6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 04:00

Qu'il s'agisse de quartiers littoraux résidentiels et touristiques, de zones périurbaines d'habitat social ou de centres anciens, sans conduire de grandes études scientifiques pointues, on peut évaluer les difficultés et les inégalités en matière de mobilités urbaines et interurbaines.

Bien sûr, ça et là, lorsqu'un maire, portant la parole de ses concitoyens, réclame avec insistance un aménagement de telle ou telle ligne de bus ou de bateau-bus, il parvient peu ou prou à l'obtenir dans des délais variés. Mais, à l'heure où la démarche métropolitaine va s'enclencher, ne faut-il pas "changer de logiciel", comme disent les "sachants" d'aujourd'hui ?

C'est une démarche globale de réflexion sur les investissements d'avenir de l'ensemble du territoire, dont les infrastructures de transports, qu'il faudrait conduire, y associant toutes les parties prenantes, élus, acteurs économiques et sociaux, et populations.

À défaut, on continuera à entendre les uns et les autres se rejeter la responsabilité des encombrements liés à l'absence d'une troisième voie sur l'autoroute de Toulon vers Nice et à l'ouverture d'un nouvel espace en forme... d'avenue d'une centaine de commerces accusé de tuer les boutiques des centres-villes, et on sera encore interpellé sur le sentiment d'iniquité ressenti par les chefs d'entreprises de la zone ouest vis-à-vis de leurs collègues de celle de l'est, s'estimant moins bien considérés en transports collectifs pour aujourd'hui — peut-être pas à tort, il suffit de regarder le plan des lignes de Réseau Mistral — et pour demain — pourquoi le projet d'une halte ferroviaire aux Playes ne serait-il pas aussi important que celui de Sainte-Musse et la rénovation de celle de La Pauline ?

 

PESER LE POUR ET LE CONTRE DES PROJETS STRUCTURANTS MÉTROPOLITAINS

Si nul ne conteste la prévalence de Toulon, cœur de métropole qui doit conforter ses fonctions de centralité, si tout un chacun approuve le grand projet de "quartier de la connaissance, de la créativité et du numérique" à Chalucet, si personne ne conteste l'absolue nécessité de reconstruire la grande jetée qui ferme la Petite Rade, il est d'autres projets qui doivent être soumis à réflexion partagée.

Faut-il vraiment envisager, à titre d'exemple, de construire un nouveau quai de 400 mètres de long sur le littoral toulonnais de la Rade, perpendiculaire à nos vents dominants, ainsi qu'il est envisagé de le faire à l'issue d'études devant être financées au titre du Contrat de plan État-Région ?

On parle d'un coût de 40 à 50 millions d'euros pour cette nouvelle infrastructure portuaire destinée à accueillir au plus près du cœur de ville de Toulon des paquebots géants de même nature que ceux qui accostent par dizaines chaque année le long du môle d'armement des anciens chantiers navals de La Seyne, là ou la Chambre de commerce et d'industrie du Var a beaucoup investi pour réaliser il y a quelques mois, avec l'accompagnement de notre commune, un terminal de croisières ultramoderne d'où on est, pour peu qu'on les développe, en bateaux-bus publics ou en navettes maritimes commerciales, à dix minutes à peine du centre historique de Toulon.

 

LES MOBILITÉS EN CONCOMITANCE AVEC LES INVESTISSEMENTS D'AVENIR

Ne devrions-nous pas prendre garde à ne pas mettre la charrue avant les bœufs ? Il est peut-être des réalisations dont les urgences sont à hiérarchiser dans le temps, ainsi que l'avait d'ailleurs senti Hubert Falco en voulant éviter la concomitance des chantiers toulonnais du tunnel routier et du transport en commun en site propre.

Avant de sauter sur la première opportunité venue consommatrice de finances publiques et privées, ne devrait-on pas commencer par dresser un état des lieux global de l'existant, des difficultés présentes et à venir, et des enjeux de développement, notamment en matière de mobilités métropolitaines, qui semblent être la clé de voûte de tout dispositif de redynamisation urbaine, économique, sociale et culturelle d'un territoire d'avenir.

5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 04:29

Après avoir mis en évidence des inégalités territoriales d'offres de transports collectifs entre divers sites de typologies similaires de l'agglomération toulonnaise — deux quartiers résidentiels d'une part, et deux quartiers périurbains d'habitat social d'autre part —, j'ai voulu dresser un état comparatif de la situation des mobilités vers et depuis les centres-villes des quatre communes les plus importantes, Toulon, La Seyne, Hyères et Six-Fours.

