4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 07:46

http://a4.sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc7/380561_2166054600789_1529385276_31719354_1778113187_n.jpgJ'ai inauguré hier samedi, dans le cadre prestigieux du Fort Napoléon, la nouvelle édition des fêtes calendales, lancées il y a 26 ans par l'association des Cigaloun Segnen avec la complicité de Marc Quiviger, alors adjoint au maire.

Je ne saurais trop inviter mes visiteurs à y faire un tour, d'ici au 22 décembre (mercredis, samedis et dimanches après midi jusqu'au 11 décembre, puis tous les jours à partir du 15). Deux expositions du Musée des Arts et des Traditions Populaires de Draguignan, sur la transumance et le patrimoine perché, ont été habilement mises en scène par le responsable du centre culturel communal, Jean-Christophe Vila, avec l'appui de Patrick Serre et du service d ereprographie communal, et même des lingères municipales. De nombreux exposants proposent des santons, des denrées traditionnelles, et divers objets d'art de Provence. La magnifique crèche animée de M. Ferrero vaut qu'on s'y extasie comme chaque année. Et une série d'animations rythmeront les samedis et dimanches. Merci encore aux Cigaloun Segnen, au Ceucle Occitan de La Senha, aux fonctionnaires de la ville, et aux élus en charge de la culture, dont Miquèu Tournan, inlassable promoteur de la culture provençale et occitane.

J'ai remis à cette occasion la médaille de la ville à Serge Bonfanti, infatigable animateur des Cigaloun Segnen, qui vient de laisser sa place de président de l'association à Nicole Diverger.

D'abord charpentier de marine au chantier de son beau-père, puis comptable dans une célèbre société d'apéritif anisé, avant de poursuivre et achever sa carrière, toujours comme comptable, aux chantiers navals, il a toujours conduit une activité utile à la "provençalité". "Enfant spirituel" de l'abbé Comte, fondateur de l'Escolo de la Souco, il a succédé dans les années 80 à Augustin Tinteri à la présidence des Cigaloun dont il a su ranimer la flamme avec d'autres, dont la regrettée Mme Ferrero. Jusqu'à ces derniers temps... mais il demeure présent. Et bien présent.

L'honneur que la ville a tenu a lui rendre rejaillit naturellement sur l'ensemble des Cigaloun, qui fêtreont dans deux ans leur 80ème anniversaire, et dont Marius Autran, historien de La Seyne dont le fils Jean-Claude a pris le relais (avec un site Internet de grande qualité que je ne me lasserai jamais de visiter), parlait en ces termes des Cigaloun : "L'année 1933 reste mémorable pour les vieux provençaux qui applaudiront à la naissance des Cigaloun Segnen, association à caractère folklorique qui pratiquait surtout les danses provençales en costumes de l'époque mistralienne, au son des tambourins et du galoubet. Pendant longtemps, les jeunes danseurs et danseuses que nous considérons aussi comme sportifs, se manifestèrent pendant les festivités locales sous la conduite d'André Garro, le fondateur du groupement suivi de Augustin Tinteri, ancien musicien de La Seynoise."

 

(la photo est dérobée à Jean-Claude Autran... qui me pardonnera !)

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 04:41

http://www.la-seyne-sur-mer.fr/joomla/images/stories/laseyne/sortir/bibliobus-avoir.jpgLe plan remonte à 1973. Il aura été confirmé comme objectif d'importance par chacun des sept maires qui se sont succédé depuis Philippe Giovannini. Sa mise en œuvre aura pris près de quarante ans mais, fin 2011, début 2012, on y sera parvenu, avec l'ouverture de la grande médiathèque de toute la ville, à l'avenue Jules-Renard, au quartier du Germinal.

Le plan en question, c'est la couverture de l'ensemble des quartiers de la commune par des espaces dédiés au Livre. Et, plus récemment, à d'autres médias d'aujourd'hui. Après l'installation en 1969 de la bibliothèque municipale au rez-de-chaussée du siège de l'Office des HLM, rue François Croce, puis la mise en service en 1975 d'un premier bibliobus sous la forme d'un petit semi-remorque dont les Seynois se souviennent sûrement, admis à une retraite bien méritée il y a quelques années, ce fut la transformation en bibliothèque des quartiers Sud de la propriété historique du Clos Saint-Louis engagée par Jean-Louis Respaud, adjoint à la culture de Charles Scaglia, et inaugurée après dix-sept longues années de difficultés techniques et juridiques par Arthur Paecht. Et, décidément, le Livre Public seynois en aura connu, des vicissitudes, avec, il y a quelques mois, l'accident survenu à un nouveau bibliobus qu'il a fallu mettre au rebut... le jour même de sa livraison ! Malgré ce, lentement mais sûrement, on y arrive...

