29 mai 2021 6 29 /05 /mai /2021 07:47

Ce samedi, à 16 heures, devant l'opéra de Toulon, le collectif national "Pour que vivent nos langues" invite, comme en des centaines d'autres lieux du pays, à un rassemblement. L'objet de cette initiative : répondre à la menace que représente pour l'existence même de nos langues régionales une décision du Conseil constitutionnel prohibant leur usage pour l'enseignement immersif, donc de leur usage public, et les entrainant un peu plus vers une mort certaine.

Comme je l'expliquais il y a peu dans un article de ce blog, le Conseil constitutionnel a été saisi par des députés de la majorité LREM, dont la Varoise Mme Mauborgne, alors que, quelques semaines auparavant, avait été votée la loi Molac pour la défense et la promotion des parlers régionaux de France, élus qui ont été entourloupés par un adversaire résolu de la diversité linguistique, M. Blanquer, ministre de l'Éducation nationale.

 

Après la manifestation « glaçante » de certains policiers, pourtant agents de l'État devant protéger les citoyens mais aussi les institutions républicaines, devant l'Assemblée Nationale, le haut lieu de la démocratie en France où le peuple peut, via ses délégués dûment élus que sont les députés, faire les Lois qui traduisent en actes d'organisation de la nation les valeurs de la République, le fait qu'un ministre, par des interventions de son cabinet en direction de députés godillots, ne se gène pas pour les manœuvrer afin qu'une loi adoptée très majoritairement par des parlementaires de toutes sensibilités (247 pour, 76 contre) ne puisse être appliquée, est un nouvel acte de grave et méprisante atteinte à la souveraineté populaire s'exerçant par la démocratie représentative.

Les rendez-vous de ce samedi doivent servir à dénoncer ce passage en force d'un membre du gouvernement supposé appliquer les lois issues de la volonté citoyenne. Si, suite à l'initiative scandaleuse de son ministre Blanquer, il n'y avait eu le rétropédalage du Premier ministre, M. Castex, affirmant que « les langues régionales sont une chance pour la République française », et si le Président Macron lui-même n'avait dû exposer que « la même couleur, les mêmes accents, les mêmes mots, ce n'est pas cela notre Nation », histoire de rappeler qu'il est garant d'un État où « le droit doit libérer, jamais étouffer, ouvrir, jamais détruire », cette atteinte à la fois aux langues autochtones et aux principes républicains de la souveraineté des citoyens incarnée par le Parlement auraient donné à la France du XXIe siècle des relents de la Grèce de l'époque des "Colonels" ou de l'Espagne franquiste, pays de l'Europe d'alors où tant la démocratie populaire que les droits des minorités linguistiques régionales étaient réprimés.

La participation aux rassemblements de ce samedi vise « à mettre en lumière la force vitale de ces langues, leur créativité, leur apport à la diversité culturelle du pays et de l'Humanité, alors même que le danger de leur disparition est pointé par l'UNESCO » (déclaration du collectif "Pour que vivent nos langues").

Nul doute que des Seynois, déjà échaudés par les décisions de leur maire, qui a devancé M. Blanquer, de réduire à néant les efforts communaux et associatifs locaux pour la défense et la promotion de l'occitan provençal, se joindront au rendez-vous de ce samedi à 16 heures, sur la place de l'opéra de Toulon.

 

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
25 mai 2021 2 25 /05 /mai /2021 05:28

Il apparaît un grand satisfecit au bilan de M. Muselier, président de la Région Provence Alpes Côte d'Azur, sous le chapeau « Une terre de patrimoine, de tradition et d'identité », avec une mise en exergue : « Inauguration de l'Observatoire de la langue et de la culture provençales à Cheval-Blanc »Certes.

Il faut dire qu'il n'aurait pas pu évoquer beaucoup d'autres actions visant à promouvoir le provençal dans la "vida vidanta" (vido vidanto - la vie de tous les jours), comme c'est le cas dans d'autres régions, tant il n'y en a guère à mettre à son actif : ni bilinguisme de signalétique urbaine ou routière, ni publications...

En outre, les rares actes posés par la Région en matière de promotion de la culture et de la langue de chez nous auront été assez étrangement connotés. Et pas tant dans le sens des valeurs de l'universalisme que dans une inquiétante perspective "identitaire"...

 

UN OBSERVATOIRE À LA FOCALE BIEN ÉTROITE

Le fameux "Óusservatòri de la lengo e de la culturo prouvençalo" dont se félicite M. Muselier se revendique d'une vision pour le moins étroite de ce qu'il observe. En attestent, sur son site Internet, des thèmes d'un autre temps, guère rassembleurs voire franchement excluants, fustigeant par exemple certaines approches linguistiques et historiques attestées par la science, alors que l'heure est depuis des années à l'enterrement de la hache de guerre entre tenants de tel parti pris de graphie ou de géographie linguistique et adeptes de tels autres.

En mettant en valeur ce seul projet-là, non seulement on nie les réalités scientifiques de la langue d'oc, mais on s'inscrit dans une sorte d'identité rabougrie, d'enfermement vieillot sur soi-même, tout le contraire de ce qu'ont été dans l'histoire les territoires de rencontres et de partages du sud de notre pays. C'est à l'opposé de ce que promeut la majorité des acteurs de la langue et la culture provençales, en particulier ceux qui se retrouvent pour une langue et une culture vivantes d'aujourd'hui, par exemple dans le Forum d'òc, qui regroupe plus de 160 associations, dont le Felibrige ou l'Institut d'Estudis Occitans, une quarantaine de collectivités locales de toutes sensibilités républicaines, et les structures d'enseignement de la langue.

