12 novembre 2021 5 12 /11 /novembre /2021 07:06

La maire de La Seyne a prononcé un beau discours devant notre monument aux morts, en ce 11 novembre commémorant le 103ème anniversaire de l'armistice mettant fin à près de cinq années de tuerie mondiale.

Devant une foule nombreuse, dont des écoliers de l'école Toussaint-Merle encadrés par leur professeur Madame Lancellotta, animatrice de la chorale de l'école, qui ont entonné avec brio les 1er, 6ème et 7ème couplets de La Marseillaise, la maire a insisté sur l'unité de la Nation dans notre France riche de ses diversités. C'était bien.

C'était bien. Mais pas traduit en actes pour le morceau de Nation qu'est La Seyne.

 

LE MOUVEMENT DE LA PAIX AU BAN DE LA COMMÉMORATION

Quel dommage, en effet, que le Mouvement de la Paix, organisation pacifiste créée pour promouvoir une culture de la Paix au lendemain de la Deuxième Guerre Mondiale par des hommes et des femmes issus de divers courants de la Résistance, notamment communistes, chrétiens et libre-penseurs, qui participe traditionnellement aux cérémonies patriotiques de La Seyne en déposant une gerbe de fleurs comme le font les représentants des divers corps constitués, ait été exclu de l'organisation protocolaire de la cérémonie !

Il a fallu attendre que celle-ci s'achève et que la foule se disperse pour que les représentants locaux du Mouvement de la Paix, entourés de citoyens et des élus de la minorité municipale des gauches et de l'écologie, puissent déposer leur gerbe et observer un temps de recueillement.

 

DES PRÉCÉDENTS QUI TÉMOIGNENT D'UN CURIEUX ÉTAT D'ESPRIT

C'est là une pitoyable décision politicienne traduisant un état d'esprit bien peu en cohérence avec les belles paroles d'unité nationale prononcées par notre première magistrate.

Mais ce n'est pas vraiment une surprise. L'intolérance s'était déjà manifestée avec le refus de la maire de permettre, comme c'était encore naguère l'usage, quelle que fût la couleur politique des maires, à la présidente de l'Association des anciens combattants et ami(e)s de la Résistance de prononcer un discours à l'occasion de la Journée nationale de la Résistance ou de prendre part à la commémoration de la Libération de La Seyne, au cours de laquelle un temps est dédié à la mémoire des policiers résistants de notre commissariat tués par les nazis.

Les Seynois n'ont par ailleurs pas eu d'explications à la décision municipale de se désengager de l'Association française des communes, départements et régions pour la Paix, que je relatais en mars dernier dans un article de ce blog.

Il est difficile de trouver une raison à tous ces choix étranges et inédits dans l'histoire récente de La Seyne. Sauf à considérer qu'il faille s'obstiner à « faire table rase du passé ».

Mais ça, de mémoire, ce n'était pas écrit dans le programme que la maire a proposé aux Seynois avant son élection.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Devoir de mémoire
11 novembre 2021 4 11 /11 /novembre /2021 08:40

Dans tout le pays, aujourd'hui, se tiennent les commémorations de l'armistice du 11 novembre 1918, qui mettait fin à des années d'une guerre effroyable ayant occasionné plus de 18 millions de morts, répartis à peu près à égalité entre les camps belligérants, et parmi lesquels presque 9 millions de civils.

Cette première guerre mondiale devait être « la der des ders ». On sait ce qu'il en a été un quart de siècle plus tard...

Depuis 1919, tous les 11 novembre, la mémoire des combattants morts pour la France est honorée dans toutes les communes du pays à l'occasion de cérémonies auxquelles les édiles convient la population. Sauf, naturellement, au cours de l'occupation de la France par l'Allemagne nazie au cours de la guerre de 1939-1945.

Quoi que...

 

 

ILS ONT OSÉ !