Avant-hier, mardi, avec Florence Cyrulnik, adjointe au maire chargée de la culture et du patrimoine, Jean-Jacques Taurines, conseiller municipal délégué aux littératures, toute l'équipe des bibliothécaires animée par Julie Peugeot depuis la retraite méritée de Bernadette Sandrini, et les responsables du service du Parc Autos Municipal, nous avons eu le plaisir de présenter le nouveau bibliobus, arrivé sans anicroche à bon port, celui-là, qui permettra de desservir les résidents des quartiers éloignés des deux - et donc bientôt trois - bibliothèques de proximité. Il propose en accès direct 1.500 documents pour tous les publics et pour tous les âges, fréquemment renouvelés. Et un service de réservation permet l'accès à l'ensemble des 120.000 ouvrages du réseau des bibliothèques seynoises.

La surface réduite de cette structure itinérante favorise la communication entre le personnel et les usagers. Ce service offre au public une approche plus conviviale des œuvres. Au-delà de sa mission de diffusion de la culture, le bibliobus se révèle comme un vrai élément de cohésion sociale.

 

L'occasion m'est donnée de faire un point sur l'offre importante que trop de mes concitoyens ignorent...

Des chiffres...

 Le réseau met à la disposition de tous les publics des collections très variées, pour tous les âges, niveaux et goûts : 120.000 documents imprimés, 161 abonnements, 3.828 DVD, 287 CD-Rom. En 2010, les bibliothèques ont ainsi prêté 160.555 documents. Des postes informatiques avec accès à Internet sont à la disposition des usagers.

Des animations...

Les bibliothèques offrent également aux Seynois une large palette d’animations culturelles, sous forme de rendez-vous réguliers ou de manifestations ponctuelles : Prix littéraire des jeunes lecteurs, Heures du conte, « Racontines »,  Semaine de la Presse, « A vous de lire », Cafés littéraires, ateliers d’écriture, « Paroles de lecteurs », Club-lecture ados, projections cinématographiques, conférences, rencontres avec des auteurs, ateliers informatiques, expositions. Les bibliothécaires se déplacent également hors les murs, en direction des établissements scolaires et associations notamment, pour proposer différentes activités : lectures et jeux autour du livre, présentation du fonctionnement d’une bibliothèque, dépôts de livres. Ce travail partenarial permet aux bibliothèques d’aller à la rencontre des différents publics.

Merci et bravo aux élus et fonctionnaires qui, avec enthousiasme et savoir-faire, contribuent patiemment et avec efficience à rapprocher chacun de nos concitoyens de... la Chose Écrite.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 06:26

jessyliaEn ce moment, ils sont nombreux à se révéler, les jeunes talents artistiques et créatifs de notre ville. Après ceux, déjà bien connus, qui ont pu monter sur scène auprès des "grands", lors du festival "Couleurs Urbaines", ceux qui ont ravi l'Esplanade Marine lors du festival "OMASeyne", ceux dont j'ai parlé aujourd'hui même dans un autre article qui ont lancé "Radio Haide", je me devais de vous faire découvrir... Jessylia.

Jessylia, 22 ans, est une jeune Seynoise bien connue pour d'autres talents artistiques, professionnels ceux-là, que celui de chanteuse qu'elle nous a donné à découvrir récemment avec la sortie de son tout premier album.

Quinze titres dont elle est l'auteure, que je vous invite à découvrir sur son blog ! 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 15:31

http://profile.ak.fbcdn.net/hprofile-ak-snc4/hs624.ash1/27397_100000831187118_2434_n.jpgIls avaient un peu les traits tirés, les animateurs de l'OMASE (Office Mutuel de l'Animation Sociale et Educative), à qui j'ai rendu visite en ce début d'après-midi de dimanche, au cours de leur "pique-nique républicain" qui clôturait trois jours de leur festival "Omaseyne", point d'orgue d'une action "Jeunes talents" développée depuis des mois.