 

BIEN SÛR QUE LE CŒUR DE L'AGGLOMÉRATION DOIT ÊTRE BIEN DESSERVI

Si, naturellement, le cœur historique, culturel et commercial de Toulon, ville principale d'un territoire métropolitain de près de 450.000 habitants, a des fonctions de centralité que n'ont pas les trois autres, justifiant une meilleure desserte pour permettre aux résidents de l'ensemble de l'aire métropolitaine d'accéder à des services, des commerces, des espaces de culture et de loisirs, il n'empêche que les cœurs historiques de nos communes sont aussi des lieux d'habitation, notamment pour des familles à faibles revenus, qui doivent d'autant plus avoir accès aux mobilités urbaines propres que la circulation et le stationnement des automobiles sont complexifiés par la nature urbaine de ces vieux quartiers.

Trois des quatre centres anciens ont même été classés prioritaires au titre de la "politique de la ville" (Toulon, La Seyne et Hyères) et deux d'entre eux (Toulon et La Seyne) sont même retenus comme "ultra-prioritaires" pour bénéficier du "Nouveau programme national de rénovation urbaine" (NPNRU).

Pour effectuer des comparaisons objectives d'offres de dessertes par bus et bateaux-bus, j'ai artificiellement pondéré, pour le centre de Toulon, les résultats de l'indice nombre de dessertes qui sert à mes analyses en le réduisant de 25%, considérant que sa fonction de centralité métropolitaine justifie des lignes et des fréquences accrues d'autant.

 

MAIS LES CENTRES D'HYÈRES ET DE SIX-FOURS SONT PARENTS PAUVRES

Il apparaît que, si le centre de La Seyne bénéficie de presque la moitié moins de dessertes que celui de Toulon (après pondération de ce dernier, et en données brutes), les centres de Hyères et de Six-Fours sont considérablement moins bien desservis, de l'ordre de huit fois moins.

Rapportés aux nombres d'habitants respectifs de chacune des communes, l'écart demeure de l'ordre d'un bon tiers pour ces deux villes, tandis que — agréable surprise — le résultat est inversé pour le centre de La Seyne, de 30% mieux desservi que celui de Toulon, à l'exception des dimanches.

Enfin, rapporté aux possibilités de mobilités des résidents des quartiers eux-mêmes, La Seyne est à peu près à l'identique de Toulon, Hyères environ quatre fois moins bien, et Six-Fours plus de huit fois moins bien.

 

AVEC L'EXISTANT, DES MARGES EXISTENT POUR AMÉLIORER

Il y a donc matière à amélioration dans une logique métropolitaine où chaque pôle urbain a son importance pour le développement de l'ensemble du territoire. Si l'on compare, par exemple à La Seyne, les liaisons entre les quartiers est et sud avec le centre et celui de l'agglomération, ainsi que je l'ai fait dans une précédente analyse, on mesure les disparités importantes d'une partie de la commune à une autre ; or ces quartiers littoraux, pour partie résidentiels et pour partie en développement en matière d'activité économique et d'habitat (site des anciens chantiers, Bois Sacré), sont situés, venant du reste de la commune et de l'agglomération, au-delà du goulet d'étranglement routier que représente la traversée du vieux port seynois.

Des marges de manœuvre existent d'ores et déjà, en réduisant ça et là une offre convenable, pour améliorer, par exemple, les dessertes des centres hyérois et six-fournais ou des quartiers seynois à la circulation déjà beaucoup trop dense où l'on ne pourra maintenir ou revenir à une qualité de vie urbaine qu'en y développant les transports collectifs, par la hiérarchisation des priorités et la création de nouvelles dessertes, en particulier par voie maritime, comme c'est dès à présent possible de le faire, avec un minimum de volonté, pour le littoral seynois de la Petite Rade, ainsi que je le réclame depuis des années.

 

> Suite (Article 5/5)

4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 04:39

Si les inégalités d'offres de transport en commun entre quartiers et communes d'un même territoire, conséquences de leurs histoires respectives, perdurent parce qu'on ne se penche pas en continu sur les besoins ou simplement parce qu'il ne se trouve personne pour s'en plaindre, il est certains sites de notre agglomération "Toulon Provence Méditerranée" (TPM) qui font depuis des années l'objet des attentions de l'État et des collectivités pour gagner en équité et devenir des "morceaux de ville comme les autres". Ce sont les quartiers populaires d'habitat social classés prioritaires au titre de la "politique de la ville".

Là, outre les programmes de rénovation urbaine et d'accompagnement social dont ils bénéficient depuis le début des années 80, nous sommes tous — services de l'État et collectivités locales — engagés à leur témoigner un intérêt particulier pour y compenser les inégalités sociales et économiques dont souffrent leurs habitants. Et ce dans tous les domaines de l'action publique "ordinaire" ; ce qu'on appelle le droit commun. Dont celui qui relève de la compétence d'autorité organisatrice des transports urbains qui, après avoir été à la charge des communes, est devenue intercommunale.