 

QUI SOUFFLE SUR LES BRAISES D'UNE PRÉTENDUE « GUERRE IDÉOLOGIQUE » ?

Mais il y a plus inquiétant encore dans les propos du dirigeant de cet "Óusservatòri" si apprécié et soutenu par la majorité régionale sortante de M. Muselier, prononcés à l'occasion de son inauguration en 2020. Un extrait suffira à s'en convaincre : « Notre colère est grande lorsque l'on entrave les langues régionales au bac en particulier [là, hormis le ministre Blanquer et les ultra-jacobins, tout le monde est d'accord, c'est la suite qui fait frémir], et quand dans le même temps on prône l'étude de la langue arabe pour, si j'ai bien compris, intégrer et éduquer des populations, mais qui, il faut le craindre, sont souvent manipulées par ailleurs ». À la lecture de ce passage, on comprend mieux les mots énigmatiques du début de son propos inaugural : « Une guerre idéologique est déclarée au peuple de notre pays. Je n'en dirai pas plus sur le sujet, laissant chacun à ses réflexions...». Aquò es dich, fermez le ban.

 

M. Muselier, en annonçant qu'il voulait ouvrir sa majorité des « Verts raisonnables aux repentis du Front national », ratisse vraiment large. C'est sûrement pour l'esprit d'ouverture dont il a fait preuve dans ce discours que cet orateur de "l'Óusservatòri" figure parmi les candidats de la section des Bouches-du-Rhône de la liste LR-LREM que mène M. Muselier pour l'élection de juin prochain...

 

 

Repost0
24 mai 2021 1 24 /05 /mai /2021 06:18

Saisi par des députés de la majorité parlementaire et présidentielle, dont deux de Provence Alpes Côte d'Azur, le conseil constitutionnel a rendu sa décision. Il interdit de fait l'usage des langues régionales – ou autochtones selon la dénomination de l'Organisation des nations unies (ONU) – dans la vie publique.

Voilà que les nouveaux alliés "Marcheurs" de M. Muselier, président de notre Région, et de M. Vitel, son vice-président délégué à « à l'identité régionale et aux traditions », qui se vantent dans leur bilan d'avoir « valorisé le provençal, le gavot et le nissart », ont réussi leur coup : freiner la promotion des variantes de chez nous de la langue occitane.

Qu'en pensent donc MM. Muselier et Vitel, anciens députés ? Que va dire le projet régional commun LR-LREM en matière de défense et de promotion de la langue et de la culture provençales et occitanes ?...

 

Apres lo vote de la lei Molac sus lei lèngas regionalas, lei "Savis" fuguèron sasits, a la demanda dau cabinet dau ministre Blanquer, per un sessantenau de deputats LREM ò MoDem, d'entr'aquelei dòs d'encò nòstre, lei Dònas Cathy Racon-Bouzon (Bocas-dau-Ròse) e Sereine Mauborgne (Var), tambèn com'una anciana conselhèra regionala EELV de Provença, Dòna Laurence Vichnievsky, qu'a virat au MoDem despiei 2015 e es devenguda deputada dau Pueg-de-Dòma.

E qu'an decidit, aquelei sòcis dau consèu constitucionau ? Que lei lèngas autoctònas, valènt-a-dire lo basca, lo breton, lo flamand, l'alsacian, l'occitan (adonc lo provènçau e lo nissart, que n'en son de varietats dialectalas), lo còrse e lo catalan, que la Constitucien (article 75-1) ditz pasmens « qu'apertègon au patrimòni de la França », pòdon bèn estre ensenhadas, mai pas emplegadas dins l'encastre d'una escòla ! Solet, lo frances, lènga de la Republica, seguènt l'article 2 de la Constitucien, a lo drech d'estre aprofichat.

Vaquì que nos retrobam au tèmps passat dau sègle XIX que, quora un dròle ò una dròla parlavon lo patès a l'escòla, lo mestre li picava un còp de regleta sus sei dets. E van-ti faire aquò ai colegians e liceans qu'aprènon dins lei classas d'ensenhamènt embanhadiu que leis alestisson dins leis encors binacionaus deis establimènts – pasmens publics – ais espròvas dau College Board National Office (bacheleirat "bac" francò-american), de l'Abibac (bacheleirat "bac" francò-alemand), dau Bachibac (bacheleirat "bac" francò-espanhòu) ò de l'Esabac (bacheleirat "bac" francò-italian) ? E coma si va debanar dins leis escòlas superiòras francesas de comerci, que l'ensenhamènt si fach quasì tot en englés ? Licèus et ensenhamènt superiu pertocan lei consèus regionaus...

 

À part quelques rares arcboutés sur des postures ultra-jacobines, craignant toujours pour l'unité, l'unicité et l'indivisibilité de la France républicaine, tout un chacun reconnaît aujourd'hui l'importance des parlers régionaux comme facteur d'intégration par la valorisation du sentiment d'appartenance et la diversité culturelle.

