24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 03:44

Dans l'article mis en ligne hier, je livrais ma réflexion sur l'offre de transports collectifs concernant La Seyne, non seulement pour elle-même, mais au regard de sa place dans l'agglomération Toulon Provence Méditerranée. Si — et ce n'est pas de la science fiction — l'on se projette quelques années en avant, ma plaidoirie n'en est que plus étayée.

La réalité géographique est telle que les difficultés de circulation routière entre le nord et le sud de La Seyne, avec le goulet du port, ne vont aller qu'en s'accroissant. Il faut bien sûr que nos concitoyens et nos visiteurs entendent que seul l'usage des modes doux de déplacements et des transports collectifs permettra de fonctionner paisiblement dans une aire urbaine de 600.000 habitants. Mais il faut, pour cela, que l'autorité organisatrice des transports, qui n'est pas la commune, mais l'agglomération, monte en puissance en ce qui concerne l'offre.

 

PAS DE DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE SANS MOBILITÉS

La Seyne est en phase active de reconquête des sites moteurs de la dynamisation économique de l'agglomération. De plus en plus de salariés travaillent sur le pôle de compétitivité maritime de Brégaillon, et la base terrestre du pôle, à Ollioules, va draîner sous peu, notamment autour de DCNS, un flux très important de personnels. Sur la rive sud de la Rade, l'ouverture prochaine du casino, celle, d'ici au plus trois ans, du complexe de loisirs et de culture de "L'Atelier mécanique", le développement de la plaisance, l'installation de "Monaco Marine", la montée en charge du terminal des croisières, sont autant d'éléments qu'il serait grave de ne pas prendre en compte. Des flux très importants de salariés et d'usagers sont à considérer.

L'arrêt du projet de tramway, qui aurait permis de relier ces sites au reste de l'agglomération, commande que l'on active dans les meilleurs délais la seule solution alternative raisonnable que représente la conjugaison de la création d'une ligne de cabotage de bateaux-bus desservant Les Sablettes, Balaguier, le site des chantiers navals, le port de La Seyne, Brégaillon, voire l'Arsenal de Toulon, et le prolongement jusqu'au port de La Seyne, via la gare SNCF, de la ligne U de bus, dorsale majeure de l'agglomération, le plus possible en site propre dédié.

 

POUR L'ÉCOLOGIE, LA SURVIE DU CENTRE, ET LA RÉPONSE AUX BESOINS DE LOGEMENT

C'est à ce prix que l'on préviendra de terribles encombrements, une pollution de l'air gravement accrue, et un frein à la dynamique économique, donc à l'emploi, alors que le potentiel seynois de développement est celui de tout le tour de Rade, voire au-delà.

Dans un contexte où on doit concomitamment redynamiser le centre historique et achever de "déghettoïser" nos quartiers populaires du nord, où on a l'obligation de répondre aux exigences du programme intercommunal de l'habitat et de la loi Alur en construisant du logement, y compris là où le droit de l'urbanisme n'a pas permis de l'empêcher au sud du port, comme à Bois Sacré, et où on peut profiter, dans les quartiers littoraux balnéaires, d'une meilleure mobilité pour soutenir l'économie du tourisme et des loisirs, la prise en compte, urgente, de ces réflexions, suivie d'engagements, bénéficierait à l'ensemble du territoire, bien au-delà de la seule commune de La Seyne.

 

QUE DOIT FAIRE LA SEYNE POUR ETRE ENTENDUE ?

Les Seynois, leurs élus au premier chef, en sont convaincus. Puissent les autres, notamment ceux qui détiennent les clefs des transports de par la répartition des compétences entre institutions, l'être — ou le devenir — aussi. Et vite.

Pour l'heure, je le confesse, je ne suis pas parvenu à me faire entendre. Ni même à être écouté autrement qu'en ayant en retour un bien poli... "oui, oui, on va s'en occuper".

J'ai tout de même — enfin ! — obtenu une réunion de travail sur le sujet avec les responsables du Plan de déplacements urbains intercommunal. Elle aura lieu la semaine prochaine. Avec des engagements à son issue ?...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 03:19

On se souvient peut-être de l'expérience menée pendant quelques semaines au cours de l'été 2012 par Réseau Mistral d'une ligne nouvelle de bateaux-bus : la ligne 38M. Elle avait été trop courte pour être évaluée à sa juste valeur, et l'opérateur de transports collectifs avait, à mon sens, un peu hâtivement conclu à l'insuccès, au vu du peu d'engouement des usagers, certes sur la base d'un déficit d'exploitation incontestable, mais s'expliquant par un essai trop bref, en une période de congés, une information a minima (prospectus ci-contre trop peu diffusé) et pas assez en amont du projet, un trajet probablement trop long, des horaires inadaptés, limités aux matins des week-ends, et des fréquences insuffisantes.