Deux soirées étonnantes sur l'Esplanade Marine, de concerts de tout ce que La Seyne compte de collégiens, apprentis et lycéens amateurs (mais aux talents confirmés) de divers styles musicaux, des animations d'initiation aux Sablettes, des films... Plusieurs centaines de visiteurs et spectateurs ont répondu à leur invitation.

Le tout couronné d'un beau geste humanitaire avec le versement de leurs bénéfices à l'association "Sourire" qui oeuvre pour les enfants du Sénégal atteints d'hydro-encéphalie.

Chapeau aux ados, aux jeunes, aux animateurs associatifs, aux parents, aux copains, et aux personnels des services communaux qui ont accompagné l'initiative.

À reconduire l'an que vèn !... si le monde associatif, sans lequel tout ça ne pourrait avoir lieu, n'a pas mis le genou à terre avec ce que les pouvoirs publics lui font subir comme pertes de moyens...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 10:16

fete_seyne_10.JPGPoignant, sincère, chargé de sens, amical, fraternel, convivial, simple. Je pourrais en aligner bien d'autres, des qualificatifs pour refléter cette deuxième Fête de La Seyne du week-end dernier. Par milliers, nous nous sommes retrouvés, comme par besoin. Mon propos au moment d'inaugurer le "chemin de la Navale"...

"Je veux bien sûr respecter ce moment de fête, de retrouvailles et de rencontre, et ne pas le troubler par un discours trop long.

"Mais le moment est solennel. Ce que nous ouvrons ce soir, c'est un chemin bien plus long et plus important qu'on pourrait le croire à première vue.

"Un chemin qui va de la Porte Principale au Pont, un chemin qui va de nos mémoires vers nos lendemains, un chemin que nous empruntons ensemble, associations, conseil municipal, spécialistes d'histoire et de patrimoine, citoyens et visiteurs... Un chemin qui ne fait que lancer concrètement une démarche qui se prolongera, j'y reviendrai d'un mot dans un instant.

"Ce chemin de la Navale, il commence à combler un vide. Entre Porte et Pont, on pouvait se dire qu'une aventure humaine avait été engloutie, je ne vais pas dire "niée" ou pire, "reniée", ce serait sans doute exagéré et un rien injuste. Et pourtant...

"Et puis, je veux regarder avec vous vers l'avenir. C'est cela qui compte.

"Ce parc, donc, ne laissait affleurer que deux grands repères. L'un de pierre, la Porte ; l'autre de métal, le Pont, rénové par nos prédécesseurs, et que nous avons fêté comme il se doit l'an dernier à cette même date.

"Deux repères visuels de notre passé industriel et ouvrier, mais sans lien entre eux, un peu solitaires et muets, sibyllins, en tout cas sans explications pour le visiteur non initié...

"Le chemin de la Navale commence à poser sur ce silence des images et des mots ; il donne du sens, à tous les sens du terme...

"Au nom de la municipalité - et même davantage : au nom de la Ville, je veux sincèrement remercier et féliciter les associations, l'AMIANS, le Centre de recherche sur la construction navale (CRCN), Histoire et Patrimoine Seynois (HPS), elles qui attendaient depuis longtemps que l'on ouvre concrètement cette voie, et qui ont malgré tout travaillé dans un délai très court... Mais ce n'est qu'un début.

"Je veux aussi remercier la Direction de la Culture et du Patrimoine de la mairie et, bien sûr, ma collègue et amie, notre adjointe à la Culture et au Patrimoine, Florence Cyrulnik, dont je salue une nouvelle fois la connaissance approfondie, et la passion qu'elle nourrit pour le patrimoine de La Seyne...

"Cette ville te devra beaucoup, ma chère Florence, c'est d'ores et déjà un fait établi. Mais je tiens à te dire combien je suis heureux de travailler avec toi. Ce n'est pas toujours un fleuve tranquille, nous le savons tous deux, mais je crois que cela vaut la peine. Un chemin, même s'il n'est pas bordé que de roses, ce n'est pas une impasse. Et c'est toujours ça, n'est-ce pas ?

"Et vous... Vous les anciens des chantiers, vous les chercheurs ou les pédagogues, les citoyens amoureux de votre ville, investis dans ce travail, vous les fonctionnaires, vous les intervenants, concepteurs et réalisateurs de ce chemin...

