20 juin 2021 7 20 /06 /juin /2021 09:40

La Seyne a perdu ce dimanche un acteur qui aura marqué un demi-siècle de sa vie politique.

Conseiller général communiste de La Seyne au cours de 36 des 37 années qui séparèrent 1967, année de sa première élection, de 2004, ultime année de son implication d'élu local, Maurice Paul s'est éteint à l'aube de ce 20 juin, jour de premier tour d'un scrutin qui doit désigner ceux qui représenteront nos concitoyens seynois au sein de l'assemblée dans laquelle il a longtemps œuvré, désormais appelée Conseil départemental.

Maurice Paul a bien sûr aussi été élu communal dès 1959, alors qu'il n'avait que 27 ans, jusqu'à 2001. Plus de quarante années d'implication pour notre ville, comme conseiller municipal, adjoint au maire, premier adjoint, sous les mandats de Toussaint Merle, Philippe Giovannini, Maurice Blanc, Charles Scaglia et François Hérisson, et enfin maire de 1995 à 2001, animateur d'une équipe d'unité de la gauche et de l'écologie à laquelle j'ai eu l'honneur de prendre part.

 

Maurice avait fêté ses 90 ans en janvier dernier. Ceux qui ont suivi de près au cours de toutes ces décennies la vie communale seynoise savent que tout n'a pas été un long fleuve tranquille et que, y compris à l'interne des équipes successives, mille événements ont émaillé ce que certains considèrent aujourd'hui comme des anecdotes de l'histoire du mouvement ouvrier et politique seynois, souvent vécues dans le secret de de l'alcôve des cabinets de la mairie ou des sièges fédéraux ou locaux du Parti communiste français. Les plus anciens comprendront ce que je m'autorise à évoquer.

Mais Maurice Paul et ses camarades ont été pendant cette longue période de la deuxième moitié du XXe siècle, à juste titre, guidés par une volonté partagée, celle qui s'exprimait dans l'intitulé donné à la première liste municipale à laquelle il a pris part, en 1953 : « Liste d'union ouvrière et démocratique de défense des intérêts communaux, dans l'indépendance nationale et la Paix » et qui déclinait ses orientations d'alors, qui constituent autant d'enjeux toujours d'actualité : « Des logements pour tous, aide à la famille, école laïque, solidarité et assistance, contre le chômage et la misère, équipements sportifs et culturels, ... ».

L'historien Jacques Giraud a consacré une biographie à Maurice Paul dans son « Dictionnaire du mouvement ouvrier seynois » que Jean-Claude Autran, autre érudit seynois, relaie sur son site Internet.

C'est un serviteur de La Seyne qui s'en est allé au crépuscule de ce printemps. À Maryse, son épouse dévouée, à ses filles, aux proches de sa famille et de ses amis, et à ses camarades communistes, le peuple de La Seyne peut témoigner une sincère compassion.

 

Les obsèques de Maurice Paul seront célébrées jeudi 24 juin à 18 heures, au crématorium de La Seyne.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Devoir de mémoire
18 juin 2021 5 18 /06 /juin /2021 05:40

Le premier acte de résistance, c'est d'aller voter dimanche. Quatre-vingt-un ans après le 18 juin 1940, jour où le général Charles de Gaulle a appelé à ne pas se résigner à la victoire de l'Allemagne nazie tandis que, déjà, les futurs collaborateurs, emmenés par Pétain, s'étaient rapprochés de l'ennemi pour négocier les conditions de la reddition, ouvrant la voie aux souffrances que le peuple de France endura pendant cinq années, résister demeure plus que jamais à l'ordre du jour.

 

À l'heure où le collectionneur d'œuvres originales de Louis-Ferdinand Céline (L'Express - 2011), l'extrémiste de droite M. Mariani, pourrait, si l'esprit de résistance des Provençaux ne se traduisait pas ce dimanche dans un vote de refus de l'indicible, accéder aux rênes de la Région, il n'est pas inutile de prendre le temps de la réflexion sur l'arme préventive pacifique que représente le bulletin de vote.

Céline, écrivain collaborationniste frappé d'indignité nationale au lendemain de la guerre de 39-45, qu'apprécie tant M. Mariani, n'était pas seulement un vigoureux antisémite. Il fut l'auteur de nombre de pamphlets aux accents d'abomination envers l'Autre, le Différent, l'Étranger, quel qu'il soit. Si ce n'était si tragique et écœurant, on pourrait sourire des mots de M. Mariani qui a affirmé il y a quelques jours préférer « aider un groupe qui s'occupe de perpétuer les traditions provençales que SOS Méditerranée [une association de sauvetage des naufragés fuyant les horreurs de leurs pays] » lorsqu'on sait ce que pensait Céline des Provençaux : 

C'est contre ces choix assumés d'exclusion en tous genres qui ont conduit jusqu'à l'extermination de millions de gens que, répondant à l'appel du général de Gaulle, des Français et des étrangers, de toutes les régions de la métropole, des outremers et des colonies d'alors, de toutes religions, athées ou libre-penseurs, de toutes couleurs de peau, de toutes sensibilités politiques, se sont levés, les uns après les autres, pour contribuer au retour de la liberté et de la démocratie.

