6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 14:20

Peu de gens l'ont remarqué, mais le drapeau du dialecte provençal de la langue occitane a bel et bien disparu des bannières de la façade de l'hôtel de ville seynois. Il a été remplacé par un autre aux couleurs de la Provence ancienne (on a tout de même échappé à celui à la fleur de lys, symbole de l'annexion de notre province au royaume de France !).

Ça prouve au moins que mon blog est lu par l'entourage de la maire de La Seyne ! J'avais en effet prévu ce qui allait arriver dans un article que j'ai mis en ligne début janvier. Et il est fort possible que ce soit mon message qui leur ait donné l'idée...

Mais l'obstination municipale à vouloir en finir avec les efforts de sauvegarde et de valorisation de la langue et de la culture provençales et occitanes déployés par toutes les municipalités depuis plusieurs décennies ne fait pas que des heureux, bien au-delà de La Seyne, considérée comme un modèle en la matière. Une lettre ouverte d'un érudit local, parue ce samedi dans "La Marseillaise", en atteste...

 

Gérard Tautil est bien connu de nombreux Seynois qui l'ont eu comme professeur au lycée Beaussier où il enseigna la philosophie et le provençal pendant une trentaine d'années. Depuis le village varois où il réside désormais, il s'est autorisé cette lettre ouverte sous la forme d'un courrier pédagogique très instructif adressé à notre maire qui, si elle est de bonne foi, devrait revoir son jugement initial.

Comme elle est rédigée en provençal, et que, dans un éclair de lucidité, j'ai réalisé que, malgré les efforts de l'Éducation nationale, de la commune et des associations, notre langue régionale n'est pas encore maîtrisée couramment par tous nos 65000 concitoyens, je me suis permis de la traduire...

 

 

VOICI LA TRADUCTION DE CETTE LETTRE OUVERTE, PUBLIÉE SOUS LE TITRE "LA SEYNE, UNE NOUVELLE CROISADE ?"...

« Madame le Maire,

« Enseignant pendant de nombreuses années au lycée Beaussier (1969-1998), en philosophie et en occitan-langue d'oc, j'ai participé à touts les initiatives de défense du provençal sous les mandats de toutes les municipalités successives. Je suis touché par les deux réponses, faites par le responsable de la communication avec la vôtre, réponse indirecte aux différents courriers qui vous furent adressés par le Forum d'Oc et par le Félibrige à la suite de ce que je considère comme un véritable "nettoyage culturel" de la culture d'Oc en Provence, avec la disparition de la rubrique provençale du bulletin municipal Le Seynois et de la langue d'oc sur les panneaux lumineux, etc. Aussi, mon courrier est-il personnel.

« Le premier courrier est une non-réponse sur le fond :

« "Nous respectons votre engagement pour la défense de la culture provençale, mais nous avons fait le choix de communiquer le plus largement possible en français" (le terme "le plus largement" de M. Touati est très expansif puisqu'il supprime toute référence aux racines de notre commune dans le bulletin municipal, pour ne parler que de lui). C'est par ces lignes laconiques et impériales que votre directeur de cabinet a répondu au Cercle occitan de La Seyne.

« Le second, dans la presse, est une non-réponse aux nombreux courriers qui vous ont été adressés, dont vous n'avez peut-être pas eu connaissance :

« Madame Bicais, vous souhaitez donner la priorité "à la Méditerranée et au tourisme local" et vous pensez que la langue d'oc relève d'un "particularisme" dépassé (Var-matin du 15 janvier).

« Vous ignorez sans doute que l'occitan dans sa forme provençale est une langue millénaire dont la renaissance a été engagée par Frédéric Mistral, prix Nobel en 1904 (la France a connu quinze prix Nobel de littérature et Mistral est le seul en provençal ; encore un particularisme ?) et que son enseignement a été rendu possible dans les écoles, les collèges et les lycées (loi Deixonne, 1951).

