21 septembre 2022 3 21 /09 /septembre /2022 09:36

Si certaines institutions publiques, comme évoqué il y a peu, ne sont à l'écoute de La Seyne que de façon épisodiquement partisane, il serait malhonnête de ne pas reconnaître l'effort métropolitain de concertation citoyenne et de prise en compte des avis des conseils municipaux pour le tracé du futur transport en commun en site propre.

 

Les remarques et demandes que j'avais formulées à Toulon Provence Méditerranée en 2019 au nom du conseil municipal reprenant lui-même celle du "comité des usagers des mobilités" aujourd'hui placé en léthargie par la mairie, et celles recueillies par le vice-président chargé des mobilités d'alors, Yannick Chenevard, lors d'une concertation publique, ont pour la plupart été intégrées.

 

C'est plutôt une bonne nouvelle, même si, ainsi que l'annonce le quotidien Var-matin, la modification du projet entraînera deux années de retard sur le programme initial. Et il reste aussi quelques sujets à traiter, dont certains ne sont pas des moindres, surtout au regard de ce qu'envisage la maire de La Seyne...

 

 

DES AVANCÉES SIGNIFICATIVES GRÂCE À LA MOBILISATION CITOYENNE

 

Bien sûr, le vœu assez général et exprimé par nombre de Seynois et d'associations de voir un tramway circuler sur un site propre reliant La Garde à La Seyne est définitivement écarté depuis une décennie au profit d'un superbus à haut niveau de service. C'est dommage mais le maire de Toulon, en remportant deux élections municipales, en 2014 et 2020, en exprimant clairement à ces deux occasions qu'il optait pour un superbus, s'appuie sur un mandat démocratiquement obtenu de ses concitoyens pour clore le sujet.

 

Ceci étant, puisque superbus il doit y avoir, des sujets majeurs pour sa réalisation sont désormais en voie de règlement, comme l'impératif de sauvegarde de la Ferme des Olivades sise sur Ollioules et La Seyne, la prise en compte des problèmes environnementaux le long du cours d'eau de Faveyrolles, la garantie de la desserte du quartier Berthe, le report du terminus à Bois Sacré et non au site des chantiers navals voire même à la gare de La Seyne comme ça avait pu être envisagé, et la création d'un ponton pour les bateaux-bus à Bois Sacré. La carte ci-dessous – qu'on peut agrandir en cliquant dessus – met en évidence les avancées significatives acceptées par la Métropole. Et l'importance qu'il y a à mobiliser les citoyens et les associations, plutôt qu'à les mépriser...

 

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D'IMPORTANTS SUJETS DEMEURENT À TRAITER

 

Il reste que des sujets d'importance doivent faire l'objet de décisions. Puisque la Métropole a convenu de protéger le secteur agricole des Olivades et de desservir Berthe, il faudra régler – par une ligne de bus nouvelle ou prolongée ? – la question de la liaison entre les bases terrestre et marine du Technopôle de la mer que le superbus devait relier via la gare SNCF (tracé abandonné en pointillés jaunes et blancs sur les cartes). Le choix du tracé entre l'avenue Gambetta et l'avenue Gagarine devra également être finalisé. Et il appartient aussi à TPM, seule compétente en matière de voiries, de faire entendre raison à la maire dont les élucubrations sur la traversée du port par un chimérique pont au-dessus de la passe ne peuvent que retarder la mise en œuvre du projet de superbus.

 

Il faut d'autre part confirmer la volonté de réaliser d'autres parcs-relais (P+R) qui n'apparaissent pas de façon explicite sur la carte publiée, à la gare SNCF de La Seyne–Six-Fours, sur la place des Esplageoles, et au moins un espace de stationnement à Bois Sacré dont la fonction multimodale devrait être d'importance et dans la perspective de la concrétisation du programme voisin de constructions, fût-il réduit, mais qui, tôt ou tard, s'imposera à la maire malgré son obstination dangereuse pour les finances communales à ne pas vouloir que les décisions de justice s'appliquent.

 

En matière d'intermodalité, il reste enfin à la Métropole à se prononcer sur la nécessité de faire de l'embarcadère de bateaux-bus de Bois Sacré une station permettant de "rabattre" par voie maritime sur le superbus les usagers de Saint-Mandrier, de Tamaris et des Sablettes. Ce serait un moyen majeur d'amener les habitants des quartiers littoraux à délaisser la voiture.

 

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SI LES SEYNOIS VEULENT QUE ÇA AVANCE, LEUR MOBILISATION NE DOIT PAS FAIBLIR

 

Les choses avancent. Et c'est bien. Mais il reste nombre d'obstacles à lever. Certains peuvent l'être par la concertation que la Métropole doit continuer à faire vivre. D'autres, plus ardus, comme la traversée du port, ne le seront que par la pression populaire à exercer face à l'entêtement de la mairie.

 

Les combats qu'on ne mène pas, on est certain de ne pas les gagner.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
18 juillet 2022 1 18 /07 /juillet /2022 03:24

À l'entendre et la lire, avant l'avénement de la maire, La Seyne était noyée dans les ténèbres du néant. Après avoir tenté de faire gober aux Seynoises et aux Seynois qu'ils lui doivent le projet de rénovation de notre vieux centre-ville, me contraignant à rappeler la réalité des faits, voilà qu'elle s'apprête à récupérer à son profit politicien le travail accompli par ses prédécesseurs à la mairie et au canton La Seyne-sud – Saint-Mandrier du conseil départemental quant au programme de réhabilitation de la corniche de Tamaris.

 

Ça va se passer ce mercredi lors d'une nouvelle réunion publique où elle se mettra encore en scène comme si elle était en campagne électorale permanente. Or, sur ce sujet encore, sa communication n'est qu'approximations, illusionnisme et démagogie. La réalité, c'est que, depuis 2010, la Ville a construit un projet de rénovation, d'abord avec le Département puis avec la Métropole dès que celle-ci s'est vu transférer la gestion des voiries, y associant les habitants et comités d'intérêt local volontaires, dans le cadre notamment du "Comité des usagers des mobilités" que la maire a mis en sommeil depuis son élection.

