2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 10:44

http://www.clipart-fr.com/data/clipart/objets/clipart_objets_243.gifIls sont peu nombreux, mais ils existent, ceux qui pensent - et ont tout de même eu l'honnêteté de me dire - que l'un ou l'autre, ou les deux, événements qui ont eu lieu ce samedi sont de "la culture au rabais", suivant les termes employés par l'un de ces fins lettrés. Je ne partage évidemment pas leur point de vue sur les traditionnelles fêtes calendales qui ont ouvert leur 28ème édition, ni sur la dernière opération de 2013 du programme "Plus belle ma rue", l'accrochage des écharpes de "tricoti-tricota".

 

"PLUS BELLE MA RUE", UNE SÉRIE D'ANIMATIONS CULTURELLES URBAINES

 Dans la lignée des 244 parapluies couvrant la rue Cyrus-Hugues, des blue-jeans servant de pots de fleurs, des bancs en gaines de chantier rouges et bleues, de la fête des chapeaux, des œuvres des artistes locaux sur les rideaux métalliques du centre-ville, des spectacles sur les "tréteaux" de la place Bourradet, du "musée dans la rue" présentant des œuvres de renom sur les vitrines inexploitées, ou de la fête du quartier historique, avec l'implication de l'association Co-op et des personnels communaux, on a ainsi "habillé pour l'hiver" 60 arbres du cœur de ville.

Après un appel aux dons de pelotes de laine au printemps dernier, des dizaines de tricoteurs ont réalisé... 615 mètres d'écharpes ! Et des créations étonnantes de qualité et de diversité, avec des torsades, des pompons, des fleurs, des petits messages, très colorées. Cette opération artistique aura permis une vraie culture du partage, pas au rabais pour deux sous, populaire, avec la reprise d'un savoir-faire à transmettre de génération en génération, entraînant une motivation, une stimulation, une valorisation, depuis la doyenne des participants, avec ses 91 ans, jusqu'à la petite Louna, 8 ans, qui a appris à manier les aiguilles pour l'occasion.

 

AU RABAIS, L'APPROPRIATION POPULAIRE DE L'ESPACE PUBLIC ?

 Moi, je ne crains pas de le dire : ça a permis de développer un art de rue poétique, une autre appropriation de l'espace public, un peu de reconquête du centre ancien comme espace d'expression populaire, de rencontres et d'échanges. Une dynamique urbaine qui ne peut qu'entraîner de positives retombées commerciales et sociales.

Pas au rabais, donc. Sauf à penser que l'acte populaire de création par tous, stimulé et accompgané du talent d'artistes volontaires, n'aurait pas sa place à La Seyne. Pas plus que les fêtes calendales dont je parlerai dans un prochain article...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 04:39

http://www.ac-grenoble.fr/action.culturelle/blogWP/wp-content/uploads/2013/05/LOGO-FDS2012-600x600.jpgPour la quatrième année consécutive, La Seyne accueille, sur son Parc de la Navale, une manifestation étonnante de promotion de la culture scientifique auprès du grand public. C'est la déclinaison locale de la Fête de la science orgnisée partout en France en cette période d'octobre, sous l'égide du Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. Et, je l'avais presque oublié, notre "village des sciences" seynois est LE "village des sciences" varois, faisant en quelque sorte office de "chef-lieu" éphémère du département en matière de vulgarisation des sciences et des technologies, même si d'autres manifestations sont prévues dans une quinzaine d'autres communes...

 

AVEC SON PÔLE MER ET SON HISTOIRE D'ÉVEIL AUX SCIENCES, LA SEYNE EN POINTE

 L'initiative est née au début de notre mandat, sous la multiple impulsion de Jo Pentagrossa, notre adjoint aux finances, qui fut, avant d'intégrer l'exécutif communal, un des piliers de la dynamique et reconnue association "Sciences technologie société" que préside un Seynois, Henri-Louis Taylor, de Christine Sampéré, adjointe à l'éducation, et de diverses associations locales ou régionales qui, depuis des années, s'impliquent sur notre territoire dans le domaine scientifique et technologique, seules ou en partenariat avec des écoles, des accueils de loisirs ou des associations d'animation. Ajoutons-y la volonté constante de l'Université de Toulon de promouvoir le travail de ses enseignants-chercheurs, et celle de nos entreprises et établissements de recherche, notamment ceux installés sur notre "pôle Mer", de donner à connaître au plus grand nombre leurs missions et leurs avancées technologiques, et tous les ingrédients d'un beau "village des sciences" sont réunis.