« Aussi, le terme de "particularisme" va à l'encontre de l'histoire, et pour plusieurs raisons :

  • « Langue de culture, dans la formation des langues romanes, elle a donné, du XIe au XIVe siècle, une poétique et une littérature renommées et étudiées encore aujourd'hui dans toutes les universités d'Europe et du monde. Elle a contribué, à son niveau, à une déclinaison universelle à des thèmes l'origine de la culture occidentale. Est-ce du particularisme, ça ?
  • « À la croisée de l'Occident et de l'Orient, ouverte sur la Méditerranée, elle a donné naissance à une culture à l'apport original qui intéresse autant les anciennes générations de Provence que les nouvelles. C'est différent des références que vous faites à un tourisme héliotropique de la Côte d'Azur, dont le but est essentiellement financier. La culture n'a pas de prix et elle n'a rien à voir avec une gestion comptable que vous suggérez. Son universalité s'inscrit dans toutes les cultures européennes avec toute son originalité. Encore du particularisme ?
  • « Cette culture que nous défendons et qui est bien mal soutenue par des décisions municipales à contre-courant de ceux qui font un travail bénévole depuis plus de quarante ans est au contraire un lien fondamental entre les générations anciennes et nouvelles qui l'ont portée. Le "francitan", cette forme régionale de parler, en est encore le témoignage, spécialement dans les couches sociales populaires, au moment où le français est en train de se faire cannibaliser par un anglais "globish" de 500 mots. Où est le particularisme, et qui est particulariste ?
  • « Enfin, rappelons que cette œuvre culturelle, méconnue ou dévalorisée, est la base même des noms de lieux. À La Seyne, ils sont le fondement même d'un géotropisme bien compris qui, lui, n'est pas à l'origine de quelque honte que ce soit. La signalétique d'entrée de commune, dont je suis à l'origine avec le regretté Marius Autran, en est le témoignage. Nous ne sommes pas de nulle part, mais d'un lieu qui prend toute sa place dans la recherche onomastique.

« C'est tout cela qui fait que La Seyne n'est pas une ville comme une autre et qu'elle participe en même temps d'une tradition culturelle et linguistique qui ne nous fait pas rougir.

« La diversité culturelle ne peut se comprendre sans partir de notre environnement quotidien qui nous permet de nous projeter dans l'universel, loin des faux particularismes et des ethnocides déguisés. La Seyne en a bénéficié avec les moyens dont elle disposait.

« À vous, Madame le Maire, de faire ce qu'il faut pour que la diversité culturelle puisse poursuivre son chemin. Qu'elle poursuivre le rayonnement de tous contre le repli uniformisant.

« Simon de Montfort est bien mort. Paix à ses cendres. Que La Seyne retrouve sa véritable signature et son identité provençale.

« Veuillez agréer, Madame, mes salutations plus provençales que jamais. »

 

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
24 janvier 2021 7 24 /01 /janvier /2021 11:02

Il est des temps et des lieux où certains n'ont de cesse de vilipender la soi-disant absence de compétence ou le prétendu laisser-aller des agents et cadres de la fonction publique. Ça ne trompe personne : c'est pour justifier, tôt ou tard, une diminution du service républicain dû, gratuitement ou à tarification raisonnable, à tous les citoyens, quelles que soient leurs conditions socio-économiques, et, au nom du libéralisme, remplacer les offres qui constituent un bien commun par des produits de services marchandisés assurés par la sphère privée commerciale.

Mais ce n'est pas mon propos du jour, hormis pour dire ma conviction que les fonctionnaires sont comme tous les travailleurs, avec leurs forces et leurs faiblesses.

Et qu'il se trouve parmi eux des gens au talent méconnu, non seulement pour l'exercice de leurs missions professionnelles, mais aussi dans leurs activités des temps libres...

 

 

Beaucoup de Seynois savent comme moi que, parmi les employés territoriaux de La Seyne, comme partout, on compte des plasticiens, des peintres, des musiciens, des comédiens, des romanciers, des chroniqueurs, des poètes, des sportifs de haut niveau, des aventuriers, des spécialistes en tous genres de techniques n'ayant souvent rien à voir avec leurs savoir-faire professionnels.

 

UN TALENT IGNORÉ...