 

Après des années d'études rendues nécessaires par d'innombrables contraintes, ce projet a été finalisé en 2019. Son financement a été acté la même année. Et Madame Bicais n'était pas maire...

 

 

Je lis que la maire se vante de ce que « le projet d’aménagement de la Corniche Tamaris à La Seyne réalisé par la métropole TPM s’est ouvert le 7 janvier [2022] en donnant la parole aux habitants ». C'est de la contrevérité. Car le programme est arrêté depuis trois ans. Et c'est de la pure démagogie. Car que sera-t-il fait de la parole des habitants ? Je vais le démontrer.

 

 

DEPUIS 2010, LA SEYNE AU TRAVAIL AVEC LE DÉPARTEMENT

 

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Mais, avant d'en venir à l'histoire toute récente du projet qui nous intéresse, on ne peut pas passer sous silence l'implication aux côtés de la Ville, dès 2010, de Gilles Vincent, alors conseiller général – aujourd'hui on dit "départemental" – du canton de Saint-Mandrier et La Seyne-sud.

 

Malgré un différend ancien entre la commune et le département sur la propriété de la corniche, ce dernier ne tenant pas à s'impliquer dans sa réfection puisque le transfert de cette voirie de la Ville au Département n'avait pas abouti au début des années 2000, celui qui est toujours maire de Saint-Mandrier s'est investi fortement dans la conception d'un programme et pour qu'un partenariat permette d'aboutir à un projet partagé entre les deux institutions. Nous étions parvenus à une modeste réhabilitation à hauteur de 6 millions d'euros, compatible avec la situation financière de la commune, le Département prenant à sa charge les études et quelques dépenses pouvant entrer dans ses compétences. Comme quoi, même avec des élus de sensibilités politiques différentes, lorsque l'intérêt général prévaut, on peut faire avancer les choses. C'est sûrement la seule leçon qu'en a tirée la maire qui vient de tenter de stabiliser sa majorité bancale en y intégrant, telle une équilibriste, des élues issues de la gauche et l'extrême-droite...

 

Mais la perspective du transfert des voiries à l'agglomération Toulon Provence Méditerranée, depuis devenue Métropole, nous a alors conduits à différer la mise en œuvre, estimant que, avec les moyens de l'intercommunalité, il serait possible de concevoir un projet de bien plus grande envergure. Même si nous avons perdu quelques années, bien nous a pris. C'est une mobilisation de plus de 30 millions d'euros que nous avons obtenue, bien plus que les 6 millions que La Seyne pouvait supporter avec son seul budget.

 

LA PAROLE AUX HABITANTS ALORS QUE TOUT EST DÉJÀ DÉCIDÉ ?

 

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Mais revenons à la « concertation » de ce début de 2022 et aux participants invités à, soi-disant, contribuer à la définition du projet de réfection.

 

Leur a-t-on communiqué les conclusions des études et diagnostics réalisés sur la faisabilité, les contraintes imposées par la loi sur l'eau, le règlement de l'Aire de valorisation de l'architecture et du paysage, les aléas résultant de l'étude du BRGM de 2017, ceux de l'étude de circulation de Citelum de 2012, l'étude de transport de l'AUDAT de 2013, les obligations issues du Contrat de Baie (première et deuxième contractualisations), celles imposées par la gestion des biocénoses marines rappelées dans le schéma départemental de la mer et du littoral, celles découlant des limites imposées par l'État au regard des risques de submersion marine, du plan d'eau militaire, de la zone portuaire, les diagnostics relatifs au pluvial sur le bassin versant, et d'autres ? A-t-on seulement transmis ces données à la société chargée d'animer cette « concertation » ?...

 

La réalité est que, à 99 %, ce qui est faisable règlementairement, techniquement et budgétairement est déjà décidé. Et ça l'est dans un document dense de 93 pages que, avec le président de la Métropole Hubert Falco, nous avons validé en son temps. On peut le consulter en cliquant ICI ou sur son fac-similé ci-dessus. C'était en novembre 2019, avant que Madame Bicais ne devienne première magistrate de La Seyne. Et ce document-programme, qui a intégré de nombreux avis de citoyens volontaires du Comité communal des usagers des mobilités, a certes pu évoluer depuis presque trois ans, le peut encore à la marge, mais son économie générale ne peut que demeurer.

 

Fort heureusement pour la maire, les conclusions de la « concertation sur le diagnostic » organisée entre janvier et février 2022 à grand renfort de publicité sont toutes cohérentes avec le document-programme de 2019. Et, de toute façon, cette démarche – dont on aimerait connaître le coût – qui a surtout servi à caresser dans le sens du poil les 50% de répondants qui sont des riverains immédiats de la Corniche, a tellement accouché de généralités aux questions (volontairement ?) banales que chacun ne pourra que se retrouver dans le programme défini trois ans plus tôt...

 

 

UN PROJET FICELÉ DEPUIS 2019, AVANT LE MANDAT DE Mme BICAIS

 

Pour constater que le parti pris général est arrêté depuis trois ans, il suffit de comparer des extraits du document-programme de 2019 et de ce qui est présenté aujourd'hui (par exemple pour les profils des chaussées), seules des évolutions à la marge étant encore possibles.

 

C'est d'ailleurs sur ces orientations que, à la même époque, a été élaboré le schéma budgétaire et le calendrier de réalisation. On le verra ci-dessous, il n'y a rien de nouveau sous le soleil depuis l'arrivée aux affaires de Madame Bicais, sinon peut-être qu'elle a intégré ce qui était appelé dans le document-programme de 2019 des « séquences paysagères » (Bois Sacré, anse du Père Louis, Balaguier, Tamaris et Le Lazaret) dans son « collier de perles ». Mais ça, c'est de la communication pure et rien d'autre.

 

J'en terminerai en livrant ci-après quelques documents qui corroborent également mon affirmation que le programme est arrêté depuis 2019, que le calendrier de réalisation que nous avions fixé à l'époque est pratiquement respecté – on l'a vu avec une première tranche avancée de travaux qui a concerné comme prévu la réhabilitation de la corniche Philippe-Giovannini entre l'Atelier mécanique et le giratoire d'accès au terminal des croisières de la zone portuaire Grimaud – et que le budget nécessaire, réparti sur plusieurs années, a bien été obtenu de la Métropole en 2019.