Cette année, autour du thème "De l'infiniment grand à l'infiniment petit", une kyrielle d'activités ludiques et d'animations pour une découverte active pour assouvir la curiosité des enfants, des adultes et des seniors, des conférences, des débats, ont commencé à impressionner plusieurs centaines d'écoliers, de collégiens et de lycéens. Le grand public est attendu tout le week-end. Nul doute qu'il sera nombreux.

 

LA CONNAISSANCE, UN BEAU REMPART CONTRE LES OBSCURANTISMES

 Merci infiniment à tous les partenaires qui conjuguent leurs efforts pour inciter à la découverte : ASTS PACA, Centre de physique des particules de Marseille, Centres regional et départemental de documentation pédagogique, Environnement et partage, Gulliver, Ifremer, Mer Nature, Muséum d'histoire naturelle de Toulon et du Var, Parc national de Port-Cros, Les petits débrouillards PACA, Planète sciences Méditerranée, Surfrider Foundation Europe, SITTOMAT, Tremplin, Université de Toulon, etc.

Et aux institutions qui soutiennent l'initiative : État, Région, Département et Commune. Non pas pour que leurs logos apparaissent sur des cartons d'invitation, mais, ainsi que le rappelait Marie Bouchez, conseillère régionale de PACA, lors de l'inauguration de ce jeudi soir, parce que, par les difficiles temps qui courent, la connaissance par l'éducation constitue un vrai beau rempart contre tous les obscurantismes qui inquiètent à juste titre les hommes éclairés...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 03:21

http://www.echange-service.com/i/echange_service.jpgLe principe est tout simple. Il suffisait que l'équipe des animateurs du service municipal de la jeunesse, dirigé par Vincent dans le cadre des orientations assignées par l'adjointe au maire Isabelle Renier, y pense. C'est une sorte de "deal vertueux" partant d'une question simple : comment accéder aux loisirs, à la culture et aux spectacles quand on est jeune et qu'on n'a ni d'argent ni de métier pour en gagner ? La réponse a germé et évolué vers un concept complet... les "chantiers culturels".

Depuis quatre ans, chaque année, une quarantaine de nos jeunes concitoyens en bénéficient. Ils donnent un coup de main aux organisateurs d'un événement culturel local, comme Janvier dans les étoiles, Les Voix du Gaou ou Couleurs urbaines, ou plus éloigné, comme Les plages électroniques de Cannes ou Les jeux de la francophonie à Nice, et, en contrepartie, ils découvrent le monde de l'organisation de spectacles avec les professionnels, bénéficient de la gratuité pour des festivals, mais aussi pour des activités municipales : sorties, séjours, etc.

Près de 130 jeunes Seynois entre 16 et 25 ans ont pu bénéficier du dispositif animé par l'efficace animateur Karim, et certains ont même été repérés par des organisateurs et se sont vu proposer des embauches. Une douzaine de partenariats ont été scellés avec des organisateurs de spectacles et festivals, qui "en redemandent" tant ils sont satisfaits, et l'idée originale a fait l'objet d'un dossier présenté pour concourir au prix "Territoria 2013". Réponse du jury à l'automne...


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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 06:27

http://p5.storage.canalblog.com/54/51/141986/65561811.jpgJe reviendrai dans quelques jours sur la rentrée scolaire qui se profile pour la semaine prochaine, avec, pour un maire, le souci qu’elle se déroule dans les meilleures conditions possibles pour les écoles maternelles et élémentaires qui relèvent de sa responsabilité, mais également pour les autres niveaux d’enseignement et les activités éducatives périscolaires conduites par la commune et nombre d’associations.


JEUNES LYCÉENS, VOUS POUVEZ DE NOUVEAU APPRENDRE LE PROVENÇAL !

 Je tiens tout de même dès aujourd’hui à faire part d’une première satisfaction, concernant le lycée Beaussier, avec la réponse favorable apportée par Claire Lovisi, rectrice de l’académie de Nice, à la demande que, relayant des sollicitations de Seynoises et de Seynois, jeunes et parents, j’avais portée courant mai auprès de l’Éducation nationale : le retour de l’enseignement de l’occitan dans sa forme provençale. On m'annonce en effet l’ouverture d’une classe de seconde intégrant cette option.