J'ai récemment découvert un talent que j'ignorais. Et je tiens à le faire découvrir aux visiteurs de mon blog. Certains connaissent ses faits d'armes d'informaticien et de gestionnaire. D'autres l'ont connu lorsqu'il exerçait avec brio dans le privé ou comme formateur universitaire. Quelques autres savent son habileté à l'art de la menuiserie. La plupart ont pu apprécier son expertise et son engagement sans compter pour redresser la gestion de la ville. Il aura été pour moi un excellent bras droit pendant plusieurs années, comme directeur général des services de notre commune.

Mais ce qu'on ignore généralement, c'est que Gilles Gautier s'est aussi récemment révélé brillant auteur de livres pour les enfants. Et plus précisément auteur de petites œuvres étonnantes de vulgarisation scientifique en direction des enfants en âge d'école primaire.

 

EN QUELQUES SEMAINES, TROIS CLASSEMENTS « LIVRES DU MOIS » !

Ses trois livres sur la création de l'Univers et la naissance, l'extinction puis la renaissance de la vie sur la Terre font un tabac sur le site Internet monBestSeller.com de lecture en ligne. Au point qu'ils y figurent en page d'accueil comme « Livres à la Une ».

En quelques semaines, ses trois tomes, chacun d'une trentaine de belles pages illustrées – par lui-même et sa fille Natacha – ont respectivement été classés par les lecteurs 29ème, 32ème et 37ème sur les plus de 4000 ouvrages que propose le site.

Je ne saurais donc trop recommander à tous les visiteurs de mon blog de prendre un moment pour aller à la découverte de ces petites perles de la littérature de diffusion scientifique en direction des plus jeunes de nos concitoyens. Et, surtout, de les faire découvrir aux enfants de leurs familles ou leurs connaissances...

Rien de plus simple. Cliquez sur l'une ou l'autre des images illustrant cet article.

 

 

Repost0
5 janvier 2021 2 05 /01 /janvier /2021 07:16

Des bœufs, des ânes, des moutons, qui paissent sur le bitume du port de La Seyne et s'illuminent le soir venu, pourquoi pas ? Si ça n'évoque pas une activité traditionnelle de notre vieille ville – ou alors de très loin, au temps de Georgette-la-laitière, de la ferme de l'avenue Docteur-Mazen, ou du dernier élevage du quartier Gavet –, ça rappelle incontestablement la coutume de la crèche provençale.

Ça pourra en surprendre plus d'un, mais, tout mécréant que je suis, la crèche est une tradition à laquelle je suis attaché parce qu'elle est vecteur d'intégration de tous, quelle que soit l'origine de chacun. Et, en ces temps d'épidémie où n'ont pas pu être organisées les traditionnelles « fêtes calendales » de l'association des « Cigalouns segnens », avec la belle crèche animée de M. Ferrero et de feu son épouse, installée dans le lieu public républicain qu'est le Fort Napoléon sans que nul préfet n'ait osé contester la présence du Petit Jésus et de ses Saints Géniteurs, le fait d'avoir placé ces animaux d'élevage en centre-ville n'a pas été une mauvaise idée de Madame la maire.

Mais, à l'instar de l'arbre qui cache la forêt, ne sont-ce pas là des têtes de bétail qui dissimulent le troupeau ?...

 

Car, hormis, à ma connaissance, l'association du « Cèucle occitan dau país de La Senha », pas grand monde n'aura relevé que, en matière de culture provençale et occitane, la municipalité s'emploie, comme pour bien d'autres sujets, à faire table rase du passé.

Parmi les actes presque inaperçus, j'évoquerai la disparition de la page rédigée en provençal dans le magazine municipal, qu'on retrouvait sur le site Internet accompagnée de sa traduction en langue nationale, et qui abordait en parler local des sujets de la vie courante d'aujourd'hui et non de vétustes questions périmées à oublier sur des étagères folkloriques poussiéreuses. Ce n'était pas une omission. Questionnée par le « Cèucle occitan », la municipalité a répondu : « Nous respectons votre engagement pour la défense de la culture provençale, mais nous avons fait le choix de communiquer le plus largement possible en français ». Comme si l'occitan pouvait mettre en péril l'unité de la République jacobine !...