 

 

LE CALENDRIER DE RÉALISATION ARRÊTÉ EN 2019

 

L'ENGAGEMENT FINANCIER DE LA MÉTROPOLE OBTENU EN 2019

 

 

CLIC POUR LIRE L'ARTICLE COMPLET SUR LE SITE DE VAR-MATIN

 

L'important est bien sûr que ce dossier ait avancé et qu'il continue à avancer. Pour la corniche de Tamaris comme pour d'autres chantiers structurants pour La Seyne et les communes de la métropole, notamment Saint-Mandrier pour celui-ci, des cadres et des agents territoriaux de la commune, de la métropole et du département sont au travail depuis des années, des élus, dont mes adjoints Claude Astore et Florence Cyrulnik, comme Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier, vice-président de TPM et ancien conseiller général du canton, ont cherché des solutions, piloté l'élaboration du programme, et convaincu la Métropole de s'y engager. Mais nul doute que la maire ne manquera pas de rappeler leur rôle lors de la réunion publique prévue ce mercredi...

 

Il serait en effet à la fois contraire aux usages de continuité républicaine et méprisant pour ceux qui ont œuvré qu'une maire réécrive l'histoire à sa façon dans le seul vil but de conforter sa suffisante notoriété, en assumant d'abuser ses concitoyens. Et ce n'est en rien son genre.

 

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25 mai 2022 3 25 /05 /mai /2022 02:52

C'est vrai que certains camping-caristes abusent des possibilités offertes par le code de la route quant à leur stationnement. Stationner n'est pas s'installer pour camper. Et on doit comprendre les riverains d'un site où de mauvaises habitudes sont prises par des autocaravaniers (c'est le terme français pour changer un peu de l'anglicisme "camping-cariste").

 

Pour autant, contrairement à une idée reçue, il est interdit d'interdire aux camping-cars de stationner là où les autres véhicules sont autorisés à le faire.

 

C'est pourquoi notre équipe municipale avait organisé une aire de stationnement pour les autocaravanes non loin du hameau des Sablettes et des plages, sur une emprise communale. Mais, cédant à la pression de quelques riverains, la mairie l'a supprimée. Et, évidemment, les problèmes ressurgissent ailleurs...

 

 

DES PANNEAUX SIGNALÉTIQUES FANTAISISTES ET ILLÉGAUX

 

Il faut le savoir, il est "interdit d'interdire" le stationnement spécifique des camping-cars si d'autres véhicules ont le droit de se garer. Aucun des panneaux de l'image ci-dessous, qui sont pourtant en vente et apposés dans de nombreuses communes, n'existe d'ailleurs au référentiel de la signalétique du code de la route. Ils sont tout simplement illégaux.

 

 

Jusqu'à présent, La Seyne a respecté la loi, ne verbalisant les autocaravanes, comme n'importe quel véhicule, que lorsqu'elles excédaient la durée de stationnement autorisée de sept jours, ou lorsqu'était constaté un stationnement gênant, dangereux ou abusif, au sens des articles R.417-9 à R.417-13 du code de la route.

 

 

JUSQU'À PRÉSENT LÉGALISTE, LA SEYNE REJOINT LE CLUB DES JOUEURS DE POKER QUI "Y VONT AU BLUFF"

 

Mais voilà que, depuis quelques temps, on commence à contourner la loi, comme en atteste le panonceau illégal, car ne figurant pas au référentiel de la série "M", apposé sous le panneau B6d d'arrêt et de stationnement interdits qui a été installé face au collège Jean-L'Herminier sur le chemin de l'Évescat aux Sablettes. On se demande la raison de cette décision car il n'y a aucun risque ni de danger ni de gêne tant pour les automobilistes que pour les piétons tant qu'ils n'empiètent pas sur la chaussée.

 

N'importe quel camping-cariste qui y serait verbalisé serait ainsi fondé à contester la contravention dressée à son encontre. Plusieurs associations d'usagers des autocaravanes ont par ailleurs obtenu des jugements obligeant de plus en plus de communes à revenir sur leurs interdictions illicites, comme ce fut le cas à Lacanau (Gironde) en 2020.

 

 

INTERDIRE AUX SEULS CAMPING-CARS EN CAS D'ÉRUPTION VOLCANIQUE ?...

 

Alors, lorsqu'on annonce qu'un arrêté va permettre d'apposer des panneaux interdisant le stationnement des campings-cars sur certaines voies seynoises, a-t-on bien réfléchi qu'on ne peut légalement le faire que si on interdit à tous les véhicules de se garer ? Les riverains réclamant cette mesure en ont-ils bien conscience ? Leurs interlocuteurs communaux les ont-ils bien informés ?

 

Ou alors, il faudra faire preuve de beaucoup d'imagination perverse ou d'un grand sens de l'humour, à l'instar de telle commune qui, comme on peut le voir sur la photographie ci-dessous, justifie l'interdiction de circuler imposée aux autocaravanes par l'article R.443-9 du code de... l'urbanisme !

 

Cet article règlementaire stipule en effet que peuvent être prises des dispositions particulières de circulation dans des « zones soumises à un risque naturel ou technologique prévisible » tel que « des incendies, des effondrements de cavités souterraines, des radiations de potentiel radon élevé, des événements sismiques, des cyclones, ou des éruptions volcaniques » !

 

Ce sont autant de facteurs de risques majeurs que chacun sait très fréquents chez nous, en France métropolitaine, et à La Seyne en particulier. Et, surtout, qui ne concernent en rien les deux-roues, ni les automobiles, ni les poids lourds, naturellement épargnés par ces catastrophes. Mais seulement les camping-cars...

 

 

UN INDISPENSABLE ÉQUIPEMENT D'ACCUEIL PRÈS DES COMMERCES ET DES PLAGES

 

Ne vaudrait-il pas mieux, plutôt que relancer une polémique et courir le risque de se couvrir de ridicule lorsqu'une association d'autocaravaniers aura facilement trouvé la faille règlementaire pour saisir la justice administrative aux fins d'annulation de décisions fantaisistes, revenir à la raison, et faire aménager comme il se doit, ainsi que nous l'avions prévu, l'aire de camping-cars du centre sportif Armand-Sauvat supprimée par arrêté municipal en mai 2021  ?