On ne doit plus jamais en arriver là. Pour l'éviter, l'arme inoffensive du bulletin de vote est à notre disposition ces deux prochains dimanches.

« Le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! » (Charles de Gaulle - BBC - juin 1940)

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Devoir de mémoire Idées et politique générale
8 mai 2021 6 08 /05 /mai /2021 15:19

Quel lien y a-t-il entre Ievguenia Maksimovna Roudneva, Renate "Renée" Sintenis et Josette Vincent  ? Ce sont trois femmes ayant vécu à La Seyne ou dans l'une des communes jumelles de La Seyne qui ont joué des rôles éminents dans la résistance au nazisme dans les années 40.

Il y a bien d'autres femmes que ces trois-là qui étaient respectivement natives ou résidentes de Berdiansk en Ukraine, de Reinickendorf en Allemagne et de notre commune, qui ont eu dans leurs pays ou ailleurs un engagement dans la résistance au pire des régimes que le monde contemporain a connus : celui du nazisme.

En ce 8 mai 2021, 76 ans après la victoire de la démocratie sur la barbarie, mais aussi un siècle après le discours de Lénine à l'occasion de la Journée internationale des femmes travailleuses, c'est à toutes ces grandes dames que vont mes pensées.

 

DES FEMMES DE NOS VILLES AMIES EN RÉSISTANCE

Il est certain que des natives ou habitantes de Menzel-Bourguiba en Tunisie, de Maardu en Estonie, de Qingdao en Chine populaire, de Buti en Italie, ou de Can Tho‘ au Vietnam, comme de la commune arménienne qui sera bientôt partenaire de La Seyne du fait d'une initiative à saluer de M. Colin, premier adjoint, ont aussi joué dans l'histoire de la Seconde guerre mondiale des petits ou des grands rôles de résistantes aux pouvoirs totalitaires meurtriers que nos anciens ont subis.

En ces temps pas si lointains, de l'impérialisme japonais au nazisme et au fascisme européens, aucune horreur n'a été épargnée aux peuples du Monde. Malgré ce, d'autres régimes, concomitamment, ensuite et jusqu'à nos jours, n'ont rien eu et n'ont rien à envier à ces abominations.

Et, de partout, il s'est trouvé des hommes et des femmes pour refuser l'indicible et se lever pour le combattre et l'anéantir, au péril de leurs vies et de celles de leurs proches.

 

LA PESTE BRUNE DEMEURE AUX AGUETS, PARÉE DES ATOURS DE LA DÉMOCRATIE

La prévention des totalitarismes demeure un sujet d'actualité. N'oublions jamais que c'est certes après la Marche sur Rome, mais de façon tout à fait légale, que le roi d'Italie a appelé Mussolini à former un gouvernement de coalition en 1922, et que c'est le peuple allemand qui, aux élections législatives de 1933, a conduit Hitler à diriger lui aussi un autre gouvernement de coalition. On connait les suites.

Saluons tous ceux, républicains de tous horizons politiques, qui exercent l'indispensable devoir de mémoire qui doit, en France, en Europe et dans le Monde, nous rappeler sans cesse que la peste brune sait se draper des atours de la démocratie pour se retourner ensuite contre les peuples. Et fustigeons ceux qui jouent avec le feu de la porosité avec les mouvements d'extrême-droite.

La mémoire de femmes-symboles, qui de leur vivant se sont refusé de l'être, de La Seyne et de ses villes amies, peut chez nous contribuer à ce que nos sens demeurent en alerte.

Nos associations, à commencer par celles qui entretiennent la mission mémorielle et par notre Comité seynois des jumelages qui promeut l'amitié entre les peuples et la connaissance et le respect mutuels, ont un rôle majeur à jouer, que nos édiles ont le devoir de pleinement soutenir.

C'est sûrement pour ça que La Seyne a récemment quitté l'Association française des Communes, Départements et Régions pour la Paix, que les associations de mémoire ont vu, lors du vote du conseil municipal, leur subventions diminuer de 15%, et que le Comité des jumelages, la Ligue des Droits de l'Homme ou le Mouvement pour la Paix n'apparaissent plus sur la liste des associations soutenues par la Ville. Mais, après la commémoration de l'anniversaire du 8 mai 1945, on peut certainement s'attendre à une réparation de ces tristes oublis...

 

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19 mars 2021 5 19 /03 /mars /2021 04:51

C'est la loi. La date du 19 mars a été choisie en 2012 par la représentation du peuple français au Parlement pour être la « journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc ».

