9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 04:20

Il y a un temps pour tout. Ce week-end, c'était, par exemple, celui du challenge UFOLEP de marche nordique, organisé par l'association des "Randonneurs seynois", auquel ont pris part environ 300 participants, ou celui de l'assemblée annuelle de "l'Association nationale des anciens combattants et amis de la Résistance", deux événements où j'ai pu me rendre pour témoigner des encouragements de la municipalité, mais aussi, entre autres, celui du championnat départemental de cross organisé à Fabrégas par le CSMS, club omnisports historique de la ville, ou celui de la réunion annuelle du "Foyer François Cresp" du quartier de La Rouve, où, n'ayant pas le don d'ubiquité, c'étaient des adjoints et conseillers municipaux qui représentaient la commune.

Pourquoi dis-je qu'il y a un temps pour tout ? Parce que je n'arrive pas à me faire à l'idée que, là où des citoyens font de beaux efforts pour générer du "vivre ensemble", tels les responsables des quelques associations que je viens d'évoquer, et demandent aux élus présents de prendre la parole à un moment des événements qu'ils organisent, certains élus (d'autres collectivités que la commune), au lieu de s'en tenir à les complimenter pour leur bel investissement, semblent toujours se sentir obligés de leur faire des promesses.

Moi, je n'ai dit à personne, ce week-end, que la commune, subissant les affres des baisses drastiques des dotations de l'État, pourra réviser à la hausse en 2017 les subventions associatives qu'elle a dû réduire, bien à contrecœur, de 16% en 2016.

Bien sûr, si les annonces, que j'ai entendues à l'occasion de ces temps de vie associative, d'appuis auprès du Département et de la Région pour que ces collectivités financent mieux le monde associatif local se traduisent dans les faits, j'en serai naturellement ravi.

Mais, si ça ne pouvait pas être le cas, car toutes les collectivités locales et territoriales sont à la peine budgétaire, quelle image garderont de nous, les élus, ces femmes et ces hommes bénévoles engagés qui "mouillent la chemise" pour animer la vie locale ?

Aide-t-on vraiment la République en se sentant obligé de vendre du rêve à nos concitoyens ?...

Publié par Marc Vuillemot - dans Sports - loisirs - vie associative et convivialité
1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 04:45

Si les associations ne sont rien sans ceux qui les font vivre, ainsi que je le rappelais dans un précédent article de ce blog, les appuis logistiques et financiers sont toujours les bienvenus, d'où qu'ils viennent.

On le sait peu, mais la communauté d'agglomération « Toulon Provence Méditerranée » (TPM) permet à chacun des maires des douze communes du « Grand Toulon » de disposer chaque année d'un petit budget de 15.000 euros destiné à ce qu'on pourrait appeler ses « bonnes œuvres ».

J'ai pour ma part établi des règles et des critères pour l'utilisation de cette petite manne bienvenue. Il n'est en effet pas question pour moi de l'employer pour remplacer des soutiens financiers ordinaires que les collectivités ou les institutions d'État allouent aux associations.

 

DES APPUIS AU DÉMARRAGE OU POUR UN ÉVÉNEMENT EXCEPTIONNEL

Les modestes aides que j'alloue au titre de ce dispositif souple ne le sont que pour trois objets.

Ce peut être une aide au démarrage d'une nouvelle association, qui ne pourra pas être renouvelée, à charge pour ses dirigeants de trouver dans le « droit commun » les moyens de la pérennité de leurs actions ultérieures.

Ce peut être aussi un soutien pour un événement particulier, occasionnel, exceptionnel, qu'une association veut ou doit organiser au cours de l'année, générant des dépenses inhabituelles, comme tel club sportif appelé à accueillir une compétition d'envergure nationale ou internationale, ce qui ne se reproduira pas avant plusieurs années.

Ce peut enfin être un apport pour entraîner d'autres cofinancements pour l'acquisition ou le remplacement d'un investissement nécessaire à l'activité de l'association, comme ce fut ces dernières années le cas pour les bateaux de la section "plongée" du CSMS et du Club nautique seynois, ou les drapeaux de certaines associations patriotiques qui n'avaient pas été renouvelés, pour certains, depuis plus de 50 ans.

 

POUR 2017, UN CRITÈRE ADDITIONNEL... LES 100 ANS DU PONT

Dix-neuf associations culturelles, sportives, socio-éducatives, environnementales ou patriotiques seynoises ont pu ainsi bénéficier d'un petit coup de pouce au cours de l'année 2016, à une hauteur moyenne de 789 euros.

Pour 2017, exceptionnellement, si TPM peut reconduire ce dispositif, sans déroger aux critères que je me suis fixés, j'en ajouterai un autre, transversal : privilégier les actions qui se dérouleront en cœur de ville et dans le cadre des opérations « Les 100 ans du Pont de La Seyne »...

 

DES AIDES POUR LES ANIMATIONS DES FÊTES DE FIN D'ANNÉE

Et, à ces appuis, il faut ajouter une aide non négligeable de 15.000 autres euros allouée par notre agglomération pour l'organisation des festivités de Noël qui, pour l'année qui vient de finir, a été partagée entre trois associations : celle des commerçants du centre ancien, « La Seyne, cœur de ville », et deux autres qui ont décliné pour le bonheur de tous des animations dans notre vieux centre, « Arts 2 Vies » et  « Fées et Ries ».

Publié par Marc Vuillemot - dans Sports - loisirs - vie associative et convivialité
29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 03:30

C'est de plus en plus dur pour eux comme pour leurs publics. C'est de plus en plus difficile pour les collectivités aux budgets contraints, à commencer par la commune, de les soutenir. Et pourtant ils continuent, y consacrant leur énergie, leur temps libre, souvent une part de leurs ressources. Les volontaires associatifs, les bénévoles comme ceux bénéficiant de contrats de travail, souvent vacataires, à temps partiel ou à statut fragile, poursuivent leur investissement désintéressé en faveur des autres.

