29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 08:23

La Seyne et les communes varoises engagées dans les « contrats de ville », ces dispositifs qui, sous une forme ou une autre, depuis le début des années 80, permettent à l'État, aux régions, départements, intercommunalités et communes, parfois alliés à d'autres institutions publiques, de conjuguer leurs efforts pour aider financièrement les associations à construire des programmes d'actions en faveur des habitants des quartiers prioritaires de la « politique de la ville », ne vont pas être épargnées.

C'est passé par une ou deux petites lignes dans un long décret, la semaine dernière : l'État a décidé de « raboter » de près de 47 millions d'euros sa participation aux « contrats de ville », dès l'année en cours. Et on prévoit une réduction de crédits d'environ 100 millions d'euros pour l'année 2018.

 

LES ASSOCIATIONS N'AVAIENT PAS BESOIN DE ÇA

L'excellente gestion du programme par les fonctionnaires préfectoraux varois, actifs et réactifs, qui, sous l'égide des sous-préfets chargés de la « politique de la ville », ont déjà engagé une bonne part des moyens dédiés, ne conduira pour notre département qu'à une baisse « limitée » à moins de 9% des budgets alloués pour la présente année. C'est moindre mal.

Mais pas acceptable pour autant. Les associations, souvent remparts de première ligne pour maintenir les équilibres sociaux dans nos quartiers populaires, n'avaient pas besoin de ça.

 

LES DÉLINQUANTS FINANCIERS, EUX, PEUVENT DORMIR TRANQUILLES

Mettre à terre les bénévoles et employés associatifs pour grapiller moins de 50 millions d'euros à quelques jours d'un vote du Parlement sur la moralisation de la vie publique qui n'a même pas osé s'attaquer aux dispositions du « verrou de Bercy », ce dispositif aberrant qui empêche les Procureurs de la République de se saisir d'affaires d'évasion fiscale et de grande délinquance économique et financière qui coûtent de 60 à 80 milliards à l'État, est pour le moins scandaleux.

J'ai saisi les associations nationales d'élus, dont celle que je préside, « Ville & Banlieue », pour qu'elles interpellent l'État afin qu'il revienne sur cette décision désolante. La presse nationale, telle Le Monde, s'est emparée du sujet. Mais sans trop d'espoir lorsqu'on voit comment ce gouvernement fait même la sourde oreille aux avis des parlementaires de sa propre majorité.

On doit le craindre, une fois encore, les humbles vont subir. Et les nantis se réjouir. Dans quel sens est-elle finalement en marche, cette République-là ?...

17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 03:45

Les journalistes du quotidien Var-matin n'ont pas exagéré avec les qualificatifs qu'ils ont employés pour rendre compte de la soirée de clôture de la quinzaine d'animations dédiées au centenaire du Pont de La Seyne.

« Magique », « grandiose », « en apothéose », c'est en effet ce que j'ai entendu tout au long de la soirée de samedi, alternant avec les « magnifique », « frisant la perfection »« féérique », « émouvant à donner la chair de poule et faire monter les larmes » et autres « hallucinant ». Et autant, en paroles ou par messages, au cours de ce dimanche, tant de la part de nos concitoyens que de celle de nos visiteurs.

Il s'en sera bien sûr certainement trouvé pour que ces avis ne fassent pas l'unanimité, mais je n'en ai pas croisé un seul.

Alors oui, franchement, après avoir drôlement tremblé, pendant des semaines, nos équipes, nos élus et les citoyens volontaires membres du comité consultatif des festivités peuvent souffler et être fiers du boulot accompli qui a ravi et ému quelque 20.000 grands et petits.

Merci, grand merci, vraiment, à Éric Marro, Pierre Poupeney, Florence Cyrulnik, Claude Astore et Jean-Luc Bigeard, nos élus en charge de la culture, des festivités, du patrimoine, de la police, de la voirie et de la prévention, à toutes les cadres et agents du service "événementiel" autour de Nicolas Bonnefoi, et de tous les services publics communaux qui ont coopéré pour assurer la logistique matérielle et administrative, la sécurité, l'information et la communication, et les animations et spectacles du « in » et du « off » de cette folle quinzaine.

 

MERCI, GRAND MERCI, LA SEYNE !

