1 mars 2018 4 01 /03 /mars /2018 05:50

On décèlera peut-être à la lecture de ce billet une certaine immodestie de ma part, mais je veux préciser qu'il n'en est rien. Je tiens juste, dans le contexte souvent décourageant des politiques de cette décennie, à rendre hommage à tous ceux qui ont été – et continuent à être – à l'initiative, à la conception, à la réalisation et au fonctionnement du service communal de la lecture publique.

L'écrivain académicien Erik Orsenna et Noël Corbin, inspecteur général du ministère de la Culture, viennent en effet de rendre leur rapport d'évaluation et de proposition sur les bibliothèques françaises. Et, en le découvrant, comment ne pas partager la légitime fierté que doivent en retirer tous les acteurs seynois de la promotion de la lecture et du livre qui, chez nous, comme l'écrivent les auteurs du rapport, « os[ent] substituer au sempiternel et catégorique “pas possible” le joyeux “pourquoi pas” » ?

 

UN HOMMAGE RENDU AUX ACTEURS LOCAUX DE LA LECTURE

La Seyne est en effet citée maintes fois dans le rapport, et de façon plus que positive. Je ne résiste pas à l'envie de partager quelques extraits. Celui de la page 10, par exemple...

Ou celui de la page 28...

Mais je m'arrêterai sur ce dernier, page 33, sur lequel je me suis autorisé à souligner un passage, celui qui invite à... un soutien de l'État.

Alors là, sans gâcher le plaisir légitime des Seynois de se voir valorisés au plus haut niveau, souffrez que je sourie un peu jaunâtre...

 

UNE INVITATION À LA SCHIZOPHRÉNIE DES DÉPENSES COMMUNALES ?

Il faudra en effet qu'on m'explique comment, si par bonheur l'État donnait suite aux propositions des auteurs du rapport en aidant financièrement les collectivités gestionnaires de bibliothèques à développer leur offre de lecture publique, donc à accroître leurs dépenses de fonctionnement, il va être possible à leurs maires ou présidents d'intercommunalités, de répondre à la fois au vœu de la ministre de la Culture de dépenser plus et à l'exigence du ministre de l'Action et des Comptes publics de contraindre leurs charges...

Si j'ai dû, ce dernier lundi, décliner l'invitation de la ministre Françoise Nyssen à être présent à son ministère à l'occasion de la remise du rapport, c'est parce que je répondais à une autre invitation, celle de Monsieur le préfet et de Monsieur le directeur départemental des finances publiques, me confirmant que, si La Seyne, comme chacune des quatre centaines de collectivités les plus importantes, ne s'imposait pas de limiter l'accroissement de son budget au taux de 1,2% entre 2017 et 2918, bien inférieur à celui de l'augmentation du coût de la vie, l'État punirait la commune en opérant une rétention forcée des impôts locaux versés par ses concitoyens, la contraignant à une hausse limitée à... 0,75% !

Devrai-je, pour y parvenir, fermer une de nos trois bibliothèques ?...

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8 février 2018 4 08 /02 /février /2018 05:51

Étrange concomitance à bord de ma voiture, ce mercredi. Tandis que j'écoutais d'une oreille distraite sur mon autoradio un journaliste d'une station d'information de l'audiovisuel public, expliquant que le Président de la République ne céderait rien sur la revendication des autonomistes de l'Île-de-Beauté d'obtenir la « co-officialité » de la langue corse avec le français, seule langue de la République de par notre Constitution, voilà que je passe sous un portique lumineux d'information autoroutière sur lequel était inscrit... « MIND OUR WORKERS ».

Et puis sous un autre, avec la même mention, et encore un autre, pendant 80 kilomètres. Comme j'ai « fait anglais » en deuxième langue, j'ai bien compris qu'il s'agissait là d'une invite heureuse à prendre garde aux « hommes en jaune » qui travaillent sur la chaussée. Une campagne utile lancée par la société exploitant nos autoroutes provençales, dont je ne trouverais pas idiot qu'elle soit déclinée en plusieurs langues.

