16 juin 2019 7 16 /06 /juin /2019 15:32

 

Julien Denormandie, ministre de la Ville et du Logement, a honoré La Seyne de sa présence ce vendredi, à l'occasion de l'inauguration du tout dernier équipement réalisé dans le cadre du Programme de rénovation urbaine 2006-2019, un « Espace sportif et d'accueil des jeunes » (ESAJ), en fonctionnement depuis quelques mois.

 

Dans le cadre de l'événement « Berthe en fête », avec des visites du restaurant d'insertion « Le Petit Prince », des espaces socio-éducatifs du collège Henri-Wallon, de la médiathèque Andrée-Chedid, un cheminement à pied dans le quartier pour découvrir les rénovations de l'habitat et des espaces publics, et des rencontres avec des habitants, des acteurs associatifs et publics, l'occasion a été donnée au représentant du Gouvernement de mesurer l'importance de ce programme qui s'achève après avoir duré treize ans.

 

Le ministre a aussi évalué avec une satisfaction non dissimulée la qualité du travail que les services publics et les associations mènent en matière d'éducation des jeunes, de 0 à 25 ans, soulignant que... « à La Seyne, [nous avons] une longueur d'avance sur bien d'autres territoires ».

 

Je livre ci-après mon propos inaugural de ce nouvel espace éducatif...

 

 

« C'est un vrai lieu de vie que nous inaugurons aujourd'hui. Un lieu de vie intense car il accueille des jeunes. Des jeunes Seynois, de tous horizons, qui se retrouvent ici. Une fabrique de futur. Une illustration du dynamisme et de la détermination des associations, dont les clubs sportifs, et de nos services municipaux. Je reviendrai sur cette dimension essentielle de ces deux jours de fête... 

 

« Inaugurer une telle structure, après quelques temps d'activité et un vrai succès naissant, c'est mieux qu'inaugurer du béton vide.

 

« Et ce ne sont pas les architectes, n'est-ce pas, Jean-Louis Duchier, qui me démentiront, tant ce qui est recherché – et trouvé –, ici, c'est un espace ouvert et multifonctionnel, éclairé, répondant de belle façon aux normes de haute qualité environnementale, notamment par ses toits végétalisés, entre zones pavillonnaires et habitat collectif, entre école et équipement sportif, c'est un lieu intégré et d’intégration sociale et urbaine. Bravo et merci aux concepteurs, aux entreprises, aux services qui ont voulu et suivi la réalisation.

 

 

CE QUI COMPTE LE PLUS : LA COHÉSION HUMAINE, L'ÉLAN D'UN QUARTIER

 

« Je suis heureux, Monsieur le ministre, d’avoir pu cet après-midi profiter de votre présence pour montrer, pour valoriser publiquement ce qui compte le plus à mes yeux : la cohésion humaine. L'élan d'une ville, d'un quartier, contre les vents et les marées de l'adversité. 

 

« J'aime ce quartier. J'y ai vécu dans mon mon enfance, j'y ai effectué toute ma carrière, j'y ai connu deux générations d'élèves devenus pour la plupart aujourd’hui des adultes accomplis, grâce à leur volonté bien sûr, mais aussi grâce à ce qui y a été mis en place : une "cité éducative" avant la lettre.

 

« J'aime ce quartier parce que je connais nombre de ceux qui y vivent et qui, eux aussi, y sont très attachés. Ils tiennent, M. le ministre, à la sécurité, à la paix, à plus de justice sociale, ils tiennent au cadre de vie chaleureux que ce quartier sait construire, pour peu qu'on lui en laisse la possibilité.

 

« Ce n'est pas une vie rêvée ou calculée par je ne sais quel technocrate, dont nous parlons ici et maintenant.

 

« Vous l'avez aperçue, cette vie communale et de quartier, en ayant parcouru, rapidement, – et je vous en remercie au nom de La Seyne, sincèrement – quelques structures qui sont autant de "fabriques de citoyens", ateliers vivants de culture, d'apprentissage de la vie en commun et de la construction de soi. 

 

 

QUAND ÉTAT, RÉGION, MÉTROPOLE ET COMMUNE COOPÈRENT, ÇA AVANCE

 

« Cet Espace sportif et d'accueil des jeunes aura coûté pas moins de 4 millions et demi d'euros. Ça a été rendu possible par une aide importante de l'Etat, via l'ANRU, un effort conséquent de la Ville bien sûr, de la Région Provence, et de l’agglomération Toulon Provence Méditerranée, aujourd’hui Métropole, qui conduit, en lien étroit avec nous, la politique de la ville, notamment le tant espéré programme de renouvellement urbain de notre centre-ville...

 

« Cette allusion au centre-ville me permet de parler de "territoire à vivre et à partager", de parler de ville, de quartier désenclavé. "Berthe en fête", cette année, c'est l'aboutissement du PRU, commencé en 2006, qui s'achève par ce dernier grand équipement inauguré aujourd'hui, en 2019.

 

« Demain, Monsieur le ministre, nous célébrerons, profitant de ce week-end de fête, j'y reviendrai, les premiers mois d'activité d'un Centre culturel réhabilité. 

 

« Et vous avez bien sûr pu apprécier la Médiathèque Andrée Chedid, ouverte en janvier 2013 et qui anime le quartier mais qui participe aussi à son attractivité, à son image et à son rayonnement, qui modifie de façon positive le regard que les non-résidents d'ici posent sur ce morceau de ville.

 

« Car le PRU a apporté aussi cela : on vient ici parce qu'on y a fait de la ville. Des logements construits, reconstruits, rénovés (860 constructions-démolitions et 2500 rénovations, des résidentialisations, des aménagements de parties communes, de la mixité sociale), mais pas seulement.

 

« Il faut le dire. 350 millions d'euros ont été intelligemment et efficacement investis ici, et les habitants du quartier comme l'ensemble des Seynois se rendent compte de ce que cela a apporté au développement de notre ville et à son image.

 

« J'ai évoqué l'habitat. Mais comment ne pas évoquer, même rapidement – trop rapidement, si l'on songe au travail des techniciens, des administratifs, la participation des habitants –, bref, une immense tâche collective, comment ne pas évoquer la création ou a rénovation de places, de voies publiques, d'écoles, d'une crèche, d'un centre social, d'un centre culturel, d'une médiathèque...

 

« Je le répète : c'est immense, ce que nous a apporté la « politique de ville », comme on dit. Le visage et la réalité de Berthe ont profondément changé, et les opérations ont modifié l'entrée de ville au nord, elles ont modifié l'image même de notre commune. Et ceux qui jouent, dangereusement, de la division sociale et urbaine entre quartiers, par une argumentation aux relents nauséeux de relégation, prétendant que "tout est fait ici et rien ailleurs", devraient réfléchir. Le PRU aura profité à toute la ville.

 

 

PAS D'AUTOSATISFACTION, IL Y A TANT ENCORE À FAIRE, POUR LE QUOTIDIEN

 

« Mais, attention, un bilan n'est pas un acte d'autosatisfaction. Cette évaluation, évoquée pour mesurer ce qui reste à faire, n'empêche pas nos populations de continuer à vivre dans des difficultés aussi immenses que l'est le bilan.

 

« Non, tout n'est pas parfait. Des gros efforts sont en cours, notamment de la part de notre office d'HLM, malgré les dures contraintes imposées au logement social par sa récente réforme, pour que la qualité de vie quotidienne s'améliore. Il est tellement dommage que le travail réalisé sur les infrastructures urbaines et d'habitat se dissolve dans des difficultés du quotidien, d'insalubrité de lieux communs, de dysfonctionnements et dégradations, de logements vacants.