Une autre commémoration a lieu le 5 décembre, autre journée officielle dédiée à l'hommage aux morts de la guerre d'Algérie, fixée en 2003 par le président Chirac le jour de l'inauguration du monument à la mémoire de tous les soldats morts en Afrique française du nord.

Il est vrai qu'il n'y a pas consensus. Mais faut-il, comme le font la municipalité seynoise et l'extrême-droite, mettre de l'huile sur le feu ?

 

TROIS DATES COMMÉMORATIVES QUI FONT DÉBAT

La querelle ne date pas d'hier. Chacun doit comprendre que le 19 mars ait été choisi par l'État. C'est le jour anniversaire du cessez-le-feu de 1962, suite aux accords d'Évian signés la veille entre la France et le Front de libération nationale de l'Algérie. C'était aussi un pas dans un processus vers l'indépendance pour les Algériens qui, comme tout peuple, ont droit à disposer d'eux-mêmes. On a également un devoir de mémoire envers ceux qui sont tombés au combat comme pour les soldats qui ont survécu. Et chacun doit de même comprendre que, pour les harkis, les pieds-noirs, et leurs descendants, ce cessez-le-feu est symbole du début d'une trop longue période, jamais refermée, de déchirement, de souffrances et d'abandon. Ceux-là, pour beaucoup, préfèrent le 5 décembre. Et une autre journée, le 25 septembre, a été dédiée par décret en 2003 à l'hommage aux harkis et autres membres des formations supplétives de l'armée française.

 

LES PLAIES SONT ÉTERNELLES, À L'HISTOIRE DE FAIRE SON ŒUVRE

L'important n'est-il pas, même si les plaies des uns et des autres ne se refermeront jamais, que, peu à peu, la connaissance des faits et de l'histoire, la reconnaissance du caractère de guerre de ce conflit, avec ses exactions et ses abominations dans les deux camps, pour les combattants comme pour les civils, permettent d'objectiver ces temps de l'histoire de la France et de l'Algérie, comme d'ailleurs de toutes nos anciennes colonies ?

Moi qui ne suis pas toujours tendre avec le Chef de l'État et son gouvernement, je dois saluer l'initiative de confier à l'historien Benjamin Stora la mission de produire un rapport sur « les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d'Algérie ». Il a été remis à M. Macron il y a deux mois. Ceux qui s'arcboutent sur des positions tranchées seraient bien inspirés d'en prendre connaissance. Il est accessible en ligne sur le site Internet de l'État « Vie publique ».

 

POURQUOI SOUFFLER SUR LES BRAISES ?

Avant même que l'État ait fixé ces dates, depuis mon arrivée au conseil municipal en 1993, je me suis toujours efforcé d'être présent aux diverses cérémonies, qu'elles aient été organisées par la commune ou par des associations d'anciens combattants, notamment la FNACA. J'ai continué au cours de mes mandats de maire.

Et je pensé qu'il était dans l'ordre des choses qu'il en soit durablement ainsi. Je me suis trompé. En qualifiant le 19 mars de « tâche sur le drapeau français », le premier adjoint, associant la municipalité à son propos, joint sa voix à l'extrême-droite qui, elle, parle de « commémoration de la honte ». La majorité municipale ne sera pas présente à la cérémonie de ce jour. Et ce ne sera pas parce que la pandémie de coronavirus interdit les rassemblements.

Quel but poursuit-on en ravivant la douleur et en plaçant des obstacles sur la longue route vers la concorde et le respect mutuel sur lequel doivent cheminer nos concitoyens ?

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Publié par Marc Vuillemot - dans Devoir de mémoire
29 janvier 2021 5 29 /01 /janvier /2021 18:34

À La Seyne, à l'initiative des équipes des maires communistes Toussaint Merle et Philippe Giovannini, une rue du centre ancien et un foyer-résidence de personnes âgées portent son nom. Mais, cent vingt ans après sa naissance et sept décennies après sa disparition, trop peu de Seynois se souviennent de l'immense œuvre sociale et politique de l'homme qu'il fut.

Et pourtant, du premier au dernier jour de son existence, chacun de nous peut  bénéficier des allocations familiales, de l'assurance maladie, ou de la retraite par répartition. C'est Ambroise Croizat, ministre communiste du général de Gaulle au lendemain de la Seconde guerre mondiale, qui fut l'artisan de la Sécurité Sociale.

Une initiative a été été engagée ce jeudi pour demander au président de la République qu'Ambroise Croizat entre au Panthéon. Une pétition est mise en ligne par le journal L'Humanité. Je l'ai signée. Puissions-nous être nombreux à le faire.

