13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 06:20

http://www.parking-public.fr/images2_FR_FR/parking-public.pngC'était peut-être la dernière du mandat qui s'achèvera dans trois mois. Une dernière réunion, ce jeudi, où le comité des usagers du stationnement, regroupant des utilisateurs, des habitants, des parents d'élèves, des commerçants et autres personnes qui travaillent dans le centre historique, des membres des comités d'intérêt local, des conseils de quartiers, des élus, cadres et agents des services communaux, s'est retrouvé, ainsi qu'il le fait tous les trois mois, pour suivre l'évolution de la mise en œuvre du plan de stationnement du centre ville tel qu'il l'a lui-même imaginé il y a deux ans, et que le conseil municipal a adopté tel quel à la suite de ses travaux, faisant confiance, dans une vraie démarche de démocratie participative, au sérieux qui a présidé à la mission de cette instance citoyenne.

Et ils ont même voté, les membres du comité, pour arrêter leur avis sur la mise en œuvre du schéma général du plan de stationnement : satisfaction unanime. Un contentement global pour ce système conjuguant du stationnement raisonnablement payant avec 400 places au parking Martini, régulièrement plein aux trois-quarts le matin et à moitié l'après-midi, et dont le budget est ainsi quasiment à l'équilibre, mais aussi du stationnement gratuit avec 58 places en "zone rouge" autorisé une demi-heure, 400 places à durée limitée à 90 minutes en "zone bleue", et plus de 600 places sans limite de durée en immédiate périphérie de l'hypercentre, aucune située à plus de six minutes à pied de tout point du cœur de ville.

Ce qui ne les a pas empêchés, tout de même, de proposer quelques suggestions d'améliorations auxquelles la municipalité va bien sûr donner suite.

 

INNOVATIONS ET AMÉLIORATIONS PROCHAINES EN VUE, GUIDÉES PAR L'USAGE

 Ainsi, dès que le nécessaire sera fait, dans les zones bleues à durée limitée à 90 minutes, le temps entre 12 et 14 heures ne sera plus décompté, pour permettre, par exemple, aux gens qui viennent dans le centre pour y travailler ou accéder à un service, d'y rester et de faire leurs courses ou déjeuner en ville. Confort de vie et soutien à l'activité commerciale guident cette proposition dont se réjouiront sûrement les usagers et ceux des commerçants qui ont opté pour faire effort d'ouverture de leurs magasins à l'heure du repas de midi.

http://frankberube.files.wordpress.com/2013/01/parking-famille.jpgDécision a également été prise de créer quatre places en "zone rouge" sur les allées Maurice-Blanc pour permettre des "arrêts-minute" aux clients des commerçants de l'endroit, d'installer une place pour personnes à mobilité réduite qui fait défaut au bas du cours Louis-Blanc, de tester des places en "zone rose" dans le parking Martini, destinées aux familles avec jeunes enfants, proches des accès des ascenseurs, qui supposeront bien sûr qu'il soit fait appel au civisme et au bon sens des usagers, et de demander à la police municipale des interventions plus fréquentes pour déloger les contrevenants aux règles de stationnement au rond-pont Yitzhak-Rabin qui, souvent, bloquant les cars, bus et camions, entraînent d'inextricables embouteillages très loin en amont du port.

 

PARC DES ESPLAGEOLLES : DÉMARRAGE IMMINENT DU CHANTIER

 Au chapitre des projets plus structurants, c'est naturellement le démarrage imminent du chantier du parking des Esplageolles qui a été à l'ordre du jour. Ce seront 190 places gérées par l'agglomération toulonnaise dédiées à une fonction de parc-relais pour inciter à l'utilisation des bateaux-bus et du futur transport en commun routier en site propre, avec ticket mixte parking/trajet à prix attractif, 190 autres places gérées par la commune sous la houlette du comité des usagers, suivant le même principe que le parking Martini, et 30 places louées à Pôle Emploi qui va se relocaliser aux Esplageolles, loyer qui couvrira un tiers des besoins financiers pour les ressources humaines nécessaires à la gestion du parc.

Premiers coups de pioche dans les prochains jours pour une première phase de travaux, suivie d'une seconde en 2015, pour une livraison au terme de dix-huit mois. C'est un chantier de 8 millions d'euros au budget désormais ficelé, depuis la signature du contrat de développement TPM-Région, pour lequel seuls 20% environ devraient demeurer à la charge communale.

 

QUE DE CHEMIN PARCOURU ! ET RECONNU MÊME PAR NOS CONCURRENTS...

 Quand on se souvient qu'il y a seulement six ans, la commune avait cédé l'ensemble des 1200 places de stationnement du centre ville à une entreprise privée qui devait les exploiter en les rendant toutes payantes, on mesure le chemin parcouru. Pour les usagers comme pour les acteurs économiques de La Seyne historique.