 

« Et puis, vous savez, ce qui a justifié le report de l'inauguration de la rénovation du centre culturel Tisot, ces événements tragiques, insupportables, qui ont marqué le quartier ces derniers 18 mois par une vague de violence criminelle due au trafic de drogue, et semé l'angoisse et la terreur chez les braves gens, n’incite pas, loin de là, à la gloriole !

 

« Et c'est pourquoi je passe du temps, vous êtes bien placé pour le savoir, M. le ministre, – nous étions encore ensemble hier à Paris – à assumer la tâche prenante de président d’une association nationale des maires des communes abritant des quartiers populaires fragiles, parce que j'y vois mon devoir d'élu local de la République, devant porter les besoins de ses concitoyens.

 

« Cela est utile – je dirais même indispensable - aux habitants de toutes nos villes, et donc de notre ville. Tant reste à faire. 

 

« En réalité, si cette mission de niveau national m'éloigne régulièrement de mes concitoyens et des acteurs de terrain, elle les rapproche de la réponse à leurs besoins. 

 

« Et sachez, vous, les acteurs, publics ou associatifs, vous, les familles, vous, les jeunes, que, avec mes collègues maires, nous contribuons à faire connaître et apprécier vos actions, sur le terrain, vos succès comme vos difficultés. Nous savons qu'il faut faire savoir tout cela, et l'ajouter dans tous les dossiers de nos responsables nationaux, dont ceux de notre ministre de la Ville, qui est toujours à notre écoute.

 

« Alors, avons-nous des divergences, Monsieur le ministre ? Bien sûr ! Mais sur chaque dossier, nous travaillons. Vous et moi, nous tous ici, notre majorité municipale riche de sa diversité, celles de la métropole et des collectivités partenaires, quelles que soient nos options politiques respectives. Le meilleur moyen de rester soudés, c'est de se parler vrai.

 

 

UNE DÉLINQUANCE QUI ASSOMBRIT DES ANNÉES DE BEAUX EFFORTS

 

« Car, j'y reviens, les événements que ce quartier a connus, comme d'autres de la métropole, à Toulon et Hyères, assombrissent le bilan du PRU que j’évoquais dans un esprit positif, et supposent une solide unité.

 

« Alors, on se parle vrai. On n'inaugure pas les chrysanthèmes. On ne se congratule pas devant des citoyens que l'on laisserait livrés à eux-mêmes après un dévoilement de plaque et une visite officielle. 

 

« Si aujourd’hui et demain cette fête a un sens, c'est bien celui de réaffirmer la vie, je l'ai dit, la volonté de tous de "faire République", de serrer les rangs pour aller encore mieux vers l'autre et ouvrir ce quartier, donner toutes leurs chances, notamment à nos jeunes.

 

« Et pour se dire les choses, permettez-moi revenir clairement sur les dramatiques événements qui nous ont conduit, fin 2018, à reporter l'inauguration officielle du Centre culturel Tisot, qui aura lieu demain soir.

 

« J'emprunte quelques mots écrits récemment par Gilles Triquet, le vice-président de notre office d’HLM, Terres du Sud Habitat, à propos de la situation que vivent nos concitoyens ici à Berthe :

 

« "Le problème est profond, rappelle-t-il, et ses racines ne datent pas d’hier. C’est l’affaire de notre société dans son ensemble : que faisons-nous pour empêcher certains pauvres d’avoir recours au trafic pour survivre ? Les sociologues analysent les cadres désormais perdus depuis des décennies d’une gestion collective bâtie sur un projet commun, les principaux ciments qui assuraient aux côtés des familles, de l’école, la cohésion de la société : l’instruction religieuse, le syndicalisme, les partis politiques, les cercles laïques, les sociétés diverses d’entraide, de jeux, de culture...". Fin de citation.

 

« Et j’ajoute à ce constat que, si ce quartier a droit aujourd'hui aux aides du dispositif de "reconquête républicaine", c'est un signe que la sécurité de nos concitoyens, la paix et la tranquillité publique, vont être mieux pris en compte.

 

« Votre collègue ministre de l'intérieur est venu ici nous le promettre. Tant mieux.

 

« Mais "reconquête" signifie hélas qu'il y a eu d'abord recul de la République. C'est à cela qu'il faut mettre fin. Et cela ne se fait pas par un claquement de doigts, et encore moins par les propos démagogiques et incendiaires de certains, ne faisant qu'ajouter à la tension.

 

 

OBJECTIVEMENT, L'ÉTAT PROGRESSE EN ÉCOUTE DES TERRITOIRES FRAGILES

 

« Et, devant vous, responsables associatifs en difficulté par la baisse de moyens, devant vous, acteurs de terrain contraints d'agir avec trois bouts de ficelle, je ne laisserai personne dire que les politiques d'austérité, systématiques, aveugles, injustes et inefficaces, qui ne datent pas de l'actuel Gouvernement, ne sont pas responsables, pour une grande part, des situations créées dans la société en général et dans nos quartiers en particulier.

 

« Monsieur le ministre, mesdames, messieurs, lors d'une  visite de chantier ici même, fin 2017, je rappelais devant la presse qu'entre le décret réduisant les moyens du contrat de ville, et la non-reconduction de "contrats d’accompagnement dans l’emploi", c'était tout le tissu associatif animant ces quartiers rénovés qui était en danger. J'ajoutais que "de même, le centre ancien, désormais aussi quartier prioritaire, peinait à voir s'engager le NPNRU, dans l'attente de financements, décourageant les habitants investis dans les conseils citoyens".

 

« Or, nous le reconnaissons, mes collègues maires et moi, l'année 2018 aura marqué une évolution dans la façon dont l'Etat considère nos quartiers populaires. J'en suis heureux et, Monsieur le ministre, je vous suis personnellement reconnaissant de cela, je l'ai dit et écrit à maintes reprises.

 

« Bien sûr, l'action de tous, élus locaux, n'y est pas étrangère, tout comme la mobilisation des acteurs de terrain. Manifestement, l'Etat ignorait, quand il ne méprisait pas, les responsables publics, associatifs, économiques, élus locaux, qui travaillent quotidiennement à "faire société". 

 

« Ce regard a évolué, et c'est une bonne chose. Je citerai notamment l'abondement enfin assuré des budgets de la rénovation urbaine dont, j'espère, nous allons bénéficier très vite pour notre centre-ville, et, entre autres, ce qui est illustré aujourd'hui, le projet de "cité éducative", qui résulte de l'une de propositions forgées sur les expériences de plusieurs villes, dont la nôtre, et auquel elle est bien sûr candidate. Ce dispositif renforce et rend complémentaires et cohérentes entre elles les missions d'éducation et de formation des jeunes de 0 à 25 ans et d'appui aux familles menées par l'ensemble des co-éducateurs.

 

 

L'OUVERTURE DE L'ÉCOLE EST DÉSORMAIS REDEVENUE PAROLE DE L'ÉTAT

 

« En la matière, ce quartier sait de quoi on parle. Il a jadis connu l'ouverture des établissements scolaires à leur environnement, la coopération, sur fond de connaissance et reconnaissance mutuelles des divers métiers et fonctions, entre tous les acteurs éducatifs, les passerelles construites entre les divers temps et lieux d'éducation scolaire, péri et extra-scolaire. Mais tout cela, initié lors la création de l'éducation prioritaire, s'est subitement refermé sans autre forme de procès évaluatif, il y a quelques années, au nom d'une prétendue nécessité de "sanctuarisation" de l'École.

