21 juin 2022 2 21 /06 /juin /2022 16:52

La tactique de M. Macron et Mme Borne, flinguant à tout-va la Nouvelle union populaire écologique et sociale dans l'entre deux tours, et alertant le peuple de France sur les dangers des « extrêmes », diabolisant scandaleusement dans le même sac le RN et le pôle progressiste, a fait un flop.

 

M. Macron avait trois ans en 1981, mais Mme Borne en avait vingt. Qu'a donc pensé il y a 41 ans l'actuelle – et peut-être très éphémère – Première ministre en découvrant les « 110 propositions pour la France » du très dangereux super-trotskyste François Mitterrand ?!?! Ça vaut le coup de faire quelques comparaisons de son projet avec le « programme partagé de gouvernement de la Nupes » que les écolos et les gauches ont soumis aux Français ces dernières semaines...

 

 

NON, LES FRANÇAIS NE SONT PAS DES IMBÉCILES

 

Ça devrait clouer le bec aux agités du bocal du plus haut niveau de l'État qui, après avoir depuis 2017 joué avec le feu et préparé le lit de l'extrême-droite en croyant faire contre notre peuple celui de leurs amis de la finance internationale, tentent d'affoler les Français en les prenant pour des pauvres imbéciles oublieux de l'Histoire. Et, peut-être, ramener au bercail du seul vrai pôle progressiste et humaniste ceux des gauches et de l'écologie qui les ont rejoints, bernés par les sirènes du fameux et fumeux "ni-ni"... Et qui aujourd'hui doivent se mordre les doigts de leur aveuglement.

 

 

UN PROJET POUR RÉPARER LES MÉFAITS DES LIBÉRAUX, ET ALLER VERS UNE SOCIÉTÉ PLUS JUSTE ET PLUS DÉMOCRATIQUE

Je n'ai pas tout balayé des programmes respectifs des gauches de 1981 et 2022, mais seulement une vingtaine d'entre eux, parmi les thèmes les plus signifiants. Il est d'ailleurs des sujets qui, quatre décennies plus tard, n'ont plus lieu d'être (l'abolition de la peine de mort, par exemple) et d'autres qui n'avaient pas encore surgi (l'urgence climatique, par exemple). Mais je dois livrer quelques extraits de chacun de ces projets mis en miroir les uns des autres. On réalisera que le programme de la Nupes n'est, ni plus ni moins, contrairement aux affirmations délibérément affolantes d'un président de la République et d'une Première ministre aux abois, qu'un projet de société plus humaine, plus juste, plus solidaire, plus démocratique. Dans le prolongement de celui auquel les Français ont majoritairement accordé leur confiance en 1981 et dont les libéraux ont depuis détricoté la plupart des avancées. Bien loin d'un programme extrémiste.

 

 

NI UTOPIE, NI EXTRÉMISME, OU ALORS MITTERRAND ÉTAIT UN GUERILLERO FANATIQUE !

 

Non, on n'est ni dans l'utopie, ni l'extrémisme. On est juste dans la suite historique des avancées sociales. C'est pour défendre et reconquérir les acquis sociaux, démocratiques et environnementaux foulés du pied par les libéraux, et aller plus loin, notamment au regard des graves enjeux de sauvegarde de la planète qu'on imaginait à peine il y a quarante ans, que les députés de la Nupes vont mener la vie dure au gouvernement et au président de la République.

 

Cliquez sur les bandeaux comparatifs extraits de programmes de 1981 et de 2022 pour les agrandir...

 

SUR LES RETRAITES

 

SUR LES SALAIRES

 

SUR LE TEMPS DE TRAVAIL

 

SUR LA FISCALITÉ DES MÉNAGES

 

SUR L'IMPÔT SUR LA FORTUNE ET LES DROITS DE SUCCESSION

 

SUR LA TVA DES PRODUITS DE PREMIÈRE NÉCESSITÉ

 

SUR LE DROIT AU LOGEMENT POUR TOUS

 

SUR LES LOYERS

 

SUR LE DROIT À LA SANTÉ DANS TOUS LES TERRITOIRES

 

SUR L'ÉGALITÉ DES FEMMES ET DES HOMMES

 

SUR LE DROIT À L'EXERCICE DE LA FONCTION PARENTALE

 

SUR L'ÉDUCATION POUR TOUS

 

SUR LA FORMATION AUX MÉTIERS

 

SUR LA CULTURE UNIVERSELLE

 

SUR L'ÉGALITÉ DES DROITS DES IMMIGRÉS AVEC LES NATIONAUX

 

SUR L'INDÉPENDANCE DE LA JUSTICE

 

SUR LA NATIONALISATION DU SECTEUR BANCAIRE

 

SUR LA DIVERSIFICATION ÉNERGÉTIQUE

 

SUR LA PRIMAUTÉ DU PARLEMENT SUR LA MONARCHIE PRÉSIDENTIELLE

 

SUR LA REPRÉSENTATION PROPORTIONNELLE

 

SUR UN NOUVEL ORDRE SOLIDAIRE MONDIAL

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
20 juin 2022 1 20 /06 /juin /2022 17:07

Ce sera toujours la faute des autres. Les abstentionnistes, la gauche, la droite, le mode de scrutin, le parachutage, la dissidence, la tactique, les coups de billard à mille bandes, les mauvais entourages, les crocs-en-jambe entre copains qui se veulent du bien, les jeunes, les pauvres, la canicule, la fête des pères, et le reste, tout peut y passer pour expliquer l'élection d'un député d'extrême-droite dans l'Ouest Var.

 

C'est sûrement surtout le triple facteur du rejet de l'arrogante politique ultralibérale de M. Macron ne pouvant, pour certains électeurs, s'exercer, du fait de nos institutions, que par le vote en faveur de l'unique candidat adverse, de l'impact du déficit, depuis des décennies, d'éducation à la citoyenneté, aggravé par le choix délibéré de M. Macron de ne pas faire campagne projet contre projet, voire pas campagne du tout, et du mensonge éhonté de Mme Le Pen qui, sur la retraite, le pouvoir d'achat, les libertés ou les services publics, a vendu un projet strictement contraire aux orientations de son camp qui sont aussi libérales que celles de M. Macron, l'exclusion en plus. Tous ingrédients qui, mélangés et montés en émulsion, font dangereusement vaciller la démocratie.

 

 

Tout ça est vrai en bien des endroits du pays et de notre région. Mais, si l'on entre dans le détail de l'élection dans notre circonscription des cinq communes de l'Ouest Var (Bandol, Saint-Mandrier, Sanary, La Seyne et Six-Fours), c'est encore plus évident.

