30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 07:18

Nous sommes à quelques jours d'une importante réunion de concertation publique que la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée va tenir à La Seyne sur son projet de ligne de transport en commun en site propre (cliquez sur l'image ci-contre pour l'agrandir).

Je m'adresse donc à toutes les Seynoises et tous les Seynois qui, depuis des années, concourent à enrichir la réflexion collective sur l'amélioration des mobilités dans notre commune et l'agglomération toulonnaise, notamment dans les diverses instances de démocratie locale.

L'occasion leur est offerte de donner à entendre à l'autorité organisatrice des transports urbains les idées, vœux et solutions que nous préconisons ensemble...

 

 

Chers concitoyens,

Merci par avance d'être nombreux à prendre part à la concertation organisée par la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée (TPM) sur le tracé de la ligne du Transport en commun en site propre (TCSP), le jeudi 7 juillet à 17 heures 30, dans la salle du conseil municipal de la mairie de La Seyne.

N'hésitez pas à faire valoir les sujets importants pour notre ville, mais, au-delà, pour l'ensemble de notre territoire métropolitain.

Je vous rappelle, à titre d'exemples, un certain nombre de demandes formulées par les uns et les autres, citoyens ou acteurs économiques et sociaux, lors de diverses rencontres de notre Comité des usagers des mobilités ou de conseils de quartiers, évoquant, du nord au sud du tracé projeté...

- la réalisation de la jonction entre l'espace d'Ollioules du Pôle Mer et la gare SNCF de La Seyne-Six-Fours, ne serait-ce que pour justifier l'important financement public du pont route / pont rail déjà réalisé (et dont la SNCF, lors de la livraison, a alerté sur le fait que l'ouvrage non utilisé risquerait de souffrir)

- la réalisation du pôle multimodal de la gare SNCF, avec le deuxième parking à l'est

- la réalisation d'un mini-pôle d'échanges, vers l'arrêt Bartolini, entre le TCSP, les lignes de bus venant d'Ollioules et Six-Fours, intégrant l'arrêt de l'appel-bus de la zone d'activité des Playes (AB80)

- la nécessité de faire circuler le TCSP sur le site propre réalisé depuis les années 90 depuis l'avenue Itzhak-Rabin jusqu'au carrefour du 8 mai 1945, comme équipement structurant du plus grand quartier populaire en rénovation urbaine du département (Berthe), la desserte de la base marine du Pôle Mer pouvant se faire par la ligne de bus 120 à prolonger, y compris à l'intérieur de la zone portuaire (ainsi que le font les trois lignes de bus internes à l'Arsenal de Toulon)

- la prise en compte des préconisations à venir d'une étude programmée pour le passage, soit par l'avenue Youri-Gagarine, soit par l'avenue Léon-Gambetta, cette dernière option pouvant contribuer à la redynamisation urbaine et économique de cette zone urbaine sous la forme d'une voie apaisée (TCSP, modes actifs doux, piétons)

- la réalisation du parking-relais des Esplageolles, inscrite au contrat de développement TPM-Région, cofinancée par la commune et Pôle Emploi

- le report de la circulation automobile vers l'avenue Louis-Curet et une traversée du port permettant de rendre l'actuelle emprise du réseau viaire (place Ledru-Rollin et quai Saturnin Fabre) au TCSP, aux vélos, aux piétons et aux activités commerciales, culturelles et de services, dans une configuration de "place urbaine"

- la localisation du terminus de la ligne au-delà de l'Atelier Mécanique, vers Bois-Sacré, au regard des perspectives de développement de ce quartier (habitat et activités économiques)

- la réalisation de parkings vers l'Esplanade Marine et vers Bois-Sacré

- la question du calendrier de chacune des réalisations, la deuxième ville de l'agglomération et du département pouvant d'autant moins être exclue de la phase 1 de réalisation du TCSP que celui-ci a vocation à desservir deux quartiers prioritaires "Politique de la Ville" (Berthe et le centre-ancien), trois zones d'activités économiques majeures pour l'agglomération (Pôle Mer, Les Playes et Les Chantiers), et les quartiers de TPM et du Var connaissant la plus forte croissance démographique, par la création de logements de tous standings, afin de répondre aux objectifs du Programme local de l'habitat de TPM et des lois SRU et ALUR, et que, sur un trajet d'environ 6,5 km sur notre commune, la moitié a déjà été réalisée à l'initiative de la Ville elle-même (2,6 km de Berthe au 8-mai en 1999 et environ 600 m le long du Parc de la Navale en 2006).

Encore merci par avance pour vos contributions qui ne peuvent qu'enrichir les réflexions de notre agglomération, en sa qualité d'autorité organisatrice des transports urbains.

Outre vos interventions lors de la réunion, un registre sera mis à votre disposition, que nous transmettrons ensuite à TPM.

Meilleurs sentiments.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 06:45

La semaine dernière, tandis que je rentrais de mon déplacement à Paris pour nos difficultés budgétaires, s'est tenue la réunion du conseil communautaire de l'agglomération Toulon Provence Méditerranée, avec au menu, entre autres points, l'adoption du Plan de déplacements urbains (PDU) de l'aire toulonnaise pour la période de 2016 à 2025. Nous avions auparavant plaidé, dans un courrier adressé à Hubert Falco, président de notre agglomération, pour l'intégration dans ce futur cadre de référence d'un certain nombre d'exigences seynoises, répertoriées par nos élus, nos services, et surtout les citoyens investis dans le "comité des usagers des mobilités" composé de représentants des conseils de quartiers, comités d'intérêt local et associations assimilées.