 

« Alors, vous ne pouvez imaginer, Monsieur le ministre, l'espérance que suscite ici cette nouvelle démarche de partenariat et de réouverture, indispensable aux enfants, aux jeunes et aux familles, telle qu'elle a été exposée hier à Paris, tant par le coordonnateur national que par la vice-présidente de la commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée Nationale. C'est désormais parole de l'État. Nous allons pouvoir renouer avec l'Education globale.

 

« Et je reconnais aussi le bien-fondé des décisions de prolonger les contrats de ville, de réduire les effectifs des petites classes en école élémentaire, ou celle, que vous avez annoncée hier, de garantir enfin aux associations des financements pluriannuels.

 

« Je ne le dis pas parce que vous êtes physiquement présent, Monsieur le ministre : il était temps, grand temps, qu'une lueur d’espoir renaisse et nous remotive, même si tout n'est pas réglé, loin s'en faut, et, notamment, sur les enjeux majeurs de l'accès à l'emploi, qui est le prolongement naturel des efforts éducatifs.

 

« Nous déplorons ainsi le remplacement, par des "emplois francs" hélas inopérants et des conventions de "parcours emplois compétences", financièrement inaccessibles à beaucoup d'associations employeuses, des marchepieds vers l'insertion professionnelle que constituaient, parce que l'Etat les finançait alors très correctement, les "contrats d'accompagnement dans l'emploi", sans compter l'appui logistique qu'ils apportaient aux associations. Il faut corriger cela. Vous qui êtes à notre écoute, M. le ministre, vous pouvez peser sur le ministère du Travail et sur Bercy !

 

 

UN MONDE ASSOCIATIF IRREMPLAÇABLE

 

« Chers amis, revenons à nos deux jours de fête. Demain nous nous retrouverons à Tisot, ce nom tellement familier ici du centre culturel qui a réussi une belle première saison, attirant des publics de tous les quartiers comme d'autre communes, voire de plus loin, et accomplissant en même temps sa mission « sacrée » d'animation socio-culturelle qu'il nous faut encore conforter et améliorer.

 

« "Berthe en fête", ce sera aussi la plantation d'un arbre de la Paix, devant l'école Jean Zay, car c'est cela aussi.

 

« Et ce seront, pour la 17ème année, des animations sportives et culturelles, des expositions sur l’histoire et la vie du quartier.

 

« Bravo et merci aux services municipaux de s'être investis bien au-delà de toute routine ou mission "obligée", les directions, les équipes de la culture, du Centre Tisot, de la Médiathèque Chedid, des sports et de la jeunesse. Bien sûr, épaulés par d'autres services que je ne peux mentionner faute de temps et pour ne pas en oublier, mais qui se reconnaîtront...

 

« Et puis, coordonnées par le Centre Social et Culturel Nelson-Mandela, je veux citer les associations et tous les bénévoles : l'AMIQ, l'APEA, Femme dans la Cité, l'ASL, CATS, Cités des Talents, l’UFOLEP, le Conseil de Quartier Nord, Les Petits Débrouillards, la MAEFE, Nouvel Horizon, l'Olympique Lutte Seynois, Sud Fraternité, Univers-cité, et d'autres que j'oublie sûrement.

 

« Je vous félicite et vous remercie pour l’immense, le précieux travail dont vous nous enrichissez. »

APRÈS BERTHE, LE MINISTRE A ANNONCÉ – ENFIN ! – LES MOYENS POUR LE CENTRE-VILLE

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7 juin 2019 5 07 /06 /juin /2019 13:46

Perdues dans le tintamarre des fausses informations, des critiques négatives en tous genres, des injonctions de réaliser l'impossible, et des promesses inconsidérées, il est parfois des nouvelles encourageantes qui passent inaperçues.

Il aura fallu qu'un ami auvergnat m'en parle pour que je découvre cet article du « Figaro », daté du 12 mars dernier, et que je réalise que, finalement, tout ne va pas beaucoup plus mal qu'ailleurs à La Seyne, notamment quand on a atteint l'âge de la retraite...

Le quotidien a « ausculté » 50 villes de plus de 10.000 habitants accueillant un nombre significatif de seniors pour établir son « palmarès 2019 des villes où s'installer pour sa retraite ». Et La Seyne est loin d'avoir à rougir...

 

LA SEYNE, 3ème SUR LES 7 COMMUNES VAROISES

Comme on peut le voir en cliquant pour l'agrandir sur la reproduction de la page du journal, sur les sept communes du Var ayant été analysées, La Seyne est en troisième position, derrière Hyères et Saint-Raphaël, et devançant, dans l'ordre, Fréjus, Toulon, Six-Fours et Sanary, cette dernière étant antépénultième du classement, et pourtant souvent citée par nos détracteurs locaux comme « Le » modèle vers lequel il nous faudrait tendre...

Bien sûr, toutes les études ont leurs limites, et ce résultat publié ne signifie pas, loin de là, que les moins bien classées ne sont pas des villes agréables à vivre.

En tous cas, nous, Varois, que nous soyons dans ce classement au joli rang d'Hyères ou à celui de Sanary, pouvons être collectivement fiers d'être du département le plus représenté dans ce palmarès, avec le plus grand nombre de communes classées. Et, avec quatre communes repérées (Hyères, La Seyne, Toulon et Six-Fours), notre métropole est l'intercommunalité manifestement la plus attractive du pays lorsque sonne l'heure de la cessation d'activité professionnelle.

Ceci étant, il nous reste des efforts à accomplir, car, si l'on exclut Hyères (14ème), aucune de nos communes varoises ne figure dans la première moitié du classement national.

 

C'EST L'OFFRE DE SERVICES PUBLICS QUI FAIT LA DIFFÉRENCE...

Au-delà des chiffres, tout de même flatteurs, ce qu'il me semble intéressant de relever, ce sont les critères analysés : l'accès et le coût du logement et les taux d'imposition liés à l'habitation, le climat, l'accès à la prévention sanitaire et aux soins, les services en faveur des seniors, la sécurité, l'offre en matière de commerces et de mobilités, et l'offre culturelle, de sports et de loisirs, accessibles à tous.

Si l'on considère que les sept communes varoises passées au crible du « Figaro » bénéficient toutes du même climat, et que le moindre coût du logement seynois est contrebalancé par les taux des taxes locales plus élevés que chez nos voisins, il semble que ce sont donc sur les autres critères qu'il faut chercher les différences.

Et ça me conduit à considérer que, contrairement à certains contempteurs locaux qui n'ont de cesse de vilipender le service public, soi-disant trop coûteux en finances et en ressources humaines, voire le soutien public à l'activité économique et associative, nous n'avons pas à regretter nos efforts en matière de tranquillité publique et de prévention de la délinquance, de solidarité, d'action sanitaire, d'aides pratiques à nos anciens, d'amélioration des transports collectifs, ou d'accès pour tous les âges au loisir, au sport, à la culture et aux arts. Autant d'actions qui nous ont valu de nous voir décerner le label national « Bien vieillir, vivre ensemble »...

Car c'est bien tout cela, à mettre à l'actif de la ville et, pour une part, de la métropole, qui, si on analyse honnêtement et objectivement, fait la différence.

