17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 03:45

Les journalistes du quotidien Var-matin n'ont pas exagéré avec les qualificatifs qu'ils ont employés pour rendre compte de la soirée de clôture de la quinzaine d'animations dédiées au centenaire du Pont de La Seyne.

« Magique », « grandiose », « en apothéose », c'est en effet ce que j'ai entendu tout au long de la soirée de samedi, alternant avec les « magnifique », « frisant la perfection »« féérique », « émouvant à donner la chair de poule et faire monter les larmes » et autres « hallucinant ». Et autant, en paroles ou par messages, au cours de ce dimanche, tant de la part de nos concitoyens que de celle de nos visiteurs.

Il s'en sera bien sûr certainement trouvé pour que ces avis ne fassent pas l'unanimité, mais je n'en ai pas croisé un seul.

Alors oui, franchement, après avoir drôlement tremblé, pendant des semaines, nos équipes, nos élus et les citoyens volontaires membres du comité consultatif des festivités peuvent souffler et être fiers du boulot accompli qui a ravi et ému quelque 20.000 grands et petits.

Merci, grand merci, vraiment, à Éric Marro, Pierre Poupeney, Florence Cyrulnik, Claude Astore et Jean-Luc Bigeard, nos élus en charge de la culture, des festivités, du patrimoine, de la police, de la voirie et de la prévention, à toutes les cadres et agents du service "événementiel" autour de Nicolas Bonnefoi, et de tous les services publics communaux qui ont coopéré pour assurer la logistique matérielle et administrative, la sécurité, l'information et la communication, et les animations et spectacles du « in » et du « off » de cette folle quinzaine.

 

MERCI, GRAND MERCI, LA SEYNE !

Merci, grand merci à ceux qui ont assuré la circulation, la préparation, le rangement et le nettoyage du Parc de la Navale, du centre ancien et du port, aux bénévoles et salariés des associations, aux sociétés et commerces qui ont soutenu et joué le jeu, aux pompiers et secouristes, au service municipal de prévention des risques, à la préfecture et la police nationale, qui, en excellente coopération avec nos policiers municipaux très investis, ont assuré la prévention, la protection et la sécurité des personnes et des biens.

Merci, grand merci, à tous ceux que j'oublie de citer qui, d'une façon ou d'une autre, ont apporté leur contribution à ces temps forts de fête et de convivialité, d'histoire et de mémoire, qui resteront sans nul doute dans les annales des grands moments de La Seyne.

Et merci, grand merci bien sûr aux milliers de Seynois, voisins et vacanciers qui, du 30 juin au 15 juillet, ont compris et respecté les contraintes qu'imposent les temps à risque que nous traversons, mais surtout goûté si nombreux à ces moments d'exception, manière aussi de rendre hommage à ceux qui ont péri ou ont été affreusement meurtris en d'autres moments et lieux festifs, et d'envoyer, ce faisant, un message de vie, d'espoir, de liberté et de fraternité à la face de tous les sinistres inhumains du Monde.

 

 

3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 07:09

Bien sûr, ce diable de mistral a un peu gâché la fête en contraignant à supprimer certains des événements prévus dans le cadre de la quinzaine dédiée au centenaire de notre Pont, mais le week-end aura été riche en temps de loisirs et de convivialité.

Du franchissement de la Porte principale des chantiers par les "anciens" et plusieurs centaines d'enfants ayant bénéficié des "classes de mémoire de la navale" à la visite du "tunnel de containers" retraçant l'histoire de la construction des bateaux, en passant par des expositions et des spectacles divers, l'ouverture de la "boutique du Pont" et plusieurs temps forts en présence des délégations venues d'une partie de nos "villes amies", Berdiansk (Ukraine), Buti (Italie) et Maardu (Estonie), les trois premières journées d'animations, que nos services communaux et plusieurs associations ont offertes avec brio malgré un budget très contraint, auront ravi bien du monde.

Les quelques photos que je publie parlent d'elles-mêmes. Et devraient inciter nos concitoyens et nos visiteurs à profiter pleinement des événements (programme ICI) qui rythmeront la vie de La Seyne jusqu'au point d'orgue du 14 juillet...

