13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 03:59

l_impasse.jpgC'est au fond de l'impasse. Et c'est d'ailleurs comme ça que ça s'appelle. L'Impasse. C'est dans les locaux d'une ancienne entreprise, sous-traitante des chantiers navals. C'est loué à une association de jeunes artistes qui y a réalisé un bel aménagement pour que ça devienne un café-concert, un lieu d'expositions, de spectacles, de création, d'échanges. De vie, quoi.

J'invite les visiteurs de mon blog à jeter un œil sur leur page de l'Agenda culturel du Var ou sur leur page facebook.

Or, ça râlait un peu, ces derniers temps, du côté de tous ces bénévoles engagés pour la promotion artistique et culturelle populaire, au beau sens du terme. La commission de sécurité venait de passer et n'avait pas pu accorder un avis favorable car quelques points d'aménagement n'étaient pas complètement conformes. Et les membres de la commission de sécurité, ce ne sont pas des rigolos qui font dans l'à-peu-près !

Mais les équipes de ces techniciens auraient pu s'en tenir là, genre... "On reviendra quand ce sera dans les clous !". Mais elles ne s'en sont pas tenu là. Voulant prendre leur part dans la réussite de l'aventure collective de ces passionnés pour eux-mêmes et pour les autres, ils ont accompagné la recherche de solutions concrètes et, ça y est, on va voir le bout... de l'impasse.

Je ne dirai jamais assez aux acteurs associatifs combien leur engagement désintéressé est un facteur essentiel de la vie seynoise. Et aux fonctionnaires combien est belle l'image qu'ils donnent du service public républicain lorsqu'ils s'engagent dans une démarche de projet, en accompagnement de l'initiative citoyenne.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 05:02

130629 feu artifEncore un week-end de bel investissement des associations, des services communaux et des acteurs économiques, ces vendredi et samedi. Malgré les difficultés financières, nos concitoyens rencontrés au gré de nos balades dans les lieux de la ville où se déroulaient une multitude d'animations de qualité étaient unanimes pour nous dire que nous avons bien fait, il y a cinq ans, de redonner vie à un événement qui, depuis plusieurs décennies, était tombé dans l'oubli. Une simple fête de la ville, qui, jadis, était une sympathique fête foraine se déroulant début juillet, et que, pour sa renaissance, nous avons fixée au dernier week-end de juin, car c'est le 29 juin 1889 que La Seyne est devenue La Seyne-sur-Mer par décret ministériel. Une manière de marquer que c'est bien de ses 25 kilomètres de littoral que notre commune s'est forgé son développement historique et avance vers son avenir.

 

COEUR HISTORIQUE : LA FÊTE DANS LA FÊTE

130629 passage porte-copie-1Outre ce qui est désormais traditionnel, le passage de la porte principale des chantiers suivi de son pique-nique sur le Parc de la Navale avant le feu d'artifice de clôture, la myriade de petits lieux d'expression et de création, les spectacles de rue, pour écouter de la musique, de la chanson, danser, découvrir des oeuvres artistiques, permettre aux petits et grands de se détendre, se restaurer de produits de la mer au village des pêcheurs, cette année aura été l'occasion de voir naître une fête au cœur de la fête : celle du quartier du centre ancien, organisée par les citoyens investis dans le conseil de quartier, les commerçants et les associations.

Et apportant la preuve du potentiel formidable du cœur de notre cité et de ceux qui y vivent et le font vivre, loin des clichés véhiculés par les grincheux qui semblent prendre un malin plaisir à n'y voir que marasme et insécurité. Bravo à eux qui ont jalonné de leurs belles initiatives la route de la reconquête de La Seyne historique.

 

UN PATRIMOINE HISTORIQUE À VALORISER : BONAPARTE ET LES SOLDATS DE L'AN II

130629_an_2.jpgCe fut aussi l'occasion de célébrer le 220ème anniversaire de la libération de la rade de Toulon occupée par les flottes anglaise et espagnole par un certain capitaine d'artillerie, Bonaparte, depuis les forts d'Ollioules et de La Seyne, pour sauver la République française balbutiante, mise à mal par les aristocraties contre-révolutionnaires de toute l'Europe.

Une animation d'une troupe de soldats de l'An II costumés au Fort Napoléon a ouvert la voie d'une mise en valeur de ce volet de notre histoire et de notre patrimoine que nous devrons développer et exploiter, pour la mémoire des valeurs qu'il représente comme pour le soutien à notre économie touristique. Là aussi, chapeau aux associations "L'Aurore de la République" et "Le chant du départ", et à Henri Ribot, historien local de talent qui nous a contés les faits.

 

LES VILLES AMIES DE LA SEYNE AVEC NOUS DANS LA FÊTE

130629_alessio_lari.jpgEt, comme nous avions accueilli l'an dernier Georgy Bystrov, maire de notre ville jumelle estonienne de Maardu, la fête s'est déroulée cette année en présence de nos amis italiens de Buti, dans la province de Pise, emmenés par leur maire Alessio Lari, avec lesquels nous avons décidé de relancer nos relations que nous formaliserons bientôt, grâce à Annick Le Gal, conseillère déléguée aux jumelages, au président Christian Grenet et à l'équipe des bénévoles du comité des jumelages, par la signature d'un nouveau projet officiel de coopération et d'échanges.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 04:18

http://www.aquodaqui.info/photo/art/default/5266617-7859610.jpg?v=1361870416Dans l'équipe municipale, nous comptons un conseiller municipal délégué à l'identité provençale et occitane, Michel Tournan, membre du Partit Òccitan, qui aura fait du bon travail au cours des cinq années écoulées. L'exercice n'est pas simple, tant il faut convaincre que l'essentiel n'est pas de promouvoir une culture et une langue poussiéreuses, dans une approche folklorique, passéiste ou nostalgique. Ce qui compte, c'est, avec peu de moyens, de mobiliser l'ensemble des champs de la vie communale pour qu'ils attestent de l'identité provençale d'aujourd'hui qui s'est forgée sur l'histoire d'hier, une histoire faite de tous ces brassages humains cosmopolites qui ont fondé La Seyne, et pour lesquels, en particulier, la langue et les usages d'ici auront été d'étonnants vecteurs d'intégration.

 

UN NOUVEAU FESTIVAL

Bien sûr, les traditionnelles fêtes calendales ont été poursuivies chaque année en décembre au Fort Napoléon avec l'implication dynamique de l'association des Cigaloun Segnen. Mais un autre temps fort aura vu le jour au cours de notre mandat : le festival "Rescontre occitan" qui, au début de l'été, puisant dans le creuset des créations artistiques seynoises, allie musique, chant, peinture, expositions, avec, chaque année, des invités d'honneur : bretons, corses, grecs, brésiliens, andins, africains...

