16 mai 2022 1 16 /05 /mai /2022 05:58

Il faut saluer l'heureuse initiative de la municipalité seynoise d'organiser les premières « Journées italiennes » qui vont animer notre ville à compter de ce samedi, offrir aux Seynois et à leurs visiteurs des temps et lieux de détente et de culture concoctés par les services communaux et le monde associatif, et doper l'activité économique des commerçants et restaurateurs qui vont se parer d'une tonalité transalpine.

 

Il faut aussi saluer, pour une fois, tant on cherche généralement à faire table rase du passé, la reconnaissance par les élus actuels de la décision prise en 2014 par l'équipe municipale d'alors de confirmer par un « pacte de jumelage » les relations entamées à partir de 1986 avec notre commune amie de Buti, en Toscane, à l'initiative de Jean Pepino, professeur d'italien à La Seyne.

 

Tout est donc pour le mieux. Tout, sauf une petite broutille qui vient ternir la convivialité républicaine qu'on attend de ce type d'événement festif... 

 

 

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Il n'y a pas nécessaire d'aller remuer la poussière des archives municipales pour trouver trace du « Patto di gemellaggio tra Buti (Italia) e La Seyne-sur-Mer (France) » (Pacte de jumelage entre Buti et la Seyne-sur-Mer) que j'ai signé en 2016 avec mon ami Alessio Lari, alors sindaco (maire) de Buti (photo au bas de cet article). Un exemplaire bilingue est exposé dans la salle du conseil municipal, l'autre, en seul français, l'est dans les locaux de la direction communale des affaires culturelles .

 

Les textes fondateurs se concluent par un engagement partagé « de garantir à tous la possibilité de participer aux échanges de nos deux communautés sans aucune discrimination ».

 

Et c'est là que le bât blesse un peu. Alors que la cérémonie inaugurale de ce samedi des « Journée italiennes », en présence d'Arianna Buti, sindaca de Butia été un beau succès, quel dommage que notre municipalité ait oublié ce serment fraternel de n'exclure personne !

 

Pourquoi, en effet, n'avoir pas associé à l'organisation des animations l'association « Comité des jumelages de La Seyne », et par effet-miroir, sa partenaire italienne « Comitato gemellaggio Buti - La Seyne », dont mon amie Arianna a transmis dans son propos le salut fraternel à La Seyne, comme ça a été fait avec d'autres associations telles que « Les amis du Piémont » ? Quelles sont les intentions municipales en matière de soutien ou de partenariat avec cette structure loi 1901 qui, parallèlement aux relations institutionnelles entre élus des deux communes, et des autres villes jumelles, développe depuis plus de dix ans ses propres actions permettant à des centaines de Seynois de vivre des rencontres amicales avec des habitants de nos communes amies ?

 

Et, si les commerçants forains du superbe marché italien ont offert aux Seynois de fort beaux stands et proposé des produits de qualité, pourquoi n'avoir pas également convié, comme nous l'avons fait jadis, les producteurs et commerçants de Buti, qui n'attendaient que ça ?...

 

Gageons que l'édition 2023 de ces « Journées italiennes » permettra de réparer ces petites bévues vénielles...

 

 

 

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29 avril 2022 5 29 /04 /avril /2022 03:24

 

Dans une déclaration à la presse, l'adjoint au maire chargé de la culture prête à l'équipe que j'animais de 2008 à 2020 des propos totalement imaginaires au sujet de l'ancien pèlerinage catholique du premier mai qui conduisait autrefois nos concitoyens en procession à la chapelle de Notre-Dame-du-Mai.

 

Selon lui, nous aurions en effet déclaré « à plusieurs reprises » que cet événement ne serait « qu'un rassemblement de cathos ». Et cela, explique le journaliste, justifierait que la commune aurait « cessé de participer à l'organisation de ce rendez-vous ». 

 

Ce n'est absolument pas exact.

 

 

D'une part, la commune n'a jamais pris part à l'organisation de cet événement cultuel depuis des décennies, puisque la loi, en vigueur depuis cent-dix-sept ans, de séparation des églises et de l'État le lui interdit. Elle n'a donc pas pu « cesser » de le faire pendant les douze années de mon mandat.

 

Mais il est surtout complètement déplacé qu'un élu prête à d'autres qui l'ont précédé des propos fallacieux sur les choix religieux de nos concitoyens qui relèvent de leur stricte sphère privée. Cela ne peut que monter les Seynois les uns contre les autres dans une période de grande fracturation de la société.

 

L'OBLIGATION DE DÉMENTIR

 

Et cela m'a obligé, par le communiqué ci-dessous, à demander au journaliste de publier un démenti après avoir lu l'article en question...

 

« Je déments formellement que la municipalité que je présidais ait porté quelque appréciation que ce soit sur les participants au pèlerinage historique de Notre-Dame-du-Mai, ainsi que l’affirme sans preuve M. Baviera, maire-adjoint chargé de la culture, et non des cultes, qui devrait ainsi s’abstenir de tout sermon ou homélie.