Dans tous les domaines, ils se démènent pour compenser les impacts néfastes de la vie d'aujourd'hui, aidant à l'épanouissement et luttant contre l'isolement par l'éducation populaire et le « vivre ensemble », amortissant pour les jeunes, les familles ou les aînés, les chocs d'une économie capitaliste plus rude que jamais.

Certains s'y impliquent sans compter depuis des décennies. Sans rien attendre en retour. Sauf peut-être une attention des institutions pour les associations qu'ils animent, de moins en moins facile à leur accorder sous forme de subsides financiers. Nous avons même dû nous résoudre, le cœur déchiré, à réclamer une participation aux coûts de chauffage, d'eau et d'électricité aux associations utilisant des locaux communaux. Un comble : on est contraint de reprendre d'une main une part de ce qu'on alloue de l'autre !

Mais, de temps en temps, une petite reconnaissance publique, qui ne froisse pas trop leur modestie, sous forme de la médaille ou du prix d'honneur de la ville, permet de valoriser ces femmes et ces hommes qui agissent en citoyens.

Les quelques photos illustrant cet article, de Marie-Rose Brody, Gabriel De Pasquale, Monique Kehres, Marie Lordet ou Danielle et Joseph Seghi, engagés à des titres divers, notamment pour certains dans des associations solidaires comme le Secours Populaire ou le Secours Catholique, de plus en plus sollicitées par un nombre croissant de foyers en difficulté, mis à l'honneur parmi d'autres au cours de l'année 2016 qui s'achève, attestent qu'une fenêtre d'espérance en l'Humain est toujours ouverte à La Seyne.

Et, à voir ceux qui, sur la photo ci-dessous, entourent Jo Seghi dans le local-vestiaire du Secours Populaire, on peut caresser l'espoir que les jeunes générations ne la referment pas.

 

23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 04:27

Malheureusement absent le jour de l'inauguration de la nouvelle grande mosquée et centre culturel musulman de La Seyne, je n'ai pu honorer l'invitation que m'avait lancée mon collègue enseignant public Karim Bouchkara, qui a succédé à Abderzak Bouaziz, chef d'entreprise, comme président de l'association gestionnaire de ce bel équipement.

C'est le fruit de longues années de travail d'une belle équipe de bénévoles qui sont parvenus à financer leur lieu de culte et de culture sans autre apport que celui de leurs fidèles, dont j'ai pu suivre l'avancée en visitant régulièrement le chantier.

 

UN FINANCEMENT ENTIÈREMENT ASSURÉ PAR LES MUSULMANS

Conformément à la loi de 1905 sur la séparation des religions et de l'État, les seules dépenses publiques autorisées pour les équipements cultuels concernent ceux qui datent d'avant 1905, c'est-à-dire que, pour La Seyne, hormis l'église catholique Notre-Dame-de-Bon-Voyage, les autres (les paroisses catholiques Notre-Dame-de-la-Mer et Saint-Jean-Baptiste, le temple protestant, la synagogue et, désormais, la mosquée) ne peuvent prétendre à aucune aide de l'État ou des collectivités.

Mais, parallélisme des formes avec ce que nous avons fait pour guider vers l'église de Mar-Vivo et la chapelle Saint-Jean de Berthe, j'ai un peu dérogé à la règlementation en demandant à nos services d'implanter des panneaux signalétiques routiers. Pourvu qu'on ne me considère pas comme un hors-la-loi !

 

LE MESSAGE QUE J'AI FAIT DÉLIVRER POUR L'INAUGURATION...

Et j'ai demandé à notre conseiller municipal Pierre Poupeney de me représenter pour ce moment fort pour l'importante communauté musulmane seynoise, et de délivrer le message ci-après...

« Cette inauguration est un moment important. Important pour la vie du quartier et pour la ville. En effet, elle met fin aux salles inadaptées, cachées ou réprouvées. Elle est, au sens propre, une mise en lumière. Entendez une mise au grand jour, à la vue et au su de tous. Car, en effet, il n'y a rien à cacher, ni sa foi, ni ses opinions.... "Nous voulons un ordre des choses où toutes les passions basses et cruelles soient enchaînées..." disait un révolutionnaire de 1789.

« Cependant, nous faisons un triste constat : les gens se ressentent seuls. Qu'ils soient situés en périphérie ou îlotiers des centres villes désertés, ils sont dans une situation de pauvreté, pauvreté des ressources ou pauvreté des relations. Certains expriment leur révolte dans le vote populiste ou dans le fondamentalisme.

« Le danger est là.

« Si les citoyens ont le sentiment de ne plus être écoutés, et encore moins représentés, s'ils ont le sentiment d'être délaissés, en matière économique et sociale... la vraie défaite serait de se mettre à se comporter comme une minorité identitaire.

« A l'inverse d'imaginer que l'émancipation résiderait en un combat contre des ennemis désignés : l'étranger, l'immigré, le réfugié..., il conviendrait plutôt de retendre le tissu humain, de la périphérie et du centre, et de ne pas se replier dans sa bulle.

« Il faut multiplier les registres d'expression de la volonté générale, élargir les modalités de la représentation, développer de nouvelles formes de délibération publique.

« C'est tout l'enjeu des comités citoyens et c'est l'espérance d'une meilleure compréhension de ce qu'un particularisme, une foi, est inclusif du sentiment premier d'appartenir à la nation française, d'être un citoyen français, d'obéir aux règles de la République, d'assumer ses devoirs.

