maire, directeur de la publication du magazine municipal, qui a été condamné pour non respect de la pluralité et du droit de réponse, pendant que le maire s'emploie sans cesse à museler ses détracteurs (lire ICI une interview de Marine Tondelier, conseillère municipale écologiste). À Orange (Vaucluse), c'est une curieuse conception de la démocratie, avec une mairie qui, pour un sujet aussi important que le vote du plan local d'urbanisme, s'est refusée à fournir les documents nécessaires à la connaissance du dossier.

 

 

L'EXTRÊME-DROITE, C'EST UNE DÉGRADATION DE LA GESTION LOCALE

 

On se souvient bien sûr de l'état exsangue dans lequel le Front National a laissé les finances de notre ville voisine de Toulon en 2001. Mais c'est de partout pareil. À Beaucaire (Gard), la chambre régionale des comptes d’Occitanie, dans un rapport produit en 2020, a mentionné « des défaillances en série », une « gestion hasardeuse », des « recrutements irréguliers », des « rémunérations anormales en heures supplémentaires », « l’absence de stratégie RH », « un budget en communication disproportionné » et des « changements brutaux d’affectation de personnels ». Encore tout près de chez nous, je renvoie aux récents articles de la presse pour se faire une idée de ce qu'il en a récemment été à Cogolin et à Fréjus, avec des mises en cause des maires sur des dossiers financiers.

 

 

L'EXTRÊME-DROITE, C'EST UNE EXACERBATION DE L'EXCLUSION

 

À Hénin-Beaumont, comme à Perpignan (Pyrénées Orientales), à Fréjus (Var) et Béziers (Hérault), le média "Ripostes" a rapporté que « les pratiques violentes et discriminantes des polices municipales de ces villes dirigées par l’extrême droite font régulièrement la une a minima des médias locaux et régionaux et, parfois, s’étalent dans la presse nationale. Suréquipées, armées, ces polices bénéficient de moyens et d’effectifs bien supérieurs à ce qu’il est possible de constater dans des agglomérations de taille équivalente. » On n'a pas de mal à imaginer ce que pourraient devenir les forces de police d'une extrême-droite au pouvoir national, au service d’une politique d’exclusion, outrepassant en permanence le rôle qui leur est dévolu.

 

 

« L'essayer, c'est l'adopter. » Ce slogan publicitaire, utilisé tour à tour pour une bicyclette, une cafetière, du dentifrice, des lentilles oculaires ou une chaîne hôtelière, l'extrême-droite l'a fait sien depuis une dizaine d'années. Pourtant, on le voit à l'usage, ceux qui l'ont essayé dans leurs communes s'en sont pour beaucoup mordu les doigts. Derrière les sourires, les selfies et les tapes sur l'épaule d'une campagne électorale locale, c'est le pire qui se cache et peut survenir.

 

Trente-cinq ans après la fin d'une dictature qui a causé 40000 victimes, j'ai aujourd'hui une pensée pour le peuple du Chili. Et en particulier pour nos amis de Tortel, commune-sœur de La Seyne. Je ne voudrais pas devoir en avoir une, demain, pour La Seyne, voire, après-demain, pour notre Nation.

 

Puissent l'avoir en tête ceux qui, par leur nécessaire et toujours possible unité autour d'un projet social, écologiste et humaniste, peuvent éviter aux Seynoises et Seynois d'avoir à... l'essayer.

 

 

 

Ci-dessous quelques notes du chanteur Julos Beaucarne qui devraient nous rappeler que le pire ne s'est pas arrêté avec les années 40...

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2 décembre 2025 2 02 /12 /décembre /2025 03:58

 

Moi qui, tout athée que je suis, fais la crèche chaque année et qui ai défendu l'idée que des santons et des crèches conservent toute leur place dans l'espace public, en particulier lors de nos regrettées Fêtes calendales du Fort Napoléon, parce qu'elles relèvent plus d'une dimension patrimoniale que d'une ferveur religieuse, je me suis tout de même questionné sur la raison pour laquelle l'illumination qui, en entrée de ville, nous souhaitait naguère de « Joyeuses fêtes » nous promet désormais un « Noël à La Seyne » et sur le choix d'afficher un tout nouveau « Joyeux Noël » sur la projection très réussie sur les façades du quai Gabriel-Péri.

