22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 09:33

Comme nous le faisons déjà depuis des années pour d'autres aspects de la vie communale, tels que les mobilités et stationnements, la gestion de l'eau ou les temps des enfants, j'ai demandé à Pierre Poupeney, conseiller municipal chargé de la démocratie locale, de la laïcité et de l' « appropriation citoyenne des animations et festivités », de mettre en place un Comité consultatif des fêtes.

 

UN "PLUS" À NOTRE DÉMARCHE DE DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE

Il s'agit de conforter ce que nous faisons déjà avec les conseils de quartiers et les comités d'intérêt local : permettre qu'à travers des citoyens engagés, motivés, dont la liste n'est d'ailleurs pas fermée, le programme des grands événements de l'année soit imaginé, préparé, discuté, co-élaboré pour dynamiser la ville.

Désormais, le sens populaire de la fête, le lien encore plus étroit avec les citoyens, notamment au travers du tissu associatif, aura son conseil de citoyens, sorte de comité d'usagers.

 

FÉDÉRER POUR MIEUX DYNAMISER

La seconde raison de la création de ce comité, c'est de mieux fédérer les énergies, à l'échelle de la ville, pour relancer les événements festifs. Pour retrouver un élan, un esprit de fête populaire, que les questions de sécurité et la faiblesse des moyens ont mis à mal ces derniers mois, voire ces dernières années.

 

UN PREMIER CHANTIER POUR LE COMITÉ : UNE ANNÉE DÉDIÉE... AU PONT

En 1917, la société Daydé achevait la réalisation du pont des chantiers navals de La Seyne. C'est l'année des premiers essais pour une mise en activité définitive en 1920.

Divers noms ont été attribués au pont par les travailleurs des chantiers eux-mêmes et la population seynoise, et certains subsistent encore dans les conversations : pont basculant, pont levant, pont transbordeur...

Quoiqu'il en soit, sachez que sur les plans originaux de la société Daydé, le terme technique employé est « Pont levis ». C'est évidemment le « pont des chantiers navals ». Et nous le nommons désormais le plus souvent « le pont de La Seyne ». On peut tout de même pas dire « la tour », même s'il a été définitivement figé verticalement !

Aujourd'hui érigé en tour, donc, il est devenu l'emblème de La Seyne. Notre petite tour Eiffel à nous, notre « signal », comme on dit d'un signal architectural.

 

UNE ADRESSE POUR PARTICIPER...

Nous appelons toutes les associations, citoyens, entreprises, commerçants à nous joindre à cette adresse courriel : 100ans-du-pont@la-seyne.fr 

A cette adresse, les Seynois pourront demander à ce qu'un événement convivial, social, solidaire, sportif, culturel qu'ils organisent depuis longtemps ou pour la première fois, soit « labellisé » : « 1917-2017 : les 100 ans du pont de La Seyne ». Ils pourront également se faire connaître pour participer aux festivités programmées par la ville et le Comité consultatif et recevoir régulièrement des informations.

Mais je laisse un peu planer le suspens. J'en dirai plus à l'occasion des traditionnels vœux que j'adresserai début janvier à notre population...

En attendant, j'invite ceux des visiteurs de mon blog qui ne les connaissent pas à admirer les magnifiques photographies du pont que Philippe Da Prato a mises en ligne sous forme d'une vidéo... et à qui je me suis permis de dérober l'une de celles qui illustrent cet article, et que je peux évidemment retirer s'il me le demande...

6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 06:43

Ce dernier samedi a été lancée au Fort Napoléon la trente-et-unième édition des Fêtes calendales, manifestation culturelle initiée par la dynamique association Lei cigaloun segnen, valorisant les traditions, la culture, la création et la langue de la Provence et de La Seyne.

Avec Cécile Jourda, conseillère municipale déléguée à l'identité provençale et occitane, nous avons remercié l'ensemble des partenaires associatifs et publics qui s'investiront jusqu'aux fêtes de Noël pour offrir à nos concitoyens et visiteurs un beau panel de spectacles, conférences, visite de crèche animée, et autres découvertes de produits de tradition. Et nous invitons le maximum de personnes à y passer un moment, tant nous sommes certains qu'elles ne le regretteront pas.

Dans mon propos inaugural - en langue régionale - j'ai rappelé la volonté municipale de soutenir de telles initiatives, mais aussi de promouvoir l'usage du provençal dans « la vida vidanta », c'est-à-dire la vie de tous les jours.

L'occasion m'est donnée de publier le courrier que j'ai adressé à Philippe Vitel, député LR du Var et vice-président du Conseil régional de Provence Alpes Côte d'Azur chargé des traditions et de l'identité régionale, pour solliciter l'appui de la collectivité régionale pour que nous poursuivions nos efforts en ce domaine...

