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On aura assurément mal informé Madame Massi, présidente de la Métropole toulonnaise. Contrairement à ce qu'elle affirme à l'occasion d'un entretien avec un journaliste de La Marseillaise (voir ICI), je n'ai jamais demandé à appartenir à la « majorité métropolitaine » lorsque j'étais maire entre 2008 et 2020. Et nul ne me l'a d'ailleurs jamais proposé ni demandé.
Petit rappel historique et nécessaire mise au point...
J'ai été élu sur un projet communal et métropolitain de gauche. J'ai pris avec constance des positions publiques et émis des votes conformes à ces orientations, contraires à ceux de la majorité de Monsieur Falco, président de droite d'alors, par exemple sur les mobilités, dont le mode de transport public en site propre, ou sur la politique de l'habitat, dont l'application de la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain) ou la fusion des offices d'HLM.
Dans le même temps, je respectais la démocratie. Membre de l'exécutif qu'est le Bureau métropolitain et chargé d'une délégation de vice-président, j'exerçais ma mission dans le sens voulu par la majorité des citoyens, donc du Conseil, du Bureau et du président. Il m'est arrivé de me déporter par cohérence pour ne pas exécuter des décisions contraires aux choix du groupe des gauches et des écologistes. C'était certes une démarche d'équilibriste, mais aucun de nos partis politiques ne m'a jamais demandé de quitter le Bureau, estimant à juste titre que les voix de La Seyne et des électeurs de nos sensibilités de l'aire toulonnaise devaient y être portées.
Je suis désolé de devoir faire cette mise au point qui peut fragiliser l'argumentaire de Madame Massi. Il m'aurait semblé plus simple de dire que, entre sensibilités qui divergent mais qui ont œuvré ensemble pour construire le programme du Conseil national de la Résistance (CNR), on s'entend pour considérer que, des fascistes, on n'en veut pas avec nous. Ça aurait évité de semer un doute sur mes convictions. Depuis mes 16 ans, j'étais et je reste militant de la gauche, d'abord encarté à l'Union des étudiants communistes (UEC), puis au Parti socialiste unifié (PSU), puis, lorsque le PSU s'est auto-dissout, au Parti socialiste (PS), puis, depuis sa création, à la Gauche républicaine et socialiste (GRS).
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