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4 juin 2019 2 04 /06 /juin /2019 05:14

Le petit dernier – façon de parler quand on voit sa carrure – à rejoindre les grands Seynois du rugby s'appelle Théo Lachaud.

Ce jeune résident de Balaguier, à peine majeur, évolue au Rugby Club Toulonnais et est sur la bonne voie pour rejoindre les illustres anciens Seynois, de la trempe des Herrero, Vadella, Muesser et autres Carbonel, et bien sûr l'actuelle figure de proue du rugby de chez nous, Gaël Fickou, qui fait la fierté de notre ville en brillant en équipe de France depuis 2013.

Comme l'a été le tout jeune Gaël Fickou en 2012, Théo Lachaud est en effet sélectionné dans l'équipe de France des "moins de 20 ans" qui débute ce mardi le Championnat du Monde U20 en Argentine.

La Seyne peut être fière de compter au nombre de ses habitants d'hier et d'aujourd'hui des hommes qui, de jeunes pousses formées au sein de l'école du plus ancien club de rugby du Var, l'Union Sportive Seynoise, accèdent au plus haut niveau.

Bravo aux dirigeants, entraîneurs, initiateurs, qui, par dizaines, s'investissent sans relâche bénévolement pour que des centaines de nos jeunes Seynois bénéficient à chaque saison de ce rugby qui est une si belle école de la vie, du faire ensemble, du dépassement de soi, du respect de règles et des autres, adversaires et coéquipiers, et de soi-même. Et peu importe si tous ne deviennent pas des notoriétés de la balle ovale, ou si l'équipe fanion rétrograde de division, le soutien de la ville, indéfectible, est acquis à leur club pour sa belle œuvre éducative et sociale.

Avec une pensée un peu particulière pour mon ancien du collège Henri-Wallon, Gaël Fickou, qui, avec son frère Jérémie, trouve le temps et l'énergie, malgré son énorme implication au Stade français et en équipe nationale, pour s'investir désormais à la présidence du club dont il est issu.

Et, naturellement, je pense pouvoir porter la parole de tous les Seynois pour adresser les plus vifs encouragements de sa ville à Théo Lachaud, à ses cinq autres coéquipiers du RCT sélectionnés pour l'Argentine, et à l'ensemble de l'équipe française de jeunes.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Sports - loisirs - vie associative et convivialité
2 mai 2019 4 02 /05 /mai /2019 09:38

Il y a presque deux mois que j'ai publié sur ce blog un article dont la mention « 1/2 » dans le titre laissait présager qu'il serait suivi d'un autre portant la mention « 2/2 ». Il a tardé à venir.

J'attendais en vérité avec impatience de connaître une décision gouvernementale : les quartiers populaires fragiles de La Seyne allaient-ils pouvoir bénéficier d'un nouveau dispositif que, avec d'autres maires, nous avons proposé à l'État de mettre en place, la « cité éducative » ?...

C'est chose faite depuis ce jeudi. La Seyne figure bien au nombre des 80 sites présélectionnés parmi les 130 communes françaises qui se sont portées volontaires. Et c'est une réelle satisfaction.

 

Convaincus par l'expérience qu'une insertion sociale et professionnelle réussie est le meilleur rempart contre la délinquance, et que l'accès à un métier et à un statut de citoyen passe par des efforts conjugués de l'ensemble des « co-éducateurs » que sont les enseignants, les formateurs, les maîtres d'apprentissage, les chefs d'entreprises accueillant des jeunes, les éducateurs, les animateurs périscolaires, socio-éducatifs, sportifs et culturels, qu'ils soient publics ou associatifs, ainsi que la famille, plusieurs de mes collègues maires et moi-même avons consacré de longs mois à élaborer des propositions pour parfaire, développer et rendre cohérentes et complémentaires entres elles toutes les actions menées sur un territoire en direction des enfants et des jeunes.

 

UNE PROPOSITION DE MAIRES PRISE EN COMPTE PAR L'ÉTAT

À partir des expériences de communes comme Grigny ou Chanteloup-les-Vignes (Île-de-France), Vaulx-en-Velin (Métropole de Lyon), Allonnes (Pays de la Loire) ou chez nous à La Seyne, nous avons travaillé des semaines durant pour déboucher en mai dernier sur ce qui constituait un volet du fameux « Rapport Borloo », et un autre des « Cahiers de la co-construction » (voir ICI, page 66), proposant au Président de la République de « mettre le paquet » en matière de logistique pour une démarche éducative globale dans les territoires qui sont à la fois les plus en difficulté mais où l'effort éducatif est constant, souvent depuis des années. Si M. Macron a mis en bloc au panier nos suggestions et demandes il y a un an, nous avons persévéré dans notre effort de conviction et son ministre de la Ville et du Logement, M. Denormandie  (ci-contre), a fouillé dans la corbeille pour en ressortir quelques pistes utiles.

Parmi elles, l'État a retenu notre proposition, optant pour engager environ 100 millions d'euros en trois ans pour soutenir les actions conduites, et, reprenant même le titre du label « cité éducative » que nous avons suggéré, a lancé un appel à projets auquel, évidemment, La Seyne a répondu.

 

LES EFFORTS DE LA SEYNE RÉCOMPENSÉS

Le dossier de déclaration d'intention seynois a été retenu. Les 3 à 25 ans de La Seyne en profiteront donc. Nous devons créer toutes les conditions pour que nul ne reste sur le bord du quai au moment où le train de la redynamisation économique de notre territoire est en phase d'accélération. Être en perspective de devenir un adulte disposant d'une qualification et d'un emploi, un parent digne et respecté, un citoyen actif, est vital pour se prémunir des tentations, hélas de plus en plus nombreuses, de sombrer dans les déviances de la délinquance, voire de la criminalité.

Grand merci à tous ceux, élus, acteurs de l'École, des services communaux, du monde associatif, qui, déjà bellement investis dans la conduite de notre projet éducatif de territoire, ont mis les bouches doubles pour construire le projet. Et tous mes encouragements pour sa finalisation puis sa mise en œuvre à la prochaine rentrée.

 

ÉDUCATION ET SÉCURITÉ PUBLIQUE : DEUX VOLETS COMPLÉMENTAIRES

Après l'obtention d'une Brigade spécialisée de terrain (BST), du classement de nos sites populaires vulnérables en Réseau d'éducation prioritaire (REP), en Zone de sécurité prioritaire (ZSP) et en Quartier de reconquête républicaine (QRR), et tout récemment du titre de « Ville amie des enfants », reconnaissons que nos efforts ne sont pas vains, que les fonctionnaires conduisent un travail indispensable et qu'il est profondément injuste de les dénigrer, et que, pour un maire, le temps passé en déplacements, souvent consommateurs de temps et d'énergie, auprès des plus hauts niveaux de l'État pour interpeller, sensibiliser et convaincre, n'est pas du temps perdu.

Dotée de meilleurs outils d'éducation, de formation et de prévention, en amont des moyens de la surveillance, de la protection, de l'investigation et de la répression, la trousse à outils seynoise pour l'égalité, la solidarité et une vie paisible et digne devient plus performante.

Il ne reste qu'à espérer que les annonces ne seront pas que des « labels », mais que les moyens matériels, financiers et logistiques suivront comme il en est fait la promesse. Mais je me garde bien, comme toujours, de tout procès d'intention.