 

« Ceci étant, qu’une municipalité, à la limite des prescriptions de la loi de 1905 sur la séparation des cultes et de l’État, soutienne l’initiative d’une association patrimoniale pour l’organisation matérielle d’un événement traditionnel, cela s’entend. C’est ce que mon équipe a assumé avec constance pour la fête de la Saint-Pierre à Saint-Elme ou la crèche des fêtes calendales.

 

« Mais qu’elle organise et promeuve une procession et un service religieux semble plus difficilement justifiable. Il appartiendra au contrôle de légalité de l’État et à la Chambre régionale des comptes d’apprécier l’usage fait des ressources publiques communales pour cet événement.

 

« Au-delà, après le doublement du financement communal à une école privée confessionnelle tandis que diminuaient de 20 % les subventions aux associations socio-éducatives laïques, les républicains seynois, qu’ils soient adeptes d’une religion quelconque, qu’ils soient athées ou libres-penseurs, sauront évaluer, en ces temps de fracture sociale de la Nation révélée plus que jamais par le scrutin présidentiel, le parti pris de la « coalition » municipale dont certains membres ont soutenu la candidate de la haine et de la ségrégation. »

 

UN COUP DE CIBOIRE SUR LA CABUCELLE

 

Cependant l'adjoint au maire persiste et signe après que le journaliste a publié quelques mots de mon communiqué.

 

Mais, vu le sujet de la discorde, je ne vais pas ressasser que M. Baviera est... de mauvaise foi.

 

En tout cas, la question le tarabuste. Déjà, en 2009, il déplorait dans le même journal à propos du 1er mai que « les élus seynois [de l'équipe des gauches et de l'écologie] préfèrent aller manifester à Toulon avec les syndicats » (sous-entendu... plutôt que suivre le clergé et ses ouailles jusqu'à notre Bonne Mère).

 

Et ça m'avait conduit à l'époque à réagir dans ces termes : « Quand on pense que son parti (le Parti radical) fut à l'origine des lois républicaines sur la laïcité (c'est rappelé sur son site internet), ça laisse pantois... Combes, Clémenceau, Pelletan, revenez vite ! Ils ont pris un coup de ciboire sur la cabucelle ! »

 

Treize ans plus tard, il n'y a pas eu de miracle. Le coup de ciboire laisse encore des séquelles.

 

 

 

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23 décembre 2021 4 23 /12 /décembre /2021 23:01

Des pensées joyeuses pour ceux qui pratiquent une religion chrétienne et vont fêter la Nativité, à Saint-Jean-de-Berthe, à Notre-Dame-de-Bon-Voyage, à Notre-Dame-de-la-Mer, au temple protestant de Sanary-La Seyne, à l'Oratoire orthodoxe Saint-Antoine de Tamaris, mais aussi pour ceux qui pratiquent d'autres religions et célèbreront sous peu le Dies Natalis Solis Invicti, le Mithragan, la naissance d'Éon de la vierge Coré, le Lohri-Maghi, Xiǎo hán, le Makar Sankranti, ou dans deux mois Laylat al-miraj ou Imbolc, pour ceux qui ont récemment fêté Dōng zhì, Hanoucca, Jól, le Jour de Bodhi ou les Saturnales, pour ceux qui, adeptes du culte de la Raison, fêteront le Jour du Soufre en ce quartidi 4 nivôse de l'an CCXXX, et pour ceux qui, par tradition familiale ou coutume locale, non-croyants ou libre-penseurs, vivront à partir de ce vendredi des temps de convivialité avec leurs proches.

Des pensées chaleureuses aussi et surtout pour ceux qui ne fêteront rien, mobilisés par leur travail ou leur engagement volontaire pour la santé, l'aide humanitaire, la maraude sociale, la sécurité ou la logistique des services, pour les salariés du commerce victimes de la loi PACTE autorisant leur travail de nuit, pour ceux dont les croyances leur interdisent toute festivité, pour les victimes de l'isolement, de la maladie, de la pauvreté, les gens contraints à une quarantaine sanitaire ou affectés par un malheur survenu.

Des pensées préoccupées enfin, bien sûr, en mémoire des pionniers artisans de notre République française forte de sa laïcité constitutionnelle qui garantit à tous le droit de pratiquer un culte ou de ne pas croire, et pour ceux qui, sentinelles vigilantes, veillent à ce que ces fondements, ciments de notre vivre-ensemble et notre tolérance, perdurent et ne soient jamais remis en cause par quiconque.

Joyeux moments à ceux qui vivront des temps festifs, le meilleur du possible pour les autres, et le respect, la raison et la concorde entre tous ! 

 

ÇA, C'EST MA CRÈCHE DE MÉCRÉANT NÉANMOINS ATTACHÉ AUX TRADITIONS PROVENÇALES

 

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30 novembre 2021 2 30 /11 /novembre /2021 04:08

Pendant le mois précédant les fêtes de fin d'année, se tenaient au Fort Napoléon les Fêtes Calendales. Temps festifs, culturels et patrimoniaux se conjuguaient par une coopération entre l'association cheville ouvrière historique, Lei Cigaloun Segnen, la municipalité, et d'autres qui les ont rejointes, dont le Cèucle occitan dau pais de La Senha.