Quoi que... certains ont osé. Ce fut le cas des résistants de l'Ain et du Haut-Jura qui, le 11 novembre 1943, ont bravé l'interdiction des autorités d'occupation relayées avec empressement par le gouvernement collaborateur pétainiste de Vichy (vous savez, celui dont Zemmour, cet abominable faussaire de l'histoire, ose dire qu'il a « sauvé les Juifs français »).

Ceux-là ont eu le cran de descendre des maquis montagnards jusqu'à la ville d'Oyonnax et d'organiser au péril de leurs vies un défilé commémoratif, conclu par un dépôt de gerbe au monument aux morts de cette cité du Haut-Bugey. D'autres communes de cette région ont également connu des initiatives du même ordre. Les représailles furent terribles. Mais l'événement, fortement médiatisé par la presse clandestine, a eu un retentissement tel que son impact sur de nombreux Français encore hésitants à entrer en résistance les a décidés à s'engager, comme sur Winston Churchill, premier ministre britannique, qui en fut informé et qui finit de se convaincre de la nécessité d'armer la Résistance française.

 

UN DEVOIR DE MÉMOIRE POUR CEUX DE 14-18, ET AUSSI POUR CEUX DE 39-45

Un article de Wikipedia retrace cette histoire. À Nantua, un musée est consacré à la résistance et la déportation dans l'Ain et le Jura. Et l'Association des amis de ce musée a publié, après une première bande dessinée intitulée "Mardi noir à Nantua", une deuxième BD qui vient de paraître racontant ce 11 novembre 1943 : "Ils ont osé". J'ai emprunté l'image de sa couverture pour illustrer cet article. L'association est d'ailleurs en train de préparer l'édition d'un troisième album, "52 locos H.S.", dans le  cadre d'un financement participatif que je recommande aux visiteurs de mon blog. Des cadeaux de fin d'année ?...

Au-delà de la mémoire des valeureux « poilus » de 1914-1918, c'est aussi le souvenir de ces hommes courageux de la génération suivante qui mérite d'être dans nos têtes aujourd'hui.

 

ET UN DEVOIR D'ÉVEIL POUR LES RÉSISTANCES D'AUJOURD'HUI ET DE DEMAIN

Et peut-être d'autant plus dans nos têtes quand les sondages décrivent une France de 2021 dont un tiers des citoyens interrogés disent faire confiance à un parti fondé et naguère dirigé par un homme qui considérait que les chambres à gaz et fours crématoires ne furent qu'un « détail de l'histoire » ou à un futur-possible-candidat révisionniste récrivant les faits et exposant que, si les Français de 1942 avaient été interrogés, il n'est pas sûr qu'ils auraient « défendu le droit d'asile » pour les malheureux d'aujourd'hui, alors que les historiens s'accordent sur la solidarité – ou au moins la compassion – de la majorité des Français envers les Juifs et autres victimes du régime d'alors.

S'informer, se souvenir, méditer, en parler, entre nous et avec les plus jeunes, toujours. Pour nous prémunir et protéger nos enfants du pire. Celui de cette « bête immonde » du totalitarisme qui demeure en éveil constant, tapie dans un coin d'ombre de la démocratie et sans cesse prête à surgir.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Devoir de mémoire
22 octobre 2021 5 22 /10 /octobre /2021 19:24

Il revient à ma mémoire, ce 22 octobre, un échange d'il y a une quinzaine d'années, entre enseignants, notamment d'histoire et géographie, sur le fait de savoir s'il fallait ou non lire à leurs élèves  la lettre que le jeune communiste Guy Môquet a écrite à sa famille peu avant d'être fusillé par l'occupant nazi le 22 octobre 1941.

Certains disaient ne vouloir pas, par cette lecture, donner la vision d'une France unanimement résistante, d'autres estimaient qu'elle ne pouvait être lue hors d'un cours sur le contexte ou jugeaient qu'il avait été exécuté comme otage et non comme résistant engagé. Je ne me souviens plus de leur choix final.