 

L'ABSTENTION, UN ACTE PEUT-ÊTRE PAS SI INVOLONTAIRE

 

Le taux d'abstention du second tour (56,5 %) y est plus important que dans le Var (55,1 %) et le pays (53,8 %). À La Seyne, il atteint même 60,3 %, avec des taux record dans nos quartiers populaires vulnérables (68,8 % en centre ville et 83,3 % à Berthe). L'accroissement de l'abstention entre les deux tours (+ 4,8 %) dans notre commune, qui est celle au plus fort taux de pauvreté et au plus faible potentiel fiscal, est tout de même significatif d'un acte volontaire des couches populaires et classes moyennes, marquant leur décision de ne pas choisir entre la candidate incarnant le macronisme et celui d'extrême-droite. On les comprend. Et c'est d'autant plus vrai dans nos quartiers fragiles où cette augmentation de l'abstention entre les deux tours est presque le double du reste de la ville (+ 8,3 %, dont + 6,6 % au centre ville et + 9,4 % à Berthe, là où résident les plus humbles de nos concitoyens).

 

LE VOTE BLANC ET NUL, PEUT-ÊTRE PAS SI INVOLONTAIRE NON PLUS

 

Ceux qui, malgré tout, ont fait effort de se déplacer sont aussi significativement plus nombreux à avoir opté pour un vote blanc ou nul entre le premier et le second tour, manifestant également leur rejet à la fois du libéralisme macronien et du libéralisme totalitaire. Avec la 1ère circonscription de Toulon, la nôtre est celle du Var où le nombre de "votants sans choix" croît le plus entre le 12 et le 19 juin (multiplié par 2,8). Là encore, il faut y voir le même acte politique que pour l'abstention. C'est corroboré par le résultat de La Seyne, commune de la circonscription qui est celle dont les habitants votent traditionnellement le plus à gauche et n'avaient plus de candidat au second tour, où c'est même 3,01 fois plus de "votes sans choix" qu'au premier tour qui ont été émis.

 

UN ACTE DE REJET, FÛT-IL DANGEREUX, DE LA POLITIQUE MORTIFÈRE DE L'ÉTAT LIBÉRAL

 

Dans la circonscription, l'extrême-droite progresse de 9,5 % entre les deux tours (+ 4077 voix), bien moins que dans le Var (+ 16,5 %), mais elle accroît son score de + 27,2 % à La Seyne (+ 1874 voix), et même de + 44,1 % dans les quartiers vulnérables (+ 37,3 % au centre ancien et + 51 % à Berthe). C'est assurément là un indicateur d'un très grave rejet de la politique du gouvernement, les (rares) votants de nos sites paupérisés, se sentant abandonnés par la puissance publique, ayant saisi le seul bulletin à leur disposition, au risque de se brûler, pour exiger un coup d'arrêt des inégalités.

 

La candidate macroniste, pourtant issue de la gauche et se revendiquant toujours social-démocrate, n'a enfin pas bénéficié d'un report de voix de l'ensemble des électeurs des gauches, de l'écologie, mais pas plus de ceux de la droite républicaine et des "sans étiquette". On observe sur l'ensemble de la circonscription une déperdition significative de – 16,7 % des suffrages (– 7145 voix) entre l'ensemble des votes du premier tour pour des candidats autres que ceux de l'extrême-droite et son score du second. Mais cette perte de voix de "front républicain" est double à La Seyne (– 3805 voix, soit – 32,3 %). Elle atteint même – 42,6 % dans les quartiers populaires (– 46,1 % au centre-ville et – 40,7 % à Berthe). Malgré les appels plus ou moins explicites à voter contre l'extrême-droite, dont le mien, que certains, à tort ou à raison, m'ont reproché, la détresse est telle que... trop, c'est trop.

 

HEUREUSEMENT, UN ÉCLAT D'ESPOIR DANS LE PAYS

 

C'est un cataclysme démocratique que nous vivons sur notre territoire et en particulier sur notre commune. Il ne sert à rien de se dire « si on avait fait comme ci »« si on n'avait pas opté pour ça » et « si, si, si... », et de chercher des causes tactiques localo-locales. Depuis quelques années, élection après élection, nos concitoyens envoient des signaux d'alerte. Leurs choix attestent qu'il ne sont finalement pas si « dépolitisés » que certains voudraient le laisser croire. Ils ont commis de vrais actes politiques tangibles, certes très périlleux pour eux-mêmes, pour dire non au capitalisme.

 

Dans beaucoup d'endroits du pays, heureusement, ils se sont saisis de l'offre d'alternance de l'unité des gauches et de l'écologie. C'est très bien. Les ultra-libéraux n'ont qu'à bien se tenir. La lutte démocratique ne fait que commencer. Et, s'il leur venait à l'idée de tenter de mettre en œuvre leurs projets mortifères pour notre peuple, ils auront fort à faire entre l'opposition écologique et sociale de l'Assemblée et la voix de la rue. La conscience populaire est avivée. Mèfi !

 

LA SEYNE RATERA-T-ELLE LE TRAIN DE L'ESPÉRANCE ?

 

La droite républicaine fera ce qu'elle voudra (chez nous, elle semble avoir d'autres chats à fouetter...). Mais, dans le camp des écolos, des gauches et des humanistes, il faudrait peut-être que, chez nous, et à La Seyne en particulier, l'heure ne soit pas aux règlements de comptes, mais que, conjuguant les forces politiques aux forces sociales, syndicales qui mènent les mêmes combats, associatives qui seraient peut-être bien inspirées de sortir d'une certaine réserve qu'elles s'imposent, et même économiques au regard de leur responsabilité sociétale, dans un élan d'éducation populaire, notamment des jeunes et des plus démunis, on ne rate pas le train vers un avenir plus heureux.

 

Avec peut-être à la clef un futur vers une VIème République plus démocratique et donc plus mobilisatrice.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
13 juin 2022 1 13 /06 /juin /2022 07:53

Je comprends bien sûr les réticences que peuvent avoir des partis républicains de droite comme de gauche dont les candidats ont été éliminés au premier tour d'une élection à inviter leurs électeurs à faire tel ou tel choix pour le second. Il est vrai qu'on entend beaucoup dire que les citoyens n'ont pas besoin qu'on les guide. Et qu'on ne peut pas effacer de la tête des stratèges politiques les perspectives à long terme qui pourraient souffrir de telle position avancée.

 

Sauf qu'il ne se passe pas une élection sans que nombre de mes concitoyens me demandent pour qui voter et, surtout, qu'il est des circonstances où l'analyse tactique en forme de billard à trois bandes me semble devoir être laissée de côté...