Le vieux Pont revivrait-il une nouvelle jeunesse ?...
L'inauguration du "tunnel de mémoire"...
La boutique des 100 ans du Pont a ouvert ses portes
Lancement des festivités...
La "chorale de la mer" pour accueillir les délégations des "villes amies"
Avec les maires de Berdiansk et Buti et le jeune président du conseil des étudiants de Buti
Louis Correa, conseiller municipal aux associations et jumelages, remet le "Pont d'honneur" à présidente de la Chorale de la Mer
L'expo des anciens de l'Atelier Mécanique
L'inauguration de l'expo

 

25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 06:01

Elle ne vous conduit « qu'à » 40 mètres au-dessus du niveau de la mer ! C'est deux de moins que la plateforme panoramique installée en haut du Pont des chantiers auquel il ne fallait tout de même pas faire de peine, surtout à l'occasion de son centenaire.

La famille Calmarini, qui depuis des générations participe à l'animation de notre beau quartier balnéaire, est décidément bien entreprenante pour avoir investi dans une étonnante grande roue installée au cœur de son parc de loisirs des Sablettes.

Ce n'est pas un manège comme les autres. C'est un formidable moyen de découvrir le patrimoine naturel, maritime, littoral, historique et urbain, depuis les monts toulonnais et notre Rade jusqu'à l'horizon du large qu'on appelle chez nous « la Grande Mer », en posant de surcroît un regard inédit sur le patrimoine architectural classé du hameau des Sablettes reconstruit par le célèbre Fernand Pouillon au lendemain de la seconde guerre mondiale.

 

UNE GRANDE PETITE SŒUR POUR NOTRE VIEUX PONT

C'est d'autant plus vrai que le voyage dans les airs pourra s'accompagner d'une application pour smartphone permettant de visualiser et d'en savoir plus sur les lieux remarquables qu'elle permet de dominer.

Un heureux complément, donc, dû à l'initiale privée cette fois, à la même démarche que celle, publique communale, qui a présidé à la préservation et transformation de notre Pont historique de la construction navale dont on fêtera les 100 ans dans quelques jours, et pour une quinzaine. Avec les deux, situés de part et d'autre de nos barrières visuelles collinaires, pas un centimètre carré du grand patrimoine du tour de la Rade ne pourra plus échapper aux regards de nos concitoyens et de nos visiteurs.

 

UN PLUS POUR L'APPROPRIATION DE NOTRE SITE PATRIMONIAL REMARQUABLE 

Et, s'il est des grincheux — et il va y en avoir — qui jugeront que cette infrastructure de métal fait tâche dans le paysage du site patrimonial remarquable censé protéger, voire sanctuariser, notre littoral allant de Balaguier aux Sablettes, je les rassure en leur indiquant tout de suite qu'elle ne sera là que pour la période estivale.

Et qu'il est un autre endroit, non loin de chez nous, également reconstruit par Fernand Pouillon avec la même pierre blonde du Gard, et pareillement classé, où une autre plus grande roue, de 55 mètres de diamètre, est en place à demeure sans que ça ne chagrine quiconque.

Nautrei que partejam ambé nòstrei veisins sieis-fornencs una Nòstra-Dòna-de-Bòna-Garda, fuguesse mai bèla, mai vielha et mai majestuosa que la sieuna, s'anam pas se la laissar contar pèr lei Marsilhès, que, Bòna Maire !!! ( * )

___________________________________________

( * )Traduction de la dernière phrase en provençal occitan : Nous qui avons en partage avec nos voisins six-fournais une plus belle, plus ancienne et plus majestueuse Notre-Dame-de-Bonne-Garde que la leur, on ne va tout de même pas se la laisser conter par les Marseillais, qué, Bonne Mère !!!

23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 06:19

S'il n'était qu'une occasion d'acheter l'édition du jour du quotidien régional « La Marseillaise », c'était bien celle de ce jeudi.

On y trouvait un encart entièrement consacré aux 100 ans de notre "Pont" seynois, avec son histoire, de belles images, des témoignages d'anciens de "La Navale", des articles sur les associations qui concourent à conserver et promouvoir la mémoire de nos anciens chantiers.

Et, bien sûr, le programme, conçu par nos concitoyens et nos services communaux dans le cadre du comité des festivités que nous avons mis en place il y a quelques mois, des événements culturels et de détente festive qui, du 30 juin au 14 juillet, marqueront le centenaire de notre "signal mémoriel".