On n'aura peut-être pas non plus relevé que les informations municipales diffusées sur les panneaux lumineux de la voie publique, comme celui qui illustre cet article, ne sont plus bilingues français-provençal. C'était pourtant un moyen de faire vivre dans la « vida vidanta », notre vie de tous les jours, la langue d'une culture héritée du Moyen-Âge où elle rayonnait dans toute l'Europe, qui a grandement aidé à l'intégration chez nous de tant de Seynois venus d'ailleurs. Ils sont même allés jusqu'à supprimer le terme « Benvengut » qui côtoyait « Bienvenue », « Welcome », « Benvenuto » et autres « Willkommen » sur les pages d'accueil de ces panneaux.

Iront-ils jusqu'à retirer les plaques indicatrices bilingues des noms de rues du centre ancien et des lieux-dits de nos quartiers, voire les panneaux signalétiques d'entrée de ville ? Ce serait pour le moins cocasse si ce n'était dommage, lorsqu'on relève que nos voisins six-fournais ne semblent pas plus ennuyés que ça de n'avoir, à une frontière de leur commune avec la nôtre, qu'une indication de signalétique routière qui désigne leur terroir dans la seule langue provençale...

Je terminerai l'inventaire en notant qu'aucun conseiller municipal n'a reçu de délégation de la maire pour la promotion de la langue et la culture provençales, missions auxquelles s'étaient attelés avec efficience Miquèu Tournan (2008-2014), puis Cécile Jourda (2014-2018) et Claude Dini (2018-2020). Que pense de tout cela Monsieur Baviera qui est en responsabilité « de la promotion des traditions », une charge dont l'intitulé ressemble à celle que le président de la Région (Sud) Provence a confiée à Monsieur Vitel, naguère éphémère Seynois, vice-président du conseil régional délégué « à l'identité régionale et aux traditions », dont tout un chacun aura pu mesurer l'œuvre immense qui fut la sienne en ce domaine au cours des six ans de son mandat qui s'achève cette année, et auquel j'avais adressé en 2016 un courrier proposant sur ces questions une coopération Ville-Région... qui n'a jamais reçu de réponse ?

Pour parachever le grand gommage, il ne resterait plus à Madame la maire qu'à constater depuis son bureau que le drapeau qui côtoie sur le fronton de la mairie les emblèmes de La Seyne, de la République française et de l'Union européenne est celui... du dialecte provençal de la langue occitane. (*)

Et, sans tarder, à faire procéder à sa mise en berne. Ou à son retrait.

 

 

Jadis...

 

Demain ?...

 

( * ) : Explication sur l'excellent site Internet de la Société Vexillologique de l'Ouest

 

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
5 mai 2020 2 05 /05 /mai /2020 08:56

Que leurs parents choisissent ou pas de leur faire reprendre le chemin des écoles, ou qu'ils y soient contraints, beaucoup d'enfants auront traversé les interminables semaines de confinement, puis de déconfinement progressif, en passant de longues heures devant des écrans.

Tous les spécialistes l'affirment, et la plupart des adultes – et même des enfants – le savent, ce n'est pas une bonne chose pour nos plus jeunes concitoyens. Si on en doute, il suffit de lire, à partir de n'importe quel moteur de recherche, les innombrables articles qui traitent du sujet. Varier les plaisirs en passant de la lecture sur écran à la lecture de beaux livres ne peut qu'être une bonne chose. Mais toutes les familles n'ont pas cette possibilité à offrir à leurs enfants.

C'est pour y remédier que La Seyne s'est portée volontaire pour participer à une opération nationale appelée « 1000 livres pour la cité éducative »...

 

On pourra toujours se gausser et dire que La Seyne n'a pas oublié l'adage « Charité bien ordonnée commence par soi-même », mais il aurait été navrant que les enfants de la ville dont le maire est le président de Ville & Banlieue, l'association nationale d'élus qui est à l'origine du projet « 1000 livres pour la Cité éducative », en partenariat avec le ministère de la Ville et du Logement et l'association « Biblionef », reconnue par l'UNICEF, ne profitent pas de cette opportunité.