« Robespierre l'exprimait ainsi : "Fanatiques, n'espérez rien de nous… Que la liberté des cultes soit respectée, pour le triomphe même de la raison ; mais qu'elle ne trouble point l'ordre public, et qu'elle ne devienne point un moyen de conspiration…"

« Je ne doute pas que vous vous inscrivez dans cette résolution. Recevez mes vœux de confiance et d'encouragements. »

 

22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 09:33

Comme nous le faisons déjà depuis des années pour d'autres aspects de la vie communale, tels que les mobilités et stationnements, la gestion de l'eau ou les temps des enfants, j'ai demandé à Pierre Poupeney, conseiller municipal chargé de la démocratie locale, de la laïcité et de l' « appropriation citoyenne des animations et festivités », de mettre en place un Comité consultatif des fêtes.

 

UN "PLUS" À NOTRE DÉMARCHE DE DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE

Il s'agit de conforter ce que nous faisons déjà avec les conseils de quartiers et les comités d'intérêt local : permettre qu'à travers des citoyens engagés, motivés, dont la liste n'est d'ailleurs pas fermée, le programme des grands événements de l'année soit imaginé, préparé, discuté, co-élaboré pour dynamiser la ville.

Désormais, le sens populaire de la fête, le lien encore plus étroit avec les citoyens, notamment au travers du tissu associatif, aura son conseil de citoyens, sorte de comité d'usagers.

 

FÉDÉRER POUR MIEUX DYNAMISER

La seconde raison de la création de ce comité, c'est de mieux fédérer les énergies, à l'échelle de la ville, pour relancer les événements festifs. Pour retrouver un élan, un esprit de fête populaire, que les questions de sécurité et la faiblesse des moyens ont mis à mal ces derniers mois, voire ces dernières années.

 

UN PREMIER CHANTIER POUR LE COMITÉ : UNE ANNÉE DÉDIÉE... AU PONT

En 1917, la société Daydé achevait la réalisation du pont des chantiers navals de La Seyne. C'est l'année des premiers essais pour une mise en activité définitive en 1920.

Divers noms ont été attribués au pont par les travailleurs des chantiers eux-mêmes et la population seynoise, et certains subsistent encore dans les conversations : pont basculant, pont levant, pont transbordeur...

Quoiqu'il en soit, sachez que sur les plans originaux de la société Daydé, le terme technique employé est « Pont levis ». C'est évidemment le « pont des chantiers navals ». Et nous le nommons désormais le plus souvent « le pont de La Seyne ». On peut tout de même pas dire « la tour », même s'il a été définitivement figé verticalement !

Aujourd'hui érigé en tour, donc, il est devenu l'emblème de La Seyne. Notre petite tour Eiffel à nous, notre « signal », comme on dit d'un signal architectural.

 

UNE ADRESSE POUR PARTICIPER...

Nous appelons toutes les associations, citoyens, entreprises, commerçants à nous joindre à cette adresse courriel : 100ans-du-pont@la-seyne.fr 

A cette adresse, les Seynois pourront demander à ce qu'un événement convivial, social, solidaire, sportif, culturel qu'ils organisent depuis longtemps ou pour la première fois, soit « labellisé » : « 1917-2017 : les 100 ans du pont de La Seyne ». Ils pourront également se faire connaître pour participer aux festivités programmées par la ville et le Comité consultatif et recevoir régulièrement des informations.

Mais je laisse un peu planer le suspens. J'en dirai plus à l'occasion des traditionnels vœux que j'adresserai début janvier à notre population...

En attendant, j'invite ceux des visiteurs de mon blog qui ne les connaissent pas à admirer les magnifiques photographies du pont que Philippe Da Prato a mises en ligne sous forme d'une vidéo... et à qui je me suis permis de dérober l'une de celles qui illustrent cet article, et que je peux évidemment retirer s'il me le demande...

30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 08:17

Les photos prises au cours du week-end consacré au forum des associations seynoises parlent d'elles-mêmes. C'est une vraie belle dynamique qui s'est affichée samedi et dimanche à la salle Maurice-Baquet. Et une dynamique ô combien indispensable en cette période de délitement du lien social !

Qu'elles agissent dans le champ du sport, de la culture, du patrimoine, des loisirs, des solidarités, de l'environnement, de la mémoire, de l'habitat, de l'enfance et la jeunesse, des seniors, de la santé, ou sur d'autres sujets, les milliers de bénévoles qui les animent rendent un sacré service pour la qualité de vie dans notre ville.

Il se crée chaque année à La Seyne une soixantaine d'associations ! Et, si, avec le temps ou l'obsolescence de leur objet, et parfois le manque de volontaires pour les animer, certaines se mettent en sommeil ou disparaissent, elles demeurent plusieurs centaines, petites et grandes, à offrir une foule de services et d'activités à des milliers de concitoyens.

Plus d'une centaine d'entre elles ont pris part au forum, même si celui-ci, traditionnellement organisé sur le parc de la Navale début septembre, mais que les circonstances de la Coupe de l'America dans un premier temps, puis la météo, ont empêché de tenir dans les mêmes conditions cette année, n'a pas connu l'ampleur des rendez-vous habituels. Il n'empêche : malgré  les quatre heures de visite que j'ai pu leur rendre entre samedi et dimanche, je n'ai pu échanger qu'avec les responsables de la moitié d'entre elles ! Les autres me pardonneront.

En ces temps où le service public est à la peine, où l'austérité conduit à l'enfermement, où l'éveil des consciences par la culture et le vécu commun est freiné au risque d'entraîner, notamment la jeunesse, entre les mains de marchands de rêves dogmatiques et dangereux, on ne le répètera jamais assez : le rôle du monde associatif est plus que jamais indispensable.

Bravo et merci à ceux qui les font vivre. Et tous mes encouragements à ceux qui envisagent de les rejoindre pour les conforter et les développer.