Et voilà que la mairie, sans autre forme de procès, a décidé que, si Calendales il devait y avoir, ce serait dans une salle proche du port, totalement inadaptée à ce type d'événement, et non plus dans le site prestigieux qui les accueillait depuis toujours. Lei Cigaloun Segnen, plutôt que proposer un programme miteux au rabais, ont dû renoncer.

 

UN NOUVEAU COUP "D'ESCOBA" SUR LA CULTURE PROVENÇALE

On se souvient sûrement des propos rassurants de l'adjoint au maire délégué "à la politique culturelle et à la promotion des traditions" (sic) en janvier dernier : « Il n'y a jamais eu d'intention de bannir de l'action communale la valorisation et l'expression de notre identité et même de nos traditions. »

Heureusement qu'il n'y a jamais eu cette intention, sinon, qu'est-ce que ça serait !!! La culture, la langue et les traditions provençales et occitanes en prennent un coup à La Seyne. Après d'autres décisions qui m'avaient conduit à les déplorer (voir article de Var-matin), voilà qu'un événement qui ravissait petits et grands, anciens et nouveaux Seynois, et qui allait fêter son 35ème anniversaire, tombe à l'eau.

Quoi qu'en ait dit l'adjoint à la culture et aux traditions, les intentions sont assumées par la maire, qui, pour les justifier, ne s'embarrasse pas des dires de son adjoint et explique que « les choix de la municipalité se concentrent plutôt sur la remontée du niveau en langues étrangères et notamment l'anglais ».

 

SUR L'AIR DE « OF THE PAST LET US WIPE THE SLATE CLEAN »...

D'ailleurs, les faits attestent de la cohérence entre les intentions de la maire et ses actes. On ne saurait lui en faire reproche. La fête foraine – une initiative au demeurant sympa – qui a pris place sur l'Esplanade Marine pour la même durée que celle qu'auraient eue les Calendales ​​​participe en effet à l'élévation du niveau linguistique en anglais, avec ses attractions qui ont pour noms Heart Breaker (Rompe-Còr), Booster (Fusada), Extrem Limit (Confinh Extrèm), King Circus (Circ dau Rei), Surf (Ondada), Technopower (Tecnòpodença), Steam Voyager (Viatjaire de Vapor), Baby Star (Estèla dei Nistons), and so on and so forth...

Et cependant, il me semble reconnaître la dame qui, sur cette photo prise à l'occasion des Calendales de 2018, félicitait à mes côtés l'une des gagnantes du concours de crèches provençales que Lei Cigaloun Segnen organisaient avec la Ville. Mais ça, c'était avant.

 

LO CÈUCLE OCCITAN DAU PAÏS DE LA SENHA NE BAISSE PAS LES BRAS

Que ceux qui appréciaient les chants choraux qui, parmi d'autres animations et concerts, rythmaient nos festas calendalas (prononcer : festo calindalo) ne soient pas trop déçus. Si les locaux culturels du patrimoine militaire de la République se refusent à accueillir l'événement, ceux mis à disposition des capelans par la grâce de la loi de 1905 sur la séparation des cultes et de l'État seront ouverts le 11 décembre à 15 heures à un concert de chants du chœur du Cercle occitan du pays de La Seyne et du duo Jòia...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
20 octobre 2021 3 20 /10 /octobre /2021 07:51

Il y a bien plus grave et ce qui va suivre relève de l'anecdote amusante résultant probablement d'une erreur bien involontaire. Qu'on ne m'en veuille donc pas de le relever.

Je ne peux en effet pas imaginer que le changement d'intitulé du « chemin des Isnards », récemment devenu « chemin des Isnard », soit délibéré et qu'il y ait eu quelque injonction de la maire qui aurait décidé d'appliquer aux noms de lieux-dits seynois une règle prolongeant celle qu'elle s'est édictée de se désigner comme « Madame LE maire », usant du masculin comme d'un genre neutre désignant une fonction.

Je ne pense pas plus, malgré le sort fait depuis 2020 à la langue et la culture provençales à La Seyne, qu'il s'agisse d'une volonté de purisme académique jacobin français, lequel stipule que les noms propres sont invariables, contrairement au provençal – et à l'ancien français de certaines régions – qui les accorde.

 

En Provence, en effet, et dans une partie du domaine occitan, les noms de famille s'accordent en genre (féminin / masculin) et en nombre (singulier / pluriel). Nous en avons d'ailleurs quelques exemples dans la toponymie de notre propre terroir seynois. Outre le quartier des Isnards, du nom d'une famille qui y possédait des terres, se trouve dans son voisinage immédiat celui de Donicarde, contraction et francisation de Dòna Icarda (Dono Icardo), c'est-à-dire Madame Icard, autre famille de propriétaires de terrains dans ce lieu-dit.