 

ARTICLE 2ENC DE LA CONSTITUCIEN : LA LENGA DE LA REPUBLICA ES LO FRANCÉS

Sauf que, là, c'est en une seule, étrangère, toujours la même, et pas celle que la plupart des Provençaux et des autres Français, principaux usagers des A50 et A52 en ce jour de semaine hivernale, utilisent au quotidien, se conformant scrupuleusement au très jacobin article 2 de la Constitution de 1958.

Et, kilomètre après kilomètre, la chaîne de radio, à la même fréquence que celle à laquelle je passais sous les portiques autoroutiers anglophones, ressassait en boucle que le français est la langue unique de la République.

Moi, ça m'a fait sourire. En me disant que le groupe Vinci, supposé gérer une partie de nos autoroutes publiques pour le compte de l'État « un et indivisible » en sa qualité de concessionnaire, aurait été bien inspiré, le jour même où le Président était campé sur ses positions linguistiques face à ses interlocuteurs de l'Assemblée de Corse, de ne pas déroger à la loi constitutionnelle. Ça fait tout de même un peu désordre.

Un coup à voir se retourner dans sa tombe François Ier, dans les bras duquel mourut... Vinci (Léonardo, le génie, qu'il admirait et fit venir à sa cour, pas le groupe capitalistique aux 40 milliards de chiffre d'affaires, pas près de défunter !), lui qui exigea par l'ordonnance royale de Villers-Cotterêts de 1539, toujours en vigueur, que toutes les informations publiques « soyent prononcez, enregistrez et deliurez aux parties en langaige maternel françoys et non aultrement » !...

Aquò es dich. Mai pèr çò que n'en dìsi, ieu...

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20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 05:34

Il était trop tard, vendredi soir dernier, pour ajouter dans les délais légaux une délibération à l'ordre du jour de la réunion du conseil municipal seynois qui était convoqué ce lundi, et, malgré l'intérêt du sujet, je n'ai pas voulu invoquer « l'urgence » pour demander à notre assemblée d'accepter de l'inscrire hors délai.

Mais il me semble qu'une commune en pleine mutation, qui essaie de faire vivre la langue provençale dans « la vida vidanta », c'est-à-dire la vie de tous les jours, avec sa page en langue de chez nous dans sa revue municipale, ses fêtes calendales, les animations et cours de langue de son Cèucle occitan, de son Pitchoun tiatre dóu mai, de ses Cigaloun segnen, ses panneaux d'entrée de ville et son affichage lumineux bilingues, ses noms de rues et de quartiers en provençal,  pour favoriser le sentiment d'appartenance à un terroir partagé qui a toujours été ouvert aux autres, se devait de donner son point de vue sur la toute récente décision de M. Muselier, président régional, de changer l'intitulé de notre Région.

Si l'acronyme PACA est réellement abominable, obligeant par ailleurs les locuteurs à user leur salive en parlant des Provençaux, Alpins et Azuréens pour qualifier nos habitants, il me semble en effet dommage que le terme de Provence, enraciné dans l'histoire de nos six départements, disparaisse du nom de notre Région, appelée à devenir... la Région Sud.

Si, on me l'entend souvent rappeler, les collectivités s'administrent librement, il ne s'agit pas pour moi de contester le choix souverain de notre assemblée régionale, mais, puisque tout n'est pas encore ficelé, d'alimenter la réflexion de nos élus régionaux avant qu'ils ne prennent une décision définitive.

Voilà donc ci-après un projet de délibération que je ferai inscrire à l'ordre du jour de la réunion de notre conseil municipal prévue en janvier...

 

« Le Conseil Régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) vient d’entériner une notion que le conseil municipal de La Seyne-sur-Mer estime inadaptée à l'émergence d'une vraie personnalité régionale ouverte : il semble vouloir dénommer la région sous l'intitulé "la Région Sud" à la place de "Provence-Alpes-Côte-d’Azur".