Merci, grand merci à ceux qui ont assuré la circulation, la préparation, le rangement et le nettoyage du Parc de la Navale, du centre ancien et du port, aux bénévoles et salariés des associations, aux sociétés et commerces qui ont soutenu et joué le jeu, aux pompiers et secouristes, au service municipal de prévention des risques, à la préfecture et la police nationale, qui, en excellente coopération avec nos policiers municipaux très investis, ont assuré la prévention, la protection et la sécurité des personnes et des biens.

Merci, grand merci, à tous ceux que j'oublie de citer qui, d'une façon ou d'une autre, ont apporté leur contribution à ces temps forts de fête et de convivialité, d'histoire et de mémoire, qui resteront sans nul doute dans les annales des grands moments de La Seyne.

Et merci, grand merci bien sûr aux milliers de Seynois, voisins et vacanciers qui, du 30 juin au 15 juillet, ont compris et respecté les contraintes qu'imposent les temps à risque que nous traversons, mais surtout goûté si nombreux à ces moments d'exception, manière aussi de rendre hommage à ceux qui ont péri ou ont été affreusement meurtris en d'autres moments et lieux festifs, et d'envoyer, ce faisant, un message de vie, d'espoir, de liberté et de fraternité à la face de tous les sinistres inhumains du Monde.

 

 

3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 07:09

Bien sûr, ce diable de mistral a un peu gâché la fête en contraignant à supprimer certains des événements prévus dans le cadre de la quinzaine dédiée au centenaire de notre Pont, mais le week-end aura été riche en temps de loisirs et de convivialité.

Du franchissement de la Porte principale des chantiers par les "anciens" et plusieurs centaines d'enfants ayant bénéficié des "classes de mémoire de la navale" à la visite du "tunnel de containers" retraçant l'histoire de la construction des bateaux, en passant par des expositions et des spectacles divers, l'ouverture de la "boutique du Pont" et plusieurs temps forts en présence des délégations venues d'une partie de nos "villes amies", Berdiansk (Ukraine), Buti (Italie) et Maardu (Estonie), les trois premières journées d'animations, que nos services communaux et plusieurs associations ont offertes avec brio malgré un budget très contraint, auront ravi bien du monde.

Les quelques photos que je publie parlent d'elles-mêmes. Et devraient inciter nos concitoyens et nos visiteurs à profiter pleinement des événements (programme ICI) qui rythmeront la vie de La Seyne jusqu'au point d'orgue du 14 juillet...

Le vieux Pont revivrait-il une nouvelle jeunesse ?...
L'inauguration du "tunnel de mémoire"...
La boutique des 100 ans du Pont a ouvert ses portes
Lancement des festivités...
La "chorale de la mer" pour accueillir les délégations des "villes amies"
Avec les maires de Berdiansk et Buti et le jeune président du conseil des étudiants de Buti
Louis Correa, conseiller municipal aux associations et jumelages, remet le "Pont d'honneur" à présidente de la Chorale de la Mer
L'expo des anciens de l'Atelier Mécanique
L'inauguration de l'expo

 

23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 06:19

S'il n'était qu'une occasion d'acheter l'édition du jour du quotidien régional « La Marseillaise », c'était bien celle de ce jeudi.

On y trouvait un encart entièrement consacré aux 100 ans de notre "Pont" seynois, avec son histoire, de belles images, des témoignages d'anciens de "La Navale", des articles sur les associations qui concourent à conserver et promouvoir la mémoire de nos anciens chantiers.

Et, bien sûr, le programme, conçu par nos concitoyens et nos services communaux dans le cadre du comité des festivités que nous avons mis en place il y a quelques mois, des événements culturels et de détente festive qui, du 30 juin au 14 juillet, marqueront le centenaire de notre "signal mémoriel".

Ce n'est pas dans mes usages de reproduire un journal, mais je ne résiste pas à l'envie d'inviter les visiteurs de mon blog à télécharger cet encart et le feuilleter en cliquant ICI ou sur l'image qui illustre cet article.

Tout en invitant chacun à lire la presse régionale, Var-matin et La Marseillaise, et à la soutenir... car elle en a bien besoin et participe, par l'information locale, à la vie démocratique du territoire.