Ce n'est pas dans mes usages de reproduire un journal, mais je ne résiste pas à l'envie d'inviter les visiteurs de mon blog à télécharger cet encart et le feuilleter en cliquant ICI ou sur l'image qui illustre cet article.

Tout en invitant chacun à lire la presse régionale, Var-matin et La Marseillaise, et à la soutenir... car elle en a bien besoin et participe, par l'information locale, à la vie démocratique du territoire.

4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 13:57

Ces photos parlent d'elles-mêmes. Le faire ensemble, la coopération, l'ouverture aux autres, l'appropriation collective et solidaire de l'environnement urbain, étaient ce samedi au rendez-vous.

De vendredi soir, avec l'inauguration du jardin solidaire de Berthe, à ce dimanche où de nombreuses animations ont été proposées au Domaine de Fabrégas autour de la remise des prix des jardins et balcons fleuris, en passant, samedi, par le baptême du jardin partagé "Lei banquèto" en plein cœur de ville, des initiatives chaleureuses sur le thème de "La nature en ville" et des décorations végétales égayant la rue Baptistin-Paul, La Seyne aura vécu au rythme des "Rendez-vous aux jardins", organisés cette année sous le thème des "Jardins en partage".

 

En parallèle, samedi, sur "l'Esplanade marine", le très dynamique Comité d'intérêt local des Mouissèques organisait sa désormais traditionnelle fête de quartier, largement ouverte à toute la population seynoise et à nos visiteurs.

Encore un beau témoignage du vivre ensemble, dans un quartier complètement bousculé par les constructions neuves depuis dix années, où la vie associative sait avec bonheur créer les occasions de l'intégration des milliers de nouveaux venus qui s'y sont installés.

 

Oui, à La Seyne, tout au long de ce week-end, la chaleur humaine a largement supplanté l'autre chaleur, presque caniculaire, que le printemps nous impose.

Le partage, l'échange, la convivialité, le respect mutuel, toutes générations, cultures, quartiers, origines, statuts sociaux confondus, quels beaux remèdes préventifs contre les obscurantismes qui mènent à la folie barbare qui m'a, une fois de plus, hélas, conduit à faire mettre en berne sur notre port "l'Union Jack", le drapeau du Royaume-Uni, en signe de la solidarité compassée des Seynois avec leurs frères d'Outre-Manche.

Question fraternité humaine, un tel week-end vaut bien plus que le portique humiliant sous lequel le Conseil régional a choisi de contraindre de passer pour gâter l'accueil de nos concitoyens et visiteurs à leur descente de train en gare de La Seyne ! Mais, bon, aujourd'hui, il a été enlevé. Ouf !

 

22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 09:33

Comme nous le faisons déjà depuis des années pour d'autres aspects de la vie communale, tels que les mobilités et stationnements, la gestion de l'eau ou les temps des enfants, j'ai demandé à Pierre Poupeney, conseiller municipal chargé de la démocratie locale, de la laïcité et de l' « appropriation citoyenne des animations et festivités », de mettre en place un Comité consultatif des fêtes.

 

UN "PLUS" À NOTRE DÉMARCHE DE DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE

Il s'agit de conforter ce que nous faisons déjà avec les conseils de quartiers et les comités d'intérêt local : permettre qu'à travers des citoyens engagés, motivés, dont la liste n'est d'ailleurs pas fermée, le programme des grands événements de l'année soit imaginé, préparé, discuté, co-élaboré pour dynamiser la ville.

Désormais, le sens populaire de la fête, le lien encore plus étroit avec les citoyens, notamment au travers du tissu associatif, aura son conseil de citoyens, sorte de comité d'usagers.

 

FÉDÉRER POUR MIEUX DYNAMISER

La seconde raison de la création de ce comité, c'est de mieux fédérer les énergies, à l'échelle de la ville, pour relancer les événements festifs. Pour retrouver un élan, un esprit de fête populaire, que les questions de sécurité et la faiblesse des moyens ont mis à mal ces derniers mois, voire ces dernières années.