On remarque au passage que les femmes avaient jadis une place importante dans les familles provençales, au point qu'elles ont donné leurs noms féminisés à de nombreux domaines. Encore chez nous, le quartier des Barelles était celui de la famille Barel, celui de La Chaulane de la famille Chaulan, celui des Gabrielles de la famille Gabriel, ou encore celui de La Maurelle de la famille Maurel. Et dans les communes proches, ce sont, parmi d'autres, Les Baruelles, La CapellaneLa Bernarde, La GavotteLa Millonne, La Ginouse, La Brémone ou La Jausserane.

Il est enfin une autre voie communale seynoise qui porte un nom de famille accordé au pluriel, le chemin des Guérins. Veillons donc au grain et gardons un œil sur sa plaque signalétique et son S final !

 

 

 

 

PRÉCISION : AU SUD LES ISNARDS, AU NORD LES ISNARD...

À l'autre extrémité du chemin des Isnards, l'erreur a manifestement été réparée.

On voit bien que l'S a été ajouté.

Allez, encore un petit effort, s'il reste un S en réserve au magasin du service voirie de la métropole, la plaque sans S n'est qu'à 240 mètres au nord de l'autre...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 13:27

Si l'on se rend sur la page du site Internet de la Ville dédiée aux documents soumis à la concertation citoyenne pour le « Nouveau programme national de rénovation urbaine » (NPNRU) du centre ancien de La Seyne, on accède à un certain nombre de jolies plaquettes qui s'apparentent plus à des prospectus publicitaires qu'à des dossiers officiels.

Mais, en cherchant bien, on finit par découvrir les intentions municipales en matière d'accueil de la petite enfance pour le cœur historique de la commune.

Le projet de reconstruction d'une crèche de 70 places, dont seulement 30 % du coût était prévu à la charge de la commune grâce à des aides acquises de l'État et de la Région, est enterré au profit d'un « tiers lieu » offrant... 10 places.

 

UNE CRÈCHE POUR INCITER À L'INSTALLATION DE FOYERS DE JEUNES SALARIÉS NOUVEAUX RÉSIDENTS

Les choses sont claires : alors même que l'axe central du NPNRU est, suivant la loi, le développement de l'habitat par la rénovation, la restructuration d'îlots et la construction de nouveaux immeubles, pour lutter contre l'habitat indigne afin de maintenir les habitants actuels et faire venir de nouveaux résidents dans une logique de mixité sociale, la maire semble faire peu de cas des futures familles dont l'arrivée est tant espérée pour la redynamisation du centre ancien, notamment de jeunes couples de salariés.

Au-delà de cette question d'anticipation des réponses aux besoins des familles, se pose la question du devenir des subventions sur lesquelles les partenaires s'étaient entendus pour financer une crèche neuve de 70 places. Sur un budget de plus de 3 millions d'euros (hors taxes), l'État couvrait la moitié des dépenses et la Région un cinquième.

 

UNE MÉDIATHÈQUE À LA PLACE DE LA CRÈCHE ? D'ACCORD, MAIS ELLE ÉTAIT AUSSI PROGRAMMÉE !

À la place du programme de crèche est désormais prévue la construction d'une médiathèque. C'est également un réel besoin. D'ailleurs, le projet de NPNRU que nous avions élaboré en 2019 prévoyait la création d'un tel équipement. Mais l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), établissement public d'État qui alloue les subventions pour le compte de celui-ci, était explicite : même s'il était reconnu utile, ce type d'équipement ne pouvait être subventionné. Les 4 millions d'euros qui étaient prévus pour sa réalisation seraient entièrement à la charge de la commune. Il paraît dès lors étrange que les nouveaux documents stipulent que cette médiathèque sera « financée par l'ANRU ». À suivre attentivement, donc.

En tous cas, même si l'ANRU a changé son fusil d'épaule (grâce à l'économie résultant de l'abandon de la crèche ?), les Seynois pouvaient espérer deux équipements publics dynamisateurs du cœur de ville, l'un à vocation sociale et éducative, et l'autre à vocation culturelle et d'émancipation. Ils n'en auront qu'un. On fait vraiment table rase du passé. Ce serait étonnant que le président de la métropole, institution porteuse du projet de NPNRU, laisse faire... 