Les candidats provençaux LREM-LR à l'élection régionale des 20 et 27 juin doivent s'exprimer et donner leurs positions communes en matière de défense et de promotion de la langue et de la culture provençales et occitanes. Ce n'est ni folklorique ni anecdotique.

 

 

TRADUCTION FRANÇAISE DE LA PARTIE PROVENÇALE DE L'ARTICLE

Après le vote de la loi Molac sur les langues régionales, les "Sages" ont été saisis, à la demande du ministre Blanquer, par une soixantaine de députés LREM ou MoDem, au nombre desquels deux de chez nous, Mesdames Cathy Racon-Bouzon (Bouches-du-Rhône) et Sereine Mauborgne (Var), ainsi qu'une ancienne conseillère régionale EELV de Provence, Laurence Vichnievsky, qui est passée au MoDem depuis 2015 et est devenue députée du Puy-de-Dôme.

Et qu'ont décidé les membres du Conseil constitutionnel ? Que les langues autochtones, c'est-à-dire le basque, le breton, le flamand, l'alsacien, l'occitan (donc le provençal et le nissart, qui en sont des variétés dialectales), le corse et le catalan, dont la Constitution stipule pourtant qu'elles « appartiennent au patrimoine de la France », peuvent être enseignées, mais pas utilisées dans le cadre d'une école ! Seul le français, langue de la République, selon l'article 2 de la Constitution, peut y être employé.

Et voilà que nous nous retrouvons au temps passé du XIXe siècle, où, lorsqu'un garçon ou une fille parlaient patois à l'école, le maître leur donnait un coup de règle sur les doigts. Vont-ils faire de même aux collégiens et lycéens qui se préparent dans les classes d'enseignement immersif dans les sections binationales des établissements – pourtant publics – aux épreuves du College Board National Office (le bac franco-américain), de l'Abibac (bac franco-allemand), du Bachibac (bac franco-espagnol), ou de l'Esabac (bac franco-italien) ? Et comment les choses vont-elles se dérouler dans les écoles supérieures françaises de commerce où l'enseignement est presque entièrement dispensé en anglais ? Lycées et enseignement supérieur concernent les conseils régionaux...

 

ET LE MÊME TEXTE EN GRAPHIE MISTRALIENNE PHONÉTIQUE (avec sûrement quelques erreurs)

Apres lou vote de la lei Molac sus lei lèngo regiounalo, lei "Savi" fuguèron sasi, a la demando dóu cabinet dóu ministre Blanquer, per un sessantenau de deputa LREM o MoDem, d'entr'aquelei dos d'enco nostre, lei Dono Cathy Racon-Bouzon (Bouco-dóu-Rose) e Sereine Mauborgne (Var), tambèn coum'uno anciano counseièro regiounalo EELV de Prouvenço, Dono Laurence Vichnievsky, qu'a vira au MoDem despiei 2015 e es devengudo deputado dóu Puè-de-Doma.

E qu'an decidi, aquelei soci dóu counsèu counstituciounau ? Que lei lèngo autouctòno, valènt-a-dire lou basco, lou bretoun, lou flamand, l'alsacian, l'óucitan (adounc lou prouvènçau e lou nissart, que n'en son de varieta dialectalo), lou corse e lou catalan, que la Counstitucien (article 75-1) dis pamens « qu'apertègon au patrimoni de la Franço », podon bèn estre ensegnado, mai pas emplegado dins l'encastre d'uno escolo ! Soulet, lou frances, lèngo de la Republico, seguènt l'article 2 de la Counstitucien, a lou drè d'estre aprouficha.

Vaquì que nous retrouban au tèms passa dóu sègle XIX que, quouro un drole ò uno drolo parlavon lou patès a l'escolo, lou mestre li picavo un cop de regleto sus sei det. E van-ti faire aquo ei coulegian e licean qu'aprènon dins lei classo d'ensegnamèn embagnadiu que leis alestisson dins leis encors binaciounau deis establimèn – pamens publis – eis esprovo dóu College Board National Office (bacheleirat "bac" franco-american), de l'Abibac (bacheleirat "bac" franco-alemand), dóu Bachibac (bacheleirat "bac" franco-espagnòu) o de l'Esabac (bacheleirat "bac" franco-italian) ? E coumo si va debana dins leis escolo superioro franceso de coumerci, que l'ensegnamènt si fa quasì tout en englés ? Licèus et ensegnamèn superiu pertoucan lei counsèu regiounau...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost0
6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 14:20

Peu de gens l'ont remarqué, mais le drapeau du dialecte provençal de la langue occitane a bel et bien disparu des bannières de la façade de l'hôtel de ville seynois. Il a été remplacé par un autre aux couleurs de la Provence ancienne (on a tout de même échappé à celui à la fleur de lys, symbole de l'annexion de notre province au royaume de France !).

Ça prouve au moins que mon blog est lu par l'entourage de la maire de La Seyne ! J'avais en effet prévu ce qui allait arriver dans un article que j'ai mis en ligne début janvier. Et il est fort possible que ce soit mon message qui leur ait donné l'idée...

Mais l'obstination municipale à vouloir en finir avec les efforts de sauvegarde et de valorisation de la langue et de la culture provençales et occitanes déployés par toutes les municipalités depuis plusieurs décennies ne fait pas que des heureux, bien au-delà de La Seyne, considérée comme un modèle en la matière. Une lettre ouverte d'un érudit local, parue ce samedi dans "La Marseillaise", en atteste...

