9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 07:43

Une partie des services publics et associations de La Seyne devraient pouvoir souffler ! Les mobilisations des maires semblent avoir payé.

En conclusion du lancement des diverses manifestations qui émailleront jusqu'en octobre 2018 les 40 ans de la « politique de la ville », Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, l'a en effet annoncé : le gouvernement a cédé et, finalement, les conventions relatives aux Contrats d'accompagnement dans l'emploi (CAE) concernant les quartiers prioritaires urbains (QPV) échapperont à la décision de non-reconduction qui avait été annoncée. Les préfets vont recevoir des instructions en ce sens dès cette semaine.

 

NE PAS VENDRE HÂTIVEMENT TOUTE LA PEAU DE L'OURS...

J'écris « devraient pouvoir souffler » car il reste à s'assurer que ce sont bien tous ces contrats aidés des QPV qui vont être concernés par cette possibilité de renouvellement, ceux des associations qui agissent en direction des publics des quartiers prioritaires (Berthe et le centre-ville pour La Seyne), que leur siège y soit implanté ou non, et ceux des services publics, qu'ils soient locaux ou nationaux, en particulier l'Éducation nationale, la police, ou... les agences de  « Pôle Emploi » elles-mêmes, comme c'est le cas à la Seyne, qui en compte quatre dans ses effectifs.

Il reste aussi à veiller au grain pour que cette décision obtenue non sans mal ne soit pas une façon de « reculer pour mieux sauter ». Il faut obtenir un engagement dans la durée, et non sur un seul renouvellement. Sauf, bien sûr, si un autre dispositif d'accès à l'emploi et d'appui à la formation vient remplacer les CAE, car on peut entendre que de nouvelles modalités soient réfléchies, ainsi qu'on l'a connu, par exemple, avec les contrats d'avenir qui ont remplacé les CES et CEJ, lesquels ont succédé aux TUC.

 

LES MAIRES EN PREMIÈRE LIGNE POUR LA PROTECTION DE LEURS TERRITOIRES

Je ne regrette donc pas le temps que je consacre à mon investissement en qualité de président national de l'association des maires Ville & Banlieue de France, qui a été en première ligne pour plaider la cause de l'insertion dans l'emploi et des actions d'accompagnement conduites en faveur des habitants des quartiers urbains en difficulté.

Il est de notre devoir, à nous, maires des communes abritant des sites prioritaires, de nous mobiliser pour nos territoires sensibles, car il est difficile aux habitants eux-mêmes, souvent dans la précarité et craignant de n'être pas entendus, ou s'y résignant, de se battre contre ce qui leur apparaît trop souvent inéluctable.

Et ça semble aussi difficile pour le monde associatif, pourtant première victime, dont je peine tout de même à comprendre que, face à ce type de décision qui aura risqué de compromettre sa capacité d'action solidaire, voire son existence, il ne s'est pas beaucoup organisé pour protester et plaider sa juste cause. Nous aurions pourtant été à ses côtés. Et le serons chaque fois qu'il y aura besoin.

7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 15:13

Même si les maires des communes varoises « en politique de la ville » n'ont pas cru devoir répondre à ma proposition de s'associer à la démarche que j'ai initiée le 3 août dernier, avec une cinquantaine de maires de France, rejoints depuis par une quarantaine d'autres, pour appeler le gouvernement à revenir à la raison — ce qu'il vient de faire ! — en faisant machine arrière quant à sa décision de juillet d'annuler les crédits dédiés aux associations qui conduisent dans les quartiers populaires prioritaires des actions indispensables d'accompagnement des populations en difficulté, je me réjouis que les habitants des sites bénéficiant d'un « contrat de ville », du Var comme de tout le pays, se voient garantir une pérennité de financements en ce domaine. Ouf !

 

ACTIONS SAUVÉES POUR LES PLUS HUMBLES DU VAR, DE PACA, ET DE LA FRANCE !

C'est une réelle satisfaction car l'État ne pouvait renier son engagement contractualisé avec les territoires, ainsi que notre préfet l'avait fait en signant avec nous pour la période 2015-2020, comme le rappelle la photo illustrant cet article, pour les quartiers prioritaires de l'agglomération Toulon Provence Méditerranée.

Ça l'est pour les publics seynois les plus humbles, de notre centre ancien et de Berthe, pour lesquels je concevais les pires inquiétudes, mais aussi pour ceux des zones d'habitat populaire de Brignoles, Draguignan, Fréjus, Hyères, La Garde, Le Luc, Le Muy, et Toulon. Et bien sûr pour tous les autres de Provence Alpes Côte d'Azur et de France.