 

 

Pour les dubitatifs, voici les éléments tangibles qui justifient mon analyse :

 

LE PROJET GLOBAL DE LA MÉTROPOLE POUR LE CENTRE-VILLE DE LA SEYNE TEL QU'IL A ÉTÉ VALIDÉ PAR L'ÉTAT (2019)

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LE CHAPITRE DU PROJET 2019 RELATIF À LA CRÈCHE, EXPOSANT QU'ELLE EST LE SEUL ÉQUIPEMENT SUBVENTIONNABLE AU TITRE DE L'ANRU

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L'ANNEXE BUDGÉTAIRE DU PROJET 2019 EXPOSANT LE FINANCEMENT PRÉVU POUR LA CRÈCHE

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LE CHAPITRE DU PROJET 2019 RELATIF À LA MÉDIATHÈQUE

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L'ANNEXE BUDGÉTAIRE DU PROJET 2019 EXPOSANT LE FINANCEMENT PRÉVU POUR LA MÉDIATHÈQUE

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LE NOUVEAU PROJET 2021 POUR LA PETITE ENFANCE EN CENTRE-VILLE N'ANTICIPANT PAS L'ÉVOLUTION DÉMOGRAPHIQUE

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LE NOUVEAU PROJET 2021 POUR LA MÉDIATHÈQUE, SIMILAIRE À CELUI DE 2019, MAIS RELOCALISÉ LÀ OÙ DEVAIT ÊTRE CONSTRUITE LA CRÈCHE

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1 octobre 2021 5 01 /10 /octobre /2021 05:13

Remarquables et de grande qualité. Il serait malhonnête de trouver à redire aux événements culturels et festifs qui ont marqué le bicentenaire de la mort de Bonaparte. Les Seynois et leurs visiteurs ont apprécié à leur juste valeur les spectacles et animations qui ont rythmé ce temps fort de la vie locale.

La municipalité, ses fonctionnaires, les acteurs associatifs et économiques partenaires, doivent voir leur engagement salué.

C'est à raison que l'équipe municipale a emboité le pas de ses prédécesseurs pour offrir à nos concitoyens des moments exceptionnels alliant éveil culturel et historique et convivialité festive.

 

Il va se trouver du monde pour réagir à ce que je viens tout juste d'écrire, sur un registre du genre : « quand il ne critique pas, il faut quand même qu'il tire la couverture à lui... ». Pas du tout, c'est même le contraire : c'est simplement une petite riposte en forme de rappel historique à une déclaration de la maire qui, même si tout le monde se dit ravi de cette belle fête à mettre à son actif, ne peut décidément pas se départir d'une fâcheuse tentation politicienne, relayée par Var-matin : « C'est le premier acte de la reconquête de notre histoire et de notre patrimoine ».

Car, en effet, les Seynois, qui n'ont pas la mémoire courte, auront eux-mêmes relevé cette inexactitude de la part de la première magistrate. Non, il est fallacieux de dire que c'est « le premier acte » ! Tous les prédécesseurs de la maire peuvent, peu ou prou, se prévaloir, avec les employés de mairie et les partenaires associatifs, d'avoir proposé à notre population des moments forts de vie sociale et culturelle imaginés et réalisés à partir de l'évocation d'un événement de l'histoire riche de notre belle ville.

 

DES 350 ANS DE L'INDÉPENDANCE DE LA SEYNE AU CENTENAIRE DU PONT LEVANT, EN PASSANT (DÉJÀ...) PAR LES SOLDATS DE L'AN II DE... BONAPARTE

1657-2007 SUR LE SITE LA SEYNE INFO

Pour n'évoquer que les plus récents événements s'inscrivant dans cette démarche, je rappellerai seulement les fêtes et spectacles qui ont été organisés par l'équipe d'Arthur Paecht, maire de 2001 à 2008, à l'occasion des 350 ans de l'érection de La Seyne en commune indépendante de Six-Fours.

On a toujours plaisir à retrouver les images de ces moments sur le site Internet La Seyne Info que fait vivre depuis des années le bien connu Nicky avec le soutien de l'association Le Cri. C'était à l'été 2007.

SOUVENIRS DE LA COMMÉMORATION DES SOLDATS DE L'AN II

Ce fut ensuite, alors que c'était notre équipe qui présidait aux destinées de notre commune, la commémoration des 220 ans des soldats de l'An II (eh oui, déjà Bonaparte à La Seyne...). On était en 2013. L'historien local Henri Ribot relevait lors du lancement de cette manifestation festive : « Leurs noms ne sont pas sur des monuments (...) Des hommages ont été rendus, à travers la France, à ces soldats, les volontaires de l'An II, à l'origine de l'armée de la Nation, tombés sur d'autres fronts, mais pas à ceux de Toulon. ». La Seyne réparait cette omission.

Et puis, plus tard, en 2017 c'était le centenaire du pont levant de nos chantiers navals, qui a donné lieu à des événements appelés « La Navale enchantée » dont les vidéos ci-dessous, en ligne sur la chaine Internet municipale La Seyne TV, rappelleront à chacun de beaux souvenirs.

Oui, à La Seyne, quelles que soient les équipes municipales, toutes ont eu à cœur de nous amener à « la reconquête » (ou la conquête, pour nos nouveaux venus) « de notre histoire et notre patrimoine ». Avec le regret constant, au regard des difficultés financières que la ville connaît depuis des décennies, même si le talent et l'implication des employés communaux et des associations les compensent en bonne partie, de ne pouvoir plus fréquemment rythmer la vie de notre cité de ces temps d'éveil historique et culturel sur fond de fête populaire.