 

À l'heure où on ne parle plus guère de la Sécurité Sociale que pour laisser entendre qu'elle ne sert qu'à des « profiteurs » ou qu'elle est trop coûteuse avec son « déficit abyssal », sous-entendu ​​​​​​​« il faut en finir », ça ne fait pas de mal de découvrir ou se remémorer sa fondation, son histoire, et, du coup, les raisons qui justifient qu'on la défende pied à pied et qu'on la développe. J'invite les visiteurs de mon blog à prendre quelques minutes pour voir ou revoir ci-dessous l'interview de Gilles Perret, réalisateur, présentant son film « La sociale », sorti en 2016 ; et, mieux encore, à regarder l'intégralité du film, par exemple sur le site CinéMutins.

Il ne nous faut jamais oublier les déclarations de 2007 de ce vice-président du patronat français, au sujet de « la Sécu » – et à propos aussi du statut de la fonction publique, du paritarisme, et d'autres acquis du peuple français du XXe siècle : ​​​​​​​« C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. (...) Il s'agit aujourd'hui (...) de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance. »

Outre l'indispensable lutte des travailleurs, un des moyens, bien sûr symbolique, de nous prémunir de cette funeste volonté de démantèlement orchestrée par le patronat et la finance, et mise en œuvre à petits pas mais sûrement par les gouvernements à leur service, y compris ceux animés par la social-démocratie, est d'honorer celui qui fut la figure centrale de la création de la Sécurité Sociale. Le transfert de ses cendres au Panthéon, au-delà de l'hommage de la nation, serait un signal fort de vigilance en direction de ceux qui seraient tentés de mettre à mal l'un des plus grands « conquis », comme le disait Croizat, du XXe siècle.

C'est pour appuyer cette initiative qu'est lancée par le journal L'Humanité cette pétition à laquelle on peut accéder en cliquant sur ce lien.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Devoir de mémoire Idées et politique générale
22 septembre 2020 2 22 /09 /septembre /2020 15:15

Mes dernières responsabilités liées à mes anciens mandats de maire de La Seyne et de vice-président de la métropole toulonnaise sont derrière moi depuis ces derniers jours. Me voilà libre de mes mouvements après avoir cédé à des successeurs les ultimes responsabilités que les règlements et statuts me conféraient encore, au-delà de l'élection et des installations des conseils municipal et métropolitain. Mon activité publique sera désormais différente...

 

QUARTIERS VULNÉRABLES : CONTINUER À DÉFENDRE L'ÉQUITÉ TERRITORIALE

Le 16 septembre, j'ai en effet transmis le flambeau de la présidence de « l'Association des maires Ville & Banlieue de France » à Thierry Falconnet, maire socialiste de Chenôve et vice-président de la métropole de Dijon, lors de la réunion, à l'hôtel de ville de Paris, de l'Assemblée générale annuelle de cette association indépendante et volontariste, réseau actif d'élus de toutes sensibilités politiques républicaines, de tout le territoire national, force de propositions se fondant sur sa démarche d'échanges et de bonne pratiques, en dialogue constant avec les institutions de l'État et les autres associations de collectivités locales (dommage, d'ailleurs, que la mairie de La Seyne, membre actif de l'association depuis la mandature d'Arthur Paecht, pour la première fois depuis 2004, n'ait pas été représentée par un de ses élus à cette réunion annuelle...).

À la demande de mes amis maires membres du Bureau de « Ville & Banlieue », je demeurerai toutefois, comme les autres anciens présidents, une sorte de « consultant bénévole » de l'association.

 

DROIT CONSTITUTIONNEL AU LOGEMENT POUR TOUS : POURSUIVRE, TOUJOURS...

Et puis, ce dernier lundi, 21 septembre, c'est la présidence de l'office métropolitain d'HLM « Terres du Sud Habitat », que j'assumais au nom de la métropole Toulon Provence Méditerranée, qui a été dévolue à Nathalie Bicais, en sa qualité de vice-présidente seynoise de l'intercommunalité.

Je lui souhaite bonne chance pour poursuivre la mission, initiée à la Seyne il y plus de 70 ans, de production et de gestion de ces logements sociaux de plus en plus nécessaires à nos concitoyens dont les niveaux de vie ne cessent de baisser, situation qui va s'aggravant avec la crise sanitaire et économique qui s'ensuit (7 sur 10 des foyers varois sont éligibles à l'habitat à loyer modéré...), et à laquelle il est impératif de répondre en se battant pour obtenir de l'État des moyens accrus pour assurer une meilleure gestion, et en projetant de nouvelles constructions dans l'ensemble des communes de l'aire toulonnaise, qui sont toutes hors-la-loi, hormis La Garde, et y compris la nôtre.

 

VERS DES ALTERNATIVES SOCIALES ET ÉCOLOGIQUES POUR ICI, POUR LA NATION ET POUR LE MONDE...

Libéré de ces passionnantes obligations, je vais pouvoir me consacrer, après 27 ans passés au conseil municipal, à d'autres formes d'implication. Dont une partie sera politique.