 

UN PREMIER CHANTIER POUR LE COMITÉ : UNE ANNÉE DÉDIÉE... AU PONT

En 1917, la société Daydé achevait la réalisation du pont des chantiers navals de La Seyne. C'est l'année des premiers essais pour une mise en activité définitive en 1920.

Divers noms ont été attribués au pont par les travailleurs des chantiers eux-mêmes et la population seynoise, et certains subsistent encore dans les conversations : pont basculant, pont levant, pont transbordeur...

Quoiqu'il en soit, sachez que sur les plans originaux de la société Daydé, le terme technique employé est « Pont levis ». C'est évidemment le « pont des chantiers navals ». Et nous le nommons désormais le plus souvent « le pont de La Seyne ». On peut tout de même pas dire « la tour », même s'il a été définitivement figé verticalement !

Aujourd'hui érigé en tour, donc, il est devenu l'emblème de La Seyne. Notre petite tour Eiffel à nous, notre « signal », comme on dit d'un signal architectural.

 

UNE ADRESSE POUR PARTICIPER...

Nous appelons toutes les associations, citoyens, entreprises, commerçants à nous joindre à cette adresse courriel : 100ans-du-pont@la-seyne.fr 

A cette adresse, les Seynois pourront demander à ce qu'un événement convivial, social, solidaire, sportif, culturel qu'ils organisent depuis longtemps ou pour la première fois, soit « labellisé » : « 1917-2017 : les 100 ans du pont de La Seyne ». Ils pourront également se faire connaître pour participer aux festivités programmées par la ville et le Comité consultatif et recevoir régulièrement des informations.

Mais je laisse un peu planer le suspens. J'en dirai plus à l'occasion des traditionnels vœux que j'adresserai début janvier à notre population...

En attendant, j'invite ceux des visiteurs de mon blog qui ne les connaissent pas à admirer les magnifiques photographies du pont que Philippe Da Prato a mises en ligne sous forme d'une vidéo... et à qui je me suis permis de dérober l'une de celles qui illustrent cet article, et que je peux évidemment retirer s'il me le demande...

6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 06:43

Ce dernier samedi a été lancée au Fort Napoléon la trente-et-unième édition des Fêtes calendales, manifestation culturelle initiée par la dynamique association Lei cigaloun segnen, valorisant les traditions, la culture, la création et la langue de la Provence et de La Seyne.

Avec Cécile Jourda, conseillère municipale déléguée à l'identité provençale et occitane, nous avons remercié l'ensemble des partenaires associatifs et publics qui s'investiront jusqu'aux fêtes de Noël pour offrir à nos concitoyens et visiteurs un beau panel de spectacles, conférences, visite de crèche animée, et autres découvertes de produits de tradition. Et nous invitons le maximum de personnes à y passer un moment, tant nous sommes certains qu'elles ne le regretteront pas.

Dans mon propos inaugural - en langue régionale - j'ai rappelé la volonté municipale de soutenir de telles initiatives, mais aussi de promouvoir l'usage du provençal dans « la vida vidanta », c'est-à-dire la vie de tous les jours.

L'occasion m'est donnée de publier le courrier que j'ai adressé à Philippe Vitel, député LR du Var et vice-président du Conseil régional de Provence Alpes Côte d'Azur chargé des traditions et de l'identité régionale, pour solliciter l'appui de la collectivité régionale pour que nous poursuivions nos efforts en ce domaine...

 

« Monsieur le Député - Vice-président,

« Ainsi que je vous l'ai exposé à l'occasion d'une rencontre peu de temps après votre installation dans vos fonctions de vice-président de la Région Provence Alpes Côte d'Azur délégué aux traditions et à l'identité régionale, je souhaite formaliser par la présente ma demande d'un partenariat financier régional pour faire vivre notre langue locale dans la vie courante de la commune de La Seyne-sur-Mer.

 

LA SEYNE FAVORABLE À LA CHARTE EUROPÉENNE DES LANGUES RÉGIONALES

« Depuis 2008, nous essayons en effet de mettre en œuvre, à l'échelon local, au moins deux des 98 paragraphes de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, que la France a signée en 1999 mais certes pas ratifiée à ce jour :

« - l'emploi ou l'adoption, le cas échéant conjointement avec la dénomination en français, des formes traditionnelles et correctes de la toponymie dans les langues concernées ;

« - à encourager et/ou à faciliter la publication d'articles de presse dans les langues concernées, de façon régulière.

