7 juin 2019 5 07 /06 /juin /2019 13:46

Perdues dans le tintamarre des fausses informations, des critiques négatives en tous genres, des injonctions de réaliser l'impossible, et des promesses inconsidérées, il est parfois des nouvelles encourageantes qui passent inaperçues.

Il aura fallu qu'un ami auvergnat m'en parle pour que je découvre cet article du « Figaro », daté du 12 mars dernier, et que je réalise que, finalement, tout ne va pas beaucoup plus mal qu'ailleurs à La Seyne, notamment quand on a atteint l'âge de la retraite...

Le quotidien a « ausculté » 50 villes de plus de 10.000 habitants accueillant un nombre significatif de seniors pour établir son « palmarès 2019 des villes où s'installer pour sa retraite ». Et La Seyne est loin d'avoir à rougir...

 

LA SEYNE, 3ème SUR LES 7 COMMUNES VAROISES

Comme on peut le voir en cliquant pour l'agrandir sur la reproduction de la page du journal, sur les sept communes du Var ayant été analysées, La Seyne est en troisième position, derrière Hyères et Saint-Raphaël, et devançant, dans l'ordre, Fréjus, Toulon, Six-Fours et Sanary, cette dernière étant antépénultième du classement, et pourtant souvent citée par nos détracteurs locaux comme « Le » modèle vers lequel il nous faudrait tendre...

Bien sûr, toutes les études ont leurs limites, et ce résultat publié ne signifie pas, loin de là, que les moins bien classées ne sont pas des villes agréables à vivre.

En tous cas, nous, Varois, que nous soyons dans ce classement au joli rang d'Hyères ou à celui de Sanary, pouvons être collectivement fiers d'être du département le plus représenté dans ce palmarès, avec le plus grand nombre de communes classées. Et, avec quatre communes repérées (Hyères, La Seyne, Toulon et Six-Fours), notre métropole est l'intercommunalité manifestement la plus attractive du pays lorsque sonne l'heure de la cessation d'activité professionnelle.

Ceci étant, il nous reste des efforts à accomplir, car, si l'on exclut Hyères (14ème), aucune de nos communes varoises ne figure dans la première moitié du classement national.

 

C'EST L'OFFRE DE SERVICES PUBLICS QUI FAIT LA DIFFÉRENCE...

Au-delà des chiffres, tout de même flatteurs, ce qu'il me semble intéressant de relever, ce sont les critères analysés : l'accès et le coût du logement et les taux d'imposition liés à l'habitation, le climat, l'accès à la prévention sanitaire et aux soins, les services en faveur des seniors, la sécurité, l'offre en matière de commerces et de mobilités, et l'offre culturelle, de sports et de loisirs, accessibles à tous.

Si l'on considère que les sept communes varoises passées au crible du « Figaro » bénéficient toutes du même climat, et que le moindre coût du logement seynois est contrebalancé par les taux des taxes locales plus élevés que chez nos voisins, il semble que ce sont donc sur les autres critères qu'il faut chercher les différences.

Et ça me conduit à considérer que, contrairement à certains contempteurs locaux qui n'ont de cesse de vilipender le service public, soi-disant trop coûteux en finances et en ressources humaines, voire le soutien public à l'activité économique et associative, nous n'avons pas à regretter nos efforts en matière de tranquillité publique et de prévention de la délinquance, de solidarité, d'action sanitaire, d'aides pratiques à nos anciens, d'amélioration des transports collectifs, ou d'accès pour tous les âges au loisir, au sport, à la culture et aux arts. Autant d'actions qui nous ont valu de nous voir décerner le label national « Bien vieillir, vivre ensemble »...

Car c'est bien tout cela, à mettre à l'actif de la ville et, pour une part, de la métropole, qui, si on analyse honnêtement et objectivement, fait la différence.

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15 novembre 2018 4 15 /11 /novembre /2018 08:14

Des pistes semblent enfin s'ouvrir, du côté de l'État, pour engager de façon globale la redynamisation et la rénovation du cœur historique de La Seyne dont la situation urbaine, économique et sociale se dégrade inexorablement depuis trop longtemps. Des dizaines de Seynois volontaires étaient au rendez-vous, ce mercredi, pour prendre en main le destin du centre de la commune.

 

La salle du conseil municipal était en effet bondée, ce mercredi, à l'occasion de la concertation organisée conjointement par la métropole et la ville pour – enfin !... – faire avancer le projet de rénovation urbaine du cœur historique de La Seyne.

 

LE CENTRE-VILLE, L'AFFAIRE URGENTE DE TOUS...

Habitants, employés, commerçants, usagers, vivant notre centre ancien au quotidien, mais aussi représentants de tous les quartiers tant le sujet dépasse le périmètre de nos vieux quartiers, ont répondu si massivement à l'invitation que, pour des raisons d'organisation et pour se conformer au processus d'organisation prévu par les textes règlementaires, il a fallu refuser du monde.

C'est que l'enjeu est d'importance. Depuis près de vingt ans, La Seyne attend que puisse être engagé un programme global et d'envergure de rénovation et redynamisation de son cœur de ville. Habitat, espaces et équipements publics, cadre de vie, mobilités et centralité, fonctionnalités urbaines de services, de commerces, de « vivre ensemble », de culture et de loisirs, sont autant de sujets qui appellent une mobilisation conséquente de la puissance publique, préalable à celles des acteurs économiques et associatifs et des citoyens.