14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 03:08

En clôture des deux événements majeurs de ce dernier week-end, le 2ème "Forum des associations" et la 13ème journée "Fête des sports", j'ai voulu remercier tous les organisateurs pour ce qui a été un véritable exploit, cette année où il n'a pas été possible d'organiser ces temps forts sur le parc de la Navale à cause du mauvais temps. Exploit d'avoir en quelques petits jours tout réorganisé dans les espaces sportifs Langevin et Léry. Bravo à la direction des sports et au service de la vie associative bien sûr, à mes collègues en charge de ces délégations, Marie Bouchez et Louis Corréa, mais bien au-delà, à tous les autres services et élus qui se sont mobilisés. Et à mes collègues professeurs d'éducation physique du lycée voisin qui, m'a-t-on dit, ont cédé leurs espaces dès vendredi.

Le forum a été un vrai succès, à l'image du monde associatif, dynamique, grouillant de vie, de bonne humeur, d'énergie, d'envie de conquérir encore et toujours des consciences, des bras, aussi, des envies citoyennes, des talents.

J'ai profité de mon propos de clôture pour aborder quelques sujets...

 

UN ABSOLU BESOIN DE CITOYENNETÉ

"(...) Car sans actes, la solidarité n'est rien !

"Sans engagement, demain restera un jour vide de perspectives.

"Sans citoyenneté, sans éducation, la fraternité et la liberté seront des victimes définitives du naufrage d’une République qui peine à faire surnager ses valeurs.

"Sans cela, nous regarderons encore tomber des hommes, nous contemplerons des déchéances et des dérives, nous compterons des victimes, et nous verrons toujours plus de gens derrière les vitres d’un AppleStore attendant la sortie d’un xième gadget que sur un rivage pour porter secours à leurs frères.

 

NE PLUS ÊTRE LES VOYEURS DE LA RÉPUBLIQUE

"Excusez-moi, mais je ris jaune lorsque j’entends soudain les prédicateurs de l’exclusion parler de « nos » pauvres pour mieux fermer nos frontières face à ce qu’ils considèrent, encore, au XXIe siècle, comme une invasion.

"Et j'affirme que, si les sondages disent qu’une moitié de Français refusent l’hospitalité à leurs frères humains, ça ne signifie pas qu’il faut agir en conséquence, mais ça pose la question bien plus grave d’un délitement des consciences, et d’un repli qu’une partie de nos concitoyens considèrent comme plus confortable.

"Or c’est de l’Humanité qu'on parle. C’est pour l’Humanité que nous devons agir, que vous agissez, par le sport, par la culture, par l’adhésion à un projet de territoire, quel qu’il soit, pour nos enfants, pour tous les enfants et sur tous les territoires, dans et hors de nos frontières...

"Nous ne pouvons plus être les voyeurs de la République. Nous devons en être les sentinelles, les garants, les gardiens, les acteurs, et partager ensemble la responsabilité de demain !

 

LE FAIRE-ENSEMBLE À L'HEURE DES TECHNOLOGIES

"A l’heure où tout se compte,

"A l’heure où les tableaux Excel remplacent les rapports moraux et où les chiffres l’emportent sur la Lettre,

"A l’heure où 140 signes dans un Tweet valent plus que toute pédagogie,

"A l’heure où un profit est plus important qu’une vie,

"A l’heure où tout s’achète, même une conscience nouvelle, en un clic sur un mur virtuel, que partageons-nous réellement derrière notre forêt d’écrans ?

"Nous entrons dans une ère où une imprimante 3D fabriquera nos objets du quotidien, où nous pouvons produire à coût zéro notre propre information, nos propres spectacles, où nous pouvons nous exposer, nous promouvoir, nous monétiser, chacun depuis chez soi… Et, dans le même temps, nous constatons le rejet de la responsabilité, la défiance de l’action collective, le morcèlement d’une société. Une société qui, derrière le consensus des émotions, s’effrite et se disperse aussi vite qu’elle s’est rassemblée, laissant la sphère publique se vider peu à peu de sa substance…

"A quoi sert d’avoir le monde à portée de regard, si ce regard n'ouvre que sur un supermarché et un divertissement ?...

 

SANS PROJET COMMUN, LA SOCIÉTÉ NE SERA QU'UN SELFIE

"J'évoque tout ça parce que l’intérêt général que vous, les associations, défendez avec nous, les institutions, les collectivités, tous individus-acteurs de cette société hyper-connectée, cet intérêt n’est pas en opposition avec cet arsenal technologique qui bourdonne en permanence. C’est juste une manifestation nouvelle de la vie où l’on découvre souvent avec retard qu’elle peut échapper à tout idéal commun, qu’elle peut nuire autant qu’elle peut être positive.

"La seule "presque certitude" que l’on peut avoir, c’est que, sans éducation, nationale et populaire, sans conscience, sans l’idée motrice qu’il faut protéger chaque vie, sans projet commun, la société ne sera qu’un selfie de plus, qu'une de ces photos que chacun prend de lui-même en espérant qu’un autre la trouvera suffisamment belle pour la « liker ».

"Alors, je crois qu’il y a urgence… L’urgence est le résultat d’un grave retard, de l’ignorance, d’un repli, d’idées reçues - et souvent fausses, lancées dans la précipitation.

"A cette heure où nous basculons dans un monde que nos yeux n’arrivent plus à suivre, nous avons un besoin vital, un besoin qu’aucune application de smartphone ne parviendra jamais à remplir, celui de donner du temps, celui de prendre le temps sans, pour une fois, défier la vitesse de la lumière dans une course perdue d’avance, le temps de la construction humaine, de l’échange, de la transmission, de la culture, le temps de réapprendre à vivre dans une ouverture d’esprit partagée.

 

LA VIE ASSOCIATIVE, UNITÉ DE MESURE DE LA VITALITÉ DU TERRITOIRE

"La vie des associations EST une nécessité absolue, un droit, une liberté. Une association, c’est une convergence, un espace de rassemblement, une unité de mesure de la vitalité et de la solidarité d’un territoire, pas tant par le nombre que par la qualité de ce qu’elle propose à l’adhésion des habitants, et ça, c’est une force incroyable !

