21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 10:05

Comme expliqué dans un article de mon blog il y a une quinzaine, l'État a proposé aux territoires une aide financière pour profiter de la moindre circulation automobile en cette période d'épidémie afin de réaliser des « aménagements-tests » de voies réservées aux vélos.

La Métropole Toulon Provence Méditerranée, en charge des voiries, a été sollicitée par la Ville de La Seyne pour qu'elle s'engage dans cette expérimentation. Les premières réalisations ont vu le jour, pour certaines définitives, pour d'autres provisoires et susceptibles d'être pérennisées et reproduites si elles s'avèrent opportunes. Rapide tour d'horizon de cette initiative dont La Seyne est la première des 12 communes de la métropole à profiter...

 

DES « SAS VÉLO » AUX CARREFOURS À FEUX TRICOLORES

Repérables à leur peinture verte, ces « sas » sécurisent les cyclistes aux feux tricolores d'un carrefour. Ils se positionnent devant les véhicules, à gauche, au centre ou à droite de la voie, selon la direction souhaitée. Ainsi, les automobilistes les voient et les laissent démarrer avant eux au passage des feux au vert, en sachant vers où ils se dirigent. Ultérieurement, des petits feux passant au vert quelques secondes avant ceux des autos permettront aux cyclistes de démarrer avec une sécurité accrue. Mise en place au grand carrefour du 8 mai 1945, à l'entrée nord de la ville, cette expérimentation pourra être reproduite sur d'autres carrefours à feux.

 

DE LA SIGNALÉTIQUE INCITATIVE À L'USAGE D'ITINÉRAIRES SÉCURISÉS

Depuis le carrefour du 8 mai 1945, pour se diriger vers le centre-ville et le sud, l'avenue Gambetta constitue un itinéraire plus rassurant pour les cyclistes que la large et très fréquentée avenue Youri-Gagarine. Elle offre en outre l'avantage de déboucher, lorsque sa largeur se réduit, devenant la rue Gambetta, sur la « zone de rencontre » du cœur de ville, dispositif que nous avons mis en service depuis quelques années où la priorité est donnée aux piétons et aux vélos sur les voitures dont la vitesse ne doit pas excéder 20 km/h et où les vélos peuvent rouler à contresens. Dans le sens sud-nord, depuis le centre ancien vers le carrefour du 8 mai 1945, les cyclistes sont de même incités à emprunter la rue Émile-Zola, moins dense en circulation de voitures.

Des figurines jaunes au sol figurant un cycliste ainsi qu'une signalétique informative verticale « itinéraire conseillé aux vélos » sont installées pour marquer ces incitations vers ces voies qui vont, de plus, être placées en « zone 30 » pour réduire la vitesse des automobilistes, comme vont l'être, petit à petit, toutes les rues aux alentours de la « zone de rencontre » de l'hypercentre, à l'ouest jusqu'au boulevard de Stalingrad, incluant les abords des collèges Marie-Curie et Paul-Éluard, et au sud-est jusqu'aux avenues Jean-Jaurès et Frédéric-Mistral.

Pareil dispositif va pouvoir être réalisé dans le sud de la commune, dans le hameau Pouillon et la rue Matisse aux Sablettes comme dans le quartier de Mar Vivo, permettant une jonction rassurante entre les bandes cyclables de la route de Six-Fours aux Sablettes et la piste vélos des Sablettes à Saint-Mandrier.

 

SYMBOLIQUE ET SÉCURISANT, MAIS CERTES PAS DU GOÛT DE TOUS LES AUTOMOBILISTES, LA NEUTRALISATION DE VOIES DE CIRCULATION AU PROFIT DES VÉLOS

Sur l'avenue Youri-Gagarine, large artère de quatre voies allant du nord du port au carrefour du 8 mai 1945, nous y sommes un peu allés « à la hussarde » en neutralisant carrément l'une des voies de circulation en direction du nord, celle la plus à droite.

On m'a bien dit que les électeurs en voiture sont plus nombreux que les électeurs à vélo, et qu'il est hasardeux d'entreprendre un tel projet à quelques temps d'une élection, car les automobilistes, à certaines heures, risquent de voir leur circulation ralentie, mais c'est tant pis, le but étant de permettre aux vélos se dirigeant vers Toulon de rejoindre en toute sécurité  la « voie verte » (piétons + cyclistes) puis la piste cyclable qui longe l'avenue de la Première Armée Française Libre (route départementale vers Toulon le long du technopôle de la mer de Brégaillon). Cet aménagement provisoire d'une « coronapiste » sera expérimenté jusqu'à la fin de l'automne et, si la gène pour les automobiles est acceptable, pourra être pérennisé.

 

DES BANDES CYCLABLES ET « VOIES VERTES » LORSQUE LA CONFIGURATION LE PERMET

Plus traditionnel, le tracé de bandes cyclables le long des voies dont la largeur l'autorise a été entrepris avec l'avenue Toussaint-Merle qui longe le site des chantiers navals, du giratoire des Forges à celui de l'Espace économique maritime Joseph-Grimaud.

Une « voie verte » (piétons + cyclistes) est matérialisée, au sud, sur le trottoir en hauteur du chemin de Mar Vivo aux Deux-Chênes, une autre va l'être, au nord, le long de l'avenue Jules-Renard jusqu'à la médiathèque Andrée-Chedid où elle rejoint la piste cyclable qui traverse le quartier Berthe, et une troisième, au centre-est, sur le cheminement piétonnier qui longe la corniche Philippe-Giovannini, de l'Atelier mécanique aux abords de Monaco Marine.

Comme dans d'autres villes, l'utilisation des couloirs de bus par les vélos est par ailleurs en préparation.

Et, bien sûr, la rénovation des 4 kilomètres de la corniche de la baie du Lazaret, depuis Bois-Sacré jusqu'aux Sablettes en passant par l'Éguillette, Balaguier, Le Manteau, Tamaris et Le Crotton, dont le chantier budgété par la Métropole à hauteur de 40 millions d'euros, doit démarrer à l'automne prochain, et intègrera des cheminements pour piétons et vélos.

Mais, dans l'attente, dès lors qu'aura été revu le tracé de la ligne de bus 83 de notre Réseau Mistral, nous consulterons nos concitoyens en vue de mener, si la majorité d'entre eux en accepte le principe, une expérimentation de même nature que celle de l'avenue Youri-Gagarine, en neutralisant la voie la plus à l'est, le long du rivage, laissant une voie à sens unique pour les véhicules à moteur circulant dans le sens nord-sud, et en organisant le contresens sud-nord et les dessertes riveraines par des cheminements routiers parallèles.

 

C'est donc le moment de se mettre ou se remettre au vélo. D'autant que la métropole aide à l'acquisition d'un vélo électrique à hauteur de 250 euros, et que le gouvernement prend à sa charge 50 euros pour la révision ou la réparation d'un vélo et 45 euros pour une séance de « remise en selle » par un moniteur de « vélo-école »...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements

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