17 mai 2021 1 17 /05 /mai /2021 07:02

44 pages de bilan de M. Muselier, président de notre Conseil régional, qui sera renouvelé en juin prochain. 44 pages... et pas une ligne sur l'action régionale en direction de 512.000 de nos concitoyens, les plus vulnérables, représentant 10,3% de la population de Provence Alpes Côte d'Azur, ceux qui résident dans les sites urbains fragiles qu'on appelle les "quartiers prioritaires de la politique de la ville", les QPV.

Il est vrai que M. Muselier a raison de faire profil bas. Cas unique en France, la région provençale a en effet choisi de supprimer brutalement, sans préavis, les soutiens qu'elle apportait aux intercommunalités, communes, associations et acteurs économiques de l'insertion sociale et professionnelle dans le cadre des "Contrats de Ville", ces dispositifs conjuguant les efforts des territoires et de l'État pour l'accompagnement des plus pauvres, résidant dans nos grands ensembles d'habitat social et nos centres anciens dégradés.

Ça vaut bien la peine que M. Muselier mette en exergue de son bilan les valeurs du serment des médecins engageant à s'occuper de « tous ceux qui en ont besoin », et du gaullisme, « le respect et le rassemblement de toute la France dans sa diversité et son indispensable unité », « sans jamais laisser personne au bord du chemin »...

 

Après certains départements, comme le Var, qui se sont désengagés depuis des années de ce qu'on appelle "la politique de la ville", c'est en 2018 que, sans tambour ni trompette, la Région a annoncé qu'elle retirait aux acteurs de terrain qui luttent contre les discriminations et pour la compensation des inégalités socio-économiques les aides qu'elle leur apportait et qui couvraient environ 20% du coût de leurs actions.

La présidence Muselier, ça aura été la fragilisation de mesures en faveur de l'éducation dès le plus jeune âge, l'accompagnement de la scolarité, l'appui à la fonction parentale, la prévention de la délinquance, les parcours d'insertion vers l'emploi, l'accès au logement, à l'énergie, aux mobilités, à la santé, au droit, à la culture, aux sports, aux loisirs socio-éducatifs, à l'égalité hommes-femmes, à l'inclusion dans la vie de la cité des anciens et des handicapés, à la citoyenneté active.

La présidence Muselier, ça aura été l'affichage d'une forme de mépris des milliers de nos concitoyens provençaux, bénévoles, professionnels, vacataires volontaires, qui constituent l'épine dorsale d'un monde associatif engagé sans relâche au quotidien auprès des plus humbles, notamment de notre monde urbain, et qui ont pourtant grand besoin d'être soutenus.

La présidence Muselier, ça aura été, malgré les belles paroles fraternelles introduisant son bilan, l'abandon à leur sort d'un demi-million de Provençaux.

 

À la lumière de ce triste élément de bilan, on peut comprendre le rapprochement, fût-il chaotique, des "Républicains" et des "Marcheurs". M. Muselier fait sien le slogan affiché par M. Macron en 2018 à l'Élysée, lorsqu'il a balayé d'un revers de main devant une salle médusée les propositions des élus locaux et des acteurs associatifs et de l'économie solidaire pour une redynamisation de la politique en faveur des quartiers populaires.

Après le méprisant « Je traverse la rue et je vous trouve un travail », c'était « La France, une chance pour chacun », sous-entendu... débrouille-toi.

Ce que proposent les gauches et l'écologie réunies, c'est au contraire en substance  : « La Région républicaine, une assurance pour tous ». Un tout autre point de vue solidaire dont doivent se saisir en juin ceux qu'on a laissés sur le trottoir d'en face, pour peu qu'ils trouvent encore la force d'aller voter...

 

 

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20 mars 2021 6 20 /03 /mars /2021 05:21

Pour des raisons qui lui appartiennent, la maire de La Seyne a demandé au conseil municipal d'opter pour que la commune se désengage de deux associations nationales de collectivités locales. J'ai fait part de mon étonnement et de mon regret dans deux précédents articles de mon blog, l'un à propos de l'association des maires pour la Paix, l'autre à propos de l'association nationale des élus du littoral.

Mais l'objectivité commande de reconnaître aussi les choix utiles à la commune. Ainsi, le conseil municipal n'a en revanche pas été invité par la première magistrate à mettre un terme aux adhésions de La Seyne ni à l'Association des maires de France (AMF), ni à l'Association nationale des élus en charge du sport (ANDES), ni à l'Association des maires Ville & Banlieue de France.

Et il faut le saluer.