Les choses sont claires, s'il en était besoin : la politique française d'aujourd'hui, soi-disant « ni-ni », est ultra-libérale assumée. Et on ne peut pas se résigner à une telle situation, mortelle pour les plus humbles et les classes moyennes.

Or la porosité entre l'extrême-droite et une partie de la droite est de plus en plus banalisée (on l'a vu chez nous, avec l'intégration de personnes élues sous l'étiquette du Front National dans la nouvelle coalition municipale, ou avec les propos de tel élu, que je croyais centriste, que le groupe municipal du RN a trouvés « fondés », stigmatisant dangereusement par leur globalisation l'ensemble des « jeunes musulmans »).

Les gauches écologistes et sociales ont le devoir de se mettre en chantier pour construire et proposer des alternatives pour les échéances nationales, mais aussi, alors que leurs sensibilités n'ont plus aucun élu, pour les élections régionales et départementales. Je suis de ceux qui, sans aucune velléité de nouvelle implication élective et avec le souci de ne pas gêner les jeunes engagés qui sont notre avenir, veulent apporter leur pierre à cet ouvrage vital d'éducation populaire.

 

OUI, L'AVENIR EST INQUIÉTANT. RAISON DE PLUS !

J'invite mes concitoyens à ne surtout pas se résigner.

Aux jeunes notamment, pour lesquels ce qui s'est passé il y a près d'un siècle est bien lointain, mais aussi à certains plus anciens qui ont un peu trop la mémoire courte, je dois expliquer que j'ai trop vu, au cours de mon périple d'été en camping-car qui m'a conduit du camp de concentration du Struthof en Alsace à celui d'extermination d'Auschwitz 2-Birkenau en Pologne, en passant par Dachau en Allemagne, Mauthausen en Autriche, et Auschwitz 1, à quelles folies abominables a conduit la réalité sociale, économique et politique des années 1920 et 1930 dans notre Europe, similaire en bien des points à celle que nous connaissons aujourd'hui.

À ceux qui l'auraient oublié ou qui l'ignoreraient, je livre ci-après quelques photos de vacances...

 

Besoins de futurs : il y a du pain sur la planche...
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19 juin 2020 5 19 /06 /juin /2020 05:14

 

Ce jeudi était jour du 80ème anniversaire l'appel lancé par le général Charles de Gaulle aux Français, civils et militaires, à ne pas se résigner à la défaite face à l'Allemagne nazie.

 

Bien que l'on dût respecter encore les distances de sécurité sanitaire, suivant à cet effet les règles édictées par l'État, comme nous l'avions fait sagement à l'occasion des dernières commémorations, plus de personnes que les seuls invités, en nombre encore limité de par la Loi, se sont déplacées, que nous ne pouvions bien sûr pas prier de quitter la cérémonie. Mais chacun a fait effort pour se tenir à peu près éloigné des autres.

 

Les 80 ans de « l'Appel du 18 juin » méritaient en effet que l'on honorât dignement la mémoire de celui qui l'avait lancé et à la pensée duquel, en nos périodes troublées, il n'est désormais guère d'acteur de la vie publique qui, pour des raisons diverses, voire opposées, ne se réfère...

 

Après la lecture du texte rédigé par l'Association varoise de l'Appel du 18 juin par une élève du Lycée Langevin, lauréate 2018 du Concours national de la Résistance, et celle du message de la secrétaire d'État Geneviève Darrieussecq par notre adjoint Christian Pichard, voici le propos que j'ai prononcé devant la stèle installée dans un écrin de verdure du Parc Fernand-Braudel des Sablettes...

 

 

« "La flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s'éteindra pas".

 

« Charles de Gaulle choisit d’entrer en résistance avant même que l'Allemagne nazie n'accepte la demande d'armistice de Pétain.

 

« Au sein du gouvernement où de Gaulle était sous-secrétaire d’Etat, les tenants de la poursuite des combats depuis l’Afrique du nord ont perdu la partie – les navires, les troupes, les armes étaient dans l’attente d’un ordre qui ne vint jamais –. Le Président de la République, Albert Lebrun, appela Pétain, ambassadeur dans l’Espagne de Franco. Ce dernier était convaincu qu’il fallait trouver un terrain d’entente avec l’Allemagne.

 

« Le 16 juin 1940, Paul Reynaud avait démissionné de la Présidence du Conseil. De Gaulle partit "dès le matin du 17" pour l’Angleterre.

 

« Durant des semaines, de Gaulle exhorta les Français à le suivre. C'est en août que fut placardée à Londres l'affiche célèbre titrée : "La France a perdu une bataille, mais n'a pas perdu la guerre", que l'on confond souvent avec l'appel du 18 juin que nous commémorons aujourd'hui.

 

« Celui-ci était un message d'espoir. Il affirmait que la mondialisation de la guerre ferait la victoire. Il se terminait par un appel à la Résistance.

