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Contrairement à certains de ses collègues du Rassemblement National qui ont retiré les drapeaux européens, le maire de La Seyne, dès le surlendemain de la cérémonie commémorative de la victoire du 8 mai 1945 sur l'Allemagne nazie, a fait replacer à leurs porte-hampes les bannières qui flottent depuis le mandat de Mme Bicais au fronton de la mairie, dont le pavillon bleu nuit aux douze étoiles, symbole de l'union de notre continent.
On n'a pas non plus entendu jouer "Maréchal, nous voilà !" comme ce fut le cas à Carpentras et à Canet-en-Roussillon dont les maires émargent au même parti que celui de La Seyne. Ni fait bénir par le curé, comme leur collègue de Carcassonne, lui aussi RN, une statue de Jeanne d'Arc qu'il a fait installer devant l'église paroissiale, car « figure de la foi et de l’unité nationale » (sic !...). Ni supprimer, comme l'a fait le nouveau maire d'extrême droite de Vierzon, la "commémoration annuelle de l'abolition de l'esclavage" fixée au 10 mai par un décret de 2006. Ni oser, à l'instar du nouveau néofasciste Ciotti de Nice, mettre sur un même pied d'égalité les Libérateurs de 1945 et les policiers municipaux niçois d'aujourd'hui (notre ancien maire, le commandant Souny, a dû retenir sa rage dans sa tombe !)...
Pour un début de mandat, ils s'en sont donné à cœur joie, ces nouveaux maires d'extrême-droite. Mais pas le nôtre. On ne va pas s'en plaindre. On a une impression d'extrême prudence, d'attentisme, d'hésitation, de souci de ne rien bousculer. Est-ce une consigne de l'appareil du RN, attentif à soigner son image bien écornée par ses fondements, son passé, et les initiatives de certains de ses élus, dans la perspective de l'élection présidentielle de 2027 ?
Le ton menaçant, toutefois, des propos tenus envers la Métropole Toulon Provence Méditerranée, dans une interview parue dans le magazine municipal, montre que, bien que contenu, le naturel revient vite au galop. Avant même que ne soit réalisé l'audit promis par M. Munoz au cours de sa campagne sur la contribution métropolitaine aux projets seynois, voilà que le maire affirme sans preuve que La Seyne a été lésée par TPM au cours des vingt dernières années et exige le versement des aides soi-disant dues. Les oppositions, notamment celle des gauches, de laquelle mon parti, la Gauche Républicaine et Socialiste, est partie prenante, auront à cœur de veiller au grain pour que cette outrance agressive de la municipalité n'ait pas pour effet de nuire au partenariat avec notre intercommunalité nécessaire à nos habitants. Sans la Métropole, La Seyne serait en effet dans l'impossibilité de mener à bien les projets qui sont pourtant mis en exergue dans les plus récentes publications de la communication officielle municipale : rénovation du centre-ville, voiries de la corniche de Tamaris et des avenues Esprit-Armando et Henri-Guillaume, domaine de Fabrégas, plages de Fabrégas et La Verne, etc.
En l'espèce, ceux qui « n'en ont pas fini avec la basse politique politicienne » ne sont pas ceux qu'on désigne, mais ceux qui pointent l'index.
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