 

> Qu'est-ce qu'une cité éducative ? CLIQUEZ ICI

 

 

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15 février 2019 5 15 /02 /février /2019 08:08

 

D'innombrables Seynois sont tristement affectés, depuis que, ce jeudi, la nouvelle de la disparition de Daniel Hugonnet s'est répandue dans la ville.

 

Celui qui fut conseiller municipal communiste sous les municipalités de Philippe Giovannini puis de Maurice Blanc, de 1971 à 1983, aura durablement marqué La Seyne.

 

Des milliers de jeunes seynois lui doivent d'avoir connu les centres aérés, les camps d'adolescents et les cours d'animateurs municipaux, dont il fut à l'initiative. Nombre d'autres auront tiré parti, pour leur construction de futurs adultes, citoyens actifs et responsables, des offres d'activités socio-éducatives d'une kyrielle d'associations dont il aura été à l'origine ou co-initiateur, entouré d'une équipe riche de nombreux bénévoles et professionnels de l'enfance et la jeunesse qu'il aura su mobiliser à ses côtés : du Mille Clubs de Vignelongue à l'Association Maison intergénérationnelle de quartier (AMIQ), en passant par l'Amicale Seynoise des AdolescentsCiné-JeunesE-Lo-JeunesVidéomase, la Maison Associative Enfance Famille École (MAEFE) ou Vivre en famille (AVEF), et bien d'autres du champ de la prévention, de l'insertion sociale et professionnelle et de la formation : l'Association de Prévention et l'Aide à l'insertion (APEA), l'Association Seynoise pour l'Insertion (ASPI) ou encore Pro-Jeunes.

 

Cours municipaux d'animateurs (1970)

Fondateur de l'OMASE (Office municipal de l'action socio-éducative), regroupant jusqu'à une trentaine de ces associations seynoises, il aura été la clef de voûte de la patiente construction d'un véritable projet éducatif global communal, plaçant les enfants et les jeunes au cœur d'une attention constante et partagée de la puissance publique et des associations dans tous leurs temps de vie.

 

Après s'en être éloigné quelques années pour exercer son métier d'éducateur technique, appelé à prendre la succession de son père Élie à la tête de l'entreprise familiale d'imprimerie de l'avenue Docteur Mazen, il avait opté pour y renoncer et en être salarié afin de se consacrer pleinement à son activité publique et associative. Sa vie au service de l'éducation et l'apprentissage aura été consacrée par la remise en 2002 de la médaille d'or de la jeunesse, des sports et de la vie associative.

 

Conseiller municipal délégué à l'action socio-éducative, il était également en charge de l'environnement. Des milliers de Seynois de tous âges se remémoreront leur participation active aux opérations de reboisement de la forêt de Janas qu'il a organisées, des années durant, après les incendies qui affectèrent notre massif forestier, débouchant sur la création de l'association toujours très active des Amis de Janas et du Cap Sicié. On lui doit également la réalisation de nos CRAPA, ces circuits d'activités physiques en cœur de forêt, mais également son concours décisif à la réalisation de notre station d'épuration des eaux usées Amphitria. Et c'est aussi grâce à lui que la culture s'est invitée au milieu de la nature, puisqu'il fit du Fort Napoléon abandonné par la Défense nationale le centre culturel que l'on connaît aujourd'hui, dont l'activité rayonne bien au-delà de nos frontières communales.

 

Lors du départ des Maristes de La Seyne (2014)

Comme tant d'autres Seynois, j'ai perdu ce jeudi un formateur et maître à penser qui est loin d'être étranger à mon propre parcours de vie publique et associative.

 

Et La Seyne pleure un de ses grands serviteurs dont elle aura à cœur d'honorer la mémoire dans les prochains jours.

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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 03:57

De ce dernier vendredi à dimanche s'est tenue sur notre « Esplanade Marine​​​​​​ » la huitième édition de la « Fête de la science », déclinaison locale de l'événement national imaginé en 1991 par l'ancien ministre Hubert Curien, père de l'Europe spatiale et promoteur infatigable de la culture scientifique et industrielle.

 

La Seyne s'est forgé au fil des années une solide réputation dans le domaine de la vulgarisation scientifique par l'activité du jeu et de la découverte. J'ai prononcé une allocution inaugurale de cet événement désormais réputé dans notre Région Provence...

 

 

« Mesdames Messieurs,

 

« Bienvenue à toutes et tous à La Seyne-sur-Mer !

 

« Si nous vivons la 27ème édition nationale de la "Fête de la science", c'est la 10ème fois que la ville l'organise sur son territoire, et c'est le 8ème village départemental que la ville coorganise avec la coordination départementale "fête de la science", le plus important du Var. Le 6ème, enfin, avec notre partenaire et coordinateur départemental, l'association Gulliver.

 

« Si vous aviez à quel point nous sommes heureux et fiers de cette toute jeune tradition ! Et le hasard n'est vraiment pour rien dans le fait que ce rendez-vous varois, rendez-vous de l'éveil, de la curiosité, de la culture, de l'intelligence, du partage des connaissances ait lieu, ici, à La Seyne.

 

« Notre ville, base maritime du Pôle de compétitivité mer Méditerranée, a dans ses gènes, avec plus d'un siècle d'industrie navale et, aujourd'hui avec les scientifiques, les chercheurs, les ingénieurs et techniciens qui vivent et travaillent ici, une vraie culture de la science fondamentale et appliquée.

 

 

UNE BELLE IMPLICATION DES ASSOCIATIONS, ENTREPRISES ET CENTRES DE RECHERCHE

 

« D'ailleurs, ce village départemental est animé par nombre d'acteurs locaux, même si ni notre commune ni la plupart des associations, entreprises et centres de recherche qui sont présents ici n'apparaissent pas parmi les autres dans la rubrique "Ils font la fête de la science" de la jolie brochure programme qui a été éditée : Ifremer, Planète Sciences Méditerranée, la Division technique de l'Institut national des sciences de l'univers, et d'autres... j'y reviendrai bien entendu.

 

« Mesdames, Messieurs,

 

« Est-il nécessaire de rappeler la gravité des enjeux actuels au moment où l'on invite le public à un week-end ludique, au moment où la science se "fête" ?

 

« Eh bien oui, exactement comme on n'est pas obligé, sous nos latitudes, de "bronzer idiot", on peut "fêter intelligent"... et je rajouterai... "lucide", tout simplement.

 

« On peut enseigner aux jeunes et rappeler aux adultes qu'être curieux, que "chercher", n'a rien de neutre. Il est permis de se souvenir que, comme les trains, "une question peut en cacher une autre"...

 

« Oui... on peut tout en s'amusant se souvenir qu'éthique et science sont indissociables ; qu'il est vital de s'interroger sur la croissance, sur "quelle croissance" pour la planète ; que l'innovation ne doit pas constituer un but en soi et aveugle ou une quête tournée entièrement vers la rentabilité... Et qu'est-ce que la rentabilité, au fond ? Doit-on la considérer d'un point de vue individuel, privé ? Sur le long terme et pour l'humanité et le vivant ? Que deviennent les fameux "communs" dans un monde en voie de privatisation ? 

 

« En parlant de "communs", justement, je voudrais rappeler que La Seyne, en 2015, a été la première collectivité adhérente du mouvement de "Ocean nation",  la "Nation océan" pour le respect de ce "commun" que sont les océans, et doivent échapper à la sphère marchande.