"Chapeau d'avoir mis tout cela en place, chapeau d'avoir entamé un travail commun qui n'est, je le répète, que le commencement d'une démarche de mise en valeur de notre patrimoine industriel détruit.

"Là où, au moins du point de vue de la mémoire et de l'histoire, il n'y avait qu'un "no man's land", vous avez apporté de l'humain et du sens, tant pis si je me répète.

"Et dans tout cela, il faut insister, vous avez été altruistes, avant tout. Et ce que je trouve juste et intelligent dans votre démarche, c'est que vous n'opposez pas le passé à l'avenir, la culture à l'économie, l'approche scientifique au tourisme, la création artistique au sens de la fête...

"Non... Ce que nous avons entrepris, ensemble, et que nous inaugurons aujourd'hui, peut finalement se résumer en quelques mots : redonner dynamisme et attractivité à notre ville en partant de ce qu'elle est, en partant de sa vraie personnalité, de sa véritable identité.

"C'est cela que les visiteurs de ce site, qu'ils arrivent par mer ou par terre, qu'ils passent ou qu'ils vivent ici, auront plaisir à rencontrer : c'est une histoire, des histoires, des femmes, des hommes...

"Et la grande aventure de la Navale, sans mythifier ni mystifier, est en elle-même un lien entre nous et avec les autres, un trait d'union.

"Nous ouvrons un chemin, et nous rendons un hommage large, ouvert, humaniste, à tous ceux et toutes celles qui ont fait cette histoire.

"Comme l'a souhaité l'AMIANS, par la voix de Lucien Conac, une stèle, une sculpture métallique plutôt, sera élevée ici l'an prochain. Cette année, nous en découvrons la maquette et, surtout, nous prenons connaissance des mots que vous avez écrits, et qui accompagneront cet hommage laissé pour les générations à venir.

"Croyez-moi, j'apprécie chaque phrase, j'admire la simplicité mais aussi le souffle que vous avez su donner à ces quelques mots.

"Décidément, vous toutes et vous tous donnez beaucoup à votre ville, et aujourd'hui, on vous rend un hommage... Ce n'est qu'une part de reconnaissance, ô combien infime, face aux blessures qui vous ont été infligées au cours de la vie des chantiers et avec leur fermeture, puis avec leur destruction.

"Des blessures parfois mortelles, des mesures venues d'ailleurs, des conditions de vie qui ont parfois été tueuses d'hommes.

 "En ces temps a-sociaux, en ces temps de destruction appliquée, systématique, meurtrière, du sens collectif ; en ces temps de négation des misères réelles, des injustices insupportables, en ces temps de reniement de tout esprit de résistance et de la Résistance....

"... eh bien oui, la vie a repris ses droits. Elle n'est pas plus facile que celle d'antan, elle est même pire par bien des aspects.

"Oui, le temps a passé et passera encore. Mais rien ne saurait justifier que l'on efface la mémoire. Ce serait une manière d'effacer le vivant.

"Aujourd'hui, nous recréons donc quelques traces. Et nous allons poursuivre.

"Nous avons le projet, déjà, de le compléter, entre la Grande Forme et le môle d'armement, sous la forme d'un "boulevard culturel"...

"Enfin, je ne sais pas si ce sera son nom définitif, mais le projet, si je l'ai bien compris, est de jalonner un parcours plus culturel, plus touristique, où le visiteur pourra même trouver des informations sur la vie culturelle et festive de la ville, pourquoi pas sur des événements, des manifestations...

"Nous inaugurons donc aujourd'hui la "première tranche", en quelque sorte, d'un vaste projet visant à restituer à ce parc son identité. En écrivant son nom, Parc de la Navale, à l'entrée, en baptisant l'entrée la plus proche du port "Porte de la Rotonde"... vous travaillez à la valorisation et à la lisibilité d'un patrimoine disparu.

"Au-delà de tout cela, il y aura bien sûr un véritable Centre d'interprétation de la mémoire, auquel nous ne renonçons pas, bien au contraire et ce qui se passe aujourd'hui nous y encourage encore...