 

« C'est pourquoi, pour contribuer à la réflexion partagée des habitants des six départements de Provence-Alpes-Côte d'Azur qu'il espère voir initiée par le Conseil Régional sur la dénomination de la Région en vue du remplacement possible de l'acronyme peu pertinent de « PACA », le conseil municipal de La Seyne-sur-Mer :

 

« 1°) déclare :

 

« - que les institutions républicaines d'aujourd'hui doivent considérer que, originellement, culturellement, linguistiquement, cette région est la PROVENCE ainsi dénommée par les républiques romaines ;

 

« - que c'est la PROVENCE des villes franches et des « grands citoyens », la PROVENCE des républicains de 1789 et de 1851, celle du XVème Corps, et des Résistants des années 40. Elle est bien entendu riche de sa diversité, de Menton à Arles, de Toulon à Briançon, d'Avignon à Forcalquier, mais soudée dans son histoire ;

 

« - que sa langue, l'occitan, ou langue d'Oc, qui s'exprime en Provence-Alpes-Côte d'Azur en provençal, en niçois, en gavot et en alpin, avec leurs diverses et riches déclinaisons dialectales, et leurs pluralités graphiques, est l'exemple même de cette intercompréhension, témoignage d'une communauté de passé et de destin ;

 

« - et que, si son nom historique de PROVENCE devait être effacé de la dénomination de notre territoire partagé, le projet régional resterait peu audible et ne susciterait ni l'adhésion citoyenne et populaire qu'il mérite, ni la visibilité d'une région qui, économiquement, socialement, et culturellement, doit continuer à rayonner en France et à l'international en mettant en avant son identité historique d'ouverture et de valeurs démocratiques et républicaines.

 

« 2°) décide de transmettre la présente délibération au Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur aux fins d'enrichir sa réflexion sur la dénomination de la collectivité territoriale. »

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 03:45

Les journalistes du quotidien Var-matin n'ont pas exagéré avec les qualificatifs qu'ils ont employés pour rendre compte de la soirée de clôture de la quinzaine d'animations dédiées au centenaire du Pont de La Seyne.

« Magique », « grandiose », « en apothéose », c'est en effet ce que j'ai entendu tout au long de la soirée de samedi, alternant avec les « magnifique », « frisant la perfection »« féérique », « émouvant à donner la chair de poule et faire monter les larmes » et autres « hallucinant ». Et autant, en paroles ou par messages, au cours de ce dimanche, tant de la part de nos concitoyens que de celle de nos visiteurs.

Il s'en sera bien sûr certainement trouvé pour que ces avis ne fassent pas l'unanimité, mais je n'en ai pas croisé un seul.

Alors oui, franchement, après avoir drôlement tremblé, pendant des semaines, nos équipes, nos élus et les citoyens volontaires membres du comité consultatif des festivités peuvent souffler et être fiers du boulot accompli qui a ravi et ému quelque 20.000 grands et petits.

Merci, grand merci, vraiment, à Éric Marro, Pierre Poupeney, Florence Cyrulnik, Claude Astore et Jean-Luc Bigeard, nos élus en charge de la culture, des festivités, du patrimoine, de la police, de la voirie et de la prévention, à toutes les cadres et agents du service "événementiel" autour de Nicolas Bonnefoi, et de tous les services publics communaux qui ont coopéré pour assurer la logistique matérielle et administrative, la sécurité, l'information et la communication, et les animations et spectacles du « in » et du « off » de cette folle quinzaine.

 

MERCI, GRAND MERCI, LA SEYNE !

Merci, grand merci à ceux qui ont assuré la circulation, la préparation, le rangement et le nettoyage du Parc de la Navale, du centre ancien et du port, aux bénévoles et salariés des associations, aux sociétés et commerces qui ont soutenu et joué le jeu, aux pompiers et secouristes, au service municipal de prévention des risques, à la préfecture et la police nationale, qui, en excellente coopération avec nos policiers municipaux très investis, ont assuré la prévention, la protection et la sécurité des personnes et des biens.

Merci, grand merci, à tous ceux que j'oublie de citer qui, d'une façon ou d'une autre, ont apporté leur contribution à ces temps forts de fête et de convivialité, d'histoire et de mémoire, qui resteront sans nul doute dans les annales des grands moments de La Seyne.

Et merci, grand merci bien sûr aux milliers de Seynois, voisins et vacanciers qui, du 30 juin au 15 juillet, ont compris et respecté les contraintes qu'imposent les temps à risque que nous traversons, mais surtout goûté si nombreux à ces moments d'exception, manière aussi de rendre hommage à ceux qui ont péri ou ont été affreusement meurtris en d'autres moments et lieux festifs, et d'envoyer, ce faisant, un message de vie, d'espoir, de liberté et de fraternité à la face de tous les sinistres inhumains du Monde.

