4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 06:21

http://www.transbus.org/dossiers/bateaux_toulon_28m.jpgCertains disent que je radote. Non, je ne radote pas : j'enfonce régulièrement le clou. Pour tenter d'être entendu. Et il semble que, cette fois-ci, mes arguments, ressassés depuis des années, auront permis d'avancer.

Je reconnais bien volontiers que le vice-président de l'agglomération Toulon Provence Méditerranée chargé des transports, Yannick Chenevard, est aussi convaincu que moi de la nécessité d'exploiter la Rade de Toulon comme... "site propre", c'est-à-dire comme espace entièrement dédié aux transports en commun, comme une voie de tramway ou un couloir-bus où seuls les véhicules de transport collectif sont autorisés à circuler, bénéficiant en plus de priorités sur les véhicules particuliers.

Utiliser la mer pour y faire circuler des bateaux-bus en nombre plus important qu'aujourd'hui, et avec de nouveaux sites desservis, me semble depuis longtemps une idée à explorer. Les déplacements se font en ligne droite, il n'y a pas de croisements, pas de réseaux souterrains à dévier, pas de propriétés à exproprier, pas de rails ou de guidage optique à installer. Juste des pontons à aménager. Et beaucoup de lieux importants du coeur de l'agglomération sont bordés par la Rade de Toulon.

Yannick Chenevard l'a annoncé samedi à la réunion du conseil communautaire de TPM : le TCSP (Transport en Commun en Site Propre) par voie maritime est désormais officiellement reconnu par l'État qui pourra le financer.

Ainsi, en plus des trois lignes existantes de bateaux-bus (Toulon-Saint Mandrier, Toulon-Tamaris-Les Sablettes et Toulon-La Seyne Centre), quatre autres lignes sont désormais prévues : Le Mourillon-Saint Mandrier, Toulon-Carqueiranne (poursuivie par une liaison directe par bus vers l'aéroport d'Hyères), Port de Brégaillon-Zone d'Entreprises de Saint-Mandrier (avec possibilité de transport de matériels pour les entreprises pour éviter la circulation de camions sur nos routes) et... ce que je réclame depuis longtemps : une ligne de cabotage, c'est-à-dire qui fait le tour de la Rade dans les deux sens, desservant Saint-Mandrier, Les Sablettes, Tamaris, Balaguier, le Parc de la Navale, le port de La Seyne, le "Technopole Mer" de Brégaillon, et le port de Toulon, en espérant que la Préfecture Maritime acceptera aussi un arrêt sécurisé à l'Arsenal pour les militaires et employés civils, limitant ainsi de façon considérable le trafic automobile, notamment aux heures d'entrée et de sortie du travail.

Et, comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, l'agglomération a aussi accédé à ma demande de l'installation d'un quatrième parking-relais sur le territoire de La Seyne, permettant de déposer sa voiture pour utiliser les transports en commun avec un tarif couplé parking-transport, en plus de ceux déjà prévus aux Sablettes, à Tamaris et à la gare SNCF : le futur parking municipal des Esplageolles, judicieusement implanté le long du TCSP terrestre (tram ou bus à haut niveau de service), à cent mètres du TCSP maritime, et tout près des principales lignes de bus desservant La Seyne et ses quartiers.

Et, maintenant, je brûle d'impatience de voir tout ça se réaliser !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 17:53

http://www.salon.com/news/feature/2007/10/01/parking/story.jpgAprès avoir expliqué, dans un article d'avant-hier, la situation du stationnement urbain telle que l'équipe municipale l'a trouvée en mars 2008, j'ai décrit hier, dans un autre post, les démarches qui ont été entreprises pour chercher une alternative à cet engagement qui, selon moi, contraignait inutilement la commune, ses habitants et ses visiteurs.

Le Conseil municipal, réuni mercredi dernier, m'a autorisé à signer un "protocole transactionnel" avec Q-Park, la société délégataire, pour nous délier de nos engagements respectifs. Ce sera fait dans les semaines qui viennent.

D'ores et déjà, une équipe d'employés communaux et d'élus travaillent sur la prochaine "remunicipalisation" du stationnement qui devra être effective dans les trois mois qui suivront la signature, avec quelques objectifs simples :

> la commune gèrera "en régie", c'est-à-dire par des agents communaux, le parking Martini

> la clause qui prévoyait d'installer des horodateurs (ou autres types de paiement) pour les 1080 places de stationnement "en surface" disparait de fait

> la ville va lancer un appel d'offres pour poursuivre la construction du parking des Esplageolles (environ 5 millions d'euros, ce qui n'est pas énorme si on le rapporte, par exemple, aux opérations de réhabilitation urbaine du quartier Berthe, dont le programme s'établit à plus de 260 millions d'euros) ; il sera ensuite exploité "en régie publique"

> pour le stationnement du site des anciens chantiers navals, on intègrera la question dans celle des futurs aménagements structurants prévus sur cet espace.

J'ai décidé de la création d'une sorte de "comité de pilotage" du stationnement, dans une démarche citoyenne de démocratie participative, associant les diverses catégories d'usagers, des élus et des fonctionnaires de la commune.