 

Ça a toujours été ma posture lorsque le danger existe de l'élection d'un candidat d'extrême-droite.

 

 

EST-CE SUFFISANT DE DIRE NON AU FASCISME ?

 

Contrairement à d'autres, et parfois à l'encontre de mon propre parti, j'ai toujours explicitement appelé à voter pour le candidat du camp de la démocratie et de la république, fût-il mon adversaire d'hier et de demain, en position de faire obstacle au choix d'une personne se réclamant d'une idéologie fasciste.

 

Moins le RN aura de députés et mieux ce sera. Si notre 7ème circonscription de l'Ouest-Var pouvait contribuer à éviter que l'extrême-droite dispose d'un nombre suffisant de parlementaires pour constituer un groupe à l'Assemblée Nationale, donc de moyens significatifs pour pousser ses idées nauséabondes, elle aurait rempli sa mission. En outre, une légitimité accrue conférée aux militants néofascistes dans un territoire peut laisser augurer de bien mauvaises surprises pour d'autres échéances locales, surtout quand les gauches y sont affaiblies par des choix discutables et les droites républicaines s'y déchirent. Suivez mon regard...

 

 

MOI, J'ASSUME D'INVITER À VOTER POUR UNE CANDIDATE QUI, A PRIORI, RÉPRIMERA MOINS DUREMENT QUE LES FASCISTES LORSQUE JE MANIFESTERAI CONTRE LA POLITIQUE NÉFASTE DE L'ÉTAT QU'ELLE SOUTIENT

 

J'ai donc communiqué mon analyse et ma position d'ancien maire dès dimanche soir (les renvois numérotés en bas d'article n'ont pas été publiés, mais permettent d'expliquer mes réflexions)...

 

« Le résultat du scrutin du premier tour des élections législatives dans l’Ouest Var était prévisible.

 

« À gauche, alors que l’unité prévaut dans les conseils municipaux de nos communes et que l’Union populaire a été saluée par son électorat, des instances de certains partis n’ont rien trouvé de plus malin qu’adouber une candidate qui, élue communale de La Seyne, a fait scission d’avec le groupe municipal d’union des gauches et de l’écologie, a voté les budgets de la droite locale, et n’a promu que du bout des lèvres le projet de la NUPES ( 1 )...

 

« Cela a inévitablement entrainé une regrettable mais compréhensible candidature concurrente d’une autre élue seynoise du groupe unitaire des gauches et de l’écologie.

 

« Le résultat est, comme c’était à craindre, très décevant, y compris à La Seyne ( 2 ). Beaucoup d’électeurs décontenancés, dont ceux des quartiers populaires, ne sont pas allés voter ( 3 ). La gauche ne sera pas présente au second tour.

 

« Le candidat de la droite républicaine, ancré dans le terroir et connu pour son sérieux, mais peu et mal soutenu par ses propres « amis » divisés de La Seyne, plus grande commune de la circonscription, subit aussi un revers.

 

« Et l’extrême-droite réalise un score effrayant pour la démocratie.

 

« Face au danger de haine et d’exclusion que représente le Rassemblement National, on ne peut s’accommoder d’un non-choix ou d’une orientation floue pour le second tour. Même si on exècre l’arrogante politique antisociale de M. Macron, il est nécessaire de voter pour Cécile Muschotti, seule rescapée du camp républicain. Une fois à l’Assemblée Nationale, elle ne devra toutefois pas oublier que les classes populaires et moyennes de l’Ouest Var auront contribué à son élection, et que, Seynoise et ancienne élue d’une équipe de gauche ( 4 ), elle porte en elle le caractère rebelle de ses concitoyens qui lui commandera de contester la politique gouvernementale chaque fois qu’elle sera néfaste au peuple ( 5 ). »

 

 

NOTES EXPLICATIVES DES RÉFLEXIONS DE MON COMMUNIQUÉ

 

( 1 ) : Il ne faut bien sûr blâmer personne, mais, si la profession de foi de la candidate reprend les grands thèmes du beau projet de la NUPES, pourquoi ne l'a-t-elle pas défendu avec plus d'ardeur auprès des populations des classes populaires et moyennes qui ont placé leurs espoirs dans la dynamique résultant de l'élection présidentielle et, du coup, ne se sont pas déplacés pour voter ? Comment, par exemple, expliquer son « oui » en réponse, lors d’un débat sur France 3, à un représentant d'un syndicat de policiers qui sollicitait son accord sur l’instauration pour les forces de l'ordre d’une « présomption de légitime défense » ? Surtout que, recevant Zemmour dans le cadre de l'élection présidentielle, l'assistance composée de membres de ce syndicat a applaudi lorsque le candidat d'extrême-droite a affirmé vouloir mobiliser les policiers dans un « combat de civilisation » contre les banlieues qui seraient des « enclaves étrangères » abritant « une autre civilisation avec laquelle on ne peut pas coexister pacifiquement »...

 

( 2 ) : Aux législatives de 2017, avec 3.000 votants de moins que ce dimanche, les candidats des gauches et écologistes recueillaient à La Seyne plus de voix que la candidate NUPES n'en a obtenues cette fois-ci. L'effet "unité", évident et encourageant partout ailleurs dans le pays, n'a pas existé chez nous. Et, tandis qu'aux élections présidentielles d'il y a quelques semaines les candidats des gauches et de l'écologie totalisaient à La Seyne 30% des suffrages, les candidates aux législatives n'en ont recueilli que 23 % ce dimanche, dont seulement 20 % pour la candidate officielle de l'union. Dix points de moins. Qu'on ne me raconte pas qu'il n'y a pas eu un problème de "casting"...

 

( 3 ) : Il suffit de comparer les taux de participation au scrutin dans les bureaux de vote des résidents des deux "quartiers populaires vulnérables" seynois (Berthe et le centre-ville) entre la présidentielle et la législative : 60 % en avril contre 25 % ce dimanche. Les votes s'en sont ressentis. Mélenchon y avait obtenu 44 % (dont 60 % à Berthe) et l'ensemble des candidats des gauches et écologistes 49 % (dont 64 % à Berthe). La candidate NUPES n'a recueilli dimanche que 28 % des voix, et l'ensemble des candidats des gauches seulement 35 % (et encore grâce aux scores très honorables de la candidate "dissidente" socialiste qui obtient 7 % des voix, et même 11% à Berthe). Ces données corroborent bien l'idée que les quartiers populaires attendaient un candidat clairement à gauche et effectivement reconnu comme unitaire.