"Ici, ce week-end, comme tous les jours, dans les temps libres, souvent dans l'ombre, ça a été une société vouée à s'occuper des autres, des jeunes, de leur éveil et de leur épanouissement, des anciens, de leur maintien dans la vie sociale, à s'activer pour le lien social et la solidarité, la santé, le handicap, la défense de l'environnement, la culture, le patrimoine, le sport, les activités de loisirs physiques ou intellectuels… ça a été toute une société profondément humaine, qui bouge et qui entraîne à bouger. C’est ÇA notre projet partagé.

"Alors oui, c'est de la résistance à l'isolement, de la résistance à l'égoïsme, de la résistance à un système fondé sur l'argent pour l'argent !

"Au nom de la municipalité, je veux vraiment remercier du fond du coeur tous ceux qui ont fait ce grand rassemblement associatif et ce succès populaire (encore une fois, malgré les difficultés).

 

GRAND MERCI À L'ENGAGEMENT VOLONTAIRE ASSOCIATIF

"Vous l'avez prouvé ce week-end, vous ne baissez pas les bras et, quand vous les levez, c’est en signe d’accueil et d’accolade, et pas uniquement pour rajouter un selfie à la face du monde.

"Et vous le démontrez : tout n'est pas affaire de moyens, même s'il est évident qu'avec un effort des politiques publiques, la vie locale reprendrait les couleurs qu'elle a perdues au fil des années.

"Combien d'associations avons-nous perdues à La Seyne, ou ailleurs, qui aidaient à prévenir les risques sociaux, à contrer la haine, le fanatisme, religieux ou autre, la xénophobie, l'exclusion, la peur de l'autre ?…

"Mais des associations se créent, aussi, et c'est drôlement bien. Des jeunes aident d'autres jeunes, des retraités s'activent pour leurs pairs ou agissent en direction de la jeunesse, dans tous les domaines, des loisirs à l'insertion vers l'emploi.

 

LE SERVICE PUBLIC COMMUNAL FACE À DES FÉDÉRATIONS UN PEU OUBLIEUSES

"Et le service public communal, du sport, de la culture, de l'action socio-éducative, prend toute sa part, à La Seyne plus qu'ailleurs, avec ses lieux d'éducation artistique et culturelle, ses écoles de sports, ses espaces de loisirs, sans rejeter quiconque, quel que soit son quartier de résidence, son niveau, ses aptitudes, voire pire...

"Il compense d'ailleurs parfois, ce service public communal tant décrié par certains, les contraintes que certains clubs se voient imposer, de tri ou de sélection, contraires à l'idéal républicain, pour répondre aux impératifs de fédérations parfois oublieuses de leurs fondamentaux, et, hélas aussi, de certains parents qui les poussent à la ségrégation ou au "tout compétition".

"Je vous le redis, je suis très fier de ce qui s’est passé ce week-end avec vous, je viens moi-même du milieu associatif de l’éducation populaire, et je ne l’oublie pas.

 

AVOIR EST L'AUXILIAIRE D'ÊTRE, JAMAIS LE CONTRAIRE

"Je nous engage, nous tous, à ne rien lâcher, à tenir bon, à agir main dans la main, à occuper l’espace public, à transmettre de vraies valeurs humaines, et à œuvrer à l’émancipation des individus, à leur autonomie, leur développement personnel, pour qu’ils n’oublient jamais, parce qu’ils vous ont croisés, aimés, aidés, que le verbe "avoir" a toujours été l’auxiliaire du verbe "être", et jamais le contraire.

"Alors, soyons longtemps, au moins dans notre Seyne si diverse, cette société de la dignité humaine, des droits de l’Homme, de la liberté, de l’égalité, et de la fraternité. Merci à vous tous, vraiment, et permettez moi de vous applaudir."

 

Publié par Marc Vuillemot - dans Sports - loisirs - vie associative et convivialité
22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 04:06

J'évoquais ce mardi sur ce blog les belles initiatives des Pescadous de La Verne et Fabrégas.

Plus à l'est de ces anses encore paisibles, de Mar Vivo à Saint-Elme, celle qui est LA grande plage de sable naturel tant prisée par les riverains et estivants des alentours de notre Rade de Toulon et de notre presqu'île de Sicié, connaît aussi son lot d'animations permettant de découvrir et mettre en valeur les offres de loisirs d'un littoral protégé et aménagé pour la détente.

 

UNE OFFRE PUBLIQUE DE LOISIRS ET DE DÉCOUVERTE

À La Seyne, le parti est pris de conserver les espaces balnéaires en gestion publique sans paiement d'un droit d'accès, de proposer des places de stationnement gratuites, d'entretenir et gérer un parc paysager public littoral ouvert à tous, de mobiliser les services communaux pour qu'ils fassent vivre un "Espace accueil jeunes" offrant des activités de loisirs et un dispositif d'hébergement pour des groupes venus d'ailleurs, une base nautique, la "Maison de la Mer", animée par des éducateurs sportifs communaux qualifiés en activités nautiques, un "Chalet des sports" sur la plage avec une palette étonnante d'activités accessible pour 5 petits euros par semaine, ou encore une bibliothèque gratuite les pieds dans le sable à l'ombre d'une paillote, joliment appelée "Bibliothèque Effet Mer".

 

UNE DYNAMIQUE ASSOCIATIVE AUTOUR DES LOISIRS COTIERS ET MARITIMES

Mais, à La Seyne, le choix est aussi de soutenir la vie associative qui apporte une très riche contribution aux efforts déployés pour que résidents et vacanciers découvrent et s'approprient les richesses offertes par le milieu naturel littoral et marin, notamment au travers d'activités de loisirs sportifs accessibles au plus grand nombre de personnes de tous âges et de toutes conditions.