 

« Que nous dit-il aujourd’hui ?

 

« Que refuser ce qui est présenté comme une évidence est parfois d’une rare clairvoyance ; que la vérité ne se révèle que dans les victoires qui durent ; que les victoires ne durent que lorsqu’elles sont justes. 

 

« Pourquoi Charles de Gaulle s’est-il opposé à ce maréchal présenté comme providentiel ?

 

« Parce qu’il ne se résignait pas à la défaite ; parce qu’il savait que les batailles se gagnent dans le rassemblement et la cohésion des hommes de conviction et de volonté. Sa résolution était de réunir tous les Français qui voulaient continuer la lutte.

 

« La Résistance est donc née du refus d’une poignée d’hommes. Ils seront l’armée des ombres, tandis que des militaires rejoignant Londres constitueront la première brigade de la Légion française.

 

« En France, les premiers journaux clandestins surgissent. Le renseignement s’organise. Des opérations armées réussissent. Des regroupements s’opèrent un peu partout. La Résistance se renforce. Ce fut le travail de Jean Moulin – un préfet renégat à l’ordre régalien du moment –. Il y eut auparavant la stupeur que provoquèrent les rafles de l’été 42 – honneur au journal Combat qui titra "Les Juifs, nos frères".

 

« Tous luttaient pour le retour au modèle républicain, une société fondée sur la raison, la justice, la force du collectif. Ainsi naquirent les belles idées qui conduisirent à la création de programmes et d’organismes œuvrant pour le bien public : la sécurité sociale, la SNCF, la liberté d’expression, l'extension du droit de vote aux femmes puis, on l'oublie souvent, aux Français d'outremer, le multipartisme…

 

« Le bien public… en merveilleux héritage de victoire ! Un Appel du 18 juin à jamais lié à une haute idée de la France et de ses valeurs universelles, portées par le courage, l’espérance, l’altruisme.

 

« Nous traversons une période inédite, pleine d’incertitudes... Une page est tournée, un virus a tout bousculé. La liberté, valeur cardinale de notre modernité, a été mise entre parenthèses.

 

« Dans l’entre soi les individus sont rois. Mais le roi est nu. Nous déchantons, adieu veau, vache, cochon ! Le pot au lait est brisé : où s’en sont allées les promesses de jours heureux ?

 

« Le déconfinement achevé, quelles réponses serons-nous capables de porter ? Elles sont de notre responsabilité individuelle et collective.

 

« Je forme le vœu que nous puissions protéger les plus vulnérables, que nous nous soucierons, réellement, de transition écologique pour préserver la planète qui nous a donné vie, que, à l’image de ce que fît dès 1944 le Conseil National de la Résistance, nous nous référions à un patrimoine d’idée, de civilisation et de droits qui sont le fruit de ce qu’il y a de meilleur dans l’histoire démocratique du monde : satisfaire les besoins essentiels, se nourrir, travailler, se loger, être libre, éduqué, et en bonne santé, exercer sa citoyenneté.

 

« Notre chemin est l'action publique, l'ouverture aux autres et la protection désintéressée de la nature. Nous ne trouverons la force d’exercer cette responsabilité que par la médiation des uns avec les autres : agir ensemble. 

 

« Désormais chacun commence à comprendre que consommer mieux, local, sain, sans gaspillage, est possible ; que préserver le vivant, les grands équilibres, le climat, est vital ; que ce qui semblait irréaliste hier est à portée de vie.

 

« Nous voulons nous inspirer de ce que les femmes et les hommes de ce pays, derrière Charles de Gaulle, ont montré de nos valeurs morales, illustrant, et de quelle manière, le propos d’Albert Einstein : "Nous sommes là pour les autres hommes"Célébrons l’immense dévouement et l’abnégation de tous ceux qui, en continuant le travail indispensable aux populations, auront permis à tous les autres de réussir le confinement.

 

« L’appel du 18 juin a rassemblé des femmes et des hommes d’horizons divers. Ils ont pris les armes, donné leurs vies, et préparé l’avenir de leurs enfants dans la Paix.

 

« Ils se sont relevés d’un monde de haine, de destructions et de mort, et ils ont transmis des valeurs… Nous n’avons d’autre choix que les perpétuer.

 

« Vive la France de la République libre et ouverte, protectrice et sociale, promotrice de ses valeurs universelles dans un Monde à préserver ! »

 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Devoir de mémoire
9 juin 2020 2 09 /06 /juin /2020 09:34

Alors que les cérémonies commémoratives avaient été été interdites de mars et à début mai, un premier pas vers le déconfinement a été franchi le 27 mai à l'occasion de la Journée nationale de la Résistance, et un autre, encore un peu plus assoupli, ce lundi, avec la journée dédiée à l'hommage aux Français morts au cours de la guerre d'Indochine.

La Seyne se devait d'exercer au mieux son devoir de mémoire.