« Nous avons ainsi d'ores et déjà pu, par exemple, en matière d'identité linguistique et culturelle :

« - soutenir par des subventions et mises à disposition de locaux les initiatives associatives de cours de langue, l'un avec un support graphique provençal mistralien porté par Lei cigaloun segnen, l'autre avec un support de graphie dite "classique" de l'occitan provençal porté par Lo cèucle occitan dau païs de La Senha ;

« - obtenir l'accord du Rectorat de l'Académie de Nice pour la réouverture d'un cours de langue régionale au lycée Beaussier ;

« - conforter, développer ou créer des initiatives permanentes et événements de promotion de la langue et la culture, comme le festival Rescontre, le rassemblement de bateaux La Sagno tradition ou les Fêtes calendales, ainsi que la réalisation de petits films mettant en valeur par exemple en valeur notre activité portuaire provençale.

 

PROMOUVOIR L'OCCITAN PROVENÇAL DANS LA VIE QUOTIDIENNE

« Mais nous nous efforçons également de faire vivre la langue dans la vie courante, comme vecteur de développement du sentiment d'appartenance à une communauté sociale et culturelle, dans une commune que vous savez riche de sa diversité d'origines, et nous avons ainsi pu :

« - publier dans chaque numéro du magazine municipal et sur le site Internet de la ville une page rédigée en occitan provençal, en alternance en graphie classique et en graphie mistralienne, traitant de sujets d'intérêt général ;

« - diffuser des informations bilingues sur les panneaux lumineux d'information locale ;

« - doubler la signalétique de l'entrée de zone agglomérée, des lieux-dits et des noms de rues du centre ancien de La Seyne par des plaques, indiquant dans les deux graphies leurs noms actuels ou anciens en occitan provençal.

« C'est pour accroître et développer ce dernier volet de nos initiatives que je souhaite obtenir un soutien financier régional, destiné à couvrir tout ou partie du surcoût de réalisation de plaques signalétiques routières directionnelles dans la langue nationale et la langue régionale, ainsi que cela existe en d'autres endroits, à l'image de la photographie ci-jointe prise en Bretagne.

« Notre conseillère municipale déléguée à l'identité provençale et occitane, Cécile Jourda, et moi-même demeurons à votre disposition pour évoquer avec vous cette requête, et vous remercions de la bienveillante attention que vous pourrez y prêter.

« Je vous prie d'agréer, etc... »

 

 

30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 05:18

On me dira à juste titre qu'il y a, par les temps qui courent, d'autres chats à fouetter que d'évoquer le nom de notre Région, celle des "Pacaliens", comme je l'ai souvent entendu, ces résidents de la "PACA" que les deux derniers présidents, Vauzelle et Estrosi, prennent bien garde à ne pas qualifier ainsi, usant et abusant de leur salive et de leur temps précieux pour parler des "Provençaux, Alpins et Azuréens", gens de "Provence-Alpes-Côte d'Azur".

Il faut dire qu'il ne fallait vexer personne des cinq millions d'habitants lorsqu'on a baptisé la Région. Diable ! Paul Arène, poète du XIXe siècle, n'a-t-il pas posé à Sisteron la borne-frontière de la région en qualifiant la ville de "Porte de la Provence" ? Juste au nord de la cité-forteresse, à Ribiers, Mison ou Valernes, on serait donc Dauphinois, ou Ostrogoths, donc Italiens, comme au temps de Théodoric le Grand ? Et les autres, loin au Levant, de l'autre côté du Var, fleuve-frontière jusqu'en 1860, ils seraient Savoyards ou Sardes, comme ils le furent jadis, avant qu'un Dijonnais n'invente en 1897 le toponyme de Côte d'Azur (du persan Lazward, via l'arabe Lazaward, ce qui ne doit pas faire rigoler certains identitaires nissarts, bien connus pour leur esprit ouvert et accueillant aux gens d'outre-Méditerranée...) et, par voie de conséquence, deviennent des... Azuréens au début du XXe ?

 

J'AURAIS AUTANT AIMÉ QUE NOUS SOYONS... PROVENÇAUX, MAIS BON...