 

( 4 ) : C. Muschotti, Seynoise depuis sa naissance, a été en 2008 conseillère municipale dans l'équipe majoritaire "La Seyne dans le bon sens" d'union des gauches et de l'écologie que j'animais alors. Elle ne peut pas avoir complètement renié les valeurs qui ont guidé, très jeune, son engagement politique...

 

( 5 ) : Si elle est élue, elle sera notamment attendue chez nous, outre sur les sujets nationaux des salaires, des retraites, de l'éducation, de la santé, des services publics, sur des enjeux localement essentiels : l'accès au logement pour tous et le rôle de l'État pour imposer de l'habitat social, le devenir de CNIM lamentablement géré par l'État et les politiques locaux et le maintien de l'industrie, les transports, ou la rénovation urbaine et l'accompagnement social des quartiers fragiles. Il faudra, lorsque ce sera nécessaire, qu'elle ose dire « non » au président de la République et à ses collègues « renaissants ». Et il y aura hélas maintes occasions que je ne manquerai pas de lui rappeler.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
13 mai 2022 5 13 /05 /mai /2022 10:30

Les organisateurs de la campagne des candidats de la "Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale" m'ont demandé de communiquer mon avis d'ancien maire et conseiller régional sur le projet qu'ils portent pour le peuple de notre pays.

 

Ayant de tout temps tenté d'œuvrer à l'unité des progressistes, c'est bien volontiers que je leur ai transmis le message ci-après...

 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
12 mai 2022 4 12 /05 /mai /2022 07:41

Le feuilleton des aventures la majorité municipale seynoise continue avec de nouveaux épisodes. Mais pas pour le plus grand bonheur des Seynoises et des Seynois. Les sages et vénérables commentateurs de la place Laïk, au bas du marché, qui sert d'agora à notre ville, ne manquent pas de faire des rapprochements avec d'autres événements de politique locale qui ont ébranlé de précédentes équipes municipales, fragilisant et retardant le renouveau de La Seyne depuis la fermeture des chantiers navals.

 

Ces divisions funestes n'ont jamais porté bonheur aux maires qui les ont vécues. Aucun n'a jamais été réélu. Mais, surtout, ainsi que nous le vivons aujourd'hui, ce sont des projets structurants pour la vie des Seynois qui ont été abandonnés avec les alternances revanchardes des maires et de leurs équipes, et au sein même de leurs majorités. Et voilà que ça continue avec la rupture consommée entre la maire et son premier adjoint.

 

Même si ça n'a pas valeur scientifique, j'ai tout de même posé un regard méthodique sur les changements intervenus de premiers adjoints aux maires depuis la Libération de 1945. Et il n'y a pas photo : les turbulences interviennent beaucoup plus lorsque c'est la droite qui est aux commandes de La Seyne.

 

Le tableau ci-dessous est édifiant (cliquez dessus pour l'agrandir).

 

CLIQUEZ SUR LE TABLEAU POUR L'AGRANDIR

 

 

DEPUIS 1945, SEULS 3 PREMIERS ADJOINTS SUR 15 ONT "TENU" AU MOINS TOUT UN MANDAT

 

Sur quinze premiers adjoints qui ont assisté les dix maires que La Seyne a élus depuis 1945, seuls trois ont été maintenus en fonction pendant l'intégralité d'au moins un mandat de six ans ( * ). Et ce sont tous des premiers adjoints de gauche : Philippe Giovannini, premier adjoint de 1953 au décès de Toussaint Merle en 1969,  auquel il a d'ailleurs succédé, puis Maurice Paul, premier adjoint de Philippe Giovannini de 1969 à 1978, et enfin Raphaëlle Leguen qui fut ma seule première adjointe pendant mes deux mandats, de 2008 à 2020.

 

La durée moyenne de fonction d'un premier adjoint seynois dans ces trois-quarts de siècle est de 1950 jours. Celle d'un premier adjoint de droite est largement inférieure (1152 jours), et celle d'un premier adjoint de gauche est bien plus longue (2266 jours). On est dans un rapport du simple au double entre droite et gauche. Seuls quatre des quinze premiers adjoints ont été en fonction sur une durée supérieure à la durée moyenne ( * ). Trois d'entre eux étaient de gauche : Philippe Giovannini (5864 jours), Raphaëlle Leguen (4474 jours) et Maurice Paul (2807 jours). Le quatrième était de droite : Jacques Lordet, unique premier adjoint de Charles Scaglia (droite) dont il fut un fidèle de 1984 à 1994 (3972 jours).

 

 

SEULS MANDATS SANS TURBULENCE DEPUIS 1989, CEUX DE 2008 À 2020...

 

Sur la période la plus récente, de la fermeture des chantiers en 1989 à l'élection de Nathalie Bicais en 2020, soit les cinq derniers mandats de six ans, La Seyne a connu cinq maires et huit premiers adjoints.

 

Jacques Lordet a cessé ses fonctions avec la démission de Charles Scaglia sous la pression de sa propre majorité de droite en 1994.

 

Maurice Paul, maire de 1995 à 2001, a démissionné en 1997 de sa fonction sans quitter le conseil municipal qui l'a aussitôt réélu pour contraindre, suivant la loi, au remplacement de son premier adjoint Marcel-Paul Magagnosc (gauche) par Francisque Luminet (gauche).

 

Si l'on ne tient pas compte de la démission de Gilbert Collard ( * ) non liée à la vie municipale, Arthur Paecht (droite), auquel des élus de sa majorité, dont la maire d'aujourd'hui, ont mené la vie dure, a dû faire comme Maurice Paul pour remplacer Michèle Joyan (droite) par Gabriel Jauffret (droite).

 

Je suis le seul des cinq anciens maires, accompagné de ma fidèle Raphaëlle Leguen, à ne pas avoir connu de turbulences pendant les douze années de mes mandats. Aucun de mes adjoints, sauf un pour raison personnelle professionnelle, n'a quitté le navire.

 

 

LA MAIRE D'AUJOURD'HUI EN PROIE AUX MÊMES CONFLITS QUE SES PRÉDÉCESSEURS DE DROITE

 

En moins de deux ans de mandat, cependant, la majorité revenue aux affaires seynoises en 2020 autour de Nathalie Bicais semble bien partie pour emboîter les pas de ses prédécesseurs de droite (à l'exception de François Hérisson) dont les équipes ont toutes explosé en vol, et pas forcément de leur fait, mais de celui de certains de leurs colistiers félons.