 

Il n'est pas besoin d'évoquer l'AMF, association « généraliste » centenaire de maires qui plaide en permanence la cause des communes et intercommunalités auprès de la puissance publique. La quasi totalité des 35.000 communes de France en sont adhérentes. Son rôle est essentiel et, sauf situation rarissime, il ne viendrait à aucun maire l'idée de s'en désengager.

D'ailleurs, l'AMF agit en coopération avec les associations d'élus à objet particulier lié soit à un volet spécifique des actions territoriales (culture, sport, énergie, transports, etc.), soit à une situation particulière (communes rurales, communes de montagne, communes littorales, communes urbaines fragiles, etc.).

 

LA SEYNE TOUJOURS ADHÉRENTE DE L'ASSOCIATION DES ÉLUS DU SPORT

L'ANDES, outre l'appui en services qu'elle rend aux mairies pour mettre en œuvre les meilleures solutions possibles au développement du sport, est un interlocuteur incontournable auprès de l'État, des fédérations sportives et du monde économique, pour que les attentes des collectivités locales, premiers financeurs publics du sport, voient leurs intérêts représentés et que la nation apporte les meilleures réponses à leurs besoins.

Ville de sports depuis des décennies, La Seyne y contribue par son adhésion et bénéficie en retour des avancées obtenues. La dernière action en date menée par l'ANDES, il y a tout juste une semaine, est une interpellation de la ministre des Relations avec les collectivités territoriales pour que l'État compense les pertes pouvant atteindre 75% que subissent les complexes aquatiques du fait de la pandémie de covid. Si l'ANDES parvient à ses fins, La Seyne n'aura qu'à s'en féliciter, car la Ville est aujourd'hui contrainte de soutenir seule notre complexe Aquasud. L'union fait toujours la force.

 

UNE ADHÉSION MAINTENUE À L'ASSOCIATION DES VILLES DE BANLIEUE

De son côté, l'association Ville & Banlieue regroupe les communes et intercommunalités qui abritent sur leur territoire des quartiers urbains vulnérables, centres anciens dégradés ou ensembles d'habitat social, ou parfois les deux, comme c'est le cas à La Seyne, avec ses cités HLM et son centre ville.

Reconnue par les pouvoirs publics, s'appuyant sur l'expertise des centaines d'équipes d'élus, de fonctionnaires et d'acteurs économiques et associatifs, qui agissent pour que la promesse républicaine s'exerce comme il se doit en direction des plus fragiles des habitants, Ville & Banlieue n'a de cesse de formuler des propositions et des demandes aux gouvernements pour que soient améliorés et accrus les dispositifs regroupés sous le vocable de « politique de la ville », c'est-à-dire la rénovation urbaine et les actions, notamment associatives, pour l'accompagnement social des habitants.

C'est cette force résultant de l'unité de collectivités qui permet d'obtenir des avancées. Là encore, La Seyne ne peut que se réjouir de concourir, avec tant d'autres collectivités, à conquérir de l'État des réponses indispensables aux plus pauvres. En 2019, ça a été le financement du Nouveau programme national de rénovation urbaine (NPNRU) qui va profiter à notre centre historique, le bénéfice des dispositifs de vacances apprenantes, de quartiers d'été et de quartiers solidaires, l'obtention du label de cité éducative et du musée virtuel Microfolies, avec de significatifs moyens financiers, ou les aides de l'État aux créations de places en crèche. En 2020, ce furent l'engagement à ce que 1% du plan de relance soit ciblé sur les quartiers sensibles, ou le doublement des Parcours emploi compétences (PEC). Autant de dispositifs pour lesquels Ville & Banlieue s'est battue et qui, aujourd'hui, profitent aux 5 millions d'habitants des quartiers populaires de France, donc à 25% des Seynois. Et il y encore tant à obtenir.

 

DES ÉCONOMIES DE BOUTS DE CHANDELLES AU REGARD DES RETOURS SUR INVESTISSEMENT

Hors AMF, les cotisations annuelles de La Seyne aux quatre associations évoquées dans les trois articles que j'ai publiés représentent environ 15.000 euros annuels, c'est-à-dire 0,015% du budget de fonctionnement de la commune, qui s'établit à 98 millions d'euros. L'investissement est très largement rentabilisé.

Il faut donc saluer le choix de la maire de ne pas réaliser des économies de bouts de chandelles en désengageant la commune de deux des quatre associations spécifiques d'élus dont elle est adhérente.

Mais il faut aussi l'inviter à se raviser pour les deux autres. Une délibération du conseil municipal peut toujours en annuler une autre.