À La Seyne, qui a porté au cours de ce mandat une volonté de redynamisation culturelle et linguistique de l'occitan provençal dans la sphère publique (voir cet article de mon blog), on ne peut que se féliciter de cette bonne nouvelle.

Et j’invite le maximum de jeunes lycéens de La Seyne et de l’Ouest Var à confirmer la volonté qu’ils ont exprimée d’apprendre l’occitan provençal, dès aujourd’hui auprès de leur lycée !


MON COURRIER DE MAI À LA RECTRICE POUR LA RELANCE DE L'ÉTUDE DU PROVENÇAL

« L’enseignement de la Langue d’Oc dans sa forme provençale a toujours été un enseignement suivi comme langue 2, langue 3 et matière facultative au lycée Beaussier.

« Les professeurs suivants ont assuré cet enseignement : M. René MERLE, de 1976 à 1978 ; - M. Gérard TAUTIL, de 1978 à 1998 ; - M. Claude JUNIOT de 1998 à 2000. Ce dernier ayant été nommé au collège de Gassin, cet enseignement n’a pas eu de successeur à partir de cette date.

« Nous soulignons l’intérêt de cet enseignement sanctionné par le « CAPES d’Occitan/Langue d’Oc » depuis la fin des années quatre-vingt, notamment sous le ministère de M. Jack LANG.

« La situation actuelle de cet enseignement est en retrait tant sur l’offre que sur la demande, puisque les parents d’élèves ne sont pas informés de cette option possible comme elle l’a été pendant vingt-quatre ans.

« Conformément à ce que prévoit le Plan Académique de Développement 2010-2014 dans son troisième volet et plus précisément sa référence pour le développement et la promotion des langues et cultures régionales, nous souhaiterions, en conformité avec ce plan, que cette option puisse être proposée à l’enseignement général du lycée Beaussier.

« La mise en place de cette option permettrait d'autant plus d'offrir une continuité éducative et pédagogique avec le collège Font-de-Fillol de Six-Fours qui propose déjà un enseignement de la langue d'oc. 

« Un professeur agrégé dispense cet enseignement aux lycées Dumont d’Urville et Bonaparte, aux collèges Maurice Genevoix et Maurice Ravel.

« Je souhaite, Madame La Rectrice, trouver auprès de vous une réponse favorable à ma demande pour la rentrée 2013 et souhaite que des moyens soient dégagés en direction du Chef d’Etablissement du Lycée Beaussier. »



 

> CLIQUEZ SUR LA CARTE POUR VOIR LE CHAMP GÉOGRAPHIQUE DE LA LANGUE D'OC ET DE SA FORME PROVENÇALE EN PARTICULIER...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 04:09

http://www.referencement-top10.fr/wp-content/uploads/2013/02/referencement-gratuit-google1.pngJ'ai reconnu, au terme de la saison estivale 2012, que l'expérience de spectacles payants ne s'est pas avérée... payante. Le principe selon lequel on pense parfois que "si c'est cher, c'est que c'est bon" ne s'était pas appliqué en la matière. Changement d'orientation, donc, pour la saison 2013, avec une programmation différente, et le choix de tenter la gratuité totale. Celles et ceux des visiteurs de ce blog qui ont été spectateurs de certains d'entre eux ont pu voir, en juillet côté pont, ou en août côté parc, que le public était cette année au rendez-vous de soirées avec des artistes peut-être moins connus, pour certains, mais de très bonne qualité, avec une réelle diversité.

Mon petit doigt me dit que certains s'offusqueraient du "tout gratuit". J'ai aussi parfois cette tentation, mais je la réserve aux œuvres sociales communales, considérant, par exemple, que, que l'on prenne un repas à la maison ou au restaurant scolaire, on acquiert des denrées, on utilise de l'énergie pour la cuisson et la vaisselle, et que la gratuité totale doit être réservée aux situations sociales les plus dramatiques. C'est ainsi que nous considérons le rôle du service public.

 

LA GRATUITÉ, ÇA COÛTE MOINS CHER À LA COLLECTIVITÉ...

Nos avons croisé le budget des festivals de cette année avec la proposition d'un prétendant à la fonction de maire qui propose une participation de principe de 3,50 euros. Elle s'avèrerait inefficace. Démonstration...