On se souvient peut-être aussi de l'annonce faite il y a cinq ans par l'agglomération TPM, autorité organisatrice des transports, de la création, à l'horizon de 2017, de cinq lignes maritimes supplémentaires, parmi lesquelles une ligne de cabotage autour de la Rade de Toulon. Si l'on peut entendre que, en 2010, les collectivités et intercommunalités n'étaient pas encore dans la situation de disette qu'on leur connaît aujourd'hui, rien n'interdit, à présent, comme nous le faisons tous, de hiérarchiser les priorités et de passer à l'acte pour engager la mise en œuvre des volets les plus utiles de cet objectif de développement.

 

RÉÉQUILIBRER LES TRANSPORTS EN FONCTION DES ÉVOLUTIONS DÉMOGRAPHIQUES

L'urgence est désormais là. On ne peut pas ignorer l'explosion démographique de La Seyne, seule commune parmi les douze du Grand Toulon à voir sa population croître fortement (plus de 10% entre 2006 et 2011, et ça n'a fait que s'accélérer depuis lors), tandis que quatre ont faiblement progressé, et que les sept autres, dont Hyères et Toulon, ont perdu des habitants. Il semble dès lors normal de revisiter l'offre de services publics, dont celle des transports en commun, pour la faire cadrer aux réalités des populations des territoires.

C'est d'autant plus important qu'un déséquilibre significatif existe déjà. Ainsi, à titre d'exemple, la très officielle Agence d'urbanisme de l'aire toulonnaise et du Var (AUDAT) a pointé que, sur deux territoires de même superficie et de même population, les quartiers du Mourillon à Toulon et de Mar-Vivo-Les Sablettes-Tamaris à La Seyne, l'offre de transports collectifs, en nombre de points de desserte et en fréquence, est trois fois moins importante à La Seyne qu'à Toulon. Si nul ne peut contester que la fonction de centralité urbaine de Toulon doit être prise en compte, chacun devrait tout de même convenir qu'un rééquilibrage de l'offre est plus que jamais nécessaire.

En outre, les réalités du développement économique et urbain de La Seyne, conjuguées à son organisation géographique, que j'aborderai dans un prochain billet, plaident pour une mise à plat d'autant plus urgente que le Plan de déplacements intercommunal est en cours de refonte.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 19:47

http://www.pau-circulation.fr/wp-content/uploads/2011/10/accident.jpgAutant je suis partisan résolu de la libre administration des communes avec un rapport à un État accompagnateur, conseilleur, assistant, contrôleur de la légalité, et je joue mon rôle avec enthousiasme et détermination, autant il est des jours où mon découragement alterne avec ma colère, tant il semble que rien n'est fait, en haut lieu, comme on dit, pour que cette belle mécanique de l'édifice institutionnel soit huilée comme il le faut, dans un rapport de confiance, de reconnaissance et de respect mutuels.

Découverte de la presse au petit matin, la tasse de café frais à portée de main. Tous les journaux évoquent les vingt-six mesures qui doivent permettre d'améliorer la sécurité routière après le constat d'une grave évolution de la mortalité. Très bien. C'est du bon sens.

 

DES TRAVAUX OBLIGÉS ? QUI VA PAYER ?

 Et je tombe sur l'une de ces mesures, qui ne me semble en effet pas bête : on va devoir supprimer les places de stationnement situées à moins de cinq mètres d'un passage protégé pour piétons. C'est vrai, chaque conducteur a dû le vivre quelquefois dans sa vie, une voiture garée cache à sa vue les piétons qui entament leur traversée de la chaussée. Le danger est réel. Bonne idée.

Une question me taraude aussitôt : qui va payer les travaux de réaménagement de voirie ?... Ça, ce n'est pas dit dans les journaux, mais je ne me fais guère d'illusion, c'est dans la cagnote collective alimentée par le contribuable communal qu'on va piocher les moyens nécessaires. Là, normalement, je devrais embrayer sur une petite rage matinale, mais, me serais-je levé du bon pied, je me dis que ça vaut peut-être le coup de creuser un peu la question, tant la protection des personnes est un sujet d'importance.

 

HÉCATOMBE ? EN TOUS CAS PAS CHEZ NOUS !

Et je vais donc consulter les derniers chiffres sur le site Internet de la préfecture de la Région Provence Alpes Côte d'Azur, ceux arrêtés à novembre 2014. Et, là, surprise, l'hécatombe annoncée n'en est pas une, au contraire.

Dans notre région de cinq millions d'habitants, qui accueille plus de deux millions de visiteurs en période estivale et qui est traversée par des flux impressionnants de voitures et de poids lourds sur l'axe Barcelone-Gênes, en constante augmentation, ce qui constitue tout de même un panel statistique fiable, il y a eu près de 4% de tués en moins par rapport à l'année précédente. Dans le seul Var, le résultat est certes moins bon que sur l'ensemble de la région, car on relève exactement le même nombre de morts (68) sur la période que sur la même en 2013.

Chez nous en tous cas, on est donc loin de la boucherie exponentielle annoncée et que nous avons sûrement tous gobée !

Au deuxième café, déjà bien remonté, je creuse un peu les statistiques sur le site de l'observatoire de la sécurité routière du Var. Et, devinez quoi, de 12 piétons morts en 2013, dont la moitié sur un passage protégé, on est revenu à 7 en 2014, dont... un seul sur un passage protégé... Et aucun de tous ces malheureux à La Seyne...