 

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30 septembre 2020 3 30 /09 /septembre /2020 04:24

Ainsi que la ministre chargée de la Ville, Nadia Hai, l'a demandé aux 859 maires dont les communes abritent au moins l'un des 1514 quartiers urbains vulnérables, donc prioritaires au titre de la « politique de la ville » (QPV), la municipalité seynoise a sûrement relayé auprès des nombreuses associations intervenant pour soutenir les habitants de notre centre ancien et de notre quartier Berthe l'information sur le déploiement rapide de 20 millions d'euros de subventions d'État destinés à soutenir leurs actions. C'est le programme « Quartiers solidaires ».

C'était une demande forte de l'Association des maires Ville & Banlieue de France (AMVBF), dans un contexte où le monde associatif a été en première ligne pour accompagner et aider les plus fragiles de nos habitants lors de la crise sanitaire et l'est tout autant aujourd'hui avec la crise économique et sociale qui s'ensuit et aggrave les difficultés des plus pauvres...

 

Les formidables associations seynoises qui agissent au quotidien auprès des habitants de nos deux sites urbains sensibles ont en effet plus que jamais besoin d'être soutenues. Je n'ai nul doute que, de leur côté, les élus de la Ville continueront à s'investir avec détermination et sans exclusive, comme l'ont fait depuis 40 ans tous les maires successifs, de droite comme de gauche, dans les dispositifs partenariaux avec l'État et d'autres collectivités et institutions publiques, tels que le « contrat de ville ». Ceux-ci permettent de soutenir les associations qui agissent pour l'éducation et la formation vers l'insertion dans l'emploi et la citoyenneté, pour le droit au logement, aux mobilités, à la culture et au sport, au bien-être et à la santé. Mais qui, aujourd'hui, hélas, doivent de surcroît appuyer les familles pour de plus en plus de besoins du quotidien, comme se nourrir ou se vêtir.

 

DES INÉGALITÉS PAS TRÈS RÉPUBLICAINES ENTRE TERRITOIRES

Cette annonce d'une aide exceptionnelle de l'État est d'autant plus à saluer chez nous que, malgré le fait que la République est fondée sur une base égalitaire qui supposerait une prise en compte similaire des difficultés de même nature que l'on connaît d'un site urbain vulnérable à un autre, au contraire d'autres départements de la plupart des régions françaises, le Conseil départemental du Var n'apporte plus, depuis longtemps, son appui financier à notre « contrat de ville » et le Conseil régional de Provence Alpes Côte d'Azur a retiré le sien sans tambour ni trompette il y a trois ans.

Les pauvres de chez nous ont pourtant les mêmes besoins de soutien que ceux des autres régions françaises. Et c'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles l'AMVBF, avec d'autres, réclame à cor et à cri la création d'une Cour de justice d'équité territoriale pouvant être saisie en cas d'inégalités flagrantes entre territoires.

 

UNE PETITE – ET CERTES INSUFFISANTE – BOUFFÉE D'AIR PUR POUR LES ASSOCIATIONS

Et c'est bien pourquoi l'annonce de la ministre de la Ville est une bonne nouvelle pour les associations intervenant dans les 21 quartiers prioritaires varois, répartis sur 9 communes, et notamment les plus « compliqués » parmi les 13 de notre métropole toulonnaise, dont les nôtres à La Seyne. Et ces moyens financiers ne sont pas destinés aux seules associations, pour beaucoup « professionnalisées » pour soutenir l'engagement de leurs bénévoles, qui, souvent depuis des années, s'inscrivent dans les dispositifs tels que le « contrat de ville », mais bien aussi à toutes celles qui, reposant sur les épaules de bénévoles pas forcément rompus aux arcanes administratifs complexes, font un travail de fourmi dans la proximité.

Je pense à celles, discrètes et qui n'ont pas toujours pignon sur rue, qui, notamment depuis la crise sanitaire et sociale, redoublent d'efforts pour l'appui du quotidien aux personnes victimes des politiques publiques qui entraînent une détresse et une précarité face au logement, la santé, l'éducation ou l'alimentation. Et qui sont bien loin de constituer la « cinquième colonne » évoquée naguère par un élu local...

 

ÇA NE RÈGLE PAS LE PROBLÈME DE FOND DE LA FRACTURE SOCIALE DU CAPITALISME, MAIS...

On m'objectera que 20 millions à répartir entre 1514 quartiers, ça ne représente jamais qu'une moyenne de 13.000 euros par site fragile, mais ça peut soutenir une action efficace en réponse solidaire à une difficulté particulière du moment. Et ça vient s'ajouter à d'autres dispositifs que l'Association des maires Ville & Banlieue de France, dont notre ville est membre, a obtenu que l'État mette en place et dont La Seyne est l'une des communes bénéficiaires : les « Cités éducatives », les « Quartiers d'été », les « colos apprenantes », l'opération « 1000 livres », les « 5 millions pour les associations de proximité »...