 

« Monsieur le Député - Vice-président,

« Ainsi que je vous l'ai exposé à l'occasion d'une rencontre peu de temps après votre installation dans vos fonctions de vice-président de la Région Provence Alpes Côte d'Azur délégué aux traditions et à l'identité régionale, je souhaite formaliser par la présente ma demande d'un partenariat financier régional pour faire vivre notre langue locale dans la vie courante de la commune de La Seyne-sur-Mer.

 

LA SEYNE FAVORABLE À LA CHARTE EUROPÉENNE DES LANGUES RÉGIONALES

« Depuis 2008, nous essayons en effet de mettre en œuvre, à l'échelon local, au moins deux des 98 paragraphes de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, que la France a signée en 1999 mais certes pas ratifiée à ce jour :

« - l'emploi ou l'adoption, le cas échéant conjointement avec la dénomination en français, des formes traditionnelles et correctes de la toponymie dans les langues concernées ;

« - à encourager et/ou à faciliter la publication d'articles de presse dans les langues concernées, de façon régulière.

« Nous avons ainsi d'ores et déjà pu, par exemple, en matière d'identité linguistique et culturelle :

« - soutenir par des subventions et mises à disposition de locaux les initiatives associatives de cours de langue, l'un avec un support graphique provençal mistralien porté par Lei cigaloun segnen, l'autre avec un support de graphie dite "classique" de l'occitan provençal porté par Lo cèucle occitan dau païs de La Senha ;

« - obtenir l'accord du Rectorat de l'Académie de Nice pour la réouverture d'un cours de langue régionale au lycée Beaussier ;

« - conforter, développer ou créer des initiatives permanentes et événements de promotion de la langue et la culture, comme le festival Rescontre, le rassemblement de bateaux La Sagno tradition ou les Fêtes calendales, ainsi que la réalisation de petits films mettant en valeur par exemple en valeur notre activité portuaire provençale.

 

PROMOUVOIR L'OCCITAN PROVENÇAL DANS LA VIE QUOTIDIENNE

« Mais nous nous efforçons également de faire vivre la langue dans la vie courante, comme vecteur de développement du sentiment d'appartenance à une communauté sociale et culturelle, dans une commune que vous savez riche de sa diversité d'origines, et nous avons ainsi pu :

« - publier dans chaque numéro du magazine municipal et sur le site Internet de la ville une page rédigée en occitan provençal, en alternance en graphie classique et en graphie mistralienne, traitant de sujets d'intérêt général ;

« - diffuser des informations bilingues sur les panneaux lumineux d'information locale ;

« - doubler la signalétique de l'entrée de zone agglomérée, des lieux-dits et des noms de rues du centre ancien de La Seyne par des plaques, indiquant dans les deux graphies leurs noms actuels ou anciens en occitan provençal.

« C'est pour accroître et développer ce dernier volet de nos initiatives que je souhaite obtenir un soutien financier régional, destiné à couvrir tout ou partie du surcoût de réalisation de plaques signalétiques routières directionnelles dans la langue nationale et la langue régionale, ainsi que cela existe en d'autres endroits, à l'image de la photographie ci-jointe prise en Bretagne.

« Notre conseillère municipale déléguée à l'identité provençale et occitane, Cécile Jourda, et moi-même demeurons à votre disposition pour évoquer avec vous cette requête, et vous remercions de la bienveillante attention que vous pourrez y prêter.

« Je vous prie d'agréer, etc... »

 

 

30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 05:18

On me dira à juste titre qu'il y a, par les temps qui courent, d'autres chats à fouetter que d'évoquer le nom de notre Région, celle des "Pacaliens", comme je l'ai souvent entendu, ces résidents de la "PACA" que les deux derniers présidents, Vauzelle et Estrosi, prennent bien garde à ne pas qualifier ainsi, usant et abusant de leur salive et de leur temps précieux pour parler des "Provençaux, Alpins et Azuréens", gens de "Provence-Alpes-Côte d'Azur".

Il faut dire qu'il ne fallait vexer personne des cinq millions d'habitants lorsqu'on a baptisé la Région. Diable ! Paul Arène, poète du XIXe siècle, n'a-t-il pas posé à Sisteron la borne-frontière de la région en qualifiant la ville de "Porte de la Provence" ? Juste au nord de la cité-forteresse, à Ribiers, Mison ou Valernes, on serait donc Dauphinois, ou Ostrogoths, donc Italiens, comme au temps de Théodoric le Grand ? Et les autres, loin au Levant, de l'autre côté du Var, fleuve-frontière jusqu'en 1860, ils seraient Savoyards ou Sardes, comme ils le furent jadis, avant qu'un Dijonnais n'invente en 1897 le toponyme de Côte d'Azur (du persan Lazward, via l'arabe Lazaward, ce qui ne doit pas faire rigoler certains identitaires nissarts, bien connus pour leur esprit ouvert et accueillant aux gens d'outre-Méditerranée...) et, par voie de conséquence, deviennent des... Azuréens au début du XXe ?