Merci, pour leur engagement à mes côtés, à mes collègues de toutes sensibilités politiques, des départements provençaux et alpins, qui m'ont rejoint dans cette « bagarre » estivale : Gaby Charroux de Martigues (13), Patricia Fernandez-Pedinielli de Port-de-Bouc (13), Nicole Granet-Brunello de Digne-les-Bains (04), Cécile Helle d'Avignon (84), Eric Le Disses de Marignane (13), Nora Mebarek de l'agglomération d'Arles (13), André Molino de Septèmes-les-Vallons (13), Roger Pellenc de Pertuis (84), et Frédéric Vigouroux de Miramas (13).

 

ON NE PEUT ESPÉRER GAGNER QUE LES COMBATS QU'ON ENGAGE...

Nous pouvons avoir la satisfaction partagée d'avoir défendu une cause juste, en espérant que les élus des autres communes « en politique de la ville » de PACA (04, 05, 06, 13, 83, 84), qui ne se sont pas joints à notre démarche, nous rejoindront si, d'aventure, une autre semblable mésaventure budgétaire devait survenir à nouveau pour nos « morceaux de communes » défavorisés.

Les visiteurs de mon blog trouveront ci-après les communiqués que viennent de publier le ministère en charge de la « politique de la ville » et « l'association des maires Ville & Banlieue de France » que je préside .

L'histoire tragique de la fermeture de la maternité publique de l'Ouest Var, en 2011, nous le rappelle chaque jour : on n'est pas victorieux à chaque fois. Mais il est de notre devoir d'élus de la République de défendre nos territoires. On ne peut espérer gagner que les combats qu'on engage.

 

CI-DESSOUS...

> la carte des élus locaux de France qui ont signé la "lettre ouverte" que nous avons adressée début août au Président de la République

> le communiqué de Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, qui annonce la « sanctuarisation » des crédits « politique de la ville » qui avaient été annulés

> le communiqué de « l'association des maires Ville & Banlieue de France »

Financement des contrats de ville : la mobilisation des maires a payé !
Financement des contrats de ville : la mobilisation des maires a payé !
31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 03:53

Des « Olympiades du rugby » à la « journée espagnole de l'Union nationale des combattants » (UNC), on aura eu ce dernier week-end d'août une belle illustration de ce qu'apporte la dynamique associative dans une ville comme la nôtre.

Ce sont bien sûr des moments du « vivre, faire et échanger ensemble », du plaisir de découvrir,  s'initier ou s'adonner à une passion, culturelle, environnementale, mémorielle, patrimoniale, sportive, ou simplement conviviale, qui ont été offerts à des centaines d'adhérents des associations.

 

UNE PALETTE D'ACTIVITÉS POUR DES CENTAINES D'ADHÉRENTS...

Car tout ça bénéficie à un nombre incroyable de Seynois adhérents d'une — et souvent plusieurs — associations, depuis la ribambelle de gamins de l'école de rugby qui se sont vu proposer des animations ludiques jusqu'aux « moins gamins » de l'UNC ou du « Transbordeur » rassemblés, les uns pour une journée espagnole, les autres pour une rencontre des familles.

 

MAIS AUSSI UNE OFFRE DE LOISIRS À DES MILLIERS DE GENS...

Mais ce qui est plus formidable encore, c'est que la plupart des associations qui ont conduit des activités ce week-end l'ont non seulement fait en direction de leurs adhérents, mais ont offert à des milliers d'autres, curieux ou motivés, Seynois, voisins ou vacanciers, de découvrir et partager leurs passions.

Comment ne pas s'émerveiller devant les traditionnels « ponchuts » (prononcer : pountchu, c'est-à-dire pointus en provençal) de tout notre littoral assemblés le long de notre quai de la Marine, sur lesquels chacun pouvait embarquer pour de tour de Rade, avant de partager une paella ?

Comment ne pas être ravi de voir rassemblés pour les Olympiades du rugby, outre les « minots » de l'école de rugby, les centaines d'autres de nos centres aérés, puis les tribunes remplies d'un beau monde de tous âges assistant au match amical La Seyne - Bourgoin ?