 

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29 mai 2021 6 29 /05 /mai /2021 07:47

Ce samedi, à 16 heures, devant l'opéra de Toulon, le collectif national "Pour que vivent nos langues" invite, comme en des centaines d'autres lieux du pays, à un rassemblement. L'objet de cette initiative : répondre à la menace que représente pour l'existence même de nos langues régionales une décision du Conseil constitutionnel prohibant leur usage pour l'enseignement immersif, donc de leur usage public, et les entrainant un peu plus vers une mort certaine.

Comme je l'expliquais il y a peu dans un article de ce blog, le Conseil constitutionnel a été saisi par des députés de la majorité LREM, dont la Varoise Mme Mauborgne, alors que, quelques semaines auparavant, avait été votée la loi Molac pour la défense et la promotion des parlers régionaux de France, élus qui ont été entourloupés par un adversaire résolu de la diversité linguistique, M. Blanquer, ministre de l'Éducation nationale.

 

Après la manifestation « glaçante » de certains policiers, pourtant agents de l'État devant protéger les citoyens mais aussi les institutions républicaines, devant l'Assemblée Nationale, le haut lieu de la démocratie en France où le peuple peut, via ses délégués dûment élus que sont les députés, faire les Lois qui traduisent en actes d'organisation de la nation les valeurs de la République, le fait qu'un ministre, par des interventions de son cabinet en direction de députés godillots, ne se gène pas pour les manœuvrer afin qu'une loi adoptée très majoritairement par des parlementaires de toutes sensibilités (247 pour, 76 contre) ne puisse être appliquée, est un nouvel acte de grave et méprisante atteinte à la souveraineté populaire s'exerçant par la démocratie représentative.

Les rendez-vous de ce samedi doivent servir à dénoncer ce passage en force d'un membre du gouvernement supposé appliquer les lois issues de la volonté citoyenne. Si, suite à l'initiative scandaleuse de son ministre Blanquer, il n'y avait eu le rétropédalage du Premier ministre, M. Castex, affirmant que « les langues régionales sont une chance pour la République française », et si le Président Macron lui-même n'avait dû exposer que « la même couleur, les mêmes accents, les mêmes mots, ce n'est pas cela notre Nation », histoire de rappeler qu'il est garant d'un État où « le droit doit libérer, jamais étouffer, ouvrir, jamais détruire », cette atteinte à la fois aux langues autochtones et aux principes républicains de la souveraineté des citoyens incarnée par le Parlement auraient donné à la France du XXIe siècle des relents de la Grèce de l'époque des "Colonels" ou de l'Espagne franquiste, pays de l'Europe d'alors où tant la démocratie populaire que les droits des minorités linguistiques régionales étaient réprimés.

La participation aux rassemblements de ce samedi vise « à mettre en lumière la force vitale de ces langues, leur créativité, leur apport à la diversité culturelle du pays et de l'Humanité, alors même que le danger de leur disparition est pointé par l'UNESCO » (déclaration du collectif "Pour que vivent nos langues").

Nul doute que des Seynois, déjà échaudés par les décisions de leur maire, qui a devancé M. Blanquer, de réduire à néant les efforts communaux et associatifs locaux pour la défense et la promotion de l'occitan provençal, se joindront au rendez-vous de ce samedi à 16 heures, sur la place de l'opéra de Toulon.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
25 mai 2021 2 25 /05 /mai /2021 05:28

Il apparaît un grand satisfecit au bilan de M. Muselier, président de la Région Provence Alpes Côte d'Azur, sous le chapeau « Une terre de patrimoine, de tradition et d'identité », avec une mise en exergue : « Inauguration de l'Observatoire de la langue et de la culture provençales à Cheval-Blanc »Certes.

Il faut dire qu'il n'aurait pas pu évoquer beaucoup d'autres actions visant à promouvoir le provençal dans la "vida vidanta" (vido vidanto - la vie de tous les jours), comme c'est le cas dans d'autres régions, tant il n'y en a guère à mettre à son actif : ni bilinguisme de signalétique urbaine ou routière, ni publications...

En outre, les rares actes posés par la Région en matière de promotion de la culture et de la langue de chez nous auront été assez étrangement connotés. Et pas tant dans le sens des valeurs de l'universalisme que dans une inquiétante perspective "identitaire"...

 

UN OBSERVATOIRE À LA FOCALE BIEN ÉTROITE

Le fameux "Óusservatòri de la lengo e de la culturo prouvençalo" dont se félicite M. Muselier se revendique d'une vision pour le moins étroite de ce qu'il observe. En attestent, sur son site Internet, des thèmes d'un autre temps, guère rassembleurs voire franchement excluants, fustigeant par exemple certaines approches linguistiques et historiques attestées par la science, alors que l'heure est depuis des années à l'enterrement de la hache de guerre entre tenants de tel parti pris de graphie ou de géographie linguistique et adeptes de tels autres.