Ça encourage à continuer dans cette voie, toujours dans une démarche d'autogestion citoyenne. C'est ce que me disait à l'issue de la réunion l'un des membres du comité, politiquement engagé auprès d'un candidat de droite pour les prochaines élections municipales, se satisfaisant de la démarche à laquelle il prend part depuis l'origine et reconnaissant avec fair-play républicain qu'elle sert bien l'intérêt collectif. Ça fait du bien, parfois, d'entendre ça.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 06:18

131122_chantier_tpm_rff.jpgDepuis, notamment, l'ouverture, il y a une dizaine d'années, d'une grande surface de bricolage et, un peu plus tôt, de l'espace des Compagnons d'Emmaüs, l'avenue Robert-Brun, qui longe par le nord la voie de chemin de fer, est une artère que fréquente le grand public en franchissant le petit souterrain proche de la gare SNCF. Les riverains des quelques lotissements qui la dominent, les employés et clients des nombreuses entreprises qui y sont installées et, dès le mois prochain, les convois funéraires qui se rendront au crématorium que nous allons inaugurer puis au nouveau cimetière paysager dont les travaux s'achèveront courant 2014, sont et seront confrontés à des conditions de circulation toujours plus difficiles en voiture, voire franchement périlleuses à pied ou à vélo. Et, malgré la signalétique routière renforcée, nombre de camions venant de l'ouest sont pris au piège de l'impossible franchissement inférieur de la voie ferrée dont la hauteur est limitée à 2,70 mètres. On ne pouvait pas en rester là.

 

UN SITE GÉRÉ PAR L'INTERCOMMUNALITÉ

 Le "hic", c'est que cette voie, comme les terrains d'activité économique qu'elle dessert, n'est pas une voie communale, mais relève de la compétence de la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée.

Ce n'est pas que La Seyne serait moins bien lotie que d'autres communes - je le démontrerai sous peu, éléments à l'appui - mais les contraintes budgétaires de TPM obligent à une programmation pluriannuelle des travaux, et il fallait attendre notre tour, malgré la pression qu'exerçaient depuis des années l'Association des entreprises de Toulon ouest (ADETO) et les associations de défense des habitants des lotissements pour que la voie soit sécurisée et que soit réalisé un débouché à son extrémité orientale.

 

UN PROGRAMME D'AMÉNAGEMENT GLOBAL

 Quoi qu'il en soit, la persévérance dont ont fait preuve les entreprises, les riverains et la commune, a fini par payer. TPM nous a entendus. Et un chantier de quatre mois a commencé pour réaliser un passage de bonne dimension sous la voie ferrée.

À la suite de ces travaux, la voie Robert-Brun sera raccordée à la route départementale, puis un second parking pour la gare SNCF sera réalisé sur l'emplacement de l'entreprise de ferraille, l'actuel petit tunnel sera dédié aux modes doux, un giratoire remplacera le carrefour à feux tricolores, et il faudra maintenir une amicale pression commune pour que l'avenue Robert-Brun soit ensuite entièrement reprise, pour des déplacements sécurisés des camions, des voitures, des vélos et des piétons, et aussi pour obtenir une desserte de la zone par des transports collectifs.

 

NE PAS FAIRE SANS ÉCHANGER AVEC LES RIVERAINS ET USAGERS

 La démocratie locale n'a pas été oubliée dans la démarche et j'ai obtenu que les riverains et les membres du conseil de quartier nord soient conviés ce dernier vendredi à une visite du chantier, où ils ont été accueillis par une responsable de Réseau ferré de France (RFF) et les cadres techniques de TPM et de la mairie, qui ont eu la gentillesse de présenter le programme et de répondre à toutes les inquiétudes quant au déroulement des travaux.

C'est comme ça qu'on fait, à La Seyne. Même pour les quartiers les plus excentrés. Et qui ont été si longtemps oubliés.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 08:14

131024 cedre lagoubranUn magnifique cèdre centenaire, un vieux chêne, un bosquet et une antique noria ont hélas fait les frais de l'aménagement du franchissement souterrain de la voie ferrée au quartier de Lagoubran. Et, peut-être pas autant, bien sûr, que les riverains de ce quartier agricole et résidentiel périurbain ou que les défenseurs de la nature et du patrimoine, nous en sommes tous attristés. Il a fallu à l'agglomération Toulon Provence Méditerranée et aux entreprises qui réalisent le chantier faire un choix. Celui-ci était dicté par des impératifs techniques. Mais il l'était surtout par l'intérêt général.

Nous savons bien que ce fameux "intérêt général" a souvent bon dos, mais, franchement, je ne vois pas comment, là, il était possible de faire autrement. Et j'en parle d'autant plus tranquillement que je suis de ceux qui, en leurs temps, ont plaidé pour que le projet de transport en commun en site propre (TCSP) ne soit pas dévastateur pour l'agriculture périurbaine, réclamant un autre tracé pour le tramway de l'aire toulonnaise, ne coupant pas en deux une des rares exploitations de notre territoire urbain.

 

UNE CONTRAINTE HÉRITÉE DE CHOIX VIEUX DE PLUS D'UN DEMI-SIÈCLE

Car le franchissement routier de la voie ferrée est surtout une nécessité à d'autres égards que le passage, de plus en plus hypothétique, d'un tram ou d'un bus à haut niveau de service. Qu'on l'admette ou non, la réalité est là, dessinée par nos anciens : les quartiers seynois et ollioulais de Lagoubran, de la Petite Garenne, de Camp Laurent et de Piédardan ont été dévolus, il y a plus d'un demi-siècle, à d'autres fonctions que celles d'espaces naturels et agricoles qui étaient les leurs depuis la nuit des temps.

Ça s'est fait un peu anarchiquement, à une époque où on n'avait pas les approches d'aujourd'hui de développement durable et d'aménagement raisonné du territoire ; c'était alors loin des cœurs de villes, caché à la vue des Ollioulais car sur le versant sud de nos collines frontalières, comme à celle des Seynois car relégué dans une sorte de no man's land au-delà de notre grande gare de triage.