 

ET SI ON SE CALMAIT UN PEU AVEC LE JACOBINISME ARASO-UNIFICATEUR ?

Du coup, au troisième café, ma religion est faite. Ils m'ont fait en 2014 le coup des rythmes scolaires, qui coûtent à la commune plus du double de ce que l'État lui verse, pour un résultat lamentable, démantibulant toute l'offre antérieure périscolaire dont bénéficiaient 2085 enfants le mercredi matin et mettant dès 15h45 à la rue 90% des gamins de certaines écoles de nos quartiers populaires, au risque que ne s'amende un peu plus le terreau de l'inactivité sur lequel se développent les pépinières de futurs irresponsables aux consciences malléables par n'importe quel obscurantiste barbare !

Alors, s'ils veulent que je réaménage les voiries autour de tous les passages protégés seynois, ils viendront le faire eux-mêmes, avec les crédits de leurs ministères. Moi, je conserverai les maigres ressources dont je dispose pour poursuivre, dans le dialogue avec mes concitoyens dans chaque quartier, les modestes et utiles aménagements de sécurisation routière que, depuis quatre années, nos techniciens élaborent avec les habitants eux-mêmes au cours des rencontres régulières que je tiens dans tous les quartiers de La Seyne, jusqu'aux plus reculés.

Leur slogan, "la sécurité routière, c'est l'affaire de tous", ils ne pourront pas me reprocher de l'avoir concrètement traduit en actes dans une démarche de démocratie participative.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 04:07

http://maligne-ter.com/les-arcs-grasse-nice-ville/wp-content/uploads/sites/18/2014/03/Pont-Rail-La-Seyne.pngDans quelques semaines, Réseau Ferré de France (RFF) réceptionnera les travaux qui auront permis la réalisation d'un bel ouvrage de franchissement de la voie ferrée Marseille-Toulon, entre la gare de La Seyne et le rond-point des Villes Amies, près de la Pyrotechnie.

Ce sera alors au tour de la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée (TPM) de poursuivre le chantier. Ce mercredi, lors d'une visite sur place avec RFF, la SNCF, l'entreprise Eiffage chargée des travaux, les élus et services communaux, et les riverains, habitants et entreprises, des quartiers de Camp Laurent, Lagoubran et la Petite Garenne, tout le monde a manifesté son espoir que ça se fera dans les meilleurs délais. Dommage que les responsables de TPM aient décliné l'invitation, car ils auraient sûrement pu apporter des réponses rassurantes.

 

INDISPENSABLE À LA DYNAMISATION ÉCONOMIQUE ET AUX RIVERAINS

 Car, si RFF a mené à bien sa mission en réalisant un impressionnant pont-rail doublé d'un pont-route, il reste à poursuivre pour la réalisation des voiries routières. Faute de quoi l'ouvrage ne servira à rien.

Or il est absolument nécessaire à bien des égards. Il doit en effet permettre de remplacer le petit passage sous voie, étroit et d'une hauteur limitée à 2,70 mètres, qui permet la desserte de la gare SNCF, de plus en plus utilisée, un accès plus fluide et accessible aux poids lourds par l'est à la zone d'activité économique de Camp Laurent et ses entreprises comme aux lotissements qui dominent la colline de la Petite Garenne. Il assurera une liaison entre l'espace économique de Camp Laurent et celui de Quiez-Lagoubran. Et il permettra de relier la partie terrestre du Pôle de compétitivité Mer à vocation mondiale, sur la commune d'Ollioules, à la partie maritime, sur notre site seynois de Brégaillon. L'enjeu économique, dont pour la dynamisation de l'emploi, compétence majeure de TPM, est absolument évident.

 

ET INDISPENSABLE AUX TRANSPORTS COLLECTIFS MULTIMODAUX

 Et la mise en service de cet ouvrage permettra d'intégrer comme voie cyclable et piétonne l'actuel petit passage sous voie dans le schéma global d'aménagement des abords de la gare, dont la première phase a permis la réfection de la station ferroviaire et la création d'un parking, et dont la seconde, en cours de réalisation, prévoit l'aménagement d'un second parc de stationnement, la modification du carrefour par la réalisation d'un giratoire, et une mini-gare routière pour les bus urbains. En attendant l'arrivée d'un transport en commun en site propre, tramway ou bus à haut niveau de service, qui doit, justement, emprunter le nouveau pont.

C'est donc un programme à multiples enjeux qui avance. Et qui doit continuer à avancer. Pour, espérons-le, un achèvement préalable ou au moins concomitant à tous les autres aménagements évoqués...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 03:17

http://www.transmetal-industrie.com/wpimages/wpd46770d6_06.pngÇa a été annoncé par le quotidien Var-matin ces jours derniers. Deux nouveaux bateaux-bus vont bientôt sortir des cales de lancement du chantier, anciennement seynois, et devenu mandréen, "Transmétal Industrie", qui a obtenu le marché de leur construction.

C'est une bonne nouvelle que nous attendions avec impatience. Et l'agglomération TPM et son opérateur Transdev, connu chez nous sous le nom de "Réseau mistral", méritent qu'on les félicite et les remercie. 