À partir de ce mardi, en effet, 1020 livres neufs et de haute qualité littéraire, choisis par les spécialistes de Biblionef et nos personnels territoriaux, sont distribués par des bénévoles volontaires de la mairie, de l'office d'HLM et des associations, à plus de 500 enfants repérés comme n'ayant pas de livres chez eux, relevant des secteurs bénéficiaires du dispositif « Cité éducative », c'est-à-dire de nos quartiers prioritaires de Berthe et du centre ancien.

La Seyne fait partie des dix premières communes de France à bénéficier de cette opération.

 

BRAVO, LES BÉNÉVOLES DE LA MAIRIE, DES HLM, ET DES ASSOCIATIONS ! (ET LES ÉLUS ACTIFS QUI FAITES ÇA SANS TAPAGE...)

 

 

 

Repost0
20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 13:31

C'était prêt à démarrer. L'épidémie de coronavirus en a décidé autrement.

Notre projet d'une semaine de sensibilisation à la langue et la culture provençales et occitanes des écoliers de l'école Toussaint-Merle, à Vignelongue, est reporté à la rentrée scolaire de septembre.

 

Le programme, résultant d'une coopération entre l'Éducation nationale, la Ville de La Seyne, l'association locale « Cèucle occitan dau pais de La Senha » et l' « Associacion per l'ensenhament de la lenga d'òc », visait à engager une expérience-test d'éveil à la langue et à la culture auprès d'écoliers. En escomptant un succès dans la perspective de l'élargir à d'autres écoles de la commune...

Un article du magazine « Aquò d'aquí » retrace cette initiative... qui n'est que partie remise.

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
5 octobre 2019 6 05 /10 /octobre /2019 15:19

C'est cette année à La Seyne que se tient, au centre culturel Henri-Tisot, le Forum d'Òc qui regroupe tous ceux qui, en Provence, et dans le reste de l'Occitanie, se battent pour la maintenance et la promotion de la langue d'Òc.

 

J'ai eu plaisir à les y accueillir, en leur transmettant le message ci-après...

 

 

 

« Dònas e monsurs, cars amics,

 

« Sigatz benvenguts a La Senha. E particuliaramènt dins lo quartier Berthe, lo mai vasta espàci de residèncis socialas dau despartamènt de Var, monte reston pauc mèns 12000 gènts.

 

« E es vertadieramènt un onor per nautrei de vos aculhir dins aqueste centre culturau Henri-Tisot, una dei darrièras realisaciens d'espàcis publics qu'avem fachas dins l'encastre d'un dei mai grands programas de renovança urbana de França.

 

« Es un renovelum qu'a consistat, despiei 2006 fin a-n-aquesta annada, en la demolicion de 862 lotjaments, qu'èron dins de torres vò de barras, e, segur, de la bastison d'autant, aquì e dins d'autreis caires et comunas d'alentorn, en la renovacion, notamènt energetica, de totei leis autreis, valènt-a-dire 2500 apartaments, e en la bastison de residèncis en acession a la proprietat, fin d'acreire la mescladissa sociala qu'avans n'i aviá quasì pas aicì.

 

« Fuguèron tanbèn la renovança ò la creacion d'espàcis publics, de carrièras, de vias pèr lei traspòrts colectius, de dralhas pèr lei biciclètas, per-ansin de dubrir aqueste caire populàri devers lo restant de la ciutat e la metropòla, de plaças urbanas, de jardins, d'ostaus e de luechs publics : escòlas, centres culturaus e sociò-educatius, estàdis e espàcis desportius.

 

« Vesetz qu'aquì – come autra-part – se pòu parlar d'urbanisma, de desvolopament sociau e economic deis caires populàris e, mai largamènt, de politica publica, en emplegant la lènga regionala.

 

« Es per nautreis mai que mai important, dins una comuna que seis estajans, despiei totjorn, e subretot lo mitan dau sègle 19ènc, ambé lo desvolopamènt de la construcion navala, son venguts de totei leis endrechs de l'Euròpa e dau monde, e, bessai mai qu'en d'autrei luechs, avèm besonh, sensa estre languissós, nimai folclorics ò en replec idèntitàri, d'aguer quaucarèn de se partejar. A passat-temps, lo parlar d'aici a agut aquèu ròtle.