 

L'EXASPÉRATION DES ENTREPRENEURS, DES RIVERAINS, ET DES CONSOMMATEURS

Aujourd'hui, les centaines d'entreprises regroupées au sein de leur association ADETO réclament à corps et à cris un désenclavement de la zone d'activité économique de Camp Laurent, tant pour leur activité que pour les trajets de leurs employés. Les habitants des lotissements installés sur les hauteurs font de même. Malgré une signalétique accrue, nombre de gros camions se retrouvent coincés en arrivant au seul petit tunnel proche de la gare, générant embouteillages et risques d'accidents lors de leurs difficiles manœuvres de retournement. On peste à juste titre contre l'insécurité des piétons et usagers de deux-roues sur l'avenue Robert Brun qui dessert tout ce site. Et les chefs d'entreprises et leurs salariés, comme les riverains et les clients des surfaces commerciales qui s'y sont ouvertes, demandent une desserte par les transports en commun de ce quartier trop négligé.

Le débouché du site sur le grand axe est-ouest qui va du rond-point des villes amies, à la pyrotechnie, jusqu'aux hypermarchés seynois et, au-delà vers Six-Fours et Sanary, est devenu une nécessité absolue. La puissance publique ne peut plus ignorer cette réalité. 

 

LA NÉCESSITÉ D'ANTICIPER SUR LES ÉVÉNEMENTS À VENIR

Elle le peut d'autant moins que, dans trois mois, le crématorium de La Seyne va ouvrir à La Petite Garenne, suivi, dans moins d'un an, du nouveau cimetière, générant de nouveaux flux de circulation.

Elle le peut d'autant moins, aussi, que, du fait de la gratuité des parkings à l'entour de la gare SNCF et des efforts de la Région PACA pour inciter à l'usage du train, de plus en plus de Seynois, Six-Fournais et Toulonnais des quartiers ouest, choisissent ce moyen de transport et ont besoin de places de parcs-relais pour leurs voitures, ce qui nécessitera probablement un nouvel aménagement des abords de la gare avec possibilité de stationnement et accès aux quais par le nord, comme c'est le cas à la gare d'Ollioules-Sanary.

Elle le peut d'autant moins, enfin, parce qu'il faut imposer aux milliers de semi-remorques qui se rendent chaque semaine sur la zone industrialo-portuaire de Brégaillon un itinéraire qui n'emprunte plus la route départementale 18 devenue une voie urbaine au cœur du quartier Berthe avec ses quinze mille habitants.

 

CHOISIR EN FONCTION DE L'INTÉRÊT GÉNÉRAL

Alors oui, nous ne pouvons pas être ravis de la disparition de beaux sujets végétaux qu'il n'était hélas pas possible de transplanter. Mais c'est le choix de la moindre dysharmonie qui a prévalu. Comme nous avons été satisfaits d'être parvenus à ce que soit évité le saccage de la ferme des Olivades de Lagoubran par le TCSP, nous devrons l'être aussi, demain, d'avoir gagné en développement économique, en sécurité des usagers, en développement durable, et en mobilité urbaine et périurbaine. Il est des fois où, faute de solution alternative, on doit opérer des choix. Et c'est le sens de l'intérêt général qui doit les guider.

Il restera à obtenir de la communauté d'agglomération qu'elle ne s'en tienne pas à la traversée de la ligne ferroviaire, mais que la voie Robert Brun, qui relève de sa compétence, fasse l'objet d'un aménagement complet le plus vite possible. Mais ça, c'est un autre sujet...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 07:34

http://felixgaillard.net/IMG/jpg/giratoire1.jpgJean-Sébastien Vialatte, maire de Six-Fours, a raison. Pas sur tout, naturellement, et loin de là. Il y a bien des visions qu'il a dans sa fonction de député qui sont aux antipodes des miennes. Mais, comme maire, pour ce qui concerne l'aménagement du territoire de sa commune dans sa dimension des infrastructures routières, je suis très globalement d'accord avec lui.

Et je reconnais bien volontiers que la volonté six-fournaise, depuis trois mandats, de fluidifier la circulation automobile par le remplacement des carrefours à feux tricolores par des giratoires est une chose utile à tous.

 

DES GIRATOIRES SÉCURISANTS POUR REMPLACER LES CARREFOURS À FEUX

Et comme il n'y a pas de honte à prendre exemple sur ce que les autres font, avec Claude Astore, adjoint aux infrastructures, et Marie Viazzi, conseillère à la voirie, nous avons aussi choisi, depuis cinq ans, de rattraper peu à peu le retard pris par La Seyne en ce domaine, partout où c'est budgétairement et techniquement possible.

C'est ainsi que, après les giratoires d'entrée de ville aux abords de l'hypermarché Auchan (publicité gratuite en contrepartie du don de près de 300 parapluies qui ont recouvert la rue piétonne Cyrus-Hugues cet été...), après celui de l'avenue Yitzhak-Rabin au nord du Gai Versant, les petits mais efficaces comme ceux mis en place au chemin Aimé-Genoud et au chemin de Brémond, les chantiers de trois autres giratoires importants vont démarrer dans les prochaines semaines : un pour fluidifier la circulation venant des quartiers sud et de la corniche de Tamaris vers le centre au débouché de la corniche Giovannini, un autre à l'entrée nord de la ville pour imposer aux trés nombreux camions d'accéder à la zone industrialo-portuaire de Brégaillon par le nord et éviter les nuisances en site urbain, et, dès la semaine prochaine, un troisième, de forme oblongue, pour remplacer le complexe carrefour Jean De Lattre de Tassigny, à l'entrée ouest de La Seyne, où les temps d'attente aux feux sont les plus longs permis par la règlementation.