 

UNE VRAIE ATTENTE DE NOS CONCITOYENS

 Pour preuve de l'importance du besoin, le mail ci-dessous que j'ai reçu il y a quelques semaines d'un actif président de Comité d'intérêt local :

« Monsieur le maire bonjour,

« Nous en avions parlé lors de notre entretien avant votre réélection concernant la commission des transports publics et la capacité des bateaux de prendre les ressortissants de la commune de La Seyne en début et fin de journée heures de pointes.  

« Nous avons encore des problèmes de transports publics maritimes. Pour des transports écologiques et agréables, trop de gens encore restent sur le ponton de Toulon car nous sommes en période de vacances. Idem pour le départ de Tamaris (valable d'ici 15 jours).

« Que pourriez vous faire pour nous venir en aide ?

« Le besoin est urgent, l'été n'est pas encore là, nous sommes du coup très inquiets sur le devenir des transports publics maritimes en pleine période estivale et nos adhérents bien en peine de se rendre sur leurs lieux de travail ou d'en revenir.

« Dans l'attente de votre retour et action (...) »

 

NOS DEMANDES ENTENDUES, ET C'EST BIEN

 Je livre aux visiteurs de ce blog le message que j’avais à mon tour adressé aux opérateurs de notre TCSP maritime (Transport en commun en site propre) :

« Messieurs,

« Je souhaite attirer votre attention sur le message qui m'a été adressé par le Président d'un des Comités d'Intérêt Local seynois.

« Le problème qu'il expose est fondé et les éléments tout à fait avérés.

« C'est pourquoi je renouvelle avec insistance la demande que je continue de porter avec mon collègue maire de Saint-Mandrier de remettre en place la ligne de bateaux-bus 38M.

« Dans l'attente, n'est-il pas possible de renforcer le nombre de dessertes sur les lignes existantes pendant les périodes évoquées (vacances scolaires des diverses zones, notamment au printemps et l'été) ?

« L'accroissement que nous souhaitions tous du nombre d'usagers de ce moyen de transport est une réalité ; nous sommes victimes de notre succès ; il est donc probable qu'une telle mise en place pourra s'autofinancer ou tendre vers l'équilibre.

« Dans l'attente de vos retours, je vous prie d'agréer, Messieurs, l'expression de mes sentiments les meilleurs. »

 

ET MAINTENANT, UNE LIGNE DE CABOTAGE

 Nous avons été entendus et c’est une bonne chose. Il reste un effort à accomplir : celui qui se traduira par la réouverture de la ligne 38M, qui a trop brièvement été expérimentée sur un circuit de cabotage reliant Saint-Mandrier au port de La Seyne, via Les Sablettes et Tamaris.

Allez, amis de TPM et de Réseau Mistral, consentez-le, cet effort !

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 06:20

http://www.parking-public.fr/images2_FR_FR/parking-public.pngC'était peut-être la dernière du mandat qui s'achèvera dans trois mois. Une dernière réunion, ce jeudi, où le comité des usagers du stationnement, regroupant des utilisateurs, des habitants, des parents d'élèves, des commerçants et autres personnes qui travaillent dans le centre historique, des membres des comités d'intérêt local, des conseils de quartiers, des élus, cadres et agents des services communaux, s'est retrouvé, ainsi qu'il le fait tous les trois mois, pour suivre l'évolution de la mise en œuvre du plan de stationnement du centre ville tel qu'il l'a lui-même imaginé il y a deux ans, et que le conseil municipal a adopté tel quel à la suite de ses travaux, faisant confiance, dans une vraie démarche de démocratie participative, au sérieux qui a présidé à la mission de cette instance citoyenne.

Et ils ont même voté, les membres du comité, pour arrêter leur avis sur la mise en œuvre du schéma général du plan de stationnement : satisfaction unanime. Un contentement global pour ce système conjuguant du stationnement raisonnablement payant avec 400 places au parking Martini, régulièrement plein aux trois-quarts le matin et à moitié l'après-midi, et dont le budget est ainsi quasiment à l'équilibre, mais aussi du stationnement gratuit avec 58 places en "zone rouge" autorisé une demi-heure, 400 places à durée limitée à 90 minutes en "zone bleue", et plus de 600 places sans limite de durée en immédiate périphérie de l'hypercentre, aucune située à plus de six minutes à pied de tout point du cœur de ville.

Ce qui ne les a pas empêchés, tout de même, de proposer quelques suggestions d'améliorations auxquelles la municipalité va bien sûr donner suite.