La mise en place d'une billetterie, nous en avons fait l'expérience en 2012, génère des obligations qui ont un coût : nécessité de mettre en place un espace fermé et sécurisé (estimation sur la base des spectacles payants que nous avons connus : 3150 euros), location de matériel de billetterie et de clôture (5000 euros), location de toilettes obligatoires en cas d'enceinte fermée (3600 euros), location d'un éclairage de secours et d'un point d'accès supplémentaire agréé (3000 euros), personnel supplémentaire de sécurité (3600 euros), paiement d'un régisseur pour l'encaissement (1320 euros), catering et restauration des personnels supplémentaires de régie de recettes et de sécurité (600 euros), soit un total de 20.270 euros de charges supplémentaires, par exemple pour les six soirées de "Côté Pont".

 

... ET LA GRATUITÉ, ÇA N'EXCLUT PERSONNE

 À 3,50 euros l'entrée tels que proposé, il faut donc - faisons la division (ça fera un entrainement pour la rentrée scolaire !) - réaliser 5.791 entrées pour couvrir le coût généré par la mise en place d'une billetterie, donc atteindre 965 spectateurs pour chacun des six spectacles, dont la jauge maximale est de 1000 places, nombre jamais atteint, même avec la gratuité.

Voilà. Offrir des soirées de détente et de culture, pour nos concitoyens comme pour ceux qui nous honorent de leurs visites estivales, n'est pas un luxe dans une période où sévit la crise. Pourquoi alors rajouter un coût pas forcément entièrement recouvrable ainsi qu'une simple opération d'arithmétique vient de le prouver, juste pour se donner le sentiment qu'on ne fait pas dans l'assistanat, et au risque que les plus modestes, souvent premières cibles de la publicité de consommation, ne s'excluent en préfèrant consommer 3,50 euros autrement que pour un temps de culture ou de diffusion artistique ?

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 03:59

l_impasse.jpgC'est au fond de l'impasse. Et c'est d'ailleurs comme ça que ça s'appelle. L'Impasse. C'est dans les locaux d'une ancienne entreprise, sous-traitante des chantiers navals. C'est loué à une association de jeunes artistes qui y a réalisé un bel aménagement pour que ça devienne un café-concert, un lieu d'expositions, de spectacles, de création, d'échanges. De vie, quoi.

J'invite les visiteurs de mon blog à jeter un œil sur leur page de l'Agenda culturel du Var ou sur leur page facebook.

Or, ça râlait un peu, ces derniers temps, du côté de tous ces bénévoles engagés pour la promotion artistique et culturelle populaire, au beau sens du terme. La commission de sécurité venait de passer et n'avait pas pu accorder un avis favorable car quelques points d'aménagement n'étaient pas complètement conformes. Et les membres de la commission de sécurité, ce ne sont pas des rigolos qui font dans l'à-peu-près !

Mais les équipes de ces techniciens auraient pu s'en tenir là, genre... "On reviendra quand ce sera dans les clous !". Mais elles ne s'en sont pas tenu là. Voulant prendre leur part dans la réussite de l'aventure collective de ces passionnés pour eux-mêmes et pour les autres, ils ont accompagné la recherche de solutions concrètes et, ça y est, on va voir le bout... de l'impasse.

Je ne dirai jamais assez aux acteurs associatifs combien leur engagement désintéressé est un facteur essentiel de la vie seynoise. Et aux fonctionnaires combien est belle l'image qu'ils donnent du service public républicain lorsqu'ils s'engagent dans une démarche de projet, en accompagnement de l'initiative citoyenne.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 05:02

130629 feu artifEncore un week-end de bel investissement des associations, des services communaux et des acteurs économiques, ces vendredi et samedi. Malgré les difficultés financières, nos concitoyens rencontrés au gré de nos balades dans les lieux de la ville où se déroulaient une multitude d'animations de qualité étaient unanimes pour nous dire que nous avons bien fait, il y a cinq ans, de redonner vie à un événement qui, depuis plusieurs décennies, était tombé dans l'oubli. Une simple fête de la ville, qui, jadis, était une sympathique fête foraine se déroulant début juillet, et que, pour sa renaissance, nous avons fixée au dernier week-end de juin, car c'est le 29 juin 1889 que La Seyne est devenue La Seyne-sur-Mer par décret ministériel. Une manière de marquer que c'est bien de ses 25 kilomètres de littoral que notre commune s'est forgé son développement historique et avance vers son avenir.