Cette instance aura une lettre de mission par laquelle lui sera assignée la tâche d'alimenter les réflexions communales pour établir une sorte de "business plan" permettant d'assurer un équilibre budgétaire du stationnement, tout en répondant aux divers besoins. Ceux des résidents du centre ancien ne sont en effet pas les mêmes que ceux des chalands qui viennent arpenter le marché provençal le samedi matin, ni que ceux des parents accompagnant leurs enfants à l'école, ni que ceux des commerçants, etc.

Retour au public ne signifie pas forcément "demain, on rase gratis" ! Il faudra adapter les tarifs des parkings à étages, élaborer un plan de stationnement de surface visant à inciter à l'usage des parcs (donc peut-être réduire le nombre de places le long des trottoirs, tant pour inciter à l'usage des parcs couverts que pour permettre une ré-appropriation des voies urbaines par les divers usagers : autos, modes doux tels que les vélos, piétons, commerçants, etc).

Tout cela ne pourra se faire qu'en liant la question du stationnement à celle de la circulation et des transports collectifs.

Que mes visiteurs ne croient donc pas, en tous cas, que les places de surface et les parkings à étages seront tous gratuits. Il faudra imaginer diverses solutions, en nous appuyant aussi sur les expériences réussies ailleurs. La gestion publique doit aussi être sans faille, rigoureuse, car il en va de l'intérêt collectif. 

Mais nous avons de la marge budgétaire, car il existe une différence fondamentale entre une gestion privée, telle que celle qu'avait prévue mon prédécesseur, et une gestion publique : notre future gestion concertée n'aura pas à dégager les millions d'euros nécessaires à la prise de profit des actionnaires du groupe qui avait bénéficié d'un cadeau que je ne crains pas que qualifier de "somptuaire" de la part de l'équipe précédemment aux affaires de la ville.

Mes détracteurs m'ont dit, par la voix de certains conseillers municipaux minoritaires, qu'il n'est pas normal que ce ne soient pas les seuls usagers du stationnement qui participent à son équilibre budgétaire. À ce compte là, nous devrions aussi cesser d'impliquer le budget communal dans les restaurants scolaires au prétexte que tous les foyers fiscaux n'ont pas un écolier sous leur toit, ou dans les foyers de personnes âgées au prétexte que les jeunes couples sont bien loin d'être concernés par le logement solidaire avec nos "anciens", ou dans l'allocation de subventions aux centaines d'associations locales au prétexte que tout le monde n'est pas adhérent du club de numismatique local ou sociétaire d'une association seynoise proposant telle activité sportive !

Un seul mot d'ordre désormais : décrypter et recenser les besoins dans leur diversité, et élaborer un budget prévisionnel pluri-annuel du stationnement. Et en équilibre.

Mon prédécesseur n'aurait pas fait autrement s'il s'en était tenu à l'annonce qu'il avait faite dans son document de campagne des élections de 2001 : garantir la gestion communale du stationnement ! Mais l'heure n'est, aujourd'hui pas plus qu'hier, à la "vengeance politicarde".

À nous donc, simplement, de relever les manches et de prouver, par la pratique, que le service public, c'est encore ce qu'on fait de mieux dans un État républicain égalitaire.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 07:52

http://www.le-bois-des-jouets.com/images/plan-toys-jouet-bois-parking-garage-6227.jpgMars 2008 : La Seyne change de majorité municipale. Avril-mai 2008 : la nouvelle équipe réouvre le dossier du stationnement dans le centre ville...

Je vous ai exposé hier dans un post ma lecture de l'histoire de la privatisation des parkings engagée par mon prédécesseur en 2007. Je vous livre aujourd'hui les démarches que notre équipe a entreprises pour tenter de remédier à cette affaire qui n'allait pas dans le sens des intérêts de la commune.

Dénoncer le contrat qui liait la ville à la société privée, Omniparc, qui s'était vu attribuer la gestion des parkings, aurait bien sûr été chose possible. Mais, naturellement, il aurait fallu mettre la main à la poche et dédommager lourdement l'entreprise. Impossible au vu des finances communales !

Il fallait donc négocier avec elle pour tenter de corriger le plus possible d'effets néfastes du contrat : revenir à la première heure gratuite au parking Martini, ou obtenir des abonnements avantageux pour un stationnement de courte durée pour les parents des élèves des écoles voisines venant déposer leurs enfants, ou réduire le nombre de places payantes sur la voirie communale, ou installer une caisse avec carte bancaire, etc.

Les discussions ont été âpres et difficiles et nos gains n'apparaissaient pas évidents. Je dois dire toute ma gratitude aux trois adjoints au maire qui s'y sont attelés avec opiniâtreté, Jocelyne Léon, Claude Astore et Philippe Mignoni, ainsi qu'à mon directeur de cabinet, Gilles Teisseire, et à nos services communaux.