Lorsque les choses tournent rond, il faut le dire, même si ce ne sont là que des emplâtres sur les jambes de bois des invalides victimes du monde capitaliste (et, à ce propos, l'État serait tout autant inspiré d'entrer, au moins provisoirement, au capital de notre grande entreprise CNIM comme je l'ai réclamé depuis le début de sa crise, pour prévenir le risque de disparition de centaines, voire de milliers, d'emplois locaux...).

Et je gage donc que l'équipe municipale et la préfecture inciteront les acteurs associatifs à se saisir de l'opportunité qui s'offre à eux. Il y en a tant besoin.

 

 

 

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26 juin 2020 5 26 /06 /juin /2020 08:19

Ils récidivent, Cassandra et Jimmy. Pour la dernière fois de cette longue campagne qui s'achève, nos jeunes coéquipiers virtuoses des outils de communication d'aujourd'hui nous proposent une ultime vidéo de courte durée où ils mettent en exergue les principales orientations que nous proposons aux Seynois en matière de ville solidaire et durable.

Ce sont là des enjeux dont la crise sanitaire et économique qui en découle ont révélé l'importance. Les temps qui s'ouvrent devant nous seront très difficiles, et pas seulement pour les plus humbles de nos concitoyens. Nous avons d'immenses défis à relever pour que, au niveau de la commune et de la métropole, nous puissions simplement... prendre soin des nôtres... 

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22 juin 2020 1 22 /06 /juin /2020 20:02

« Vacances apprenantes », « colos apprenantes », « plan quartier été », etc, même les familles qui n'ont pas la charge de jeunes mineurs ont dû capter à la télévision ou à la radio ces intitulés d'opérations exceptionnelles lancées par l'État, tant le gouvernement en a fait la promotion.

L'occupation active et éducative des enfants et des jeunes au cours des vacances d'été est en effet une des préoccupations de la Nation en cette année particulière. Près de trois mois sans école ont laissé des traces, les difficultés financières accrues des foyers et la fermeture durable de certaines frontières empêcheront les habituels séjours familiaux « au pays », l'inactivité d'un nombre accru de nos mineurs laisse craindre à l'État des difficultés.

Les collectivités locales et les associations, déjà très actives au cours du confinement, ont été invitées à redoubler d'efforts pour accroître l'offre d'activités à proposer à nos jeunes concitoyens. Des moyens significatifs inédits de l'État sont annoncés. La Seyne a décidé de jouer le jeu...

 

Nos services communaux, les établissements scolaires et les dynamiques associations seynoises ont fait preuve d'une belle imagination et d'une capacité d'adaptation pour organiser ces offres éducatives alors que le temps est compté d'ici aux tout proches congés.

 

L'ÉTÉ MIS À PROFIT POUR ACCROÎTRE LES CHANCES DE L'INSERTION DE TOUS

C'est toute une palette d'activités qui va être proposée. Certaines, sans se substituer à l'École (chacun son métier !) permettront d'entretenir et réviser les acquisitions scolaires et de préparer la reprise de septembre pour que les longs mois au cours desquels, malgré la « rescolarisation » dès ce lundi, les jeunes, ayant pour la plupart bénéficié de l'enseignement à distance, eût-il été très performant, n'ont profité de l'École que de façon très inégale et différenciée, selon leur environnement de vie.

D'autres activités, notamment pour les plus grands, nouveaux adultes ou presque majeurs, seront centrées sur l'orientation, la formation et l'insertion professionnelles. Des défis d'importance sont à relever pour les générations de demain, dans un contexte où la crise sanitaire a été cause de dégâts économiques dont l'impact sur l'accès à l'emploi, notamment des nouveaux entrants sur le marché du travail, risque d'être dramatique pour longtemps.

Un autre volet des actions déclinées sera axé sur la réparation de la fracture numérique dont on a pu mesurer, pendant le temps de confinement, combien elle a été vecteur d'inégalités pour nos concitoyens, de tous âges et de tous quartiers confondus.

 

CULTURE, SPORT, LOISIRS : PLUS ET MIEUX POUR SE CONSTRUIRE CITOYEN DEBOUT

Ces nécessités ne font pas oublier que la pratique culturelle et artistique, de même que l'activité sportive et les loisirs éducatifs de tous ordres, sont tout autant indispensables à la construction de futurs adultes citoyens éclairés, à la sensibilité et la curiosité aiguisées, ouverts aux environnements inédits, bien dans leurs têtes et dans leurs corps, aptes à l'autonomie et aux relations sociales, capables d'imagination et de création, de faire et vivre ensemble, respectueux de règles sociales, de partenaires, d'adversaires de jeu, et... d'eux-mêmes.