 

INNOVATIONS ET AMÉLIORATIONS PROCHAINES EN VUE, GUIDÉES PAR L'USAGE

 Ainsi, dès que le nécessaire sera fait, dans les zones bleues à durée limitée à 90 minutes, le temps entre 12 et 14 heures ne sera plus décompté, pour permettre, par exemple, aux gens qui viennent dans le centre pour y travailler ou accéder à un service, d'y rester et de faire leurs courses ou déjeuner en ville. Confort de vie et soutien à l'activité commerciale guident cette proposition dont se réjouiront sûrement les usagers et ceux des commerçants qui ont opté pour faire effort d'ouverture de leurs magasins à l'heure du repas de midi.

http://frankberube.files.wordpress.com/2013/01/parking-famille.jpgDécision a également été prise de créer quatre places en "zone rouge" sur les allées Maurice-Blanc pour permettre des "arrêts-minute" aux clients des commerçants de l'endroit, d'installer une place pour personnes à mobilité réduite qui fait défaut au bas du cours Louis-Blanc, de tester des places en "zone rose" dans le parking Martini, destinées aux familles avec jeunes enfants, proches des accès des ascenseurs, qui supposeront bien sûr qu'il soit fait appel au civisme et au bon sens des usagers, et de demander à la police municipale des interventions plus fréquentes pour déloger les contrevenants aux règles de stationnement au rond-pont Yitzhak-Rabin qui, souvent, bloquant les cars, bus et camions, entraînent d'inextricables embouteillages très loin en amont du port.

 

PARC DES ESPLAGEOLLES : DÉMARRAGE IMMINENT DU CHANTIER

 Au chapitre des projets plus structurants, c'est naturellement le démarrage imminent du chantier du parking des Esplageolles qui a été à l'ordre du jour. Ce seront 190 places gérées par l'agglomération toulonnaise dédiées à une fonction de parc-relais pour inciter à l'utilisation des bateaux-bus et du futur transport en commun routier en site propre, avec ticket mixte parking/trajet à prix attractif, 190 autres places gérées par la commune sous la houlette du comité des usagers, suivant le même principe que le parking Martini, et 30 places louées à Pôle Emploi qui va se relocaliser aux Esplageolles, loyer qui couvrira un tiers des besoins financiers pour les ressources humaines nécessaires à la gestion du parc.

Premiers coups de pioche dans les prochains jours pour une première phase de travaux, suivie d'une seconde en 2015, pour une livraison au terme de dix-huit mois. C'est un chantier de 8 millions d'euros au budget désormais ficelé, depuis la signature du contrat de développement TPM-Région, pour lequel seuls 20% environ devraient demeurer à la charge communale.

 

QUE DE CHEMIN PARCOURU ! ET RECONNU MÊME PAR NOS CONCURRENTS...

 Quand on se souvient qu'il y a seulement six ans, la commune avait cédé l'ensemble des 1200 places de stationnement du centre ville à une entreprise privée qui devait les exploiter en les rendant toutes payantes, on mesure le chemin parcouru. Pour les usagers comme pour les acteurs économiques de La Seyne historique.

Ça encourage à continuer dans cette voie, toujours dans une démarche d'autogestion citoyenne. C'est ce que me disait à l'issue de la réunion l'un des membres du comité, politiquement engagé auprès d'un candidat de droite pour les prochaines élections municipales, se satisfaisant de la démarche à laquelle il prend part depuis l'origine et reconnaissant avec fair-play républicain qu'elle sert bien l'intérêt collectif. Ça fait du bien, parfois, d'entendre ça.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 06:18

131122_chantier_tpm_rff.jpgDepuis, notamment, l'ouverture, il y a une dizaine d'années, d'une grande surface de bricolage et, un peu plus tôt, de l'espace des Compagnons d'Emmaüs, l'avenue Robert-Brun, qui longe par le nord la voie de chemin de fer, est une artère que fréquente le grand public en franchissant le petit souterrain proche de la gare SNCF. Les riverains des quelques lotissements qui la dominent, les employés et clients des nombreuses entreprises qui y sont installées et, dès le mois prochain, les convois funéraires qui se rendront au crématorium que nous allons inaugurer puis au nouveau cimetière paysager dont les travaux s'achèveront courant 2014, sont et seront confrontés à des conditions de circulation toujours plus difficiles en voiture, voire franchement périlleuses à pied ou à vélo. Et, malgré la signalétique routière renforcée, nombre de camions venant de l'ouest sont pris au piège de l'impossible franchissement inférieur de la voie ferrée dont la hauteur est limitée à 2,70 mètres. On ne pouvait pas en rester là.

 

UN SITE GÉRÉ PAR L'INTERCOMMUNALITÉ

 Le "hic", c'est que cette voie, comme les terrains d'activité économique qu'elle dessert, n'est pas une voie communale, mais relève de la compétence de la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée.

Ce n'est pas que La Seyne serait moins bien lotie que d'autres communes - je le démontrerai sous peu, éléments à l'appui - mais les contraintes budgétaires de TPM obligent à une programmation pluriannuelle des travaux, et il fallait attendre notre tour, malgré la pression qu'exerçaient depuis des années l'Association des entreprises de Toulon ouest (ADETO) et les associations de défense des habitants des lotissements pour que la voie soit sécurisée et que soit réalisé un débouché à son extrémité orientale.

 

UN PROGRAMME D'AMÉNAGEMENT GLOBAL

 Quoi qu'il en soit, la persévérance dont ont fait preuve les entreprises, les riverains et la commune, a fini par payer. TPM nous a entendus. Et un chantier de quatre mois a commencé pour réaliser un passage de bonne dimension sous la voie ferrée.