 

Gérard Tautil est bien connu de nombreux Seynois qui l'ont eu comme professeur au lycée Beaussier où il enseigna la philosophie et le provençal pendant une trentaine d'années. Depuis le village varois où il réside désormais, il s'est autorisé cette lettre ouverte sous la forme d'un courrier pédagogique très instructif adressé à notre maire qui, si elle est de bonne foi, devrait revoir son jugement initial.

Comme elle est rédigée en provençal, et que, dans un éclair de lucidité, j'ai réalisé que, malgré les efforts de l'Éducation nationale, de la commune et des associations, notre langue régionale n'est pas encore maîtrisée couramment par tous nos 65000 concitoyens, je me suis permis de la traduire...

 

 

VOICI LA TRADUCTION DE CETTE LETTRE OUVERTE, PUBLIÉE SOUS LE TITRE "LA SEYNE, UNE NOUVELLE CROISADE ?"...

« Madame le Maire,

« Enseignant pendant de nombreuses années au lycée Beaussier (1969-1998), en philosophie et en occitan-langue d'oc, j'ai participé à touts les initiatives de défense du provençal sous les mandats de toutes les municipalités successives. Je suis touché par les deux réponses, faites par le responsable de la communication avec la vôtre, réponse indirecte aux différents courriers qui vous furent adressés par le Forum d'Oc et par le Félibrige à la suite de ce que je considère comme un véritable "nettoyage culturel" de la culture d'Oc en Provence, avec la disparition de la rubrique provençale du bulletin municipal Le Seynois et de la langue d'oc sur les panneaux lumineux, etc. Aussi, mon courrier est-il personnel.

« Le premier courrier est une non-réponse sur le fond :

« "Nous respectons votre engagement pour la défense de la culture provençale, mais nous avons fait le choix de communiquer le plus largement possible en français" (le terme "le plus largement" de M. Touati est très expansif puisqu'il supprime toute référence aux racines de notre commune dans le bulletin municipal, pour ne parler que de lui). C'est par ces lignes laconiques et impériales que votre directeur de cabinet a répondu au Cercle occitan de La Seyne.

« Le second, dans la presse, est une non-réponse aux nombreux courriers qui vous ont été adressés, dont vous n'avez peut-être pas eu connaissance :

« Madame Bicais, vous souhaitez donner la priorité "à la Méditerranée et au tourisme local" et vous pensez que la langue d'oc relève d'un "particularisme" dépassé (Var-matin du 15 janvier).

« Vous ignorez sans doute que l'occitan dans sa forme provençale est une langue millénaire dont la renaissance a été engagée par Frédéric Mistral, prix Nobel en 1904 (la France a connu quinze prix Nobel de littérature et Mistral est le seul en provençal ; encore un particularisme ?) et que son enseignement a été rendu possible dans les écoles, les collèges et les lycées (loi Deixonne, 1951).

« Aussi, le terme de "particularisme" va à l'encontre de l'histoire, et pour plusieurs raisons :

  • « Langue de culture, dans la formation des langues romanes, elle a donné, du XIe au XIVe siècle, une poétique et une littérature renommées et étudiées encore aujourd'hui dans toutes les universités d'Europe et du monde. Elle a contribué, à son niveau, à une déclinaison universelle à des thèmes l'origine de la culture occidentale. Est-ce du particularisme, ça ?
  • « À la croisée de l'Occident et de l'Orient, ouverte sur la Méditerranée, elle a donné naissance à une culture à l'apport original qui intéresse autant les anciennes générations de Provence que les nouvelles. C'est différent des références que vous faites à un tourisme héliotropique de la Côte d'Azur, dont le but est essentiellement financier. La culture n'a pas de prix et elle n'a rien à voir avec une gestion comptable que vous suggérez. Son universalité s'inscrit dans toutes les cultures européennes avec toute son originalité. Encore du particularisme ?
  • « Cette culture que nous défendons et qui est bien mal soutenue par des décisions municipales à contre-courant de ceux qui font un travail bénévole depuis plus de quarante ans est au contraire un lien fondamental entre les générations anciennes et nouvelles qui l'ont portée. Le "francitan", cette forme régionale de parler, en est encore le témoignage, spécialement dans les couches sociales populaires, au moment où le français est en train de se faire cannibaliser par un anglais "globish" de 500 mots. Où est le particularisme, et qui est particulariste ?
  • « Enfin, rappelons que cette œuvre culturelle, méconnue ou dévalorisée, est la base même des noms de lieux. À La Seyne, ils sont le fondement même d'un géotropisme bien compris qui, lui, n'est pas à l'origine de quelque honte que ce soit. La signalétique d'entrée de commune, dont je suis à l'origine avec le regretté Marius Autran, en est le témoignage. Nous ne sommes pas de nulle part, mais d'un lieu qui prend toute sa place dans la recherche onomastique.

« C'est tout cela qui fait que La Seyne n'est pas une ville comme une autre et qu'elle participe en même temps d'une tradition culturelle et linguistique qui ne nous fait pas rougir.

« La diversité culturelle ne peut se comprendre sans partir de notre environnement quotidien qui nous permet de nous projeter dans l'universel, loin des faux particularismes et des ethnocides déguisés. La Seyne en a bénéficié avec les moyens dont elle disposait.