 

Et rien de hasardeux non plus dans le fait que La Seyne, le 29 septembre dernier, elle accueillait le mouvement de lutte contre la pollution de nos fonds marins par les boues rouges... Et là encore, se pose la question du lien entre développement industriel, entre emploi et respect de l'environnement...

 

 

DES ENJEUX MAJEURS DE SOCIÉTÉ AU DÉTOUR DE L'EXPÉRIENCE SCIENTIFIQUE

 

« Que de questions non résolues par nos sociétés ! Et qui traversent, forcément, ces moments festifs et conviviaux ; des questions, je le sais bien, que vous connaissez par cœur, vous dont les travaux sont au cœur de ces enjeux...

 

« Alors optimisme ? Pessimisme ? Antonio Gramsci, ce grand penseur et révolutionnaire italien du siècle dernier, se disait "pessimista con l'intelligenza, ma ottimista per la volontà" – "pessimiste par l'intelligence mais optimiste par la volonté – . C'est pas mal, je trouve, pour vous caractériser, vous les femmes et les hommes de science et d'industrie innovante.

 

« Et quoi de plus optimiste que le rassemblement de jeunes, car la journée d'hier a, comme de coutume, été consacrée aux scolaires, avec quelque 650 élèves, du CE2 au lycée, sur les 17 stands du village. Beaucoup de jeunes seynois, mais aussi des élèves de toute la métropole et même au-delà, de Draguignan ou de Saint-Cyr ! Et ça, c'est formidable !

 

« Aujourd’hui et demain, c'est au tour du grand public. Les exposants ont carte blanche pour construire leurs animations... décidément, c'est un rendez-vous à ne pas manquer, ce village est joyeux et passionnant. Bravo !

 

« Et l'on me dit que cet après-midi, les visiteurs pourront "adopter un chercheur" ? Drôle de façon de soutenir moralement la recherche ou peut-être, plus simplement, de démontrer sa passion pour telle ou telle discipline... Il y aura aussi une chasse au trésor pour les 600 enfants qui, en moyenne, fréquentent le village durant le week-end... Et je ne veux pas oublier de le rappeler : ce village, votre village, attend pas moins de 5000 visiteurs... C'est assez impressionnant.

 

« Voilà. Ce succès, on le doit aux acteurs associatifs et aux universités, aux laboratoires et aux entreprises de pointe - j'en ai déjà cité quelques uns.

 

 

5000 VISITEURS, DES ÉCOLIERS ET COLLÉGIENS AU GRAND PUBLIC

 

« Mais rappelons la présence des "Petits débrouillards PACA", d'IFREMER, du centre de Physique des particules de Marseille, de "Planète science Méditerranée", de l'Université de Toulon et de l'INSERM PACA/Corse, de la Division Technique de l’INSU, je l'ai dit, de l'association "S'pece" dont le domaine est la protection de l'environnement et des espèces, citons aussi le village des tortues de Carnoules, "Mer nature",

 

« Et bien entendu les collèges La Marquisanne de Toulon, Romain-Blache de Saint-Cyr, le lycée Anne-Sophie-Pic de Toulon, qui assure l'accueil du village...

 

« Je les félicite et les remercie toutes et tous, comme je remercie les fonctionnaires de la ville qui s'investissent dans l'aventure (dont, bien sûr, Marc Bazzucchi, coordinateur, interlocuteur des organisateurs), l'événementiel, les sports,  l'entretien des locaux, les espaces verts, la reprographie, la communication, l'informatique...

 

« Et, naturellement, une mention particulière de l'association Gulliver, coorganisateur et coordinateur départemental de cette "Fête de la science", que je remercie pour sa fidélité envers notre ville. Car Lénaïc Fondrevelle, responsable de l'association, choisit chaque année La Seyne pour organiser le village-phare du département, et cela nous honore, croyez-le bien.

 

« Merci et bravo, sincèrement à chacun, et belle "Fête de la science" à tous. »

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26 septembre 2018 3 26 /09 /septembre /2018 05:07

Les très longs échanges autour des graves enjeux de sécurité, de prévention et de lutte contre la délinquance et la criminalité qui ont émaillé la réunion du conseil municipal seynois ce mardi ont occulté une décision qui peut paraître de moindre importance, mais qui n'est pas dénuée de portée symbolique.

Entre le temps où, ça et là, dans le « Grand Toulon », on a rechigné à construire, comme la loi le prévoyait, les habitats nécessaires au relogement sur une commune autre que La Seyne d'une partie des 862 familles des immeubles démolis à Berthe dans le cadre du programme de rénovation urbaine, et la période récente où, ça et là, certains ont estimé que, leur commune ne connaissant pas de danger de submersion ou d'inondation, leurs administrés n'ont pas à supporter le nouveau petit impôt, dit taxe GEMAPI, que la métropole toulonnaise a l'obligation légale de lever pour réaliser les investissements nécessaires à la prévention de ces risques, les occasions ont été nombreuses de mesurer combien la marche métropolitaine vers la coopération intercommunale est un très long et patient cheminement.

 

UNE INITIATIVE COOPÉRATIVE SEYNOISE

Il est parfois des petits gestes qui, pourtant, ont une valeur symbolique d'encouragement au partage et la mutualisation. J'ai ainsi proposé, et cela a été retenu à l'unanimité par les membres de notre assemblée communale, que, pour la tarification à appliquer aux associations souhaitant utiliser pour leurs activités éducatives et socio-culturelles les salles du nouveau Centre Henri-Tisot, il ne soit fait aucune distinction entre celles qui exercent leur activité principale à La Seyne et celles qui l'exercent dans l'une des onze autres communes de notre métropole Toulon Provence Méditerranée. Seules les associations extérieures à l'aire urbaine du « Grand Toulon » seront soumises à une contribution plus importante couvrant la quasi totalité du coût de fonctionnement des espaces mis à disposition.

 

MODIFIER POSITIVEMENT LES REPRÉSENTATIONS MUTUELLES

Ce n'est pas grand chose, ce n'est pas une perte catastrophique de recettes pour le budget communal, mais ça peut en revanche permettre aux structures culturelles ou socio-éducatives de notre grand territoire de se côtoyer, se découvrir, coopérer, envisager des partages de leurs savoir-faire et expériences.

Ça peut créer les conditions d'un élargissement de l'offre d'éveil aux arts et à la culture pour nos concitoyens seynois. Et ça peut contribuer à changer de manière positive la représentation que nos voisins peuvent avoir des quartiers urbains de La Seyne et, en retour, celle que les habitants usagers de notre centre culturel de cœur de cité populaire se font d'eux-mêmes et de leur environnement de vie.

 

DES INITIATIVES EN ÉCHO À LA DÉMARCHE SEYNOISE ?

Si je choisis de ne pas demander de compensation financière aux communes de TPM d'où viendraient ces associations culturelles, ou à la métropole, je formule toutefois le vœu que mes onze collègues maires imaginent de leur côté une contrepartie en forme de miroir à notre choix d'ouverture, en adaptant les tarifs de tel ou tel espace culturel de leurs communes en écho à l'initiative seynoise.

Et, si la mayonnaise prend pour cette expérience de coopération intercommunale voulue, peut-être sera-t-il bon de l'élargir à d'autres sites communaux à vocation culturelle, socio-éducative, sportive, dans un esprit de réseau positif et vertueux...