 

C'est peut-être un détail ou un pur hasard. Mais, si ça ne l'était pas, ça pourrait être chargé de sens...

 

 

FÊTES DE YULE, CULTE DE MITHRA, SATURNALES, ET PUIS NOËL

 

Bien sûr, Noël, c'est la commémoration de la Nativité de Jésus-Christ, événement important pour les chrétiens du monde entier. Mais, historiquement, avec les efforts de christianisation déployés dans les premiers siècles de notre ère, les festivités qui lui sont liées résultent d'une volonté de remplacer peu à peu d'autres événements qui existaient autour du solstice d'hiver du 21 décembre afin d'ancrer solidement la nouvelle tradition religieuse dans l'Empire romain, puis au-delà.

 

Noël a ainsi remplacé Yule dans l'Europe du nord, une fête païenne préchrétienne célébrée par les peuples germaniques. Il n'est d'ailleurs pas neutre que, sous le Troisième Reich dont beaucoup de chrétiens engagés ont cruellement été victimes, Yule a été instrumentalisé à des fins idéologiques pour servir la propagande nationale-socialiste. De même, la christianisation de l'Empire romain et ses lois anti-païennes ont accentué la disparition du culte de Mithra, divinité initialement indo-iranienne également fêtée aux alentours du solstice d'hiver. Les Saturnales, aussi, des fêtes se déroulant dans l'Antiquité romaine au cours de la semaine du solstice d'hiver pour célébrer le dieu Saturne, accompagnées de grandes réjouissances populaires, conservées dans la tradition provençale avec les "fêtes calendales" mi- religieuses et mi-païennes, ont dû laisser la place à la célébration chrétienne.

 

 

TRADITION CHRÉTIENNE OU FÊTE UNIVERSELLE DE LA PAIX ENTRE LES HOMMES

 

Avec le temps, et notamment depuis le XIXe siècle, cette période de fin d'année est aussi devenue un temps festif de la famille et des enfants, en particulier en offrant des cadeaux. Certes les instances catholiques, et d'autres, désapprouvent depuis longtemps l'évolution mercantile de cette fête. Mais cette évolution vers une fête universelle parce que prenant peu à peu un caractère plus athée, qui n'interdit en rien aux chrétiens de vivre leur foi, en famille, avec leurs amis, dans l'espace privé, leurs églises et leurs temples, a permis aux pratiquants de toutes les religions comme aux agnostiques et libres-penseurs de se retrouver dans une même période de réjouissances, de convivialité et de paix.

 

C'est pourquoi le souhait municipal de « Joyeuses fêtes » était une adresse à l'ensemble de nos concitoyens et visiteurs, avec leurs diversités, dans l'esprit de notre Constitution qui stipule que « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. »

 

Après qu'elle a supprimé nos Fêtes calendales profanes qui nous réjouissaient depuis quatre décennies de Berthe au Fort Napoléon et décidé d'organiser un pèlerinage catholique annuel à Notre-Dame-du-Mai, on ne peut qu'être dubitatif sur les intentions profondes de la municipalité. Est-ce qu'il a à présent été demandé aux agents communaux qui font chaque année un travail toujours plus remarquable de conception et réalisation de merveilleuses illuminations de changer une guirlande pour souhaiter désormais un « Noël à La Seyne » à la place de « Joyeuses fêtes » et de rajouter un « Joyeux Noël » à une projection murale ? Si tel était le cas, ça surchargerait d'une couche de doute les intentions de la municipalité en matière de laïcité. Surtout dans une période où la porosité s'accroît entre la droite et son extrême sur fond d'accents traditionalistes, d'imposture historique sur une pseudo identité judéo-chrétienne de la France et de l'Europe, de repli sur soi, de rejet et de stigmatisation de l'Autre, du Différent, de l'Étranger...

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