 

J'AURAIS AUTANT AIMÉ QUE NOUS SOYONS... PROVENÇAUX, MAIS BON...

Franchement, on l'aurait appelée simplement Provence, notre région, ça aurait fait l'affaire, me semble-t-il. On y parle en tous lieux une même langue, celle d'oc, déclinée dans des dialectes, le provençal un peu partout et le vivaro-alpin dans une partie des Hautes-Alpes et des Alpes-Maritimes, eux-mêmes parlés un peu différemment selon les endroits. C'est aussi une partie de l'ancienne Provincia Romana, qui courait de Nikaia à Tolosa et de Telo Martius à Valentia, et, pas plus que nous n'avons, comme les Aquitains et les Auvergnats, à être vexés que la nouvelle Région voisine, à l'ouest, ait choisi ces jours derniers de s'emparer du terme Occitanie qui nous appartient aussi, ou que les Catalans de la Région Occitanie se sentent oubliés, les Alpins du nord et les Azuréens de l'est de chez nous n'en auraient sûrement pas fait une maladie.

Comme disent certains, quand je dis tout ça, je ne dis rien. Mais je le dis quand même. Parce que ces jours derniers, le Conseil Régional de... PACA a voté une délibération pour favoriser le bilinguisme dans nos six départements. Et c'est une bonne chose. Mais ça, ça peut se traduire de plusieurs façons. Et c'est donc la suite qui reste à surveiller.

 

FAVORISER LE BILINGUISME, D'ACCORD, MAIS...

Ou bien, en effet, on favorise ledit bilinguisme au travers d'un "folklorisme" poussiéreux, mettant sous cloche la langue d'oc dans ses divers parlers d'ici, exposée dans des musées, façon farandole et galoubet, fût-ce sous des projecteurs.

Ou bien on soutient l'usage de la langue dans la "vida vidanta" ( * ), c'est-à-dire dans l'espace public, comme nous essayons de le faire à La Seyne, sous l'impulsion de notre élue déléguée, Cécile Jourda, avec une page du magazine municipal "Le Seynois" et sur son site Internet, pour parler de tout et pas seulement de "provençalité", avec un soutien à la culture vivante et l'apprentissage de la langue, avec l'usage de l'occitan provençal dans l'information sur les panneaux lumineux urbains, ou avec des plaques de rues du centre-ville mentionnant les noms historiques traduits, ou avec de la signalisation bilingue sur les panneaux routiers en entrée de ville et la signalétique des quartiers et lieux-dits.

 

UN ALLIÉ À LA RÉGION POUR LE BILINGUISME DANS LA VIE SEYNOISE ?

La Région PACA s'est dotée d'un vice-président délégué... à l'Identité régionale et aux traditions. Il s'agit du député LR toulonnais Philippe Vitel, un temps conseiller municipal d'opposition à La Seyne. Alors, parce que, notre histoire locale nous a appris que, jadis, aux côtés du français, langue de la République, le provençal, alors couramment parlé, a été un formidable vecteur d'intégration des milliers d'étrangers venus travailler chez nous, et que notre ville demeure une terre d'accueil où tous les moyens sont utiles pour favoriser l'harmonie entre ses citoyens, natifs ou nouveaux venus, je crois qu'il nous faut le solliciter pour que le Conseil régional aide la commune à financer un petit plan, pluriannuel et peu coûteux, de "bilinguisation" de l'espace public communal...

Je ne crois pas que ça nuise à l'unité de la République, une et indivisible. Je suis même certain du contraire.

Òsca !!! ( ** )

 

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( * ) : La vie quotidienne en occitan - prononcer [vido: vidanto:]

( ** ) : Hourra ! en occitan - prononcer [o:sko:]

Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 03:49

Nous avons ce samedi inauguré la dix-septième et dernière édition du festival de cirque contemporain "Un printemps dans les étoiles", qui avait succédé il y a deux ans à "Janvier dans les étoiles".

Effet collatéral, pour ne pas dire direct, des baisses des dotations de l'État aux collectivités et de ses propres crédits au ministère de la culture, les soutiens de la direction régionale des affaires culturelles et du conseil régional se sont étiolés année après année.