 

Si on estime que la gestion d'un tel espace ne doit pas relever de la compétence municipale, rien n'interdit de la confier à un opérateur privé spécialisé en charge de l'équiper avec des bornes d'entrée et de services (eau, électricité, vidange, voire sanitaires) comme il en existe partout, de le gérer, et de réguler les toujours possibles dysfonctionnements pouvant occasionner une gène pour le voisinage. Il est vrai que la moyenne d'âge des camping-caristes se situe en France à 59 ans, que plus du tiers d'entre eux a entre 60 et 74 ans, et que ce sont là des générations bien connues de chenapans fauteurs récurrents de troubles à la tranquillité publique...

 

Comme nous l'avions à peine initié en 2019, d'autres communes l'ont bien compris qui ont choisi d'être accueillantes et, ce faisant, par leurs aménagements et initiatives d'accueil des autocaravaniers, personnes bonnes consommatrices par leur niveau de ressources (73% sont des retraités de classe moyenne ou haute, des chefs d'entreprises, cadres ou techniciens supérieurs) soutiennent l'activité économique des commerces de proximité, des loisirs et de la culture, qui en a bien besoin.

 

Mais, à La Seyne, depuis deux ans, on a choisi de faire table rase du passé plutôt que prolonger et améliorer ce qui doit l'être.

 

C'est une façon de voir les choses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 février 2022 4 24 /02 /février /2022 07:30

Souvenirs, souvenirs. Le temps institutionnel et le temps administratif sont des temps longs. La décision de réaliser un "bus à haut niveau de service" (BHNS), sorte de "super-bus" à plusieurs voitures articulées, circulant à énergie propre sur une voie prioritaire dédiée entre La Garde et La Seyne, en lieu et place d'un tramway, remonte à février 2012. Il y a tout juste dix ans. La mise en service était annoncée pour... 2014. 

 

L'article paru à l'époque sur Var-matin rappelle ma position. Justifiant mon abstention lors du vote au conseil de qui était alors une communauté d'agglomération, outre le fait que les préférences seynoises allaient à un tramway, j'avançais mes craintes qu'un revirement quant au mode de transport n'occasionne un retard dans la mise en œuvre du projet.

 

Je ne croyais hélas pas si bien dire. À l'évidence, nous n'avons pas été très bons...

 

Dix ans après, une phase de concertation citoyenne vient de s'achever. Une enquête publique va suivre. Toulon Provence Méditerranée, devenue Métropole, annonce la mise en service d'un premier tronçon entre Toulon-Bir Hakeim, vers le pôle universitaire du centre-ville, et la base terrestre du Technopôle de la Mer à Ollioules, pour l'année 2024.

 

Les travaux pour l'extension vers l'est, jusqu'à l'université de La Garde, ne débuteront qu'après la fin du chantier d'élargissement de l'autoroute A57 vers Nice, prévue fin 2025. On peut donc imaginer une mise en service vers 2027.

 

Quant à la desserte de La Seyne, la Métropole a indiqué qu'aucun calendrier ne peut être avancé tant que n'aura pas été réalisé le très hypothétique « pont de la réconciliation » imaginé par la maire pour remplacer le projet pourtant validé d'élargissement des quais actuels pour traverser le vieux port. Ce sera donc dans... très longtemps.

 

Pour un retour nostalgique sur une longue histoire dont on n'est sûrement pas près de voir le bout, cliquez ICI ou sur la photo du journal ci-dessous...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
11 février 2022 5 11 /02 /février /2022 09:17

Ça vaut ce que ça vaut, mais c'est un indicateur de ce que les usagers du vélo ressentent sur notre territoire métropolitain. Le « baromètre des villes cyclables » pour 2021 vient d'être publié par la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB), qui rassemble 471 associations locales.

 

Il faut reconnaître que les avis ne sont pas folichons pour notre métropole toulonnaise. Et ça devrait inciter à poursuivre les efforts qui ont été engagés, peut-être en réajustant les priorités dans les aménagements...

 

UNE MAJORITÉ DE COMMUNES VÉCUES COMME PEU FAVORABLES AUX VÉLOS

 

Dix des douze communes de Toulon Provence Méditerranée ont fait l'objet d'évaluations. Pour chacune d'elles, les résultats de l'enquête font apparaître le ressenti global des usagers du vélo quant à la volonté publique, la sécurité, le confort, les services et le stationnement. Même si on peut trouver les jugements sévères, car il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas reconnaître les efforts et les avancées, il reste que les cyclistes considèrent très majoritairement qu'on est très loin du compte sur notre territoire.

 

Sur les dix communes, trois reçoivent un avis "très défavorable" (Ollioules, Saint-Mandrier et La Seyne), quatre un avis "défavorable" (Hyères, La Crau, La Garde et Toulon), deux un avis "plutôt défavorable" (Le Pradet et Six-Fours), seule une (Carqueiranne) un avis "plutôt favorable", et aucune un avis allant de "favorable" à "excellent".

 

DES RESSENTIS DES CYCLISTES QUI SE DÉGRADENT DANS 6 COMMUNES SUR 10

 

Plus ennuyeux, les avis connaissent sur les deux dernières années une évolution négative pour six de nos dix communes (-4% pour La Crau et Le Pradet, -8% pour La Garde, -17% pour Ollioules, -21% pour La Seyne et -25% pour Saint-Mandrier). Les ressentis progressent en revanche de façon positive à Hyères (+2%) et à Toulon (+5%), mais surtout à Six-Fours (+21%) et à Carqueiranne (+25%).

 

S'il fallait, sinon tirer des conclusions, du moins analyser pour orienter, il semble que, à la lumière de ces quelques éléments, c'est sur l'ouest de notre métropole qu'il faut redoubler d'efforts. Nos trois communes d'Ollioules, Saint-Mandrier et La Seyne ont besoin d'un indubitable coup de fouet d'aménagements cyclables.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
24 décembre 2021 5 24 /12 /décembre /2021 04:37

Un "super-bus" desservant les principaux sites de La Seyne et de la métropole, c'est très bien, même si un tramway aurait été bien mieux. Il nous faut cependant espérer que le tracé proposé à la concertation publique sera amendé pour répondre aux attentes du maximum de nos concitoyens et que le scénario de réalisation soumis à la consultation sera revu pour qu'elle ne s'inscrive pas dans un calendrier qui en ferait une hypothétique chimère d'un lointain avenir.