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22 septembre 2018 6 22 /09 /septembre /2018 11:00

Durant tout ce samedi, en une douzaine de lieux de La Seyne, comme dans des milliers d'autres communes de France, le sport aura été à la fête. Mais une fête en demi-teinte, ainsi que je l'ai exposé au moment de la séance inaugurale, sur la place Martel-Esprit, avec de bien tristes et inquiétantes annonces de réduction des ressources publiques d'État dédiées au « sport pour tous »...

 

 

« Mesdames, Messieurs,

 

« Tandis qu'à cette heure devraient se décliner partout dans le pays de multiples variantes locales de la fête nationale du sport, l’État projette de sabrer gravement le budget des sports, impactant ainsi directement la prospérité du mouvement sportif et les moyens dédiés au "sport pour tous".

 

« Comment peut-on décréter au niveau de l'État l'organisation d'une fête populaire ayant l'ambition de rendre la pratique sportive accessible à tous, tout en malmenant les ressources financières consacrées au déploiement du sport à toutes les échelles et envers tous les publics ?

 

« Les récents signaux budgétaires convergent en effet tous vers un dépouillement progressif des moyens humains et financiers dédiés au sport et à ses pratiques amateurs.

 

« Vous l'aurez sûrement relevé, on a annoncé la suppression de 1.600 postes de Conseillers Techniques Sportifs au sein du ministère des sports, couplée à la réduction de moitié des subventions du Centre National pour le Développement du Sport, qui constitue la principale source de financement du sport amateur. Le CNDS voit ainsi son budget ramené de 266 à 133 millions d'euros.

 

 

UNE AIDE DE L'ÉTAT RAMENÉE À 0,015 EURO PAR SEYNOIS ET PAR AN...

 

« Déjà que ce n'était pas brillant, avec la fort peu généreuse subvention de 2.000 euros allouée à La Seyne pour aider à l'organisation de manifestations comme celle d'aujourd'hui, que pourrons-nous faire demain si nous ne disposons que de la moitié, soit 1 centime et demi par habitant et par an ?

 

« Quel signal entend-t-on adresser aux citoyens en atomisant la pratique sportive d'une vision mercantile et élitiste qui assèche le fonctionnement du "sport pour tous" en se targuant en même temps d'insuffler une culture sportive populaire ?

 

« Comment promouvoir un tel élan sportif en décidant de l'appauvrissement du budget national du sport de 30 millions d'euros supplémentaires pour l'exercice 2019 ? À quel étage se situe la tromperie ?

 

« La base sportive composée des clubs et de leurs bénévoles se trouve privée des fruits d'une croissance pourtant manifeste de l'économie du sport, qui ne ricoche guère sur ces instances locales mais les marginalise au moment où l'appropriation du sport par de nombreux publics se développe positivement.

 

« Le sentiment d'injustice est immense au sein du mouvement sportif local et nous mesurons les conséquences désastreuses de ces restrictions budgétaires au cœur de notre territoire, qui fonde la part majeure de son intervention sur l'action socio-sportive.

 

 

UNE FÊTE DU SPORT EN DEMI-TEINTE

 

« A l'heure où l'actualité plonge notre métropole toulonnaise dans le chagrin et l’angoisse, sur fond d'une délinquance criminelle inédite liée au trafic de drogue, et tandis que chacun sait que le sport, comme la culture ou le loisir partagé, sont autant de moyens de prévention des déviances des enfants et des jeunes, nous ne voulons pourtant pas renoncer à développer des "parcours sportifs" émancipateurs qui conduisent nos Seynois des "pieds d'immeuble" au littoral des Sablettes, de cette place du cœur de ville à la forêt du Fort Napoléon, en décloisonnant l'offre sportive et en démocratisant la culture sportive pour toutes et tous.

 

« Le sport a cette capacité de bouleverser et de renverser les échelles sociales. Les Seynois peuvent être extrêmement fiers de la contribution du service municipal des sports à cet élan social auprès du mouvement sportif seynois, que nous voulons continuer à soutenir.

 

« Alors, afin de manifester notre attachement à ces valeurs, nous sommes aujourd'hui à leurs côtés le temps d'une "fête" malheureusement en demi-teinte, qui doit servir de révélateur aux nombreuses carences sportives dans tous les territoires ! Même avec les Jeux Olympiques de "Paris 2024", on ne peut cristalliser un engouement populaire autour du seul sport d'élite.

 

« Nous nous associons ainsi à la contre-attaque du mouvement sportif au travers de la pétition nationale qu'il a lancée hier, acte 1 d'une bataille résolue impulsée par le Comité National Olympique et Sportif Français.

 

« Tout comme les sportifs, dirigeants de clubs, bénévoles, passionnés, citoyens, nous demandons que le sport bénéficie de moyens à hauteur de ses apports humains, économiques et sociétaux.

 

 

UNE PÉTITION NATIONALE POUR QUE LE SPORT COMPTE

 

« Comme je l'ai fait personnellement, comme je pense proposer mardi au conseil municipal de le faire au travers d'une motion qui reprendra les termes de cette pétition, comme l'ont déjà fait en un jour près de 100.000 Français, j'invite le maximum de nos concitoyens seynois à signer cette pétition en y accédant par Internet en recherchant "pour que le sport compte, je signe".

 

« Alors, oui, pour que des événements comme celui d'aujourd'hui continuent de permettre à chacun de découvrir une pratique du loisir sportif, "pour que le sport compte, toute La Seyne signe" ! »

 

 

POUR SIGNER LA PÉTITION, CLIQUEZ SUR L'IMAGE CI-DESSOUS...

 

Pour que le sport compte, je signe !

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Sports - loisirs - vie associative et convivialité
3 septembre 2018 1 03 /09 /septembre /2018 05:01

En rentrant, ce samedi, d'une visite de remerciement et d'encouragement aux personnels communaux qui, toute la journée, ont présenté au Parc Braudel des Sablettes, sous forme d'animations de découverte des disciplines, la vingtaine d'activités sportives proposées aux petits et grands par les écoles municipales de sports pour l'année 2018-2019, je n'ai pas pu m'empêcher de me questionner, non sans inquiétude, sur la capacité de la Ville à pérenniser cette offre, existant depuis plus d'un demi-siècle, de service public presque gratuit (20 euros par année pour les enfants...).

C'est que, chaque année, la situation budgétaire des collectivités locales est rendue plus précaire par des politiques publiques d'État toujours plus contraignantes. Les subventions n'arrivent plus. Les dotations ont baissé durant quatre ans. Si elles sont stables aujourd'hui, l'État brandit la menace d'en retenir une partie si les collectivités ne respectent pas le « pacte financier » qu'il leur impose, les obligeant à contenir chaque année l'augmentation de leurs dépenses bien en dessous du taux de l'inflation. Donc, de fait, à réduire l'offre de service public, alors même que les inégalités s'accroissent dans les populations et que, dans une république qui s'affiche égalitaire, c'est justement elle qui permet de compenser quelque peu les différences de situations sociales et économiques entre les citoyens...

 

FAUT-IL ABONDONNER LE LOISIR ÉDUCATIF ET SOCIAL AU SECTEUR MARCHAND ? 

Et ce n'est ni sur l'État Civil, ni sur l'entretien des écoles, ni sur aucune des compétences obligatoires dévolues aux communes, qu'on peut économiser. C'est sur les coûts des services que, souvent depuis des décennies, les villes ont volontairement développés pour le bien-être de leurs habitants et la qualité de vie locale : le sport, la culture, l'accompagnement éducatif, les loisirs, la solidarité, le soutien à la vie associative... Devra-t-on abandonner ? Les plus aisés achèteront-ils ces services au secteur privé marchand toujours prêt à investir de nouveaux champs économiques abandonnés par la sphère publique, tandis que les plus pauvres y renonceront, se privant d'éveil de leurs consciences, de connaissances, de beauté, de sensibilité, de bien-être, de prévention sanitaire, de vivre ensemble, de temps libres actifs et instructifs ?