 

Ce que nous vivons aujourd'hui était hélas prévisible avec une équipe constituée d'un conglomérat friable de factions aux intérêts et visions divergents et aux sensibilités politiques allant de la droite libérale à l'extrême-droite. Trois maires-adjoints (le premier, le troisième et le septième) ont déjà été chassés de la majorité, ainsi qu'une élue d'une autre liste qui avait pourtant fait allégeance. Un groupe de vingt-deux des trente-cinq élus majoritaires s'est constitué contre la maire pour, soi-disant, se rabibocher ensuite avec elle. Avant que ça ne reparte en discordance.

 

Mesurée à l'aune de la continuité solidaire des équipes majoritaires, je me demande si les Seynois n'ont pas été trop imprudents de confier leur maison commune à cette nouvelle équipe de droite...

 

 

DES PROJETS MAJEURS QUI TOMBENT À L'EAU À CAUSE DE GRAVES MÉSENTENTES

 

C'est un spectacle pitoyable qui inquiète les élus de l'opposition des gauches et de l'écologie, pas tant parce que la coopération courtoise devrait être de mise entre élus républicains responsables, ni que le temps et l'énergie que leurs collègues de droite passent à se tirer dans les pattes pourraient être mieux utilisés pour la population, mais parce que, du fait de ces conflits violents sur fond de mensonges et de coups bas entre gens d'une même équipe, des projets majeurs pour les Seynois tombent à l'eau faute d'être gérés avec un minimum de sérieux et d'humilité.

 

Les projets de Bois Sacré et de l'Atelier mécanique, par exemple, maltraités car mal traités, avec leurs possibles conséquences financières, sont de vraies sources d'inquiétude. Les élus minoritaires progressistes du groupe "L'énergie positive" de notre conseil municipal le dénoncent dans un communiqué qu'ils viennent de publier (à lire ICI).

 

Et tout ça, ça ne réjouit personne. N'en finira-t-on jamais ?

 

 

( * ) : Il faut distinguer le cas de Gilbert Collard qui a dû mettre un terme à sa fonction de premier adjoint en 2002 après une seule année de mandat, non à cause d'un conflit avec Arthur Paecht, mais pour raisons personnelles de santé, et celui de Pierre Gouachon qui n'est entré en fonction que pour l'année de fin du mandat de 1989 à 1995, suite au remplacement de Charles Scaglia par François Hérisson, brave homme qui a tenté de sauver les meubles d'une droite alors en perdition.

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10 mai 2022 2 10 /05 /mai /2022 16:12

Le mouvement politique auquel j'appartiens, la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS) de l’Ouest-Var, a salué les accords nationaux de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale (NUPes). La GRS les a appelés de ses vœux avec les autres partis de la Fédération de la Gauche Républicaine (FGR) à laquelle elle appartient.

 

Mais la GRS déplore que la déclinaison dans l’Ouest-Var des accords nationaux de la NUPes se soit faite sans prise en compte des réalités locales d’obstination à diviser les gauches et s’acoquiner avec la droite qu’incarne Basma Bouchkara, la candidate choisie par Génération Écologie, parti retenu pour porter le projet dans notre 7ème circonscription. L’illisibilité et les dissensions qui en résultent, ayant déjà entrainé la déclaration d'une candidature concurrente de gauche, peuvent malheureusement être un beau cadeau fait aux libéraux et à l’extrême-droite.

 

Mais il est encore temps pour Génération Écologie de rectifier le tir...

 

LA GAUCHE RÉPUBLICAINE ET SOCIALISTE MOBILISÉE POUR L'UNION

 

Dans notre circonscription, et notamment ses deux plus grandes villes, la GRS est sans relâche la clé de voûte des initiatives d’unité des gauches et de l’écologie.

 

C’est ce qui a permis à ces diverses sensibilités progressistes de retrouver leur place au conseil municipal de Six-Fours par l’implication d'une de nos adhérentes, Valérie Romboni, conseillère municipale.

 

Et c’est ce qui leur a donné d’administrer solidairement pendant 12 ans La Seyne, lorsque, maire, je me suis attaché à maintenir cette union de projet et de personnes, évitant pendant deux mandats municipaux toute division interne dans une ville socialement fracturée.

 

L'ÉTRANGE CHOIX D'UNE CANDIDATE QUI FRATERNISE AVEC LES LIBÉRAUX ET FRAGILISE L'UNITÉ

 

Tel n’est pas le cas de la composante Génération Écologie du pôle écologiste local. À La Seyne, en rupture avec ses orientations nationales, elle s’est employée, en partenariat contre-nature avec le MoDem, parti de droite, à présenter aux élections départementales de 2021 des candidats contre ceux des gauches et même face à ses propres partenaires d’Europe Écologie-Les Verts (EELV).

 

Et c’est ce qui a contribué chez nous à la division fatale du premier tour des élections municipales de 2020, permettant l’élection d’une coalition de droite et d’extrême-droite. De plus, sitôt installées au conseil municipal, les élues Génération Écologie ont rompu le contrat de confiance établi entre les deux tours. Elles ont fragilisé le groupe d’opposition de la gauche unie et des écologistes d’EELV en créant, encore avec un colistier du très macroniste MoDem, un groupe qui n’hésite pas à soutenir la politique désastreuse de la municipalité revancharde et sectaire, notamment en ne s’opposant pas aux budgets annuels qui en sont la traduction.

 

IL EST TOUJOURS POSSIBLE DE CORRIGER LE TIR

 

Les citoyens de notre circonscription, dont ceux des quartiers urbains vulnérables, ont placé un immense espoir dans l’Union Populaire pour laquelle ils se sont fortement mobilisés à l’élection présidentielle dans un magnifique élan démocratique. Ils sont forcément incrédules et déroutés par le choix d’une candidate qui ne peut pas faire consensus, et craignent d’en payer chèrement le prix.

 

Mais la GRS ne veut pas ajouter du chaos à la division ourdie et assumée par quelques représentants locaux de Génération Écologie. La GRS demeure constante dans sa volonté unitaire. Pour (re)gagner la confiance des citoyens qui placent leurs espoirs dans le programme de la NUPes, la GRS appelle la candidate à donner des signes publics, explicites et immédiats, de renoncement à son entêtement à fracturer le pôle progressiste et écologiste.

 

Elle doit dénoncer les politiques libérales nationales et municipales de nos cinq communes, affirmer son soutien aux groupes unis des gauches et de l’écologie de leurs conseils municipaux, et notamment dissoudre ou quitter le groupe fractionnel qu’elle a créé au conseil municipal de La Seyne.

 

Le peuple seynois, en particulier, qui constitue 45 % de l’électorat de la circonscription et a largement promu le projet de Jean-Luc Mélenchon en avril dernier, peut pardonner les errements qui l’ont desservi.