On aura aussi soutenu les associations qui œuvrent à la défense et la promotion de la langue et de la culture provençales : Lei Cigaloun Segnen, déjà évoqués, mais aussi Lou Pichot Tiatre dóu Mai et Lo Cèucle Occitan de La Seina.

 

LA LANGUE DANS LA VIE QUOTIDIENNE

Mais on aura aussi voulu, avec celles des associations qui ont souhaité y prendre part, faire vivre la langue dans la vie quotidienne. C'est le sens de la page en provençal que nous avons instituée dans la revue municipale "Le Seynois" qui traite de tous sujets dans la langue d'ici (en alternance dans chaque numéro en graphie classique et en graphie mistralienne, pour ne fâcher ni les tenants de l'une ni les aficionados de l'autre !). C'est également une vingtaine de rues qui portent désormais, outre des plaques avec leur nom actuel, des plaques avec leur nom ancien traduit en provençal. On travaille aussi sur une démarche identique pour les noms de quartiers, où nous prévoyons d'apposer des plaques portant le nom en français et en provençal, avec une explication sur l'origine toponymique du lieu. Et j'ai aussi demandé que la signalétique routière et des espaces publics, lorsqu'elle devra être remplacée, soit désormais bilingue.

Il reste que, s'agissant de la défense de la langue, il est indispensable que la France ratifie la charte européenne des langues régionales et minoritaires, et donc affine un peu sa Constitution. Qu'on se rassure : cela ne nuira pas à l'unité de la République ! Il n'est que temps : le Président de la République et la ministre de la culture doivent faire le nécessaire pour engager le processus.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 04:17

http://www.beauxarts.la-seyne.fr/images/stories/jeune_public/photosados/13.jpgMalgré les difficultés financières que connaît la ville, l'initiation, la pratique et la diffusion des arts plastiques demeurent à La Seyne une priorité des politiques publiques que conduit la commune. C'est à cet effet qu'a récemment été inaugurée la salle d'expositions et d'expérimentations "Le pressing", du nom de l'ancien commerce dont elle occupe le local, en centre-ville, ouverte aux élèves de l'école municipale des Beaux-Arts comme au grand public, permettant de rendre compte des recherches de l'art actuel.

C'est aussi, après l'installation, sur une trentaine de vitrines de commerces fermés, d'œuvres du musée du Louvre dans le cadre d'un parcours urbain appelé "Le musée est dans ma rue", un moyen de conforter les efforts des acteurs du centre ancien par une démarche vivante et de qualité.

Depuis 2008, les cinq principaux espaces communaux dédiés aux arts ont largement accru leurs offres culturelles, éducatives et de loisirs. Avec ses dix ateliers pour adultes, ses ateliers pour les enfants, dès quatre ans, les adolescents et les jeunes, et sa classe "Prép'art" de préparation aux grandes écoles d'art après le baccalauréat, et le renforcement de ses moyens humains, l'École des Beaux-Arts a vu croître de 20% le nombre de ses inscrits, désormais plus de 600. Et elle accueille même depuis trois ans, un jour par semaine, des touts-petits de deux ans inscrits dans les crèches ! J'invite d'ailleurs les visiteurs de mon blog à découvrir son beau site internet.

Tout autant en développement, avec une fréquentation en hausse de 250% en dix ans, la maison communale Jean-Bouvet, dans nos quartiers Sud, que j'ai fait agrandir d'une salle de danse, compte désormais 500 personnes inscrites dans ses ateliers culturels et artistiques tout au long de l'année, et 450 pour les stages organisés au cours des vacances scolaires.

À l'autre bout de la ville, au Nord, l'espace culturel communal Henri-Tisot offre le même type d'ateliers, de stages, de spectacles et de rencontres, pour une fréquentation de 21.000 visiteurs, et sa réhabilitation complète est inscrite au programme de la rénovation urbaine du quartier Berthe pour 2014, pour un montant de près de 3 millions d'euros.

Depuis 2010, j'ai tenu à ce que tous nos équipements culturels et artistiques soit largement plus ouverts aux scolaires et aux enfants des centres de loisirs qu'ils ne l'étaient, et que des partenariats conventionnés soient établis avec l'Éducation nationale. C'est chose faite. Le centre culturel communal du Fort Napoléon a ainsi vu sa fréquentation augmenter, de même que le musée municipal du Fort Balaguier, avec ses expositions permanentes, son exposition annuelle et ses jardins, où près de 20% des visiteurs sont désormais des enfants, tandis que les visites de classes dans les bibliothèques municipales ou les interventions des bibliothèques dans les classes sont passées de 36 par an il y a quatre ans à 161 en 2012. Et le nombre de bénéficiaires de 893 à 3047 sur la même période !

Et avec plus de 1000 inscriptions supplémentaires aux bibliothèques communales depuis la toute récente inauguration de la médiathèque Andrée-Chedid, le challenge de l'éducation et la diffusion artistiques et culturelles continue.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 04:50

http://2.bp.blogspot.com/-zYIAOqdZxUs/UGiMOWDzM-I/AAAAAAAABZE/JqOzXPd2dbY/s1600/F35B2768.jpgExtraordinaire, le premier spectacle du festival seynois de cirque "Janvier dans les étoiles", intitulé "Le bal des intouchables", par la compagnie des Colporteurs ! Et ça se poursuit tous les jours jusqu'au 3 février. J'invite mes visiteurs à réserver pour l'un ou l'autre des spectacles (consultez le programme ICI). Vraiment !

La soirée inaugurale s'est ouverte avec les propos du Directeur Régional des Affaires Culturelles, Denis Louche, du représentant de "Marseille Provence 2013, capitale européenne de la culture" qui labellise notre festival, de Christiane Grandchamp, présidente de "Théâtre Europe", l'association qui organise le festival, de Daniel Hermann, adjoint au maire de Marseille, puisque La Seyne partage avec notre métropole provençale le titre de "pôle national des arts du cirque", de Jean-Sébastien Vialatte, vice-président de Toulon Provence Méditerranée chargé de la culture. Et le mien, au double titre de représentant du Conseil régional PACA qui soutient le festival, et de maire de La Seyne. Je vous le livre...

« Quatorzième édition du festival de cirque contemporain « Janvier dans les étoiles ». Et, en janvier, cette année !

« 2013, année marseillaise… mais aussi grand moment seynois.

« Nous sommes, vous êtes, m’a-t-on dit, si l’on excepte, les excellentes « Joutes musicales » de Correns, la seule manifestation varoise de ce grand raout bucco-rhodanien. 

« Il faut dire qu’il y a au moins une forme de logique sémantique, - oh, je vous concède que ce n’est pas la plus importante -, à ce que la capitale européenne de la culture ait retenu Théâtre-Europe comme partenaire.