9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 04:20

Il y a un temps pour tout. Ce week-end, c'était, par exemple, celui du challenge UFOLEP de marche nordique, organisé par l'association des "Randonneurs seynois", auquel ont pris part environ 300 participants, ou celui de l'assemblée annuelle de "l'Association nationale des anciens combattants et amis de la Résistance", deux événements où j'ai pu me rendre pour témoigner des encouragements de la municipalité, mais aussi, entre autres, celui du championnat départemental de cross organisé à Fabrégas par le CSMS, club omnisports historique de la ville, ou celui de la réunion annuelle du "Foyer François Cresp" du quartier de La Rouve, où, n'ayant pas le don d'ubiquité, c'étaient des adjoints et conseillers municipaux qui représentaient la commune.

Pourquoi dis-je qu'il y a un temps pour tout ? Parce que je n'arrive pas à me faire à l'idée que, là où des citoyens font de beaux efforts pour générer du "vivre ensemble", tels les responsables des quelques associations que je viens d'évoquer, et demandent aux élus présents de prendre la parole à un moment des événements qu'ils organisent, certains élus (d'autres collectivités que la commune), au lieu de s'en tenir à les complimenter pour leur bel investissement, semblent toujours se sentir obligés de leur faire des promesses.

Moi, je n'ai dit à personne, ce week-end, que la commune, subissant les affres des baisses drastiques des dotations de l'État, pourra réviser à la hausse en 2017 les subventions associatives qu'elle a dû réduire, bien à contrecœur, de 16% en 2016.

Bien sûr, si les annonces, que j'ai entendues à l'occasion de ces temps de vie associative, d'appuis auprès du Département et de la Région pour que ces collectivités financent mieux le monde associatif local se traduisent dans les faits, j'en serai naturellement ravi.

Mais, si ça ne pouvait pas être le cas, car toutes les collectivités locales et territoriales sont à la peine budgétaire, quelle image garderont de nous, les élus, ces femmes et ces hommes bénévoles engagés qui "mouillent la chemise" pour animer la vie locale ?

Aide-t-on vraiment la République en se sentant obligé de vendre du rêve à nos concitoyens ?...

Publié par Marc Vuillemot - dans Sports - loisirs - vie associative et convivialité
1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 04:45

Si les associations ne sont rien sans ceux qui les font vivre, ainsi que je le rappelais dans un précédent article de ce blog, les appuis logistiques et financiers sont toujours les bienvenus, d'où qu'ils viennent.

On le sait peu, mais la communauté d'agglomération « Toulon Provence Méditerranée » (TPM) permet à chacun des maires des douze communes du « Grand Toulon » de disposer chaque année d'un petit budget de 15.000 euros destiné à ce qu'on pourrait appeler ses « bonnes œuvres ».

J'ai pour ma part établi des règles et des critères pour l'utilisation de cette petite manne bienvenue. Il n'est en effet pas question pour moi de l'employer pour remplacer des soutiens financiers ordinaires que les collectivités ou les institutions d'État allouent aux associations.

 

DES APPUIS AU DÉMARRAGE OU POUR UN ÉVÉNEMENT EXCEPTIONNEL

Les modestes aides que j'alloue au titre de ce dispositif souple ne le sont que pour trois objets.

Ce peut être une aide au démarrage d'une nouvelle association, qui ne pourra pas être renouvelée, à charge pour ses dirigeants de trouver dans le « droit commun » les moyens de la pérennité de leurs actions ultérieures.

Ce peut être aussi un soutien pour un événement particulier, occasionnel, exceptionnel, qu'une association veut ou doit organiser au cours de l'année, générant des dépenses inhabituelles, comme tel club sportif appelé à accueillir une compétition d'envergure nationale ou internationale, ce qui ne se reproduira pas avant plusieurs années.

Ce peut enfin être un apport pour entraîner d'autres cofinancements pour l'acquisition ou le remplacement d'un investissement nécessaire à l'activité de l'association, comme ce fut ces dernières années le cas pour les bateaux de la section "plongée" du CSMS et du Club nautique seynois, ou les drapeaux de certaines associations patriotiques qui n'avaient pas été renouvelés, pour certains, depuis plus de 50 ans.

 

POUR 2017, UN CRITÈRE ADDITIONNEL... LES 100 ANS DU PONT

Dix-neuf associations culturelles, sportives, socio-éducatives, environnementales ou patriotiques seynoises ont pu ainsi bénéficier d'un petit coup de pouce au cours de l'année 2016, à une hauteur moyenne de 789 euros.