 

ET UN FORMIDABLE MOYEN DE PROMOUVOIR LE TERRITOIRE

Comment ne pas féliciter les bénévoles de la Fédération française de course d'orientation faire découvrir de façon ludique le patrimoine de notre centre ancien à nombre de Seynois ou de visiteurs, ceux de la section plongée du CSMS d'épater les curieux assistant aux arrivées des pratiquants du « Kanathon », les passionnés de l'Association des amis de La Seyne ancienne et moderne d'offrir avec brio des conférences dans le cadre du « Festival Sand et Chopin » et ses moments de culture historique, littéraire, de concerts et spectacles, et ceux des  « Charrettes de Perrin » animant notre vieille ville avec une soirée « scène ouverte » autour de la chanteuse toulonnaise Missko  ?

Car c'est bien sur les épaules des volontaires associatifs que repose cette triple démarche : permettre aux adhérents, sociétaires et licenciés, de s'adonner pleinement à une passion, tout en offrant au grand public du loisir, du spectacle, de la culture, de l'activité en tout genre, et en valorisant ainsi grandement l'image de La Seyne.

Ça, tout doit être mis en œuvre pour que la puissance publique l'apprécie à sa juste valeur. Et dispose encore et toujours des moyens de le soutenir.

Nul doute que tous ces acteurs associatifs se retrouveront lors du Forum des associations que la Ville organise, comme chaque année, au gymnase Langevin, au cours du weekend des 9 et 10 septembre...

Publié par Marc Vuillemot - dans Sports - loisirs - vie associative et convivialité
29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 08:23

La Seyne et les communes varoises engagées dans les « contrats de ville », ces dispositifs qui, sous une forme ou une autre, depuis le début des années 80, permettent à l'État, aux régions, départements, intercommunalités et communes, parfois alliés à d'autres institutions publiques, de conjuguer leurs efforts pour aider financièrement les associations à construire des programmes d'actions en faveur des habitants des quartiers prioritaires de la « politique de la ville », ne vont pas être épargnées.

C'est passé par une ou deux petites lignes dans un long décret, la semaine dernière : l'État a décidé de « raboter » de près de 47 millions d'euros sa participation aux « contrats de ville », dès l'année en cours. Et on prévoit une réduction de crédits d'environ 100 millions d'euros pour l'année 2018.

 

LES ASSOCIATIONS N'AVAIENT PAS BESOIN DE ÇA

L'excellente gestion du programme par les fonctionnaires préfectoraux varois, actifs et réactifs, qui, sous l'égide des sous-préfets chargés de la « politique de la ville », ont déjà engagé une bonne part des moyens dédiés, ne conduira pour notre département qu'à une baisse « limitée » à moins de 9% des budgets alloués pour la présente année. C'est moindre mal.

Mais pas acceptable pour autant. Les associations, souvent remparts de première ligne pour maintenir les équilibres sociaux dans nos quartiers populaires, n'avaient pas besoin de ça.

 

LES DÉLINQUANTS FINANCIERS, EUX, PEUVENT DORMIR TRANQUILLES

Mettre à terre les bénévoles et employés associatifs pour grapiller moins de 50 millions d'euros à quelques jours d'un vote du Parlement sur la moralisation de la vie publique qui n'a même pas osé s'attaquer aux dispositions du « verrou de Bercy », ce dispositif aberrant qui empêche les Procureurs de la République de se saisir d'affaires d'évasion fiscale et de grande délinquance économique et financière qui coûtent de 60 à 80 milliards à l'État, est pour le moins scandaleux.

J'ai saisi les associations nationales d'élus, dont celle que je préside, « Ville & Banlieue », pour qu'elles interpellent l'État afin qu'il revienne sur cette décision désolante. La presse nationale, telle Le Monde, s'est emparée du sujet. Mais sans trop d'espoir lorsqu'on voit comment ce gouvernement fait même la sourde oreille aux avis des parlementaires de sa propre majorité.

On doit le craindre, une fois encore, les humbles vont subir. Et les nantis se réjouir. Dans quel sens est-elle finalement en marche, cette République-là ?...

17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 03:45

Les journalistes du quotidien Var-matin n'ont pas exagéré avec les qualificatifs qu'ils ont employés pour rendre compte de la soirée de clôture de la quinzaine d'animations dédiées au centenaire du Pont de La Seyne.

« Magique », « grandiose », « en apothéose », c'est en effet ce que j'ai entendu tout au long de la soirée de samedi, alternant avec les « magnifique », « frisant la perfection »« féérique », « émouvant à donner la chair de poule et faire monter les larmes » et autres « hallucinant ». Et autant, en paroles ou par messages, au cours de ce dimanche, tant de la part de nos concitoyens que de celle de nos visiteurs.