« À vous, Madame le Maire, de faire ce qu'il faut pour que la diversité culturelle puisse poursuivre son chemin. Qu'elle poursuivre le rayonnement de tous contre le repli uniformisant.

« Simon de Montfort est bien mort. Paix à ses cendres. Que La Seyne retrouve sa véritable signature et son identité provençale.

« Veuillez agréer, Madame, mes salutations plus provençales que jamais. »

 

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
24 janvier 2021 7 24 /01 /janvier /2021 11:02

Il est des temps et des lieux où certains n'ont de cesse de vilipender la soi-disant absence de compétence ou le prétendu laisser-aller des agents et cadres de la fonction publique. Ça ne trompe personne : c'est pour justifier, tôt ou tard, une diminution du service républicain dû, gratuitement ou à tarification raisonnable, à tous les citoyens, quelles que soient leurs conditions socio-économiques, et, au nom du libéralisme, remplacer les offres qui constituent un bien commun par des produits de services marchandisés assurés par la sphère privée commerciale.

Mais ce n'est pas mon propos du jour, hormis pour dire ma conviction que les fonctionnaires sont comme tous les travailleurs, avec leurs forces et leurs faiblesses.

Et qu'il se trouve parmi eux des gens au talent méconnu, non seulement pour l'exercice de leurs missions professionnelles, mais aussi dans leurs activités des temps libres...

 

 

Beaucoup de Seynois savent comme moi que, parmi les employés territoriaux de La Seyne, comme partout, on compte des plasticiens, des peintres, des musiciens, des comédiens, des romanciers, des chroniqueurs, des poètes, des sportifs de haut niveau, des aventuriers, des spécialistes en tous genres de techniques n'ayant souvent rien à voir avec leurs savoir-faire professionnels.

 

UN TALENT IGNORÉ...

J'ai récemment découvert un talent que j'ignorais. Et je tiens à le faire découvrir aux visiteurs de mon blog. Certains connaissent ses faits d'armes d'informaticien et de gestionnaire. D'autres l'ont connu lorsqu'il exerçait avec brio dans le privé ou comme formateur universitaire. Quelques autres savent son habileté à l'art de la menuiserie. La plupart ont pu apprécier son expertise et son engagement sans compter pour redresser la gestion de la ville. Il aura été pour moi un excellent bras droit pendant plusieurs années, comme directeur général des services de notre commune.

Mais ce qu'on ignore généralement, c'est que Gilles Gautier s'est aussi récemment révélé brillant auteur de livres pour les enfants. Et plus précisément auteur de petites œuvres étonnantes de vulgarisation scientifique en direction des enfants en âge d'école primaire.

 

EN QUELQUES SEMAINES, TROIS CLASSEMENTS « LIVRES DU MOIS » !

Ses trois livres sur la création de l'Univers et la naissance, l'extinction puis la renaissance de la vie sur la Terre font un tabac sur le site Internet monBestSeller.com de lecture en ligne. Au point qu'ils y figurent en page d'accueil comme « Livres à la Une ».

En quelques semaines, ses trois tomes, chacun d'une trentaine de belles pages illustrées – par lui-même et sa fille Natacha – ont respectivement été classés par les lecteurs 29ème, 32ème et 37ème sur les plus de 4000 ouvrages que propose le site.

Je ne saurais donc trop recommander à tous les visiteurs de mon blog de prendre un moment pour aller à la découverte de ces petites perles de la littérature de diffusion scientifique en direction des plus jeunes de nos concitoyens. Et, surtout, de les faire découvrir aux enfants de leurs familles ou leurs connaissances...

Rien de plus simple. Cliquez sur l'une ou l'autre des images illustrant cet article.

 

 

Repost0
5 janvier 2021 2 05 /01 /janvier /2021 07:16

Des bœufs, des ânes, des moutons, qui paissent sur le bitume du port de La Seyne et s'illuminent le soir venu, pourquoi pas ? Si ça n'évoque pas une activité traditionnelle de notre vieille ville – ou alors de très loin, au temps de Georgette-la-laitière, de la ferme de l'avenue Docteur-Mazen, ou du dernier élevage du quartier Gavet –, ça rappelle incontestablement la coutume de la crèche provençale.

Ça pourra en surprendre plus d'un, mais, tout mécréant que je suis, la crèche est une tradition à laquelle je suis attaché parce qu'elle est vecteur d'intégration de tous, quelle que soit l'origine de chacun. Et, en ces temps d'épidémie où n'ont pas pu être organisées les traditionnelles « fêtes calendales » de l'association des « Cigalouns segnens », avec la belle crèche animée de M. Ferrero et de feu son épouse, installée dans le lieu public républicain qu'est le Fort Napoléon sans que nul préfet n'ait osé contester la présence du Petit Jésus et de ses Saints Géniteurs, le fait d'avoir placé ces animaux d'élevage en centre-ville n'a pas été une mauvaise idée de Madame la maire.

Mais, à l'instar de l'arbre qui cache la forêt, ne sont-ce pas là des têtes de bétail qui dissimulent le troupeau ?...

 

Car, hormis, à ma connaissance, l'association du « Cèucle occitan dau país de La Senha », pas grand monde n'aura relevé que, en matière de culture provençale et occitane, la municipalité s'emploie, comme pour bien d'autres sujets, à faire table rase du passé.