À la suite de ces travaux, la voie Robert-Brun sera raccordée à la route départementale, puis un second parking pour la gare SNCF sera réalisé sur l'emplacement de l'entreprise de ferraille, l'actuel petit tunnel sera dédié aux modes doux, un giratoire remplacera le carrefour à feux tricolores, et il faudra maintenir une amicale pression commune pour que l'avenue Robert-Brun soit ensuite entièrement reprise, pour des déplacements sécurisés des camions, des voitures, des vélos et des piétons, et aussi pour obtenir une desserte de la zone par des transports collectifs.

 

NE PAS FAIRE SANS ÉCHANGER AVEC LES RIVERAINS ET USAGERS

 La démocratie locale n'a pas été oubliée dans la démarche et j'ai obtenu que les riverains et les membres du conseil de quartier nord soient conviés ce dernier vendredi à une visite du chantier, où ils ont été accueillis par une responsable de Réseau ferré de France (RFF) et les cadres techniques de TPM et de la mairie, qui ont eu la gentillesse de présenter le programme et de répondre à toutes les inquiétudes quant au déroulement des travaux.

C'est comme ça qu'on fait, à La Seyne. Même pour les quartiers les plus excentrés. Et qui ont été si longtemps oubliés.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 08:14

131024 cedre lagoubranUn magnifique cèdre centenaire, un vieux chêne, un bosquet et une antique noria ont hélas fait les frais de l'aménagement du franchissement souterrain de la voie ferrée au quartier de Lagoubran. Et, peut-être pas autant, bien sûr, que les riverains de ce quartier agricole et résidentiel périurbain ou que les défenseurs de la nature et du patrimoine, nous en sommes tous attristés. Il a fallu à l'agglomération Toulon Provence Méditerranée et aux entreprises qui réalisent le chantier faire un choix. Celui-ci était dicté par des impératifs techniques. Mais il l'était surtout par l'intérêt général.

Nous savons bien que ce fameux "intérêt général" a souvent bon dos, mais, franchement, je ne vois pas comment, là, il était possible de faire autrement. Et j'en parle d'autant plus tranquillement que je suis de ceux qui, en leurs temps, ont plaidé pour que le projet de transport en commun en site propre (TCSP) ne soit pas dévastateur pour l'agriculture périurbaine, réclamant un autre tracé pour le tramway de l'aire toulonnaise, ne coupant pas en deux une des rares exploitations de notre territoire urbain.

 

UNE CONTRAINTE HÉRITÉE DE CHOIX VIEUX DE PLUS D'UN DEMI-SIÈCLE

Car le franchissement routier de la voie ferrée est surtout une nécessité à d'autres égards que le passage, de plus en plus hypothétique, d'un tram ou d'un bus à haut niveau de service. Qu'on l'admette ou non, la réalité est là, dessinée par nos anciens : les quartiers seynois et ollioulais de Lagoubran, de la Petite Garenne, de Camp Laurent et de Piédardan ont été dévolus, il y a plus d'un demi-siècle, à d'autres fonctions que celles d'espaces naturels et agricoles qui étaient les leurs depuis la nuit des temps.

Ça s'est fait un peu anarchiquement, à une époque où on n'avait pas les approches d'aujourd'hui de développement durable et d'aménagement raisonné du territoire ; c'était alors loin des cœurs de villes, caché à la vue des Ollioulais car sur le versant sud de nos collines frontalières, comme à celle des Seynois car relégué dans une sorte de no man's land au-delà de notre grande gare de triage.

 

L'EXASPÉRATION DES ENTREPRENEURS, DES RIVERAINS, ET DES CONSOMMATEURS

Aujourd'hui, les centaines d'entreprises regroupées au sein de leur association ADETO réclament à corps et à cris un désenclavement de la zone d'activité économique de Camp Laurent, tant pour leur activité que pour les trajets de leurs employés. Les habitants des lotissements installés sur les hauteurs font de même. Malgré une signalétique accrue, nombre de gros camions se retrouvent coincés en arrivant au seul petit tunnel proche de la gare, générant embouteillages et risques d'accidents lors de leurs difficiles manœuvres de retournement. On peste à juste titre contre l'insécurité des piétons et usagers de deux-roues sur l'avenue Robert Brun qui dessert tout ce site. Et les chefs d'entreprises et leurs salariés, comme les riverains et les clients des surfaces commerciales qui s'y sont ouvertes, demandent une desserte par les transports en commun de ce quartier trop négligé.

Le débouché du site sur le grand axe est-ouest qui va du rond-point des villes amies, à la pyrotechnie, jusqu'aux hypermarchés seynois et, au-delà vers Six-Fours et Sanary, est devenu une nécessité absolue. La puissance publique ne peut plus ignorer cette réalité. 

 

LA NÉCESSITÉ D'ANTICIPER SUR LES ÉVÉNEMENTS À VENIR

Elle le peut d'autant moins que, dans trois mois, le crématorium de La Seyne va ouvrir à La Petite Garenne, suivi, dans moins d'un an, du nouveau cimetière, générant de nouveaux flux de circulation.