« Vous partagez la distinction « Pôle national du cirque », que nous avons obtenue ensemble l’année dernière, avec la ville de Marseille et le CREAC, votre alter ego phocéen.

« Nous défendions, et nous défendons toujours, le fait que la culture est l’une des réponses aux problématiques de notre société dans la recherche du lien social.

« Et c’est pourquoi, avec mes collègues Renaud Gauquelin, maire de Rillieux-la-Pape (Rhône), et Olivier Klein, maire de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), nous étions reçus mercredi soir dernier, au titre de l’association des maires « Ville & banlieue », au cabinet d’Aurélie Filipetti, la ministre de la culture et de la communication.

« A cette occasion, j’ai d’ailleurs remis un dossier sur Théâtre-Europe et le festival « Janvier dans les étoiles » parce vous avez quelques inquiétudes quant au maintien des différentes subventions.

« Au ministère, nous avons plaidé pour un effort culturel en faveur des populations de nos grands quartiers populaires, à partir des propositions que nous avions formulées aux divers candidats à la Présidence de la République. Nous avons été satisfaits de relever que nos objectifs restent très concordants avec ceux de la ministre.

« On compte en France près de 5 000 bibliothèques publiques, 1200 musées (50 millions d’entrées)… 1 Français sur 5 voit une exposition dans l’année, 1 sur 2 va au cinéma, au cirque, au théâtre... Bref, il y a plus de gens qui vont dans un lieu de culture que dans les stades – Ne me faites pas dire qu’il ne faut pas aider les sportifs (je ne suis ni grand, ni fort et je ne cours plus très vite...), mais plutôt qu’il faut aider, aussi, les gens de culture.

« Et la ministre, tout comme nous, souhaite impliquer les artistes dans le portage des politiques socio-culturelles, sensibiliser les populations, doter les territoires de conseils locaux de promotion des pratiques culturelles, renforcer la culture vivante dans les cursus scolaires, ce que, d’une certaine manière, Théâtre-Europe réalise déjà.

« À La Seyne, on est plutôt bien avancés dans la réalisation de ces objectifs, nous appuyant sur des expériences historiques et des volontés partagées. Nos efforts portent sur tous les quartiers, du nord au sud de la ville, avec des équipements communaux dont les fonctionnements vont peu à peu tous dans le sens d’une appropriation par tous, d’activités ouvertes aux enfants, notamment élèves, autant qu’aux ainés, et d’artistes en résidence.

« Cela ne peut se faire sans les partenaires financeurs : la Ville bien sûr, le Conseil général (mon petit doigt me dit que la conjoncture étant ce qu’elle est, il voudrait baisser son aide : ce serait dur, car il faut sans faillir soutenir, et le Théâtre-Liberté, et Théâtre-Europe, et bien sûr le RCT), le Conseil régional, les services centraux et déconcentrés de l’Etat (DRAC, et ministère de la culture) - je soulignais d’ailleurs, mardi soir à l’inauguration de la médiathèque Andrée Chédid, l’importance de l’implication de l’Etat dans le financement de cet équipement public -.

« Tous, comme nous nous efforçons de le faire à La Seyne, maintenez vos efforts, vous en serez remerciés… sans doute par de nouvelles demandes… la satiété en ce domaine n’est jamais atteinte, c’est la loi du genre, alors même que... le travail intellectuel porterait en lui-même sa récompense.

« Alors cette édition ? Elle s’annonce comme chaque fois riche et variée, et peut-être encore plus pour cette année exceptionnelle, un festival plus long, des troupes internationales, des acrobates, des virtuoses, de la musique, de la poésie, du mélange des genres, des nouvelles scènes pour petits et grands, du plaisir, du bonheur.

« Tous les hommes recherchent le bonheur. Ils viennent d’ailleurs pour ce festival de toute la région et au-delà, et nous en sommes très fiers.

« Le genre humain a évolué en dégageant une propension spontanée à se faire confiance, à faire preuve de réciprocités les uns vis-à-vis des autres… dans l’allégresse, dans les épreuves, et dans le quotidien du travail partagé dans le but de produire de la belle ouvrage.

« De fait, l’activité circassienne est une merveilleuse allégorie des hommes qui font société. Serait-ce qu’il ne peut y avoir de bonheur sans partage, sans amitié ?

Je ne suis pas loin de le penser, on ne peut pas être heureux tout seul : même riche et adulé, la solitude est un voile pesant (référez-vous aux pages des magazines people !).

« Notre quotidien, malheureusement, est une société favorisant les individualités, toujours plus compétitive, augmentant les primes et durcissant les peines, dans le but avoué d’obtenir plus ; plus d’efforts, plus de rendement, au détriment de l’esprit collectif. Ces primes, ces bonus individualisés, créent un nouveau rapport au travail et rejettent ce qui en faisait sa valeur traditionnelle : le souci de bien faire, d’être respecté pour son savoir-faire, d’être fier de son action.

« Même si le travail est ainsi devenu ce moyen désenchanté de gagner sa vie, sans être, pour soi, une source de satisfaction, je continue de défendre, vous le savez, « une société éducative » à tous les âges, où serait développée la capacité d’apprendre à apprendre et la curiosité de l’esprit.

« C’est la condition nécessaire pour avoir la possibilité d’agir sur son propre destin dans ce monde de mouvement et de changement, de tirer le meilleur parti de ses capacités virtuelles. Il s’agit d’apprendre à vivre ensemble en développant la connaissance des autres, de s’appuyer sur nos interdépendances pour la réalisation de projets communs, de conjurer les périls, et de réduire les nuisances.

« Alors, les artistes du cirque sont un contre-exemple : ils montrent que la conscience individuelle doit pouvoir exercer sa force par le relais de la conscience du groupe, par la recherche et la sauvegarde de l’authenticité, de la diversité et de l’identité.

« Profitons pleinement de ce qu’ils nous montrent.

« Aussi, chers amis, oublions, le temps de ce festival, ce quotidien morose pour nous éblouir des étoiles de janvier, qui allient passion, travail, solidarité, et nous procurent, le temps d’un spectacle, évasion, joie et détente.

« A tous, du bon temps dans les étoiles ! »

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 07:30

http://www.frequence-sud.fr/admin/transfert/data/16381.jpgDécidément, la semaine seynoise est culturelle. Après l'inauguration de la nouvelle médiathèque Andrée-Chedid, ce mardi, ce jeudi soir verra le lancement de la quinzième édition du festival de cirque contemporain "Janvier dans les étoiles", précieusement labellisé cette année "Marseille Provence 2013, capitale européenne de la culture".

Je tiens à ce que l’année soit rythmée de nombreux événements festifs et culturels, facteurs de détente, bien sûr, mais également d’appropriation de faits culturels et de participation conviviale et collective entre Seynois de tous les quartiers. Et voisins et visiteurs, naturellement.