 

AUTANT DE DESSERTES À BERTHE QU'À LA BEAUCAIRE, MAIS POUR PLUS DU DOUBLE D'HABITANTS 

Or, comme pour les quartiers résidentiels du sud de La Seyne et de Toulon, le compte de l'égalité n'y est pas encore. La comparaison des offres que j'ai faite entre les ensembles d'HLM de La Beaucaire à Toulon (5910 habitants) et de Berthe à La Seyne (14134 habitants) en attestent. Même si l'écart en faveur du quartier toulonnais n'est pas dans un rapport de 1 à 3 comme dans les zones résidentielles, et même si l'on relève à peu près le même nombre de dessertes par semaine pour chacun des deux quartiers, l'écart en faveur de La Beaucaire rapporté au nombre d'habitants est tout de même dans une proportion de 1 à 2,5. Et l'offre est même 6 fois inférieure à Berthe pour les dimanches.

S'agissant des liaisons sans correspondance permettant aux résidents de ces quartiers d'habitat social de se rendre vers les pôles de services, d'activité économique et de culture de l'agglomération, l'offre est très disparate.

Les habitants de La Beaucaire n'ont ainsi aucune possibilité de gagner la gare de Toulon sans changer de bus et quasiment pas pour rejoindre l'une ou l'autre des gares TER d'Ollioules et La Seyne. Les Seynois de Berthe sont bien mieux lotis, et même beaucoup mieux que leurs concitoyens des quartiers sud de leur commune.

 

DES LIAISONS À AMÉLIORER POUR "DÉGHETTOÏSER"

En revanche, si les Toulonnais de La Beaucaire disposent d'autant d'offres sans correspondance que ceux du Mourillon pour gagner leur centre-ville, les Seynois de Berthe sont 30% moins bien dotés que les Toulonnais quant aux possibilités de rejoindre les cœurs de ville de Toulon ou de La Seyne, lieux des démarches administratives et de l'activité commerciale et culturelle de niveau communal ou intercommunal.

Il est donc capital, au regard des enjeux de "déghettoïsation" des quartiers prioritaires périphériques, d'accès à la formation, l'emploi, la vie sociale et culturelle, l'incitation des constructeurs à investir au cœur des quartiers populaires pour y faire venir des résidents plus aisés, bref le "brassage républicain" et le "vivre ensemble" des populations, de compléter les efforts déjà accomplis en matière de mobilités.

 

FAUTE DE TRAM, LE "SUPER-BUS" DOIT STRUCTURER LES QUARTIERS PÉRIPHÉRIQUES D'HLM

Le "site propre" initialement dédié au tramway est réalisé sur toute la traversée du quartier Berthe depuis la fin des années 90, sur presque les deux tiers de son trajet seynois, et le pont de franchissement de la voie ferrée a été livré il y a trois ans ; il est indispensable de mettre les bouchées doubles pour construire et mettre en service le tronçon de site propre qui doit relier La Seyne, via Berthe, à la base terrestre du Technopôle de la Mer, actuel terminus de la ligne U, et d'engager la liaison "carrefour du 8 mai-site des anciens chantiers". En attendant que, à défaut de tramway, le "super-bus" joue ce rôle d'ouverture et de structuration.

Et cette analyse comparée des offres des deux quartiers aura mis en évidence qu'aucune des trois lignes structurantes, reliant à bon débit de desserte l'ouest de TPM à Toulon, les lignes U, 1 et 8, ne dessert la gare SNCF majeure de l'agglomération, permettant l'intermodalité sans correspondance avec les grandes lignes du réseau ferré. Il y a là aussi matière à amélioration pour pousser à l'usage du rail... surtout si le Président de la Région, M. Estrosi, responsable des Trains express régionaux (TER) démontre — ce dont je doute fort au regard de ce qui s'est passé dans les pays d'Europe qui s'y sont essayés — que le remplacement des rames de la SNCF par des trains privés accroîtra l'offre et améliorera le service...

 

Suite (Article 4/5)

3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 04:22

Vous avez dit inégalités territoriales d'offres de mobilités d'aujourd'hui ? Je le pense. Et je vais tenter de le démontrer en quatre temps. Regardons avec un premier article, s'appuyant sur les données de population de notre Institut national de la statistique (INSEE) et les informations que nous pouvons pêcher sur le site de Réseau Mistral quant aux lignes de bus et de bateau-bus.

Si l'on compare les lignes, les arrêts et les nombres de dessertes quotidiennes par ligne des deux grands quartiers urbains et périurbains entourés sur la carte ci-dessous, on découvre un certain nombre d'éléments qui rendent perplexe...

Il s'agit des quartiers du Mourillon, du Cap Brun et des Ameniers à Toulon (entourés de bleu), et, pour La Seyne, de ceux de Balaguier, Tamaris, Les Sablettes, Les Plaines et Janas (entourés de rouge).