 

COEUR HISTORIQUE : LA FÊTE DANS LA FÊTE

130629 passage porte-copie-1Outre ce qui est désormais traditionnel, le passage de la porte principale des chantiers suivi de son pique-nique sur le Parc de la Navale avant le feu d'artifice de clôture, la myriade de petits lieux d'expression et de création, les spectacles de rue, pour écouter de la musique, de la chanson, danser, découvrir des oeuvres artistiques, permettre aux petits et grands de se détendre, se restaurer de produits de la mer au village des pêcheurs, cette année aura été l'occasion de voir naître une fête au cœur de la fête : celle du quartier du centre ancien, organisée par les citoyens investis dans le conseil de quartier, les commerçants et les associations.

Et apportant la preuve du potentiel formidable du cœur de notre cité et de ceux qui y vivent et le font vivre, loin des clichés véhiculés par les grincheux qui semblent prendre un malin plaisir à n'y voir que marasme et insécurité. Bravo à eux qui ont jalonné de leurs belles initiatives la route de la reconquête de La Seyne historique.

 

UN PATRIMOINE HISTORIQUE À VALORISER : BONAPARTE ET LES SOLDATS DE L'AN II

130629_an_2.jpgCe fut aussi l'occasion de célébrer le 220ème anniversaire de la libération de la rade de Toulon occupée par les flottes anglaise et espagnole par un certain capitaine d'artillerie, Bonaparte, depuis les forts d'Ollioules et de La Seyne, pour sauver la République française balbutiante, mise à mal par les aristocraties contre-révolutionnaires de toute l'Europe.

Une animation d'une troupe de soldats de l'An II costumés au Fort Napoléon a ouvert la voie d'une mise en valeur de ce volet de notre histoire et de notre patrimoine que nous devrons développer et exploiter, pour la mémoire des valeurs qu'il représente comme pour le soutien à notre économie touristique. Là aussi, chapeau aux associations "L'Aurore de la République" et "Le chant du départ", et à Henri Ribot, historien local de talent qui nous a contés les faits.

 

LES VILLES AMIES DE LA SEYNE AVEC NOUS DANS LA FÊTE

130629_alessio_lari.jpgEt, comme nous avions accueilli l'an dernier Georgy Bystrov, maire de notre ville jumelle estonienne de Maardu, la fête s'est déroulée cette année en présence de nos amis italiens de Buti, dans la province de Pise, emmenés par leur maire Alessio Lari, avec lesquels nous avons décidé de relancer nos relations que nous formaliserons bientôt, grâce à Annick Le Gal, conseillère déléguée aux jumelages, au président Christian Grenet et à l'équipe des bénévoles du comité des jumelages, par la signature d'un nouveau projet officiel de coopération et d'échanges.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 04:18

http://www.aquodaqui.info/photo/art/default/5266617-7859610.jpg?v=1361870416Dans l'équipe municipale, nous comptons un conseiller municipal délégué à l'identité provençale et occitane, Michel Tournan, membre du Partit Òccitan, qui aura fait du bon travail au cours des cinq années écoulées. L'exercice n'est pas simple, tant il faut convaincre que l'essentiel n'est pas de promouvoir une culture et une langue poussiéreuses, dans une approche folklorique, passéiste ou nostalgique. Ce qui compte, c'est, avec peu de moyens, de mobiliser l'ensemble des champs de la vie communale pour qu'ils attestent de l'identité provençale d'aujourd'hui qui s'est forgée sur l'histoire d'hier, une histoire faite de tous ces brassages humains cosmopolites qui ont fondé La Seyne, et pour lesquels, en particulier, la langue et les usages d'ici auront été d'étonnants vecteurs d'intégration.

 

UN NOUVEAU FESTIVAL

Bien sûr, les traditionnelles fêtes calendales ont été poursuivies chaque année en décembre au Fort Napoléon avec l'implication dynamique de l'association des Cigaloun Segnen. Mais un autre temps fort aura vu le jour au cours de notre mandat : le festival "Rescontre occitan" qui, au début de l'été, puisant dans le creuset des créations artistiques seynoises, allie musique, chant, peinture, expositions, avec, chaque année, des invités d'honneur : bretons, corses, grecs, brésiliens, andins, africains...

