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Si l’on exclut les raisons liées au contexte national et métropolitain, la cause première de l’élection de l’extrême-droite est la politique menée pendant six ans par la droite locale. Avec ses errances, son immobilisme, son abandon du service aux citoyens et ses feuilletons judiciaires, elle a réussi à faire passer le score RN de 11 % en 2020 à 45 % en 2026.
La deuxième raison, imputable aussi à la droite, est le fait qu’elle a ressassé pendant des années les thèmes favoris du RN, exagérant notamment les enjeux sur les questions de sécurité et de cohésion sociale, culturelle et urbaine, montant les Seynois les uns contre les autres.
La troisième, toujours du fait de la droite, est sa division, avec le point d'orgue du second tour de l'élection. Alors que le premier tour a placé la liste de Jo Minniti en première ligne face à Dorian Muñoz, Cheikh Mansour est gravement coupable d’avoir jugé malin de se maintenir plutôt que faire bloc contre le RN.
La division de la gauche n’a pas arrangé les choses. Si Stéphane Sacco avait accepté la primaire proposée il y a plusieurs mois, il l’aurait remportée puisque sa liste dissidente a devancé au premier tour la liste d’union des gauches, écologistes et régionalistes d’Olivier Andrau. Alors toutes les sensibilités se seraient rangées derrière lui. Et l'unité aurait été d’autant plus large si les citoyens assemblés autour de Zohra Sidi Dris n’avaient pas répondu aux demandes de LFI de faire liste à part. Une liste unique de gauche aurait à coup sûr été deuxième à l’issue du premier tour et aurait pu porter l’espoir d’une victoire, à condition bien sûr que la droite ait joué le jeu du retrait républicain.
Il faut saluer les écologistes, les socialistes, les socio-démocrates, les régionalistes, mais aussi celles et ceux de GRS, du PCF et de la liste des citoyens soutenue par LFI, les syndicalistes, les acteurs associatifs et économiques, qui ont appelé, officiellement ou non, parfois à contre-courant de leurs partis, à l'unité avant l'élection, puis au retrait des listes de droite et de gauche arrivées troisième et quatrième pour que seule la mieux placée au premier tour affronte l’extrême-droite, et enfin, à défaut de retrait, à voter pour cette liste. Ça a été responsable.
Ce sont tous ceux-là qui doivent, sous des formes à construire, protéger le peuple de La Seyne des impacts inquiétants de son propre choix pour le parti fondé par des anciens des Waffen-SS et de l’OAS inspirés par le néofascisme. Ils devront constituer l’épine dorsale de l’alternative républicaine qui sera très vite nécessaire, en étant rassembleurs de ceux qui se sont égarés, pour sauvegarder la cohésion fraternelle de notre population.
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