Il s'en sera bien sûr certainement trouvé pour que ces avis ne fassent pas l'unanimité, mais je n'en ai pas croisé un seul.

Alors oui, franchement, après avoir drôlement tremblé, pendant des semaines, nos équipes, nos élus et les citoyens volontaires membres du comité consultatif des festivités peuvent souffler et être fiers du boulot accompli qui a ravi et ému quelque 20.000 grands et petits.

Merci, grand merci, vraiment, à Éric Marro, Pierre Poupeney, Florence Cyrulnik, Claude Astore et Jean-Luc Bigeard, nos élus en charge de la culture, des festivités, du patrimoine, de la police, de la voirie et de la prévention, à toutes les cadres et agents du service "événementiel" autour de Nicolas Bonnefoi, et de tous les services publics communaux qui ont coopéré pour assurer la logistique matérielle et administrative, la sécurité, l'information et la communication, et les animations et spectacles du « in » et du « off » de cette folle quinzaine.

 

MERCI, GRAND MERCI, LA SEYNE !

Merci, grand merci à ceux qui ont assuré la circulation, la préparation, le rangement et le nettoyage du Parc de la Navale, du centre ancien et du port, aux bénévoles et salariés des associations, aux sociétés et commerces qui ont soutenu et joué le jeu, aux pompiers et secouristes, au service municipal de prévention des risques, à la préfecture et la police nationale, qui, en excellente coopération avec nos policiers municipaux très investis, ont assuré la prévention, la protection et la sécurité des personnes et des biens.

Merci, grand merci, à tous ceux que j'oublie de citer qui, d'une façon ou d'une autre, ont apporté leur contribution à ces temps forts de fête et de convivialité, d'histoire et de mémoire, qui resteront sans nul doute dans les annales des grands moments de La Seyne.

Et merci, grand merci bien sûr aux milliers de Seynois, voisins et vacanciers qui, du 30 juin au 15 juillet, ont compris et respecté les contraintes qu'imposent les temps à risque que nous traversons, mais surtout goûté si nombreux à ces moments d'exception, manière aussi de rendre hommage à ceux qui ont péri ou ont été affreusement meurtris en d'autres moments et lieux festifs, et d'envoyer, ce faisant, un message de vie, d'espoir, de liberté et de fraternité à la face de tous les sinistres inhumains du Monde.

 

 

3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 07:09

Bien sûr, ce diable de mistral a un peu gâché la fête en contraignant à supprimer certains des événements prévus dans le cadre de la quinzaine dédiée au centenaire de notre Pont, mais le week-end aura été riche en temps de loisirs et de convivialité.

Du franchissement de la Porte principale des chantiers par les "anciens" et plusieurs centaines d'enfants ayant bénéficié des "classes de mémoire de la navale" à la visite du "tunnel de containers" retraçant l'histoire de la construction des bateaux, en passant par des expositions et des spectacles divers, l'ouverture de la "boutique du Pont" et plusieurs temps forts en présence des délégations venues d'une partie de nos "villes amies", Berdiansk (Ukraine), Buti (Italie) et Maardu (Estonie), les trois premières journées d'animations, que nos services communaux et plusieurs associations ont offertes avec brio malgré un budget très contraint, auront ravi bien du monde.

Les quelques photos que je publie parlent d'elles-mêmes. Et devraient inciter nos concitoyens et nos visiteurs à profiter pleinement des événements (programme ICI) qui rythmeront la vie de La Seyne jusqu'au point d'orgue du 14 juillet...

Le vieux Pont revivrait-il une nouvelle jeunesse ?...
L'inauguration du "tunnel de mémoire"...
La boutique des 100 ans du Pont a ouvert ses portes
Lancement des festivités...
La "chorale de la mer" pour accueillir les délégations des "villes amies"
Avec les maires de Berdiansk et Buti et le jeune président du conseil des étudiants de Buti
Louis Correa, conseiller municipal aux associations et jumelages, remet le "Pont d'honneur" à présidente de la Chorale de la Mer
L'expo des anciens de l'Atelier Mécanique
L'inauguration de l'expo

 

23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 06:19

S'il n'était qu'une occasion d'acheter l'édition du jour du quotidien régional « La Marseillaise », c'était bien celle de ce jeudi.