Elle le peut d'autant moins, aussi, que, du fait de la gratuité des parkings à l'entour de la gare SNCF et des efforts de la Région PACA pour inciter à l'usage du train, de plus en plus de Seynois, Six-Fournais et Toulonnais des quartiers ouest, choisissent ce moyen de transport et ont besoin de places de parcs-relais pour leurs voitures, ce qui nécessitera probablement un nouvel aménagement des abords de la gare avec possibilité de stationnement et accès aux quais par le nord, comme c'est le cas à la gare d'Ollioules-Sanary.

Elle le peut d'autant moins, enfin, parce qu'il faut imposer aux milliers de semi-remorques qui se rendent chaque semaine sur la zone industrialo-portuaire de Brégaillon un itinéraire qui n'emprunte plus la route départementale 18 devenue une voie urbaine au cœur du quartier Berthe avec ses quinze mille habitants.

 

CHOISIR EN FONCTION DE L'INTÉRÊT GÉNÉRAL

Alors oui, nous ne pouvons pas être ravis de la disparition de beaux sujets végétaux qu'il n'était hélas pas possible de transplanter. Mais c'est le choix de la moindre dysharmonie qui a prévalu. Comme nous avons été satisfaits d'être parvenus à ce que soit évité le saccage de la ferme des Olivades de Lagoubran par le TCSP, nous devrons l'être aussi, demain, d'avoir gagné en développement économique, en sécurité des usagers, en développement durable, et en mobilité urbaine et périurbaine. Il est des fois où, faute de solution alternative, on doit opérer des choix. Et c'est le sens de l'intérêt général qui doit les guider.

Il restera à obtenir de la communauté d'agglomération qu'elle ne s'en tienne pas à la traversée de la ligne ferroviaire, mais que la voie Robert Brun, qui relève de sa compétence, fasse l'objet d'un aménagement complet le plus vite possible. Mais ça, c'est un autre sujet...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 07:34

http://felixgaillard.net/IMG/jpg/giratoire1.jpgJean-Sébastien Vialatte, maire de Six-Fours, a raison. Pas sur tout, naturellement, et loin de là. Il y a bien des visions qu'il a dans sa fonction de député qui sont aux antipodes des miennes. Mais, comme maire, pour ce qui concerne l'aménagement du territoire de sa commune dans sa dimension des infrastructures routières, je suis très globalement d'accord avec lui.

Et je reconnais bien volontiers que la volonté six-fournaise, depuis trois mandats, de fluidifier la circulation automobile par le remplacement des carrefours à feux tricolores par des giratoires est une chose utile à tous.

 

DES GIRATOIRES SÉCURISANTS POUR REMPLACER LES CARREFOURS À FEUX

Et comme il n'y a pas de honte à prendre exemple sur ce que les autres font, avec Claude Astore, adjoint aux infrastructures, et Marie Viazzi, conseillère à la voirie, nous avons aussi choisi, depuis cinq ans, de rattraper peu à peu le retard pris par La Seyne en ce domaine, partout où c'est budgétairement et techniquement possible.

C'est ainsi que, après les giratoires d'entrée de ville aux abords de l'hypermarché Auchan (publicité gratuite en contrepartie du don de près de 300 parapluies qui ont recouvert la rue piétonne Cyrus-Hugues cet été...), après celui de l'avenue Yitzhak-Rabin au nord du Gai Versant, les petits mais efficaces comme ceux mis en place au chemin Aimé-Genoud et au chemin de Brémond, les chantiers de trois autres giratoires importants vont démarrer dans les prochaines semaines : un pour fluidifier la circulation venant des quartiers sud et de la corniche de Tamaris vers le centre au débouché de la corniche Giovannini, un autre à l'entrée nord de la ville pour imposer aux trés nombreux camions d'accéder à la zone industrialo-portuaire de Brégaillon par le nord et éviter les nuisances en site urbain, et, dès la semaine prochaine, un troisième, de forme oblongue, pour remplacer le complexe carrefour Jean De Lattre de Tassigny, à l'entrée ouest de La Seyne, où les temps d'attente aux feux sont les plus longs permis par la règlementation.

 

UNE FLUIDITÉ DE L'AUTOROUTE AUX SABLETTES AVEC UNE PRIME À L'ÉCO-MOBILITÉ

Avec mon collègue six-fournais, nous avons pour objectif de remplacer tous les carrefours à feux depuis la sortie 13 de l'autoroute à Camp Laurent jusqu'aux Sablettes en passant par Six-Fours, pour faire des routes départementales 26, 559 et 18 qui traversent nos deux communes une véritable rocade de contournement du goulet du centre de La Seyne, permettant d'accéder avec une circulation fluide à nos quartiers collinaires puis littoraux (Saint-Jean, Barban, Lombard et Brémond, Audibert, Reynier, Guérin, Bastian, Cachou et Janas, Fabrégas, Mar Vivo, Les Sablettes), puis à Saint-Mandrier.

Dès lors que ce sera achevé, nous ambitionnons de réserver, sur la route 559 à deux fois deux voies, une voie exclusivement réservée aux transports collectifs et aux voitures transportant au moins 3 ou 4 passagers, pour inciter au co-voiturage, avec l'aménagement de parkings dédiés dans nos deux communes.