Avec des finances très contraintes, j’ai non seulement pu faire perdurer les événements existant avant mon élection, même s’il a fallu les gérer de façon plus serrée, mais aussi en créer d’autres. Outre « Janvier dans les étoiles », de nombreux ont été poursuivis, portés le plus souvent par des associations très actives et soutenues par la ville, ou menés par la ville avec la participation d’associations. Il est ainsi des animations et festivités d’été, naturellement, revues avec de nombreux spectacles et animations en cœur de ville et sur le Parc de la Navale que je veux toujours plus ouvrir (et dont j’ai d’ailleurs revu en ce sens le règlement intérieur qui faisait de cet espace vert une sorte de sanctuaire !). Mais aussi le festival cubain « Bayamo », le festival de jazz, le festival de cinéma « Portraits de femmes », le festival « La poésie est dans la rue » qui avait été supprimé par mon prédécesseur, le festival des chorales « Chœurs en Seyne », « Faites du sport » élargi à « Ports en fête », les bains de Noël et du printemps, ainsi que de nombreuses manifestations spectaculaires sportives, en particulier autour d’événements nautiques.

Mais, depuis quatre ans, d’autres ont vu le jour. Ce sont des animations commerciales comme « Venise en Seyne », « L’Alsace sur Mer », le salon « L’esprit du vin et de la gastronomie », ou le marché de Noël. Ce sont des animations culturelles comme le festival de la bande dessinée « Bulles en Seyne », le festival de culture scientifique « Village de la science », les concerts de grande musique de « l’Académie Internationale de Musique », le festival de musiques actuelles « Couleurs urbaines », ou le festival solidaire de jeunes talents « Omaseyne ». Ce sont des animations autour du sport et de la mer comme l’arrivée du « Tour de France à la voile » ou la « Coupe des Lyons ». Ce sont des animations citoyennes comme « La fête des voisins » ou « Les balcons fleuris », ou plus engagées, comme la journée « Les Glières-sur-Mer » de rencontres festives autour des droits et de la citoyenneté.

Et, bien sûr, le retour de ce qui n’existait plus depuis des décennies dans notre ville : la fête de La Seyne, le dernier week-end de juin, moment fort d’animations et de spectacles, mais aussi de rassemblements conviviaux autour du patrimoine industriel et ouvrier, avec son désormais traditionnel « franchissement de la Porte », organisé avec l’Association pour la Maintien des Intérêts des Anciens de la Navale de La Seyne (AMIANS) et d’autres associations très engagées pour la préservation mémorielle.

Et j’en oublie sûrement.

La seule manifestation que j’ai dû supprimer avec regret est la « Semaine du fantastique » que la ville organisait avec la Marine Nationale qui ne dispose malheureusement plus des moyens de sa participation.

Certains me disent parfois qu’il n’est peut-être pas si pertinent que ça de mobiliser les ressources du service public communal pour une pratique culturelle et événementielle - qu'est-ce qui est culture et qu'est-ce qui est animation ? - si présente et diversifiée alors qu’il y a d’autres urgences et que beaucoup de Seynois sont dans la difficulté, pour l’accès au travail, à un pouvoir d’achat minimal, ou au logement.

Je réponds que, justement, l’éveil des consciences pour s’en sortir en "citoyen debout" passe aussi - et peut-être surtout - par la culture et le vivre ensemble. Et je dis aussi que cette dynamique concourt à la valorisation de l’image d’une ville qui, malgré les vicissitudes, avance et veut montrer son potentiel exceptionnel de développement. Et c’est pour cela également que j’ai voulu que La Seyne relance son activité à l’international. Mais j'en parlerai une autre fois...


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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 04:17

http://la-seyne-berthe-se-transforme.fr/media/k2/items/cache/73608782f50eb6af17bb69bdcd662692_L.jpgNous avons donc inauguré mardi soir notre nouvelle médiathèque Andrée-Chedid, en présence de François Lamy, ministre délégué à la Ville, de Robert Alfonsi et Mireille Peirano, représentant Michel Vauzelle, président du Conseil régional PACA, d'Ange Musso, vice-président de la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée, de Patrick Martinenq, conseiller général de La Seyne, et de bien d'autres élus, personnalités associatives, fonctionnaires, et citoyens. Le discours que j'ai prononcé à cette occasion...

"Vous n’allez rien y comprendre, mais c’est la deuxième fois que faisons une inauguration en ce lieu. Que je vous explique : la Médiathèque Andrée Chedid est une opération qui s’inscrit dans l’objectif de la ville et du bailleur social communal, « Terres du Sud Habitat », de réaliser un ensemble mixte alliant un équipement public à des logements. Et ce sont les logements que nous avons inaugurés naguère.

"Si, en matière culturelle, nous ne devions avoir qu’une seule ambition, ce serait - mais ça n’a rien de nouveau - la culture de tous, pour tous. Cet équipement, lieu à usages multiples, pour les gamins autant que les seniors, de l’immeuble de la rue d’à côté comme des pavillons des communes balnéaires voisines, a pour vocation de faciliter l’échange, la sociabilité, la rencontre, l’accès et l’apprentissage au savoir, et les loisirs.

"Il n’est dès lors pas anodin d’appeler cette médiathèque Andrée Chedid. Et je veux saluer M. Louis Chedid qui nous fait l’honneur d’être des nôtres. Son épouse, Andrée Chedid, romancière, nouvelliste, dramaturge, et surtout poète, avait des origines orientales et a su exprimer sa tendresse en mots anglais autant qu’arabes et français. Elle était née en Egypte et vous avez vécu tous les deux au Liban.

"Andrée Chedid est l’incarnation d’un multiculturalisme fécond. Son œuvre est une quête d’humanité, un questionnement sur la condition humaine, en particulier dans le monde méditerranéen. Elle est un trait d’union entre les générations, les cultures savantes et populaires. Elle a offert de magnifiques chansons à son petit-fils Matthieu, plus connu sous son nom de scène de -M-.

"Dans cette veine, développer l’accessibilité aux lieux de culture au plus grand nombre est un souci partagé par l’architecte Jean-Louis Duchier qui a pensé cette belle médiathèque, son intérieur comme sa grande façade vitrée qui s’illumine à la nuit.

"A La Seyne, désormais, on accède toute l’année au bibliobus et à nos trois bibliothèques : l’historique, celle du centre-ville que nous appelons Pierre Caminade ; celle du Clos Saint-Louis, dans le sud ; et la médiathèque Andrée Chédid, ici, au nord.

"Ces bibliothèques ont chacune leur spécificité, ce qui fait que toutes sont dédiées à l’ensemble de la ville et des alentours et que chacun, où qu’il réside, viendra chercher ici ce qu’ils ne pourra trouver près de chez lui, et vice versa.