Ces deux sites se faisant face ont une population à peu près identique d'environ 26.500 habitants chacun, une surface habitée similaire (le sud de la zone seynoise est recouvert par la forêt de Janas), et en commun une même typologie de quartiers littoraux résidentiels, sans importante zone d'entreprise ou commerciale ni fonctionnalités de services publics justifiant des déplacements d'autres personnes que les résidents, mais des commerces et services de proximité, et des zones balnéaires à forte valeur ajoutée d'économie du tourisme et des loisirs, y amenant des environs ou de très loin nombre de visiteurs.

 

TROIS FOIS PLUS D'OFFRES AUX "MOURILLONNAIS" QU'AUX "SABLETTOIS"

L'analyse chiffrée que j'ai menée met nettement en évidence que les offres de transports publics sont près de 3 fois plus importantes pour le quartier toulonnais que pour le quartier seynois. Et même près de 4 fois pour les offres du dimanche.

Si l'on peut à bon droit admettre un écart d'offre en faveur d'une ville-centre, puisque l'État lui-même le considère en ayant conçu un dispositif de bonification de ses dotations financières à ces communes offrant des services à toutes celles de leurs alentours, il est difficilement admissible que cet écart soit du simple au triple.

En outre, le réseau offre 9 fois moins de solutions aux Seynois de ces quartiers de rejoindre le cœur de la ville-centre de l'agglomération en trajet direct sans correspondance qu'aux Toulonnais du Mourillon et du Cap Brun. Ils ont d'ailleurs plus de 2,5 fois moins de possibilités de gagner leur propre centre-ville seynois que les "Mourillonnais" d'atteindre celui de Toulon sans emprunter au moins deux autobus.

 

AUCUN MOYEN DE GAGNER LA GARE TGV DE TOULON SANS CORRESPONDANCE

De Janas à Balaguier en passant par Mar-Vivo et les Sablettes, il n'y a par ailleurs absolument aucun moyen de gagner sans changer de bus la gare de Toulon, seule de l'agglomération avec celle d'Hyères à être desservie par les grandes lignes (TGV et Intercités). Et ce ne seront pas les 250 dessertes hebdomadaires en trajet direct vers la modeste gare de La Seyne (trains régionaux) qui consoleront les Seynois du sud face aux plus de 9.000 dont bénéficient les "Mourillonnais" vers leur gare toulonnaise. Et qui les inciteront à délaisser la voiture pour emprunter le réseau ferré.

Comment, dès lors, sans réparer ces anomalies, peut-on prétendre à l'égalité républicaine à laquelle nous sommes tous attachés et que nous devons à nos concitoyens, et compter, pour une redynamisation économique profitable à toute l'agglomération, sur le potentiel balnéaire, naturel, aquacole et halieutique, hôtelier, touristique et de loisirs, qu'offrent, au moins autant que le littoral toulonnais, les quartiers de La Seyne qui bordent la mer au sud et à l'est ?

 

Suite (Article 3/5)

2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 04:22

Ça fait des années que les Seynois se questionnent sur les mobilités de leur ville, pressentant à la fois le potentiel économique, social et culturel de leur territoire, pour eux-mêmes et pour tout le "Grand Toulon", et les difficultés de circulation que pourrait accroître la valorisation de celui-ci, s'ajoutant à celles découlant de l'évolution démographique, l'eussions-nous freinée en révisant notre plan d'urbanisme, mais qui, jusqu'à un certain point, est inéluctable, ne serait-ce que pour répondre aux besoins de logements, sociaux ou non, imposés par les lacunes énormes recensées dans le Programme local de l'habitat de notre agglomération.

 

TRAINS, "SUPER-BUS", BATEAUX-BUS, MODES ACTIFS ET INTERMODALITÉS

Cette question primordiale des déplacements touche aussi à l'environnement et au développement soutenable de notre aire urbaine. Sans agir sur la réduction des gaz d'échappement, la qualité de notre air, déjà fragile, va immanquablement se dégrader. Le Plan intercommunal de déplacements urbains récemment mis à jour fixe les orientations.

Nous le savons, on misera sur deux axes majeurs reliant l'est à l'ouest de Toulon Provence Méditerranée (TPM) : une ligne de bus à haut niveau de service de La Garde à La Seyne et une adaptation du réseau ferré permettant la circulation cadencée de trains dans le cadre d'un Réseau express régional de Hyères à Ollioules. Le site propre maritime devra être développé en complément du rail et du "super-bus", avec de nouveaux bateaux-bus et de nouvelles lignes directes et de cabotage, y compris hors de la Petite Rade. On développera les lignes de transports collectifs de rabattement sur ces trois axes, les voies piétonnes et cyclables, les pôles d'intermodalité, avec des parcs-relais pour les autos et les deux-roues.

 

EN URGENCE, RÉDUIRE LES INÉGALITÉS

Mais les nouveaux chantiers ne peuvent prendre sens que dès lors qu'on aura aussi à l'esprit la nécessité de régler, au préalable, les inégalités de services de mobilités qui existent entre les divers territoires de TPM, essentiellement dus aux évolutions locales de chaque commune, voire chaque quartier, qui avancent à des rythmes distincts, sans trop d'anticipation — comme ce fut le cas pour la ligne U de bus mise en service in extremis quelques jours avant l'ouverture de DCNS à Ollioules — en lien avec les développements découlant de nos atouts économiques, sociaux, culturels et environnementaux, et pas encore, loin de là, avec l'esprit métropolitain qui devrait pourtant nous guider.