 

 

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 07:09

Bien sûr, ce diable de mistral a un peu gâché la fête en contraignant à supprimer certains des événements prévus dans le cadre de la quinzaine dédiée au centenaire de notre Pont, mais le week-end aura été riche en temps de loisirs et de convivialité.

Du franchissement de la Porte principale des chantiers par les "anciens" et plusieurs centaines d'enfants ayant bénéficié des "classes de mémoire de la navale" à la visite du "tunnel de containers" retraçant l'histoire de la construction des bateaux, en passant par des expositions et des spectacles divers, l'ouverture de la "boutique du Pont" et plusieurs temps forts en présence des délégations venues d'une partie de nos "villes amies", Berdiansk (Ukraine), Buti (Italie) et Maardu (Estonie), les trois premières journées d'animations, que nos services communaux et plusieurs associations ont offertes avec brio malgré un budget très contraint, auront ravi bien du monde.

Les quelques photos que je publie parlent d'elles-mêmes. Et devraient inciter nos concitoyens et nos visiteurs à profiter pleinement des événements (programme ICI) qui rythmeront la vie de La Seyne jusqu'au point d'orgue du 14 juillet...

Le vieux Pont revivrait-il une nouvelle jeunesse ?...
L'inauguration du "tunnel de mémoire"...
La boutique des 100 ans du Pont a ouvert ses portes
Lancement des festivités...
La "chorale de la mer" pour accueillir les délégations des "villes amies"
Avec les maires de Berdiansk et Buti et le jeune président du conseil des étudiants de Buti
Louis Correa, conseiller municipal aux associations et jumelages, remet le "Pont d'honneur" à présidente de la Chorale de la Mer
L'expo des anciens de l'Atelier Mécanique
L'inauguration de l'expo

 

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 06:01

Elle ne vous conduit « qu'à » 40 mètres au-dessus du niveau de la mer ! C'est deux de moins que la plateforme panoramique installée en haut du Pont des chantiers auquel il ne fallait tout de même pas faire de peine, surtout à l'occasion de son centenaire.

La famille Calmarini, qui depuis des générations participe à l'animation de notre beau quartier balnéaire, est décidément bien entreprenante pour avoir investi dans une étonnante grande roue installée au cœur de son parc de loisirs des Sablettes.

Ce n'est pas un manège comme les autres. C'est un formidable moyen de découvrir le patrimoine naturel, maritime, littoral, historique et urbain, depuis les monts toulonnais et notre Rade jusqu'à l'horizon du large qu'on appelle chez nous « la Grande Mer », en posant de surcroît un regard inédit sur le patrimoine architectural classé du hameau des Sablettes reconstruit par le célèbre Fernand Pouillon au lendemain de la seconde guerre mondiale.

 

UNE GRANDE PETITE SŒUR POUR NOTRE VIEUX PONT

C'est d'autant plus vrai que le voyage dans les airs pourra s'accompagner d'une application pour smartphone permettant de visualiser et d'en savoir plus sur les lieux remarquables qu'elle permet de dominer.

Un heureux complément, donc, dû à l'initiale privée cette fois, à la même démarche que celle, publique communale, qui a présidé à la préservation et transformation de notre Pont historique de la construction navale dont on fêtera les 100 ans dans quelques jours, et pour une quinzaine. Avec les deux, situés de part et d'autre de nos barrières visuelles collinaires, pas un centimètre carré du grand patrimoine du tour de la Rade ne pourra plus échapper aux regards de nos concitoyens et de nos visiteurs.

 

UN PLUS POUR L'APPROPRIATION DE NOTRE SITE PATRIMONIAL REMARQUABLE 

Et, s'il est des grincheux — et il va y en avoir — qui jugeront que cette infrastructure de métal fait tâche dans le paysage du site patrimonial remarquable censé protéger, voire sanctuariser, notre littoral allant de Balaguier aux Sablettes, je les rassure en leur indiquant tout de suite qu'elle ne sera là que pour la période estivale.