Moi, en ce triste anniversaire, je crois devoir la donner à lire ou relire aux visiteurs de mon blog...

 

ON PEUT CLIQUER SUR LA LETTRE POUR L'AGRANDIR

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Devoir de mémoire
16 octobre 2021 6 16 /10 /octobre /2021 16:30

Nous nous sommes affrontés. Et pas qu'une fois. Il n'empêche, Janine Foglino était de ces élus qui ont viscéralement une attache au territoire qui les a vus naître, grandir, vivre et s'impliquer.

Elle et moi avons tour à tour été appelés à assumer des missions municipales similaires sous les mandats de maires différents.

Comme l'aurait chanté le grand Jacques Brel, « on n'était pas du même bord, on n'était pas du même chemin, mais on cherchait le même port ».

 

Petite-fille d'un Seynois qui fabriquait des roues de charrettes sur la place des Esplageoles, là où elle a longtemps vécu, rue des Chantiers, en cœur de ville, Janine Foglino, professeure de sciences et techniques économiques, engagée avec constance au centre-droit, a siégé à deux reprises au conseil municipal à partir de 1989, sous les mandats de Charles Scaglia puis d'Arthur Paecht.

Comme moi-même, elle a occupé les fonctions de conseillère municipale en charge du logement, de maire-adjointe déléguée à la politique de la ville, et de présidente de l'office public municipal d'HLM.

Au terme de son implication politique locale, Janine Foglino a poursuivi un investissement social en direction de ceux qui, ici ou ailleurs, ont besoin d'un accompagnement bienveillant, à l'instar de sa mission de secrétaire générale d'une association de solidarité en direction de jeunes Africains pour leur réussite dans l'insertion scolaire et professionnelle.

À sa famille et à ses proches, je présente mes sincères condoléances.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Devoir de mémoire
15 octobre 2021 5 15 /10 /octobre /2021 07:57

Jo Pentagrossa nous a quittés ce jeudi. Il avait 86 ans. L'ancien cadre de la mairie devenu, quelques années après son départ à la retraite, maire-adjoint communiste chargé des finances et des anciens combattants au cours du mandat que j'animais de 2008 à 2014.

On lui doit entre autres la patiente et déterminée entreprise de redressement des finances de la commune victime d'un indicible endettement.

Il s'est éteint au terme d'une existence bien remplie, de dévouement à ses idées politiques de lutte pour un monde plus juste et plus humain, à la cause du service public, et aux Seynois.

Ce que l'on sait moins de l'homme, c'est son passé de sportif, et son engagement pendant et suite à la guerre d'Algérie qui l'avait profondément marqué. Il fut d'ailleurs l'un des trois cofondateurs de la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (FNACA).

Plutôt que paraphraser d'autres qui ont déjà retracé son exemplaire parcours de vie, je livre ci-dessous l'article que Gilles Gaignaire, alors directeur de la communication de la mairie, avait rédigé en 2009 pour le magazine municipal « Le Seynois ». Et, plus bas, je laisse la parole à Jo lui-même, à propos de la torture qu'il a connue lors de la guerre d'Algérie et contre laquelle il s'était élevé.

À son épouse Jackie, à ses fils et petits-enfants, à sa sœur Josie, à tous leurs proches, et à ses camarades de la CGT et du Parti Communiste Français, j'adresse un témoignage d'affectueuse compassion.

 

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Le propos que j'ai prononcé à la demande de la famille de Jo Pentagrossa, lors de ses obsèques civiles au cimetière de La Seyne, le 18 octobre 2021 EN CLIQUANT SUR CE LIEN.

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Devoir de mémoire
8 octobre 2021 5 08 /10 /octobre /2021 09:24

L'équipe du Service municipal de la jeunesse de La Seyne est très triste. Et des centaines d'ados et d'anciens ados, et les amis du Germinal, et ceux de La Seyne et d'ailleurs, le sont aussi.

Toufik n'est plus. Il avait à peine plus de quarante ans. La destinée est bien funeste.