C'est pourquoi la palette des activités culturelles, sportives et de loisirs éducatifs a été largement accrue en offres diverses. Nos jeunes pourront aussi goûter à la vie collective avec des séjours collectifs où des activités de pleine nature seront proposées. Et l'offre s'élargit même à des moments « hors les murs », dans toute la ville, sur les places publiques seynoises, pour que nos jeunes, et en particulier ceux qui ne fréquentent pas habituellement les structures communales et associatives, puissent en bénéficier.

 

Oui, cette année, nos opérations « Bouge ton été ! » auront un caractère bien particulier. Peut-être, effet induit espéré, que, si tout se déroule bien, nos gouvernants, une fois la saison estivale passée, auront mesuré l'importance de l'éducation populaire, celle de tous les temps de vie, que la puissance publique a bien trop délaissée et fragilisée depuis trois ou quatre décennies, alors qu'elle est un facteur majeur de cohésion sociale et d'apprentissage actif de la citoyenneté. Sous réserve qu'ils en aient l'ambition...

Je relaierai dans les tout prochains jours un programme global des activités offertes par la Ville, les établissements scolaires, et les associations.

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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 05:32

Si La Seyne a évité les événements violents qui ont crû au cours des mois de confinement de la part de jeunes gens dans beaucoup de communes vulnérables alors que les mêmes ingrédients explosifs étaient rassemblés chez nous, on le doit aux mesures préventives qui ont été menées avec efficacité et détermination.

Mais la période estivale exige une vigilance. Les jeunes seront nombreux car beaucoup moins de familles partiront, les difficultés sociales ont été aggravées par l'épidémie, l'habitude du respect des règles de vie en société s'est perdue, le confinement dans des logements surpeuplés a laissé des traces. C'est pourquoi une mobilisation exceptionnelle devait être envisagée.

C'est chose faite dans un bel élan de coopération entre services publics de l'État et de la Ville, du monde associatif et des acteurs économiques. Pour les vacances qui approchent, le programme « Bouge ton été ! », que La Seyne est la seule commune du territoire à proposer depuis 2014, va accroître son offre d'activités à plusieurs milliers de nos jeunes concitoyens.

 

ÉVITER LE DÉSŒUVREMENT POUR PRÉVENIR LES DÉVIANCES

En dévoilant un plan « anti-rodéos », le ministre de l'Intérieur a montré qu'il a entendu les alertes de nombreux maires. L'inactivité et le confinement forcés de plus de deux mois, avec la suspension de l'enseignement, de l'apprentissage, des activités socio-éducatives, sportives ou culturelles des temps libres, commençait, dans certaines quartiers de communes vulnérables, à poser de sérieux problèmes de comportements d'enfants, d'adolescents et de jeunes.

La Seyne est un des territoires qui y ont échappé. La mobilisation préventive des services communaux des 0 à 25 ans, couplée à celle des associations, renforcée par une implication des professeurs dans un télé-enseignement très individualisé, a permis de maintenir une relation constante aux jeunes et un accompagnement des familles dans l'exercice difficile de leur fonction parentale. Très peu de manifestations déviantes ont été enregistrées chez nous.

 

VIGILANCE POUR UNE PÉRIODE DE TRÈS LONGUES VACANCES

Mais les mêmes acteurs éducatifs ont aussi anticipé la période des congés scolaires. Si les contraintes vont peu à peu être levées, elle ne disparaîtront ni toutes, ni complètement. Le risque de débordements demeure au rouge. Il faudra accroître les offres d'activités pour que le maximum de jeunes profitent de temps encadrés, propices à l'exercice du « faire ensemble », de la responsabilisation, du respect des règles de la vie sociale, des autres et de soi-même.

Et comme, malgré la réouverture annoncée des collèges et des lycées début juin, il est probable que très peu de nos jeunes s'y rendront, la rentrée de septembre pourrait s'avérer difficile pour ceux qui, malgré l'imagination et l'engagement des professeurs, ont le moins pu bénéficier des dispositifs d'enseignement adapté, les écarts d'acquisition des savoirs, savoir-faire et savoir-être risquent fort de s'être accrus au bout de près de six mois sans lien avec la scolarité et les activités organisées. Il faut donc ajouter un volet  « Éducation et insertion » à la batterie traditionnelle des activités de loisirs de l'été.

 

DES LOISIRS ÉDUCATIFS, MAIS AUSSI DU RATTRAPAGE SCOLAIRE

C'est ainsi une mobilisation générale qui s'est fait jour pour l'été. L'État autorise la mobilisation des moyens qu'il a alloués à La Seyne, seule commune du Var à avoir obtenu le label « Cité éducative ». Les collèges activent leurs dispositifs de « Vacances apprenantes ». Les services municipaux de l'enfance, de la jeunesse, des sports et de la culture, les opérateurs culturels métropolitains que sont Châteauvallon et le Théâtre Liberté, et de très nombreuses associations, déploient un panel concerté et complémentaire d'activités de loisirs éducatifs, d'éveil aux sports et à la culture, en proximité et en sorties et séjours collectifs, mais aussi de rattrapage et d'accompagnement scolaire.