 

APRÈS VINGT ANS D'ATERMOIEMENTS, L'ÉTAT SEMBLE ENFIN DÉTERMINÉ À AIDER

La Seyne en a d'autant plus assez d'être lésée que, comme dans tous les centres anciens des villes moyennes, la situation se dégrade inexorablement, année après année.

Une alternance politique au niveau de l'État n'a pas permis de voir démarrer le « Grand projet de ville » de mon prédécesseur Arthur Paecht au début des années 2000.

En 2006, pour le « programme de rénovation urbaine de première génération », celui qui a permis la rénovation de Berthe qui s'achève, l'État n'a pas retenu notre vieille ville parmi les périmètres à traiter.

Candidate au « programme national de rénovation des quartiers anciens dégradés » en 2009, le projet que nous avons présenté au gouvernement d'alors a été positionné en n°1 pour sa qualité et son urgence, mais a été « rétrogradé » par le ministre en charge du logement au profit d'Aix et de Nice, pourtant bien moins bien classés.

Et, en 2013, si nous avons enfin obtenu que notre centre ville soit retenu comme « quartier prioritaire de la politique de la ville » pouvant bénéficier du « nouveau programme national de rénovation urbaine », il aura fallu attendre cinq ans pour que, ces toutes dernières semaines, l'État annonce enfin pouvoir abonder le budget nécessaire.

 

UNE INQUIÉTANTE SITUATION MALGRÉ DES EFFORTS CONTINUS

Certes, nos services communaux et ceux de la métropole, désormais compétente en la matière, accompagnés par des spécialistes tels que notre agence d'urbanisme varoise, n'ont pas chômé et ont travaillé « en temps masqué ». Le diagnostic de la situation urbaine, économique et sociale du quartier a été d'autant plus facile à réaliser que, depuis vingt ans, chacun s'emploie, en mobilisant les maigres moyens disponibles, à contrebalancer la dégradation économique et sociale.

Des places urbaines et des équipements publics ont été réhabilités ou créés. Un « permis de louer » vient d'être institué, qui va être mis en place dès que les décrets seront publiés. Des dizaines de logements et commerces, façades et devantures, ont bénéficié d'aides financières et techniques à la rénovation. Des îlots insalubres ont disparu. Des passages traversants et des placettes ont aéré et facilité le désenclavement entre les rues. Des espaces et cheminements végétalisés ont vu le jour. Une « zone de rencontre » avec son nouveau plan de stationnement a été mise en place. Le classement en « zone de sécurité prioritaire » a été obtenu et nous venons de créer une « brigade municipale du cadre de vie ». Des animations culturelles et commerciales ont été initiées. Les associations ont été mieux soutenues pour leurs initiatives en faveur du « vivre ensemble ».

On connaît bien les problèmes et on sait désormais, pour l'avoir modestement expérimenté, ce qui marche pour tenter de les résoudre.

 

MAIS LES EFFORTS BUTTENT SUR DE LOURDES DIFFICULTÉS

Mais il reste trop d'irréductibles « marchands de sommeil » louant des taudis. Les incivilités demeurent en matière de stationnement, de dégradations et de propreté urbaine malgré les efforts de pédagogie et de sanction de nos agents. La délinquance, malgré les efforts de la police nationale, est présente en certains lieux. Les acteurs associatifs, privés de subventions et d'aides à l'emploi, s'essoufflent.

La situation socio-économique de nombre de résidents se dégrade. Beaucoup de commerces et le marché sont en difficulté croissante face aux grandes surfaces périphériques et à la vente par Internet, tandis que certaines cellules commerciales sont appropriées par des personnes ne respectant pas toujours les règles fiscales, sociales ou sanitaires, générant une concurrence déloyale et un sentiment de laisser-faire.

Les mobilités ne sont toujours pas à la hauteur des besoins de la desserte, de la quiétude, de l'attractivité, et de l'enjeu environnemental.

Un sentiment d'abandon s'installe chaque jour un peu plus.

 

ON NE PEUT PLUS ATTENDRE : IL Y A URGENCE ABSOLUE

Sur la base de ces constats, la commune et la métropole ont ainsi présenté ce mercredi à des dizaines de Seynois volontaires, globalement en accord sur le diagnostic de situation, divers scénarios d'intervention urbaine et d'action pour la décennie à venir.

Ils ont travaillé avec nos élus, dont Marie Bouchez, chargée de la politique de la ville et l'habitat, Jean-Luc Bruno, chargé du centre ville, ou Florence Cyrulnik, chargée du patrimoine, avec nos très impliqués et disponibles fonctionnaires, appuyés par une agence d'urbanisme, des heures durant, dans le cadre d'ateliers, pour affiner le constat de situation et apporter d'indispensables avis sur les pistes à emprunter pour la reconquête de notre centre ville.

Grand merci à toutes ces personnes manifestant leur détermination à prendre en main le destin du cœur de leur commune.

Au regard de l'urgence avérée depuis trop longtemps, j'ai fixé l'objectif d'un projet arrêté en fin d'année, d'une validation par l'État au printemps prochain, et d'un démarrage des premières opérations aux alentours de l'été. Si chacun se remonte les manches, on peut y parvenir.

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17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 04:55

On va sûrement me qualifier à nouveau de tenant de l'ancien monde. C'est ma foi vrai que, sexagénaire depuis presque un an, je me suis construit à une époque où l'économie était planifiée et où la dérégulation accélérée et le démantèlement du droit du travail semblaient inenvisageables aux générations nées dans la vingtaine d'années qui ont suivi la mise en œuvre des « Jours Heureux », le programme issu du Conseil National de la Résistance.