Des pistes d'amélioration existent, tant pour le tracé que pour les échéances. Il appartient à la maire de les entendre et de les porter après de la Métropole. Mais il est d'autres sujets d'inquiétude qui sont révélés par les documents soumis à l'analyse citoyenne.

Les interconnexions entre le futur "super-bus" et les autres moyens de déplacements (bus, bateaux-bus, véhicules personnels, vélos...) méritent en effet que des exigences soient transmises par la maire à Toulon Provence Méditerranée afin de répondre aux besoins des Seynois.

 

DEUX PARKINGS-RELAIS LE LONG DU TRACÉ SEYNOIS : INDISPENSABLES !

Délaisser la voiture pour emprunter les transports collectifs est une nécessité économique et environnementale, donc civique. Dans une métropole dont la partie occidentale a une géomorphologie très collinaire, même avec les dessertes de minibus par appel-bus, l'automobile est souvent le seul moyen de rejoindre un axe structurant de transports en commun tel que le train, le bateau-bus ou le futur "super-bus". Il faut donc prévoir des parkings-relais le long du site propre dédié.

Les documents proposés à la consultation par la Métropole en situent deux le long du tracé seynois (et deux autres pour les bateaux-bus), ayant chacun une capacité de 150 à 200 places de stationnement : à la gare SNCF et aux Esplageolles.

Cela appelle deux remarques. S'agissant de la gare, cette capacité – qui est à peu près la capacité actuelle – est notoirement insuffisante ; cela signifie-t-il que la Ville a demandé à la Métropole de renoncer au projet engagé d'extension vers l'est du parking existant ? Quant aux Esplageolles, y a-t-il – et ce serait une heureuse nouvelle – un nouveau revirement et la remise à l'ordre du jour de la réalisation d'un parc de stationnement sur plusieurs niveaux, dont l'attente justifiait que l'ancienne équipe municipale n'ait pas engagé de travaux sur le site ? En tout état de cause, la maire doit obtenir de la Métropole que ces deux équipements se réalisent avant la mise en service du "super-bus".

 

LE PÔLE D'ÉCHANGES MULTIMODAL DE LA GARE DEMEURE-T-IL VRAIMENT AU PROGRAMME ?

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Les documents présentés par la Métropole font certes apparaître sur une carte un pôle d'échanges multimodal (PEM – les endroits où d'autres modes de déplacement, individuels ou collectifs, sont connectés au “super-bus”) à la gare SNCF de La Seyne-Six-Fours, mais, contrairement à ceux de Sainte-Musse et de La Pauline, aucune présentation détaillée ni échéancier ne sont exposés.

Le programme est pourtant en partie engagé. Le pont-rail – pont-route est réalisé depuis près de dix ans. Le terrain de l'extension du parking est acquis. Mais le reste est au point mort depuis des mois. Si la cause de cette suspension de chantier est liée aux questions environnementales soulevées par des agriculteurs et des associations, il est fondamental de mettre en œuvre des solutions de préservation, de réajuster le programme et de le redémarrer de telle sorte qu'il soit réalisé avant la mise en service du "super-bus", et même avant celle du "RER toulonnais". Autour de leur maire, les Seynois doivent peser en ce sens.

 

À LA SEYNE, L'INTERMODALITÉ PASSE AUSSI PAR LA MER

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Quoiqu'il soit étrange que, lorsqu'on est questionné au téléphone dans le cadre de l'enquête de mobilité en cours lancée par la Métropole, on s'entende répondre, lorsqu'on évoque les lignes de bateaux-bus, qu'on est hors-sujet, il est incontestable que, avec ses 25 kilomètres de littoral, dont plus de la moitié dans la Rade, et ses quatre – et bientôt six ( * ) – embarcadères de bateaux-bus, La Seyne a la chance de pouvoir compter sur un mode de transport collectif original, agréable et rapide.

Ça n'a pas échappé aux concepteurs du projet de tracé du futur "super-bus", puisque trois de ses arrêts permettront une interconnexion avec les lignes maritimes de Réseau Mistral : Hôtel de Ville, Espace Marine et Bois Sacré.

On doit dès lors se demander pourquoi la Métropole s'entête à repousser sine die la mise en service d'une desserte maritime reliant Saint-Mandrier, Les Sablettes et Tamaris au centre-ville de La Seyne, que Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier, et moi réclamions depuis des années. Avec la création de l'embarcadère de Bois Sacré, qui sera connecté au "super-bus", ce serait une formidable opportunité pour les habitants de nos quartiers sud de délaisser la voiture, même sans créer une ligne spécifique, l'emplacement de la station maritime de Bois Sacré permettant d'accueillir les bateaux-bus des trois lignes existantes (8M venant du centre de La Seyne, 18M venant des Sablettes et 28M venant de Saint-Mandrier).

Les Seynois qui partagent cette vision de l'intermodalité "bateau-bus / super-bus" doivent solliciter leur maire pour que, elle et son collègue mandréen, soutenus par leurs populations, obtiennent de la Métropole que cette dimension soit intégrée au projet qu'elle soumet à la concertation.

 

Avec ce quatrième article se termine ma réflexion du moment sur ce "bus à haut niveau de service" qui, bien sûr, ne remplacera jamais le tramway dont beaucoup rêvaient. Mais tâchons d'obtenir de Toulon Provence Méditerranée les bons choix pour ce "super-bus".

Que ce soit pour obtenir le meilleur trajet possible, les interconnexions les plus utiles avec les autres moyens de mobilités, et un calendrier de mise en service acceptable, la maire devrait proposer à ses concitoyens et aux associations et entreprises seynoises, par exemple via une réunion élargie du "comité des usagers des mobilités", une rencontre préalable à la séance publique de concertation à laquelle la Métropole convie notre population, afin que, exposées d'une même voix forte et cohérente, les aspirations et exigences seynoises soient entendues.