 

UNE FLUIDITÉ DE L'AUTOROUTE AUX SABLETTES AVEC UNE PRIME À L'ÉCO-MOBILITÉ

Avec mon collègue six-fournais, nous avons pour objectif de remplacer tous les carrefours à feux depuis la sortie 13 de l'autoroute à Camp Laurent jusqu'aux Sablettes en passant par Six-Fours, pour faire des routes départementales 26, 559 et 18 qui traversent nos deux communes une véritable rocade de contournement du goulet du centre de La Seyne, permettant d'accéder avec une circulation fluide à nos quartiers collinaires puis littoraux (Saint-Jean, Barban, Lombard et Brémond, Audibert, Reynier, Guérin, Bastian, Cachou et Janas, Fabrégas, Mar Vivo, Les Sablettes), puis à Saint-Mandrier.

Dès lors que ce sera achevé, nous ambitionnons de réserver, sur la route 559 à deux fois deux voies, une voie exclusivement réservée aux transports collectifs et aux voitures transportant au moins 3 ou 4 passagers, pour inciter au co-voiturage, avec l'aménagement de parkings dédiés dans nos deux communes.

C'est comme ça que je l'aime la coopération intercommunale, voulue, organisée et co-gérée. Merci aux cadres et agents de nos services techniques communaux respectifs qui, de leur côté, et avec leurs collègues de l'agglomération et du département, coopèrent aussi dans l'intérêt général partagé.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 16:05

130928_tall_ship.jpgVenant de ceux qui me l'ont dit ce samedi, ça m'a tout de même surpris, car ils sont des amis de la majorité politique du département et de notre agglomération de Toulon Provence Méditerranée. Ils se plaignaient du fait que Toulon aurait été mieux considérée que La Seyne et Saint-Mandrier à l'occasion de la "Tall ships regatta". Pas en ma direction, ces plaintes, mais en fustigeant leurs amis qui décident à TPM et à Toulon. Moi, je ne vois pas les choses tout à fait comme ça. Certes, peu d'animations se déroulent sur notre littoral seynois, mais la Rade est à tout le monde et je ne suis pas choqué que la ville-centre de notre territoire intercommunal tire les marrons du feu plus que les autres communes littorales.

 

DES ANIMATIONS À LA SEYNE ET DES SEYNOIS ANIMANT TOULON

 Quant à moi, si je suis comme tout un chacun ébahi par les grands voiliers, c'est avec une autre approche que j'observe depuis ce vendredi l'impressionnant événement. Hormis pour la cérémonie d'ouverture, je laisse nos adjointes Raphaëlle Leguen, déléguée à la mer, et Florence Cyrulnik, déléguée au patrimoine, représenter La Seyne dans les divers temps forts de cette belle fête de la voile et de la mer.

Et, si je me promène le long de notre littoral pour admirer les voiliers patrimoniaux, si je rends visite aux Seynois des "Argonautes" avec leurs bateaux miniatures installés dans l'enceinte du village de la fête et, demain, à d'autres Seynois de notre "Chorale de la Mer" sur la place de la Liberté, et si je fais des passages incognito aux expositions de la Villa Tamaris et de la Bourse, je regarde surtout tout autre chose... Parce que j'ai avec cet événement une simulation grandeur nature de ce qu'il pourrait se passer dans quelques temps sur le littoral seynois...

 

LES FERRIES À BRÉGAILLON : L'ENFER ROUTIER ET DU FONCIER ÉCONOMIQUE GÂCHÉ

 Les ferries de la Corse sont ainsi déroutés de Toulon pour s'amarrer à Brégaillon le temps de la "Tall ships regatta", comme il est prévu que ce sera le cas si le projet de les délocaliser de Toulon pour La Seyne voit le jour dans quelques années. Et je mesure l'incidence en matière de circulation routière en entrée de ville. L'enfer ! Nul ne pourra le nier. Et il faudra être de mauvaise foi, demain, pour refuser de réaliser les aménagements routiers qui seront nécessaires.

J'observe aussi, au coeur du pôle de compétitivité de Brégaillon, les surfaces nécessaires aux stationnements dans l'attente des embarquements... et je me dis que, si le foncier normalement dédié aux entreprises de haute technologie et centres scientifiques est ainsi utilisé pour du parking sans incidence économique, notre territoire manifestera une bien piètre vision de son potentiel. Il sera impératif d'investir pour que les mètres carrés de foncier utile soient optimisés, par exemple avec des parkings en rez-de-chaussée et des activités au-dessus. Et j'y veillerai.

 

SEYNOIS ET MANDRÉENS VEULENT DES BATEAUX-BUS ET, QUAND ON VEUT, ON PEUT...