Et l'association "Théâtre Europe" a dû choisir, après plus de trente ans d'investissement dans le théâtre et l'activité circassienne, de renoncer à cette manifestation qui concourait à la renommée de La Seyne, tout en poursuivant une activité locale.

Le propos que j'ai tenu à cette occasion...

 

« Mesdames, Messieurs,

« Cette 17ème édition du festival, Janvier puis « Un printemps dans les étoiles », sera, sous cette forme, le dernier.

« J’aimerais pouvoir dire "le festival se meurt, vive le festival !" Las, ce vœu ne peut dépendre de ma seule décision car, pour filer la métaphore, Le roi est nu.

« Vous connaissez la situation financière de la ville, je n’y reviendrai pas, sauf pour vous dire que je suis plus que jamais combatif pour qu'elle s'en sorte, et que n'en déplaise aux Jocrisses, je suis et je reste à la manœuvre.

« Pour nous, l’accompagnement de cette manifestation a été un défi.

« D’abord une création ex nihilo en 1999 puis, après les succès, vînt la course aux financements, l’obtention, justifiée, du label pôle national et ses espoirs d’accompagnement par l’Etat… espoirs déçus.

« Enfin, la survie parce que les arbitrages ne sont pas favorables.

« Quelle est la part de coterie, de restrictions, de politique ? Nous ne le saurons pas.

Ce qui est sûr, et vous l’avez rappelé Mme la Présidente, c’est que la Ville a toujours, toujours, apporté son soutien. Ce n’est malheureusement pas suffisant, on le voit aujourd’hui.

« Rassurez-vous, le cirque contemporain, les activités circassiennes, resteront dans les préoccupations de la Ville. Sa poésie, le champ qu’il ouvre à toutes les formes de narration, musicales, chorégraphiques, scéniques, littéraires, restent l’espace singulier, circulaire ou frontal, où s’exprime et s’épanouit la création, distillant rêves, exploits, émotions et pensées réflexives.

« Ça, c’est pour le plus grand plaisir de tous, petits et grands. Mais pas seulement, les professionnels aiment à se retrouver et réfléchir à l’enrichissement de leur art. Ce festival portait cette réflexion en organisant tables rondes et séminaires.

« Alors, comment en est-on arrivé là ?

« L’argent ! Trivialement, l’argent manque. L’argent public en particulier, celui qui doit garantir la pluralité, la liberté, la création… il se dérobe.

« Pourtant, la richesse existe ; elle est bien mal répartie. Chacun devrait méditer ce qu’écrivait Francis Bacon, le philosophe du XVIe siècle, « l’argent, comme le fumier, ne fructifie que si on prend soin de le répandre ».

« Le peu qui reste dévolu à la culture est employé à contraindre, à circonvenir, à séduire. La culture n’est pas séduction mais encouragements, apprentissages, éducation.

« Connaître et savoir pour reconnaître et respecter. La culture, c’est l’entrée dans le domaine du sensible, des émotions. C’est l’altérité, la différence ; c’est la critique et la proposition, c’est bien pourquoi les dictatures la musellent et les extrémistes la détruisent, la dynamitent.

« Prenons garde, les restrictions sont l’actualité. Un monde s’éteint, celui des insouciances heureuses. Il est remplacé par celui des requêtes d’ordre et de sécurité. Le cirque est une allégorie réussie de la richesse du brassage des cultures, de la richesse du partage, il n’est de richesse que dans les hommes.

« Les consciences relèvent la perte générale de sens, nous allons mieux, plus loin, plus longtemps mais inquiets et tristes… et toujours plus repliés sur nous-mêmes.

« Je m’emploie à ce que cette tendance ne soit qu’une parenthèse à La Seyne.

« Pour l’heure, je regarde le présent et le festival qui s’ouvre et je me réjouis d’avoir, contre beaucoup, contribué à la tenue de cette manifestation laboratoire et libératoire.

« Beaucoup de festivals ont disparu ces deux dernières années partout en France, souvent sans tambours ni trompettes, hors saison.

« Nous prenons les devants,… Nous n’avons pas démérité, au contraire.

« C’est pourquoi en parlant de trompettes, j’embouche celles de la renommée pour remercier Théâtre Europe, salariés et bénévoles, pour leur engagement depuis 30 ans à La Seyne. Ils ont œuvré à élargir le champ des possibles, de l’action théâtrale et du cirque contemporains.

« Mes remerciements vont aussi aux agents communaux, qui se donnent avec cœur et talent, les services de la culture et de l’événementiel.

« Je remercie les artistes et le public, Seynois de toujours ou Seynois d’un jour, qui continue de croire que la culture n’est pas un bien de consommation ordinaire mais qu’elle est échanges entre vivants.