Et voilà que, sur notre territoire métropolitain du « Grand Toulon », est inauguré ce lundi un service au nom internationalement connu de voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) qui va entrer en concurrence avec nos taxis traditionnels, lesquels ne doivent pas être à la fête, et je les comprends et leur apporte tout mon soutien.

 

PRATIQUES COMMERCIALES TROMPEUSES ET PRÉCARITÉ DES CHAUFFEURS

Je n'oublie par en effet que l'entreprise californienne, dont le montage financier d'une rare complexité lui permet de ne pas payer d'impôts en France à l'instar de géants du web ou du commerce en ligne bien connus, a été condamnée en 2016 par le Tribunal de Lille pour « pratique commerciale trompeuse », ni que, pour les chauffeurs sous statut de micro-entrepreneurs, le droit du travail ne s'applique pas s'agissant de la protection sociale ou des congés payés, sans parler de la précarité de leurs revenus par rapport à ceux des salariés avec les conséquences qu'on peut imaginer, en cas de maladie ou de modification des conditions tarifaires de la société, pour leur équilibre économique personnel, leur accès à l'emprunt, leur droit à la formation...

Et je ne parle pas de l'impact écologique découlant de l'usage accru de l'automobile, dans une métropole à l'air pollué de particules fines, car retenu entre les montagnes et les entrées maritimes...

 

UN DEVOIR DE RÉPONSES PUBLIQUES MÉTROPOLITAINES

La meilleure réponse que notre métropole Toulon Provence Méditerranée pourrait apporter face au nouveau probable massacre économique, écologique et social qui va s'ensuivre serait d'accélérer la modernisation et le développement de notre réseau de transports collectifs, avec d'importantes lignes structurantes terrestres et maritimes, des aménagements urbains favorisant les sites propres de circulation garantissant cadences et rapidité, des parcs-relais en plus grand nombre, des lignes de rabattement sur les grands axes à haut niveau de service dotés de bus modernes et de bateaux-bus, et des services d'appel-bus ou d'appel-taxis pour les quartiers collinaires.

L'idéal serait que ce soit concomitant à la poursuite de la création de pistes cyclables, voies vertes et zones de rencontre, de promotion des aides de TPM à l'acquisition de vélos à assistance électrique, de soutien métropolitain au covoiturage organisé, voire aux initiatives heureuses d'aide aux mobilités urbaines que pourraient imaginer nos associations et entreprises du champ de l'économie sociale et solidaire, susceptibles, justement, d'offrir de vraies possibilités d'insertion professionnelle durable aux malheureux futurs chauffeurs de VTC qui, sinon, vont céder au chant des sirènes du prédateur économique nouveau venu sur notre territoire...

 

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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 06:29

C'est un important moment de travail que nous avons eu ces jours derniers entre quatre vice-présidents de la métropole TPM : Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier, Yannick Chenevard, maire-adjoint toulonnais et délégué aux transports métropolitains, rejoints par Ange Musso, maire du Revest et chargé des finances intercommunales, et moi-même.

 

La force de conviction que Gilles Vincent et moi déployons depuis des années pour promouvoir l'idée d'un indispensable développement des lignes de bateaux-bus pour désengorger le réseau routier du tour de la Rade a rejoint l'analyse du succès très réel de ce mode de transport urbain de la part de Yannick Chenevard, et celle de la faisabilité budgétaire, découlant d'une saine et prudente gestion métropolitaine, d'une extension de son offre, par la commande d'un nouveau bateau-bus, de la part d'Ange Musso.

 

 

UNE LIGNE DE BATEAUX-BUS AUTOUR DE LA RADE D'ICI 2020

 

Oui, Gilles Vincent et moi sommes satisfaits de nos échanges avec nos collègues. La nouvelle ligne de bateaux-bus de cabotage autour de la Rade de Toulon, que nous réclamons depuis longtemps, doit pouvoir voir le jour d'ici début 2020.

 

C'est une excellente nouvelle. Elle incitera les très nombreux salariés des zones d'activité en plein développement de la BAN de Saint-Mandrier, de Port-Pin-Rolland, de Grimaud-L'Éguillette, de Brégaillon et de la Base navale de Toulon, à délaisser la voiture pour leurs déplacements entre leurs domiciles et leurs lieux de travail.

 

Elle offrira aux lycéens de Beaussier, aux apprentis du Centre de Formation aux métiers de la mer, et aux étudiants de l'École supérieure du professorat et de l'éducation, résidant à Saint-Mandrier et au sud de La Seyne, un moyen pratique et très peu onéreux de rejoindre leurs sites de formation.

 

Elle permettra un report modal des déplacements, pour des milliers de personnes, de l'automobile vers un moyen de transport collectif propre et fort agréable, pour les actuels et futurs résidents des sites de Saint-Mandrier, de Bois-Sacré et des Mouissèques en expansion démographique, fût-elle contenue, et pour les futurs usagers des pôles économiques littoraux des quartiers balnéaires de Pin-Rolland et du sud seynois, ainsi que ceux, touristiques, culturels et de loisirs, de l'Atelier Mécanique, du casino de jeux, du parc de la Navale et de leurs abords du site des anciens chantiers navals.