 

« Es pr'aquò qu'assajam de lo faire viure dins la vida vidanta. Segur qu'aculhissèm leis associaciens de mantenènça e de promovènça de la lenga e la cultura provençalas e occitanas dins d'ostaus comunaus, de quau nòstr'ostau dau patrimòni, onte li dònon de cors de lenga, onte li fan de creaciens de musica, de dansa ò de tiatre, e que sostenèm de temps festivaliers coma nòstrei festas calendalas ò de rescòntres musicaus, encoraus e coregrafics, organizats per d'associaciens localas dinamicas : lo Pitchòt tiatre dau Mai, lei Cigalons senhenc, e encara nòstre Cèucle occitan dau pais de Senha.

 

« Mai assajam tanbèn de donar a legir la lènga provençala occitana dins la ciutat e la vida quotidiana.

 

« I a ansin, per eissemple, cada mès, una paja en lènga d'òc dins lo magasine municipau. Nostrei mediatècas son abonadas a d'unei publicacien en escrichura mistralènca ò en grafìa classica. Avèm estalat de panèus bilengues de signaletica urbana pèr lei noms de carrièras dau vielh centre de la ciutat, aquèleis de caires de la vila, e, de segur, ais entradas de La Senha. E leis informaciens utilas de la vida vidanta son escrichas en bilèngue sur les panèus lumenós que si trobon de pertot dins tota la vila. Aurièm vògut n'en faire mai e mielh, e avèm demandat pèr aquò una pitchòta ajuda finançala au Consèu regionau, que son capolier a pasmèns desenhat despiei 2015 un vici-presidènt encargat dei tradiciens e de l'identitat regionalas, mai avèm jamai obtengut de respònsa...

 

« Bessai qu'aquò auriá pogut atalèntar a quauquèi joines d'aprendre a parlar lo provençau, que, malurosamènt, n'i a pus gaire encò nòstre. I a pus nimai d'ensenhamènt de la lènga d'òc despuei d'anadas dins nòstreis escòlas, colègis e licèus senhencs, mau-grat lo fach que lo Rectorat èra d'acòrdi, fa d'aquò 3 ò 4 ans, pèr donar d'òras a-n-un professor tolonènc. E ara, ambé la refòrma dau licèu, crèsi que sarà fòrça mau-eisat d'obtenir quicòm. Crèsi que faudrià luchar. E sigatz assegurats que serèm ambé vautrei se decidatz d'agir vers aquest objectiu.

 

« Vaquì. Tot aquò es pas grand causa, mais cresetz bèn que fasèm çò que podèm. Es bessai pr'aquò qu'avetz chausit La Senha pèr vòstra recampada dau Forum d'Òc d'aquesta Region que, nautrei, li dison ni "PACA", nimai "Sud", mai naturalamènt... Provènça. E vos gramacejam pèr vòstra fisança.

 

« Pòdi pas demorar ambé vosautrei, que i a une bèla vida associativa au nòstre, amb'un molon d'acampadas, monte mi dèvi d'estre. Mi desencusaratz asseguramènt.

 

« Mai siatz aquì au vòstre. Bòna jornada. Bònas charadissas. Bòn travalh. E gramacì, veramènt, a tótei, pèr vòstra engajamènt encarat pèr la lènga e la cultura d'aicì. »

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
14 juillet 2019 7 14 /07 /juillet /2019 06:20

« Impressionnant, merveilleux, étonnant, fiers d'être Seynois...». De vive voix – et en diverses langues ! – de la part de ceux que j'ai croisés dans la foule, ou par textos jusque tard dans la nuit, nombre de Seynois et de visiteurs m'ont fait part de leur ravissement à l'issue de la soirée pyrotechnique, spectaculaire et musicale qui a épaté plus de 20.000 spectateurs sur notre Parc de la Navale.