Fait nouveau pour cet été, notre club-phare, l'Union sportive seynoise, déjà très mobilisé pour l'insertion et la prévention, notamment avec son école de rugby accueillant plusieurs centaines de petits Seynois, va proposer un ensemble d'activités, sous forme de mini-stages de découverte de la balle ovale et d'autres pratiques sportives et ludiques, à partir d'une présence de ses éducateurs au cœur de nos quartiers.

Et, pour la première fois, il faut saluer l'implication de nos acteurs économiques, à l'initiative de la société d'ingénierie seynoise Fortil et du club d'entreprises Face-Var, qui ont choisi de se mobiliser en partenariat avec les acteurs publics et associatifs, complétant l'offre de loisirs par des activités de découverte des métiers et de l'entreprise, des nouvelles technologies, des appuis aux apprentissages scolaires. Un bel exemple à saluer et valoriser.

 

ÉTAT, COMMUNE, ASSOCIATIONS ET... ENTREPRISES ENSEMBLE POUR LES JEUNES

Ces deux dernières initiatives montrent, si besoin était, que La Seyne sait répondre aux besoins et aux urgences, grâce à la volonté de son équipe municipale, à la dynamique de ses services communaux, à son remarquable monde associatif, aux relations constantes que la Ville entretient avec ses acteurs économiques qui, malgré la crise, tiennent à exercer leur responsabilité sociétale, et à l'engagement de certaines de ses « têtes d'affiche », modèles pour les plus jeunes qui, tels notre international de rugby Gaël Fickou, présent ces jours derniers à nos côtés pour « parrainer » le partenariat « Bouge ton été ! », n'oublient jamais de rappeler que, eux-mêmes issus de nos quartiers fragiles, il leur a été possible d'emprunter les voies de la réussite.

 

SOUS LA PARRAINAGE DE GAËL FICKOU, ENTREPRENEURS, ÉLUS, SERVICES PUBLICS ET ASSOCIATIONS, ENSEMBLE POUR LES JEUNES, LORS DE LA PRÉSENTATION DU PROGRAMME « BOUGE TON ÉTÉ »

 

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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 05:51

Si le soleil est au rendez-vous, on imagine que beaucoup de nos concitoyens seynois seront tentés par une sortie à la plage après des semaines de confinement. Mais est-ce que ce sera possible ? La réponse est entre les mains du représentant de l'État dans le Var. Alors, avant ou après le premier week-end de relative liberté retrouvée ? Pour l'instant, mystère...

Mais c'est déjà une avancée : notre première adjointe seynoise, Raphaëlle Leguen, membre des instances dirigeantes de l'Association nationale des élus du littoral (ANEL) et présidente de la commission permanente du Comité de façade maritime de Méditerranée, a plaidé auprès des ministères la cause des amoureux du littoral et des acteurs de l'économie du tourisme, du balnéaire, du nautisme et des loisirs. Les portes des plages françaises ne sont plus condamnées. Mais ce sont les préfets qui en détiennent les clefs...

 

La Ville de La Seyne, conformément aux instructions du gouvernement, et après s'être concertée avec ses voisines métropolitaines et varoises, a proposé au préfet du Var un protocole de fonctionnement rigoureux, garantissant le maximum de sécurité sanitaire. Car, on ne le répètera jamais assez, déconfinement ne rime avec relâchement qu'en apparence phonétique.

 

SUR LES DEUX DERNIERS MOIS, MOINS DE DÉCÈS QU'EN 2019

Pour l'instant, même si nous avons dû les contraindre avec les mesures drastiques que nous leur avons imposées, nos concitoyens ont été remarquables de sérieux et de respect des consignes de prévention. Et les résultats ont été au rendez-vous.

Entre le 18 mars de cette année, début du confinement, et le 13 mai, il y a eu moins de décès de Seynois à La Seyne (169) ou ailleurs (28), dont ceux survenus dans des hôpitaux d'autres communes, soit un total de 197, qu'il n'y en avait eu en 2019 où l'on avait comptabilisé 156 décès dans la commune et 47 ailleurs, soit un total de 203.

Cette baisse de – 3% du nombre de décès de nos concitoyens, comparée à la hausse de + 8,2% enregistrée dans le Var et celle de + 22% relevée en France, sur la même période de deux mois, est significative d'un effort collectif à saluer. Il ne faudrait donc pas que l'envie de soleil et de vagues vienne réduire à néant ce beau résultat.