 

 

DANS L'ATTENTE, UNE "CORRESPONDANCE" UTILE ET INCITATIVE

 

Et, d'ores et déjà, sans attendre et en guise d'avant-goût pour ce transport en commun en site propre, l'installation d'un ponton flottant à Bois-Sacré, permettant une correspondance entre les actuelles lignes maritimes 8M (Centre de La Seyne - Toulon) et 18M (Les Sablettes - Toulon), voire 28M (Saint-Mandrier - Toulon), fût-ce au prix provisoire d'une légère augmentation du temps de trajet, devrait sous peu autoriser une liaison si nécessaire entre nos quartiers sud et notre cœur de ville, l'aidant à retrouver sa fonction de centralité et participant ainsi à sa nécessaire redynamisation économique, sociale et culturelle.

 

Oui, c'est vraiment une bonne nouvelle, fonctionnelle et écologique, pour la rive sud de notre métropole qui, déjà, s'enorgueillit d'être le tout premier Territoire à énergie positive pour la croissance verte de notre département.

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19 décembre 2017 2 19 /12 /décembre /2017 05:53

La Loi le prévoit, mais la démocratie locale l'exige. Et ça valait bien qu'on y consacre du temps. Après des mois d'échanges, de collecte et de prise en compte des besoins qu'ont exprimés les conseils citoyens, les conseils de quartiers, les comités d'intérêt local, les comités d'usagers des services publics, les acteurs associatifs, les entrepreneurs économiques, le Plan d'aménagement et de développement durable (PADD) arrivait enfin ce lundi sur la table du conseil municipal pour un ultime débat.

Le PADD, c'est le document qui fixe les grandes orientations que l'on souhaite pour le devenir du développement et l'aménagement de notre territoire communal : organisation urbaine, mobilités, espaces dédiés à l'habitat, à l'activité économique, industrielle, technologique, artisanale, commerciale, balnéaire et touristique, à la vie culturelle et sociale, à la nature, à l'agriculture de proximité...

 

LA « SAISON 2 » DE LA MAÎTRISE DE L'URBANISATION SEYNOISE

C'est le cadre de référence à partir duquel se construit le Plan local d'urbanisme (PLU) qui, lui, est un document « opposable » à tous, qui impose ce que l'on a droit ou pas de construire dans chacun des secteurs de la commune, avec toutes les prescriptions règlementaires nécessaires.

Après une importante révision du PLU seynois conduite de 2008 à 2010 pour freiner l'urbanisation galopante que l'équipe municipale qui a précédé la nôtre de 2001 à 2008 avait autorisée et même promue, générant des désordres majeurs dans certains quartiers, nous avions annoncé lors de la campagne électorale que nous ouvririons une « saison 2 » de la modération de la frénésie des constructions. On fait donc ce qu'on a dit. On dit ce qu'on fait. Et on le fait avec les gens. Ce n'est pas le cas de tout le monde...

 

UN PLAFOND FIXÉ À 70.000 SEYNOIS, ET DES MOBILITÉS PROPRES ET EFFICACES

Nous avons exprimé nos volontés de sanctuariser nos espaces naturels, littoraux et agricoles, de répondre aux obligations que nous impose le Programme local de l'habitat (PLH) de notre agglomération, tant est difficile l'accès au logement pour tous, et de permettre le développement d'activités économiques diversifiées, tant l'emploi demeure fragile.

Mais nous avons surtout exprimé dans le PADD nos objectifs de limiter à 70.000 le nombre de nos concitoyens seynois — et nous y serons sous peu avec nos presque 66.000 habitants — et l'absolue nécessité d'obtenir les moyens des mobilités efficaces et écologiques qu'une métropole doit à ses habitants pour que, délaissant la voiture, reconquérant des espaces publics apaisés, accédant aux lieux de travail, de services et de loisirs, à toute heure et chaque jour, ils profitent d'un cadre de vie sain et fonctionnel : transport en commun en site propre, bateaux-bus, modes doux comme le vélo, interconnexions avec le rail, etc.

 

UN CONSEIL MUNICIPAL SOLIDAIRE ET UNANIME POUR UNE SEYNE PAISIBLE

Le débat du conseil municipal autour du PADD n'appelle légalement pas de vote. Mais, à son issue, j'ai tenu à recueillir les avis de l'ensemble des groupes politiques qui composent notre assemblée communale.

À main levée, publiquement, du FN au NPA, en passant par toutes les sensibilités de la droite et de la gauche, tous nos élus ont approuvé les orientations d'urbanisme et d'aménagement du territoire patiemment travaillées avec les citoyens, les agents et les cadres communaux qui ont fait un travail remarquable.

J'en sais gré à tous nos conseillers municipaux, majoritaires et minoritaires. Ce n'est pas si fréquent dans une commune sur un sujet d'une telle importance et j'ai d'ailleurs été étonné que la presse locale ne l'ait pas relevé.

Cela nous engage désormais collectivement et solidairement à finaliser le plus vite possible un PLU révisé qui concrétisera nos vœux partagés. Et cela nous protègera de toute tentation de développement non maîtrisé que, avec le transfert de la compétence de l'urbanisme à la métropole, d'autres, depuis un ailleurs, pourraient un jour avoir les velléités de nous imposer...

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 06:42

Certains doutent, d'autres s'insurgent... en silence. Sur fond de rivalité ancestrale entre les rives nord et sud de la Rade de Toulon, plusieurs personnes m'ont, ces derniers mois, fait part de leur inquiétude quant à l'incidence négative que pourrait avoir sur la fréquentation du terminal de croisières de La Seyne la construction d'un quai de 400 mètres de long au port de commerce de Toulon.