Ces inégalités existent et s'accroissent. Les exemples seynois — mais pas seulement — ne manquent pas. Je les évoquerai dans une série de prochains messages. Ils constituent autant d'urgences.

 

> Suite (article 2/5)

21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 06:35

La préfecture du Var n'était pas obligée de le faire, mais elle a pris une heureuse initiative : celle de mettre autour de la table les institutions locales et les représentants des sociétés Someca et Bouygues, respectivement chargées, pour la première, d'acheminer des carrières du Revest au port seynois de Brégaillon, via La Valette et le tunnel de Toulon, des millions de tonnes de pierres destinées à être embarquées vers Monaco, et, pour l'autre, de réaliser avec ces minéraux un quartier de résidences de luxe gagné sur la mer de la principauté monégasque, ainsi que je l'exposais dans un récent message de ce blog.

Il s'agissait, pour la sous-préfète secrétaire générale et ses collaborateurs, de jouer les bons offices afin de faire retomber la colère de nos concitoyens, notamment de La Valette et de La Seyne, qui, puisque les contreparties en matière de création d'emplois initialement annoncées s'avèrent n'être que du vent, ne voient à raison dans ce projet que de rudes inconvénients pour leur qualité de vie.

 

LES EXIGENCES ENVIRONNEMENTALES DOIVENT ÊTRE ENTENDUES

Les échanges ont été très durs, les industriels ayant eu le don de me faire sortir de mes gonds en affichant avec une belle sérénité le déni de leur mensonge assumé quant aux sirènes des 700 à 900 emplois qu'ils nous avaient fait miroiter.

Mais, au-delà de la forme, cette rencontre aura permis de préciser et expliciter les exigences que nos concitoyens, via le collectif des sept Comités seynois d'intérêt local (CIL), nous ont demandé de porter.

En matière de prévention des désagréments et de l'environnement, nous avons ainsi exposé que nous ne lèverons nos entraves au projet que dès lors qu'un protocole aura été signé, suite à une enquête publique sérieuse, fixant les règles du jeu et les mesures opérationnelles des contrôles et évaluations, pour la fluidité de la circulation, la prévention ou réparation des dégradations des voiries et espaces publics, le stockage des granulats avant embarquement — qui ne pourra se faire en entrée de ville, l'évitement des nuisances sonores et visuelles pour les travailleurs du pôle Mer et de tous les quartiers du tour de la Rade, la protection de la qualité de l'air, la prévention des risques de pollution de l'eau de la Rade, et tous autres désagréments.

Nous avons précisé que ce protocole ne pourra être validé que s'il comporte les modalités d'un double contrôle : celui des services spécialisés de l'État, avec des interventions ordinaires et inopinées, et celui de notre population qui devra impérativement désigner des représentants dans une instance destinée à son élaboration et son évaluation permanente.

 

LES IMPÉRATIFS D'INSERTION SOCIALE ET PROFESSIONNELLE SONT MAJEURS

En matière de compensation des impacts néfastes qui, quoi que minorés par les mesures qu'il faudra prendre, nous seront imposés durant des années, un autre protocole devra, a minima sur la question de l'emploi, fixer des engagements chiffrés à élaborer, sous contrôle populaire, des organisations syndicales, des corps consulaires et des élus locaux, en lien avec Pôle Emploi, l'ensemble des structures locales de l'insertion, de la formation professionnelle et de la médiation, quant à des emplois à garantir aux habitants du "Grand Toulon", avec prévalence pour les résidents des quartiers prioritaires.

Cela doit concerner, pour les deux entreprises, leurs sous-traitants et fournisseurs de services, les métiers de la carrière, des transports, du traitement des pierres, de l'activité portuaire, de la fabrication des caissons de béton à Marseille, du chantier lui-même à Monaco, et tous autres objets liés au projet.

Cela doit établir des obligations quantifiées de parcours et de clauses d'insertion, de formation professionnelle initiale et continue, de tous niveaux de qualification, de premier emploi, d'égalité hommes-femmes, d'intégration de travailleurs handicapés, d'emplois réservés aux jeunes et aux seniors, de dispositifs permettant la préparation de détenus à la fin de leur peine, de process innovants de prévention des discriminations à l'embauche, et de non-recours au dumping social, notamment par le refus d'embauche de travailleurs détachés.

Et, naturellement, cela doit également comporter un volet explicitant les dispositifs de mobilité à mettre en œuvre par les entreprises pour permettre aux personnels locaux de travailler sur les sites environnants mais également à Marseille, Monaco ou ailleurs. Et les mesures d'accompagnement social, sanitaire, d'accès à l'habitat, ou aux loisirs, que les bénéfices réalisés doivent permettre de garantir.