 

UNE DEMANDE DE DÉROGATION ASSORTIE DE CONTRAINTES 

Je communique ci-après la demande que nous avons formulée à notre préfet. On y relèvera que beaucoup de contraintes sont prévues. Mais c'est le prix à payer pour que nous puissions décrocher l'autorisation dérogatoire espérée. J'espère savoir sous peu si le préfet les jugera suffisantes ou s'il nous en imposera d'autres.

Ainsi, sauf si une fréquentation très modérée permettait le « farniente » allongé sur le sable ou les galets en respectant les éloignements indispensables, seules seraient permises les activités dynamiques (marche, footing, nage, plongée, etc.), de même que seraient interdits le pique-nique, la pêche et les rassemblements familiaux ou amicaux. Et j'ai demandé que les départs et arrivées des activités nautiques légères, comme la planche à voile, le kayak ou le paddle, puissent être autorisées.

Évidemment, une réponse avant le week-end serait bienvenue...

Et je me dois d'ajouter que j'ai aussi saisi le préfet du Var (lettre ci-dessous) pour qu'il autorise, pour ce qui le concerne, c'est-à-dire les zones les plus littorales, les activités de plaisance, dans la mesure où le préfet maritime de Méditerranée les a permises pour les zone plus au large.

 

 

 

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8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 05:11

Raphaëlle Leguen, notre première adjointe seynoise, à peine éteint l'écran de la visioconférence à laquelle elle prenait part ce jeudi avec avec la ministre de la Cohésion des territoires et les relations avec les collectivités territoriales, a décroché son téléphone pour me l'annoncer.

Elle, présidente de la commission du conseil de façade maritime de Méditerranée, et ses collègues élus de tous les bords de mer de France ont obtenu de l'État qu'il se laisse convaincre : au cas par cas, certaines plages et littoraux vont pouvoir rouvrir par décision du préfet.

Et Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, l'a confirmé dans la foulée.

 

DES RÉOUVERTURES PROGRESSIVES ET SOUS CONDITIONS

Ça faisait des semaines que l'Association nationale des élus du littoral (ANEL) plaidait cette cause. Oh, on ne va pas, du jour au lendemain, pouvoir déferler par milliers sur le sable des Sablettes ! Des modalités strictes, négociées entre les élus locaux et les préfets, vont permettre une réappropriation qui se fera petit à petit, en imposant des consignes précises, des obligations sanitaires de densité de fréquentation et de type d'activités. Les dates ne sont pas encore fixées, le dernier mot reviendra au préfet, mais un pas important est franchi.

Plusieurs raisons plaidaient pour que l'État fasse preuve de compréhension. Bien sûr, la crainte de voir déferler sur les littoraux des gens venus de régions où l'épidémie de coronavirus est sévère était justifiée. Mais les règles du déconfinement stipulent clairement qu'on ne pourra circuler que dans un rayon de 100 kilomètres. L'Île-de-France, les Hauts-de-France et le Grand Est, régions classés zones rouges, sont très loin de chez nous.

 

UNE SAGE DÉCISION POUR L'ÉCONOMIE ET LES BESOINS DE DÉTENTE

Et l'urgence économique et sociale est là : les acteurs du tourisme, des loisirs de plein air, du balnéaire, de l'industrie nautique, vont déjà payer un lourd tribut à la crise ; ne pas leur ouvrir des perspectives de redynamisation, fussent-elles limitées, serait condamner bien plus d'emplois que les centaines qui vont déjà disparaître lorsque les dispositifs de chômage partiel vont s'éteindre. Et, nous le savons tous, ce sont beaucoup de salariés humbles, de saisonniers, d'étudiants, qui en seront les premières victimes.

En second lieu, avec les vacances d'été, la gestion policière des interdits d'accès serait impossible, sauf à déployer en grand nombre des moyens exceptionnels extérieurs au territoire. Et encore... Des sentiments d'iniquité se feraient jour et d'inutiles tensions surviendraient immanquablement, difficiles à réguler.

Et, comme l'ont constaté tous mes collègues maires de villes aux territoires populaires vulnérables, si les faits confirment qu'on peut faire confiance à nos jeunes qui, sauf rares exceptions ça et là en France, ont montré leur capacité à supporter les contraintes du confinement, il serait très difficile de leur faire longtemps entendre raison, dès lors que les beaux jours seront là et que les vagues et le soleil leur tendront les bras, d'autant que les départs en vacances éloignées, pour les rares dont les moyens le leur permettent, seront encore longtemps impossibles et que l'environnement urbain de nos cités, même avec un déploiement exceptionnel d'offres d'activités communales et associatives, ne souffrira pas la comparaison avec celui de notre patrimoine littoral.