 Je regarde également les files d'attente de cent cinquante mètres de long, sinon plus, aux embarcadères des bateaux-bus, malgré le fait que des dessertes plus fréquentes, de l'ordre de toutes les vingt minutes, ont été mises en place avec les bateaux de "Réseau Mistral" pour transporter les milliers de personnes qui veulent traverser la Rade et accéder au village de la "regatta". Tiens, tiens... ça signifie donc que, lorsqu'on le veut, on peut accroître le nombre de dessertes de notre transport en commun en site propre maritime...

Il faudra alors m'expliquer pourquoi on nous a refusé, à Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier, et à moi, le renouvellement de l'expérience de la ligne maritime 38M devant relier nos deux communes par voie maritime... Et, comme il n'y aura pas d'explication cohérente possible, je vais de ce pas réclamer avec force qu'on revienne sur cette décision d'autant plus stupide et injuste que nos habitants montrent leur capacité à être "écolos" en privilégiant les transports publics, et que nos quartiers littoraux, pour la même population et la même superficie, sont, d'après l'agence d'urbanisme de l'agglomération elle-même, de 25 à 30% moins desservis en transport collectif que ne l'est le quartier toulonnais du Mourillon...

Merci donc à la "Tall ships regatta", qui aura été riche d'enseignements et de collecte d'éléments tangibles avérés. Ceux qui me disaient que l'événement n'aurait aucun intérêt pour La Seyne pourront réviser leur jugement...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 05:11

http://www.transisere.fr/ftp/FR_Libre12/ParkRelais_accueil.jpgOn oublie vite. En 2008, nous avions pris l'engagement de tenter de sauver les Seynois d'un centre ville où nos prédécesseurs avaient rendu la totalité des 1100 places de stationnement payantes, confiées en gestion pour 32 ans à une société privée. Et nous y sommes parvenus, sans pénalité à verser, ainsi que le rappelait Claude Astore, tenace adjoint aux infrastructures et à l'urbanisme, avec, ensuite, l'instauration de zones rouges et bleues, à durée limitée, pour favoriser l'accès aux commerces et aux services. Désormais, dans notre centre de ville, sur la voirie ou les parkings, on trouve au plus près des boutiques des dizaines de places gratuites limitées à 30 mndans le cœur commercial plusieurs centaines gratuites limitées à 90 mn et les 400 de raisonnablement payantes sans limite de durée au parking Martini, ainsi que plusieurs autres centaines gratuites sans limite de durée en périphérie de l'hypercentre, à moins de six minutes à pied de tout point du cœur historique. Mais ça ne suffit pas et le futur parking à étage des Esplageolles va offrir 400 autres emplacements. Beaucoup n'y croyaient plus et les quolibets acerbes fusaient sur le chantier resté en plan, vilaine tâche en entrée de ville. Et pourtant...

Ça y est. Le chantier commencera bientôt, pour une livraison en 2015. C'est qu'il a d'abord fallu assainir les finances communales, puis rassembler les crédits nécessaires à une opération d'environ 10 millions d'euros, correspondant à près des deux tiers de la capacité annuelle d'investissement de la commune. Et la patience de nos concitoyens, contrepartie du maintien de la gratuité sur le millier de places de surface, va pouvoir être récompensée. Si nous y sommes parvenus, c'est grâce à une démarche globale dans laquelle nous avons mobilisé plusieurs partenaires.

 

UN PARKING-RELAIS FAVORISANT L'USAGE DU TRANSPORT EN COMMUN

 Nous sommes d'abord partis de l'idée que, pour inciter à l'usage du transport en commun, notamment nos bateaux-bus, il faut pouvoir laisser sa voiture, avec une tarification unique parking-trajet d'un coût nécessairement inférieur au prix du trajet avec abonnement.

Nous avons donc obtenu d'inscrire le projet de parking au nombre des parcs-relais prévus par l'agglomération TPM le long du tracé du regretté tramway que TPM a préféré remplacer par un futur site propre de Bus à haut niveau de service (BHNS). Du coup, 40% du financement de notre ouvrage seront assurés conjointement par l'agglomération et la Région PACA, dès lors que sera signé le contrat de développement qui doit intervenir entre les deux institutions le 28 novembre prochain.

 

LE MOYEN DE SAUVER LES SEYNOIS DU DÉPART DE "PÔLE EMPLOI" VERS UNE AUTRE VILLE

 Et puis, apprenant que "Pôle Emploi", service public hélas trop utile à beaucoup de nos concitoyens, allait se délocaliser de La Seyne vers une autre commune si nous ne lui assurions pas un espace pour la construction de locaux et une trentaine de places de stationnement, nous avons lui avons proposé de lui vendre une petite parcelle de l'emprise du futur parking initialement destinée à une aire d'accès qui peut être modifiée.

L'affaire est désormais conclue, la recette de la cession sera investie dans le parking, et "Pôle Emploi" sera locataire de 28 places de stationnement qui couvriront le tiers des charges de personnel du parc-relais.

 

UN PARC POUR LE "PÔLE MER" ET POUR LA REDYNAMISATION URBAINE

 D'autre part, nous menons des négociations avec la Chambre de commerce et d'industrie du Var (CCIV) qui avancent vers la conclusion d'un accord de co-financement du parking en contrepartie d'un certain nombre de places dédiées aux besoins des personnels et visiteurs des entreprises et centres de recherche de la base marine du Pôle Mer voisin, libérant ainsi des espaces sur le site technologique de Brégaillon pour l'implantation d'activités.