Tout ce volet professionnel et social doit, comme pour le volet environnemental, faire l'objet d'une conception et d'un suivi évaluatif dans le cadre d'une instance associant les institutions et les habitants.

 

LA BALLE EST DANS LE CAMP DES INDUSTRIELS

Telles sont les exigences que nous avons formulées. Si les industriels, qui s'y sont très maladroitement pris avec notre peuple et ses élus, veulent regagner la confiance locale, ils peuvent même faire de ce projet une vitrine exceptionnelle de qualité environnementale et sociale.

Rien ne leur interdit en effet, notamment à un groupe gigantesque tel que Bouygues, de considérer avec bienveillance le territoire qui accueille leur activité économique.

La balle est dans leur camp. J'espère que l'annulation unilatérale du rendez-vous qu'ils avaient avec les services communaux ces tout derniers jours ne présage pas d'une posture arc-boutée de leur part...

13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 06:59

Des millions de tonnes de cailloux à embarquer du port de Brégaillon à La Seyne vers Monaco, pourquoi pas ? Comme pour les bateaux du ro-ro qui transportent chaque semaine des centaines de remorques de marchandises vers la Turquie, au nom de la nécessaire réduction des émissions de gaz d'échappement des camions et la fluidité de la circulation sur les autoroutes conduisant vers l'est, l'idée est bien intéressante.

À la condition, bien sûr, que ça ne génère pas de désagréments pour les territoires. Ou au minimum que, s'il devait y en avoir, ceux-ci soient compensés par de justes contreparties pour les populations.

C'est ce que doivent entendre Bouygues et SOMECA, les deux entreprises concernées par le projet monégasque qui consiste à créer un nouveau quartier sur la mer en remplissant de gros cailloux prélevés aux carrières du Revest des caissons immergés de plus de vingt mètres de haut.

 

UN CAMION DE 40 TONNES DE PIERRES TOUTES LES 2 MINUTES

À raison d'un camion de 40 tonnes toutes les deux minutes, pendant plus de deux ans, la vie des Valettois, dont la commune doit être traversée depuis Le Revest pour accéder au tunnel de Toulon, puis des Seynois, Mandréens, Six-Fournais, risque fort d'être considérablement perturbée.

Encombrement routier, dégradation des chaussées, nuisances sonores dues au déversement constant des pierres dans les barges de transport, incertitude quant au traitement des eaux de lavage des granulats et leur déversement risquant de ruiner les efforts de dépollution de la Rade engagés dans le cadre du contrat de baie, pollution de l'air due aux échappements, particules de poussières en suspension portées par les vents dans les quartiers résidentiels et urbains proches, autant de sujets qui ne semblent pas être réglés. Et rendent donc inacceptable en l'état, c'est-à-dire sans garanties, le projet pour les habitants du "Grand Toulon".

 

LES MENSONGES DE BOUYGUES SONT INACCEPTABLES

Si encore Bouygues n'avait pas effrontément menti à l'État, à l'Amirauté, à la Chambre de commerce et d'industrie du Var, à l'agglomération et aux communes, en leur laissant croire que la fabrication des caissons de béton géants, pour laquelle toutes ces institutions s'étaient relevé les manches afin de préparer l'installation du chantier, allait se faire sur la côte seynoise de Bois Sacré, créant, nous promettait-on, de 700 à 900 emplois locaux, on aurait pu supporter quelques embarras, vu l'état piteux de l'accès actuel au travail de nos populations.

Mais ce n'est pas le cas. Ces caissons seront construits à Marseille. Alors, que les choses soient claires. Nous exigeons, avec le collectif des sept comités d'intérêt local seynois et les associations de défense de l'environnement qui manifestent leur inquiétude et leur colère, qu'une vraie concertation soit menée et que les services de l'État compétents et des experts indépendants valident, pour chaque désagrément, des mesures destinées à l'empêcher, avec obligation de leurs mises en œuvre et vérifications renforcés et inopinées de celles-ci, et de façon publique, sous contrôle populaire.

 

UNE MÊME CONSIDÉRATION POUR LES MONÉGASQUES ET LES VAROIS

Les futurs propriétaires des 60.000 m2 de logements du nouveau quartier de Monaco achèteront, dit-on, leurs biens à plusieurs dizaines de milliers euros par mètre-carré, et les actuels résidents des sites avoisinants de la Principauté sont assurés de ne subir aucune nuisance lors du chantier, grâce à des murs anti-bruit et autres aménagements que, là-bas, on n'a pas hésité à promettre.