"Et puis, le patrimoine et notre histoire ne s'arrêtent ni à ce parc ni à la Navale, et je tiens beaucoup, comme vous, à ce qu'un chemin soit ouvert - et il le sera - vers notre centre historique, qui cache bien des richesses insoupçonnées ou en tout cas méconnues et peu valorisées.

"Voilà... Il y a 121 ans jour pour jour, un 26 juin 1889, un obscur fonctionnaire, bien loin d'ici, donnait un énergique coup de cachet sur un document, un décret auparavant paraphé par un ministre...

"Bref, daté de ce jour-là, un extrait du bulletin des lois attestait que La Seyne, était devenue... La Seyne-sur-Mer.

"Eh bien, c'est cette date, celle d'un acte administratif... (Ah, ce n'est ni Marignan ni Austerlitz, mais c'est une date symbole), c'est cette date qui justifie bien, je pense, qu'on l'aie choisie comme repère calendaire pour une fête populaire, culturelle, artistique, désormais annuelle.

"Oui, La Seyne-SUR-MER, et La Seyne-sur-Mer est fière, et heureuse de l'être !

"Encore une fois, merci et bravo, au nom de toute l'équipe municipale. Bonne fête de la ville !"

Et vivement le 26 juin 2011 !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 05:25

http://www.la-seyne.fr/joomla/images/stories/laseyne/sortir/occitan-sortir.jpgDeux jours de fête enchantée au Fort Napoléon autour de rencontres, notamment musicales, mais aussi picturales et artisanales, à l'initiative du conseiller municipal Miquèu Tournan, délégué à la culture provençale et occitane, où divers groupes se sont retrouvés, certains venus de Corse et de Bretagne.

Je les ai accueillis samedi en fin de matinée. Je ne traduis pas en français mon propos que j'ai prononcé en provençal ; vous verrez, amis visiteurs, même si vous ne pratiquez pas notre langue, avec un brin d'attention et le "bain linguistique et culturel" dans lequel nous vivons sans nous en rendre compte, vous en comprendrez l'essentiel...

"Bònjorn en totei,

"Siam pas de "Mohicans" e sabem bèn çò qu'es lo monde de uei.

"E es bèn per çò que aquèu monde devèn "un", valènt-a-dire "globalisat", que, d'aici vò d'aila, lei "pitchòts", coma siam nautrei, revendicon son identitat.

"Es per çò que, dins nòstrei relargs, lo patrimòni istoric e culturau es ric que lo fau defendre, promòure e desvolopar.

"Aguer una lènga, de musicas, de dansas e bancaus regionaus, tot aquò afortis una mèna de sentiment d'ufana d'apertener a-n-una tradicion. E quora viu, aquela tradicion, es pus vertadierament una tradicion : es una cultura !

"Siam pas segur de çò que sarà l'avènir. Ara descriu pus gaire de lendemans amé de pantais, mai una vida qu'esvoluda radicalamènt. Sembla mèns mau-eisat d'emmaginar la fin dau monde qu'un cambiamènt, fuguesse-ti tout pitchòt, de nòstre sistem economic.

"E en fàci de la brutaletat de la logica comerciala, nos dison qu'avem gaire d'autre biais que solamènt si demandar coma faire per omanir lo capitalisme am'un pauc mai de solidaritat ò, coma aici, de sostèn ai drechs per lei minoranças.

"Verai, dins aquèu monde "globau", desomenenc, monte i a pas rèn que compta que lo profiech, totei lei resistencis son bònas, fugesson simbolicas ! E subretot aquelei que son simbolicas !

"Gardem nòstreis identitats !

"Benvengut aqui à La Seina a-n-aquelei que li son venguts, d'unei que l'ia, lo sabi, de pron luenh. Benvenutu ais amics còrses ! Donet-Mat ai Bretons ! E gramaci a-n-aquelei qu'an engimbrat aqueu rescontre occitan.

"Jogatz et jogem nòstrei musicas, e partejem aquelei moments tant escars de convivènça."

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 16:56
http://www.theatreurope.com/img/cirque/Cirque-visuel-2010-308.jpgÇa y est. Nous avons inauguré vendredi soir "Janvier dans les étoiles" le festival du cirque contemporain qui aborde sa 11ème année à l'Espace Circoscène de La Seyne.

J'ai à l'occasion exposé quelques idées sur des transpositions que l'on pourrait faire du cirque à la "vraie vie"...