 

C'est la candidate elle-même qui détient les clefs d'un nouvel élan.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
6 mai 2022 5 06 /05 /mai /2022 06:10

C'était tellement attendu ! Je salue l'esprit de responsabilité de la grande majorité des socialistes français qui ont choisi par leur vote interne la voie de l'unité de projet avec l'ensemble des sensibilités des gauches et de l'écologie qui s'étaient auparavant entendues entre elles.

 

Ça doit se traduire par des candidatures uniques portant les couleurs de l'Union populaire écologique et sociale, qui, soutenus les militants et sympathisants de toutes les formations politiques partenaires et du monde social et citoyen, regroupés au sein des "groupes d'action locaux", vont promouvoir de belles choses pour l'immense majorité des Français victimes de ce néolibéralisme qui leur fait tant de mal.

 

Il va sans nul doute en être ainsi dans notre circonscription de l'Ouest-Var (Bandol, Saint-Mandrier, Sanary, La Seyne, Six-Fours). Et ce sera une excellente chose.

 

PROCHAINE ÉTAPE : LE CHOIX DES CANDIDATES ET CANDIDATS

 

La prochaine étape est en effet la désignation d'un(e) candidat(e) et de son (sa) suppléant(e). Les partis se sont répartis les circonscriptions à l'échelle de toute la France.

 

Il appartient au parti choisi pour notre territoire de trouver en son sein les deux personnes qui vont incarner ce rassemblement. Mais...

 

ET SI LA DÉSIGNATION RÉSULTAIT D'UN CONSENSUS POPULAIRE ? 

 

Mais... j'ajoute que, pour garantir la mobilisation maximale populaire des gens de l'Ouest-Var qui veulent la victoire (pas facile chez nous au regard de la sociologie de notre territoire) de ce binôme de candidats porteurs du projet anticapitaliste, écologiste et social, et sont prêts à s'investir à cet effet, il serait indispensable que le parti duquel ils seront issus discute du meilleur profil pour les candidats avec l'ensemble des gens, encartés ou pas dans l'un ou l'autre des mouvements, qui agissent dans le "groupe d'action local de La Seyne" qui est, par les accords nationaux, le lieu où s'organise et s'orchestre la campagne, donc logiquement l'instance souveraine de celle-ci.

 

Ce serait une belle démarche démocratique novatrice et la certitude d'une mobilisation majeure, à l'image de celle que l'on a connue pour l'élection présidentielle, notamment dans nos quartiers populaires seynois, de jeunes, de femmes, de gens qui ne croyaient plus guère à la politique. Ne les décevons pas.

 

DES CANDIDATS AU PROFIL IRRÉPROCHABLE ET RASSEMBLEUR

 

J'en émettais il y a peu le vœu, devenu une exigence absolue à présent que tout le monde est rassemblé, le duo devra être constitué de personnes « adhérant clairement et totalement au programme partagé de l'Union Populaire [désormais Nouvelle union populaire écologique et sociale], connues et reconnues dans leurs territoires, irréprochables quant à leur esprit unitaire, faisant consensus entre toutes les sensibilités par leur ancrage politique à gauche, et, pour celles et ceux qui siégeraient déjà dans des collectivités locales, par leurs histoires personnelles d'élus jamais entachées de quelque concession aux libéraux qui, dans les communes et cantons, administrent la quasi totalité du département. »

 

PRÉVENIR LE RISQUE D'UNE FAUTE POLITIQUE FATALE

 

Et je concluais en indiquant que « déroger à ces exigences risquerait de faire voler en éclats la démarche de rassemblement qu'attendent nos concitoyens. Ce serait une faute politique très grave. »

 

Je le réaffirme maintenant que le projet est partagé par tous. Dans le contexte difficile de nos communes littorales, le moindre faux-pas dans le casting serait dramatique, compte tenu en particulier des forts ancrages des candidats déjà désignés par la droite républicaine et l'extrême-droite qui seront de redoutables adversaires.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
3 mai 2022 2 03 /05 /mai /2022 09:42

C'est tout de même étrange que les médias, dont la presse régionale provençale et azuréenne, ne parlent presque que des longues mais nécessaires palabres entre les diverses sensibilités des gauches et des Verts pour parvenir à l'unité de projet du « pôle social et écologiste » en vue des élections législatives, et surtout en pointant les points de difficultés, tandis qu'elle n'évoque que fort peu les bisbilles au sein de l'extrême-droite d'une part et du pôle néolibéral et de droite d'autre part. 

 

C'est bizarre parce que, tout de même, pour une fois, les progressistes sont à deux doigts de s'entendre largement. Tandis que chez les autres, il semble que c'est loin d'être gagné...

 

L'EXTRÊME-DROITE TRÈS LOIN DE LA VOIE DE SON UNITÉ

 

Du côté des fascistes et fascisants, les voix obtenues à la présidentielle sont finalement très partagées : Zemmour et Dupont-Aignan ont récolté dans le Var plus du tiers des voix de l'extrême-droite (16%), modérant ainsi (ouf !) le vote pour Le Pen (31%). Dans les Alpes-Maritimes, c'est encore plus marqué : plus de 16% pour les premiers et moins de 27% pour la seconde.

 

Les mouvements politiques de ces trois-là ne semblant guère disposés à s'entendre, un scénario similaire reproduit aux législatives pourrait écarter de légitimes inquiétudes. Aucun républicain ne pleurera de les voir se tirer dans les pattes.

 

LE CAMP LIBÉRAL ÉCLATÉ EN DE MULTIPLES PARTIS CONCURRENTS

 

Du côté des néolibéraux de droite et macronistes, ce n'est guère évoqué, mais ça ne semble pas aller beaucoup mieux. Outre La République En Marche (LREM) et le MoDem, qui déjà se tirent la bourre, s'ajoutent ça et là à la cacophonie le parti Agir, le Parti Radical, les partis des gens jadis de gauche aspirés par les sirènes du ni-ni macronien (les anciens socialistes de Territoires de Progrès ou de la Fédération progressiste, les anciens écolos de En Commun, les anciens souverainistes de gauche de Refondation républicaine), et surtout le parti Horizons, dont sont membres ou proches pas mal de figures varoises et maralpines de droite naguère engagées chez Les Républicains, ayant entrainé avec eux des bataillons entiers de leurs troupes.

 

RÈGLEMENTS DE COMPTES ENTRE BONS AMIS DE TOUJOURS

 

Que vont penser les Seynois de l'éclatement de la majorité de Mme Bicais, qui feint d'être unie autour de la candidature de M. Vincent alors que plusieurs de ses membres lui préféraient M. Capobianco, adjoint démis, sans compter le départ de M. Mansour, autre adjoint à la maire, des Républicains pour Horizons et, pire, le soutien de M. Tassisto, lui aussi adjoint, à Mme Le Pen qui n'embarrasse manifestement pas sa chef de file ?