En clair, selon eux, Toulon veut « chiper » les paquebots géants à La Seyne, aggravant ainsi la fragilité de l'activité commerciale du cœur historique de notre ville que « boostent » tout de même les milliers de passagers qui débarquent chez nous de 80 à 100 fois par an selon les années. Pour peu que les magasins et établissements veuillent et puissent s'adapter à l'accueil de cette manne.

 

NOMBREUX ÉTAIENT CEUX QUI ANNONÇAIENT HAUT ET FORT LEUR OPPOSITION, MAIS...

D'autres argumentent sur le fait que la dépense prévue, de 30 à 40 millions d'euros, va être un gâchis au regard de l'orientation du futur quai toulonnais, quasi perpendiculaire aux deux vents dominants de chez nous, au contraire de l'ancien « môle d'armement » de nos chantiers navals reconverti par la Chambre de commerce et d'industrie du Var en gare maritime moderne et fonctionnelle, où les commandants des gigantesques paquebots accostent aussi aisément qu'un automobiliste gare une Twingo.

Plusieurs, y compris parmi les acteurs politiques locaux, et pas seulement de la minorité municipale de La Seyne, annonçaient depuis des mois qu'ils allaient dire haut et fort leur opposition à ce projet meurtrier, selon eux, pour l'économie seynoise. Le fait est que nul ne les a entendus. Par peur de déplaire à celui qu'ils considèrent comme le « patron de Var » ?...

 

... MAIS AUCUN N'A DONNÉ SUITE À SES ANNONCES

En revanche, j'ai, quant à moi, saisi l'occasion de la dernière réunion du conseil communautaire de Toulon Provence Méditerranée (TPM), au cours de laquelle était soumise au vote une délibération permettant d'autoriser l'agglomération à lancer une consultation publique sur le sujet, pour poser au grand jour et dans la clarté la question des intentions toulonnaises.

S'il y a doute ou inquiétude, il vaut en effet toujours mieux mettre cartes sur table. C'est chose faite. Et la réponse d'Hubert Falco est claire et nette. Le quotidien Var-matin l'a publiée (ci-contre) : loin de lui l'idée de nuire à la rive sud de la Rade. Dont acte.

Il est plus que jamais nécessaire d'élaborer un schéma global d'aménagement et de fonctionnement de l'espace portuaire civil de la Rade de Toulon. Notre métropole dispose là d'un potentiel incroyable pour la dynamique économique et l'emploi. Comment tirer le meilleur parti possible de notre linéaire de littoral ? Quels sites dédier aux croisières, aux ferries, au ro-ro, aux activités technologiques et scientifiques, à la réparation et la construction navale, notamment du yachting, à la plaisance, au tourisme, au loisir, à la détente, à la valorisation patrimoniale, etc ?

 

SE SAISIR DE LA CONCERTATION, POSITIVEMENT ET SANS MODÉRATION

Répondre à ces questions permettrait de disposer d'un cadre d'objectifs pour les décennies à venir, dans l'intérêt partagé de tout le « Grand Toulon », en évitant les erreurs et en programmant les aménagements terrestres à faire réaliser par la métropole, notamment en matière d'intégration urbaine et paysagère et surtout de mobilités et de transports. On ne peut ainsi pas imaginer que le terminal de croisières seynois soit un jour dédié aux ferries, les flux de circulation automobile en découlant ne pouvant que paralyser la ville, ni que des containers à embarquer sur un cargo soient stockés devant les fenêtres des hôtels du futur complexe de notre « Atelier mécanique » !

C'est tout cela qu'il faut que nos concitoyens expriment. La concertation annoncée par TPM, au-delà de la question du quai géant de Toulon, en est une première occasion, pour les habitants et les acteurs économiques, associatifs, sociaux et culturels. Il faut s'en saisir. Sans modération.

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 07:44

Ça faisait partie des demandes que, pour La Seyne et Six-Fours, je formulais, depuis longtemps pour certaines. La commission des transports de l'agglomération Toulon Provence Méditerranée, où notre adjointe Denise Reverdito représente La Seyne, a donné un avis favorable à des modifications de lignes et de fréquences que nous réclamions.

Si la conseil communautaire de TPM, qui se réunira la semaine prochaine, suit la proposition de la commission, les chefs d'entreprises des zones d'activité des Playes et de Camp Laurent et leurs 17.000 salariés devraient être satisfaits.

La desserte de cet espace économique majeur et très dynamique va être considérablement améliorée à compter du mois de septembre prochain.

 

UNE OFFRE ACCRUE DE 15%

La fréquence de la ligne 70 sera augmentée de 50% avec un passage toutes les 20 minutes en heure de pointe, au lieu de 30 minutes actuellement. L’itinéraire de cette ligne gagnera en clarté et en lisibilité car il reprendra l’itinéraire principal de ligne qui est perturbé à certaines heures par des itinéraires différents.

Cette augmentation significative d’offre sur la ligne 70 permet d’offrir d’autres destinations aux lignes 71 et 72 qui empruntaient le même itinéraire que la ligne 70. La ligne 71, avec ses 10 services par jour actuellement, sera limitée à l’arrêt Curie, en correspondance avec la ligne 70. La ligne 72 sera déviée à partir de « l’Espace santé » pour offrir à la ZAC des Playes une ligne régulière demandée par l’Association de développement des entreprises de Toulon-Ouest.