"Nous revoilà, cette année, encore sous le chapiteau de « Janvier dans les étoiles » - Onzième édition ! - C’est un festival désormais incontournable.

"Notre grande fierté, et, surtout celle des inspirateurs de ce festival, réside dans ce qu’il est un lieu de création, recherché par les compagnies du cirque contemporain, et attendu par la population de La Seyne-sur-Mer, de toute la région et d'au-delà.

"Dorénavant, « Janvier dans les étoiles » démarre en février. « Janvier dans les étoiles » est LE titre du festival. Une consultation est en cours pour définir, ou pas, un nouveau nom. Ce recul de date répond à de nouveaux impératifs techniques. Vous savez, il faut avoir le courage de bousculer les habitudes pour que l’essentiel demeure.

"L’essentiel, d'ailleurs, c'est bien cette pérennité pour laquelle je conçois quelques inquiétudes si, d'aventure, pardonnez-moi d'être un brin politicard, mais c'est pour la bonne cause, les régions et les départements se voyaient retirer, par une future loi dont on parle beaucoup, la clause de compétence générale qui les autorise aujourd'hui à soutenir la culture, notamment portée par le monde associatif.

"Oui, l’essentiel, c’est bien, comme nous, aujourd’hui, d’agir pour que le festival continue. La municipalité a signé avec Théâtre Europe une convention triennale, c’est un engagement fort.

"L’essentiel est que le spectacle, le rêve, l’émotion, la convivialité que procurent les arts du cirque, soient encore au rendez-vous pour le plus grand plaisir des petits, des grands, de vous tous.

"L’essentiel est, pour les professionnels, de trouver l’occasion de se rencontrer, d’échanger, de nourrir une réflexon, de continuer à faire vivre un art populaire.

"Les artistes circassiens sont, à plus d’un titre, porteurs d’originalité. Ils mélangent les genres, l’exploit sportif, technique, la danse, le théâtre, la musique. Ils les associent, les détournent, les adaptent et créent ainsi une nouvelle manière qui ne renie en rien la tradition. Au contraire, la tradition puise à son tour, dans ce renouveau, les arguments de son renouvellement, dans un classicisme actualisé.

"Et puis, ces artistes viennent d’horizons divers, ce sont des gens du voyage. Les nationalités, les traditions, les racines sont nombreuses, les confrontations culturelles fructueuses. La programmation 2010 ne le démentira pas avec « Rev » de la Cie Cahin-Caha – Cirque Bâtard, ou body no body du cirque Bang Bang, ou encore In vitro 09 d’Archaos.

"Le cirque est un modèle. Comprenez, je veux y voir, au risque de déplaire, une allégorie réussie de la richesse du brassage des cultures, de la richesse du partage, dans la communion, et le « vivre ensemble » : les gens du cirque ne se définissent ni par la race, ni par la religion, ni par la langue, mais par cet alliage de souvenirs communs et d’une vie partagée.

"Je n’ai pas choisi ces mots au hasard. Ce sont les mêmes, dans cette formulation, qu’utilisaient Ernest Renan, dont pourtant je suis loin de partager toutes les analyses, pour expliquer ce qu’est une nation : autre chose que la race, la religion, la langue.

"Il est légitime d’avoir des appartenances multiples. Le tout est d’en avoir une, commune, qui prime sur toutes les autres. C’est cela que nous devrions travailler et construire.

"L’identité d’une communauté, le « vivre ensemble » est une nécessité incontournable. Les communes, comme leur nom l'indique... hier, la France, sont nées de cette identité.

"Si son fondement a été, longtemps transcendant, dans l’Ancien Régime, en reposant sur la religion, l’identité des Français quitte le ciel avec la Révolution en s’ouvrant à une logique humaniste... c'est-à-dire ouverte, tournée vers l’autre.

"C’est ce que nous montre le cirque, il est porteur de cet humanisme. Il nous montre la voie. C’est la question du lien, sujet central du spectacle « le tout nous » de l’Apprentie compagnie. Le lien social. C’est la question : quel sens donner au « vivre ensemble » ?

"Nous ne sommes plus dans la gestion, elle est rendue difficile, vous le savez. Non, cela va bien au-delà. Dans ce domaine, nous sommes dans le champ des idées. Celles qui définissent une forme de société.