 

Et quid de la députée LREM sortante, Mme Guérel ?

 

Et que vont ainsi comprendre les Toulonnais des candidatures concurrentes déjà annoncées de MM. Chenevard et Vitel, membres il y a quelques mois du même parti Les Républicains ?

 

SUR L'AIR DE « J'ARRIVE, EFFACEZ-VOUS »

 

Que sera l'issue des décisions des instances macronistes pour la circonscription de la grande ceinture toulonnaise (d'Évenos à Solliès-Pont en passant par le nord de Toulon) où la légitimité de la députée LREM sortante, Mme Muschotti, est vivement contestée par M. Falco, tout nouveau macroniste qui annonce soutenir contre elle la candidature de M. Musso, autre récent transfuge de la droite, alors qu'elle est seule députée de la majorité présidentielle  issue de la gauche dans la grande aire littorale varoise, et donc a minima unique caution locale du refrain « et de droite et de gauche » (autre version du « ni-ni ») du Président réélu ?

 

Sans compter l'autre candidature de droite, celle, légitimiste des Républicains, en la personne de M. Argento.

 

MIEUX VAUT PERDRE UN PEU DE TEMPS POUR BIEN FICELER L'UNITÉ DE PROJET

 

De tout ça, on n'entend beaucoup moins parler que du report de quelques heures des discussions entre les Insoumis et leurs partenaires écologistes, socialistes et communistes.

 

On n'est pas à quelques jours près, l'important est que l'accord sur le projet soit obtenu au niveau national.

 

ET MIEUX VAUT RÉFLÉCHIR À DEUX FOIS AU CHOIX DES CANDIDATS QUI DEVRONT INCARNER LE PROJET PARTAGÉ

 

Quant aux candidatures uniques des gauches et de l'écologie, il sera impératif, lorsque les huit circonscriptions du Var seront réparties entre les divers mouvements politiques, de ne pas faire d'erreur de casting.

 

Il faudra qu'elles soient incarnées par des personnes adhérant clairement et totalement au programme partagé de l'Union Populaire, connues et reconnues dans leurs territoires, irréprochables quant à leur esprit unitaire, faisant consensus entre toutes les sensibilités par leur ancrage politique à gauche, et, pour celles et ceux qui siégeraient déjà dans des collectivités locales, par leurs histoires personnelles d'élus jamais entachées de quelque concession aux libéraux qui, dans les communes et cantons, administrent la quasi totalité du département.

 

Déroger à ces exigences risquerait de faire voler en éclats la démarche de rassemblement qu'attendent nos concitoyens. Ce serait une faute politique très grave.

 

 

Pur hasard, j'ai été questionné par un journaliste de Var-matin sur le sujet. Un article est paru ce 3 mai, jour anniversaire de la victoire du Front Populaire en 1936, que j'ai voulu évoquer en illustrant cet article de documents d'époque...

 

CLIQUEZ SUR L'ARTICLE POUR L'AGRANDIR

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
29 avril 2022 5 29 /04 /avril /2022 03:24

 

Dans une déclaration à la presse, l'adjoint au maire chargé de la culture prête à l'équipe que j'animais de 2008 à 2020 des propos totalement imaginaires au sujet de l'ancien pèlerinage catholique du premier mai qui conduisait autrefois nos concitoyens en procession à la chapelle de Notre-Dame-du-Mai.

 

Selon lui, nous aurions en effet déclaré « à plusieurs reprises » que cet événement ne serait « qu'un rassemblement de cathos ». Et cela, explique le journaliste, justifierait que la commune aurait « cessé de participer à l'organisation de ce rendez-vous ». 

 

Ce n'est absolument pas exact.

 

 

D'une part, la commune n'a jamais pris part à l'organisation de cet événement cultuel depuis des décennies, puisque la loi, en vigueur depuis cent-dix-sept ans, de séparation des églises et de l'État le lui interdit. Elle n'a donc pas pu « cesser » de le faire pendant les douze années de mon mandat.

 

Mais il est surtout complètement déplacé qu'un élu prête à d'autres qui l'ont précédé des propos fallacieux sur les choix religieux de nos concitoyens qui relèvent de leur stricte sphère privée. Cela ne peut que monter les Seynois les uns contre les autres dans une période de grande fracturation de la société.

 

L'OBLIGATION DE DÉMENTIR

 

Et cela m'a obligé, par le communiqué ci-dessous, à demander au journaliste de publier un démenti après avoir lu l'article en question...

 

« Je déments formellement que la municipalité que je présidais ait porté quelque appréciation que ce soit sur les participants au pèlerinage historique de Notre-Dame-du-Mai, ainsi que l’affirme sans preuve M. Baviera, maire-adjoint chargé de la culture, et non des cultes, qui devrait ainsi s’abstenir de tout sermon ou homélie.

 

« Ceci étant, qu’une municipalité, à la limite des prescriptions de la loi de 1905 sur la séparation des cultes et de l’État, soutienne l’initiative d’une association patrimoniale pour l’organisation matérielle d’un événement traditionnel, cela s’entend. C’est ce que mon équipe a assumé avec constance pour la fête de la Saint-Pierre à Saint-Elme ou la crèche des fêtes calendales.

 

« Mais qu’elle organise et promeuve une procession et un service religieux semble plus difficilement justifiable. Il appartiendra au contrôle de légalité de l’État et à la Chambre régionale des comptes d’apprécier l’usage fait des ressources publiques communales pour cet événement.

 

« Au-delà, après le doublement du financement communal à une école privée confessionnelle tandis que diminuaient de 20 % les subventions aux associations socio-éducatives laïques, les républicains seynois, qu’ils soient adeptes d’une religion quelconque, qu’ils soient athées ou libres-penseurs, sauront évaluer, en ces temps de fracture sociale de la Nation révélée plus que jamais par le scrutin présidentiel, le parti pris de la « coalition » municipale dont certains membres ont soutenu la candidate de la haine et de la ségrégation. »

 

UN COUP DE CIBOIRE SUR LA CABUCELLE

 

Cependant l'adjoint au maire persiste et signe après que le journaliste a publié quelques mots de mon communiqué.

 

Mais, vu le sujet de la discorde, je ne vais pas ressasser que M. Baviera est... de mauvaise foi.

 

En tout cas, la question le tarabuste. Déjà, en 2009, il déplorait dans le même journal à propos du 1er mai que « les élus seynois [de l'équipe des gauches et de l'écologie] préfèrent aller manifester à Toulon avec les syndicats » (sous-entendu... plutôt que suivre le clergé et ses ouailles jusqu'à notre Bonne Mère).