Parmi les actes presque inaperçus, j'évoquerai la disparition de la page rédigée en provençal dans le magazine municipal, qu'on retrouvait sur le site Internet accompagnée de sa traduction en langue nationale, et qui abordait en parler local des sujets de la vie courante d'aujourd'hui et non de vétustes questions périmées à oublier sur des étagères folkloriques poussiéreuses. Ce n'était pas une omission. Questionnée par le « Cèucle occitan », la municipalité a répondu : « Nous respectons votre engagement pour la défense de la culture provençale, mais nous avons fait le choix de communiquer le plus largement possible en français ». Comme si l'occitan pouvait mettre en péril l'unité de la République jacobine !...

On n'aura peut-être pas non plus relevé que les informations municipales diffusées sur les panneaux lumineux de la voie publique, comme celui qui illustre cet article, ne sont plus bilingues français-provençal. C'était pourtant un moyen de faire vivre dans la « vida vidanta », notre vie de tous les jours, la langue d'une culture héritée du Moyen-Âge où elle rayonnait dans toute l'Europe, qui a grandement aidé à l'intégration chez nous de tant de Seynois venus d'ailleurs. Ils sont même allés jusqu'à supprimer le terme « Benvengut » qui côtoyait « Bienvenue », « Welcome », « Benvenuto » et autres « Willkommen » sur les pages d'accueil de ces panneaux.

Iront-ils jusqu'à retirer les plaques indicatrices bilingues des noms de rues du centre ancien et des lieux-dits de nos quartiers, voire les panneaux signalétiques d'entrée de ville ? Ce serait pour le moins cocasse si ce n'était dommage, lorsqu'on relève que nos voisins six-fournais ne semblent pas plus ennuyés que ça de n'avoir, à une frontière de leur commune avec la nôtre, qu'une indication de signalétique routière qui désigne leur terroir dans la seule langue provençale...

Je terminerai l'inventaire en notant qu'aucun conseiller municipal n'a reçu de délégation de la maire pour la promotion de la langue et la culture provençales, missions auxquelles s'étaient attelés avec efficience Miquèu Tournan (2008-2014), puis Cécile Jourda (2014-2018) et Claude Dini (2018-2020). Que pense de tout cela Monsieur Baviera qui est en responsabilité « de la promotion des traditions », une charge dont l'intitulé ressemble à celle que le président de la Région (Sud) Provence a confiée à Monsieur Vitel, naguère éphémère Seynois, vice-président du conseil régional délégué « à l'identité régionale et aux traditions », dont tout un chacun aura pu mesurer l'œuvre immense qui fut la sienne en ce domaine au cours des six ans de son mandat qui s'achève cette année, et auquel j'avais adressé en 2016 un courrier proposant sur ces questions une coopération Ville-Région... qui n'a jamais reçu de réponse ?

Pour parachever le grand gommage, il ne resterait plus à Madame la maire qu'à constater depuis son bureau que le drapeau qui côtoie sur le fronton de la mairie les emblèmes de La Seyne, de la République française et de l'Union européenne est celui... du dialecte provençal de la langue occitane. (*)

Et, sans tarder, à faire procéder à sa mise en berne. Ou à son retrait.

 

 

Jadis...

 

Demain ?...

 

( * ) : Explication sur l'excellent site Internet de la Société Vexillologique de l'Ouest

 

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
5 mai 2020 2 05 /05 /mai /2020 08:56

Que leurs parents choisissent ou pas de leur faire reprendre le chemin des écoles, ou qu'ils y soient contraints, beaucoup d'enfants auront traversé les interminables semaines de confinement, puis de déconfinement progressif, en passant de longues heures devant des écrans.

Tous les spécialistes l'affirment, et la plupart des adultes – et même des enfants – le savent, ce n'est pas une bonne chose pour nos plus jeunes concitoyens. Si on en doute, il suffit de lire, à partir de n'importe quel moteur de recherche, les innombrables articles qui traitent du sujet. Varier les plaisirs en passant de la lecture sur écran à la lecture de beaux livres ne peut qu'être une bonne chose. Mais toutes les familles n'ont pas cette possibilité à offrir à leurs enfants.

C'est pour y remédier que La Seyne s'est portée volontaire pour participer à une opération nationale appelée « 1000 livres pour la cité éducative »...

 

On pourra toujours se gausser et dire que La Seyne n'a pas oublié l'adage « Charité bien ordonnée commence par soi-même », mais il aurait été navrant que les enfants de la ville dont le maire est le président de Ville & Banlieue, l'association nationale d'élus qui est à l'origine du projet « 1000 livres pour la Cité éducative », en partenariat avec le ministère de la Ville et du Logement et l'association « Biblionef », reconnue par l'UNICEF, ne profitent pas de cette opportunité.

À partir de ce mardi, en effet, 1020 livres neufs et de haute qualité littéraire, choisis par les spécialistes de Biblionef et nos personnels territoriaux, sont distribués par des bénévoles volontaires de la mairie, de l'office d'HLM et des associations, à plus de 500 enfants repérés comme n'ayant pas de livres chez eux, relevant des secteurs bénéficiaires du dispositif « Cité éducative », c'est-à-dire de nos quartiers prioritaires de Berthe et du centre ancien.

La Seyne fait partie des dix premières communes de France à bénéficier de cette opération.