Et, enfin, le Ministère de la Ville ayant accepté que nous présentions un projet de rénovation urbaine du centre ancien, dit "PRU 2" en référence au Programme de rénovation urbaine de Berthe ("PRU 1"), nous inscrivons notre parking au nombre des opérations structurantes de requalification urbaine, car favorisant l'habitat et l'activité commerciale et culturelle, et pouvant donc bénéficier de financements publics de l'État.


Les opérations vont donc pouvoir démarrer, les démarches administratives d'urbanisme sont bien avancées. Dans quelques temps, les nuisances inévitables d'un chantier vont hélas recommencer pour le voisinage, mais ce sera pour une bonne cause d'intérêt général. Alors, bien sûr, on perdra provisoirement une partie des quelques places qui avaient été réinstallées sur le site à l'arrêt de la construction privée. Mais, en compensation, les conseillers municipaux ont choisi de libérer pour le public les emplacements qui leur étaient réservés depuis vingt ans sur le parking jouxtant le boulodrome Aristide Briand, près du monument aux morts...

Le contrat moral passé avec les Seynois sera tenu. Lorsque c'est dans l'intérêt du plus grand nombre, la puissance publique a le devoir de se mobiliser pour faire, à bien moindre coût d'usage pour les citoyens, ce dont d'autres avaient pensé se débarrasser en le confiant au secteur commercial. Autre façon de voir les choses...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 03:34

http://www.yvelines.fr/wp-content/uploads/2013/Poissy-Nord.gifQuand on veut, on finit par pouvoir. J'ai pu m'en rendre compte, l'autre jour, en commençant la tournée que j'ai faite des chantiers estivaux de la commune par un ouvrage routier dont j'avais de prime abord pensé que nous aurions toutes les peines du monde à obtenir qu'il soit réalisé dans les délais. Je veux parler du carrefour giratoire, en cours d'achèvement, au débouché de l'avenue Saint-Exupéry sur la route départementale Yitzhak Rabin qui, depuis la gare rejoint les hypermarchés en traversant le quartier Berthe, carrefour jouxtant une concession automobile d'une marque française qui a jadis équipé le gang des... tractions avant (ce qu'il ne faut pas imaginer pour se faire comprendre sans faire de pub !).

C'était pourtant mal parti. Dans mon article sur le chantier du carrefour de Gavet, j'évoquais la difficulté à mener un projet commun lorsque deux institutions sont concernées. Eh bien, là, elles sont trois : la ville, puisque l'avenue Saint-Exupéry est une voie communale ; le conseil général, puisque l'avenue Rabin est départementale ; et l'agglomération, parce que c'est à cause d'elle que ce carrefour était devenu obligatoire pour raisons de sécurité. Je m'explique...

 

LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE, D'ABORD

 Dès l'annonce de la réalisation du nouveau dépôt de Réseau Mistral, j'ai évalué que ce seraient la plupart des près de 130 bus qui allaient arriver de l'Est et couper l'avenue Rabin pour rentrer au garage, les autres, ceux qui desservent les communes de l'Ouest de TPM, la coupant pour en sortir. J'avais peine à imaginer que, en fin de service, les chauffeurs iraient, venant de Toulon, faire un kilomètre jusqu'au premier point où ils pouvaient faire demi-tour, à savoir le giratoire des hypermarchés, et autant pour revenir sur leurs pas. Et que donc, ils allaient immanquablement couper la route pour ramener leurs bus au bercail. Or, malgré une vitesse limitée à 50 km/h sur cette voie rectiligne, je pressentais qu'un accident pouvait tôt ou tard survenir avec un véhicule circulant sur la voie opposée. Il fallait donc leur permettre de faire demi-tour plus près de leur dépôt. L'idée d'un giratoire au droit de la concession automobile, à 200 mètres du garage, allait de soi.

 

IL A TOUT DE MÊME FALLU TAPER DU POING SUR LA TABLE

 Ça, tout le monde le comprend. J'ai donc assujetti la délivrance du permis de construire du dépôt des bus à la réalisation de ce rond-point, proposant qu'il soit financé par tiers par la commune, l'agglomération et le département. Et, sur le principe, tout le monde était d'accord. Sauf que je voyais les travaux du dépôt-bus avancer à bon rythme sans qu'une concrétisation d'un accord de partenariat ne se fasse jour pour le giratoire. J'ai donc dû taper du poing sur la table...

Et ça leur a fait tout drôle, lorsque j'ai pris un arrêté interdisant par une ligne blanche continue de couper la voie, menaçant de poster un agent pour que le mode d'emploi soit respecté et, s'il le fallait, de monter un mur d'agglos sur ladite ligne blanche ! (ça, c'était pour rigoler). Du coup, ça a comme par enchantement activé les choses. Et nous y voilà. Pour un coût partagé de 300.000 euros, l'ouvrage est en service, même s'il doit être parachevé dans les semaines à venir. Et ça a même été une bonne affaire pour la commune, car son "tiers" sera un "tout petit tiers" de 55.000 euros, car ce seront ses propres personnels qui réaliseront eux-mêmes l'aménagement paysager, sans faire appel à une entreprise, comme ils le font d'ailleurs très bien... avec des essences méditerranéennes, tout aussi jolies que le gazon, mais beaucoup moins consommatrices d'eau.