"Nous râlons, tous, après les impôts, mais nous réclamons, tous, la solidarité de la Nation, pour les hôpitaux, pour les écoles, pour la sécurité sociale. N’oublions pas, il n’est de richesse que dans les hommes. Ce sont les hommes qu’il convient de préserver.

"Que constatons-nous ? Dans notre quotidien de justiciable ou de citoyen, il n’y a plus d’égalité devant la Loi, devant la santé, l’éducation, l’embauche, la carrière. Où est passée la puissante machine à fabriquer des Français ? Où sont les mécanismes intégrateurs ? L’école laïque et républicaine est volontairement affaiblie, les associations perdent tous les jours des moyens.

"Redisons, avec force, que la laïcité doit être le respect de chacun. Elle est le contraire de l’exclusion, de l’ostracisme. La laïcité rassemble. Elle rassemble dans l’unicité de la République, sans étouffer le particularisme de telle ou telle communauté.

"Il est là, le vrai débat. Qu’est-ce qui nous rassemble ? Quelles sont ces valeurs dans lesquelles, chacun d’entre nous, laïques et religieux de toutes confessions, athées et croyants, nous nous retrouvons ?

"Je m'éloigne du sujet de ce soir ? Non, non. Les artistes du cirque montrent que la diversité est une richesse. C’est un début de réponse. Mieux, ils permettent aux jeunes talents d’exprimer toute leur fougue créatrice. C'est un bel exemple de résistance.

"Alors, longue vie à ce festival populaire qui, avec la Municipalité et le Département, avec le soutien du Conseil Régional et de la DRAC (pourvu que ça dure), a le mérite de s’ouvrir aux écoles, aux lycées, aux collèges, aux associations. Je suis heureux de déclarer ouvert ce festival. Soyez nombreux à venir vous émerveiller."

 
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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 07:25
port.gifVendredi soir, il m'aura fallu courir d'un bout à l'autre du port pour répondre à deux invitations concomitantes. Deux événements culturels qui offraient la particularité de n'être ni organisés par un service public, ni par une association. Ce sont en effet deux établissements... commerciaux qui accueillaient un beau public. Et faisaient acte de culture.

Je l'ai dit aux dirigeants de la Librairie Charlemagne qui arrosait son extension de 200 mètres carrés. Il y a près de 15 ans, avant que cette librairie familiale indépendante de grands groupes, installée depuis quatre générations à Toulon, fasse le pari de s'implanter dans les locaux de l'ancien cinéma Rex, sur le quai Gabriel Péri, ça gloussait dans les chaumières sur le registre "une librairie à La Seyne, ça ne marchera jamais". Et puis il y a eu une première extension, et aujourd'hui un nouveau vaste espace dédié à la littérature pour la jeunesse, aux bandes dessinées et aux mangas. Avec, notamment, un "square de l'école des loisirs", le quatrième de France. Finalement, l'accès au Livre, à La Seyne, ça marche...

Il nous restera, à nous, service public, à être à la hauteur, avec la nouvelle médiathèque municipale de Berthe dont nous poserons sous peu la première pierre, et qui sera le dernier maillon d'une chaîne de trois, comportant déjà la bibliothèque du centre-ville, qui a fêté ses quarante ans, et celle du Clos saint-Louis, au Sud. Et à soutenir les initiatives grand public visant à promouvoir la Lecture, à l'image de celle de l'équipe d'une autre librairie du centre ville, "Bulle", qui a lancé son sympathique festival BD "Bulles en Seyne" qui a connu un franc succès. Si tous ces acteurs culturels s'entendent - et il n'y a pas de raison -, on devrait vivre de beaux événements...

À l'autre bout du port, quai Saturnin Fabre, à côté de la mairie, cette fois dans un débit de boissons, la "Brasserie de la Mairie", c'était aussi la fête avec la remise des lithographies et du tableau offerts par Alain Nonn, peintre seynois de renommée mondiale, dans le cadre d'une loterie. Un espace commercial lui aussi ouvert à la culture qui accueille régulièrement des expos (en ce moment, celle de Christian Calabrese) et des journées de dédicaces littéraires, notamment de... BD, en collaboration avec le libraire d'à côté.

La boucle est bouclée. Si tout le monde s'y met, acteurs économiques et culturels, publics et privés, lucratifs et associatifs, ce sera au bénéfice de tous. Des Seynois et de nos visiteurs, surtout.