Et qu'il est un autre endroit, non loin de chez nous, également reconstruit par Fernand Pouillon avec la même pierre blonde du Gard, et pareillement classé, où une autre plus grande roue, de 55 mètres de diamètre, est en place à demeure sans que ça ne chagrine quiconque.

Nautrei que partejam ambé nòstrei veisins sieis-fornencs una Nòstra-Dòna-de-Bòna-Garda, fuguesse mai bèla, mai vielha et mai majestuosa que la sieuna, s'anam pas se la laissar contar pèr lei Marsilhès, que, Bòna Maire !!! ( * )

___________________________________________

( * )Traduction de la dernière phrase en provençal occitan : Nous qui avons en partage avec nos voisins six-fournais une plus belle, plus ancienne et plus majestueuse Notre-Dame-de-Bonne-Garde que la leur, on ne va tout de même pas se la laisser conter par les Marseillais, qué, Bonne Mère !!!

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 06:19

S'il n'était qu'une occasion d'acheter l'édition du jour du quotidien régional « La Marseillaise », c'était bien celle de ce jeudi.

On y trouvait un encart entièrement consacré aux 100 ans de notre "Pont" seynois, avec son histoire, de belles images, des témoignages d'anciens de "La Navale", des articles sur les associations qui concourent à conserver et promouvoir la mémoire de nos anciens chantiers.

Et, bien sûr, le programme, conçu par nos concitoyens et nos services communaux dans le cadre du comité des festivités que nous avons mis en place il y a quelques mois, des événements culturels et de détente festive qui, du 30 juin au 14 juillet, marqueront le centenaire de notre "signal mémoriel".

Ce n'est pas dans mes usages de reproduire un journal, mais je ne résiste pas à l'envie d'inviter les visiteurs de mon blog à télécharger cet encart et le feuilleter en cliquant ICI ou sur l'image qui illustre cet article.

Tout en invitant chacun à lire la presse régionale, Var-matin et La Marseillaise, et à la soutenir... car elle en a bien besoin et participe, par l'information locale, à la vie démocratique du territoire.

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 13:57

Ces photos parlent d'elles-mêmes. Le faire ensemble, la coopération, l'ouverture aux autres, l'appropriation collective et solidaire de l'environnement urbain, étaient ce samedi au rendez-vous.

De vendredi soir, avec l'inauguration du jardin solidaire de Berthe, à ce dimanche où de nombreuses animations ont été proposées au Domaine de Fabrégas autour de la remise des prix des jardins et balcons fleuris, en passant, samedi, par le baptême du jardin partagé "Lei banquèto" en plein cœur de ville, des initiatives chaleureuses sur le thème de "La nature en ville" et des décorations végétales égayant la rue Baptistin-Paul, La Seyne aura vécu au rythme des "Rendez-vous aux jardins", organisés cette année sous le thème des "Jardins en partage".

 

En parallèle, samedi, sur "l'Esplanade marine", le très dynamique Comité d'intérêt local des Mouissèques organisait sa désormais traditionnelle fête de quartier, largement ouverte à toute la population seynoise et à nos visiteurs.

Encore un beau témoignage du vivre ensemble, dans un quartier complètement bousculé par les constructions neuves depuis dix années, où la vie associative sait avec bonheur créer les occasions de l'intégration des milliers de nouveaux venus qui s'y sont installés.

 

Oui, à La Seyne, tout au long de ce week-end, la chaleur humaine a largement supplanté l'autre chaleur, presque caniculaire, que le printemps nous impose.

Le partage, l'échange, la convivialité, le respect mutuel, toutes générations, cultures, quartiers, origines, statuts sociaux confondus, quels beaux remèdes préventifs contre les obscurantismes qui mènent à la folie barbare qui m'a, une fois de plus, hélas, conduit à faire mettre en berne sur notre port "l'Union Jack", le drapeau du Royaume-Uni, en signe de la solidarité compassée des Seynois avec leurs frères d'Outre-Manche.

Question fraternité humaine, un tel week-end vaut bien plus que le portique humiliant sous lequel le Conseil régional a choisi de contraindre de passer pour gâter l'accueil de nos concitoyens et visiteurs à leur descente de train en gare de La Seyne ! Mais, bon, aujourd'hui, il a été enlevé. Ouf !