Franchement, on l'aurait appelée simplement Provence, notre région, ça aurait fait l'affaire, me semble-t-il. On y parle en tous lieux une même langue, celle d'oc, déclinée dans des dialectes, le provençal un peu partout et le vivaro-alpin dans une partie des Hautes-Alpes et des Alpes-Maritimes, eux-mêmes parlés un peu différemment selon les endroits. C'est aussi une partie de l'ancienne Provincia Romana, qui courait de Nikaia à Tolosa et de Telo Martius à Valentia, et, pas plus que nous n'avons, comme les Aquitains et les Auvergnats, à être vexés que la nouvelle Région voisine, à l'ouest, ait choisi ces jours derniers de s'emparer du terme Occitanie qui nous appartient aussi, ou que les Catalans de la Région Occitanie se sentent oubliés, les Alpins du nord et les Azuréens de l'est de chez nous n'en auraient sûrement pas fait une maladie.

Comme disent certains, quand je dis tout ça, je ne dis rien. Mais je le dis quand même. Parce que ces jours derniers, le Conseil Régional de... PACA a voté une délibération pour favoriser le bilinguisme dans nos six départements. Et c'est une bonne chose. Mais ça, ça peut se traduire de plusieurs façons. Et c'est donc la suite qui reste à surveiller.

 

FAVORISER LE BILINGUISME, D'ACCORD, MAIS...

Ou bien, en effet, on favorise ledit bilinguisme au travers d'un "folklorisme" poussiéreux, mettant sous cloche la langue d'oc dans ses divers parlers d'ici, exposée dans des musées, façon farandole et galoubet, fût-ce sous des projecteurs.

Ou bien on soutient l'usage de la langue dans la "vida vidanta" ( * ), c'est-à-dire dans l'espace public, comme nous essayons de le faire à La Seyne, sous l'impulsion de notre élue déléguée, Cécile Jourda, avec une page du magazine municipal "Le Seynois" et sur son site Internet, pour parler de tout et pas seulement de "provençalité", avec un soutien à la culture vivante et l'apprentissage de la langue, avec l'usage de l'occitan provençal dans l'information sur les panneaux lumineux urbains, ou avec des plaques de rues du centre-ville mentionnant les noms historiques traduits, ou avec de la signalisation bilingue sur les panneaux routiers en entrée de ville et la signalétique des quartiers et lieux-dits.

 

UN ALLIÉ À LA RÉGION POUR LE BILINGUISME DANS LA VIE SEYNOISE ?

La Région PACA s'est dotée d'un vice-président délégué... à l'Identité régionale et aux traditions. Il s'agit du député LR toulonnais Philippe Vitel, un temps conseiller municipal d'opposition à La Seyne. Alors, parce que, notre histoire locale nous a appris que, jadis, aux côtés du français, langue de la République, le provençal, alors couramment parlé, a été un formidable vecteur d'intégration des milliers d'étrangers venus travailler chez nous, et que notre ville demeure une terre d'accueil où tous les moyens sont utiles pour favoriser l'harmonie entre ses citoyens, natifs ou nouveaux venus, je crois qu'il nous faut le solliciter pour que le Conseil régional aide la commune à financer un petit plan, pluriannuel et peu coûteux, de "bilinguisation" de l'espace public communal...

Je ne crois pas que ça nuise à l'unité de la République, une et indivisible. Je suis même certain du contraire.

Òsca !!! ( ** )

 

___________________________________________________

( * ) : La vie quotidienne en occitan - prononcer [vido: vidanto:]

( ** ) : Hourra ! en occitan - prononcer [o:sko:]

Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 03:49

Nous avons ce samedi inauguré la dix-septième et dernière édition du festival de cirque contemporain "Un printemps dans les étoiles", qui avait succédé il y a deux ans à "Janvier dans les étoiles".

Effet collatéral, pour ne pas dire direct, des baisses des dotations de l'État aux collectivités et de ses propres crédits au ministère de la culture, les soutiens de la direction régionale des affaires culturelles et du conseil régional se sont étiolés année après année.

Et l'association "Théâtre Europe" a dû choisir, après plus de trente ans d'investissement dans le théâtre et l'activité circassienne, de renoncer à cette manifestation qui concourait à la renommée de La Seyne, tout en poursuivant une activité locale.