 

( * ) : Aux quatre embarcadères actuels (Les Sablettes, Tamaris, Espace Marine et Hôtel de Ville) devraient s'ajouter celui de Bois Sacré et un autre, dans l'esprit de celui desservant la Base Marine de l'Arsenal de Toulon, dans la zone de sécurité portuaire de Brégaillon.

 

Pour en savoir plus :

> L'importance de la concertation organisée par la Métropole

> Un tracé seynois à améliorer

> Un inquiétant calendrier de réalisation

> Le dossier de concertation de TPM

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23 décembre 2021 4 23 /12 /décembre /2021 03:18

Les documents soumis à l'analyse des citoyens dans le cadre de la concertation entamée par la Métropole pour le futur "bus à haut niveau de service" (BHNS) attestent de la volonté d'avancer. Ainsi, la mise en service d'un premier tronçon reliant la base d'Ollioules du Technopôle de la mer à Bir-Hakeim (ouest de Saint-Jean-du-Var) est prévue pour fin 2024.

Ce sera un peu plus long pour la partie qui ira, à l'est, jusqu'à la gare de La Garde, qui ne sera réalisée qu'à la fin des travaux d'élargissement de l'autoroute A57.

Mais à l'ouest, pour la desserte de La Seyne, c'est bien plus inquiétant : aucun calendrier n'est affiché. Et la cause en est clairement explicitée par la Métropole : c'est la faute de la mairie qui a décidé de chambouler le projet de traversée du port avec la perspective de la réalisation improbable d'un pont plutôt que l'élargissement des quais qui était programmé.

 

C'est écrit avec des mots savants et des précautions courtoises telles que l'usage du conditionnel, mais c'est très clair dans le document présentant le calendrier. Les extraits ci-dessous parlent d'eux-mêmes.

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Nul ne sait en effet si le fameux « pont de la réconciliation » pourra voir le jour. Et donc le "bus à haut niveau de service" (BHNS) devra encore attendre pour desservir La Seyne.

 

VA-T-ON LAISSER UN CHIMÉRIQUE PONT DÉNATURER LE PAYSAGE URBAIN LITTORAL ET BLOQUER LE "SUPER-BUS" ?

C'est pourquoi il serait judicieux que l'intérêt collectif soit intégré dans la réflexion de la maire. Sauf peut-être les quelques aficionados d'un de ses adjoints qui ne semble vivre depuis des années que pour voir un hypothétique pont franchir la Rade – mais ne semble plus vraiment en odeur de sainteté depuis le schisme intervenu dans la majorité municipale –, il ne se trouverait pas grand monde pour reprocher à la maire de revenir au projet plus raisonnable d'un élargissement des quais, dont nous avions obtenu l'intégration dans les projets métropolitains comme complément du programme de rénovation du centre ancien.

À défaut, les Seynois devraient a minima obtenir de leur maire qu'elle plaide pour que la desserte de la gare SNCF et de Berthe, voire avec une boucle desservant Brégaillon, soit assurée dans la foulée de la mise en service du premier tronçon. Les infrastructures sont en grande partie réalisées : la voie en site propre existe depuis les années 90 du collège Henri-Wallon au carrefour du 8 mai 1945, le pont rail-route permettant le franchissement de la voie ferrée est construit depuis près de dix ans, et la route départementale rejoignant la Pyrotechnie dispose de quatre voies.

Portée par les Seynois après qu'elle les aurait consultés en amont de la réunion de concertation à laquelle la Métropole convie nos concitoyens, le mardi 18 janvier à 17 heures à la Bourse du Travail, la maire, faisant preuve de bon sens, pourrait obtenir ce que j'avais moi-même obtenu de Toulon Provence Méditerranée (TPM) et sur quoi son équipe semble être revenue... 

 

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Pour en savoir plus :

> L'importance de la concertation organisée par la Métropole

> Un tracé seynois à améliorer

> Des pôles d'échanges intermodaux à parfaire

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22 décembre 2021 3 22 /12 /décembre /2021 08:04
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Après avoir exposé dans un précédent article l'enjeu de la concertation ouverte par la Métropole sur le projet de "bus à haut niveau de service" (BHNS), il semble utile d'entrer un peu dans le détail et d'évaluer si les documents soumis à l'avis des habitants des cinq communes traversées, dont La Seyne, attestent toujours de la prise en compte des vœux recueillis lors des réunions publiques de 2016 qui avaient permis d'aboutir à un avant-projet assez satisfaisant.

Or le projet de tracé présenté aujourd'hui suscite des interrogations. Et pas des moindres. La Métropole ayant pour habitude de suivre les avis des municipalités de ses communes membres, la maire de La Seyne doit s'expliquer, d'autant plus qu'elle n'avait émis aucune réserve lorsqu'elle était conseillère municipale d'opposition et que ses documents de campagne sont muets sur le sujet. Et consulter les Seynois pour porter leurs vœux à la Métropole.

 

Grosso modo, la partie seynoise du tracé est conforme à l'avant-projet. En particulier, l'entrée en centre-ville, en venant de Toulon, est prévue par l'avenue Gambetta, qui sera dédiée aux modes doux. Et le terminus est bien prévu aux alentours de Bois Sacré et non au niveau du port, voire à la gare SNCF, comme cela avait été un temps envisagé. Les demandes que j'avais exprimées sont satisfaites. Mais il reste qu'une option que nous avions rejetée refait surface, et qu'un sujet important pour l'environnement ne semble pas avoir été traité.

 

BERTHE, PAS CONSIDÉRÉ COMME UN UN QUARTIER COMME LES AUTRES ? 

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Voilà en effet qu'apparaît dans les documents soumis à concertation l'hypothèse d'une liaison qui, longeant la zone portuaire de Brégaillon par la voie départementale entre la Pyrotechnie et l'entrée du centre-ville, ne desservirait pas le quartier Berthe, voire non plus la gare SNCF de La Seyne-Six-Fours (tracé bleu sur la carte).