Si certaines ont clairement été intégrées dans le PDU, d'autres, sans être explicitement exprimées, s'inscrivent de façon compatible dans les orientations retenues et les projets d'actions et d'aménagements. Nous veillerons à ce qu'elles ne soient pas oubliées.

Nous sommes donc plutôt satisfaits et, par la voix d'Anthony Civettini, adjoint à l'économie, qui me remplaçait en mon absence, nous l'avons exprimé...

 

« Nous avons lu avec beaucoup d’attention le Plan de Déplacements Urbains que vous proposez aujourd’hui aux douze villes de l’agglomération toulonnaise.

« Les difficultés de circulation que connaît notre territoire avec la pollution, les embouteillages, les heures de travail perdues, sont connus.

« La plupart des actions programmées sont déclarées comme devant être mises en œuvre sur la durée du PLU, ce qui peut paraître finalement lointain et laborieux pour nos sites urbains à forte dynamique économique, urbaine et démographique, souffrant de réalités géographiques complexes entre mer et collines, qui connaissent, et vont de plus en plus connaître, des difficultés accrues. Il convient d'en accélérer la résolution par une planification urgente de réalisations pragmatiques, faute de quoi les sites à fort potentiel, qui réclament mobilité aisée et qualité de vie verraient leur attractivité fortement impactée.

« S'agissant de l'aire seynoise, deuxième commune de notre agglomération et du département, connaissant la plus forte expansion démographique avec près de 2% par an, classée troisième commune de France pour l'effort de construction de logements, l'accroissement de la population justifie à lui seul une action d’envergure en termes de mobilités urbaines et interurbaines. La dynamique économique du territoire seynois accroît la complexité du problème, avec le Pôle Mer Méditerranée, et notamment sa base marine de Brégaillon, le développement des "autoroutes de la mer" (les "ro-ro"), l'accroissement de l'offre d'accueil touristique, ainsi que nos propres projets et réalisations (le casino et le projet de réhabilitation de l’Atelier Mécanique), tous au sud du "goulet routier" du centre-ville et du port.

« Ce sont des facteurs d'accroissement de la circulation routière, non seulement de voitures particulières mais également de cars de tourisme et de camions avec remorques. Il nous faut impérativement éviter la paralysie dont on a déjà constaté l'aggravation entre 2008 et 2015. Le développement urbain et économique des sites seynois et mandréens constitue un enjeu majeur incontournable, non seulement pour la commune, mais pour l'ensemble du "Grand Toulon", probablement au-delà des limites de l'actuelle agglomération.

« Des centaines d'emplois durables et saisonniers, de tous niveaux de qualification, sont concernés. Il est absolument vital que cette dynamisation s'effectue dans le respect du développement durable, dans une région placée dans le dernier quart du bien triste "palmarès" européen du nombre de jours annuels de dépassement des seuils sanitaires de particules, dioxyde d'azote et ozone. Si ce PDU donne des pistes intéressantes qui doivent permettre de résoudre certains problèmes, il ne nous rassure pas vraiment sur les conséquences en terme de qualité de vie que nous devrons subir encore quelques années.

« Nous vous avons fait parvenir il y a quelques jours le détail de certaines actions que nous souhaitons voir mettre en œuvre à plus ou moins court terme. Nous ne doutons pas que vous aurez à cœur de les intégrer lors de la mise en œuvre de ce plan.

« Notre commune a fait le choix par le passé d’être à vos côtés dans un esprit constructif pour travailler ensemble à l’avenir de notre agglomération. C’est ce choix que nous faisons encore aujourd’hui et c’est pourquoi nous nous prononcerons favorablement pour ce PDU. Mais les Seynois et leurs élus resteront extrêmement vigilants et attentifs à la bonne réalisation de ce plan, dans l’intérêt de l’agglomération mais aussi dans celui de notre ville. »

 

> Téléchargez le Plan de déplacements urbains (PDU) retenu par la communauté d'agglomération (pdf) EN CLIQUANT ICI

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 09:17

Ce n'est certainement qu'un oubli aisément réparable. Le conseil communautaire de notre agglomération Toulon Provence Méditerranée (TPM) est en effet appelé à voter, ce vendredi, sur le principe de la relance d'une déclaration d'utilité publique en vue de disposer d'un cadre nécessaire à la réalisation d'un mode de transport collectif qui doit constituer l'épine dorsale des déplacements en mode soutenable de notre aire urbaine.

Une lecture peut-être trop rapide de l'évolution des réalités territoriales semble avoir fait omettre des parties de notre aire métropolitaine qui, il y a plus de trente ans, lorsque les premiers tracés du tramway prévu à l'époque ont été imaginés, ne représentaient pas des sites à enjeux tels qu'ils le sont aujourd'hui. Je veux parler du nord de la commune de La Seyne, du pôle de compétitivité mer au quartier des anciens chantiers navals.

C'est pourquoi j'ai adressé le courrier ci-dessous à mon collègue Hubert Falco, président de TPM, lui demandant de bien vouloir reconsidérer le tracé de la future ligne dans son extrémité occidentale seynoise. Et je ne doute pas que le bon sens prévaudra.

 

« Monsieur le Président,

« Le projet de délibération n° 16/02/17 relative à la relance d'une déclaration d'utilité publique (DUP) pour la réalisation d'un transport en commun en site propre (TCSP) de La Seyne à La Garde, que vous allez soumettre au vote du conseil communautaire le vendredi 12 février, pose un grave problème.