En mettant en valeur ce seul projet-là, non seulement on nie les réalités scientifiques de la langue d'oc, mais on s'inscrit dans une sorte d'identité rabougrie, d'enfermement vieillot sur soi-même, tout le contraire de ce qu'ont été dans l'histoire les territoires de rencontres et de partages du sud de notre pays. C'est à l'opposé de ce que promeut la majorité des acteurs de la langue et la culture provençales, en particulier ceux qui se retrouvent pour une langue et une culture vivantes d'aujourd'hui, par exemple dans le Forum d'òc, qui regroupe plus de 160 associations, dont le Felibrige ou l'Institut d'Estudis Occitans, une quarantaine de collectivités locales de toutes sensibilités républicaines, et les structures d'enseignement de la langue.

 

QUI SOUFFLE SUR LES BRAISES D'UNE PRÉTENDUE « GUERRE IDÉOLOGIQUE » ?

Mais il y a plus inquiétant encore dans les propos du dirigeant de cet "Óusservatòri" si apprécié et soutenu par la majorité régionale sortante de M. Muselier, prononcés à l'occasion de son inauguration en 2020. Un extrait suffira à s'en convaincre : « Notre colère est grande lorsque l'on entrave les langues régionales au bac en particulier [là, hormis le ministre Blanquer et les ultra-jacobins, tout le monde est d'accord, c'est la suite qui fait frémir], et quand dans le même temps on prône l'étude de la langue arabe pour, si j'ai bien compris, intégrer et éduquer des populations, mais qui, il faut le craindre, sont souvent manipulées par ailleurs ». À la lecture de ce passage, on comprend mieux les mots énigmatiques du début de son propos inaugural : « Une guerre idéologique est déclarée au peuple de notre pays. Je n'en dirai pas plus sur le sujet, laissant chacun à ses réflexions...». Aquò es dich, fermez le ban.

 

M. Muselier, en annonçant qu'il voulait ouvrir sa majorité des « Verts raisonnables aux repentis du Front national », ratisse vraiment large. C'est sûrement pour l'esprit d'ouverture dont il a fait preuve dans ce discours que cet orateur de "l'Óusservatòri" figure parmi les candidats de la section des Bouches-du-Rhône de la liste LR-LREM que mène M. Muselier pour l'élection de juin prochain...

 

 

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24 mai 2021 1 24 /05 /mai /2021 06:18

Saisi par des députés de la majorité parlementaire et présidentielle, dont deux de Provence Alpes Côte d'Azur, le conseil constitutionnel a rendu sa décision. Il interdit de fait l'usage des langues régionales – ou autochtones selon la dénomination de l'Organisation des nations unies (ONU) – dans la vie publique.

Voilà que les nouveaux alliés "Marcheurs" de M. Muselier, président de notre Région, et de M. Vitel, son vice-président délégué à « à l'identité régionale et aux traditions », qui se vantent dans leur bilan d'avoir « valorisé le provençal, le gavot et le nissart », ont réussi leur coup : freiner la promotion des variantes de chez nous de la langue occitane.

Qu'en pensent donc MM. Muselier et Vitel, anciens députés ? Que va dire le projet régional commun LR-LREM en matière de défense et de promotion de la langue et de la culture provençales et occitanes ?...

 

Apres lo vote de la lei Molac sus lei lèngas regionalas, lei "Savis" fuguèron sasits, a la demanda dau cabinet dau ministre Blanquer, per un sessantenau de deputats LREM ò MoDem, d'entr'aquelei dòs d'encò nòstre, lei Dònas Cathy Racon-Bouzon (Bocas-dau-Ròse) e Sereine Mauborgne (Var), tambèn com'una anciana conselhèra regionala EELV de Provença, Dòna Laurence Vichnievsky, qu'a virat au MoDem despiei 2015 e es devenguda deputada dau Pueg-de-Dòma.

E qu'an decidit, aquelei sòcis dau consèu constitucionau ? Que lei lèngas autoctònas, valènt-a-dire lo basca, lo breton, lo flamand, l'alsacian, l'occitan (adonc lo provènçau e lo nissart, que n'en son de varietats dialectalas), lo còrse e lo catalan, que la Constitucien (article 75-1) ditz pasmens « qu'apertègon au patrimòni de la França », pòdon bèn estre ensenhadas, mai pas emplegadas dins l'encastre d'una escòla ! Solet, lo frances, lènga de la Republica, seguènt l'article 2 de la Constitucien, a lo drech d'estre aprofichat.

Vaquì que nos retrobam au tèmps passat dau sègle XIX que, quora un dròle ò una dròla parlavon lo patès a l'escòla, lo mestre li picava un còp de regleta sus sei dets. E van-ti faire aquò ai colegians e liceans qu'aprènon dins lei classas d'ensenhamènt embanhadiu que leis alestisson dins leis encors binacionaus deis establimènts – pasmens publics – ais espròvas dau College Board National Office (bacheleirat "bac" francò-american), de l'Abibac (bacheleirat "bac" francò-alemand), dau Bachibac (bacheleirat "bac" francò-espanhòu) ò de l'Esabac (bacheleirat "bac" francò-italian) ? E coma si va debanar dins leis escòlas superiòras francesas de comerci, que l'ensenhamènt si fach quasì tot en englés ? Licèus et ensenhamènt superiu pertocan lei consèus regionaus...