"Et, rassurez-vous, il y aura des livres partout.

"Un mot de remerciement aux différents financeurs : TPM (9%), le département (8%), et l’État, ça, c'est du rarissime... 78%, dont 17% du ministère de la culture et 61% de l’ANRU. Ce qui ramène la part communale à... 5%. Je le dis juste histoire de faire taire ceux qui se gargarisent de ressasser que « dans le budget de la ville, il n'y en a que pour Berthe »...

"Pour l’équipement, 900.000 € sur 3 ans : la ville contribue pour 700.000 € et la DRAC pour 200.000 €. On trouvera sur 1.000 m², 20.000 livres, 7.000 CD et 5.000 DVD. Je vous renvoie au dépliant « Bibliothèques, mode d’emploi ».

"Gratitude aussi pour l’équipe d’Annick qui mouille la chemise depuis des mois pour que ça marche. Pour l’équipe de Pierre, celle de Joël et celle de Marcel-Paul. Pour celle de Caroline, et Philippe, et Boris. Et pour Anne qui a mis autant de liant que d’huile dans les rouages. Et pour tous les besogneux enthousiastes * qui ont travaillé au projet.

"Alors, oui, la République qui se respecte a des rêves. Celui, par exemple, où la culture fait partie intégrante de l’éducation au même titre que les notions de liberté et de justice sociale. Parce que la culture est l’une des réponses à la quête de lien social.

"Or les mutations technologiques, l’accroissement des loisirs développés par une industrie qui excelle à alimenter le désir... plutôt que combler l’écart, assoient la distinction.

"Il n’est certes pas du pouvoir des communes de pallier toutes les insuffisances d’un système éducatif et culturel pour le plus grand nombre. Cette problématique reste, avant tout et malheureusement, conditionnée par l’héritage familial, le milieu social d’origine, et le niveau scolaire.

"C’est pourtant dans la commune que le citoyen aspire à trouver des réponses à un ensemble diversifié de besoins. Et c’est bien la destination très concrète de cet équipement.

"Il s’inscrit dans un tout simple autant que vaste et ambitieux programme de rénovation urbaine : redonner enfin à Berthe sa dimension de « morceau de ville ». Il s’agit de transformer ce qui était devenu un « non lieu » en un territoire où il y a de la résidence, du commerce, de l’économie, du service. De la vie, quoi.

"Requalifier les espaces publics, construire du neuf et du beau et démolir de l’insalubre et de l’invivable, réhabiliter, « résidentialiser » comme on dit, jusqu’à dénommer les rues et les résidences dans le cadre de comités participatifs. Et je dois dire que nombreux ont été les habitants à se passionner pour ce dernier projet. Ils ont dû parfois se pencher sur le passé des lieux, sur les personnalités, les familles qui les ont fait vivre avant, pendant et après qu’ils ne soient devenus dans les années 60 une... Zone à Urbaniser en Priorité.

"La tâche de la reconquête urbaine est parfois très triviale : évacuer systématiquement les épaves, réparer tout de suite les dégradations, assurer une propreté quotidienne, rechercher l’appui et le concours des habitants, adapter un éclairage public satisfaisant, entretenir et embellir les services communs, les espaces verts, les places publiques.

"C’est aussi profiter de la rénovation pour offrir des mesures alternatives à la sanction, animer des dispositifs d’insertion, favoriser les initiatives locales de réparation et redynamisation. Toutes mesures qui ont existé, qui ont disparu, et qui, Monsieur le Ministre, ré-existent petit à petit sous notre action conjointe.

"Je ne saurais trop remercier les associations, les bénévoles, les agents des services publics, de la commune et de l’État, qui s’investissent souvent sans compter. Ils contribuent, ô combien, au mieux vivre à Berthe.

"La mise en place d’une Gestion Urbaine de Proximité, d’un juste équilibre entre constructions publiques et privées, la réorganisation de l’espace public, participent à ce renouveau que j’appelle de mes vœux.

"Mais le changement ne sera durable que dans l’appropriation et dans l’Education. « C'est dans le gouvernement républicain que l'on a besoin de toute la puissance de l'éducation », écrivait déjà Montesquieu. L’enjeu est, dans ces conditions difficiles, de construire une politique culturelle et éducative qui permette, surtout à notre jeunesse, de trouver les ressources de son autonomie, de sa responsabilisation - résister à la frustration, accepter les contradictions, trouver les priorités.

"Nous voulons que cette Médiathèque en soit l’instrument pour comprendre le monde dans lequel nous vivons, respecter notre environnement, permettre le libre-arbitre, et inciter à s’associer pour chercher ensemble le bien commun.

"Oui, La Seyne affirme son ambition de promouvoir une politique d’accueil, d’éducation, de formation, globale et transversale.

"Vous le savez, nous sommes tributaires du contexte sociétal. La promesse du tout, tout de suite, a accouché d’enfants impatients, exigeants. Les petits abandons successifs, la montée des individualismes, la recherche d’une réalisation immédiate des moindres désirs, met en jeu des phénomènes qui menacent la cohérence sociale.

"Ces difficultés conduisent à faire appel à de multiples formes extrascolaires d’apprentissages. Ce sont elles qui mettent en jeu l’ensemble des relations de la famille, de la profession, de la cité, des groupes sociaux, des communautés professionnelles et spirituelles. Ici, des structures comme le Centre Mandela, le Foyer Wallon, la MAEFE, l’APEA, Nouvel Horizon, l’OMASE, Les enfants de la Teranga, Femmes dans la Cité, Le Petit Prince, les clubs sportifs, les équipes de Tisot et de Renard, et beaucoup d’autres, sont indispensables.

"Le Contrat Urbain de Cohésion Sociale se doit de continuer à les soutenir. Et ce partenariat repose sur la conviction qu’il est possible d’apprendre les uns des autres, et que tous et toutes peuvent être des agents de changement.

"Et nous ne pouvons favoriser l’équité républicaine qu’en favorisant les regards croisés, à l’opposé d’un repliement catégoriel. Alors, cet équipement, qui, d’ores et déjà, va conventionner avec les bibliothèques des écoles, ainsi que - je le souhaite mais j’y mettrai mes conditions de co-éducateur public qui a son mot à dire sur le territoire - le centre de documentation du collège voisin, cet équipement, donc, est et sera un nouveau facteur d’égalité devant le savoir.

"C’est en proposant à l’enfant des activités, en permettant au jeune d’en vivre, que l’on découvre ce qu’il peut donner, ce qu’il peut faire, ce qu’il peut devenir… et que lui même, en s’emparant de ces découvertes, parvient à « faire œuvre collective ».