« Le fait de relancer le projet d'une ligne de TCSP terrestre, en lui même, n'est évidemment pas en cause. Notre commune le soutient depuis son origine, comme "dorsale" indispensable aux mobilités du territoire transcommunal.

« Mais, depuis plusieurs années, dans toutes les instances ad hoc, votre direction générale pourra vous le confirmer, la ville de La Seyne fait valoir l'absolue nécessité de revenir au tracé initial concernant son territoire, prévoyant, non comme le stipule le projet de délibération, un terminus à la gare SNCF de La Seyne, mais un terminus au droit du site des anciens chantiers navals (susceptible d'être prolongé, dans une tranche ultérieure, en direction de Saint-Mandrier).

« Le TCSP ne saurait en effet ignorer des sites majeurs de la dynamisation de notre agglomération qui se trouvent sur le territoire de ma commune :

  1. le quartier Berthe, plus important site de la géographie prioritaire de la politique de la ville de notre département, qui achèvera en 2018 sa rénovation entamée en 2007, parmi les plus importantes du pays. Je rappelle à votre attention que le tracé du TCSP y est réalisé depuis près de 20 ans ;
  2. la partie maritime du pôle de compétitivité mer Méditerranée, accueillant des opérateurs publics et privés majeurs du développement des plus hautes technologies marines (CNIM, IFREMER, CNRS, Antares, Ro-ro, ferries, etc.) ;
  3. le port et le cœur historiques de la commune, retenus dans le cadre du nouveau programme national de rénovation urbaine (NPNRU) que porte notre agglomération avec l'État, la Région, le Département, nos communes, et de nombreux autres partenaires, au "confluent" des territoires à enjeu métropolitain de la partie sud et ouest de notre Rade, pour lequel, comme pour tous les sites prioritaires "politique de la ville", les infrastructures dédiées aux mobilités propres sont considérées comme des vecteurs essentiels de la requalification et de la redynamisation ;
  4. le site des anciens chantiers navals et ses alentours, vecteurs de développement économique, touristique, culturel, et social, le long duquel mon prédécesseur a prévu le cheminement dudit TCSP :
    • pont levant à vocation touristique patrimoniale,
    • hôtel 4 étoiles avec le plus fort taux de remplissage de la région PACA,
    • parc paysager et son "chemin de la Navale",
    • casino de jeux de la rade (et salle de spectacles pouvant accueillir jusqu'à plus de 900 personnes),
    • projet "Atelier mécanique", dont le permis de construire est en cours d'instruction, dédié à un complexe cinématographique de 9 salles, extensible à 12, deux résidences hôtelières, des commerces de loisirs, de culture, et de bouche, devant ouvrir ses portes fin 2018 à des milliers d'usagers,
    • structures portuaires d'accueil de la petite, moyenne et grande plaisance,
    • institut de promotion et de formation aux métiers de la mer de la Chambre des métiers et de l’artisanat du Var, étendu à des formations relocalisées d'autres centres de formation d'apprentis (Hyères, Le Beausset, etc.),
    • école supérieure du professorat et de l'éducation (ESPE), dont l'extension est prévue en deux tranches, la deuxième ayant été inscrite au contrat de projet État-Région,
    • zone d'activité économique "Joseph-Grimaud", dédiée à l'économie maritime, prolongée, à l'est, dans le secteur de l'Eguillette, par le site sur lequel a été déposé le permis de construire d'un très important chantier de construction et de refit de yachts de grande plaisance (Monaco Marine) à la formalisation duquel notre agglomération a largement concouru,
    • terminal de croisières sur la zone concédée à la Chambre de commerce et d'industrie du Var, accueillant chaque année une centaine de paquebots de plusieurs milliers de "croisiéristes", dont un tiers, estimé entre 1500 et 2500, demeurent, lors des escales, sur nos territoires (La Seyne et Toulon),
    • pôles intermodaux de mobilités (voiture, deux roues, bus, bateaux-bus, etc) : parking-relais des Esplageolles, embarcadères des bateaux-bus de Réseau Mistral du port de La Seyne, de "Porte marine", et celui réclamé du "Bois sacré", permettant des interconnexions avec les quartiers est et sud de La Seyne (Tamaris et Les Sablettes) et les communes de Toulon, Saint-Mandrier et Six-Fours ;
  5. et des milliers de logements résidentiels créés ou en voie de création, comme le programme de près de 400 logements prévus au lieu-dit "Bois sacré" dont le permis de construire a été accordé, pour concourir à atteindre les objectifs assignés à notre Programme local de l'habitat (PLH) intercommunal.

« Ces quelques éléments devraient vous permettre de reconsidérer, en urgence, je vous le concède et j'en suis navré (mais la décision de notre bureau communautaire en date du 19 octobre dernier ne permettait pas de visualiser le tracé imaginé pour cette DUP), le tracé devant être soumis à la concertation publique.

« À défaut de solutions conjuguées de transports collectifs structurants, par voie terrestre et maritime, et de solutions intermodales, des milliers de véhicules vont ruiner les efforts de développement durable et soutenable de notre intercommunalité, et freiner gravement sa dynamique économique et sociale.

Monsieur Yannick Chevenard, vice-président en charge des transports de notre agglomération, que j'ai interpellé dès réception du projet de délibération, m'a indiqué que je pourrai "faire valoir le bien-fondé de [ma] démarche" dans le cadre de la concertation publique.

« Je ne manquerai pas de le faire, par la voie d'une délibération que je soumettrai au vote du conseil municipal de La Seyne aussitôt que possible.