Pour 2017, exceptionnellement, si TPM peut reconduire ce dispositif, sans déroger aux critères que je me suis fixés, j'en ajouterai un autre, transversal : privilégier les actions qui se dérouleront en cœur de ville et dans le cadre des opérations « Les 100 ans du Pont de La Seyne »...

 

DES AIDES POUR LES ANIMATIONS DES FÊTES DE FIN D'ANNÉE

Et, à ces appuis, il faut ajouter une aide non négligeable de 15.000 autres euros allouée par notre agglomération pour l'organisation des festivités de Noël qui, pour l'année qui vient de finir, a été partagée entre trois associations : celle des commerçants du centre ancien, « La Seyne, cœur de ville », et deux autres qui ont décliné pour le bonheur de tous des animations dans notre vieux centre, « Arts 2 Vies » et  « Fées et Ries ».

Publié par Marc Vuillemot - dans Sports - loisirs - vie associative et convivialité
29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 03:30

C'est de plus en plus dur pour eux comme pour leurs publics. C'est de plus en plus difficile pour les collectivités aux budgets contraints, à commencer par la commune, de les soutenir. Et pourtant ils continuent, y consacrant leur énergie, leur temps libre, souvent une part de leurs ressources. Les volontaires associatifs, les bénévoles comme ceux bénéficiant de contrats de travail, souvent vacataires, à temps partiel ou à statut fragile, poursuivent leur investissement désintéressé en faveur des autres.

Dans tous les domaines, ils se démènent pour compenser les impacts néfastes de la vie d'aujourd'hui, aidant à l'épanouissement et luttant contre l'isolement par l'éducation populaire et le « vivre ensemble », amortissant pour les jeunes, les familles ou les aînés, les chocs d'une économie capitaliste plus rude que jamais.

Certains s'y impliquent sans compter depuis des décennies. Sans rien attendre en retour. Sauf peut-être une attention des institutions pour les associations qu'ils animent, de moins en moins facile à leur accorder sous forme de subsides financiers. Nous avons même dû nous résoudre, le cœur déchiré, à réclamer une participation aux coûts de chauffage, d'eau et d'électricité aux associations utilisant des locaux communaux. Un comble : on est contraint de reprendre d'une main une part de ce qu'on alloue de l'autre !

Mais, de temps en temps, une petite reconnaissance publique, qui ne froisse pas trop leur modestie, sous forme de la médaille ou du prix d'honneur de la ville, permet de valoriser ces femmes et ces hommes qui agissent en citoyens.

Les quelques photos illustrant cet article, de Marie-Rose Brody, Gabriel De Pasquale, Monique Kehres, Marie Lordet ou Danielle et Joseph Seghi, engagés à des titres divers, notamment pour certains dans des associations solidaires comme le Secours Populaire ou le Secours Catholique, de plus en plus sollicitées par un nombre croissant de foyers en difficulté, mis à l'honneur parmi d'autres au cours de l'année 2016 qui s'achève, attestent qu'une fenêtre d'espérance en l'Humain est toujours ouverte à La Seyne.

Et, à voir ceux qui, sur la photo ci-dessous, entourent Jo Seghi dans le local-vestiaire du Secours Populaire, on peut caresser l'espoir que les jeunes générations ne la referment pas.

 

23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 04:27

Malheureusement absent le jour de l'inauguration de la nouvelle grande mosquée et centre culturel musulman de La Seyne, je n'ai pu honorer l'invitation que m'avait lancée mon collègue enseignant public Karim Bouchkara, qui a succédé à Abderzak Bouaziz, chef d'entreprise, comme président de l'association gestionnaire de ce bel équipement.

C'est le fruit de longues années de travail d'une belle équipe de bénévoles qui sont parvenus à financer leur lieu de culte et de culture sans autre apport que celui de leurs fidèles, dont j'ai pu suivre l'avancée en visitant régulièrement le chantier.

 

UN FINANCEMENT ENTIÈREMENT ASSURÉ PAR LES MUSULMANS

Conformément à la loi de 1905 sur la séparation des religions et de l'État, les seules dépenses publiques autorisées pour les équipements cultuels concernent ceux qui datent d'avant 1905, c'est-à-dire que, pour La Seyne, hormis l'église catholique Notre-Dame-de-Bon-Voyage, les autres (les paroisses catholiques Notre-Dame-de-la-Mer et Saint-Jean-Baptiste, le temple protestant, la synagogue et, désormais, la mosquée) ne peuvent prétendre à aucune aide de l'État ou des collectivités.