Le propos que j'ai tenu à cette occasion...

 

« Mesdames, Messieurs,

« Cette 17ème édition du festival, Janvier puis « Un printemps dans les étoiles », sera, sous cette forme, le dernier.

« J’aimerais pouvoir dire "le festival se meurt, vive le festival !" Las, ce vœu ne peut dépendre de ma seule décision car, pour filer la métaphore, Le roi est nu.

« Vous connaissez la situation financière de la ville, je n’y reviendrai pas, sauf pour vous dire que je suis plus que jamais combatif pour qu'elle s'en sorte, et que n'en déplaise aux Jocrisses, je suis et je reste à la manœuvre.

« Pour nous, l’accompagnement de cette manifestation a été un défi.

« D’abord une création ex nihilo en 1999 puis, après les succès, vînt la course aux financements, l’obtention, justifiée, du label pôle national et ses espoirs d’accompagnement par l’Etat… espoirs déçus.

« Enfin, la survie parce que les arbitrages ne sont pas favorables.

« Quelle est la part de coterie, de restrictions, de politique ? Nous ne le saurons pas.

Ce qui est sûr, et vous l’avez rappelé Mme la Présidente, c’est que la Ville a toujours, toujours, apporté son soutien. Ce n’est malheureusement pas suffisant, on le voit aujourd’hui.

« Rassurez-vous, le cirque contemporain, les activités circassiennes, resteront dans les préoccupations de la Ville. Sa poésie, le champ qu’il ouvre à toutes les formes de narration, musicales, chorégraphiques, scéniques, littéraires, restent l’espace singulier, circulaire ou frontal, où s’exprime et s’épanouit la création, distillant rêves, exploits, émotions et pensées réflexives.

« Ça, c’est pour le plus grand plaisir de tous, petits et grands. Mais pas seulement, les professionnels aiment à se retrouver et réfléchir à l’enrichissement de leur art. Ce festival portait cette réflexion en organisant tables rondes et séminaires.

« Alors, comment en est-on arrivé là ?

« L’argent ! Trivialement, l’argent manque. L’argent public en particulier, celui qui doit garantir la pluralité, la liberté, la création… il se dérobe.

« Pourtant, la richesse existe ; elle est bien mal répartie. Chacun devrait méditer ce qu’écrivait Francis Bacon, le philosophe du XVIe siècle, « l’argent, comme le fumier, ne fructifie que si on prend soin de le répandre ».

« Le peu qui reste dévolu à la culture est employé à contraindre, à circonvenir, à séduire. La culture n’est pas séduction mais encouragements, apprentissages, éducation.

« Connaître et savoir pour reconnaître et respecter. La culture, c’est l’entrée dans le domaine du sensible, des émotions. C’est l’altérité, la différence ; c’est la critique et la proposition, c’est bien pourquoi les dictatures la musellent et les extrémistes la détruisent, la dynamitent.

« Prenons garde, les restrictions sont l’actualité. Un monde s’éteint, celui des insouciances heureuses. Il est remplacé par celui des requêtes d’ordre et de sécurité. Le cirque est une allégorie réussie de la richesse du brassage des cultures, de la richesse du partage, il n’est de richesse que dans les hommes.

« Les consciences relèvent la perte générale de sens, nous allons mieux, plus loin, plus longtemps mais inquiets et tristes… et toujours plus repliés sur nous-mêmes.

« Je m’emploie à ce que cette tendance ne soit qu’une parenthèse à La Seyne.

« Pour l’heure, je regarde le présent et le festival qui s’ouvre et je me réjouis d’avoir, contre beaucoup, contribué à la tenue de cette manifestation laboratoire et libératoire.

« Beaucoup de festivals ont disparu ces deux dernières années partout en France, souvent sans tambours ni trompettes, hors saison.

« Nous prenons les devants,… Nous n’avons pas démérité, au contraire.

« C’est pourquoi en parlant de trompettes, j’embouche celles de la renommée pour remercier Théâtre Europe, salariés et bénévoles, pour leur engagement depuis 30 ans à La Seyne. Ils ont œuvré à élargir le champ des possibles, de l’action théâtrale et du cirque contemporains.