Et l’appel-bus AB 80 de la ZAC des Playes pourra ainsi être redistribué à partir de la gare de La Seyne sur la ZAC du Camp Laurent et offrir une desserte de cette zone qui était demandée et qui bénéficiera aussi aux personnes souhaitant se rendre à notre crématorium et notre futur cimetière.

C'est au total un accroissement de 15% de l'offre de transports collectifs que nous aurons la satisfaction d'avoir obtenu. Un bon point donc, pour TPM, auquel s'ajoutera un autre, dès cet été, avec la mise en service du parc-relais de Tamaris, en cours de réalisation, qui incitera à délaisser la voiture pour emprunter le bateau-bus.

 

D'AUTRES URGENCES À PRENDRE EN COMPTE

Il reste d'autres chantiers à mener à bien, comme le franchissement de la voie ferrée au pont rail-route de Brégaillon pour prolonger la ligne U jusqu'à la gare de La Seyne, avant que n'arrive, faute de tramway, le très attendu « transport en commun en site propre », qui devra desservir La Seyne jusqu'à « l'Atelier mécanique ».

Il est également indispensable que se réalise, dans les meilleurs délais, une correspondance entre les lignes 8M et 18M de bateaux-bus, grâce à un embarcadère à installer sur le littoral de Bois-Sacré, permettant de relier les quartiers sud à notre centre-ville, en attendant la très réclamée ligne de bateaux-bus de cabotage desservant les points majeurs de la Rade depuis Saint-Mandrier.

Et notre comité des usagers des mobilités, qui se réunira sous peu, a bien d'autres projets d'améliorations en attente...

Lignes de bus : certaines de nos demandes prises en compte !
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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 04:57

Merci, très sincèrement, aux élus des divers groupes de la majorité municipale qui, par un message circonstancié, m'apportent leur soutien et confirment mon analyse de la tartuferie ubuesque dont hérite, par legs de M. Estrosi, le nouveau président de la Région Provence Alpes Côte d'Azur, M. Muselier, qui, dans un communiqué un peu irréfléchi (car truffé de contrevérités qui lui auront sûrement été dictées et qu'il aura peut-être un peu vite prises pour argent comptant sans en vérifier la véracité), s'insurge contre moi parce que j'ai dénoncé une indicible bêtise.

À la suite de la déclaration de mes collègues du conseil municipal que je reproduis ci-après, les visiteurs de mon blog pourront apprécier par eux-mêmes, avec les photos que je mets en ligne, que le portique de détection de métaux que la Région impose aux usagers seynois des trains express régionaux (TER) ne sert strictement à rien...

 

Voilà donc le communiqué que les groupes de la majorité municipale seynoise m'ont fait parvenir avant de l'adresser à la presse...

« Sûrement mal inspiré par la conseillère municipale et régionale Madame Torres dont il fait état dans son communiqué, Monsieur Muselier va un peu loin dans l'anathème à l'encontre du maire de La Seyne.

« Débrancher un appareil mis en service comme on le fait d'une cafetière ou d'un sèche-cheveux s'appelle, selon lui, "démonter" un dispositif. Les policiers présents, comme le conseiller régional Jean-Pierre Colin, qui n'aurait même pas eu à rebrancher la prise puisque le portique n'a jamais cessé de fonctionner, sa batterie disposant d'une autonomie de plusieurs dizaines d'heures, peuvent témoigner de l'absence de gravité et dangerosité de l'acte purement symbolique du maire.

« Nous confirmons que le dispositif est coûteusement inutile car chacun peut accéder aux quais sans passer sous le portique et que celui-ci, de l'aveu ultérieur des responsables, n'est installé qu'occasionnellement, à certaines heures, et pas dans les gares voisines lorsqu'il l'est à La Seyne. Un fou barbare porteur d'armes serait bien mal inspiré de choisir le moment et la gare où il est mis en place pour accéder à un train.

« Nous affirmons que c’est bien parce que ce type de portique n’est pas installé dans les gares des communes avoisinantes qu'il est stigmatisant et humiliant pour la population seynoise, ou que, a contrario, s'il est réellement efficace, il est injuste pour les autres qu'il ne soit pas déployé dans leurs gares. C’est pourquoi nous partageons l’idée que le dispositif est contraire à l'esprit de la République qui prône l'égalité des territoires.

« Nous déplorons le manque de courtoisie de la Région qui ne croit pas devoir prendre la peine d'informer l'autorité municipale du déploiement du dispositif les jours où elle décide de son installation.

« Nous regrettons que Monsieur Muselier, mélangeant tout, prenne pour argent comptant de fausses informations selon lesquelles La Seyne serait en sous-effectif en matière de police municipale. La commune est classée 54ème ville de France pour son nombre de policiers municipaux pour 1000 habitants, devant sa voisine Toulon (78ème) ou Marseille (97ème).

« Nous sourions d'apprendre à la lecture du communiqué de Monsieur Muselier que ce serait son égérie seynoise, Madame Torres, qui serait à l'origine des demandes d'aide régionale pour la vidéoprotection urbaine, alors que la commune déploie ce dispositif depuis 2011 avec l'aide de l'État, et nous espérons que la Région répondra favorablement à la demande de La Seyne de le cofinancer, de même que l'installation d'une "fan-zone" pour permettre l'organisation d'événements festifs propices au vivre ensemble, au partage, à la culture et l'éveil des consciences, véritable remède préventif de fond contre les obscurantismes qui mènent aux pires dérives sanguinaires.