 

> J'achève avec cet article le tour de quelques chantiers qui se sont déroulés au cours de l'été pour que la rentrée soit plus confortable. Merci pour leur implication sur le terrain, malgré la forte chaleur estivale, à Marcel-Paul et Gérald, directeur des services techniques et son adjoint, à Muriel, responsable des bâtiments communaux, à Marie-Paule, responsable de la voirie, à toutes leurs équipes, et à Claude Astore, adjoint qui chapeaute tout ça... et qui n'est pas parti en vacances

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 04:54

130813_carrefour_gavet.jpgIl n'y a pas vraiment de pause estivale pour les personnels des services des bâtiments communaux, de la voirie et des infrastructures. Ou alors, à tour de rôle. J'ai accompagné la semaine dernière les cadres des services techniques municipaux dans un tour de ville, vers les endroits où, malgré l'étouffante chaleur de ces mois d'été, les employés du bâtiment et des travaux publics travaillent à l'amélioration du cadre de vie des Seynoises et des Seynois. D'abord un chantier achevé. Et pas des moindres...

 

LE CARREFOUR LE PLUS COMPLIQUÉ DU MONDE !

Le "carrefour-le-plus-compliqué-du-monde" est désormais réalisé. Je veux parler de celui du quartier Gavet, où six voies se rejoignent sur un espace en dévers, où certaines débouchent sans visibilité, où plusieurs d'entre elles sont très fréquentées et d'autres moins, où, sur certaines, circulent des bus avec les obligations liées à ce moyen de transport collectif, où débouchent des accès de propriétés privées, où certaines voiries sont communales, et d'autres relèvent de l'agglomération Toulon Provence Méditerranée.

Un casse-tête technique qui a justifié que, pendant des années, des marquages et aménagements provisoires ont permis de tester des solutions sécures, pratiques et conformes aux règles du code de la route, mais aussi... ont énervé plus d'un automobiliste !

Mais également un casse-tête administratif quand deux institutions, la commune et l'agglomération, sont chacune propriétaire d'une partie des voies qui y débouchent : qui doit payer le carrefour ? on partage au prorata des véhicules ? des linéaires de voirie ? on fait moitié-moitié ? on tire à la courte paille ?

 

L'ABSOLUE NÉCESSITÉ D'ÊTRE EXCLUSIVEMENT UN ÉLU DE PROXIMITÉ

Bref, nous y sommes parvenus alors que plus personne n'y croyait. La gestion communale, c'est certes celle des grands projets structurants, mais c'est aussi celle de la gestion urbaine de proximité. L'affaire du carrefour du lieu-dit Gavet, qui ne porte pas de nom mais qu'on pourrait baptiser "carrefour de l'Arlésienne" (mais on ne le fera pas, pour éviter de se faire écraser lors de l'inauguration !), illustre combien, pour exercer cette belle mission d'élu local, il faut de constance et de détermination, et de vision très "localo-locale", donc une bonne connaissance de son territoire, des usages de ses concitoyens, et des besoins qui attendent des réponses pour toutes les petites choses du quotidien, donc une disponibilité totale pour une écoute permanente des avis des "sachants" que sont autant les ingénieurs que les agents des services, les riverains et les usagers.

C'est pour ça que je n'ai jamais voulu être candidat pour exercer un mandat national de parlementaire. Et que c'est une bonne chose que la Loi s'oriente vers une interdiction de cumul de mandats locaux et nationaux. On ne l'a que trop attendu.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 09:29

130803_voiture_corniche.jpg1200 ! C'est le nombre de procès-verbaux pour stationnement interdit qui ont été dressés par les policiers municipaux au cours de la saison 2012 sur la Corniche entre Balaguier et Les Sablettes. C'est tout de même une quantité qui m'a laissé pantois. Car, enfin, je n'ai encore jamais rencontré quiconque pour m'expliquer qu'il ne comprend pas pourquoi il est interdit de se garer sur le trottoir de notre superbe littoral !

 

LE BÂTON, MAIS PAS SANS LA CAROTTE

Et pourtant, la photo qui illustre cet article en atteste, ça continue, mettant en péril les piétons, les mamans et leurs enfants en poussettes, les personnes en fauteuil roulant, et les cyclistes qui sont plus rassurés, même si ce n'est pas très réglementaire, de circuler sur le trottoir plutôt que sur la chaussée.

Alors, oui, il faut encore manier le bâton, même si, en toute objectivité, des riverains et nos policiers me disent que "ça commence à rentrer dans les esprits". Mais ceux qui me connaissent savent que je n'aime guère me contenter d'user du bâton sans manier aussi la carotte.

 

200 NOUVELLES PLACES GRATUITES

 C'est pourquoi, après la réalisation par nos services techniques communaux d'une aire de stationnement de 30 places à proximité de la poste de Tamaris, j'ai fait réaliser une nouvelle aire au lieu-dit "Le Crotton", jouxtant l'Institut Michel-Pacha, qui offre 50 autres places. Et j'ai conclu un accord avec la société CNIM, propriétaire d'une friche industrielle dans l'anse de Balaguier, qui l'a mise gracieusement à notre disposition pour que nous y réalisions un autre emplacement pouvant accueillir 70 voitures.

Sans compter, naturellement, les grands parkings de l'isthme des Sablettes, ça fait, avec les petites aires déjà existantes tout au long de la Corniche, à peu près 200 places supplémentaires pour se garer gratuitement...