 

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 09:33

Comme nous le faisons déjà depuis des années pour d'autres aspects de la vie communale, tels que les mobilités et stationnements, la gestion de l'eau ou les temps des enfants, j'ai demandé à Pierre Poupeney, conseiller municipal chargé de la démocratie locale, de la laïcité et de l' « appropriation citoyenne des animations et festivités », de mettre en place un Comité consultatif des fêtes.

 

UN "PLUS" À NOTRE DÉMARCHE DE DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE

Il s'agit de conforter ce que nous faisons déjà avec les conseils de quartiers et les comités d'intérêt local : permettre qu'à travers des citoyens engagés, motivés, dont la liste n'est d'ailleurs pas fermée, le programme des grands événements de l'année soit imaginé, préparé, discuté, co-élaboré pour dynamiser la ville.

Désormais, le sens populaire de la fête, le lien encore plus étroit avec les citoyens, notamment au travers du tissu associatif, aura son conseil de citoyens, sorte de comité d'usagers.

 

FÉDÉRER POUR MIEUX DYNAMISER

La seconde raison de la création de ce comité, c'est de mieux fédérer les énergies, à l'échelle de la ville, pour relancer les événements festifs. Pour retrouver un élan, un esprit de fête populaire, que les questions de sécurité et la faiblesse des moyens ont mis à mal ces derniers mois, voire ces dernières années.

 

UN PREMIER CHANTIER POUR LE COMITÉ : UNE ANNÉE DÉDIÉE... AU PONT

En 1917, la société Daydé achevait la réalisation du pont des chantiers navals de La Seyne. C'est l'année des premiers essais pour une mise en activité définitive en 1920.

Divers noms ont été attribués au pont par les travailleurs des chantiers eux-mêmes et la population seynoise, et certains subsistent encore dans les conversations : pont basculant, pont levant, pont transbordeur...

Quoiqu'il en soit, sachez que sur les plans originaux de la société Daydé, le terme technique employé est « Pont levis ». C'est évidemment le « pont des chantiers navals ». Et nous le nommons désormais le plus souvent « le pont de La Seyne ». On peut tout de même pas dire « la tour », même s'il a été définitivement figé verticalement !

Aujourd'hui érigé en tour, donc, il est devenu l'emblème de La Seyne. Notre petite tour Eiffel à nous, notre « signal », comme on dit d'un signal architectural.

 

UNE ADRESSE POUR PARTICIPER...

Nous appelons toutes les associations, citoyens, entreprises, commerçants à nous joindre à cette adresse courriel : 100ans-du-pont@la-seyne.fr 

A cette adresse, les Seynois pourront demander à ce qu'un événement convivial, social, solidaire, sportif, culturel qu'ils organisent depuis longtemps ou pour la première fois, soit « labellisé » : « 1917-2017 : les 100 ans du pont de La Seyne ». Ils pourront également se faire connaître pour participer aux festivités programmées par la ville et le Comité consultatif et recevoir régulièrement des informations.

Mais je laisse un peu planer le suspens. J'en dirai plus à l'occasion des traditionnels vœux que j'adresserai début janvier à notre population...

En attendant, j'invite ceux des visiteurs de mon blog qui ne les connaissent pas à admirer les magnifiques photographies du pont que Philippe Da Prato a mises en ligne sous forme d'une vidéo... et à qui je me suis permis de dérober l'une de celles qui illustrent cet article, et que je peux évidemment retirer s'il me le demande...

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 06:43

Ce dernier samedi a été lancée au Fort Napoléon la trente-et-unième édition des Fêtes calendales, manifestation culturelle initiée par la dynamique association Lei cigaloun segnen, valorisant les traditions, la culture, la création et la langue de la Provence et de La Seyne.

Avec Cécile Jourda, conseillère municipale déléguée à l'identité provençale et occitane, nous avons remercié l'ensemble des partenaires associatifs et publics qui s'investiront jusqu'aux fêtes de Noël pour offrir à nos concitoyens et visiteurs un beau panel de spectacles, conférences, visite de crèche animée, et autres découvertes de produits de tradition. Et nous invitons le maximum de personnes à y passer un moment, tant nous sommes certains qu'elles ne le regretteront pas.