Ce n'est pas parce que les Varois du "Grand Toulon" sont 78% à être éligibles au logement social qu'ils n'ont pas droit au même respect de leur qualité de vie. En France, depuis 1789, on vit, sauf funestes intermèdes, sous le régime de la République. Ce n'est pas le cas au pays du prince Grimaldi. Faut-il alors annexer Monaco ou réclamer le rattachement de La Seyne et La Valette à l'État monarchique voisin pour que l'Égalité se traduise dans les faits ?

 

(j'ai dérobé la photo illustrant cet article sur le site "SeLoger" ; je peux la retirer sur simple demande, bien sûr)

18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 04:26

Commencer modestement en faisant du cœur historique de La Seyne un espace aux mobilités apaisées, sans attendre de disposer des moyens financiers prévus par les dispositifs de "politique de la ville", devrait permettre de favoriser un changement positif d'image, propice aux déambulations, à la sécurité, à la dynamique commerciale, à l'activité culturelle, à la vie sociale, et même - ça a eu cet effet ailleurs - à l'incitation des investisseurs de l'immobilier d'habitation à acquérir, rénover, voire reconstruire, des immeubles ou îlots dégradés, de nature à requalifier et favoriser le maintien ou l'installation de résidents aux situations socio-économiques moins dégradées que beaucoup d'actuels habitants.

 

À COMPTER DU 15 DÉCEMBRE, LE PIÉTON SERA ROI

La nouvelle "zone de rencontre", conçue par nos équipes, et notamment Sylvie Lévesque, technicienne territoriale spécialiste de la question, sous l'égide de notre adjoint Claude Astore, entrera en vigueur le 15 décembre prochain. Elle a reçu le feu vert de notre comité communal des usagers des mobilités, où siègent des habitants, des membres des conseils de quartiers, comités d'intérêt local, utilisateurs du centre urbain, et aux acteurs économiques.

Pour schématiser, le dispositif de "zone de rencontre" donne priorité aux piétons sur tous les véhicules, les vélos étant eux-mêmes prioritaires sur les voitures dont la vitesse ne doit pas excéder 20 km/h et qui sont astreintes à respecter la priorité à droite à tous les croisements. En outre, les vélos sont autorisés à circuler à contresens dans les rues à sens unique, et les mobiliers urbains (barrières, potelets, etc.) disparaîtront petit à petit puisque l'espace public est entièrement dédié aux piétons.

 

ÇA DOIT... MARCHER, SI CHACUN Y MET DU SIEN !

Il nous reste à faire preuve de pédagogie pour que les automobilistes se disciplinent, notamment ceux qui, comme moi, ont obtenu leur permis de conduire il y a bien longtemps, à une époque où l'automobile était reine et où, par "zone de rencontre", on entendait autre chose que le dispositif de circulation urbaine désormais organisé par la loi... C'était plutôt pour nous, les anciens... un lieu de rendez-vous, comme notre vieille rue République, jadis dénommée... lo caladatge d'amor... (je laisse mes visiteurs non occitanophones en découvrir la signification sur l'excellent site de Marius et Jean-Claude Autran, deux de nos éminents historiens locaux).

Et, si la pédagogie ne suffit pas pour prévenir les accidents et obtenir l'effet positif espéré (ça marche - c'est le cas de le dire - dans les pays du nord de l'Europe, il faudrait qu'il en soit de même chez nous), il faudra que nos policiers sévissent.

Mais je veux croire que tous, à l'exception peut-être de quelques marchands de sommeil ou brigands dealers qui seraient bien satisfaits qu'on en reste au statu-quo d'une vieille ville dégradée où devrait se complaire le non-droit, auront à cœur de jouer le jeu des nouveaux usages urbains dans l'intérêt collectif.

 

 

15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 08:47

À la lecture du quotidien Var-matin, il semble qu'il aura échappé à sa journaliste un vote négatif émis par l'ensemble des élus seynois de gauche au Conseil communautaire de Toulon Provence Méditerranée (TPM) lors de la séance qui s'est tenue jeudi dernier, et non seulement trois d'entre eux, ainsi que c'est rapporté par ce journal. Il avait pourtant été remis à la presse un communiqué expliquant notre position unanime (PCF, PS, PRG, EELV) relative au financement du futur échangeur autoroutier d'Ollioules-Sanary.

Celui-ci, que je reproduis ci-dessous, expose en effet que, si nous sommes naturellement très favorables à la réalisation de cette infrastructure routière, il nous semble anormal que le groupe Vinci, dont l'opérateur Escota est une filiale, dès lors que la puissance publique participe largement à son financement, impose une tarification aux usagers.

N'oublions pas que, il y a à peine deux ans, la très officielle et indépendante Autorité de la Concurrence, saisie par la commission des finances de l'Assemblée nationale, avait conclu que « la rentabilité exceptionnelle des concessionnaires d'autoroutes est assimilable à une rente, qui doit être davantage régulée en faveur de l'État et des usagers. »

Il nous paraît dès lors logique que nous puissions exiger une contrepartie de gratuité pour nos concitoyens automobilistes.