C'est comme ça que je l'aime la coopération intercommunale, voulue, organisée et co-gérée. Merci aux cadres et agents de nos services techniques communaux respectifs qui, de leur côté, et avec leurs collègues de l'agglomération et du département, coopèrent aussi dans l'intérêt général partagé.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 16:05

130928_tall_ship.jpgVenant de ceux qui me l'ont dit ce samedi, ça m'a tout de même surpris, car ils sont des amis de la majorité politique du département et de notre agglomération de Toulon Provence Méditerranée. Ils se plaignaient du fait que Toulon aurait été mieux considérée que La Seyne et Saint-Mandrier à l'occasion de la "Tall ships regatta". Pas en ma direction, ces plaintes, mais en fustigeant leurs amis qui décident à TPM et à Toulon. Moi, je ne vois pas les choses tout à fait comme ça. Certes, peu d'animations se déroulent sur notre littoral seynois, mais la Rade est à tout le monde et je ne suis pas choqué que la ville-centre de notre territoire intercommunal tire les marrons du feu plus que les autres communes littorales.

 

DES ANIMATIONS À LA SEYNE ET DES SEYNOIS ANIMANT TOULON

 Quant à moi, si je suis comme tout un chacun ébahi par les grands voiliers, c'est avec une autre approche que j'observe depuis ce vendredi l'impressionnant événement. Hormis pour la cérémonie d'ouverture, je laisse nos adjointes Raphaëlle Leguen, déléguée à la mer, et Florence Cyrulnik, déléguée au patrimoine, représenter La Seyne dans les divers temps forts de cette belle fête de la voile et de la mer.

Et, si je me promène le long de notre littoral pour admirer les voiliers patrimoniaux, si je rends visite aux Seynois des "Argonautes" avec leurs bateaux miniatures installés dans l'enceinte du village de la fête et, demain, à d'autres Seynois de notre "Chorale de la Mer" sur la place de la Liberté, et si je fais des passages incognito aux expositions de la Villa Tamaris et de la Bourse, je regarde surtout tout autre chose... Parce que j'ai avec cet événement une simulation grandeur nature de ce qu'il pourrait se passer dans quelques temps sur le littoral seynois...

 

LES FERRIES À BRÉGAILLON : L'ENFER ROUTIER ET DU FONCIER ÉCONOMIQUE GÂCHÉ

 Les ferries de la Corse sont ainsi déroutés de Toulon pour s'amarrer à Brégaillon le temps de la "Tall ships regatta", comme il est prévu que ce sera le cas si le projet de les délocaliser de Toulon pour La Seyne voit le jour dans quelques années. Et je mesure l'incidence en matière de circulation routière en entrée de ville. L'enfer ! Nul ne pourra le nier. Et il faudra être de mauvaise foi, demain, pour refuser de réaliser les aménagements routiers qui seront nécessaires.

J'observe aussi, au coeur du pôle de compétitivité de Brégaillon, les surfaces nécessaires aux stationnements dans l'attente des embarquements... et je me dis que, si le foncier normalement dédié aux entreprises de haute technologie et centres scientifiques est ainsi utilisé pour du parking sans incidence économique, notre territoire manifestera une bien piètre vision de son potentiel. Il sera impératif d'investir pour que les mètres carrés de foncier utile soient optimisés, par exemple avec des parkings en rez-de-chaussée et des activités au-dessus. Et j'y veillerai.

 

SEYNOIS ET MANDRÉENS VEULENT DES BATEAUX-BUS ET, QUAND ON VEUT, ON PEUT...

 Je regarde également les files d'attente de cent cinquante mètres de long, sinon plus, aux embarcadères des bateaux-bus, malgré le fait que des dessertes plus fréquentes, de l'ordre de toutes les vingt minutes, ont été mises en place avec les bateaux de "Réseau Mistral" pour transporter les milliers de personnes qui veulent traverser la Rade et accéder au village de la "regatta". Tiens, tiens... ça signifie donc que, lorsqu'on le veut, on peut accroître le nombre de dessertes de notre transport en commun en site propre maritime...

Il faudra alors m'expliquer pourquoi on nous a refusé, à Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier, et à moi, le renouvellement de l'expérience de la ligne maritime 38M devant relier nos deux communes par voie maritime... Et, comme il n'y aura pas d'explication cohérente possible, je vais de ce pas réclamer avec force qu'on revienne sur cette décision d'autant plus stupide et injuste que nos habitants montrent leur capacité à être "écolos" en privilégiant les transports publics, et que nos quartiers littoraux, pour la même population et la même superficie, sont, d'après l'agence d'urbanisme de l'agglomération elle-même, de 25 à 30% moins desservis en transport collectif que ne l'est le quartier toulonnais du Mourillon...

Merci donc à la "Tall ships regatta", qui aura été riche d'enseignements et de collecte d'éléments tangibles avérés. Ceux qui me disaient que l'événement n'aurait aucun intérêt pour La Seyne pourront réviser leur jugement...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements

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Marc VUILLEMOT

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