On aura aussi soutenu les associations qui œuvrent à la défense et la promotion de la langue et de la culture provençales : Lei Cigaloun Segnen, déjà évoqués, mais aussi Lou Pichot Tiatre dóu Mai et Lo Cèucle Occitan de La Seina.

 

LA LANGUE DANS LA VIE QUOTIDIENNE

Mais on aura aussi voulu, avec celles des associations qui ont souhaité y prendre part, faire vivre la langue dans la vie quotidienne. C'est le sens de la page en provençal que nous avons instituée dans la revue municipale "Le Seynois" qui traite de tous sujets dans la langue d'ici (en alternance dans chaque numéro en graphie classique et en graphie mistralienne, pour ne fâcher ni les tenants de l'une ni les aficionados de l'autre !). C'est également une vingtaine de rues qui portent désormais, outre des plaques avec leur nom actuel, des plaques avec leur nom ancien traduit en provençal. On travaille aussi sur une démarche identique pour les noms de quartiers, où nous prévoyons d'apposer des plaques portant le nom en français et en provençal, avec une explication sur l'origine toponymique du lieu. Et j'ai aussi demandé que la signalétique routière et des espaces publics, lorsqu'elle devra être remplacée, soit désormais bilingue.

Il reste que, s'agissant de la défense de la langue, il est indispensable que la France ratifie la charte européenne des langues régionales et minoritaires, et donc affine un peu sa Constitution. Qu'on se rassure : cela ne nuira pas à l'unité de la République ! Il n'est que temps : le Président de la République et la ministre de la culture doivent faire le nécessaire pour engager le processus.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 04:17

http://www.beauxarts.la-seyne.fr/images/stories/jeune_public/photosados/13.jpgMalgré les difficultés financières que connaît la ville, l'initiation, la pratique et la diffusion des arts plastiques demeurent à La Seyne une priorité des politiques publiques que conduit la commune. C'est à cet effet qu'a récemment été inaugurée la salle d'expositions et d'expérimentations "Le pressing", du nom de l'ancien commerce dont elle occupe le local, en centre-ville, ouverte aux élèves de l'école municipale des Beaux-Arts comme au grand public, permettant de rendre compte des recherches de l'art actuel.

C'est aussi, après l'installation, sur une trentaine de vitrines de commerces fermés, d'œuvres du musée du Louvre dans le cadre d'un parcours urbain appelé "Le musée est dans ma rue", un moyen de conforter les efforts des acteurs du centre ancien par une démarche vivante et de qualité.

Depuis 2008, les cinq principaux espaces communaux dédiés aux arts ont largement accru leurs offres culturelles, éducatives et de loisirs. Avec ses dix ateliers pour adultes, ses ateliers pour les enfants, dès quatre ans, les adolescents et les jeunes, et sa classe "Prép'art" de préparation aux grandes écoles d'art après le baccalauréat, et le renforcement de ses moyens humains, l'École des Beaux-Arts a vu croître de 20% le nombre de ses inscrits, désormais plus de 600. Et elle accueille même depuis trois ans, un jour par semaine, des touts-petits de deux ans inscrits dans les crèches ! J'invite d'ailleurs les visiteurs de mon blog à découvrir son beau site internet.

Tout autant en développement, avec une fréquentation en hausse de 250% en dix ans, la maison communale Jean-Bouvet, dans nos quartiers Sud, que j'ai fait agrandir d'une salle de danse, compte désormais 500 personnes inscrites dans ses ateliers culturels et artistiques tout au long de l'année, et 450 pour les stages organisés au cours des vacances scolaires.

À l'autre bout de la ville, au Nord, l'espace culturel communal Henri-Tisot offre le même type d'ateliers, de stages, de spectacles et de rencontres, pour une fréquentation de 21.000 visiteurs, et sa réhabilitation complète est inscrite au programme de la rénovation urbaine du quartier Berthe pour 2014, pour un montant de près de 3 millions d'euros.

Depuis 2010, j'ai tenu à ce que tous nos équipements culturels et artistiques soit largement plus ouverts aux scolaires et aux enfants des centres de loisirs qu'ils ne l'étaient, et que des partenariats conventionnés soient établis avec l'Éducation nationale. C'est chose faite. Le centre culturel communal du Fort Napoléon a ainsi vu sa fréquentation augmenter, de même que le musée municipal du Fort Balaguier, avec ses expositions permanentes, son exposition annuelle et ses jardins, où près de 20% des visiteurs sont désormais des enfants, tandis que les visites de classes dans les bibliothèques municipales ou les interventions des bibliothèques dans les classes sont passées de 36 par an il y a quatre ans à 161 en 2012. Et le nombre de bénéficiaires de 893 à 3047 sur la même période !