« Mais j'estime que la deuxième ville de notre agglomération, par ailleurs deuxième ville de notre département, forte de 65.000 habitants, celle connaissant la plus forte croissance démographique, et l'une de celles les plus porteuses de développement économique, social et culturel du territoire de notre Schéma de cohérence territoriale, ne peut être considérée comme un "citoyen lambda" pouvant donner un avis dans le cadre d'une concertation publique.

« Je vous serais donc reconnaissant de bien vouloir faire préciser, avant la réunion du 12 février de notre conseil communautaire, dans un projet de délibération modifié, que le tracé du TCSP devant faire l'objet de la déclaration d'utilité publique est prévu de la gare SNCF de La Garde à la partie sud des anciens chantiers navals de La Seyne et non à la gare SNCF de ma commune.

« Je vous remercie sincèrement de l'attention que vous voudrez bien prêter à ma demande, simplement fondée sur une lecture égalitaire, dans l'esprit républicain qui nous anime, de l'ensemble des territoires de Toulon Provence Méditerranée. Il serait en effet navrant, je suis certain que vous en conviendrez avec moi, que ce soient nos adversaires communs peu enclins à porter les valeurs qui fondent notre République, qui relèvent cette regrettable erreur d'appréciation de nos réalités territoriales et des enjeux d'avenir de l'ensemble de notre aire urbaine. Je préfèrerais vous remercier en séance publique de la prise en compte de ma demande que de devoir regretter un oubli territorial.

« Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma plus parfaite considération. »

 

Mise à jour de l'article le 11 février à 15 h 40 : La communauté d'agglomération m'a fait savoir que son Président proposera en séance une délibération modifiée mentionnant un tracé allant, comme nous le souhaitons, de la gare de La Garde à la partie sud du site des anciens chantiers navals de La Seyne, sur une distance prolongée à 20 km environ. Merci à TPM. 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 04:13

Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas du tout attaché au formalisme et aux convenances protocolaires. Mais il est parfois des situations dont je remarque l'étrangeté. Deux en un jour, ça mérite tout de même que, s'en m'en offusquer, je les relève.

Ainsi, lors de la réunion du conseil municipal de ce mardi, notre adjointe chargée du développement durable du territoire, Denise Reverdito, interpellée par Nathalie Bicais, conseillère municipale et départementale à propos des espaces boisés du Fort Napoléon, propriétés du Département et confiés en gestion à la commune, s'est étonnée de n'avoir plus de nouvelles d'un intéressant projet dont le conseil départemental a eu l'initiative, en l'occurrence l'implantation d'un parcours d'initiation à la course d'orientation. Et là, surprise, l'élue départementale apprend à l'assemblée que l'inauguration du parcours sportif est prévue dans quelques jours. Sans que la Ville n'y soit conviée !

 

ÉTRANGE, MAIS PAS OFFENSANT

C'est certes une réalisation entièrement assurée par le conseil départemental, mais l'usage veut que les élus locaux soient associés au petit moment festif qu'est toute inauguration, ne serait-ce que pour leur permettre de remercier la collectivité varoise qui offre un nouveau service de loisirs à la population seynoise. Étrange... mais pas offensant pour autant.

Tout aussi curieuse, mais pas plus blessante, la découverte, à la lecture du quotidien Var-matin, de la visite effectuée à La Seyne ce même mardi par le nouveau vice-président de la Région délégué à la formation, mon collègue toulonnais Yannick Chenevard, également vice-président de notre agglomération. Il s'agissait pour lui de rencontrer les responsables du centre de formation d'apprentis que la Chambre des métiers du Var fait vivre avec une belle efficience.

La Ville ne tient certes pas à se mêler de ce qui ne la regarde pas, du moins pas directement. Mais j'aurais eu plaisir, comme cela se faisait sous le mandat régional de Michel Vauzelle, à accueillir mon collègue Chenevard sur nos terres seynoises, d'autant que, en ma qualité de vice-président de Toulon Provence Méditerranée (TPM), j'ai en charge, moi aussi... la formation.

Et ça m'aurait permis, en marge de sa visite, de lui faire découvrir les projets structurants voisins du centre de formation, tels le casino, l'Atelier mécanique, le chantier de yachts "Monaco Marine" et la résidence de Bois Sacré, porteurs de centaines d'emplois et de parcours d'insertion, pour leurs réalisations et/ou pour leurs fonctionnements. Et, accessoirement, puisqu'il a en charge à TPM la question des transports collectifs, d'évoquer avec lui, sur site, les problèmes de mobilités que vont engendrer ces réalisations et les solutions terrestres et maritimes que nous préconisons et réclamons depuis plusieurs années...

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 03:28

Il y a un mois se tenait un riche échange avec les cadres de l'agglomération Toulon-Provence-Méditerranée (TPM) chargés d'élaborer le Plan de déplacement urbain intercommunal mis à jour pour les quelques années à venir, c'est-à-dire le document faisant référence pour la politique des transports et des aménagements permettant mobilités urbaines et interurbaines. Il s'agissait pour nous de vérifier que les besoins seynois étaient bien pris en compte par la communauté d'agglomération.

 

VOIRIES STRUCTURANTES ET MODES DOUX

En matière d'infrastructures routières, nous avons balayé les enjeux majeurs, relevant de diverses compétences communales, intercommunales ou départementales : l'accès aux entreprises du site portuaire de Brégaillon, la traversée du port, l'élargissement de la voie TPM est-ouest depuis le chemin six-tournais de Lombard jusqu'au littoral de la Petite Mer au Croton, par Brémond, Gavet, le Pont-de-Fabre et l'Evescat, la corniche de Tamaris, les giratoires sur la départementale de Six-Fours aux Sablettes.