 

LE VŒU D'UNE APPROCHE MÉTROPOLITAINE

La perspective d'une ouverture des plages est donc une bonne chose qu'il faut préparer sans délai, dès lors que nos services territoriaux pourront sortir le nez du guidon de l'organisation complexe de la « rentrée » scolaire.

Afin d'éviter les difficultés d'afflux qui découleraient ça ou là de l'ouverture trop différenciée de certaines plages de notre aire urbaine toulonnaise, je suggère que ce soit à l'échelle de notre métropole, qui en a d'ailleurs la compétence, que se construise le schéma de réouverture qui sera présenté au préfet du Var, garantissant une répartition des offres sur l'ensemble de notre littoral, de Hyères à Six-Fours, et si possible en cohérence avec les intercommunalités voisines.

 

LE RÉSULTAT D'UNE IMPLICATION NATIONALE DES ÉLUS LOCAUX

Trois élus de notre métropole participent à l'administration nationale de l'ANEL : son président, Hubert Falco, maire de Toulon, l'un de ses vice-présidents, Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier, et notre première adjointe seynoise, Raphaëlle Leguen.

Quoi qu'en pensent certains, cette heureuse décision en atteste, l'implication des élus locaux dans des instances nationales, dût-elle leur demander du temps et parfois les éloigner un peu de leurs communes, permet de donner du poids aux requêtes et porte ses fruits au bénéfice du local. Qui s'en plaindrait ?...

 

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6 avril 2020 1 06 /04 /avril /2020 09:36

Dans la période difficile que nous traversons, une sympathique nouvelle ne fait pas de mal au moral.

L'équipe première de notre Union sportive seynoise (USS) retrouvera la Fédérale 1 pour la saison 2020-2021. 

Bien sûr, du fait de l'épidémie, la saison 2019-2020 de Fédérale 2 s'est arrêtée à la 17ème journée sur les 22 initialement prévues. Mais il est évident que ça n'aurait sûrement rien changé.

 

La saison, eût-elle été abrégée, a été excellente. L'USS caracole devant les autres équipes avec 13 matchs gagnés et, avec 526 points marqués, loin devant la deuxième équipe de la poule qui n'en affiche « que » 442, notre équipe-phare a été en tête de sa poule sans discontinuer depuis la 7ème journée du championnat. La montée en division supérieure est donc plus que normale.

C'est important pour les joueurs, les entraîneurs et les dirigeants, mais, au-delà, pour les dizaines de bénévoles qui font vivre ce club historique, et surtout pour les centaines d'enfants, adolescents et jeunes de tous nos quartiers qui, par la pratique du rugby, comme de bien d'autres sports dans une ville où l'on compte 13.000 licenciés, 80 clubs soutenus par la commune et 20 écoles municipales de sport proposant une soixantaine de disciplines, bénéficient d'une éducation au respect des règles, de l'adversaire, des coéquipiers, et d'eux-mêmes, passeport utile pour leur future insertion professionnelle, sociale et citoyenne (et pour la situation actuelle !). Car le succès de l'équipe première des seniors du XV seynois est une sorte de phare qui motive tous les autres pratiquants.

Bravo donc à tous les artisans de cette promotion, autour de leurs deux co-présidents, Gaël et Jérémy Fickou, belles figures de notre ville.

Et, si j'évoque par ce message un sport historique de La Seyne, je dois aussi un bravo à tous les dirigeants, bénévoles et vacataires de l'ensemble du monde sportif seynois, quelle que soit la notoriété de leur discipline et quel que soit le niveau auquel leurs licenciés évoluent.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Sports - loisirs - vie associative et convivialité
23 juin 2019 7 23 /06 /juin /2019 04:52

Il a dû y avoir autant de joie et de fierté, ce samedi soir, du côté de Balaguier que sur le stade de Rosario, en Argentine, où se jouait la finale de la coupe du monde de rugby des "moins de 20 ans".

L'équipe de France a battu celle d'Australie (24-23). Et, dans la sélection retenue, se trouvait, au poste de talonneur, notre jeune compatriote seynois Théo Lachaud, qui a marqué le premier essai des "Bleuets".

Belle prestation aussi de Louis Carbonel, fils d'Alain, plusieurs fois vainqueur ou finaliste du championnat de France avec le RCT dans les années 80-90, et neveu de Michel, notre ancien joueur seynois et longtemps directeur de notre Caisse des Écoles municipale, qui a quant à lui inscrit deux essais. Théo et Louis, qui jouent tous deux au RCT, font la fierté de La Seyne et de notre métropole.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Sports - loisirs - vie associative et convivialité

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Marc VUILLEMOT

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