Et permettre ainsi aux riverains immédiats, aux Seynois et à nos nombreux visiteurs, de profiter des trottoirs, en bien des endroits assez larges, pour flâner, se déplacer en profitant du paysage, ou installer ses cannes à pêche et son siège pliant.

Allez, les derniers récalcitrants qui, parfois, me répondez "Mais ça c'est toujours fait !", soyez sympas ! Regardez la carte que j'ai faite ci-dessous : aucun point de la corniche n'est à plus de 400 mètres d'une aire de parking. Faites le compte : à 5 km/h de vitesse moyenne de marche à pied, ça fait tout au plus 5 minutes de promenade le long d'un des plus beaux sites littoraux de la région. Faites un petit effort de civisme !


130809_carte_parkings.jpg

 


 

> La photo de l'article m'a été envoyée par une association de riverains de Balaguier, et je l'ai mise en ligne sans leur autorisation, après avoir caché les numéros d'immatriculation des autos. Mais je peux bien sûr la retirer s'ils me le demandent.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 05:15

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRzgMQ5lGImFJT7JZIbfdZfddMSSKGkJrujywj9Bm6MGx2PQ-rrkACe lundi se tenait l'assemblée générale de l'Association des entreprises de Toulon Ouest (ADETO) qui regroupe les 1300 sociétés commerciales, artisanales et industrielles de la zone économique de La Seyne, Ollioules et Six-Fours. Le plus important espace du genre du territoire. J'y étais, en tant que maire, accompagné de Philippe Mignoni, adjoint à l'économie, et aussi en tant que conseiller régional président de la commission des transports et de l'éco-mobilité, accompagné de Jean-Claude Alberigo, chargé de mission. Et j'ai quelques idées à partager en écho aux thèmes abordés par les acteurs économiques...

 

MIEUX ADAPTÉ, MOINS CHER, PLUS SÛR, ET PLUS ÉCOLO

Le sujet majeur qui a été abordé est celui d'un plan de déplacements inter-entreprises (PDIE), en cours d'élaboration, qui visera à faciliter le fonctionnement des sociétés en matière de transports et de trajets des salariés entre leurs domiciles et leurs lieux de travail, dans une démarche de développement durable et de prévention des accidents. Le sujet est complexe dans un ensemble étendu traversé par une autoroute et une voie ferrée, et incluant des reliefs en espaces naturels. Si des progrès ont été réalisés avec une révision des lignes de bus de "Réseau mistral" en matière de desserte de nos zones d'activités, une analyse en cours conduite par la Chambre de commerce et d'industrie du Var (CCIV) met en évidence des zones d'ombre avec des lieux encore mal desservis et des horaires parfois peu adaptés.

À l'heure où "Réseau mistral", comme d'autres organisateurs de transports, se trouve confronté à une hausse des coûts réclamés par l'entreprise délégataire, ainsi qu'à un coup de frein du projet de transport en commun en site propre, il faut faire preuve d'imagination pour mieux assurer les dessertes internes à la zone, celles qui la relient aux gares SNCF de La Seyne et d'Ollioules, et les dessertes vers et depuis la zone, essentiellement avec les principales communes de résidence des 14.000 salariés (La Seyne, Six-Fours, Ollioules et Toulon).

 

TRAIN, BUS URBAINS, CO-VOITURAGE ET AMÉNAGEMENTS ROUTIERS

 Mais il faut également penser d'autres modes de transports. Le projet de réalisation d'une gare SNCF aux Playes, dans le cadre d'un programme de réalisation d'un Réseau express régional (RER) de Bandol à Hyères, sur lequel s'investit la Région, sera un jour un élément de réponse. Alors que Réseau ferré de France pourrait hésiter sur la réalisation de certaines des futures stations sur le tracé de ce RER (Les Playes, L'Escaillon, Sainte-Musse), les entreprises de l'Ouest toulonnais peuvent compter sur moi pour plaider cette cause.

En attendant, il est sûrement utile de s'inspirer de la démarche du PDIE engagée pour la zone d'activités d'Athelia, à La Ciotat, qui, entre autres, a créé une plateforme de covoiturage, baptisée Via Athelia, qui, dès sa mise en service, a été utilisée par 18% des salariés de la zone.

On pourra aussi, sur les voiries structurantes à deux fois deux voies de nos communes, dès lors que les points noirs (carrefours à feux en aval, en particulier) auront été réduits, envisager de réserver l'une des voies aux transports collectifs et aux voitures transportant au moins quatre passagers, ainsi que certaines villes le font. Les deux parcs-relais prévus pour le TCSP seront utiles au site de Quiez-La Cagnarde de la partie terrestre du pôle Mer, comme celui des Esplageolles le sera pour la partie maritime. Leurs réalisations doivent être accélérées.

 

LA RÉGION EN SOUTIEN, LA COMMUNE EN ACTEUR

Des pistes diverses existent. Il faut leur donner corps. La Région, avec le volet "Mobilité durable" du programme FREE (Financement régional énergie environnement) du Contrat de projets Etat-Région, est disposée à accompagner la démarche.

Et, elle-même "entreprise" de 1.500 salariés, avec ses deux sites importants de la mairie centrale et de la mairie technique, voisins des zones d'entreprises, la commune aurait intérêt à rejoindre la démarche du PDIE. J'ai ainsi demandé dès ce lundi à notre administration d'entrer en contact avec l'ADETO et la CCIV pour accrocher le wagon de la mairie au train des entreprises.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements

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Marc VUILLEMOT

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