 

UNE RENTRÉE DES CLASSES ASSOMBRIE PAR UNE POLITIQUE... DE CLASSE

Cette situation est d'autant plus grave que le gouvernement, comme d'autres auparavant, au mieux fait un pari hasardeux, au pire agit délibérément pour plaire aux plus nantis de la finance internationale. Il compte que la redynamisation sera au rendez-vous au bénéfice de tous, en serrant la vis du service public, y compris celui qu'il assure lui-même, et celle des ménages, des salariés, des retraités, des artisans et petits entrepreneurs, pour dégager des moyens considérables pour aider l'économie du capital. C'est feindre de méconnaître les appétits féroces du monde de la finance et des grands patrons et actionnaires qui prennent les cadeaux sans investir vraiment dans la valeur travail, seul moyen réel de relancer la consommation des ménages.

Ça s'appelle une politique de classe. On réduit les aides au logement et on supprime les emplois aidés, mais on exclut le capital de l'imposition sur la fortune. On accroît la contribution sociale généralisée, y compris sur les pensions de retraite, mais on instaure un bouclier fiscal pour les revenus du capital. On limite l'accroissement annuel des prestations sociales à 0,3% alors que l'inflation est prévue à au moins 1,7%, mais on diffère la suppression du crédit d'impôt pour la compétitivité des entreprises, doublant, avec la baisse des cotisations, la largesse de quelques 20 milliards d'euros de trésorerie accordée sur les fonds publics au patronat. On exonère de cotisations les heures supplémentaires, soi-disant pour donner du pouvoir d'achat, mais on fragilise ainsi l'emploi salarié si l'on en croit le très sérieux Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) qui prévoit une perte de 19.000 postes. Et on pourrait multiplier les exemples de mesures prises depuis 2018 – voire avant – ou annoncées pour 2019...

 

UN SERVICE PUBLIC ASPHYXIÉ PEUT-IL POURSUIVRE SON RÔLE RÉGULATEUR ? 

Or, malgré cette casse assumée de l'État social, la dynamique économique n'est pas au rendez-vous. La croissance s'est limitée à 0,2% au cours des deux premiers trimestres de cette année, soit la moitié de celle de la zone euro. Comment pourrait-il en être autrement avec des ménages contraints à plus de contributions et dont la petite hausse de 0,5% du salaire net a été aussitôt anéantie par l'inflation, obligés de puiser dans leur épargne pour tenter de maintenir leur consommation ?

Dans sa présentation des orientations budgétaires de 2019, le Premier Ministre a confirmé il y a une semaine cette feuille de route qui ne bénéficie nullement aux citoyens. Éludant le sujet fâcheux du budget public de l'État en n'évoquant que la disparition programmée de 4.500 emplois de fonctionnaires nationaux, il s'est bien gardé d'aborder les intentions gouvernementales en matière de collectivités locales au bord de l'asphyxie.

Depuis les élections municipales de 2014, par rapport au mandat municipal précédent, on a vu croître de 32% le nombre de maires démissionnaires. Cette réalité exceptionnelle est symptomatique de la rudesse avec laquelle les communes sont désormais considérées. Ce sont pourtant elles qui sont en première ligne pour amortir pour leurs habitants, des plus pauvres aux classes moyennes, le choc des politiques publiques nationales et européennes.

Moi, je veux que La Seyne continue à offrir des écoles municipales de sports, des centres d'éveil aux arts, au théâtre, à la musique, des médiathèques, des lieux d'activités périscolaires, de l'animation pour nos seniors, de l'aide aux initiatives associatives sur toutes les thématiques. Ma détermination demeure sans faille en cette rentrée.

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17 juillet 2018 2 17 /07 /juillet /2018 05:58

Ce qui devrait arriver arrivera. Passée la liesse populaire, il va falloir assurer. Ils vont être des milliers en France à vouloir s'inscrire dans les clubs de foot, nos petits, nos ados et nos jeunes, garçons et filles. Et c'est drôlement bien.

Dans une ville comme La Seyne, fût-elle plutôt, comme on le lit en grosses lettres en entrée nord-ouest de ville, le long du stade Léry, « terre de rugby », avec ses 600 jeunes initiés au ballon ovale, on ne va pas se plaindre de voir des dizaines d'autres frapper aux portes de l'école municipale de foot/rugby ou celle de foot en salle, du Football Club Seynois, de l'Avenir Sportif de Mar Vivo, ou de l'un ou l'autre des six clubs de foot-loisirs.

Chacun sait combien le sport d'équipe est facteur de dépassement de soi, de construction de projet partagé, de socialisation, d'apprentissage du respect des règles, du fair-play, des entraineurs, des arbitres, des adversaires, des coéquipiers, et de soi-même. Chacun sait que, sur la pelouse, que l'on soit du nord ou du sud de la commune, issu d'une famille vivant telle ou telle réalité économique, sociale, culturelle, on cultive le « jouer ensemble », donc le « vivre ensemble », donc la citoyenneté enrichie de la diversité, et le sentiment d'appartenance à une communauté de territoire. Et chacun sait combien, pour tous, la pratique ludique physique est facteur de développement harmonieux et de prévention sanitaire.

Il va donc falloir répondre à la demande.

Des chiffres de la Coupe du Monde me donnent le tournis. On parle de plus de 32 millions d'euros alloués par la fédération internationale du football amateur (FIFA) à la fédération française de football (FFF), de 400.000 euros ajoutés en prime à chacun des « Bleus » qui ne vont peut-être pas tous décider, comme Mbappé, de les offrir à une association, de 70 millions d'euros dépensés par TF1 pour les droits de retransmission, de 400 millions d'euros récoltés en France par le secteur du pari sportif...

Et, en parallèle, le Football Club Seynois, il y a quelques mois, tirait la sonnette d'alarme. Perdant 45.000 euros de la subvention que lui allouait le Conseil régional de Provence Alpes Côte d'Azur, avec une ville et une métropole dans l'impossibilité budgétaire de compenser, fût-ce en partie, ce désengagement, il est à deux doigts de fermer boutique...

Les autres clubs ne sont pas mieux lotis. Les dizaines de bénévoles qui les portent à bout de bras sont éreintés, découragés, tout près de rendre leur tablier. La disparition scandaleusement décidée par l'État des « emplois aidés » fragilise les associations en leur faisant perdre les seules ressources humaines assurant la fonction d'épine dorsale ou de clef de voûte du club, soutenant l'investissement volontaire désintéressé des dirigeants, entraineurs et animateurs. Le funeste « pacte de confiance » imposé par l'État aux collectivités leur interdit, même si elles en ont les moyens, d'accroître leurs dépenses, donc d'apporter plus de soutien aux associations. Les innombrables initiatives pour le sport vecteur de cohésion, telles que celles recensées lors de l'étape de Sevran du « Tour de France des Solutions » pour relancer l'accompagnement des habitants des quartiers populaires, sont sur la corde raide...

Alors, pour l'engouement prévisible de nos minots rouges et bleus pour le foot, on fait comment ?...

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Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

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