« Vive le spectacle vivant. Bon festival. »

Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 03:53

Ça tire à sa fin. Depuis la fête de la musique les 20 et 21 juin, jusqu'à cette fin du mois d'août, il ne se sera guère passé de journée sans que La Seyne ne s'anime en ses divers lieux de vie.

Fête de la Navale, représentations de fin d'année scolaire, Esprit musique place Martel-Esprit, Matinées festives place Laïk, ​Apéritif musical place Daniel-Perrin, Rencontres du patrimoine puis Moments Fort au Fort de Balaguier, Mercredis de l'été au Clos Saint-Louis, Festival cubain Bayamo, feux d'artifice de la ville et des commerçants du sud, animations des commerçants du centre, dont les soirées Fêtes de la mer avec leurs Villages des pêcheurs, Soirées au parc, à La Navale, Théâtre d'improvisation place Bourradet, Nuits des Sablettes au parc Braudel, festival Notes d'été au Fort Napoléon, aves ses aubades de musique classique place Bourradet, ou Festival du Pacifique aux Sablettes, tout ça — et bien d'autres initiatives communales ou associatives — aura rythmé nos matinées et soirées estivales.

 

CULTURE ET ÉVÉNEMENTS POUR REDYNAMISER LE CENTRE ANCIEN

Je retiendrai essentiellement deux choses de cette saison d'été. On l'aura relevé à la lecture de cette liste un peu rébarbative, il y en aura eu pour tous les sites de la commune.

Mais je tiens à remercier les organisateurs de leur effort à systématiquement décliner leurs animations et spectacles de telle sorte qu'ils quittent leurs lieux habituels pour "descendre" dans les rues et sur le places du centre ancien, tant en matinée, aux moments où les chalands sont nombreux, qu'en soirée, aux heures où l'activité du cœur de ville est au ralenti, contribuant ainsi à la redynamisation cette partie historique de la commune.

 

LE CONSERVATOIRE DE MUSIQUE EN SYMBIOSE AVEC LA VILLE

Je veux en second lieu saluer l'implication coopérative des services communaux, pilotés par les équipes dépendant de la délégation d'Eric Marro, adjoint au maire en charge de la culture et de l'événementiel, soutenues par celles de bien d'autres services, de la police municipale qu'anime Claude Astore, des sports sous la houlette de Marie Bouchez, du centre-ville avec Joëlle Arnal, et des activités économiques et commerciales avec Anthony Civettini. Et tous les autres, bien sûr. Mais aussi les nombreuses associations culturelles ou commerciales porteuses de projets.

Avec une mention toute particulière pour le Conservatoire national à rayonnement régional, notre ancienne école de musique communale, dépendant depuis une dizaine d'années de la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée, dirigée par la dynamique Christine Reggiani qui a bellement confirmé sa volonté d'ouvrir cet équipement culturel à son environnement urbain.

Je ne peux pas passer sous silence, pour illustrer ce bon choix, son implication pour la fête de la musique, avec l'organisation des auditions de fin d'année en plein air, devant 400 personnes, sur les tréteaux de Bourradet du centre-ville, jusqu'à près de minuit, avec le renfort d'élèves musiciens et professeurs d'autres sites comme Toulon, Hyères ou Six-Fours, avec des écoliers ayant bénéficié de cours de chant choral et de percussions accompagnés par des enseignants du Conservatoire, ou encore avec une battacuda des classes de percussions dans les rues de la vieille ville.

L'an prochain, il y aura cinquante ans qu'aura été fondée notre école municipale de musique. J'ai validé l'idée d'une commémoration de ce demi-siècle d'enseignement musical, de danse, de théâtre et de cirque à La Seyne. Et je pressens déjà de jolis temps de spectacles transdisciplinaires et de convivialité pour le bonheur de tous.

Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 10:02

Je suis plus effaré et attristé qu'en colère. Comment et dans quel intérêt des élus du même territoire de l'Ouest Var peuvent-ils à ce point user de chausse-trappes les uns contre les autres, s'ingéniant à saborder les projets d'une commune avec laquelle les leurs ont une communauté de destin ? J'ai ainsi appris il y a deux jours que la ville de Six-Fours a saisi la justice pour obtenir l'arrêt du projet de cinémas sur le site de nos anciens chantiers navals ! Et je livre aux visiteurs de mon blog, sans plus de commentaires, le communiqué que j'ai rédigé ce mercredi à ce sujet...

