19 mars 2022 6 19 /03 /mars /2022 11:05

Alors que, dans toute la France, la Journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc est célébrée dignement, à La Seyne la municipalité a choisi de ne pas prendre part à la commémoration pourtant officielle depuis 2012.

 

Le premier adjoint s'en explique dans une déclaration qui a été publiée par Var-matin. À la lire, on est frappé par le décalage existant entre la parole commune de Paix de la ministre de la Mémoire et des Anciens Combattants, honorant toutes les victimes, pieds-noirs, harkis, soldats de métier et du contingent, qui ont souffert avant et après le cessez-le-feu du 19 mars 1962, et la vue étroite de la municipalité seynoise, délibérément oublieuse d'une bonne partie de ceux qui furent victimes de cette guerre.

 

Il n'empêche, la cérémonie s'est déroulée dans la dignité. Et les Seynois, eux, étaient au rendez-vous.

 

 

DES ABSENCES QUI NE FONT PAS HONNEUR À LA SEYNE

 

Les Seynois, en effet, ont répondu à l'appel de l'État, lancé par Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée chargée de la Mémoire et des Anciens Combattants, du Comité de coordination des associations d'anciens combattants et victimes de guerre de La Seyne, et de la FNACA (Fédération nationale des anciens combattants d'Algérie).

 

Si Hakim Bouaksa et Olivier Andrau, conseillers municipaux du groupe des gauches et de l'écologie, étaient bien présents, l'absence des élus de la majorité municipale, comme celle, tout aussi incompréhensible, de la presse locale qui "couvre" habituellement les temps mémoriels, a été mal vécue par les anciens combattants venus en nombre malgré le poids des ans que supportent désormais beaucoup d'entre eux.

 

 

UN MESSAGE MINISTÉRIEL DE CONCORDE ET DE FRATERNITÉ

 

En ces temps où le Monde tremble et se mobilise pour la Paix, ces absences ont résonné de façon sinistre comme celles de voix de gens refusant que se referment les plaies de la discorde, en opposition frontale au discours de fraternité de la ministre qu'a lu Christian Durand, vice-président du Comité de coordination, qui a notamment souligné que, « pour le soixantième anniversaire de la fin de la Guerre d’Algérie, la France a besoin de se retrouver sereinement en un lieu et en un temps commun, de se rassembler sans polémique autour de tous ceux qui ont été touchés par ce conflit, de faire unité autour du souvenir et de la transmission. »

 

On ne retiendra heureusement de ce rendez-vous manqué de nos édiles que ces paroles officielles de concorde et la ferveur des anciens combattants, jeunes Seynois appelés du contingent dans les années 1950-1960 qui ont souffert deux années dans une guerre qui ne disait pas son nom, des enfants de harkis et de rapatriés vivant chez nous qui étaient là, plaçant le vivre ensemble au-dessus des rancœurs, et de nos concitoyens pour lesquels les hommages ne peuvent être sélectifs et désireux « de regarder l’histoire en face et de faire dialoguer les mémoires ».

 

OUI, À LA SEYNE, LA MAIRIE ET LA PRESSE SE SINGULARISENT... (Var-matin - 20/3/22)

 

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Devoir de mémoire

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Marc VUILLEMOT

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