"J’ai des convictions fortes. Je suis pour une culture ouverte sur l’altérité et porteuse d’universalité. Je suis pour favoriser les échanges, les rencontres de jeunes – j’ai relancé les échanges internationaux et les jumelages avec nos villes étrangères amies, assoupies depuis des décennies - Je suis pour la lutte contre le crétinisme médiatique, mais je n’oublie pas que les nouveaux médias jouent un rôle déterminant dans la vie des jeunes, et même des ainés. Je suis pour le projet réalisé et non pour le miroir aux alouettes. Je suis pour la compréhension des difficultés sociales, mais je n’excuse pas les déviances.

"Au-delà de son offre d’objets de culture et de savoir, cette médiathèque est un équipement structurant qui contribuera à la cohérence et la continuité territoriale de la commune. Et de l’agglomération.

"Cette médiathèque, elle est simplement républicaine. Belle vie à elle."



* : Au risque d'en oublier, je pensais à tous ceux, d'hier et d'aujourd'hui, qui ont voulu que nous y parvenions : depuis Jean-Louis Respaud, puis Luc Patentreger et Gilles Triquet, adjoints à la culture, qui avaient fixé le cap des 3 bibliothèques de la ville, en passant par ceux qui se sont succédé au service municipal de la culture, et notamment aux bibliothèques (Bernadette, Françoise, Julie, etc.), ceux qui ont intégré le projet dans le Grand projet de ville, puis dans le PRU, ceux qui ont monté et suivi les dossiers au DSU, puis au GIP, puis au service en charge de la quête des ressources financières, et tant d'autres...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 05:46

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Avec mes collègues Renaud Gauquelin, maire de Rillieux-la-Pape (Rhône), et Olivier Klein, maire de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), nous étions reçus ce mercredi soir, au nom de l’association des maires de France « Ville & banlieue », au cabinet d’Aurélie Filipetti, la ministre de la culture et de la communication.

Nous y avons plaidé pour un effort culturel en faveur des populations de nos grands quartiers d’habitat social, à partir des propositions que nous avions formulées aux divers candidats à la Présidence de la République.

Si, comme nous nous y attendions, nous n’avons pas eu d’heureuse surprise avec l’annonce, dont on pouvait [toujours] rêver, de moyens d’État particuliers, nous avons été tout de même satisfaits de relever que nos objectifs restent très concordants avec ceux de la ministre.

Comme nous, elle souhaite impliquer les artistes dans le portage des politiques socio-culturelles et de rénovation urbaine, sensibiliser les populations des quartiers, celles qui sont les plus éloignées de la culture au sens des institutions, doter les territoires de conseils locaux de promotion des pratiques culturelles, réunissant tous les acteurs culturels des institutions et du terrain, et renforcer la culture vivante dans les cursus scolaires, car l’École est le « passage obligé » de tous les enfants de la République.

Sur ce dernier point, la position du ministre de l’Éducation nationale est bien cohérente avec celle de sa collègue chargée de la Culture, et la nôtre. Il veut jouer sur trois leviers d’action : le partenariat entre l’Education nationale et les collectivités locales pour « mettre en synergie leurs capacités et leurs savoir-faire, dans  leurs champs de compétence respectifs » ; la complémentarité des intervenants en présence : enseignants, artistes, chercheurs, intervenants éducatifs et culturels ; l’optimisation et la mutualisation des ressources présentes dans les territoires. Il faut développer un véritable parcours culturel de l’école au lycée : un parcours qui intégrerait cette fois-ci l’enseignement et la pratique artistiques, et chercherait à prendre en compte les publics ayant le moins accès aux œuvres et aux pratiques culturelles.

Comme mes collègues maires de « Ville et Banlieue », je suis évidemment favorable à cette évolution visant la démocratisation de l’enseignement et des pratiques artistiques et culturelles. Mais notre association d’élus de terrain recommande aussi pour les enfants des milieux populaires l’action et l’expérience concrètes, et l’échange vécu : il faut par exemple, de notre point de vue, multiplier les échanges culturels et les rencontres avec les cultures dites « d’origine », avec la culture contemporaine, avec la culture européenne à partir des échanges scolaires.

À La Seyne, on est plutôt bien avancés dans la réalisation de ces objectifs, nous appuyant sur des expériences historiques et des volontés partagées. Il y en aura eu pour tous les quartiers et toute la ville au terme de notre mandat, avec des équipements communaux dont les fonctionnements vont peu à peu tous dans le sens d’une appropriation par tous, d’activités ouvertes aux élèves, et d’artistes en résidence.

Au nord, l’inauguration, demain mardi, en présence de François Lamy, ministre délégué à la Ville, de la nouvelle médiathèque Andrée-Chédid, fait suite à celle du centre social et culturel Nelson-Mandela entièrement rénové, et précède le lancement des travaux de rénovation du centre culturel Henri-Tisot.

Au sud, l’installation d’un deuxième chapiteau et l’obtention du label « pôle national des arts du cirque » pour Théâtre Europe au Chapiteau de la Mer a suivi de près l’extension de la Maison culturelle de quartier Jean-Bouvet, tandis qu'est mis en valeur le patrimoine historique agricole du Domaine de Fabrégas et peu à peu reconquis celui, architectural, du village Pouillon des Sablettes.

Au centre ville, l’ouverture de la Maison du patrimoine et de l’image a précédé celles de la Bibliothèque théâtrale Amand-Gatti, de la galerie d’arts « Le Pressing », ainsi que la réalisation du "Chemin de la mémoire de la Navale" et des aménagements urbains « Le musée est dans ma rue », et sera suivie de la mise en service, avec le casino du Parc de la Navale, d’une salle de spectacles pouvant accueillir jusqu’à 700 personnes, et de la réfection de la salle « La Criée ».

Et, bien sûr, arpentant jusqu'au moindre recoin de la commune, notre nouveau bibliobus !

Et je n’évoque ici que les équipements, nouvaux ou rénovés. Je reviendrai un autre jour sur les actions permanentes et les événements qui auront vu le jour au cours des cinq dernières années.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 05:02

http://external.ak.fbcdn.net/safe_image.php?d=AQAcNV3ANZctq85t&url=http%3A%2F%2Fi1.sndcdn.com%2Fartworks-000021794381-qkewog-t300x300.jpg%3Fd408275&jq=100Lorsque l'association Culture Plus est venue trouver la ville, il y a presque cinq ans, je me demandais ce que ça allait donner et comment ça allait être reçu, ce projet de festival de musiques actuelles. Pourtant, je ne pouvais pas ne pas répondre favorablement. Comme, d'ailleurs, je l'ai fait pour d'autres événements : l'Académie Internationale de Musique classique au mois d'août ou le Festival des jeunes créateurs Omaseyne début juillet.