 

Si, fin mai, l'État n'avait autorisé que cinq personnes à être à mes côtés, en l'occurrence notre députée Émilie Guérel, les élus seynois du Département et de la Région, un représentant des armées et un de la police, à distance raisonnable les unes des autres, le double de participants, notamment quelques porte-drapeaux, a pu m'accompagner pour honorer les victimes du conflit qui allait conduire à la fin de la colonisation du Viet-Nam. On est toutefois encore bien loin des cérémonies qui, ces dernières années, ont vu une foule de plus en plus dense occuper le Môle de la Paix, aux abords de notre Monument aux Morts.

 

MERCI, CHRISTIAN PICHARD

La présence autorisée par la préfecture de Christian Pichard, notre adjoint au maire délégué, entre autres responsabilités, aux anciens combattants et au devoir de mémoire, m'a permis, au terme de son mandat, de rappeler publiquement l'implication qui fut la sienne au cours des six années de son engagement. Car Christian a accompli sa mission avec une belle efficience : la qualité de ses relations aux associations patriotiques, aux établissements scolaires, aux services des Armées, dont ceux qui gèrent la Préparation militaire marine dont La Seyne est la marraine, a conduit à donner à nos commémorations un faste qu'elles n'avaient jamais connu et à sensibiliser un grand nombre de jeunes Seynois, collégiens et lycéens, au devoir mémoriel et aux enjeux de la Paix dans le Monde.

Au-delà de sa mission sur cette thématique, on lui doit aussi d'avoir promu l'image de La Seyne et il peut être fier d'avoir mobilisé nos services et ceux de la Métropole pour que nous obtenions un label d'excellence, le Pavillon bleu, qui vient tout juste de nous être décerné pour la cinquième année consécutive pour la qualité de nos plages et nos eaux de baignade. Merci, Christian Pichard.

Après les photos des deux derniers rendez-vous commémoratifs des 27 mai et 8 juin, je publie les messages que j'aurais prononcés si l'État, l'ayant interdit pour réduire la durée des cérémonies afin d'éviter les contaminations, nous y avait autorisés...

 

Devoir de mémoire et hommages patriotiques : le confinement peu à peu relâché
Devoir de mémoire et hommages patriotiques : le confinement peu à peu relâché
Devoir de mémoire et hommages patriotiques : le confinement peu à peu relâché
Devoir de mémoire et hommages patriotiques : le confinement peu à peu relâché
Devoir de mémoire et hommages patriotiques : le confinement peu à peu relâché
Devoir de mémoire et hommages patriotiques : le confinement peu à peu relâché
Devoir de mémoire et hommages patriotiques : le confinement peu à peu relâché
Devoir de mémoire et hommages patriotiques : le confinement peu à peu relâché
Devoir de mémoire et hommages patriotiques : le confinement peu à peu relâché
Devoir de mémoire et hommages patriotiques : le confinement peu à peu relâché

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Civisme - prévention et sécurité Devoir de mémoire
8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 11:35

Pas plus de cinq personnes respectant les distances de sécurité, pas plus d'une gerbe à déposer, pas d'anciens combattants, pas de public, pas de groupe de musique, pas de militaires, pas de collégiens ni lycéens, pas de défilé, pas d'autre discours que celui du Président de la République, la cérémonie 2020 de commémoration de la victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie n'a pu être organisée ce vendredi qu'en appliquant les directives sanitaires très strictes du gouvernement.

Nous avons tout de même tenu à commémorer le 75ème anniversaire de la fin, du moins en Europe, puisque le Japon ne capitulera qu'en septembre 1945, de ce terrible conflit meurtrier.

 

Outre quelques agents de la commune assurant une logistique minimale, c'est entouré de Jean-Pierre Colin, représentant le Conseil régional Provence Alpes Côte d'Azur, de Nathalie Bicais, au nom du Conseil départemental du Var, du capitaine de frégate Patrick Faugère, chef de centre de la préparation militaire marine Amiral Trolley de Prévaux, dont La Seyne est fière d'être la marraine, et d'un représentant des forces de l'ordre, en la personne de Patrick Ducheix, chef de notre police municipale, que, à défaut de pouvoir prononcer un discours, j'ai donné lecture la déclaration du Président de la République que je reproduis ci-après. 

Nos collègues élus régionaux et départementaux n'étant pas autorisés, comme à l'ordinaire, à déposer des gerbes au nom de leurs collectivités respectives, j'ai un peu dérogé aux instructions drastiques et je les ai invités à se tenir à mes côtés pour placer au pied de notre Monument aux Morts celle de la population seynoise.