 

Et ça m'avait conduit à l'époque à réagir dans ces termes : « Quand on pense que son parti (le Parti radical) fut à l'origine des lois républicaines sur la laïcité (c'est rappelé sur son site internet), ça laisse pantois... Combes, Clémenceau, Pelletan, revenez vite ! Ils ont pris un coup de ciboire sur la cabucelle ! »

 

Treize ans plus tard, il n'y a pas eu de miracle. Le coup de ciboire laisse encore des séquelles.

 

 

 

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26 avril 2022 2 26 /04 /avril /2022 06:32

Si certains éditorialistes font tant de foin autour du projet de rencontre nationale entre les Socialistes et les Insoumis prévue ce mercredi, mettant en exergue les possibles – et probables – points de discorde sur le projet, c'est qu'ils sentent que ceux-ci pourraient être dépassés, que la mayonnaise pourrait bien prendre, et que l'Union populaire pourrait être au rendez-vous.

 

C'est plutôt bon signe. Notre peuple en a tant besoin.

 

Les médias n'en ont pas fait autant lorsque les Insoumis, les Verts, les Communistes, les Anticapitalistes et ceux de « L'Engagement », le mouvement d'Arnaud Montebourg, ont enclenché de semblables démarches. Symboliquement, en effet, un accord intégrant le Parti socialiste marquerait le retour de celui-ci aux fondamentaux de l'historique SFIO, le "parti-père" des grands courants des gauches, et ouvrirait la voie de la concrétisation de l'unité complète de projet des gauches et de l'écologie, des socio-démocrates à la gauche radicale, qui pourrait bien augurer d'une espérance possible pour les classes populaires et moyennes. Et ça, ça inquiète certains.

 

CHASSEZ LE NATUREL AUTOCRATIQUE, IL REVIENT AU GALOP

 

C'est d'autant plus nécessaire que, un peu vite oublieux du fait que seul un cinquième de l'électorat français, soit 14% de la population, a choisi son projet le 10 avril et que les Françaises et Français qui l'ont élu ont pour la plupart voté contre l'extrême-droite et non pour lui, M. Macron a eu tôt fait de faire annoncer par son lieutenant M. Le Maire que la retraite à 65 ans pourrait bien être imposée de force, sans vote de l'Assemblée Nationale, alors même qu'il laissait croire dans l'entre deux tours que, finalement, tout ça pouvait être discuté.

 

Légitimé par l'élection, le naturel autocratique de M. Macron revient au galop. On ne va pas vers les beaux jours.

 

AUCUNE DIVERGENCE SUR LE PROJET N'EST INSURMONTABLE

 

Sur le retour à la retraite par répartition à partir de 60 ans, sur une réforme des institutions conférant au Parlement, émanation du peuple souverain, plus de pouvoir qu'à l'exécutif et, a fortiori, qu'au Président de la République, sur l'augmentation des salaires des plus démunis et des classes moyennes, sur l'abrogation de la Loi Travail, dont on fait à tort supporter la responsabilité à la ministre Myriam El Khomri alors que c'est Emmanuel Macron, alors ministre de François Hollande à Bercy, qui l'a ficelée, et sur la plupart des points du projet de L'Union Populaire, les Socialistes peuvent s'entendre avec les autres acteurs des gauches.

 

Ils ne devraient même pas avoir à subir l'humiliation d'une reconnaissance du bilan médiocre du quinquennat de 2012-2017, puisqu'ils l'ont fait dès janvier 2019« Nous sommes apparus comme incapables d'incarner une réelle alternative au libéralisme mondialisé, une protection face aux nouvelles menaces. » (Olivier Faure, premier secrétaire du PS)

 

AU NATIONAL ET AU LOCAL, ÉCHANGEZ, ÉCHANGEZ, ÉCHANGEZ !

 

Dans ce contexte, et sans attendre que les échanges nationaux aboutissent entre les diverses composantes d'un pôle social, démocratique et écologique commun, les instances locales de la 7ème circonscription législative de La Seyne et l'Ouest-Var des mouvements politiques que sont la GRS, la FI, le NPA, le PCF, le POI, le PS, les Verts, et les autres, doivent se parler.

 

C'est ce qui s'est passé ailleurs, comme non loin de chez nous dans le Vaucluse...

 

Que nos partis n'oublient pas qu'ils ont l'absolue nécessité de s'entendre sur une plateforme commune, débouchant sur une candidature unique. Le Rassemblement National a recueilli dimanche 37.000 voix dans la circonscription de nos cinq communes (Bandol, Saint-Mandrier, Sanary, La Seyne, Six-Fours), soit 53% des suffrages. Le fait que ce sera évidement très difficile de gagner sur notre territoire ouest-varois ne peut cependant justifier que chacun y aille sous ses propres couleurs, "à l'ancienne", juste pour se compter.

 

MÊME DANS L'OUEST-VAR, TOUT ESPOIR N'EST JAMAIS PERDU

 

D'ailleurs, tout n'est pas joué d'avance. Au premier tour, dans notre 7ème circonscription, le total des voix des candidats des gauches et de l'écologie est à 23%, contre 25% pour M. Macron. Moins de 1400 voix les séparent. Mme Pécresse n'a obtenu que 5%. Avec près de 30.000 abstentionnistes et votes blancs et nuls, un réservoir de 28% d'électeurs inscrits existe, notamment dans les quartiers populaires seynois (environ 2500 abstentionnistes au premier tour).

 

Un binôme unique des gauches et de l'écologie peut figurer au second tour législatif face à l'extrême-droite qui a tout de même convaincu 45% de nos concitoyens au premier tour présidentiel, mais qui peut être divisée (Le Pen n'a obtenu "que" 29% des voix, Zemmour et Dupont-Aignan totalisant les autres 16%). Et, face à l'extrême-droite haineuse, tout peut arriver... si la droite républicaine est vraiment... républicaine. Ce qui n'a hélas pas toujours été le cas...

 

AYEZ CONFIANCE DANS L'ÉLAN RÉPUBLICAIN JEUNE, FÉMININ ET POPULAIRE !

 

Et que nos partis n'oublient pas qu'une force populaire exceptionnelle de la jeunesse, des femmes et de la diversité s'est fait jour et a manifesté son exigence d'être actrice du changement comme ça ne s'était pas vu depuis très longtemps.

 

Elle doit être au cœur de l'incarnation de l'alternance. L'en exclure serait une faute politique, sociale et sociétale lourde et aux effets durables.

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale

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