Il demeure certes sur les plans un tracé alternatif traversant le quartier Berthe (tracé vert sur la carte). Serait-ce à dire que certains "super-bus" auraient un trajet direct délaissant la gare, le plus grand ensemble d'habitat social du Var où vivent près de 15.000 personnes, un grand pôle commercial, un collège, des écoles et deux crèches, des équipements sociaux, culturels et sportifs, des lieux de culte, la médiathèque, l'hôpital, le commissariat de police, autant de services publics ou privés qui bénéficient à toute la population, bien au-delà de celle du quartier, tandis que d'autres “super-bus“ – mais à quelle fréquence ? – assureraient ces dessertes ?

Ça serait inacceptable, nous l'avions dit, et l'hypothèse d'un trajet direct via Brégaillon avait été écartée. Ça le serait parce que la desserte d'un quartier populaire vulnérable par un transport commun moderne et cadencé à un rythme garanti d'une moyenne de 10 minutes est un vecteur majeur de lutte contre la ségrégation urbaine, un soutien indispensable à la mobilité pour l'insertion sociale et professionnelle des habitants en difficulté qui gagneront en dignité, et une voie pertinente pour le changement positif de l'image d'un quartier en souffrance. Ça le serait aussi parce que le site propre sur lequel circulera le "super-bus" a été réalisé par la commune pour le tramway il y a vingt ans, permettant une traversée rapide du quartier ne nuisant pas au temps de trajet, et que la poursuite de son délaissement serait un gâchis des moyens publics investis.

Et, à ceux qui rétorqueraient que la desserte de la zone industrialo-portuaire de Brégaillon est nécessaire, il convient de rappeler que devait être étudiée l'hypothèse d'une liaison cadencée par bus depuis la gare et, en sens inverse, depuis le centre-ville, où existeront deux sites intermodaux (train/BHNS/bus et bateaux-bus/BHNS/bus), y compris en accédant au cœur du site portuaire sécurisé, à l'instar des trois lignes de bus internes à la Base navale militaire de Toulon.

Le sujet est d'importance pour la cohésion sociale et l'équité entre territoires et habitants. Les Seynois doivent se prononcer.

 

À LA LIMITE OLLIOULES – LA SEYNE, L'ENJEU ENVIRONNEMENTAL

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L'autre sujet qui pose problème concerne les communes d'Ollioules et de La Seyne, aux alentours de la gare SNCF. Des agriculteurs, des associations environnementales et de promotion des mobilités propres l'ont soulevé lors d'une enquête publique. Ils exposent leurs inquiétudes dans une interview donnée à France 3 que j'invite à regarder ci-dessous.

Ils contestent le tracé, qui demeure inchangé sur les documents soumis à la concertation, proposant une alternative : à partir d'un embranchement à l'arrêt de Bon-Rencontre (repéré en violet sur le plan), la création deux lignes de “super-bus“, l'une desservant la base terrestre du technopôle de la mer à Ollioules (en orange sur le plan), l'autre empruntant la voirie départementale existante via le cimetière ouest de Toulon et Lagoubran (en bleu turquoise sur le plan). Cette hypothèse supprimerait toutefois la desserte de la zone commerciale du quartier Quiez à Ollioules (tracé en gris sur le plan).

Les préventions écologiques sont fondées. Mais demeure la même question que celle qui se poserait pour Berthe et Brégaillon, avec une alternance de “super-bus” venant de Toulon, l'un desservant le technopôle d'Ollioules, l'autre Lagoubran et La Seyne : est-il acceptable qu'un transport en commun structurant n'assure une desserte que tous les quarts d'heure aux heures de pointe et toutes les demi-heures en heures creuses ? La fréquence et la rapidité sont indispensables pour inciter à délaisser la voiture.

Là encore, les Seynois, les entreprises et associations du territoire, doivent être invités par leur maire à plancher sur le sujet avant la réunion de concertation officielle du 18 janvier.

Un tracé faisant le plus possible consensus, issu d'une démarche démocratique large, doit être proposé par la municipalité à la Métropole.

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21 décembre 2021 2 21 /12 /décembre /2021 06:20

C'est un élément déterminant de la qualité de vie à La Seyne et dans l'agglomération toulonnaise. La Métropole a lancé une concertation des habitants des cinq communes qui seront reliées à une cadence significative par ce qui est appelé « super-bus ».

C'est un projet ayant remplacé celui d'un tramway espéré depuis des décennies, mais qui n'a hélas pas été retenu par la majorité des maires de Toulon Provence Méditerranée. Mais mieux vaut tout de même un « super-bus » que rien.

Il est d'autant plus important que les Seynois se saisissent de l'opportunité que la Métropole leur offre de peser par leurs remarques, avis et exigences sur ce programme de mobilités nouvelles.

D'autant que bien des questions se posent encore. Et que de nouvelles ont récemment surgi.

 

UN TEMPS DE CONCERTATION, ÇA SE PRÉPARE DÉMOCRATIQUEMENT

Sauf à ce qu'elles revêtent désormais le caractère hermétique et confidentiel d'une caste éclairée, même en fouillant à fond dans les pages d'un quotidien local et dans les magazines et sites Internet municipaux, on ne parvient plus à trouver trace d'une quelconque invitation aux citoyens, comités d'intérêt local, acteurs économiques et associatifs, à préparer en amont avec leurs élus communaux le seul temps de concertation prévu à La Seyne ( le mardi 18 janvier à 17 heures à la Bourse du Travail ).

Il existe bien toujours cependant un “comité des usagers des mobilités” ouvert à tous et dont c'est la fonction. Celui-ci a pourtant joué un rôle déterminant pour obtenir des améliorations de l'offre de transports en commun et de mobilités propres pour notre commune. On se souviendra par exemple que le poids des Seynois, présents en nombre à la concertation organisée par SNCF-Réseau après avoir longtemps travaillé ensemble au sein de ce “comité”, a été déterminant pour l'obtention du futur “RER toulonnais” et notamment la localisation de son terminus ouest à Saint-Cyr et non à Ollioules ou La Seyne, réglant ainsi les enjeux d'encombrements routiers qui auraient résulté du choix initial. Cette démarche d'implication citoyenne qui valait pour le projet de train cadencé à 15 minutes ne vaudrait-elle pas dans l'esprit de la maire pour le « super-bus » à desserte rythmée de 7 à 13 minutes selon les moments de la journée ?

 

DES ÉCHANGES QUI DÉRANGERAIENT LES ÉLUS SEYNOIS ?...