Mais d'ici à ce que ça calme ceux qui ne cessent de ressasser que notre ville se moque de la culture...


(image ci-dessus : une animation du quai Gabriel Péri entre la fin de la guerre de 1939-1945 et ces dernières années, à partir de deux photos piquées sur le site de Jean-Claude Autran) et le site web-provence, avec toutes mes excuses)
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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 10:46
Ça a démarré vendredi soir avec l'enclenchement des illuminations en ville. Cette année encore, nous poursuivons notre effort "éco-citoyen" en continuant notre programme de remplacement des ampoules à incandescence par des diodes, moins consommatrices d'énergie. Il reste quelques ajustements à opérer, par exemple au Rond-Point Kennedy, que nous avons un peu oublié...

Et samedi, après avoir, avec Miquèu Tournan, conseiller municipal délégué à la culture provençale et occitane, inauguré les fêtes calendales au Fort Napoléon, rappelant l'importance de la mémoire vivante et de la tradition active, loin d'un "folklorisme poussiéreux", j'ai participé à l'étonnante "transhumance urbaine" que nous avons renouvelée après l'essai de 2008, en suivant quelques 400 moutons et chèvres, accompagnés d'une dizaine de chevaux camarguais, dans les rues du centre ancien, puis je me suis essayé à chanter le "Noël des petits santons" avec les chorales de La Seyne, finissant dans des palabres avec mes concitoyens autour d'un vin chaud au bas du marché.

J'évoquais dans un récent article de ce blog l'investissement des bénévoles de notre ville. Franchement, ceux qui se sont mis en quatre pour le début de ces festivités de fin d'année nous ravissent. Bravo et mille mercis aux "Cigaloun Segnen" animés par Serge Bonfanti et son équipe, à "Choeurs en Seyne" qui regroupe l'ensemble des choristes de la ville, à l'instigation de Jean-Claude et Janine Pioch, chevilles ouvrières de "La Chorale de la Mer", à "GASPAR" et son président Yann le Goff, qui a fabriqué des dizaines de grosses bougies que les commerçants arborent à leurs devantures, à "Vitrines Seynoises" animées par Christophe Chabert qui ont mobilisé les commerçants. Bref, à tous les volontaires et tous les services de la commune qui nous ont ravis. Et vont le faire pendant trois semaines.


> le programme des festivités de fin d'année sur le site officiel provisoire de la Ville de La Seyne
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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 07:53
Florence Cyrulnik, adjointe à la culture et au patrimoine, Jean-Jacques Taurines, conseiller municipal, et moi avons répondu vendredi à l'invitation de l'équipe des bibliothécaires communaux à arroser les 40 ans de la première bibliothèque municipale.

Un établissement public dans la force de l'âge qui accueille aujourd'hui dans ses 160 petits mètres carrés 981 lecteurs actifs, de tous âges.

J'ai demandé à Jeannot Passaglia, adjoint à la culture de l'époque (à droite sur la photo ci-contre, lors de l'inauguration en 1969, avec le maire Toussaint Merle, quelques semaines avant sa mort, et Madame Guindon, la première bibliothécaire) de rappeler à l'auditoire la politique culturelle qui a été menée dès la fin de la guerre pour contribuer à "élever les consciences" des citoyens de la ville ouvrière d'alors.

L'accès pour tous au Livre, à la "chose écrite", s'est poursuivi avec le temps, et je pense avoir été beau joueur en reconnaissant l'impulsion donnée par Jean-Louis Respaud, adjoint UDF de Charles Scaglia, qui a promu le plan de réalisation de deux autres bibliothèques pour couvrir l'ensemble de la commune : l'une au Sud de la ville, installée au Clos Saint-Louis, et la prochaine, dont nous allons entamer dans quelques mois la réalisation, au coeur du quartier Berthe.

Il faudra ensuite peut-être songer à trouver de nouveaux espaces pour déménager notre bibliothèque quadragénaire du centre ville dans des locaux plus vastes et mieux adaptés. Peut-être avec des moyens à obtenir dans le cadre du Plan National de Rénovation des Quartiers Anciens Dégradés (PNRQAD) pour lequel je vais aller plaider la semaine prochaine à Paris...
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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités

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