 

BRAVO, LES BÉNÉVOLES DE LA MAIRIE, DES HLM, ET DES ASSOCIATIONS ! (ET LES ÉLUS ACTIFS QUI FAITES ÇA SANS TAPAGE...)

 

 

 

Repost0
20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 13:31

C'était prêt à démarrer. L'épidémie de coronavirus en a décidé autrement.

Notre projet d'une semaine de sensibilisation à la langue et la culture provençales et occitanes des écoliers de l'école Toussaint-Merle, à Vignelongue, est reporté à la rentrée scolaire de septembre.

 

Le programme, résultant d'une coopération entre l'Éducation nationale, la Ville de La Seyne, l'association locale « Cèucle occitan dau pais de La Senha » et l' « Associacion per l'ensenhament de la lenga d'òc », visait à engager une expérience-test d'éveil à la langue et à la culture auprès d'écoliers. En escomptant un succès dans la perspective de l'élargir à d'autres écoles de la commune...

Un article du magazine « Aquò d'aquí » retrace cette initiative... qui n'est que partie remise.

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
5 octobre 2019 6 05 /10 /octobre /2019 15:19

C'est cette année à La Seyne que se tient, au centre culturel Henri-Tisot, le Forum d'Òc qui regroupe tous ceux qui, en Provence, et dans le reste de l'Occitanie, se battent pour la maintenance et la promotion de la langue d'Òc.

 

J'ai eu plaisir à les y accueillir, en leur transmettant le message ci-après...

 

 

 

« Dònas e monsurs, cars amics,

 

« Sigatz benvenguts a La Senha. E particuliaramènt dins lo quartier Berthe, lo mai vasta espàci de residèncis socialas dau despartamènt de Var, monte reston pauc mèns 12000 gènts.

 

« E es vertadieramènt un onor per nautrei de vos aculhir dins aqueste centre culturau Henri-Tisot, una dei darrièras realisaciens d'espàcis publics qu'avem fachas dins l'encastre d'un dei mai grands programas de renovança urbana de França.

 

« Es un renovelum qu'a consistat, despiei 2006 fin a-n-aquesta annada, en la demolicion de 862 lotjaments, qu'èron dins de torres vò de barras, e, segur, de la bastison d'autant, aquì e dins d'autreis caires et comunas d'alentorn, en la renovacion, notamènt energetica, de totei leis autreis, valènt-a-dire 2500 apartaments, e en la bastison de residèncis en acession a la proprietat, fin d'acreire la mescladissa sociala qu'avans n'i aviá quasì pas aicì.

 

« Fuguèron tanbèn la renovança ò la creacion d'espàcis publics, de carrièras, de vias pèr lei traspòrts colectius, de dralhas pèr lei biciclètas, per-ansin de dubrir aqueste caire populàri devers lo restant de la ciutat e la metropòla, de plaças urbanas, de jardins, d'ostaus e de luechs publics : escòlas, centres culturaus e sociò-educatius, estàdis e espàcis desportius.

 

« Vesetz qu'aquì – come autra-part – se pòu parlar d'urbanisma, de desvolopament sociau e economic deis caires populàris e, mai largamènt, de politica publica, en emplegant la lènga regionala.

 

« Es per nautreis mai que mai important, dins una comuna que seis estajans, despiei totjorn, e subretot lo mitan dau sègle 19ènc, ambé lo desvolopamènt de la construcion navala, son venguts de totei leis endrechs de l'Euròpa e dau monde, e, bessai mai qu'en d'autrei luechs, avèm besonh, sensa estre languissós, nimai folclorics ò en replec idèntitàri, d'aguer quaucarèn de se partejar. A passat-temps, lo parlar d'aici a agut aquèu ròtle.

 

« Es pr'aquò qu'assajam de lo faire viure dins la vida vidanta. Segur qu'aculhissèm leis associaciens de mantenènça e de promovènça de la lenga e la cultura provençalas e occitanas dins d'ostaus comunaus, de quau nòstr'ostau dau patrimòni, onte li dònon de cors de lenga, onte li fan de creaciens de musica, de dansa ò de tiatre, e que sostenèm de temps festivaliers coma nòstrei festas calendalas ò de rescòntres musicaus, encoraus e coregrafics, organizats per d'associaciens localas dinamicas : lo Pitchòt tiatre dau Mai, lei Cigalons senhenc, e encara nòstre Cèucle occitan dau pais de Senha.

 

« Mai assajam tanbèn de donar a legir la lènga provençala occitana dins la ciutat e la vida quotidiana.

 

« I a ansin, per eissemple, cada mès, una paja en lènga d'òc dins lo magasine municipau. Nostrei mediatècas son abonadas a d'unei publicacien en escrichura mistralènca ò en grafìa classica. Avèm estalat de panèus bilengues de signaletica urbana pèr lei noms de carrièras dau vielh centre de la ciutat, aquèleis de caires de la vila, e, de segur, ais entradas de La Senha. E leis informaciens utilas de la vida vidanta son escrichas en bilèngue sur les panèus lumenós que si trobon de pertot dins tota la vila. Aurièm vògut n'en faire mai e mielh, e avèm demandat pèr aquò una pitchòta ajuda finançala au Consèu regionau, que son capolier a pasmèns desenhat despiei 2015 un vici-presidènt encargat dei tradiciens e de l'identitat regionalas, mai avèm jamai obtengut de respònsa...