Je ne reviendrai pas sur les clubs installés à l'année en bordure de l'anse des Sablettes, pour saluer l'initiative de l'UFOLEP, association d'éducation populaire, soutenue par le Comité départemental olympique et sportif, dont nous avons accueilli le "Playa Tour" pour trois jours au "Chalet des sports". Ces derniers jours encore, il aura fallu lire dans la présence à mes côtés de mes adjoints et conseillers municipaux Christian Barlo, Christopher Dimek, Jocelyne Léon et Robert Teisseire, une volonté de soutien au volontariat associatif qui enrichit l'offre publique et joue un rôle déterminant dans l'apprentissage de la citoyenneté.

 

UN VOLONTARIAT CIVIQUE À SOUTENIR ET ENCOURAGER

D'autant plus que c'était l'occasion de remettre à trois de nos jeunes concitoyens, engagés volontaires dans la dynamique associative et communale, leurs "Certificats de Qualification Professionnelle" en loisirs sportifs obtenus après une formation dispensée dans le cadre de la fédération varoise des œuvres laïques. Encore une bien belle image d'une commune où le sens civique n'est pas une idée en l'air. 

Publié par Marc Vuillemot - dans Sports - loisirs - vie associative et convivialité
11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 07:47

http://www.usseynoise-rugby.com/resources/class/timthumb.php?src=images/jpg/vignette-produits-201.jpg&w=695&h=270Une fois n'est pas coutume, mais ça me semble suffisamment important, je voudrais livrer l'intégralité du verbatim du propos, inhabituellement long dans le type d'occasion où je l'ai prononcé, que j'ai tenu ce lundi soir à l'occasion d'un des "after work" qu'organise l'Union sportive seynoise (USS), notre club de rugby, en l'honneur de ses partenaires du monde économique, sans l'appui desquels il ne pourrait accomplir tout ce qu'il mène à bien. L'entreprise honorée cette semaine était le groupe Pizzorno, mais de très nombreux autres sponsors étaient présents. C'est à eux, mais aussi aux collectivités locales, et, naturellement aux dirigeants d'un club à la croisée des chemins, que j'ai voulu délivrer un message pour l'avenir...


"Merci à tous les chefs d'entreprises, les partenaires, en particulier la société  Pizzorno, à l'honneur ce soir, dont on sait le soutien qu'elle apporte au club… Je dis merci parce que je tiens à l'USS, au rugby seynois… Nous y tenons comme à l'un de nos moteurs de vie, de développement pour nos enfants, et pour faire rayonner notre ville.

 

FACE AUX DIFFICULTÉS, L'USS À LA CROISÉE DES CHEMINS

"Devant vous, je ne vais quand même pas rappeler que La Seyne a été le terreau du rugby dans la Rade depuis la création du club en 1902, soit 6 ans avant le premier club toulonnais. Le rugby fait partie de notre culture. C'est d'évidence le sport qui mobilise le plus de public dans notre ville. Alors se pose une question : mobilise-t-il "malgré" la présence d'un club de taille internationale comme le RCT ? Et ma réponse est : Non, pas malgré, bien sûr, mais bien grâce à cette présence, à cette dynamique.

"L'USS a aujourd'hui conquis un niveau rarement atteint dans son histoire. Et le club est à la croisée des chemins. La municipalité en est parfaitement consciente. Oh, bien sûr, on a toujours aidé le rugby à La Seyne. Tous mes prédécesseurs. Mais vous connaissez très bien les difficultés que vivent actuellement les collectivités et qu'elles ne rencontraient pas auparavant. Je vous demande de vous en souvenir. Avant on "envoyait" les subventions… et on en récoltait - ou pas - les fruits.

"Bien sûr, et c'est une banalité de le dire : les temps ont changé. Ce n'est pas aux acteurs économiques que vous êtes que je vais l'expliquer. Et, malgré ces difficultés, nous avons beaucoup fait, et nous faisons beaucoup. Mais aujourd'hui, tout ça est fragilisé. Et, en même temps, les présidents, les administrateurs, et les autres, tous les autres, vous avez créé un élan, un espoir. Et aujourd'hui, il faut avancer. Mais comment avancer ?

 

AVANCER VERS LA "PRO D2" À L'ÉCHELLE DU TERRITOIRE DU "GRAND TOULON"...

"Avancer pas seulement à La Seyne, mais bien au-delà. L'Ouest Var ? Dont La Seyne est le pôle rugby ? Oui, mais bien plus, évidemment ! Il faut avancer au moins à l'échelle de TPM, en articulant intelligemment notre stratégie à la puissance du RCT, qui ne demande qu'à s'appuyer - ses dirigeants le disent eux-mêmes -, à un pôle seynois qui, à terme, accèderait à la Pro D2.

"J'en ai déjà parlé avec Hubert Falco… Je sais qu'il a cette perception des synergies territoriales, je sais qu'il a de l'ambition pour Toulon et pour l'agglo… Et nous savons tous que, sans La Seyne, l'ambition toulonnaise ne tourne pas à plein rendement. En rugby comme en tout !

"Alors, je le redis avec force : ce pôle de développement sportif autour du rugby, sport phare, s'il n'est pas le seul, évidemment, à devoir être soutenu, doit être un projet d'agglomération auquel La Seyne est prête à s'associer.

 

AVANCER À L'ÉCHELLE DE LA RÉGION QUI DOIT RECONSIDÉRER SON APPUI...

"Avancer à l'échelle de TPM. Mais aussi avancer à l'échelle de la Région !! Je veux d'ailleurs, comme je l'ai déjà fait, publiquement, demander à l'instance régionale de reconsidérer ses décisions récentes et considérer que "l'aménagement du territoire sportif" ou "l'aménagement sportif du territoire" est une chose sérieuse !! Car, oui, bien sûr, le sport est devenu aussi une activité économique ! Il serait temps que l'on en prenne conscience ! Et je profite de ce moment justement, pour le réaffirmer, en présence d'acteurs de l'économie, avec lesquels je m'entretiens régulièrement, et avec qui nous avons fait avancer bien des dossiers. Et je les appelle, eux qui font déjà beaucoup, malgré la conjoncture, à s'investir encore plus dans cette entreprise sportive et collective qu'est le rugby seynois !