On y trouvait un encart entièrement consacré aux 100 ans de notre "Pont" seynois, avec son histoire, de belles images, des témoignages d'anciens de "La Navale", des articles sur les associations qui concourent à conserver et promouvoir la mémoire de nos anciens chantiers.

Et, bien sûr, le programme, conçu par nos concitoyens et nos services communaux dans le cadre du comité des festivités que nous avons mis en place il y a quelques mois, des événements culturels et de détente festive qui, du 30 juin au 14 juillet, marqueront le centenaire de notre "signal mémoriel".

Ce n'est pas dans mes usages de reproduire un journal, mais je ne résiste pas à l'envie d'inviter les visiteurs de mon blog à télécharger cet encart et le feuilleter en cliquant ICI ou sur l'image qui illustre cet article.

Tout en invitant chacun à lire la presse régionale, Var-matin et La Marseillaise, et à la soutenir... car elle en a bien besoin et participe, par l'information locale, à la vie démocratique du territoire.

9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 04:20

Il y a un temps pour tout. Ce week-end, c'était, par exemple, celui du challenge UFOLEP de marche nordique, organisé par l'association des "Randonneurs seynois", auquel ont pris part environ 300 participants, ou celui de l'assemblée annuelle de "l'Association nationale des anciens combattants et amis de la Résistance", deux événements où j'ai pu me rendre pour témoigner des encouragements de la municipalité, mais aussi, entre autres, celui du championnat départemental de cross organisé à Fabrégas par le CSMS, club omnisports historique de la ville, ou celui de la réunion annuelle du "Foyer François Cresp" du quartier de La Rouve, où, n'ayant pas le don d'ubiquité, c'étaient des adjoints et conseillers municipaux qui représentaient la commune.

Pourquoi dis-je qu'il y a un temps pour tout ? Parce que je n'arrive pas à me faire à l'idée que, là où des citoyens font de beaux efforts pour générer du "vivre ensemble", tels les responsables des quelques associations que je viens d'évoquer, et demandent aux élus présents de prendre la parole à un moment des événements qu'ils organisent, certains élus (d'autres collectivités que la commune), au lieu de s'en tenir à les complimenter pour leur bel investissement, semblent toujours se sentir obligés de leur faire des promesses.

Moi, je n'ai dit à personne, ce week-end, que la commune, subissant les affres des baisses drastiques des dotations de l'État, pourra réviser à la hausse en 2017 les subventions associatives qu'elle a dû réduire, bien à contrecœur, de 16% en 2016.

Bien sûr, si les annonces, que j'ai entendues à l'occasion de ces temps de vie associative, d'appuis auprès du Département et de la Région pour que ces collectivités financent mieux le monde associatif local se traduisent dans les faits, j'en serai naturellement ravi.

Mais, si ça ne pouvait pas être le cas, car toutes les collectivités locales et territoriales sont à la peine budgétaire, quelle image garderont de nous, les élus, ces femmes et ces hommes bénévoles engagés qui "mouillent la chemise" pour animer la vie locale ?

Aide-t-on vraiment la République en se sentant obligé de vendre du rêve à nos concitoyens ?...

Publié par Marc Vuillemot - dans Sports - loisirs - vie associative et convivialité
1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 04:45

Si les associations ne sont rien sans ceux qui les font vivre, ainsi que je le rappelais dans un précédent article de ce blog, les appuis logistiques et financiers sont toujours les bienvenus, d'où qu'ils viennent.

On le sait peu, mais la communauté d'agglomération « Toulon Provence Méditerranée » (TPM) permet à chacun des maires des douze communes du « Grand Toulon » de disposer chaque année d'un petit budget de 15.000 euros destiné à ce qu'on pourrait appeler ses « bonnes œuvres ».

J'ai pour ma part établi des règles et des critères pour l'utilisation de cette petite manne bienvenue. Il n'est en effet pas question pour moi de l'employer pour remplacer des soutiens financiers ordinaires que les collectivités ou les institutions d'État allouent aux associations.

 

DES APPUIS AU DÉMARRAGE OU POUR UN ÉVÉNEMENT EXCEPTIONNEL

Les modestes aides que j'alloue au titre de ce dispositif souple ne le sont que pour trois objets.

Ce peut être une aide au démarrage d'une nouvelle association, qui ne pourra pas être renouvelée, à charge pour ses dirigeants de trouver dans le « droit commun » les moyens de la pérennité de leurs actions ultérieures.