Et l'équipe prépare aujourd'hui sa cinquième édition de Couleurs Urbaines pour le printemps 2013. Au-delà des "pointures" des musiques d'aujourd'hui qui ont attiré à La Seyne des milliers de spectateurs (40000 en quatre ans...). C'est le constat que nous faisions, hier lundi à la mairie, avec Nabil Chaouch, directeur de Culture Plus, et les élus et personnels des services de l'événementiel et de la jeunesse.

Ça n’a pas été facile, et ça ne l’est toujours pas complètement sur le plan financier pour l’association. La ville a toujours apporté un soutien financier régulier de 15000 euros, y compris en aidant à flécher des financements privés. Mais les autres susbides sont à la baisse...

Je sais aussi que l’association a fait un travail remarquable et opiniâtre auprès de nos quartiers et avec les associations et formations musicales existantes. Des liens forts se sont tissés au fil des éditions.

Couleurs Urbaines est désormais une attente et, en se faufilant entre les éventuelles gouttes de pluie et les possibles coups de vent de nos printemps, Couleurs Urbaines s’est frayé un vrai succès populaire à La Seyne et dans les alentours de l’agglomération, portant l’identité de la ville au delà de la commune même.

Chaque année, ce sont des milliers de personnes venant de tous horizons qui choisissent parmi les très belles têtes d’affiches qui, durant trois jours, se produisent sur l’Esplanade Marine.

Au-delà des vedettes de renom, je suis particulièrement sensible à ce qui a été conçu et inventé avec Beebish, notre star de la dance hip-hop, et récemment de la chanson, ce lien matérialisé par la "battle" (pour les vieux ignares comme moi, un[e] "battle" est une confrontation d'improvisation entre deux ou plusieurs rappeurs) qui a pris racine dans l’arène de la Bourse du Travail et qui constitue une entrée extraordinaire dans l’univers des cultures urbaines.

Et je suis sensible aussi à l’esprit d’ouverture du festival et au travail avec les "chantiers culturels" présidé par l’esprit d’échange, de troc, de service et d’implication des jeunes de la commune sur un événement désormais implanté notoirement sur la commune. Il faut en effet souligner le travail au long cours que le Service municipal de la jeunesse réalise dans cette aventure avec ces "chantiers culturels" qui permettent aux jeunes Seynoises et Seynois de découvrir des facettes du travail événementiel et de s’impliquer en touchant un peu à tous les aspects de la chaine des métiers du spectacle. Une quarantaine d'entre eux ont pu en bénéficier sur Couleurs Urbaines ou sur Les Voix du Gaou, mais aussi bientôt, m'a-t-on dit, dans le cadre de Marseille Provence 2013, capitale européenne de la culture. C'est un principe simple, fondé sur l’échange et la réciprocité : je donne un peu de mon temps pour aider à la technique et, en retour, j’assiste à des concerts, je côtoie les artistes jusque dans les coulisses. Une très belle initiative des fonctionnaires communaux de l'animation qui ont imaginé cette action éducative, culturelle et festive.

Au regard de ce que Couleurs Urbaines apporte chaque année, en soutenant la consommation dans les commerces du centre ville, en offrant un accès à la culture et à la fête à des milliers de nos jeunes (et moins jeunes...) concitoyens et visiteurs, en promouvant l'image dynamique de la commune, les riverains du quartier des Mouissèques pardonneront sûrement volontiers les trois soirées annuelles où les basses et les décibels viennent troubler leur quiétude, non ? C'est ça, La Seyne intergénérationnelle qu'on aime.

 

> Le site Internet de Couleurs Urbaines

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 14:12

http://www.danilodemarco.it/website/wp-content/new_uploads/2011/08/001-armand-gatti291.jpgJ'ai inauguré ce samedi la Bibliothèque Théâtrale Armand Gatti au cœur de notre centre ancien. À l'issue de mon propos, que je vous livre ci-dessous, j'ai été interpellé - entre autres - par un jeune homme du quartier qui réclamait du boulot et moins de descentes de flics, par deux représentants des forains du marché communal qui se plaignent des choix municipaux conduisant, selon eux, à la mort inexorable de leur activité économique, par trois de mes concitoyens, plus très jeunes, qui m'ont adressé une vibrante supplique pour que leur petite nièce accède à un emploi, et par deux habitants qui n'en peuvent plus de la violence urbaine, en paroles comme en actes.

Fallait-il, dès lors, au regard de la dureté de la vie et des urgences sociales, que la puissance publique engage de vrais moyens pour une... bibliothèque théâtrale ?

J'ai souvent des moments de doute. Mais, là, si, il fallait le faire ! Mon propos du moment tente d'expliquer pourquoi...

Il y a, en apparence, un paradoxe à inaugurer une belle bâtisse, superbement rénovée, devant accueillir une compagnie théâtrale et surtout une bibliothèque de théâtre, en un centre ville où les difficultés sociales sont bien réelles, cuisantes, pour celles et ceux qui les vivent...

La vie de bien de nos concitoyens, ici et ailleurs, est dure, et cela n'a rien d'une fiction.

Paradoxe, donc (apparent, je le répète), qu'en dépit des difficultés financières d'une ville comme la nôtre, les chantiers et les réalisations jalonnent ces derniers mois et ces dernières années le développement de  ce cœur historique de La Seyne.

Je veux parler bien sûr de la place Bourradet, de la maison du patrimoine et de l'image, de la maison de l'habitat, de la rénovation, en cours, de l'îlot Martini...

Je veux parler d'un cœur de ville qui bat fort, puis qui ralentit, qui défaille parfois, sous les difficultés que j'évoquais à l'instant. Des commerces qui ferment, d'autres qui ouvrent, certains qui peinent, d'autres qui prospèrent...

Bref, un cœur de ville un peu à l'image de La Seyne avec tout à la fois ses cicatrices et ses atouts architecturaux et naturels, avec sa vie, son dynamisme, avec ses difficultés et ses avancées...

Un centre historique qui bat au rythme des fêtes de Noël bientôt, avec, pour la première fois depuis longtemps, un vrai marché de Noël. Les vendredi et samedi 23 et 24 décembre, toute la journée, de 8 heures à 17 heures, je vous y invite, je vous y incite...

Un cœur de ville qui l'an dernier a connu la réorganisation de son marché forain, ce qui a donné lieu à des animations... dont un spectacle de rue, d'ailleurs, drôle et un tantinet provocateur, avec la compagnie de Claudine Herrero... Tiens... du spectacle... vivant... Là aussi...

J'y reviendrai, bien sûr.

J'y reviendrai, mais auparavant je veux insister, pardonnez-moi de prendre quelques minutes pour le faire, mais je le dois bien à mes concitoyens : je veux insister sur les agressions dont les structures publiques sont victimes aujourd'hui.