Nous avons intégré la nécessité de poursuivre la réalisation de voies cyclables, notamment depuis l'entrée de ville au rond-point du 8 mai 1945 jusqu'au port, puis aux Mouissèques, se poursuivant vers les Sablettes le long de la corniche, comme en direction de la gare SNCF, du Pôle Mer, et d'Ollioules.

 

BUS, BATEAUX-BUS, TRAINS ET INTERMODALITÉ

S'agissant des transports collectifs, solution efficace et durable en alternative à l'automobile, nous avons insisté sur quatre urgences, rappelant qu'une attention particulière doit être prêtée à La Seyne, en plein développement économique et démographique.

A défaut de tramway, et en attendant un hypothétique bus à haut niveau de service, la ligne dorsale de bus U doit urgemment être prolongée jusqu'au site des chantiers navals, depuis le parc-relais des Portes d'Ollioules et de Toulon vers le Pôle Mer, la gare SNCF de La Seyne, la traversée du quartier Berthe où le site propre a été réalisé il y a près de vingt ans par la commune, et le port.

Les lignes de bateaux-bus doivent aussi être rapidement développées, ainsi que je le rappelais dans un récent article de ce blog, avec, peut-être une solution transitoire.

Les lignes structurantes de bus comme la 8, la 18 et la U, doivent également être confortées, et les lignes internes à la commune restructurées pour mieux, et sans délai décourageant d'attente, rabattre sur les lignes majeures depuis n'importe quel point du territoire, quitte à disposer pour nos quartiers collinaires d'un dispositif d'appel-bus réactif, incitatif à l'usage des transports publics.

La gare ferroviaire, enfin, celle de la deuxième ville du Var, doit, avant que la SNCF ne mette en service le projet régional de RER Bandol-Hyères sans changement de train à Toulon, voir son projet d'aménagement en pôle multimodal terminé : voies d'accès réorganisées depuis La Seyne, le Pôle Mer et Camp Laurent, nouveaux parkings sécurisés pour vélos et voitures, gare routière et dessertes accrues par les bus.

 

SE GARER POUR LAISSER LA VOITURE

La question des stationnements a aussi été abordée. On l'a évoqué pour la gare, mais il faut que démarre le programme commun TPM-Ville du parc-relais des Esplageolles, pour lequel la Région a alloué un financement au titre du contrat de développement de TPM. Et il faut également que l'agglomération réalise les parkings prévus le long de la corniche de Tamaris, et que les programmes d'aménagements du site des chantiers intègrent bien les besoins de parkings.

Il y a vraiment une "urgence seynoise" en matière de mobilités. La commune prend prendre sa part. Il faut que les autres entités responsables, Département et Intercommunalité notamment, mesurent bien l'acuité de la question, qui dépasse le strict cadre seynois, car elle est un enjeu du développement économique et de l'équilibre écologique de tout le Grand Toulon.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 03:58

Les Seynois n'en démordent pas. Ils veulent une égalité de traitement avec les autres villes pour les services qui leur sont dus par l'intercommunalité. A défaut du tramway tant espéré, ils veulent en particulier des dessertes de transports collectifs correspondant aux besoins de leur territoire, le seul des douze de Toulon Provence Méditerranée (TPM) à avoir vu sa population croître de 10% en neuf ans.

Une de mes connaissances m'a suggéré une solution qui pourrait être réalisée à moindre coût, en attendant que puisse se tenir l'engagement pris en 2010 par TPM, autorité organisatrice des transports, de créer avant 2017 cinq nouvelles lignes de transport en commun en site propre maritime. Je ne suis pas plus royaliste que le roi, et je sais bien que cette promesse a été faite à un moment où, avant que l'État ne décide de couper les vivres aux collectivités, il était envisageable de trouver les presque 70 millions d'euros nécessaires à ce programme.

 

POUR LE COÛT D'UN SIMPLE ARRÊT DE BATEAUX-BUS

C'est pourquoi, toujours réaliste et pragmatique, je donne du sens à cette idée simple, qui consisterait à créer un arrêt commun, le long du littoral de Bois Sacré, aux deux lignes actuelles de bateaux-bus, celle qui relie le port de La Seyne à celui de Toulon (8M), et celle qui relie Les Sablettes au même port de Toulon (18M).

Moyennant le seul coût de la réalisation d'un appontement, sans devoir acquérir de nouveaux bateaux, il serait possible de créer une correspondance, ainsi que je le propose sur l'image illustrant ce billet (sur laquelle le nouvel arrêt est figuré par une étoile - on peut cliquer dessus pour l'agrandir), assurant une possibilité de choix de destinations, depuis nos quartiers littoraux du sud vers la ville-centre qu'est Toulon ou vers le cœur historique seynois.

 

UNE RÉPONSE ÉCOLOGIQUE PROUVANT QUE L'INTERCOMMUNALITÉ EST UN PLUS

On y perdrait certes de cinq à dix minutes en supplément de trajet et temps de débarquement/embarquement à ce nouvel arrêt, mais on apporterait des réponses utiles et écologiques, en correspondance avec les lignes du bus structurantes à conforter, aux besoins urgents de mobilités que le développement seynois impose : ceux des usagers qu'il faut impérativement inciter à utiliser les modes doux et les transports collectifs, découlant d'une démographie active dans les quartiers des Mouissèques et de Bois Sacré, de l'afflux de gens vers le site des anciens chantiers navals, avec le casino de jeux, les sites portuaires, les cinémas, les commerces de culture et de loisirs, les espaces hôteliers, le terminal des croisières des paquebots géants, qui vont sous peu dynamiser ces lieux en friches depuis trop longtemps.