Durement affligé par l'annonce de son départ, Makki Boutekka, son copain d'enfance du quartier devenu son "patron" le temps d'un mandat d'adjoint au maire chargé de la jeunesse, a écrit quelques mots poignants qu'il m'autorise à mettre en ligne...

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Devoir de mémoire
5 octobre 2021 2 05 /10 /octobre /2021 15:37

Michel Reynier nous a quittés.

Outre son activité professionnelle, syndicale, associative, d'une extraordinaire richesse, sans cesse orientée vers les autres, en particulier en faveur de l'insertion sociale et professionnelle de ceux que les déterminismes socio-économiques laissent au bord du chemin, les Seynois doivent aussi saluer l'engagement politique qui fut le sien, qu'il choisit, lorsque sonna l'heure de la retraite, comme un prolongement naturel de sa carrière et de son investissement associatif.

 

INAUGURATION DU COMPTOIR CITOYEN (Michel 3ème à droite)

Maire-adjoint socialiste de 2008 à 2014, il s'est engagé avec détermination dans sa mission de promotion de la démocratie locale, l'esprit guidé par la volonté de créer les conditions de l'implication citoyenne du plus grand nombre dans la vie des quartiers et de la ville. On lui doit, entre autres choses, et avec la complicité des adjoints de quartiers, le lancement du "comptoir citoyen", des "conseils de quartiers" et des "comités d'usagers des services publics". Autant de moyens de la démocratie participative citoyenne qui doivent perdurer...

RÉUNION D'UN CONSEIL DE QUARTIER (Michel au micro)

Lui qui disait que les moments de gestion partagée dans l'aventure commune d'un projet municipal n'avaient de cesse de l'enrichir, même ceux qui généraient d'inévitables petites frictions, aura lui-même embelli le temps d'investissement collectif de ceux qui ont œuvré à ses côtés.

À sa famille et à ses proches, je veux livrer au nom de ses anciens collègues du conseil municipal un témoignage d'affectueuse compassion.

 

Le propos que j'ai prononcé, à la demande de la famille de Michel Reynier, lors de ses obsèques en l'église Notre-Dame-de-la-Mer de Mar Vivo, EN CLIQUANT SUR CE LIEN.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Devoir de mémoire Démocratie locale et communication
20 juin 2021 7 20 /06 /juin /2021 09:40

La Seyne a perdu ce dimanche un acteur qui aura marqué un demi-siècle de sa vie politique.

Conseiller général communiste de La Seyne au cours de 36 des 37 années qui séparèrent 1967, année de sa première élection, de 2004, ultime année de son implication d'élu local, Maurice Paul s'est éteint à l'aube de ce 20 juin, jour de premier tour d'un scrutin qui doit désigner ceux qui représenteront nos concitoyens seynois au sein de l'assemblée dans laquelle il a longtemps œuvré, désormais appelée Conseil départemental.

Maurice Paul a bien sûr aussi été élu communal dès 1959, alors qu'il n'avait que 27 ans, jusqu'à 2001. Plus de quarante années d'implication pour notre ville, comme conseiller municipal, adjoint au maire, premier adjoint, sous les mandats de Toussaint Merle, Philippe Giovannini, Maurice Blanc, Charles Scaglia et François Hérisson, et enfin maire de 1995 à 2001, animateur d'une équipe d'unité de la gauche et de l'écologie à laquelle j'ai eu l'honneur de prendre part.

 

Maurice avait fêté ses 90 ans en janvier dernier. Ceux qui ont suivi de près au cours de toutes ces décennies la vie communale seynoise savent que tout n'a pas été un long fleuve tranquille et que, y compris à l'interne des équipes successives, mille événements ont émaillé ce que certains considèrent aujourd'hui comme des anecdotes de l'histoire du mouvement ouvrier et politique seynois, souvent vécues dans le secret de de l'alcôve des cabinets de la mairie ou des sièges fédéraux ou locaux du Parti communiste français. Les plus anciens comprendront ce que je m'autorise à évoquer.

Mais Maurice Paul et ses camarades ont été pendant cette longue période de la deuxième moitié du XXe siècle, à juste titre, guidés par une volonté partagée, celle qui s'exprimait dans l'intitulé donné à la première liste municipale à laquelle il a pris part, en 1953 : « Liste d'union ouvrière et démocratique de défense des intérêts communaux, dans l'indépendance nationale et la Paix » et qui déclinait ses orientations d'alors, qui constituent autant d'enjeux toujours d'actualité : « Des logements pour tous, aide à la famille, école laïque, solidarité et assistance, contre le chômage et la misère, équipements sportifs et culturels, ... ».

L'historien Jacques Giraud a consacré une biographie à Maurice Paul dans son « Dictionnaire du mouvement ouvrier seynois » que Jean-Claude Autran, autre érudit seynois, relaie sur son site Internet.

C'est un serviteur de La Seyne qui s'en est allé au crépuscule de ce printemps. À Maryse, son épouse dévouée, à ses filles, aux proches de sa famille et de ses amis, et à ses camarades communistes, le peuple de La Seyne peut témoigner une sincère compassion.

 

Les obsèques de Maurice Paul seront célébrées jeudi 24 juin à 18 heures, au crématorium de La Seyne.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Devoir de mémoire
18 juin 2021 5 18 /06 /juin /2021 05:40

Le premier acte de résistance, c'est d'aller voter dimanche. Quatre-vingt-un ans après le 18 juin 1940, jour où le général Charles de Gaulle a appelé à ne pas se résigner à la victoire de l'Allemagne nazie tandis que, déjà, les futurs collaborateurs, emmenés par Pétain, s'étaient rapprochés de l'ennemi pour négocier les conditions de la reddition, ouvrant la voie aux souffrances que le peuple de France endura pendant cinq années, résister demeure plus que jamais à l'ordre du jour.

 

À l'heure où le collectionneur d'œuvres originales de Louis-Ferdinand Céline (L'Express - 2011), l'extrémiste de droite M. Mariani, pourrait, si l'esprit de résistance des Provençaux ne se traduisait pas ce dimanche dans un vote de refus de l'indicible, accéder aux rênes de la Région, il n'est pas inutile de prendre le temps de la réflexion sur l'arme préventive pacifique que représente le bulletin de vote.

Céline, écrivain collaborationniste frappé d'indignité nationale au lendemain de la guerre de 39-45, qu'apprécie tant M. Mariani, n'était pas seulement un vigoureux antisémite. Il fut l'auteur de nombre de pamphlets aux accents d'abomination envers l'Autre, le Différent, l'Étranger, quel qu'il soit. Si ce n'était si tragique et écœurant, on pourrait sourire des mots de M. Mariani qui a affirmé il y a quelques jours préférer « aider un groupe qui s'occupe de perpétuer les traditions provençales que SOS Méditerranée [une association de sauvetage des naufragés fuyant les horreurs de leurs pays] » lorsqu'on sait ce que pensait Céline des Provençaux : 

C'est contre ces choix assumés d'exclusion en tous genres qui ont conduit jusqu'à l'extermination de millions de gens que, répondant à l'appel du général de Gaulle, des Français et des étrangers, de toutes les régions de la métropole, des outremers et des colonies d'alors, de toutes religions, athées ou libre-penseurs, de toutes couleurs de peau, de toutes sensibilités politiques, se sont levés, les uns après les autres, pour contribuer au retour de la liberté et de la démocratie.

On ne doit plus jamais en arriver là. Pour l'éviter, l'arme inoffensive du bulletin de vote est à notre disposition ces deux prochains dimanches.