Ce peut être aussi un soutien pour un événement particulier, occasionnel, exceptionnel, qu'une association veut ou doit organiser au cours de l'année, générant des dépenses inhabituelles, comme tel club sportif appelé à accueillir une compétition d'envergure nationale ou internationale, ce qui ne se reproduira pas avant plusieurs années.

Ce peut enfin être un apport pour entraîner d'autres cofinancements pour l'acquisition ou le remplacement d'un investissement nécessaire à l'activité de l'association, comme ce fut ces dernières années le cas pour les bateaux de la section "plongée" du CSMS et du Club nautique seynois, ou les drapeaux de certaines associations patriotiques qui n'avaient pas été renouvelés, pour certains, depuis plus de 50 ans.

 

POUR 2017, UN CRITÈRE ADDITIONNEL... LES 100 ANS DU PONT

Dix-neuf associations culturelles, sportives, socio-éducatives, environnementales ou patriotiques seynoises ont pu ainsi bénéficier d'un petit coup de pouce au cours de l'année 2016, à une hauteur moyenne de 789 euros.

Pour 2017, exceptionnellement, si TPM peut reconduire ce dispositif, sans déroger aux critères que je me suis fixés, j'en ajouterai un autre, transversal : privilégier les actions qui se dérouleront en cœur de ville et dans le cadre des opérations « Les 100 ans du Pont de La Seyne »...

 

DES AIDES POUR LES ANIMATIONS DES FÊTES DE FIN D'ANNÉE

Et, à ces appuis, il faut ajouter une aide non négligeable de 15.000 autres euros allouée par notre agglomération pour l'organisation des festivités de Noël qui, pour l'année qui vient de finir, a été partagée entre trois associations : celle des commerçants du centre ancien, « La Seyne, cœur de ville », et deux autres qui ont décliné pour le bonheur de tous des animations dans notre vieux centre, « Arts 2 Vies » et  « Fées et Ries ».

Publié par Marc Vuillemot - dans Sports - loisirs - vie associative et convivialité
29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 03:30

C'est de plus en plus dur pour eux comme pour leurs publics. C'est de plus en plus difficile pour les collectivités aux budgets contraints, à commencer par la commune, de les soutenir. Et pourtant ils continuent, y consacrant leur énergie, leur temps libre, souvent une part de leurs ressources. Les volontaires associatifs, les bénévoles comme ceux bénéficiant de contrats de travail, souvent vacataires, à temps partiel ou à statut fragile, poursuivent leur investissement désintéressé en faveur des autres.

Dans tous les domaines, ils se démènent pour compenser les impacts néfastes de la vie d'aujourd'hui, aidant à l'épanouissement et luttant contre l'isolement par l'éducation populaire et le « vivre ensemble », amortissant pour les jeunes, les familles ou les aînés, les chocs d'une économie capitaliste plus rude que jamais.

Certains s'y impliquent sans compter depuis des décennies. Sans rien attendre en retour. Sauf peut-être une attention des institutions pour les associations qu'ils animent, de moins en moins facile à leur accorder sous forme de subsides financiers. Nous avons même dû nous résoudre, le cœur déchiré, à réclamer une participation aux coûts de chauffage, d'eau et d'électricité aux associations utilisant des locaux communaux. Un comble : on est contraint de reprendre d'une main une part de ce qu'on alloue de l'autre !

Mais, de temps en temps, une petite reconnaissance publique, qui ne froisse pas trop leur modestie, sous forme de la médaille ou du prix d'honneur de la ville, permet de valoriser ces femmes et ces hommes qui agissent en citoyens.

Les quelques photos illustrant cet article, de Marie-Rose Brody, Gabriel De Pasquale, Monique Kehres, Marie Lordet ou Danielle et Joseph Seghi, engagés à des titres divers, notamment pour certains dans des associations solidaires comme le Secours Populaire ou le Secours Catholique, de plus en plus sollicitées par un nombre croissant de foyers en difficulté, mis à l'honneur parmi d'autres au cours de l'année 2016 qui s'achève, attestent qu'une fenêtre d'espérance en l'Humain est toujours ouverte à La Seyne.

Et, à voir ceux qui, sur la photo ci-dessous, entourent Jo Seghi dans le local-vestiaire du Secours Populaire, on peut caresser l'espoir que les jeunes générations ne la referment pas.

 

Bienvenue !

Marc VUILLEMOT
Maire (PS) de La Seyne-sur-Mer
Vice-président de l'agglo de Toulon

Je vous souhaite une agréable visite.

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