 

À part quelques rares arcboutés sur des postures ultra-jacobines, craignant toujours pour l'unité, l'unicité et l'indivisibilité de la France républicaine, tout un chacun reconnaît aujourd'hui l'importance des parlers régionaux comme facteur d'intégration par la valorisation du sentiment d'appartenance et la diversité culturelle.

Les candidats provençaux LREM-LR à l'élection régionale des 20 et 27 juin doivent s'exprimer et donner leurs positions communes en matière de défense et de promotion de la langue et de la culture provençales et occitanes. Ce n'est ni folklorique ni anecdotique.

 

 

TRADUCTION FRANÇAISE DE LA PARTIE PROVENÇALE DE L'ARTICLE

Après le vote de la loi Molac sur les langues régionales, les "Sages" ont été saisis, à la demande du ministre Blanquer, par une soixantaine de députés LREM ou MoDem, au nombre desquels deux de chez nous, Mesdames Cathy Racon-Bouzon (Bouches-du-Rhône) et Sereine Mauborgne (Var), ainsi qu'une ancienne conseillère régionale EELV de Provence, Laurence Vichnievsky, qui est passée au MoDem depuis 2015 et est devenue députée du Puy-de-Dôme.

Et qu'ont décidé les membres du Conseil constitutionnel ? Que les langues autochtones, c'est-à-dire le basque, le breton, le flamand, l'alsacien, l'occitan (donc le provençal et le nissart, qui en sont des variétés dialectales), le corse et le catalan, dont la Constitution stipule pourtant qu'elles « appartiennent au patrimoine de la France », peuvent être enseignées, mais pas utilisées dans le cadre d'une école ! Seul le français, langue de la République, selon l'article 2 de la Constitution, peut y être employé.

Et voilà que nous nous retrouvons au temps passé du XIXe siècle, où, lorsqu'un garçon ou une fille parlaient patois à l'école, le maître leur donnait un coup de règle sur les doigts. Vont-ils faire de même aux collégiens et lycéens qui se préparent dans les classes d'enseignement immersif dans les sections binationales des établissements – pourtant publics – aux épreuves du College Board National Office (le bac franco-américain), de l'Abibac (bac franco-allemand), du Bachibac (bac franco-espagnol), ou de l'Esabac (bac franco-italien) ? Et comment les choses vont-elles se dérouler dans les écoles supérieures françaises de commerce où l'enseignement est presque entièrement dispensé en anglais ? Lycées et enseignement supérieur concernent les conseils régionaux...

 

ET LE MÊME TEXTE EN GRAPHIE MISTRALIENNE PHONÉTIQUE (avec sûrement quelques erreurs)

Apres lou vote de la lei Molac sus lei lèngo regiounalo, lei "Savi" fuguèron sasi, a la demando dóu cabinet dóu ministre Blanquer, per un sessantenau de deputa LREM o MoDem, d'entr'aquelei dos d'enco nostre, lei Dono Cathy Racon-Bouzon (Bouco-dóu-Rose) e Sereine Mauborgne (Var), tambèn coum'uno anciano counseièro regiounalo EELV de Prouvenço, Dono Laurence Vichnievsky, qu'a vira au MoDem despiei 2015 e es devengudo deputado dóu Puè-de-Doma.

E qu'an decidi, aquelei soci dóu counsèu counstituciounau ? Que lei lèngo autouctòno, valènt-a-dire lou basco, lou bretoun, lou flamand, l'alsacian, l'óucitan (adounc lou prouvènçau e lou nissart, que n'en son de varieta dialectalo), lou corse e lou catalan, que la Counstitucien (article 75-1) dis pamens « qu'apertègon au patrimoni de la Franço », podon bèn estre ensegnado, mai pas emplegado dins l'encastre d'uno escolo ! Soulet, lou frances, lèngo de la Republico, seguènt l'article 2 de la Counstitucien, a lou drè d'estre aprouficha.

Vaquì que nous retrouban au tèms passa dóu sègle XIX que, quouro un drole ò uno drolo parlavon lou patès a l'escolo, lou mestre li picavo un cop de regleto sus sei det. E van-ti faire aquo ei coulegian e licean qu'aprènon dins lei classo d'ensegnamèn embagnadiu que leis alestisson dins leis encors binaciounau deis establimèn – pamens publis – eis esprovo dóu College Board National Office (bacheleirat "bac" franco-american), de l'Abibac (bacheleirat "bac" franco-alemand), dóu Bachibac (bacheleirat "bac" franco-espagnòu) o de l'Esabac (bacheleirat "bac" franco-italian) ? E coumo si va debana dins leis escolo superioro franceso de coumerci, que l'ensegnamènt si fa quasì tout en englés ? Licèus et ensegnamèn superiu pertoucan lei counsèu regiounau...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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