Notre Fête Nationale se poursuit ce dimanche dans la solennité et la ferveur républicaine. Seynois, voisins et vacanciers nous feraient plaisir en suivant nombreux le défilé qui, dès 10 heures ce matin, nous conduira sur le port, de la Porte de la Rotonde aux Monument aux Morts, pour la cérémonie commémorative de notre chère République.

Nul doute que nos invités d'honneur, les maires et élus municipaux de Bizerte et Menzel Bourguiba (Tunisie), de Maardu (Estonie) et de Buti (Italie), quatre parmi nos huit villes jumelles ou amies, seraient honorés d'être entourés de nombre de nos concitoyens... 

 

J'ai naturellement transmis aux organisateurs les témoignages de satisfaction et les remerciements sincères dont on m'a fait part. Je tiens à adresser à mon tour mes vives félicitations à tous ceux de nos fonctionnaires communaux qui ont travaillé des mois durant pour préparer cet étonnant spectacle, qui l'ont fait vivre de mains de maîtres, l'angoisse au ventre que ne survienne un incident technique, et qui ont œuvré jusqu'au petit matin pour les rangements.

Il faut le savoir : sauf pour certaines prestations très spécifiques, cette féérie n'a pas été achetée à un opérateur commercial, nos finances fragiles ne l'auraient pas permis. Elle est l'œuvre d'agents municipaux aux rares compétences, toujours prêts à entreprendre des formations continues pour améliorer leur savoir-faire, passionnés et dévoués à l'action publique autant qu'artistes, créateurs et poètes. Ils ont donné une image exceptionnelle de la fonction publique.

Je n'oublie évidemment pas tous ceux qui ont vécu la soirée dans l'ombre et sans en profiter, tout occupés qu'ils étaient à en assurer la logistique et la sécurité en amont et aux abords du site du spectacle : pompiers, secouristes associatifs, volontaires de la réserve communale de sécurité, policiers municipaux et nationaux, cadres, agents et techniciens de la commune, personnels du service de communication qui a retransmis le spectacle en direct sur notre chaine de vidéo en ligne "leseynois TV"

Ni les commerçants de notre centre ville qui ont montré leur capacité à s'organiser pour compléter la fête et faire vivre la convivialité.

Ni naturellement nos concitoyens et visiteurs qui ont vécu la soirée dans la joie et l'émerveillement, tout en étant respectueux des bons usages civiques, aucun incident notable ne s'étant déroulé.

 

 

 

 

Repost0
13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 08:58

Comme chaque semaine, je mets en ligne Le Récap' de la semaine à La Seyne.

Celui-ci, quatorzième du genre, outre le tour d'horizon des moments qui ont marqué la ville depuis lundi dernier, nous invite aux spectacle festif « La Navale enchantée » qui ouvrira la Fête Nationale et se déroulera ce samedi 13 à partir de 18 heures sur le Parc de la Navale.

Rendez-vous aussi, pour la dimension solennelle du 14 juillet, à la Porte de la Rotonde du Parc de la Navale, demain dimanche à 10 heures, pour la traditionnel défilé et les hommages au Monument aux Morts.

Repost0
18 juin 2019 2 18 /06 /juin /2019 05:32

L'horizon se dégage sur la baie de Tamaris. Après la ville de La Seyne il y a trois ans, puis, récemment, la Région Provence, qui ont déjà donné un avis favorable, le président de Toulon Provence Méditerranée, que j'ai sollicité en ce sens en ma qualité de vice-président métropolitain chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche, vient de me faire connaître son accord de principe.

Nos trois collectivités participeront ainsi au projet de transformation de l'Institut Michel-Pacha, ce domaine patrimonial exceptionnel de notre corniche de Tamaris, en centre international de séminaires scientifiques. C'est un bel aboutissement des démarches pugnaces que nous avons engagées il y a dix ans avec Florence Cyrulnik, alors adjointe à la Culture et au Patrimoine. 