Et avec plus de 1000 inscriptions supplémentaires aux bibliothèques communales depuis la toute récente inauguration de la médiathèque Andrée-Chedid, le challenge de l'éducation et la diffusion artistiques et culturelles continue.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités
25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 04:50

http://2.bp.blogspot.com/-zYIAOqdZxUs/UGiMOWDzM-I/AAAAAAAABZE/JqOzXPd2dbY/s1600/F35B2768.jpgExtraordinaire, le premier spectacle du festival seynois de cirque "Janvier dans les étoiles", intitulé "Le bal des intouchables", par la compagnie des Colporteurs ! Et ça se poursuit tous les jours jusqu'au 3 février. J'invite mes visiteurs à réserver pour l'un ou l'autre des spectacles (consultez le programme ICI). Vraiment !

La soirée inaugurale s'est ouverte avec les propos du Directeur Régional des Affaires Culturelles, Denis Louche, du représentant de "Marseille Provence 2013, capitale européenne de la culture" qui labellise notre festival, de Christiane Grandchamp, présidente de "Théâtre Europe", l'association qui organise le festival, de Daniel Hermann, adjoint au maire de Marseille, puisque La Seyne partage avec notre métropole provençale le titre de "pôle national des arts du cirque", de Jean-Sébastien Vialatte, vice-président de Toulon Provence Méditerranée chargé de la culture. Et le mien, au double titre de représentant du Conseil régional PACA qui soutient le festival, et de maire de La Seyne. Je vous le livre...

« Quatorzième édition du festival de cirque contemporain « Janvier dans les étoiles ». Et, en janvier, cette année !

« 2013, année marseillaise… mais aussi grand moment seynois.

« Nous sommes, vous êtes, m’a-t-on dit, si l’on excepte, les excellentes « Joutes musicales » de Correns, la seule manifestation varoise de ce grand raout bucco-rhodanien. 

« Il faut dire qu’il y a au moins une forme de logique sémantique, - oh, je vous concède que ce n’est pas la plus importante -, à ce que la capitale européenne de la culture ait retenu Théâtre-Europe comme partenaire.

« Vous partagez la distinction « Pôle national du cirque », que nous avons obtenue ensemble l’année dernière, avec la ville de Marseille et le CREAC, votre alter ego phocéen.

« Nous défendions, et nous défendons toujours, le fait que la culture est l’une des réponses aux problématiques de notre société dans la recherche du lien social.

« Et c’est pourquoi, avec mes collègues Renaud Gauquelin, maire de Rillieux-la-Pape (Rhône), et Olivier Klein, maire de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), nous étions reçus mercredi soir dernier, au titre de l’association des maires « Ville & banlieue », au cabinet d’Aurélie Filipetti, la ministre de la culture et de la communication.

« A cette occasion, j’ai d’ailleurs remis un dossier sur Théâtre-Europe et le festival « Janvier dans les étoiles » parce vous avez quelques inquiétudes quant au maintien des différentes subventions.

« Au ministère, nous avons plaidé pour un effort culturel en faveur des populations de nos grands quartiers populaires, à partir des propositions que nous avions formulées aux divers candidats à la Présidence de la République. Nous avons été satisfaits de relever que nos objectifs restent très concordants avec ceux de la ministre.

« On compte en France près de 5 000 bibliothèques publiques, 1200 musées (50 millions d’entrées)… 1 Français sur 5 voit une exposition dans l’année, 1 sur 2 va au cinéma, au cirque, au théâtre... Bref, il y a plus de gens qui vont dans un lieu de culture que dans les stades – Ne me faites pas dire qu’il ne faut pas aider les sportifs (je ne suis ni grand, ni fort et je ne cours plus très vite...), mais plutôt qu’il faut aider, aussi, les gens de culture.

« Et la ministre, tout comme nous, souhaite impliquer les artistes dans le portage des politiques socio-culturelles, sensibiliser les populations, doter les territoires de conseils locaux de promotion des pratiques culturelles, renforcer la culture vivante dans les cursus scolaires, ce que, d’une certaine manière, Théâtre-Europe réalise déjà.