Mais, parallélisme des formes avec ce que nous avons fait pour guider vers l'église de Mar-Vivo et la chapelle Saint-Jean de Berthe, j'ai un peu dérogé à la règlementation en demandant à nos services d'implanter des panneaux signalétiques routiers. Pourvu qu'on ne me considère pas comme un hors-la-loi !

 

LE MESSAGE QUE J'AI FAIT DÉLIVRER POUR L'INAUGURATION...

Et j'ai demandé à notre conseiller municipal Pierre Poupeney de me représenter pour ce moment fort pour l'importante communauté musulmane seynoise, et de délivrer le message ci-après...

« Cette inauguration est un moment important. Important pour la vie du quartier et pour la ville. En effet, elle met fin aux salles inadaptées, cachées ou réprouvées. Elle est, au sens propre, une mise en lumière. Entendez une mise au grand jour, à la vue et au su de tous. Car, en effet, il n'y a rien à cacher, ni sa foi, ni ses opinions.... "Nous voulons un ordre des choses où toutes les passions basses et cruelles soient enchaînées..." disait un révolutionnaire de 1789.

« Cependant, nous faisons un triste constat : les gens se ressentent seuls. Qu'ils soient situés en périphérie ou îlotiers des centres villes désertés, ils sont dans une situation de pauvreté, pauvreté des ressources ou pauvreté des relations. Certains expriment leur révolte dans le vote populiste ou dans le fondamentalisme.

« Le danger est là.

« Si les citoyens ont le sentiment de ne plus être écoutés, et encore moins représentés, s'ils ont le sentiment d'être délaissés, en matière économique et sociale... la vraie défaite serait de se mettre à se comporter comme une minorité identitaire.

« A l'inverse d'imaginer que l'émancipation résiderait en un combat contre des ennemis désignés : l'étranger, l'immigré, le réfugié..., il conviendrait plutôt de retendre le tissu humain, de la périphérie et du centre, et de ne pas se replier dans sa bulle.

« Il faut multiplier les registres d'expression de la volonté générale, élargir les modalités de la représentation, développer de nouvelles formes de délibération publique.

« C'est tout l'enjeu des comités citoyens et c'est l'espérance d'une meilleure compréhension de ce qu'un particularisme, une foi, est inclusif du sentiment premier d'appartenir à la nation française, d'être un citoyen français, d'obéir aux règles de la République, d'assumer ses devoirs.

« Robespierre l'exprimait ainsi : "Fanatiques, n'espérez rien de nous… Que la liberté des cultes soit respectée, pour le triomphe même de la raison ; mais qu'elle ne trouble point l'ordre public, et qu'elle ne devienne point un moyen de conspiration…"

« Je ne doute pas que vous vous inscrivez dans cette résolution. Recevez mes vœux de confiance et d'encouragements. »

 

22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 09:33

Comme nous le faisons déjà depuis des années pour d'autres aspects de la vie communale, tels que les mobilités et stationnements, la gestion de l'eau ou les temps des enfants, j'ai demandé à Pierre Poupeney, conseiller municipal chargé de la démocratie locale, de la laïcité et de l' « appropriation citoyenne des animations et festivités », de mettre en place un Comité consultatif des fêtes.

 

UN "PLUS" À NOTRE DÉMARCHE DE DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE

Il s'agit de conforter ce que nous faisons déjà avec les conseils de quartiers et les comités d'intérêt local : permettre qu'à travers des citoyens engagés, motivés, dont la liste n'est d'ailleurs pas fermée, le programme des grands événements de l'année soit imaginé, préparé, discuté, co-élaboré pour dynamiser la ville.

Désormais, le sens populaire de la fête, le lien encore plus étroit avec les citoyens, notamment au travers du tissu associatif, aura son conseil de citoyens, sorte de comité d'usagers.

 

FÉDÉRER POUR MIEUX DYNAMISER

La seconde raison de la création de ce comité, c'est de mieux fédérer les énergies, à l'échelle de la ville, pour relancer les événements festifs. Pour retrouver un élan, un esprit de fête populaire, que les questions de sécurité et la faiblesse des moyens ont mis à mal ces derniers mois, voire ces dernières années.