 

SIX-FOURS CONTRE LE CINÉMA À LA SEYNE

“Par courriel en date du 3 mars 2015, j'ai été informé par le directeur de la Société Albigeoise de Spectacles, porteuse du projet de multiplex de cinéma des "ateliers mécaniques", que la Cour administrative d'appel de Marseille lui a notifié le 24 février qu'une requête a été déposée auprès d'elle par la commune de Six-Fours, visant à obtenir l'annulation de la décision de la Commission nationale d'aménagement commercial statuant en matière cinématographique ayant autorisé en septembre 2014 la création du complexe de 9 salles de cinéma à La Seyne, sous l'enseigne MEGA CGR.

“Cet élément nouveau ne devrait pas entraver la poursuite du programme comprenant le cinéma, un hôtel et des activités commerciales essentiellement culturelles et de loisirs, à l'exclusion de tout supermarché alimentaire, la société confirmant sa volonté de déposer sa demande de permis de construire au début de l'été. (...)

 

PAS DE RÉELLE INQUIÉTUDE MAIS UNE DÉMARCHE INAMICALE

“(...) Je regrette toutefois cette démarche inamicale de notre commune voisine, mais n'en suis pas étonné, son représentant ayant déjà voté il y a un an contre ce projet utile aux Seynois lors de la réunion de la Commission départementale, ainsi que l'avaient également fait, sans explication plausible, les représentants du SCOT, de l'agglomération et du département.

“Ces votes hostiles avaient alors conduit à saisir la commission nationale qui, elle, a accordé l'autorisation, faisant malgré tout perdre six précieux mois pour la redynamisation du site des chantiers navals et le développement de l'offre culturelle de la seule commune française de plus de 50.000 habitants ne disposant pas d'un cinéma.

“Pour mémoire, La Seyne, quant à elle, avait donné un avis favorable à l'ouverture des salles de cinéma de Six-Fours. Je me réjouis d'ailleurs que ce projet six-fournais ait pu aboutir, élargissant et diversifiant l'offre en direction des 200.000 habitants de l'Ouest-Var et de leurs visiteurs.“

 

DES PEAUX DE BANANES SOUS LES PIEDS DES SEYNOIS...

Rappel historique :

- mars 2014 : avant de déposer la demande de permis de construire et formaliser le contrat de bail, l'opérateur (MEGA-CGR) doit obtenir l'accord d'une commission départementale pour l'exploitation d'un cinéma ; celui-ci est refusé par les votes contre, sans explication, de Mme Hummel, MM. Mulé, Vincent et Vitel (TPM, SCOT, communes voisines et département du Var)

- printemps 2014 : certains de ces opposants expliquent qu'ils sont favorables au cinéma mais pas à un supposé supermarché qui l'accompagnerait ; il n'y a pourtant aucun projet de grande surface commerciale alimentaire et la commission n'avait à se prononcer que sur le cinéma

- septembre 2014 : une commission nationale, saisie en appel, annule la décision varoise et autorise le projet de cinéma - les architectes poursuivent leur travail et le porteur de projet finalise celui-ci avec divers partenaires commerciaux, hôteliers et de restauration

- octobre 2014 : le maire de Six-Fours me dit qu'il est contre cette décision favorable car le projet seynois de 9 salles ferait concurrence aux salles de Six-Fours (ce que la commission nationale et le centre national de la cinématographie n'estiment pas, sinon ils auraient émis un avis défavorable) ; on apprend au moins quelle est la vraie raison des refus, contredisant les justifications (supermarché) avancées par les opposants au projet

- février-mars 2015 : la cour administrative d'appel de Marseille informe MEGA-CGR, porteur du projet, qui m'en avertit, que la ville de Six-Fours l'a saisie en novembre 2014 pour obtenir l'annulation de l'autorisation de nos salles de cinéma...

 

Par ailleurs, pour mémoire...

- juin 2011 : au sein de la commission départementale, la ville de La Seyne donne, elle, un avis favorable au projet de cinéma de Six-Fours

- juin 2014 : un recours est formé par la commune de Six-Fours contre un autre cinéma, celui de Sanary, mais il est rejeté

- octobre 2014 : nouveau recours de la ville de Six-Fours contre le cinéma de Sanary...

Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 07:29

http://www.claude-carbonel.com/64-90-large/monsieur-le-maire.jpgL'an prochain, ça fera trente ans que, à l'initiative de l'association "Lei cigaloun segnen", le Fort Napoléon, haut-lieu public local de la République, puisque c'est de l'emplacement de cette fortification que le jeune capitaine Bonaparte a lancé l'assaut contre les flottes contre-révolutionnaires anglaise et espagnole en 1793, s'anime presque un mois durant des expositions et spectacles des "Fêtes calendales".

Jusqu'à présent, ça n'a troublé personne qu'on y assiste au spectacle d'une crèche provençale animée de fort belle facture, réalisée avec talent par un de nos concitoyens, Paul Ferrero. Et le Peppone mécréant que je suis aurait laissé passer ça depuis sept ans !!! Un petit Jésus d'argile sous les voûtes d'un édifice public qui a contribué à sauver la République laïque !!!