« Nous nous étonnons que le Président de la Région puisse imaginer quelque tortueuse stratégie de communication politicienne liée à l'élection législative, à laquelle le maire de La Seyne n'est pas candidat... ce qui n'est pas le cas de Madame Torres.

« Et nous sommes atterrés et offusqués, parce qu'il est des sujets avec lesquels on ne doit pas jouer, que Monsieur Muselier évoque, soit maladroitement, soit insidieusement, le contexte du drame barbare de Londres qui s'est joué quelques heures après l'acte symbolique et bon enfant effectué sans risque pour quiconque par le maire de La Seyne sous les yeux de plusieurs membres des forces de l'ordre.

« Nous apportons évidemment tout notre soutien au maire de La Seyne. »

 

Et donc, comme annoncé en introduction, voilà les preuves en photos que n'importe qui peut accéder aux quais et aux trains en se soustrayant aisément au contrôle qui est donc inutile (mais coûteux et humiliant) imposé aux citoyens dans le hall de la gare par la Région, juste pour donner à croire qu'elle veille sur la sécurité des voyageurs...

Ci-après deux accès ouverts aux quatre vents au quai de la gare de La Seyne, direction Toulon, depuis l'avenue Robert Brun...

Et ci-dessous deux accès sans aucune surveillance au quai de la gare de La Seyne, cette fois-ci direction Marseille, depuis le parking de la gare...

Et ce serait contre moi qu'il faudrait déposer plainte ?

Je précise enfin que je ne voudrais pas que ces photos nuisent aux cheminots, de plus en plus gênés par le manque de moyens pour effectuer leur travail. Ceux qui devront, tôt ou tard, rendre des comptes (devant le peuple et non dans un prétoire...), ce sont ceux, d'Europe et du pays, qui ne protègent pas le service public des transports (comme les autres services d'ailleurs), en l'ouvrant à la concurrence et en montrant du doigt ou abandonnant sans vergogne des territoires et leurs populations.

Et j'invite Renaud Muselier, homme courtois que j'ai côtoyé au cours du précédent mandat régional, qui doit venir dans le Var pour soutenir les candidats LR à l'élection législative, à faire halte à la gare de La Seyne où je lui démontrerai volontiers sur place l'ineptie de cette opération qu'il hérite de son prédécesseur.

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 04:00

Qu'il s'agisse de quartiers littoraux résidentiels et touristiques, de zones périurbaines d'habitat social ou de centres anciens, sans conduire de grandes études scientifiques pointues, on peut évaluer les difficultés et les inégalités en matière de mobilités urbaines et interurbaines.

Bien sûr, ça et là, lorsqu'un maire, portant la parole de ses concitoyens, réclame avec insistance un aménagement de telle ou telle ligne de bus ou de bateau-bus, il parvient peu ou prou à l'obtenir dans des délais variés. Mais, à l'heure où la démarche métropolitaine va s'enclencher, ne faut-il pas "changer de logiciel", comme disent les "sachants" d'aujourd'hui ?

C'est une démarche globale de réflexion sur les investissements d'avenir de l'ensemble du territoire, dont les infrastructures de transports, qu'il faudrait conduire, y associant toutes les parties prenantes, élus, acteurs économiques et sociaux, et populations.

À défaut, on continuera à entendre les uns et les autres se rejeter la responsabilité des encombrements liés à l'absence d'une troisième voie sur l'autoroute de Toulon vers Nice et à l'ouverture d'un nouvel espace en forme... d'avenue d'une centaine de commerces accusé de tuer les boutiques des centres-villes, et on sera encore interpellé sur le sentiment d'iniquité ressenti par les chefs d'entreprises de la zone ouest vis-à-vis de leurs collègues de celle de l'est, s'estimant moins bien considérés en transports collectifs pour aujourd'hui — peut-être pas à tort, il suffit de regarder le plan des lignes de Réseau Mistral — et pour demain — pourquoi le projet d'une halte ferroviaire aux Playes ne serait-il pas aussi important que celui de Sainte-Musse et la rénovation de celle de La Pauline ?

 

PESER LE POUR ET LE CONTRE DES PROJETS STRUCTURANTS MÉTROPOLITAINS

Si nul ne conteste la prévalence de Toulon, cœur de métropole qui doit conforter ses fonctions de centralité, si tout un chacun approuve le grand projet de "quartier de la connaissance, de la créativité et du numérique" à Chalucet, si personne ne conteste l'absolue nécessité de reconstruire la grande jetée qui ferme la Petite Rade, il est d'autres projets qui doivent être soumis à réflexion partagée.

Faut-il vraiment envisager, à titre d'exemple, de construire un nouveau quai de 400 mètres de long sur le littoral toulonnais de la Rade, perpendiculaire à nos vents dominants, ainsi qu'il est envisagé de le faire à l'issue d'études devant être financées au titre du Contrat de plan État-Région ?

On parle d'un coût de 40 à 50 millions d'euros pour cette nouvelle infrastructure portuaire destinée à accueillir au plus près du cœur de ville de Toulon des paquebots géants de même nature que ceux qui accostent par dizaines chaque année le long du môle d'armement des anciens chantiers navals de La Seyne, là ou la Chambre de commerce et d'industrie du Var a beaucoup investi pour réaliser il y a quelques mois, avec l'accompagnement de notre commune, un terminal de croisières ultramoderne d'où on est, pour peu qu'on les développe, en bateaux-bus publics ou en navettes maritimes commerciales, à dix minutes à peine du centre historique de Toulon.