"Oui, je le redis à mes collègues de la Région : l'aménagement du territoire sur un plan sportif est une chose plus que sérieuse, qui induit de l'activité, de l'emploi, sans doute peu directement, là n'est pas la question. Mais beaucoup indirectement, quand on songe à la capacité d'attractivité engendrée par le sport de haut niveau, sur un territoire donné. Et en matière de rayonnement et de développement, rien, je dis bien rien, ne doit être négligé. Tout autre attitude de la part des collectivités serait coupable ! Et pour achever de convaincre mes collègues de la Région, je ne reviendrai pas sur la stratégie régionale du RCT, lui-même accompagné "vigoureusement" (c'est le moins qu'on puisse dire !) par Toulon et TPM, une stratégie importante pour tout PACA, avec Marseille en particulier, dont le stade vélodrome accueille depuis quelques années déjà des rencontres de rugby prestigieuses.

 

LA VILLE VEUT CONTINUER À METTRE LES MOYENS

"Voilà… Dois-je rappeler les moyens financiers et logistiques, les moyens en communication que la Ville n'a cessé d'apporter ? Elle continuera à le faire, avec conviction. Dois-je rappeler la création du centre balle ovale qui fait découvrir au maximum d’enfants de la ville la pratique du rugby ? Le centre de préformation que la ville a initié en mettant en synergie le Comité départemental, le comité régional et le club ? Dois-je rappeler que notre direction des sports aide autant que faire se peut l’école de rugby dans la mise en place de ses stages durant les petites vacances, que des partenariats ont été mis en place avec d'autres sports, comme le club de lutte, la salle d’escalade, le club nautique de "La Méduse" ? Mes amis, mes collègues élus, me disent souvent : tu fais, et tu ne dis pas que tu fais. Eh bien là, c'est ce que je fais. Je dis que je fais.

"Moi, vous le savez, j'achète, le dimanche, mon billet au guichet de Marquet lorsque l'USS joue à domicile. Et je suis allé récemment à Chambéry… Et je l'ai dit, et je le redis ce soir devant vous, tout en vous remerciant, vous les partenaires, de vos efforts et de votre soutien, que je serais heureux d'aller acheter mon ticket pour assister à un match de Pro D2 !!! Même si, auparavant bien sûr, la route est rude et longue en Fédérale 1. Mais c'est un cap à fixer, tous ensemble. Ce n'est pas à nous, municipalité, d'en définir seuls le terme et les délais, ni le scénario exact. Mais vous pouvez compter sur moi, sur mon adjointe aux sports, Marie Bouchez, vous pourrez compter sur toute notre équipe, vous le savez. Et si je parle de Pro D2, ce n'est évidemment pas que j'envisage que la Ville gagne au loto. Et, si c'était le cas, vous vous en doutez, fidèle à ma gestion depuis le début de mon premier mandat, je m'en servirais d'abord pour nous désendetter, pour alléger la pression fiscale et booster nos investissements, notamment pour le centre-ville ! Non, sérieusement, ce que je veux dire, c'est qu'avec tous les partenaires, et notamment la Région et TPM, on peut ensemble être ambitieux.

 

MON "APPEL DE LA MURAILLETTE" À L'AGGLOMÉRATION ET À LA RÉGION

"Eh bien, oui, Hubert, mon cher Hubert Falco, oui, Michel, mon cher Michel Vauzelle… Je m'adresse à vous ce soir. Ce sera peut-être l'appel de Marquet, l'appel de la Muraillette... Je ne veux pas jouer sur la corde sensible mais tout de même ! En disant cela, je soutiens l'ambition d'un club, de ses bénévoles, de ses joueurs, de son public, de ses dirigeants… Je salue aussi l'ambition d'un homme que j'apprécie énormément, il le sait, et dont je respecte l'énergie et la détermination. L'ambition d'un des co-présidents dont je sais les efforts personnels assez incroyables qu'il a consentis. Qu'il a consentis, vous le savez, nous le savons, non pas pour son image, non pas pour lui, non pas pour une quelconque carrière, déjà bien remplie d'ailleurs, de chef d'entreprise. Non, je salue un engagement pour sa ville, pour son club. Et ce qu'il a créé, ou financé, ou aidé à financer, ça restera. Il n'a pas investi sur le sable ou dans le bling-bling. Non, quoiqu'il arrive maintenant, à titre personnel et en tant que maire, il a ma reconnaissance, et celle de La Seyne, et j'espère de tout coeur qu'il parviendra non pas à son rêve, mais au nôtre, au vôtre. Qui est un rêve - et surtout et avant tout un objectif ! - de développement et de prospérité en même temps qu'une ouverture pour nos jeunes, pour nos enfants.

"La Seyne, Terre de rugby. Terreau. La Seyne pépinière de talents. La Seyne grand pôle de haut niveau et formateur associé au RCT… C'est cela, mesdames, messieurs, que vous soutenez. Vous soutenez notamment des joueurs de grande qualité et au grand coeur. C'est tout cela que vous aidez à vivre. C'est un beau sport naturellement, mais, bien au-delà, une ville, un peuple. Et pour cela, merci." 

 


> La très jolie photo des "minots" illustrant cet article est d'un photographe seynois, amateur de rugby, Guillaume LUQUE, qui a bien voulu que je l'utilise ; du coup, j'invite les visiteurs de mon blog à aller faire un tour sur son beau site
Publié par Marc Vuillemot - dans Sports - loisirs - vie associative et convivialité
31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 06:59

http://www.hickory.fr/assets/images/hickory/nuages%20de%20tag/nuage_cons_mecenat.jpgToutes les associations sont inquiètes, et le sont à juste titre. Ce qu'a coutume de dire un de mes amis, depuis très longtemps investi dans la vie associative comme bénévole ou comme professionnel, n'est pas toujours mesuré à sa juste valeur : "Les associations font ce que la puissance publique ne sait, ne peut, ou ne veut pas faire".