L'agglomération TPM a là une occasion de montrer que se trompent les tenors de la droite et de l'extrême-droite locale qui assènent, par pure stratégie démagogique politicienne de comptoir, que l'intercommunalité est une nuisance pour La Seyne. Nous, à la coopération entre communes du Grand Toulon, on y croit. Reste à ceux qui l'animent à ne pas nous décevoir.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 03:01

La communauté d'agglomération a répondu favorablement à notre demande. Afin d'inciter nos concitoyens et nos vacanciers à laisser leur véhicule loin des Sablettes et éviter ainsi les pénibles longs encombrements que l'on connaît chaque année, notamment après que le traditionnel feu d'artifice du 15 août a été tiré et que des milliers de spectateurs veulent regagner en même temps leurs pénates, notre opérateur de transports publics Réseau Mistral assurera deux allers-retours de bateaux-bus entre le port historique de La Seyne et la gare maritime des Sablettes, au tarif ordinaire de nos transports urbains.

 

DE SON CÔTÉ, LA COMMUNE MET EN PLACE DES NAVETTES-BUS DEPUIS LE CENTRE

Ces bateaux-bus partiront de l'embarcadère du port de La Seyne à 21h30 et 21h50, avec des retours prévus à 23h15 et 23h30 à l'embarcadère des Sablettes.

De son côté, la Ville assurera tous les quarts d'heure, à compter de 21h, des rotations gratuites avec deux bus municipaux depuis l'Esplanade Marine, sur le site des anciens chantiers, où existent de nombreuses places de stationnement (IPFM et Esplanade), jusqu'à l'école Léo-Lagrange des Sablettes, à quelques minutes à pied de la plage, avec des retours assurés jusqu'à 1h du matin.

 

DU CŒUR HISTORIQUE AUX FESTIVITÉS LITTORALES, JOINDRE L'UTILE À L'AGRÉABLE

J'invite donc les visiteurs de ce blog à se garer en centre-ville où l'on dispose de plus de 1000 places gratuites et d'un parking à la tarification très attractive. Ça pourrait être l'occasion de prévoir une fin d'après-midi à flâner sur le parc de la Navale ou de parcourir le chemin du patrimoine du centre ancien, puis de s'attabler à la terrasse d'un café ou d'un restaurant, avant d'embarquer dans un bus communal ou, mieux mais sûrement limité aux 200 plus rapides ou plus dégourdis, pour une petite demi-heure de traversée vers la plage et profiter ainsi d'une vue nocturne inédite sur notre beau littoral au riche passé naturel et architectural.

Merci à Toulon Provence Méditerranée pour ce geste intelligent. Merci aux employés communaux de notre régie des transports de mettre en place ce service de navettes-bus. Et merci, bien sûr, à notre service évènementiel, sous la houlette du trop modeste Nicolas, qui orchestre tout ça.

 

UNE AUTRE SOLUTION EN BATEAU-BUS... MAIS DEPUIS TOULON

On regrettera toutefois que, en ce jour férié, n'ait pas été prévue la circulation habituelle des lignes nocturnes du samedi, exception faite de la ligne N4 de bateaux-bus au départ de la gare maritime de Toulon, qui propose deux retours après le tir du feu d'artifice, à 23h40 et 1h du matin. 

Car, pour se rendre au spectacle ce 15 août avant 21 heures, les Sablettes seront certes bien desservies par la ligne de bus 8 (venant de Toulon via La Seyne - environ toutes les demi-heures - dernière arrivée à 20h59) et par la ligne de bateau-bus 18 M (venant direct de Toulon - toutes les demi-heures - dernière arrivée à 20h40).

Mais pour y venir après 21 heures... et surtout, ce qui est pire, pour repartir vers La Seyne après le spectacle pyrotechnique, rien n'est prévu et c'est vraiment dommage. Il aurait suffi que circule à titre exceptionnel, comme c'est le cas tous les samedis non fériés, la ligne de bus nocturne N8 qui offre habituellement quatre retours vers La Seyne puis Toulon après 23h, jusqu'à 0h47 au départ des Sablettes. Je vais tout de même le réclamer, mais sans trop d'espoir... Quoique... qui ne demande rien...

 

AUTOMOBILISTES, MARCHER UN PEU EN BORD DE MER, C'EST AGRÉABLE...

Quant aux irréductibles de l'usage de l'automobile, je les invite à se garer le plus loin possible de la plage des Sablettes, en utilisant l'un des parcs de stationnement existant tout au long de la corniche (Sauvat, Tamaris, Le Croûton, voire Balaguier), et à cheminer à pied le long de la côte jusqu'à la plage.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 03:44

Dans l'article mis en ligne hier, je livrais ma réflexion sur l'offre de transports collectifs concernant La Seyne, non seulement pour elle-même, mais au regard de sa place dans l'agglomération Toulon Provence Méditerranée. Si — et ce n'est pas de la science fiction — l'on se projette quelques années en avant, ma plaidoirie n'en est que plus étayée.

La réalité géographique est telle que les difficultés de circulation routière entre le nord et le sud de La Seyne, avec le goulet du port, ne vont aller qu'en s'accroissant. Il faut bien sûr que nos concitoyens et nos visiteurs entendent que seul l'usage des modes doux de déplacements et des transports collectifs permettra de fonctionner paisiblement dans une aire urbaine de 600.000 habitants. Mais il faut, pour cela, que l'autorité organisatrice des transports, qui n'est pas la commune, mais l'agglomération, monte en puissance en ce qui concerne l'offre.