 

LES MOBILITÉS EN CONCOMITANCE AVEC LES INVESTISSEMENTS D'AVENIR

Ne devrions-nous pas prendre garde à ne pas mettre la charrue avant les bœufs ? Il est peut-être des réalisations dont les urgences sont à hiérarchiser dans le temps, ainsi que l'avait d'ailleurs senti Hubert Falco en voulant éviter la concomitance des chantiers toulonnais du tunnel routier et du transport en commun en site propre.

Avant de sauter sur la première opportunité venue consommatrice de finances publiques et privées, ne devrait-on pas commencer par dresser un état des lieux global de l'existant, des difficultés présentes et à venir, et des enjeux de développement, notamment en matière de mobilités métropolitaines, qui semblent être la clé de voûte de tout dispositif de redynamisation urbaine, économique, sociale et culturelle d'un territoire d'avenir.

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 04:29

Après avoir mis en évidence des inégalités territoriales d'offres de transports collectifs entre divers sites de typologies similaires de l'agglomération toulonnaise — deux quartiers résidentiels d'une part, et deux quartiers périurbains d'habitat social d'autre part —, j'ai voulu dresser un état comparatif de la situation des mobilités vers et depuis les centres-villes des quatre communes les plus importantes, Toulon, La Seyne, Hyères et Six-Fours.

 

BIEN SÛR QUE LE CŒUR DE L'AGGLOMÉRATION DOIT ÊTRE BIEN DESSERVI

Si, naturellement, le cœur historique, culturel et commercial de Toulon, ville principale d'un territoire métropolitain de près de 450.000 habitants, a des fonctions de centralité que n'ont pas les trois autres, justifiant une meilleure desserte pour permettre aux résidents de l'ensemble de l'aire métropolitaine d'accéder à des services, des commerces, des espaces de culture et de loisirs, il n'empêche que les cœurs historiques de nos communes sont aussi des lieux d'habitation, notamment pour des familles à faibles revenus, qui doivent d'autant plus avoir accès aux mobilités urbaines propres que la circulation et le stationnement des automobiles sont complexifiés par la nature urbaine de ces vieux quartiers.

Trois des quatre centres anciens ont même été classés prioritaires au titre de la "politique de la ville" (Toulon, La Seyne et Hyères) et deux d'entre eux (Toulon et La Seyne) sont même retenus comme "ultra-prioritaires" pour bénéficier du "Nouveau programme national de rénovation urbaine" (NPNRU).

Pour effectuer des comparaisons objectives d'offres de dessertes par bus et bateaux-bus, j'ai artificiellement pondéré, pour le centre de Toulon, les résultats de l'indice nombre de dessertes qui sert à mes analyses en le réduisant de 25%, considérant que sa fonction de centralité métropolitaine justifie des lignes et des fréquences accrues d'autant.

 

MAIS LES CENTRES D'HYÈRES ET DE SIX-FOURS SONT PARENTS PAUVRES

Il apparaît que, si le centre de La Seyne bénéficie de presque la moitié moins de dessertes que celui de Toulon (après pondération de ce dernier, et en données brutes), les centres de Hyères et de Six-Fours sont considérablement moins bien desservis, de l'ordre de huit fois moins.

Rapportés aux nombres d'habitants respectifs de chacune des communes, l'écart demeure de l'ordre d'un bon tiers pour ces deux villes, tandis que — agréable surprise — le résultat est inversé pour le centre de La Seyne, de 30% mieux desservi que celui de Toulon, à l'exception des dimanches.

Enfin, rapporté aux possibilités de mobilités des résidents des quartiers eux-mêmes, La Seyne est à peu près à l'identique de Toulon, Hyères environ quatre fois moins bien, et Six-Fours plus de huit fois moins bien.

 

AVEC L'EXISTANT, DES MARGES EXISTENT POUR AMÉLIORER

Il y a donc matière à amélioration dans une logique métropolitaine où chaque pôle urbain a son importance pour le développement de l'ensemble du territoire. Si l'on compare, par exemple à La Seyne, les liaisons entre les quartiers est et sud avec le centre et celui de l'agglomération, ainsi que je l'ai fait dans une précédente analyse, on mesure les disparités importantes d'une partie de la commune à une autre ; or ces quartiers littoraux, pour partie résidentiels et pour partie en développement en matière d'activité économique et d'habitat (site des anciens chantiers, Bois Sacré), sont situés, venant du reste de la commune et de l'agglomération, au-delà du goulet d'étranglement routier que représente la traversée du vieux port seynois.

Des marges de manœuvre existent d'ores et déjà, en réduisant ça et là une offre convenable, pour améliorer, par exemple, les dessertes des centres hyérois et six-fournais ou des quartiers seynois à la circulation déjà beaucoup trop dense où l'on ne pourra maintenir ou revenir à une qualité de vie urbaine qu'en y développant les transports collectifs, par la hiérarchisation des priorités et la création de nouvelles dessertes, en particulier par voie maritime, comme c'est dès à présent possible de le faire, avec un minimum de volonté, pour le littoral seynois de la Petite Rade, ainsi que je le réclame depuis des années.

 

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Marc VUILLEMOT

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