 

LE COMMUNIQUÉ REMIS À LA PRESSE PRÉSENTE

« Le groupe des élus communautaires de la majorité municipale seynoise prend acte de la convention de cofinancement relative à la création de l'échangeur d'Ollioules-Sanary et du fait que TPM se porte cofinanceur à hauteur de 6.200.000 euros de fonds publics au côté de la Société ESCOTA.

« Si nous sommes bien conscients que l'aménagement de cet échangeur constituera pour tous une amélioration des déplacements sur ce secteur, nous ne pouvons accepter que cela se fasse aux détriments des usagers. Nous jugeons inconcevable et inacceptable la mise en place d'un péage les impactant à nouveau. En effet, comment cautionner que cette infrastructure ne soit pas gratuite alors qu'une partie de son financement est public ? N'est-ce pas hautement préjudiciable pour nos usagers ?

« En outre, une décision ministérielle a décrété l'utilité publique de ce projet formalisé par arrêté du Préfet du Var en date du 6 mars 2014.

« La décongestion du trafic ne pouvant être tarifée de la sorte aux usagers, les élus communautaires de la majorité municipale de La Seyne-sur-Mer refusent fermement de voter et créditer une telle délibération tant que la gratuité future de cet échangeur n’aura pas été clairement actée.

« Il paraît contradictoire de revendiquer d'un côté l'amélioration de la desserte des communes d'Ollioules et Sanary-sur-Mer et d'imposer une tarification supplémentaire aux usagers bénéficiaires d'une infrastructure financée en partie grâce aux deniers publics. »

Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements Var et intercommunalité
9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 08:22

Retenu à Paris pour défendre le dossier que La Seyne, Toulon et l'agglomération Toulon Provence Méditerranée ont présenté à l'État afin d'être soutenus par celui-ci pour engager, aux alentours de 2018-2019, un nouveau programme de rénovation urbaine pour nos quartiers dégradés (Sainte-Musse, Lagoubran, et les deux centres-villes de Toulon et La Seyne), je n'étais pas présent ce jeudi soir, mais la salle du conseil municipal était bien pleine, m'a-t-on dit.

Les Seynois ont en effet été nombreux à répondre à l'invitation de la communauté d'agglomération TPM. Autour de nombreux élus de notre équipe municipale, dont Denise Reverdito, notre adjointe en charge de l'aménagement durable du territoire, et Claude Astore, adjoint aux infrastructures, ils ont pu faire valoir les réflexions qu'ils mènent depuis des mois pour formuler des propositions pour la future ligne de transport en commun à haut niveau de service qui reliera La Garde à La Seyne.

Ces propositions concernent trois sujets majeurs pour La Seyne et son agglomération. Et, de l'avis de plusieurs élus et cadres communaux présents, il semble qu'elles aient été entendues. Il faudra donc veiller à ce qu'elles soient suivies d'effet...

 

LA SEYNE NE PEUT PAS ÊTRE LA SEULE DES 5 COMMUNES TRAVERSÉES À ÊTRE EXCLUE DE LA PREMIÈRE PHASE DE RÉALISATION

Les deux tableaux ci-dessous exposent les arguments développés par les Seynois pour justifier que la réalisation du TCSP sur les 6,5 km du tracé seynois ne soit pas reportée à une seconde phase de chantiers.

Cliquez dessus pour les agrandir...

 

 

LE TRACÉ DOIT DESSERVIR LES SITES SEYNOIS À ENJEUX ET CONTRIBUER À RÉDUIRE LA POLLUTION URBAINE 

Le tableau ci-dessous indique les demandes des Seynois quant au tracé sur leur commune, au regard des besoins de rénovation urbaine, d'apaisement des circulations et de la qualité de l'air, et de réponses aux besoins de développement économique et d'habitat.

Cliquez dessus pour l'agrandir...

 

 

DES ÉQUIPEMENTS FAVORISANT L'USAGE DU TCSP SONT NÉCESSAIRES

Le troisième tableau ci-dessous développe les arguments en faveur de la réalisation des équipements nécessaires le long du tracé seynois pour inciter les gens à délaisser la voiture pour emprunter le futur TCSP (parkings autos et vélos, voies cyclables de rabattement, etc.).

Cliquez dessus pour l'agrandir...

 

 

Merci donc aux Seynois qui, dans une belle démarche de démocratie participative, ont été fort nombreux à apporter leurs contributions utiles - et nécessaires - à l'avancée de ce projet tant attendu par les habitants et les acteurs économiques et sociaux.

Il reste à TPM, et notamment à Yannick Chenevard, son vice-président en charge des transports urbains (2ème à la table, en partant de la gauche, sur la photo ci-dessous), à considérer avec intérêt la parole portée par les Seynois. Au vu de l'argumentaire construit, je ne doute pas que ce sera le cas...

 

Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements

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Maire (PS) de La Seyne-sur-Mer
Vice-président de l'agglo de Toulon

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