Et lorsque j'évoque un paradoxe, je n'exagère en rien.

Oui, nous inaugurons là une belle œuvre collective, d'intérêt général. Mais au même moment, aujourd'hui comme jamais, les puissances de la finance ont emprise insupportable sur la République. Sur LES républiques, pourrait-on dire.

Jamais elles n'ont autant gouverné aux élus, donc aux peuples ; jamais, depuis les heures noires des  dictatures politiques en France et en Europe - et je pèse mes mots -, une dictature aussi implacable n'a soumis - ou tenté de soumettre - les forces de vie, les gens, vous et moi, les habitants de cette planète, de ce continent, de ce pays, de cette ville, de ce quartier !

Il faut tout de même que vous le sachiez, Mesdames, Messieurs. Aujourd'hui, un représentant de l’État, comme ce fut le cas du Préfet de Var, encore récemment, peut féliciter des élus locaux comme ceux de La Seyne, pour la rigueur - pourtant hélas bien souvent impopulaire - à laquelle ils s'astreignent pour gérer intelligemment et préserver le service public ; oui, un représentant de l’État peut saluer les efforts d'une commune comme la nôtre.

Eh bien, Mesdames, Messieurs, les grands financiers n'en ont cure ! Au moment où je vous parle, notre ville est menacée de cessation de paiement faute de prêts. Pourtant, nos budgets sont équilibrés et nos concitoyens payent une contribution fiscale importante. Pourtant, nous avons, les services de l’État le reconnaissent, assaini les finances et réalisé chaque année d'importantes économies.

Mais si on ne nous prête pas - comme c'est le cas de bien des collectivités bien sûr -, c'est parce que nous sommes en difficulté, voilà tout. On ne prête qu'aux riches !

C'est une grande première !

Avec quel aplomb nous dit-on : « Désolé, on ne vous prête pas ! Vous n'êtes pas viables, vous n'êtes pas rentables ! » !

Voilà, Mesdames, Messieurs, comment on traite aujourd'hui les pays, les États, les collectivités ! Les fameux trois A, pour moi, pour nombre de mes collègues élus locaux, ont une seule signification : "Assez, assez, assez !"

Alors, oui, j'ai employé le mot de "paradoxe" apparent. Parce qu'en réalité, embellir, animer, et relancer ce centre historique, c'est l'une des chances de notre commune.

Car cette maison, que nous inaugurons aujourd'hui, est un lieu de culture ouvert.

La bibliothèque de théâtre comptera des milliers de livres, bien sûr, mais elle sera un lieu vivant, avec ses artistes en résidence. Florence Cyrulnik [adjointe à la culture et au patrimoine, intervenant avant moi] l'a largement évoqué, mais il s'agit d'un aspect important à mes yeux pour que j'y revienne.

Ce lieu, fonctionnant en complémentarité avec des structures culturelles comme la Maison du Patrimoine  et de l'Image, la bibliothèque du centre ville, l'école des Beaux-Arts ou le Conservatoire de Musique, et, je l’espère, le monde associatif culturel intense de notre ville, vise à créer en centre ville un pôle d'attractivité culturelle.

Un pôle répondant aux besoins de publics variés : enseignants et publics scolaires, compagnies de théâtre, amateurs et professionnels, élèves du conservatoire, grand public... Et j'y insiste : la Proximité du Théâtre Liberté à Toulon, du pôle national des arts du cirque aux Sablettes, tout cela attirera un public de chercheurs, d'écrivains, de metteurs en scène, cherchant matière et références.

C’est tout l’intérêt de La Bibliothèque de Théâtre "Armand Gatti". On l’a vu, elle a été créée en 2000 et elle renaît ici à La Seyne.

C’est une bibliothèque associative de prêt, de consultation et de conservation, créée par la compagnie "Orphéon Théâtre intérieur".

Équipement culturel unique dans le Var et le Rectorat de Nice (la bibliothèque a développé un partenariat avec l’Éducation nationale), la bibliothèque est la maison des auteurs de théâtre, des compagnies de théâtre professionnelles et amateurs.

Alors, permettez-moi de remercier les collectivités et institutions partenaires de cette réhabilitation, et ceux qui participeront à son fonctionnement : l'Europe, l'État, la Région, le Département...

Je tiens également à saluer le travail que mènent mes collègues élus, en particulier Florence Cyrulnik, qui s'est battue avec passion pour ce projet, mais aussi Claude Astore, Rachid Maziane, ainsi que toutes les équipes de la Ville, qui font un boulot remarquable. Et je salue aussi l'excellent travail de la SAGEM, des entreprises, et bien sûr de l'architecte Véronique Wood, qui dirige cela avec talent !

Ce lieu, que nous inaugurons avec vous aujourd'hui, Armand Gatti,- et je vous remercie sincèrement, au nom des Seynois, de votre présence -, portait déjà votre nom, depuis 2000, le voici donc nommé à nouveau.

Je ne vais pas faire semblant : je ne suis ni un lecteur ni un spectateur assidu de théâtre. Je sais... ce n'est pas bien. Mais en tout cas, je sais à quel point l'homme et l'artiste que vous êtes, la vie, la destinée et les choix qui ont été et sont les vôtres, illustrent à quel point la culture ne doit pas être un sanctuaire coupé de la vie.

Je sais que, pour vous, l'écriture et le théâtre sont des actes ; des actes de vie, de lutte, de résistance et de conquête pour les humains que nous sommes !

Je parlais de paradoxe apparent. Il n'est qu'apparent, c'est certain, car en réalité, le développement d'une société, d'une ville, l'occurrence, et d'un quartier, est à la fois culturel ET social.

Indissociablement.

Donc nous sommes fiers d'avoir ouvert ce lieu vivant d'écriture, de parole, de théâtre, ce lieu de rencontres et d'échanges, un lieu ouvert sur l'agglomération et au-delà, mais aussi sur le quartier : nous y tenons beaucoup, et je m'adresse à vous, Madame Françoise Trompette, dont je veux aussi saluer le talent et l'obstination, ainsi que touts les membres de votre association, de votre compagnie, pour que cette ouverture soit une vraie réalité.

Voilà, pour conclure, je dirai ceci :

il est bon, il est très bon qu'à quelques encablures d'ici, de l'autre côté de la rade, ait été construit le Théâtre Liberté, qui tire son nom, comme chacun sait, de la place éponyme.

Et il est tout aussi bon. Très bon. Et très rassurant, finalement, et enthousiasmant, qu'ici, de ce côté-ci de la rade, à La Seyne, nous ayons désormais fait toute la place à... la liberté du théâtre !

 

(j'ai piqué la photo d'Armand Gatti sur le site d'un photographe italien, Danilo De Marco. J'espère qu'il me pardonnera)

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités

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