Pendant ce temps, l'entreprise, qui avait été rachetée par le groupe Q-Park, réhabilitait (très bien, d'ailleurs) le parking Martini et commençait les travaux du parking des Esplageoles. Et, surprise, pour une raison que je ne m'explique pas vraiment aujourd'hui, la société délégataire arrêtait ce dernier chantier au cours de l'été 2009, sans en informer la ville et sans donner d'explication ! C'était là une faute qui ouvrait une brèche dans nos négociations compliquées et pouvait donner l'avantage à la ville.

Deux solutions s'offraient à nous. Ou bien entreprendre une démarche de contentieux qui aurait probablement donné raison à la commune mais qui l'aurait contrainte à constituer une provision (de l'ordre de 10 millions d'euros) au cas où la justice lui aurait donné tort, afin d'indemniser la partie adverse. Ou bien négocier avec Q-Park une sortie amiable du contrat. J'ai opté pour la deuxième voie.

Et bien m'en a pris ! Car, au terme de longs mois de de discussions...

> le "divorce par consentement mutuel" est décidé ;

> la ville n'a aucune indemnité à verser à Q-Park ;

> la ville doit seulement rembourser à la société les travaux de rénovation du parking Martini (2,1 millions d'euros), ainsi que les études, frais d'architecte et début des travaux du parking des Esplageoles (1,6 millions d'euros).

On revient de loin ! Il faut maintenant redémarrer d'un bon pied, et sans tarder. Je vous expliquerai demain comment nous envisageons la suite...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements
17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 09:07

http://2.bp.blogspot.com/_yhdj-YtjRxM/Sb4cM5ra2rI/AAAAAAAABi8/F6bKixYez18/s400/horodateur.jpgPetit rappel historique...

En 2007, mon prédécesseur à la mairie a décidé de s'attaquer au problème du stationnement dans le centre ville. C'était une bonne chose, car le sujet est complexe, mais déterminant pour la qualité de vie d'un quartier qui se paupérise, pour l'activité commerçante, pour l'image et la promotion de la ville historique.

Il a décidé de trois programmes, sur lesquels il n'y avait rien à dire : la réfection du parking municipal Martini, qui en avait bien besoin ; la construction d'un parking à étages sur la place des Esplageoles déjà dédiée au stationnement ; et la construction d'un nouveau parc sur le site des chantiers navals. Logique et bien pensé.

Vu l'état des finances de la ville, déjà aussi inquiétant qu'aujourd'hui, il a opté pour confier la construction des deux nouveaux parkings à une société privée, Omniparc, qui en contrepartie du fait qu'elle paierait la construction des parkings, pourrait ensuite les exploiter, rentrer dans ses frais, et, naturellement, réaliser ensuite des bénéfices grâce à son investissement. Ça pouvait s'entendre. Beaucoup de maires, de droite comme de gauche, procèdent ainsi. Il ne faut pas être doctrinaire du "tout public" si les circonstances de gestion l'exigent.

Où, avec mes amis de la minorité municipale de l'époque, nous avons été plus perplexes, c'est lorsque nous avons appris que la ville faisait aussi un cadeau à cette entreprise : le parking Martini, construit dans les années 70, qu'il fallait bien sûr rénover, mais pour un coût que nous estimions de l'ordre de 2 à 3 millions d'euros, tout à fait supportable par le budget de la commune. Avec cet petit investissement, Omniparc allait vite pouvoir engranger des jolies sommes !

Mais il y avait aussi une cerise sur le gâteau, et, là, nous n'étions plus d'accord du tout. La ville décidait aussi d'offrir à la société délégataire plus de 1000 places de surface (le long de toutes les rues du centre et le petit parking du Parc de la Navale). C'est-à-dire que toutes les places du centre-ville (sauf une dizaine d'arrêts-minute) allaient devenir payantes ! Belle affaire pour Omniparc et sale coup pour les usagers !

Et, myrtille sur la cerise du gâteau, si l'on peut dire, la ville avait l'obligation de faire assurer le contrôle du stationnement par la police municipale ! Les trois quarts des voitures devaient, soit afficher qu'elles avaient bien payé, soit être verbalisées, faute de quoi la commune devait payer des pénalités à la société privée ! Il y avait bien une infime contrepartie : Omniparc versait 50.000 euros par an à la ville pour qu'elle remplisse cette mission... soit l'équivalent des salaires de deux agents... alors qu'il en fallait plus de dix pour assurer cette surveillance !

Ça faisait beaucoup. En clair : tout bénéfice pour une entreprise privée, pour la durée maximale autorisée par la Loi, soit 32 ans, avec un investissement de l'ordre de 15 millions d'euros qui devait lui en rapporter... 33 ! Une belle affaire !

Comment avait-on pu imaginer un tel montage, totalement défavorable à nos concitoyens ? Les élus minoritaires que nous étions à l'époque n'avions pas suivi la proposition du maire. Et nous nous étions engagés, si nous revenions aux affaires, à tout faire pour essayer, sinon de dénoncer le contrat (ce qui aurait été très difficile car il aurait fallu verser des sommes importantes de dédommagement), du moins de le renégocier pour le rendre plus acceptable.

Ce fut l'un des premiers chantiers que nous ouverts avec notre élection en mars 2008.

Dont je vous parlerai demain...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Mobilités et stationnements

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