« Le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! » (Charles de Gaulle - BBC - juin 1940)

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Devoir de mémoire Idées et politique générale
8 mai 2021 6 08 /05 /mai /2021 15:19

Quel lien y a-t-il entre Ievguenia Maksimovna Roudneva, Renate "Renée" Sintenis et Josette Vincent  ? Ce sont trois femmes ayant vécu à La Seyne ou dans l'une des communes jumelles de La Seyne qui ont joué des rôles éminents dans la résistance au nazisme dans les années 40.

Il y a bien d'autres femmes que ces trois-là qui étaient respectivement natives ou résidentes de Berdiansk en Ukraine, de Reinickendorf en Allemagne et de notre commune, qui ont eu dans leurs pays ou ailleurs un engagement dans la résistance au pire des régimes que le monde contemporain a connus : celui du nazisme.

En ce 8 mai 2021, 76 ans après la victoire de la démocratie sur la barbarie, mais aussi un siècle après le discours de Lénine à l'occasion de la Journée internationale des femmes travailleuses, c'est à toutes ces grandes dames que vont mes pensées.

 

DES FEMMES DE NOS VILLES AMIES EN RÉSISTANCE

Il est certain que des natives ou habitantes de Menzel-Bourguiba en Tunisie, de Maardu en Estonie, de Qingdao en Chine populaire, de Buti en Italie, ou de Can Tho‘ au Vietnam, comme de la commune arménienne qui sera bientôt partenaire de La Seyne du fait d'une initiative à saluer de M. Colin, premier adjoint, ont aussi joué dans l'histoire de la Seconde guerre mondiale des petits ou des grands rôles de résistantes aux pouvoirs totalitaires meurtriers que nos anciens ont subis.

En ces temps pas si lointains, de l'impérialisme japonais au nazisme et au fascisme européens, aucune horreur n'a été épargnée aux peuples du Monde. Malgré ce, d'autres régimes, concomitamment, ensuite et jusqu'à nos jours, n'ont rien eu et n'ont rien à envier à ces abominations.

Et, de partout, il s'est trouvé des hommes et des femmes pour refuser l'indicible et se lever pour le combattre et l'anéantir, au péril de leurs vies et de celles de leurs proches.

 

LA PESTE BRUNE DEMEURE AUX AGUETS, PARÉE DES ATOURS DE LA DÉMOCRATIE

La prévention des totalitarismes demeure un sujet d'actualité. N'oublions jamais que c'est certes après la Marche sur Rome, mais de façon tout à fait légale, que le roi d'Italie a appelé Mussolini à former un gouvernement de coalition en 1922, et que c'est le peuple allemand qui, aux élections législatives de 1933, a conduit Hitler à diriger lui aussi un autre gouvernement de coalition. On connait les suites.

Saluons tous ceux, républicains de tous horizons politiques, qui exercent l'indispensable devoir de mémoire qui doit, en France, en Europe et dans le Monde, nous rappeler sans cesse que la peste brune sait se draper des atours de la démocratie pour se retourner ensuite contre les peuples. Et fustigeons ceux qui jouent avec le feu de la porosité avec les mouvements d'extrême-droite.

La mémoire de femmes-symboles, qui de leur vivant se sont refusé de l'être, de La Seyne et de ses villes amies, peut chez nous contribuer à ce que nos sens demeurent en alerte.

Nos associations, à commencer par celles qui entretiennent la mission mémorielle et par notre Comité seynois des jumelages qui promeut l'amitié entre les peuples et la connaissance et le respect mutuels, ont un rôle majeur à jouer, que nos édiles ont le devoir de pleinement soutenir.

C'est sûrement pour ça que La Seyne a récemment quitté l'Association française des Communes, Départements et Régions pour la Paix, que les associations de mémoire ont vu, lors du vote du conseil municipal, leur subventions diminuer de 15%, et que le Comité des jumelages, la Ligue des Droits de l'Homme ou le Mouvement pour la Paix n'apparaissent plus sur la liste des associations soutenues par la Ville. Mais, après la commémoration de l'anniversaire du 8 mai 1945, on peut certainement s'attendre à une réparation de ces tristes oublis...

 

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Marc VUILLEMOT

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