 

PAS DE DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE SANS MOBILITÉS

La Seyne est en phase active de reconquête des sites moteurs de la dynamisation économique de l'agglomération. De plus en plus de salariés travaillent sur le pôle de compétitivité maritime de Brégaillon, et la base terrestre du pôle, à Ollioules, va draîner sous peu, notamment autour de DCNS, un flux très important de personnels. Sur la rive sud de la Rade, l'ouverture prochaine du casino, celle, d'ici au plus trois ans, du complexe de loisirs et de culture de "L'Atelier mécanique", le développement de la plaisance, l'installation de "Monaco Marine", la montée en charge du terminal des croisières, sont autant d'éléments qu'il serait grave de ne pas prendre en compte. Des flux très importants de salariés et d'usagers sont à considérer.

L'arrêt du projet de tramway, qui aurait permis de relier ces sites au reste de l'agglomération, commande que l'on active dans les meilleurs délais la seule solution alternative raisonnable que représente la conjugaison de la création d'une ligne de cabotage de bateaux-bus desservant Les Sablettes, Balaguier, le site des chantiers navals, le port de La Seyne, Brégaillon, voire l'Arsenal de Toulon, et le prolongement jusqu'au port de La Seyne, via la gare SNCF, de la ligne U de bus, dorsale majeure de l'agglomération, le plus possible en site propre dédié.

 

POUR L'ÉCOLOGIE, LA SURVIE DU CENTRE, ET LA RÉPONSE AUX BESOINS DE LOGEMENT

C'est à ce prix que l'on préviendra de terribles encombrements, une pollution de l'air gravement accrue, et un frein à la dynamique économique, donc à l'emploi, alors que le potentiel seynois de développement est celui de tout le tour de Rade, voire au-delà.

Dans un contexte où on doit concomitamment redynamiser le centre historique et achever de "déghettoïser" nos quartiers populaires du nord, où on a l'obligation de répondre aux exigences du programme intercommunal de l'habitat et de la loi Alur en construisant du logement, y compris là où le droit de l'urbanisme n'a pas permis de l'empêcher au sud du port, comme à Bois Sacré, et où on peut profiter, dans les quartiers littoraux balnéaires, d'une meilleure mobilité pour soutenir l'économie du tourisme et des loisirs, la prise en compte, urgente, de ces réflexions, suivie d'engagements, bénéficierait à l'ensemble du territoire, bien au-delà de la seule commune de La Seyne.

 

QUE DOIT FAIRE LA SEYNE POUR ETRE ENTENDUE ?

Les Seynois, leurs élus au premier chef, en sont convaincus. Puissent les autres, notamment ceux qui détiennent les clefs des transports de par la répartition des compétences entre institutions, l'être — ou le devenir — aussi. Et vite.

Pour l'heure, je le confesse, je ne suis pas parvenu à me faire entendre. Ni même à être écouté autrement qu'en ayant en retour un bien poli... "oui, oui, on va s'en occuper".

J'ai tout de même — enfin ! — obtenu une réunion de travail sur le sujet avec les responsables du Plan de déplacements urbains intercommunal. Elle aura lieu la semaine prochaine. Avec des engagements à son issue ?...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 03:19

On se souvient peut-être de l'expérience menée pendant quelques semaines au cours de l'été 2012 par Réseau Mistral d'une ligne nouvelle de bateaux-bus : la ligne 38M. Elle avait été trop courte pour être évaluée à sa juste valeur, et l'opérateur de transports collectifs avait, à mon sens, un peu hâtivement conclu à l'insuccès, au vu du peu d'engouement des usagers, certes sur la base d'un déficit d'exploitation incontestable, mais s'expliquant par un essai trop bref, en une période de congés, une information a minima (prospectus ci-contre trop peu diffusé) et pas assez en amont du projet, un trajet probablement trop long, des horaires inadaptés, limités aux matins des week-ends, et des fréquences insuffisantes.

On se souvient peut-être aussi de l'annonce faite il y a cinq ans par l'agglomération TPM, autorité organisatrice des transports, de la création, à l'horizon de 2017, de cinq lignes maritimes supplémentaires, parmi lesquelles une ligne de cabotage autour de la Rade de Toulon. Si l'on peut entendre que, en 2010, les collectivités et intercommunalités n'étaient pas encore dans la situation de disette qu'on leur connaît aujourd'hui, rien n'interdit, à présent, comme nous le faisons tous, de hiérarchiser les priorités et de passer à l'acte pour engager la mise en œuvre des volets les plus utiles de cet objectif de développement.

 

RÉÉQUILIBRER LES TRANSPORTS EN FONCTION DES ÉVOLUTIONS DÉMOGRAPHIQUES

L'urgence est désormais là. On ne peut pas ignorer l'explosion démographique de La Seyne, seule commune parmi les douze du Grand Toulon à voir sa population croître fortement (plus de 10% entre 2006 et 2011, et ça n'a fait que s'accélérer depuis lors), tandis que quatre ont faiblement progressé, et que les sept autres, dont Hyères et Toulon, ont perdu des habitants. Il semble dès lors normal de revisiter l'offre de services publics, dont celle des transports en commun, pour la faire cadrer aux réalités des populations des territoires.