Dans mon propos inaugural - en langue régionale - j'ai rappelé la volonté municipale de soutenir de telles initiatives, mais aussi de promouvoir l'usage du provençal dans « la vida vidanta », c'est-à-dire la vie de tous les jours.

L'occasion m'est donnée de publier le courrier que j'ai adressé à Philippe Vitel, député LR du Var et vice-président du Conseil régional de Provence Alpes Côte d'Azur chargé des traditions et de l'identité régionale, pour solliciter l'appui de la collectivité régionale pour que nous poursuivions nos efforts en ce domaine...

 

« Monsieur le Député - Vice-président,

« Ainsi que je vous l'ai exposé à l'occasion d'une rencontre peu de temps après votre installation dans vos fonctions de vice-président de la Région Provence Alpes Côte d'Azur délégué aux traditions et à l'identité régionale, je souhaite formaliser par la présente ma demande d'un partenariat financier régional pour faire vivre notre langue locale dans la vie courante de la commune de La Seyne-sur-Mer.

 

LA SEYNE FAVORABLE À LA CHARTE EUROPÉENNE DES LANGUES RÉGIONALES

« Depuis 2008, nous essayons en effet de mettre en œuvre, à l'échelon local, au moins deux des 98 paragraphes de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, que la France a signée en 1999 mais certes pas ratifiée à ce jour :

« - l'emploi ou l'adoption, le cas échéant conjointement avec la dénomination en français, des formes traditionnelles et correctes de la toponymie dans les langues concernées ;

« - à encourager et/ou à faciliter la publication d'articles de presse dans les langues concernées, de façon régulière.

« Nous avons ainsi d'ores et déjà pu, par exemple, en matière d'identité linguistique et culturelle :

« - soutenir par des subventions et mises à disposition de locaux les initiatives associatives de cours de langue, l'un avec un support graphique provençal mistralien porté par Lei cigaloun segnen, l'autre avec un support de graphie dite "classique" de l'occitan provençal porté par Lo cèucle occitan dau païs de La Senha ;

« - obtenir l'accord du Rectorat de l'Académie de Nice pour la réouverture d'un cours de langue régionale au lycée Beaussier ;

« - conforter, développer ou créer des initiatives permanentes et événements de promotion de la langue et la culture, comme le festival Rescontre, le rassemblement de bateaux La Sagno tradition ou les Fêtes calendales, ainsi que la réalisation de petits films mettant en valeur par exemple en valeur notre activité portuaire provençale.

 

PROMOUVOIR L'OCCITAN PROVENÇAL DANS LA VIE QUOTIDIENNE

« Mais nous nous efforçons également de faire vivre la langue dans la vie courante, comme vecteur de développement du sentiment d'appartenance à une communauté sociale et culturelle, dans une commune que vous savez riche de sa diversité d'origines, et nous avons ainsi pu :

« - publier dans chaque numéro du magazine municipal et sur le site Internet de la ville une page rédigée en occitan provençal, en alternance en graphie classique et en graphie mistralienne, traitant de sujets d'intérêt général ;

« - diffuser des informations bilingues sur les panneaux lumineux d'information locale ;

« - doubler la signalétique de l'entrée de zone agglomérée, des lieux-dits et des noms de rues du centre ancien de La Seyne par des plaques, indiquant dans les deux graphies leurs noms actuels ou anciens en occitan provençal.

« C'est pour accroître et développer ce dernier volet de nos initiatives que je souhaite obtenir un soutien financier régional, destiné à couvrir tout ou partie du surcoût de réalisation de plaques signalétiques routières directionnelles dans la langue nationale et la langue régionale, ainsi que cela existe en d'autres endroits, à l'image de la photographie ci-jointe prise en Bretagne.

« Notre conseillère municipale déléguée à l'identité provençale et occitane, Cécile Jourda, et moi-même demeurons à votre disposition pour évoquer avec vous cette requête, et vous remercions de la bienveillante attention que vous pourrez y prêter.

« Je vous prie d'agréer, etc... »

 

 

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Marc VUILLEMOT

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