Eh bien oui. J'écrivais l'année dernière, à la même époque, sur ce même blog que "'les Seynois [...], ceux de longue date comme ceux récemment installés, savent combien la "provençalité" et l'identité cultivée de notre ville a toujours été, dans sa longue histoire de terre d'accueil, un vecteur fort d'intégration à une communauté humaine diverse, respectueuse des origines de chacun, forte de sa pluralité".

Et, cette année, je lis un peu abasourdi qu'un préfet demande à un maire de déplacer la crèche qu'il a installée dans son hôtel de ville, que, en soutien à leur collègue, d'autres maires décident de faire de même, et je sens monter comme une inutile polémique qui pourrait bien vite sentir le soufre. N'a-t-on rien d'autre à faire pour défendre nos valeurs républicaines ? Et quelle drôle d'image la République risque de donner d'elle...

Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 06:52

http://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/image/Refonte_2012/89/9/logoFDS_220899.jpgDepuis plusieurs jours et jusqu'à la fin du week-end, le Parc de la Navale accueille des centaines de visiteurs sur le "Village des sciences". La Seyne est cette année encore, avec la commune de Rians, le site principal des événements varois déclinés à l'occasion de la "fête de la science", événement national qui vise à permettre à tous de découvrir le monde de la recherche dans tous ses domaines, les hommes et les femmes qui font la science d'aujourd'hui, et les enjeux autour des applications économiques qui en découlent.

Quelques extraits du discours que j'ai prononcé à l'occasion de l'inauguration...

"(…) Car il s'agit d'un événement éminemment culturel. Au sens le plus juste et donc le plus riche du terme.

"Je veux dire par là que cet événement se situe aux confins de la connaissance, bien sûr, et de l'éducation, mais aussi de l'économie, du vivre ensemble, de la rencontre, de l'échange… et qu'il contribue au rayonnement de notre commune, aux côtés de ses voisines et de ses partenaires.

"C'est bien là le sens le plus riche du mot "culture", des "cultures", c'est-à-dire, fondamentalement, ce que l'on EST, ce que l'on est devenu en grandissant, et ce que l'on FAIT de nos acquis, comment on les met en oeuvre, comment on les utilise, comment on les transmet...

"Autrement dit, ce village des sciences est un moment précieux d'intelligence conviviale. C'est l'un de ces moments où la raison joyeuse et créative prend le pas sur le repli sur soi, la xénophobie, l'intolérance, les violentes et meurtrières tartufferies obscurantistes dont nous sommes les spectateurs atterrés, en ce moment. Mais dont nous ne devons pas rester spectateurs, justement… Nous devons agir, chacun à son poste et à son niveau, chacun avec ses moyens, pour que ce monde accouche d'un autre monde…  

"Et je ne saurais donc trop vous remercier, toutes et tous, de nous permettre ce moment. Merci d'élire domicile chaque année sous ces toiles de tentes, là où fut un immense chantier naval, c'est-à-dire une formidable concentration humaine de savoir-faire, d'énergie créative et entreprenante… Une concentration humaine tellement diverse… diversité qui fait encore la richesse de La Seyne. (…)

"Et cette année, si je suis bien renseigné, ce ne sont pas moins de 18 partenaires qui sont les artisans de ce village. Il y a des Seynois (IFREMER, Planète Science Méditerranée, TREMPLIN, LPO), un Hyérois (Parc national de Port-Cros), le village des tortues de Gonfaron, des Toulonnais (Canopé, Muséum d'Histoire Naturelle, Mer Nature), l'université de Toulon, les Gardois d'Environnement et Partage mais aussi des Marseillais (Centre de Physique des Particules de Marseille, Association de Cristallographie d'Aix-Marseille, Surfrider foundation)…

"Et il n'y a évidemment aucun hasard à cela. J'ai évoqué notre passé industriel. Mais ce n'est pas un passé ! C'est bel et bien une réalité et, surtout, c'est un avenir !

"Au coeur du site maritime du Pôle de compétitivité à vocation mondiale qui se tisse peu à peu dans cette rade, la ville de La Seyne, et le bassin au coeur duquel elle se trouve, sont dotés d'un formidable potentiel industriel, de recherche, de formation et de développement.  IFREMER, l'IPFM, les CNIM, ANTARES, FIRST, DCNS, en sont des illustrations parmi les plus connues...