Et pourtant, à La Seyne peut-être plus qu'ailleurs, et malgré le fait que la commune, en tant que collectivité publique, est historiquement très engagée avec ses propres services dans le sport, la culture, la solidarité ou l'environnement, ça se mesure au quotidien.

 

DANS TOUS LES DOMAINES, L'ŒUVRE ASSOCIATIVE EST INDISPENSABLE

 Malgré nos quatre crèches communales, l'offre d'accueil de nos tout-petits serait bien insuffisante sans L'Île aux enfants, Nouvel Horizon, La Farandole et autres Moufletterie. Aurions-nous eu la possibilité, avec nos seuls services des sports et de la jeunesse, pourtant dotés de plus d'une centaine de professionnels, d'accueillir et animer autant de jeunes ce dernier mercredi de vacances scolaires pour un formidable tournoi de football sur notre stade de Berthe ? Malgré nos écoles municipales de sports, qui pourrait assurer la formation éducative, sportive et citoyenne de plusieurs centaines de "minots" et ravir des milliers de jeunes et d'adultes les dimanches au stade Marquet, de tous quartiers, et d'ailleurs, sans le dynamisme de notre Union sportive seynoise ?

Malgré les moyens consentis par nos services municipaux de la culture, de la jeunesse et de l'événementiel, quelle serait, sans Co'op et une myriade de petites associations de culture et de quartier, la réalité de ces temps de culture et de convivialité qui animent notre cœur de ville les vendredis soir sur les tréteaux Bourradet, mêlant dans le public habitants du quartier et spectateurs venus d'un peu partout, exposent des œuvres picturales sur les vitrines des commerces abandonnés, et coiffent notre rue Cyrus-Hugues d'étonnants parapluies ? Que seraient nos cérémonies mémorielles sans le bel investissement des nombreuses associations patriotiques réunies dans leur Comité de coordination ?

Et on pourrait décliner à l'infini, dans tous les domaines de la vie d'une cité, l'importance de ces structures régies par la loi de 1901, petites et grosses, qui animent, aident, soutiennent, éduquent, protègent, valorisent, promeuvent, les gens de tous âges et de toutes conditions, le patrimoine naturel et historique, le territoire dans toutes ses dimensions...

 

ON VA FINIR PAR NE PLUS POUVOIR PRESSER LE CITRON DU BÉNÉVOLAT

 Et les associations sont inquiètes. Depuis longtemps, l'État a réduit ses aides ; les régions et les départements, exsangues, font des coupes sombres ; les intercommunalités et les communes commencent à s'y résoudre pour équilibrer leurs budgets. Le mécénat, en période de crise, rencontre ses limites. Les dirigeants associatifs lancent des cris d'alarme, compressent leurs dépenses, mutualisent, tirent le meilleur parti du volontariat de leurs bénévoles, supplient les sponsors d'accroître leurs efforts. Mais le compte est loin d'y être. Les porteurs de projets associatifs, investissant leur argent, leur temps, leur énergie, vont finir par rendre leur tablier.

Fragilisé plus que jamais dans ses fondements, le monde associatif est pourtant indispensable. Et sûrement plus qu'ailleurs dans les communes qui assurent l'accueil d'habitants de toutes conditions, d'origine culturelles diverses, ayant un énorme besoin de "vivre ensemble" pour garantir le contrat social républicain.

 

SUPPLIQUE À L'ÉTAT ET AUX ACTEURS ÉCONOMIQUES

 Il faut que toute la puissance publique, à commencer par le plus haut niveau de l'État, en prenne conscience. Il faut faire des choix d'urgence. Je peine ainsi à comprendre qu'on mégote sur l'aide aux associations sportives, culturelles, éducatives, solidaires ou envronnementales, tandis que Total, qui ne compte pas au nombre des entreprises les plus à plaindre de la sphère économique française, a pu bénéficier de plus de 80 millions d'euros au titre du Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE)...

Je ne dirai pas, comme le Premier ministre Manuel Valls, que "j'aime l'entreprise", et chacun sait d'ailleurs que la plus importante de notre terroir seynois n'est jamais qu'une entreprise de taille intermédiaire que je ne saurais comparer à celles du CAC 40 et encore moins aux multinationales à fonds de pension, mais nul n'ignore combien je respecte ces créateurs de richesses, de dynamisme et d'emploi, et tente de les accompagner au mieux dans leurs relations aux institutions publiques.

C'est pourquoi, sans me départir de mon rôle ni me mêler de ce qui ne me regarde pas, je me sens aussi autorisé, en plus de réclamer à l'État et aux collectivités un effort pour le monde associatif, à accompagner la supplique des associations en quête de mécènes du monde économique local. Au moment où le patronat a réussi à faire disparaître un amendement au projet de loi de finance de la sécurité sociale qui visait à assujettir à cotisations les dividendes versés par les sociétés, un effort de sponsoring serait une petite contrepartie utile qui manifesterait une belle volonté d'ancrage dans une communauté de territoire.

Mesdames et Messieurs les ministres, parlementaires, élus territoriaux, il y a urgence, mesurez le risque de fracture sociale !

Et vous, amis entrepreneurs, en échange des appuis de la Nation, soyez sympas, consentez un petit effort supplémentaire pour notre beau monde associatif...

Publié par Marc Vuillemot - dans Sports - loisirs - vie associative et convivialité

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Marc VUILLEMOT
Maire (PS) de La Seyne-sur-Mer
Vice-président de l'agglo de Toulon

Je vous souhaite une agréable visite.

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