 

UN PREMIER CHANTIER POUR LE COMITÉ : UNE ANNÉE DÉDIÉE... AU PONT

En 1917, la société Daydé achevait la réalisation du pont des chantiers navals de La Seyne. C'est l'année des premiers essais pour une mise en activité définitive en 1920.

Divers noms ont été attribués au pont par les travailleurs des chantiers eux-mêmes et la population seynoise, et certains subsistent encore dans les conversations : pont basculant, pont levant, pont transbordeur...

Quoiqu'il en soit, sachez que sur les plans originaux de la société Daydé, le terme technique employé est « Pont levis ». C'est évidemment le « pont des chantiers navals ». Et nous le nommons désormais le plus souvent « le pont de La Seyne ». On peut tout de même pas dire « la tour », même s'il a été définitivement figé verticalement !

Aujourd'hui érigé en tour, donc, il est devenu l'emblème de La Seyne. Notre petite tour Eiffel à nous, notre « signal », comme on dit d'un signal architectural.

 

UNE ADRESSE POUR PARTICIPER...

Nous appelons toutes les associations, citoyens, entreprises, commerçants à nous joindre à cette adresse courriel : 100ans-du-pont@la-seyne.fr 

A cette adresse, les Seynois pourront demander à ce qu'un événement convivial, social, solidaire, sportif, culturel qu'ils organisent depuis longtemps ou pour la première fois, soit « labellisé » : « 1917-2017 : les 100 ans du pont de La Seyne ». Ils pourront également se faire connaître pour participer aux festivités programmées par la ville et le Comité consultatif et recevoir régulièrement des informations.

Mais je laisse un peu planer le suspens. J'en dirai plus à l'occasion des traditionnels vœux que j'adresserai début janvier à notre population...

En attendant, j'invite ceux des visiteurs de mon blog qui ne les connaissent pas à admirer les magnifiques photographies du pont que Philippe Da Prato a mises en ligne sous forme d'une vidéo... et à qui je me suis permis de dérober l'une de celles qui illustrent cet article, et que je peux évidemment retirer s'il me le demande...

30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 08:17

Les photos prises au cours du week-end consacré au forum des associations seynoises parlent d'elles-mêmes. C'est une vraie belle dynamique qui s'est affichée samedi et dimanche à la salle Maurice-Baquet. Et une dynamique ô combien indispensable en cette période de délitement du lien social !

Qu'elles agissent dans le champ du sport, de la culture, du patrimoine, des loisirs, des solidarités, de l'environnement, de la mémoire, de l'habitat, de l'enfance et la jeunesse, des seniors, de la santé, ou sur d'autres sujets, les milliers de bénévoles qui les animent rendent un sacré service pour la qualité de vie dans notre ville.

Il se crée chaque année à La Seyne une soixantaine d'associations ! Et, si, avec le temps ou l'obsolescence de leur objet, et parfois le manque de volontaires pour les animer, certaines se mettent en sommeil ou disparaissent, elles demeurent plusieurs centaines, petites et grandes, à offrir une foule de services et d'activités à des milliers de concitoyens.

Plus d'une centaine d'entre elles ont pris part au forum, même si celui-ci, traditionnellement organisé sur le parc de la Navale début septembre, mais que les circonstances de la Coupe de l'America dans un premier temps, puis la météo, ont empêché de tenir dans les mêmes conditions cette année, n'a pas connu l'ampleur des rendez-vous habituels. Il n'empêche : malgré  les quatre heures de visite que j'ai pu leur rendre entre samedi et dimanche, je n'ai pu échanger qu'avec les responsables de la moitié d'entre elles ! Les autres me pardonneront.

En ces temps où le service public est à la peine, où l'austérité conduit à l'enfermement, où l'éveil des consciences par la culture et le vécu commun est freiné au risque d'entraîner, notamment la jeunesse, entre les mains de marchands de rêves dogmatiques et dangereux, on ne le répètera jamais assez : le rôle du monde associatif est plus que jamais indispensable.

Bravo et merci à ceux qui les font vivre. Et tous mes encouragements à ceux qui envisagent de les rejoindre pour les conforter et les développer.

Bienvenue !

Marc VUILLEMOT
Maire (PS) de La Seyne-sur-Mer
Vice-président de l'agglo de Toulon

Je vous souhaite une agréable visite.

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