 

« Bessai qu'aquò auriá pogut atalèntar a quauquèi joines d'aprendre a parlar lo provençau, que, malurosamènt, n'i a pus gaire encò nòstre. I a pus nimai d'ensenhamènt de la lènga d'òc despuei d'anadas dins nòstreis escòlas, colègis e licèus senhencs, mau-grat lo fach que lo Rectorat èra d'acòrdi, fa d'aquò 3 ò 4 ans, pèr donar d'òras a-n-un professor tolonènc. E ara, ambé la refòrma dau licèu, crèsi que sarà fòrça mau-eisat d'obtenir quicòm. Crèsi que faudrià luchar. E sigatz assegurats que serèm ambé vautrei se decidatz d'agir vers aquest objectiu.

 

« Vaquì. Tot aquò es pas grand causa, mais cresetz bèn que fasèm çò que podèm. Es bessai pr'aquò qu'avetz chausit La Senha pèr vòstra recampada dau Forum d'Òc d'aquesta Region que, nautrei, li dison ni "PACA", nimai "Sud", mai naturalamènt... Provènça. E vos gramacejam pèr vòstra fisança.

 

« Pòdi pas demorar ambé vosautrei, que i a une bèla vida associativa au nòstre, amb'un molon d'acampadas, monte mi dèvi d'estre. Mi desencusaratz asseguramènt.

 

« Mai siatz aquì au vòstre. Bòna jornada. Bònas charadissas. Bòn travalh. E gramacì, veramènt, a tótei, pèr vòstra engajamènt encarat pèr la lènga e la cultura d'aicì. »

Repost0
Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
14 juillet 2019 7 14 /07 /juillet /2019 06:20

« Impressionnant, merveilleux, étonnant, fiers d'être Seynois...». De vive voix – et en diverses langues ! – de la part de ceux que j'ai croisés dans la foule, ou par textos jusque tard dans la nuit, nombre de Seynois et de visiteurs m'ont fait part de leur ravissement à l'issue de la soirée pyrotechnique, spectaculaire et musicale qui a épaté plus de 20.000 spectateurs sur notre Parc de la Navale.

Notre Fête Nationale se poursuit ce dimanche dans la solennité et la ferveur républicaine. Seynois, voisins et vacanciers nous feraient plaisir en suivant nombreux le défilé qui, dès 10 heures ce matin, nous conduira sur le port, de la Porte de la Rotonde aux Monument aux Morts, pour la cérémonie commémorative de notre chère République.

Nul doute que nos invités d'honneur, les maires et élus municipaux de Bizerte et Menzel Bourguiba (Tunisie), de Maardu (Estonie) et de Buti (Italie), quatre parmi nos huit villes jumelles ou amies, seraient honorés d'être entourés de nombre de nos concitoyens... 

 

J'ai naturellement transmis aux organisateurs les témoignages de satisfaction et les remerciements sincères dont on m'a fait part. Je tiens à adresser à mon tour mes vives félicitations à tous ceux de nos fonctionnaires communaux qui ont travaillé des mois durant pour préparer cet étonnant spectacle, qui l'ont fait vivre de mains de maîtres, l'angoisse au ventre que ne survienne un incident technique, et qui ont œuvré jusqu'au petit matin pour les rangements.

Il faut le savoir : sauf pour certaines prestations très spécifiques, cette féérie n'a pas été achetée à un opérateur commercial, nos finances fragiles ne l'auraient pas permis. Elle est l'œuvre d'agents municipaux aux rares compétences, toujours prêts à entreprendre des formations continues pour améliorer leur savoir-faire, passionnés et dévoués à l'action publique autant qu'artistes, créateurs et poètes. Ils ont donné une image exceptionnelle de la fonction publique.

Je n'oublie évidemment pas tous ceux qui ont vécu la soirée dans l'ombre et sans en profiter, tout occupés qu'ils étaient à en assurer la logistique et la sécurité en amont et aux abords du site du spectacle : pompiers, secouristes associatifs, volontaires de la réserve communale de sécurité, policiers municipaux et nationaux, cadres, agents et techniciens de la commune, personnels du service de communication qui a retransmis le spectacle en direct sur notre chaine de vidéo en ligne "leseynois TV"

Ni les commerçants de notre centre ville qui ont montré leur capacité à s'organiser pour compléter la fête et faire vivre la convivialité.

Ni naturellement nos concitoyens et visiteurs qui ont vécu la soirée dans la joie et l'émerveillement, tout en étant respectueux des bons usages civiques, aucun incident notable ne s'étant déroulé.

 

 

 

 

Repost0

Bienvenue !

 

Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

À propos de moi...

> Ma bio, vue par un copain...

> Ma généalogie sur geneanet

 

 

L'ACTION DES COPAINS

LE BLOG DES ÉLUS SEYNOIS DES GAUCHES ET DE L'ÉCOLOGIE
LE SITE DE MANON AUBRY, DÉPUTÉE EUROPÉENNE VAROISE

ET MES ENGAGEMENTS

CLIQUEZ SUR LA BANNIÈRE
LA CHAINE YOUTUBE DE GRS
LA PAGE FB DE GRS-Var
LE BULLETIN DE GRS-LA SEYNE

 

12 ANS POUR & AVEC LES SEYNOIS

NOTRE BILAN 2008-2020

CLIQUEZ SUR L'IMAGE