"Et c'est consciente de de tout cela que notre ville a voulu faire de la culture scientifique un axe stratégique, en particulier vers le jeune public. (…)"

Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 06:09

http://festival-couleursurbaines.com/wp-content/uploads/2014/04/streetart-vu.jpgDans quelques semaines s'ouvrira sur l'Esplanade Marine la sixième édition du festival "Couleurs urbaines" porté par la toujours impressionnante association "Culture Plus".

Un pari un peu fou des organisateurs, autour du pugnace Beligh Guezah, qui a su concevoir au fil des années une programmation offrant des spectacles d'artistes de renommée internationale, de révélations et de bons espoirs de la scène locale, et qui a trouvé à La Seyne ce qui lui avait été refusé ailleurs : un accompagnement public logistique pour un festival accessible à tous, rassembleur, porté par des valeurs citoyennes de partage et de solidarité. Je laisse aux visiteurs de ce blog le soin d'en découvrir le programme sur le site dédié, excellemment réalisé.

 

COULEURS URBAINES JOUE LA CARTE DU CŒUR DE VILLE

 Au-delà du festival lui-même, je voudrais saluer les initiatives "colatérales" qui l'accompagnent et qui font rejaillir sa dynamique sur le cœur historique de la ville et devraient donc profiter à ses habitants et ses commerçants, pour peu que ceux-ci mesurent le parti économique qu'ils peuvent tirer de l'événement. Je pense en particulier à ce qui était jusqu'en 2013 un "battle" de hip-hop, à la Bourse du Travail, et qui devient cette année un "circle" qui draînera nombre de jeunes - et peut-être moins jeunes - dans les rues de notre centre-ville.

Mais il est une autre initiative qui est inaugurée cette année, à l'initiative de l'association "Booobz", à savoir un "street parcours", appelé "VU", à savoir un parcours artistique urbain dans le cœur historique de la ville, avec la réalisation d'une fresque collective, des ateliers d'initiation et de création.

 

AU CŒUR DE VILLE DE JOUER LA CARTE DE LA CULTURE URBAINE

 Après les réalisations engagées entre 2009 et 2013 d'animations culturelles et artistiques dans la ville historique, à l'initiative de la municipalité ou d'associations, ou conjointes, telles que les concerts au bas du marché ou rue Taylor, les vendredis musicaux sur les tréteaux Bourradet, les animations ouvertes de la Maison du patrimoine et de l'image, les aménagements créatifs éphémères qu'ont été les parapluies couvrant la rue piétonne Cyrus-Hugues, les écharpes entourant les arbres pour l'hiver, les étonnants sièges de bois et de gaines plastiques, la ville ancienne va pouvoir compter sur un nouvel événement de qualité de nature à dynamiser son attractivité et, partant, son activité commerciale.

Si tout le monde s'y met et cherche à en tirer parti en jouant le jeu. Vu ?...

Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 16:38

photo-2.JPG"On ignore totalement le jour, l'heure et même l'année de naissance de Jésus. On a choisi le 25 décembre à minuit tout simplement pour supplanter la fête païenne appelée Adventus solis invicti (la venue du soleil invaincu) qui marquait le solstice d'hiver, fête célébrée à Rome dans la nuit du 24 au 25 décembre".

À la lecture de ces lignes, certains croient me voir venir, moi le mécréant, libre penseur revendiqué. Eh bien non, il se trouve que ces lignes sont extraites d'un numéro spécial d'un magazine, le Guide des fêtes et saisons de l'année liturgique, fondé par... des Frères Prêcheurs, mieux connus sous la désignation de Dominicains.

Les chrétiens auraient donc chipé une fête païenne ! Mais personne ne leur en voudra. Surtout pas moi à qui, comme à tant d’autres, le jour de la naissance du Petit Jésus, ou du solstice d’hiver, ou de la fête d’Odin, ou de la renaissance de Mithra, ou des Saturnales, de toute façon jour férié officiel de la République française, donne chaque année l’occasion de sortir les santons provençaux et faire une crèche que je veux plus réussie que celle de l’an passé avant d’accueillir à ma table la famille rassemblée.

En ayant bien sûr une pensée pour les chrétiens qui puisent de la force pour leur foi dans leur communion autour de la naissance de Jésus. Comme pour tous les croyants en l’un ou l’autre des dieux des hommes. Et pour tous ceux qui, en ce jour quasiment universel de partage et de fraternité, croyants ou pas, existent en hommes et femmes ouverts et attentifs aux autres, faisant vivre ces belles valeurs de la concorde, de l’humanité et de la générosité.

Joyeuses fêtes et paix dans le Monde !

photo-1.JPG

(Et, à minuit, je placerai le Petit Jésus !)

Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités

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Marc VUILLEMOT
Maire (PS) de La Seyne-sur-Mer
Vice-président de l'agglo de Toulon

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