N'ayant pu, quant à moi, prononcer le discours que je livre habituellement lors des cérémonies patriotiques, je ne veux pas encombrer ce message, mais juste donner à lire un propos auquel j'aurais fait référence, celui d'un grand Résistant, Claude Alphandéry, 97 ans, pionnier de l'économie sociale et solidaire : « Je voudrais comparer ces jours de guerre à notre époque, tirer (...) un enseignement qui nous aide à sortir de l'oppression physique et morale ressentie sous la pandémie, et simultanément trouver les voies nouvelles d'un avenir respectueux du vivant (...). La Résistance n'a pas fondé un parti, mais son souffle a inspiré pendant trente ans les syndicats, les associations, les entreprises à vocation sociale, les collectivités... Comment donner à tous accès à l'éducation, aux soins, etc ? Et puis l'économie financière a pris le dessus. L'exigence de services publics plus soucieux des citoyens que des coûts financiers doit s'imposer à nouveau. »

Merci à tous les participants et organisateurs.

 

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Devoir de mémoire
7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 19:41

Dans la mémoire des anciens de « l'Indochine », c'est hier, mais voilà soixante-six ans que s'est achevé, après deux mois de combats acharnés, le drame qu'ont connu à Ðiện Biên Phủ les combattants du corps expéditionnaire français. Plusieurs milliers de morts, dans les deux camps, une dizaine de milliers de prisonniers français, dont les trois-quarts ont laissé la vie en captivité.

Ils ont servi la France. Celle de cette époque coloniale qui avait commencé au XIXe siècle. Ils sont morts parce que, soldats, leur devoir devait s'accomplir. Nous leur rendons hommage tous les ans, à cette date anniversaire du 7 mai 1954 qui a conduit à la signature des accords de Genève, ouvrant la voie au droit du peuple vietnamien à son autodétermination. Et, des décennies après, à de nouvelles relations dont La Seyne est actrice...

 

Car l'heure est à l'amitié retrouvée entre les deux peuples. La Seyne est heureuse d'avoir tissé des liens avec Cần Thơ, cette ville portuaire vietnamienne avec laquelle nous nous sommes jumelés. Signe de l'espoir d'un avenir de Paix et de coopération, nos homologues asiatiques invitent de jeunes étudiants de chez nous à effectuer un séjour dans leur province du Phong Dinh dans le cadre d'un programme de promotion... de la langue française.

Ça ne doit pas nous faire oublier ceux qui ne sont pas revenus de là-bas ou ont gardé dans leurs chairs les marques durables de la souffrance. Voici le propos que j'aurais prononcé ce jeudi devant notre Monument aux morts si les circonstances sanitaires avaient permis que se tienne la cérémonie habituelle qui nous y rassemble... 

 

« La guerre d’Indochine s'est déroulée de 1946 à 1954 ; elle a opposé les forces du Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient aux forces Viet Minh. 

« La bataille de Điện Biên Phủ fut un enjeu diplomatique et politique, mais c’est bien le drame militaire qui nous réunit dans le souvenir.

« Điện Biên Phủ est une petite plaine au nord-ouest du Viet Nam qui fut le théâtre de la dernière bataille.

« Pendant plusieurs semaines, les troupes de l'Union Française eurent à subir les assauts acharnés d'un ennemi très supérieur en nombre. 

« Le 7 mai 1954, la guerre entre dans sa phase terminale après 170 jours d’encerclement et 56 jours de combats acharnés, de courage et de souffrance. Les Accords de Genève seront signés quelques mois plus tard. La France quitte la partie nord du Viêt Nam, l'ancien Tonkin.

« Aujourd’hui nous pouvons dire que ces hommes vécurent un véritable sacrifice, ils obéissaient aux ordres et se battaient pour un combat décidé ailleurs. 

« C’est sans doute cela qui force le respect. Au-delà des considérations partisanes, nous retiendrons qu’une des grandes forces d’un pays démocratique est d’avoir à son service une armée respectueuse du pouvoir politique qui est le reflet de la volonté populaire exprimée dans les urnes. 

« C'est le drame militaire qui nous réunit dans le souvenir, mais, bien sûr en d'autres lieux qu'ici, ailleurs que face à ce Monument aux morts, on ne peut pourtant ni faire l’économie des questions propres au colonialisme, ni se pencher sur la question de la diversité en occultant les questions du passé.

« Car nous ne pouvons vivre sans héritage, nous le savons, mais, forts des combats menés par nos aïeux, il nous faut aussi savoir être critiques là où des engagements sont paradoxaux face aux valeurs que nous défendions, ici, en métropole, et défendons encore aujourd'hui. Jules Ferry ne fut pas seulement l’homme de l’école de la République et de ses belles valeurs qui nous réunissent, il fut aussi celui de la coloniale !

« Nous avançons bien sûr chaque année un peu plus, et ce jour annuel de commémoration, désormais, doit marquer une nouvelle volonté politique, celle de défendre les peuples, celle de faire progresser la paix et la démocratie. »

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Publié par Marc Vuillemot - dans Devoir de mémoire

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