Il est vrai que les documents proposés par la Métropole pour servir de support à la concertation révèlent des éléments nouveaux par rapport à l'avant-projet de 2016, manifestement issus d'une évolution de la vision municipale sur le sujet, qui peuvent à juste titre susciter l'inquiétude des Seynois.

Cela concerne le tracé en site propre dédié et les dessertes des quartiers, le calendrier de réalisation de la partie seynoise du futur “bus à haut niveau de service”, et les parkings-relais et pôles d'intermodalité (les endroits où d'autres modes de déplacement, individuels ou collectifs, sont connectés au “super-bus”).

J'ai eu des échanges avec certains de mes concitoyens, dont des personnes ayant pris part aux travaux de notre “comité de usagers des mobilités” qui semble bien avoir été placé en léthargie. Ils décèlent les mêmes risques d'entourloupes que moi et ne mettent pas en cause a priori la Métropole. J'invite les visiteurs de mon blog à se faire une idée dans les jours à venir, au travers de trois futurs articles thématiques que je mettrai en ligne sur la question...

 

Pour en savoir plus :

> Un tracé seynois à améliorer

> Un inquiétant calendrier de réalisation

> Des pôles d'échanges intermodaux à parfaire

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16 novembre 2021 2 16 /11 /novembre /2021 06:41

Le quotidien Var-matin rapporte ce mardi la présentation par la municipalité des orientations de la Métropole TPM en matière portuaire à une association de résidents d’un quartier. Ça appelle pas mal de questions.

Ce sont des interrogations sur la forme de la communication, d’abord, mais aussi et surtout des besoins de précisions sur le fond, pour répondre aux inquiétudes économiques, sociales et environnementales que suscitent les informations données par la Ville.

La Métropole, seule compétente en matière portuaire, a le devoir de s'exprimer pour confirmer ou non les annonces des élus municipaux.

 

DES INTERROGATIONS SUR LE MODE DE COMMUNICATION

On se demande pourquoi une association d’habitants est informée avant le conseil municipal, voire avant le collectif des comités d’intérêt local (CIL), jamais réuni depuis 2020. C'est une curieuse conception de la démocratie locale...

Pourquoi aussi est-ce la Ville qui annonce des choix alors qu’elle n’a aucune compétence en matière portuaire ? Les priorités exposées sont-elles vraiment celles de la Métropole TPM, seule institution responsable des ports ?...

 

DES INCIDENCES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES

La réalisation d’une passerelle routière appelée « pont de la réconciliation » risquerait fort de ne pas… réconcilier les opérateurs économiques du secteur du nautisme, notamment ceux de l'Espace Grimaud, avec les institutions publiques. Elle imposerait en effet le transfert de 110 anneaux de petits voiliers du « vieux port » qui, du fait de la hauteur de leurs mâts, ne pourraient plus franchir la passe. Leur réinstallation annoncée le long des quais des anciens chantiers navals au tirant d’eau exceptionnel et unique dans la région grèverait les possibilités, prévues depuis des années, d’y accueillir des unités importantes en hivernage ou en attente d‘entretien et réparation dans nos entreprises locales en concurrence rude avec celles d’autres ports de Méditerranée. Cela fragiliserait gravement l’activité économique, donc l’emploi, d’une filière-phare et des activités tertiaires connexes.

On sait que ce pont est une promesse de campagne de la maire. Mais on se grandit toujours en acceptant de réorienter ses choix. Pourquoi ne pas s’en tenir à l’élargissement du quai du port actuel, ne nécessitant que la relocalisation de 40 anneaux ? La Métropole est-elle prête à prendre et assumer un tel risque économique et social ?…

 

DES CONSÉQUENCES ENVIRONNEMENTALES ET URBAINES

Renoncer à l’élargissement le long des quais actuels du « vieux port » enterrerait la possibilité d’y réaliser l’indispensable site propre du futur bus à haut niveau de service et les voies cyclables prévues. Le développement des mobilités douces est le seul moyen de relancer la fréquentation du centre-ville, de désengorger la traversée du port et de prendre notre part dans la réduction des émissions de gaz nuisibles à la qualité de vie urbaine et au climat. Sans desserte moderne et propre en proximité immédiate, stimulant la rénovation de l'habitat et de l'activité commerciale, des fresques, des animations culturelles et festives, certes bienvenues comme l'actuelle sur le thème de « l'écume de nos déchets », ne suffiront jamais à redynamiser notre centre ancien.

Le renoncement à ce projet vital d’investissement pour reporter ses financements sur un « pont de la réconciliation » risquerait fort de ne pas… réconcilier les institutions publiques avec les commerçants et services du centre-ville, avec l’hôtel Mercure cerné par quatre voies de grande circulation, avec les concepteurs du Parc de la Navale qui en détiennent la propriété intellectuelle, ni avec les gens attachés au patrimoine historique, parmi lesquels le ministère de la Culture dont on se demande s’il apprécierait qu’une autoroute urbaine vienne jouxter le monument classé qu’est notre pont transbordeur.

La Métropole, responsable du projet de rénovation urbaine du centre-ville autant que des ports, des parcs urbains, des voiries, de l'économie et des transports collectifs, suit-elle la municipalité seynoise sur cette orientation ?...

 

DES BESOINS IMPÉRIEUX DE RÉPONSES AUX USAGERS ET CITOYENS

Enfin, si l’on doit se réjouir des annonces de mises en chantier des réhabilitations, sur lesquelles nous avons travaillé avec la Métropole depuis des années, des ports de la Petite Mer et de Saint-Elme, y compris en assumant pour des raisons d’équilibre économique une extension du nombre d’anneaux de ce dernier, il reste à préciser les intentions de TPM en matière de ce que la Ville annonce comme un projet de « gestion globale » de l’ensemble des ports par le futur concessionnaire pour la désignation duquel un appel à candidatures va être lancé l'an prochain.

Les associations de plaisanciers vont-elles conserver leur place, en particulier pour le Port du Manteau dont la petite mais très active société nautique assume aujourd’hui très bien la gestion de ses espaces portuaires ?…

Tout ça fait beaucoup d’interrogations. La Métropole a le devoir de s’exprimer sur ces enjeux.
 

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Marc VUILLEMOT

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