« Mes remerciements vont aussi aux agents communaux, qui se donnent avec cœur et talent, les services de la culture et de l’événementiel.

« Je remercie les artistes et le public, Seynois de toujours ou Seynois d’un jour, qui continue de croire que la culture n’est pas un bien de consommation ordinaire mais qu’elle est échanges entre vivants.

« Vive le spectacle vivant. Bon festival. »

Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 03:53

Ça tire à sa fin. Depuis la fête de la musique les 20 et 21 juin, jusqu'à cette fin du mois d'août, il ne se sera guère passé de journée sans que La Seyne ne s'anime en ses divers lieux de vie.

Fête de la Navale, représentations de fin d'année scolaire, Esprit musique place Martel-Esprit, Matinées festives place Laïk, ​Apéritif musical place Daniel-Perrin, Rencontres du patrimoine puis Moments Fort au Fort de Balaguier, Mercredis de l'été au Clos Saint-Louis, Festival cubain Bayamo, feux d'artifice de la ville et des commerçants du sud, animations des commerçants du centre, dont les soirées Fêtes de la mer avec leurs Villages des pêcheurs, Soirées au parc, à La Navale, Théâtre d'improvisation place Bourradet, Nuits des Sablettes au parc Braudel, festival Notes d'été au Fort Napoléon, aves ses aubades de musique classique place Bourradet, ou Festival du Pacifique aux Sablettes, tout ça — et bien d'autres initiatives communales ou associatives — aura rythmé nos matinées et soirées estivales.

 

CULTURE ET ÉVÉNEMENTS POUR REDYNAMISER LE CENTRE ANCIEN

Je retiendrai essentiellement deux choses de cette saison d'été. On l'aura relevé à la lecture de cette liste un peu rébarbative, il y en aura eu pour tous les sites de la commune.

Mais je tiens à remercier les organisateurs de leur effort à systématiquement décliner leurs animations et spectacles de telle sorte qu'ils quittent leurs lieux habituels pour "descendre" dans les rues et sur le places du centre ancien, tant en matinée, aux moments où les chalands sont nombreux, qu'en soirée, aux heures où l'activité du cœur de ville est au ralenti, contribuant ainsi à la redynamisation cette partie historique de la commune.

 

LE CONSERVATOIRE DE MUSIQUE EN SYMBIOSE AVEC LA VILLE

Je veux en second lieu saluer l'implication coopérative des services communaux, pilotés par les équipes dépendant de la délégation d'Eric Marro, adjoint au maire en charge de la culture et de l'événementiel, soutenues par celles de bien d'autres services, de la police municipale qu'anime Claude Astore, des sports sous la houlette de Marie Bouchez, du centre-ville avec Joëlle Arnal, et des activités économiques et commerciales avec Anthony Civettini. Et tous les autres, bien sûr. Mais aussi les nombreuses associations culturelles ou commerciales porteuses de projets.

Avec une mention toute particulière pour le Conservatoire national à rayonnement régional, notre ancienne école de musique communale, dépendant depuis une dizaine d'années de la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée, dirigée par la dynamique Christine Reggiani qui a bellement confirmé sa volonté d'ouvrir cet équipement culturel à son environnement urbain.

Je ne peux pas passer sous silence, pour illustrer ce bon choix, son implication pour la fête de la musique, avec l'organisation des auditions de fin d'année en plein air, devant 400 personnes, sur les tréteaux de Bourradet du centre-ville, jusqu'à près de minuit, avec le renfort d'élèves musiciens et professeurs d'autres sites comme Toulon, Hyères ou Six-Fours, avec des écoliers ayant bénéficié de cours de chant choral et de percussions accompagnés par des enseignants du Conservatoire, ou encore avec une battacuda des classes de percussions dans les rues de la vieille ville.

L'an prochain, il y aura cinquante ans qu'aura été fondée notre école municipale de musique. J'ai validé l'idée d'une commémoration de ce demi-siècle d'enseignement musical, de danse, de théâtre et de cirque à La Seyne. Et je pressens déjà de jolis temps de spectacles transdisciplinaires et de convivialité pour le bonheur de tous.

Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités

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Marc VUILLEMOT
Maire (PS) de La Seyne-sur-Mer
Vice-président de l'agglo de Toulon

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