C'est d'autant plus important qu'un déséquilibre significatif existe déjà. Ainsi, à titre d'exemple, la très officielle Agence d'urbanisme de l'aire toulonnaise et du Var (AUDAT) a pointé que, sur deux territoires de même superficie et de même population, les quartiers du Mourillon à Toulon et de Mar-Vivo-Les Sablettes-Tamaris à La Seyne, l'offre de transports collectifs, en nombre de points de desserte et en fréquence, est trois fois moins importante à La Seyne qu'à Toulon. Si nul ne peut contester que la fonction de centralité urbaine de Toulon doit être prise en compte, chacun devrait tout de même convenir qu'un rééquilibrage de l'offre est plus que jamais nécessaire.

En outre, les réalités du développement économique et urbain de La Seyne, conjuguées à son organisation géographique, que j'aborderai dans un prochain billet, plaident pour une mise à plat d'autant plus urgente que le Plan de déplacements intercommunal est en cours de refonte.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 19:47

http://www.pau-circulation.fr/wp-content/uploads/2011/10/accident.jpgAutant je suis partisan résolu de la libre administration des communes avec un rapport à un État accompagnateur, conseilleur, assistant, contrôleur de la légalité, et je joue mon rôle avec enthousiasme et détermination, autant il est des jours où mon découragement alterne avec ma colère, tant il semble que rien n'est fait, en haut lieu, comme on dit, pour que cette belle mécanique de l'édifice institutionnel soit huilée comme il le faut, dans un rapport de confiance, de reconnaissance et de respect mutuels.

Découverte de la presse au petit matin, la tasse de café frais à portée de main. Tous les journaux évoquent les vingt-six mesures qui doivent permettre d'améliorer la sécurité routière après le constat d'une grave évolution de la mortalité. Très bien. C'est du bon sens.

 

DES TRAVAUX OBLIGÉS ? QUI VA PAYER ?

 Et je tombe sur l'une de ces mesures, qui ne me semble en effet pas bête : on va devoir supprimer les places de stationnement situées à moins de cinq mètres d'un passage protégé pour piétons. C'est vrai, chaque conducteur a dû le vivre quelquefois dans sa vie, une voiture garée cache à sa vue les piétons qui entament leur traversée de la chaussée. Le danger est réel. Bonne idée.

Une question me taraude aussitôt : qui va payer les travaux de réaménagement de voirie ?... Ça, ce n'est pas dit dans les journaux, mais je ne me fais guère d'illusion, c'est dans la cagnote collective alimentée par le contribuable communal qu'on va piocher les moyens nécessaires. Là, normalement, je devrais embrayer sur une petite rage matinale, mais, me serais-je levé du bon pied, je me dis que ça vaut peut-être le coup de creuser un peu la question, tant la protection des personnes est un sujet d'importance.

 

HÉCATOMBE ? EN TOUS CAS PAS CHEZ NOUS !

Et je vais donc consulter les derniers chiffres sur le site Internet de la préfecture de la Région Provence Alpes Côte d'Azur, ceux arrêtés à novembre 2014. Et, là, surprise, l'hécatombe annoncée n'en est pas une, au contraire.

Dans notre région de cinq millions d'habitants, qui accueille plus de deux millions de visiteurs en période estivale et qui est traversée par des flux impressionnants de voitures et de poids lourds sur l'axe Barcelone-Gênes, en constante augmentation, ce qui constitue tout de même un panel statistique fiable, il y a eu près de 4% de tués en moins par rapport à l'année précédente. Dans le seul Var, le résultat est certes moins bon que sur l'ensemble de la région, car on relève exactement le même nombre de morts (68) sur la période que sur la même en 2013.

Chez nous en tous cas, on est donc loin de la boucherie exponentielle annoncée et que nous avons sûrement tous gobée !

Au deuxième café, déjà bien remonté, je creuse un peu les statistiques sur le site de l'observatoire de la sécurité routière du Var. Et, devinez quoi, de 12 piétons morts en 2013, dont la moitié sur un passage protégé, on est revenu à 7 en 2014, dont... un seul sur un passage protégé... Et aucun de tous ces malheureux à La Seyne...

 

ET SI ON SE CALMAIT UN PEU AVEC LE JACOBINISME ARASO-UNIFICATEUR ?

Du coup, au troisième café, ma religion est faite. Ils m'ont fait en 2014 le coup des rythmes scolaires, qui coûtent à la commune plus du double de ce que l'État lui verse, pour un résultat lamentable, démantibulant toute l'offre antérieure périscolaire dont bénéficiaient 2085 enfants le mercredi matin et mettant dès 15h45 à la rue 90% des gamins de certaines écoles de nos quartiers populaires, au risque que ne s'amende un peu plus le terreau de l'inactivité sur lequel se développent les pépinières de futurs irresponsables aux consciences malléables par n'importe quel obscurantiste barbare !

Alors, s'ils veulent que je réaménage les voiries autour de tous les passages protégés seynois, ils viendront le faire eux-mêmes, avec les crédits de leurs ministères. Moi, je conserverai les maigres ressources dont je dispose pour poursuivre, dans le dialogue avec mes concitoyens dans chaque quartier, les modestes et utiles aménagements de sécurisation routière que, depuis quatre années, nos techniciens élaborent avec les habitants eux-mêmes au cours des rencontres régulières que je tiens dans tous les quartiers de La Seyne, jusqu'aux plus reculés.

Leur slogan, "la sécurité routière, c'est l'affaire de tous", ils ne pourront pas me reprocher de l'avoir concrètement traduit en actes dans une démarche de démocratie participative.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements

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