« À La Seyne, on est plutôt bien avancés dans la réalisation de ces objectifs, nous appuyant sur des expériences historiques et des volontés partagées. Nos efforts portent sur tous les quartiers, du nord au sud de la ville, avec des équipements communaux dont les fonctionnements vont peu à peu tous dans le sens d’une appropriation par tous, d’activités ouvertes aux enfants, notamment élèves, autant qu’aux ainés, et d’artistes en résidence.

« Cela ne peut se faire sans les partenaires financeurs : la Ville bien sûr, le Conseil général (mon petit doigt me dit que la conjoncture étant ce qu’elle est, il voudrait baisser son aide : ce serait dur, car il faut sans faillir soutenir, et le Théâtre-Liberté, et Théâtre-Europe, et bien sûr le RCT), le Conseil régional, les services centraux et déconcentrés de l’Etat (DRAC, et ministère de la culture) - je soulignais d’ailleurs, mardi soir à l’inauguration de la médiathèque Andrée Chédid, l’importance de l’implication de l’Etat dans le financement de cet équipement public -.

« Tous, comme nous nous efforçons de le faire à La Seyne, maintenez vos efforts, vous en serez remerciés… sans doute par de nouvelles demandes… la satiété en ce domaine n’est jamais atteinte, c’est la loi du genre, alors même que... le travail intellectuel porterait en lui-même sa récompense.

« Alors cette édition ? Elle s’annonce comme chaque fois riche et variée, et peut-être encore plus pour cette année exceptionnelle, un festival plus long, des troupes internationales, des acrobates, des virtuoses, de la musique, de la poésie, du mélange des genres, des nouvelles scènes pour petits et grands, du plaisir, du bonheur.

« Tous les hommes recherchent le bonheur. Ils viennent d’ailleurs pour ce festival de toute la région et au-delà, et nous en sommes très fiers.

« Le genre humain a évolué en dégageant une propension spontanée à se faire confiance, à faire preuve de réciprocités les uns vis-à-vis des autres… dans l’allégresse, dans les épreuves, et dans le quotidien du travail partagé dans le but de produire de la belle ouvrage.

« De fait, l’activité circassienne est une merveilleuse allégorie des hommes qui font société. Serait-ce qu’il ne peut y avoir de bonheur sans partage, sans amitié ?

Je ne suis pas loin de le penser, on ne peut pas être heureux tout seul : même riche et adulé, la solitude est un voile pesant (référez-vous aux pages des magazines people !).

« Notre quotidien, malheureusement, est une société favorisant les individualités, toujours plus compétitive, augmentant les primes et durcissant les peines, dans le but avoué d’obtenir plus ; plus d’efforts, plus de rendement, au détriment de l’esprit collectif. Ces primes, ces bonus individualisés, créent un nouveau rapport au travail et rejettent ce qui en faisait sa valeur traditionnelle : le souci de bien faire, d’être respecté pour son savoir-faire, d’être fier de son action.

« Même si le travail est ainsi devenu ce moyen désenchanté de gagner sa vie, sans être, pour soi, une source de satisfaction, je continue de défendre, vous le savez, « une société éducative » à tous les âges, où serait développée la capacité d’apprendre à apprendre et la curiosité de l’esprit.

« C’est la condition nécessaire pour avoir la possibilité d’agir sur son propre destin dans ce monde de mouvement et de changement, de tirer le meilleur parti de ses capacités virtuelles. Il s’agit d’apprendre à vivre ensemble en développant la connaissance des autres, de s’appuyer sur nos interdépendances pour la réalisation de projets communs, de conjurer les périls, et de réduire les nuisances.

« Alors, les artistes du cirque sont un contre-exemple : ils montrent que la conscience individuelle doit pouvoir exercer sa force par le relais de la conscience du groupe, par la recherche et la sauvegarde de l’authenticité, de la diversité et de l’identité.

« Profitons pleinement de ce qu’ils nous montrent.

« Aussi, chers amis, oublions, le temps de ce festival, ce quotidien morose pour nous éblouir des étoiles de janvier, qui allient passion, travail, solidarité, et nous procurent, le temps d’un spectacle, évasion, joie et détente.

« A tous, du bon temps dans les étoiles ! »

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Publié par Marc Vuillemot - dans Culture - provençalité et festivités

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Marc VUILLEMOT

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