 

UN LIEU PATRIMONIAL D'EXCEPTION POUR LA VIE SCIENTIFIQUE

Ce sont près de six millions d'euros qui seront nécessaires à la réhabilitation de ce joyau architectural qui sera ainsi protégé, rénové et mis en valeur, tout en conservant la destination scientifique qui est la sienne depuis sa fondation à la fin du XIXe siècle. La Métropole et la Région seront appelées à participer chacune à hauteur de 5% du budget nécessaire, et j'ai confirmé que le terrain communal jouxtant la propriété sera disponible pour un usage de parking.

L'Université de Lyon 1, bénéficiaire du domaine qui a été mis à sa disposition par notre grand visionnaire local, Marius Michel de Pierredon, dit Michel Pacha, dont nous commémorons cette année les 200 ans de la naissance, fondateur de la station balnéaire de Tamaris – Les Sablettes, combinera le gros des financements qui s'inscriront dans le cadre des Initiatives d'excellence en matière d'investissements d'avenir du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

 

UN SITE OUVERT À LA PROMOTION DE LA CULTURE SCIENTIFIQUE

Si le calendrier de travaux envisagé par les universitaires lyonnais est respecté, dès le début de l'année 2022, l'Institut Michel-Pacha version 2.0 accueillera ses premiers séminaires scientifiques de la nature et de l'environnement, déclinés en ateliers, cours thématiques, réflexions créatives, regroupant dans un cadre rare des chercheurs du monde entier de diverses disciplines, mais aussi des acteurs du monde économique, tant la recherche et l'économie se dynamisent l'une l'autre.

Les Seynois, les habitants du Grand Toulon et nos visiteurs ne seront pas oubliés, puisque l'Université de Lyon entend bien ouvrir ses portes pour des événements de vulgarisation de la culture scientifique. Un élément de plus pour le rayonnement de notre ville qui se singularise déjà en ce domaine en organisant chaque année la plus importante Semaine de la Science du département du Var sur son Parc de la Navale, événement annuel que notre équipe a créé il y a neuf ans.

Mais ça n'empêchera pas certains de continuer à ressasser que, chez nous, il n'y a rien qui va, que la commune ne fait rien, et que la métropole est oublieuse de La Seyne...

Repost0
25 mai 2019 6 25 /05 /mai /2019 11:40

Bien sûr, la mairie apporte sa contribution à l'association seynoise "Bulles en Seyne", qui organisera la onzième édition de son festival de la bande dessinée les 8 et 9 juin prochains sur notre Parc de la Navale.

Nul doute que, cette année encore, l'initiative va ravir des centaines de nos concitoyens et visiteurs, curieux ou aficionados du 9ème Art, et contribuer à la dynamique de notre cœur de ville et à la valorisation et la promotion de notre territoire.

Mais une telle organisation a un coût que ne couvrent pas toutes les aides publiques. C'est pourquoi l'association a lancé un appel à un financement participatif, avec objectif de récolter 1000 euros.

À cinq jours de la clôture de son appel à la générosité, les trois-quarts de l'objectif sont atteints. Un dernier effort reste à accomplir.

Moi-même fan de BDs, je me permets donc de relayer l'invitation des très volontaires bénévoles de "Bulles en Seyne" à faire un don, fût-il modeste, voire symbolique (le minimum est fixé à 5 euros), à partir du site ULULE. Cliquez ICI ou sur l'image ci-dessous si vous souhaitez faire un geste de "mécénat public" par paiement en ligne sécurisé...

Et, s'il vous plaît, partagez cet appel...

 

Repost0

Bienvenue !

 

Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

À propos de moi...

> Ma bio, vue par un copain...

> Ma généalogie sur geneanet

 

 

L'ACTION DES COPAINS

LE BLOG DES ÉLUS SEYNOIS DES GAUCHES ET DE L'ÉCOLOGIE
LE SITE DE MANON AUBRY, DÉPUTÉE EUROPÉENNE VAROISE

ET MES ENGAGEMENTS

CLIQUEZ SUR LA BANNIÈRE
LA CHAINE YOUTUBE DE GRS
LA PAGE FB DE GRS-Var
LE BULLETIN DE GRS-LA SEYNE

 

12 ANS POUR & AVEC LES SEYNOIS

NOTRE BILAN 2008-2020

CLIQUEZ SUR L'IMAGE