7 mai 2026 4 07 /05 /mai /2026 15:42

 

Décidément, c'est à se demander si certains acteurs de nos partis politiques des gauches et de l'écologie pensent à nos concitoyens qui, dans leur grande majorité, des plus pauvres aux classes moyennes, ont besoin de changements radicaux. On est à moins d'un an de l'élection présidentielle et il ne se passe pas de jour sans qu'une déclaration ne vienne ajouter à l'inquiétude des braves gens qui craignent que les progressistes, qui ont pourtant montré en 2024 qu'ils pouvaient être majoritaires, soient à nouveau désunis et permettent l'élection d'un nouveau chef de l'État ultralibéral aggravant la politique subie depuis des années ou, plus sinistre encore, d'un président néofasciste qui sera autant ultralibéral, mais en plus autoritaire, sectaire et nationaliste. Comment va-t-on s'en sortir ? 

 

 

UNE PRIMAIRE CITOYENNE AUSSI MORT-NÉE QUE CELLE ESPÉRÉE NAGUÈRE À LA SEYNE ?

 

Dans la même semaine, l'un, M. Mélenchon, a annoncé sa candidature, s'appuyant, ce qui est une réalité indiscutable, sur le fait que ses scores n'ont cessé de progresser depuis 2012 jusqu'à atteindre 22% en 2022, ce dont aucun des cinq autres candidats de gauche ne peut s'enorgueillir, loin de là (en 2022, avec de 0,6 à 4,6 %, ils ont obtenu, tous scores cumulés, moins de suffrages que la moitié des voix de M. Mélenchon), tandis que plusieurs autres prétendants potentiels ou déclarés (Mmes Autain, Castets, Tondelier, MM. Faure, Lucas, Ruffin, etc) se sont retrouvés pour confirmer leur volonté d'organiser à l'automne prochain une élection primaire citoyenne pour se départager et désigner un ou une candidat(e) unique, mais à laquelle le plus radical, M. Mélenchon, et le plus modéré, M. Glucksmann, ont d'ores et déjà dit qu'il ne participeraient pas.

 

Va-t-on assister au même scénario rageant qu'à la dernière élection présidentielle, où il n'aura manqué à M. Mélenchon pour accéder au second tour à la place de Mme Le Pen que 400.000 des 3,5 millions de voix de gauche qui se sont réparties sur les cinq autres candidats ?

 

 

UNE PLATEFORME PARTAGÉE POUR FÉDÉRER DES PLUS MODÉRÉS AUX PLUS RADICAUX

 

Dans ce contexte inquiétant, mon parti, la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), veut apporter sa contribution à la recherche du bout du tunnel. Notre analyse est la suivante : « Quand bien même tel grand leader prendrait le dessus sur tel autre au terme d’une guerre à mort, qu’en sortirait-il ? Rien, à part un boulevard pour l’extrême-droite. La GRS rappelle que l’unité ne peut se réduire à une alliance électorale de dernière minute édifiée sur un champ de ruines, mais doit s’incarner dans un travail programmatique et une plateforme partagée, claire, ambitieuse et capable de fédérer au-delà des chapelles partisanes, de la gauche radicale aux socialistes en passant par les communistes, les écologistes et tous les militants des mouvements progressistes. »

 


Tout ça, ça parle au militant que je suis, déçu de la tournure de désunion qu'ont pris les choses pour la dernière élection municipale seynoise. Mais cet épisode est définitivement derrière nous et je regarde devant. Je me réjouis désormais de lire sous la signature de certains de mes camarades que « la gauche de transformation ne peut pas gagner si elle ne prend pas en charge une partie de la radicalité qui s’exprime dans la société, et elle ne peut pas s’unir si elle n’a que des egos à proposer. Elle doit donc changer de ton et de méthode : moins de moralisation, plus de pédagogie ; moins de divisions, plus de dialogue ; moins de dogmatisme, plus de pragmatisme. La GRS propose de recentrer le débat sur les grands enjeux et de s’éviter les clivages stériles », ajoutant dans un revirement salutaire par rapport à ce qu'on a pu connaître : « Nous proposons d’inverser la logique : d’abord le projet, ensuite la désignation. »

 

Alors, peut-être que, si des initiatives partaient des territoires pour engager un travail collectif, s'ajoutant aux pétitions populaires de tous ordres qui ne manqueront pas d'inonder les réseaux sociaux pour exiger l'unité, il y aurait quelques chances que ça interpelle en haut lieu...

 

Pour une fois depuis trop longtemps, ça me dirait bien de voter et d'appeler à voter au second tour pour un(e) candidat(e) de gauche ou écologiste, au moins s'il était le mieux placé parmi les républicains pour barrer la voie à l'extrême-droite, et, mieux et surtout, pour lui permettre d'être victorieux !

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale