12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 14:21

« Ai pantaiat » (= « I have a dream », comme aurait dit en occitan provençal le bon Martin Luther King s'il avait vécu chez nous). Je le fais, ce rêve, que, tandis que vont se succédant les annonces quotidiennes par la presse de faits indicibles de rejet de l'autre un peu partout dans le pays, des agressions physiques aux inscriptions sur des devantures commerciales, façades de résidences d'habitation ou « murs » virtuels des réseaux sociaux, La Seyne, qui a déjà bien des difficultés de vivre ensemble à surmonter, soit épargnée de ces actes odieux.

 

De toujours, La Seyne a été terre d'accueil, de métissages et de tolérance, depuis les premiers paysans pêcheurs installés sur notre misérable littoral marécageux au XVe siècle jusqu'aux derniers venus du monde entier pour prendre leur part de notre renaissance économique sur fond de hautes technologies de la mer, en passant par les immigrés de Toscane et du Piémont arrivés par vagues pour fuir tantôt la misère, tantôt le fascisme, les journaliers venus de Chine et de la péninsule cochinchinoise abandonnant leurs pays pour quêter de quoi survivre aux chantiers navals, les rapatriés de 1962, chrétiens, juifs ou agnostiques, de cette Afrique du Nord qui les a vus naître parce que leurs aïeux étaient partis s'y établir dans l'espérance d'un avenir meilleur aux heures de la colonisation du début du XIXe siècle, les Noirs d'Afrique occidentale appelés à fournir de la main d'œuvre à notre usine des câbles sous-marins et aux navires câbliers du ministère des Postes,Télégraphes et Téléphones, les républicains espagnols fuyant le franquisme, les Maghrébins, les natifs de Casamance, ou plus récemment les Slaves de l'Europe de l'Est, tous abandonnant les terres et les cieux de leurs racines pour donner à survivre à leurs familles, et les Français du nord du pays aspirant à une paisible retraite au bord de la Méditerranée. Et puis, tout dernièrement, ces pauvres gamins de 12 à 18 ans, mineurs isolés, migrants parvenus chez nous comme par miracle, recueillis pour le compte de l'État par des associations d'insertion agréées au titre de l'aide sociale à l'enfance, au nom du devoir républicain d'asile.

Les plus âgés se côtoient dans nos lieux de vie commune, des résidences sociales des vieux chibanis aux clubs, associations, foyers d'anciens et espaces communaux dédiés au « bien vieillir ». Les actifs s'investissent les uns aux côtés des autres dans la vie économique, sociale, citoyenne et culturelle de la commune. Leurs enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants fréquentent ensemble nos écoles, centres de loisirs, espaces éducatifs des sports, des beaux-arts et de la musique. Tous se mêlent dans une même foule joyeuse lors des événements festifs qui jalonnent la vie de notre territoire, de la fête de la ville aux 14 juillet et autres 15 août, en passant par les grands moments de culture, les fêtes des sports, forums des associations et festivités de fin d'année.

Qu'ils soient arrivés naguère chez nous ou que plus d'un siècle se soit écoulé depuis que leurs ancêtres abordèrent nos côtes, qu'ils fréquentent l'église, le temple, la mosquée, la synagogue, la salle de la Libre Pensée, ou aucun de ces lieux, qu'ils portent une kippa, un voile, une casquette, ou qu'ils vaquent tête nue, qu'ils choisissent l'option « sans porc » à la cantine scolaire, qu'ils se servent au rayon casher du supermarché, ou qu'ils sirotent un rosé au comptoir, qu'elles – ces deux filles – s'échangent un baiser sur le Parc de la Navale, qu'il et elle se tiennent par la main en attendant le bus, qu'ils – ces deux garçons – franchissent en amoureux la porte de la salle des mariages, ou que ces deux autres optent pour la pudicité en public, tous ont notre Seyne en partage.

On a suffisamment à faire avec notre quête constante d'égalité et de solidarité dans un rude contexte économique facteur de tant d'injustices sociales. Puissions-nous, les Seynois, être exemplaires en matière de respect d'autrui, d'accueil, de tolérance et d'ouverture d'esprit. Ce sont les richesses de nos différences qui ont toujours forgé notre harmonie urbaine et nos forces communes face aux adversités des temps.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
22 janvier 2019 2 22 /01 /janvier /2019 21:01

Il se passe de drôles de choses en ce moment. Probable effet des microbes responsables des nombreux rhumes de cerveau. Les événements publics se succèdent comme à chaque mois de janvier.

Mais la façon dont les choses se déroulent et les commentaires qu'elles suscitent me surprennent comme jamais. Je prends le parti d'en sourire. Et de faire profiter du grotesque les visiteurs de mon blog...

 

En quelques jours, j'aurai ainsi dû noter, un peu stupéfait, l'incompréhensible refus des conseillers municipaux d'un groupe d'opposition de droite d'être présents, comme c'est l'usage, sur l'estrade aux côtés de l'ensemble de notre conseil municipal, majorité et minorités confondues, à l'occasion de la cérémonie des vœux que j'ai adressés à la population. Mais j'ai aussi entendu, non moins abasourdi, des reproches sur le fait que la municipalité de La Seyne a répondu à l'invitation à une autre présentation de vœux, celle de la députée de notre circonscription. Et enfin, toujours aussi sidéré, j'ai dû subir la réprobation d'avoir été présent sur la scène du Théâtre Liberté aux côtés de mes collègues membres du Bureau métropolitain de Toulon Provence Méditerranée lorsque c'était au tour de notre intercommunalité de délivrer ses souhaits du Nouvel An.

 

CÉRÉMONIES DE VŒUX : QUE FAIT-ON DES USAGES RÉPUBLICAINS ?

Sauf si un événement constitutionnel m'a échappé, nous fonctionnons bien toujours sous le régime de la République. Et la République dispose que la démocratie s'exerce, entre autres, de façon représentative et, sauf cas d'une exceptionnelle gravité, avec une courtoisie élémentaire.

Comment, dès lors, comprendre que certains membres d'un conseil municipal se refusent d'apparaître aux côtés des autres, toutes sensibilités rassemblées, à l'occasion d'une cérémonie conviviale ?

Comment, dès lors, imaginer que l'adjoint représentant le maire – empêché par un déplacement municipal prévu de longue date – de la plus importante commune d'une circonscription législative aurait dû décliner l'invitation d'une parlementaire légitime car choisie par 56% des votants seynois, d'autant que plusieurs habitants de la commune étaient honorés par la députée de la médaille de l'Assemblée Nationale ?

Comment, dès lors, concevoir que le maire de La Seyne, qui a fait publiquement le choix de siéger au sein de l'exécutif métropolitain en assumant un rôle de vice-président, fût-il seul représentant de sa sensibilité politique parmi les 15 membres du Bureau, pour assurer la défense des intérêts de la deuxième plus grande ville du territoire, devrait s'isoler ostensiblement de ses collègues avec lesquels il trouve presque toujours des compromis utiles à la population ?

J'avoue que ces points de vue m'ont laissé pantois. Mais je n'étais pas au bout de mes surprises...

 

GILETS JAUNES, GRAND DÉBAT, DOLÉANCES : TOUT ET SON CONTRAIRE !

On m'a aussi, ces derniers jours, tour à tour reproché de ne pas recevoir les « gilets jaunes » et... de les recevoir, de refuser d'organiser de « grand débat » et... de me prêter à cet exercice, et encore de ne pas installer de lieu communal pour permettre aux gens d'écrire leurs reproches et demandes sur des « cahiers de doléances » et... de le faire !

Que les choses soient claires...

J'ai reçu à leur demande les représentants des « gilets jaunes » pour un long échange courtois et empreint de sérieux au regard des inquiétudes exprimées. 

Je leur ai confirmé que, s'ils s'organisaient avec nos quatre « conseils de quartiers », ils pourraient installer leurs « cahiers de doléances » dans chacun des quatre « relais citoyens » répartis sur le territoire communal.

J'ai renouvelé ma position quant au « grand débat », connue de tout un chacun car publiée : je n'en prendrai pas l'initiative car j'estime que l'État ouvre la discussion en y fixant des limites inacceptables, et surtout que c'est à lui de le faire (si on veut débattre, il faut être au moins deux interlocuteurs, et que celui qui en est à l'initiative soit au moins présent ou représenté, par exemple, en pareil cas, par un délégué du préfet ou d'un parlementaire de la majorité nationale). En revanche, je suis tout à fait disposé à aider à la logistique, dès lors qu'une demande sera formulée par l'État, ou un parlementaire, ou une structure disposant d'une personnalité morale (parti, syndicat, association, etc.) pouvant règlementairement signer avec la Ville une convention d'utilisation de locaux communaux ou d'occupation du domaine public, comme la loi l'exige.

Et il m'a enfin été proposé d'ouvrir une adresse de courriel spécialement dédiée, ce que j'ai accepté et qui va être fait sous peu. Je transmettrai ensuite les messages à l'État.

 

NON-INVITATION RISIBLE ET...  INVITATION LOUFOQUE

Et j'en finirai avec cette période ubuesque d'un début d'année pour le moins singulier en me demandant si on ne marche pas un peu sur la tête. Jugez plutôt de deux dernières situations tragi-comiques que j'ai vécues ces jours-ci...

La première s'est déroulée dans le collège du Sud de La Seyne. La conseillère départementale du canton y inaugurait un espace à vocation socio-culturelle. Contrairement aux usages républicains, je n'y ai pas été convié. C'est déjà étrange, mais il en faut plus pour m'offusquer. Mais les bras m'en sont tombés quand un proche ami politique de la personne invitante a trouvé à redire... au fait que je n'étais pas présent !

Et la seconde vient de m'arriver sous la forme d'une invitation qui m'a été transmise par un autre conseiller départemental, celui du Nord de la ville cette fois-ci, à participer à un « Grand débat organisé par un élu d'opposition ». Et voilà que j'ai la stupéfaction de découvrir que c'est... mon propre portrait qui illustre l'invitation ! Là, je devrais commencer à estimer qu'on dépasse un peu les bornes, la photographie utilisée pouvant laisser entendre que je serais la personne invitante. Mais, même là, franchement, je préfère en rire...

 

Oui, allons, sourions, c'est bientôt le carnaval puis le 1er avril...

 

 

PS : ceux qui sont abonnés au quotidien "Le Monde" pourront utilement lire un article intitulé « Pourquoi les quartiers populaires ne s'emparent-ils pas du grand débat », où plusieurs maires de villes populaires, de divers horizons politiques, convergent dans leurs analyses...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
17 janvier 2019 4 17 /01 /janvier /2019 07:43

L'offre postale des quartiers de Tamaris et des Sablettes est sauvée. Après la décision du Groupe La Poste de fermer le charmant petit bureau de Tamaris, des mois de négociations ont permis de trouver une solution.

C'est là une dernière illustration de l'effort déployé par la commune pour préserver et améliorer les services publics, d'autant plus important dans un contexte où le Président de la République, dans sa lettre aux Français, suscite l'inquiétude en évoquant la suppression de certains d'entre eux.

Retour sur dix ans d'implication seynoise pour préserver l'égalité et la solidarité que la Nation, par sa fonction publique, doit à tous ses habitants...

 

MATERNITÉ, URGENCES, PÔLE EMPLOI, TRANSPORTS, SÉCURITÉ, DES SERVICES PUBLICS SANS CESSE MENACÉS

On se souvient bien sûr, à La Seyne, du combat, hélas perdu, que nous avons animé des mois durant, mobilisant en 2011-2012 plus de 22.000 de nos concitoyens de l'Ouest Var, pour tenter de sauver la maternité de notre hôpital public. On pense chaque année à l'accompagnement que notre équipe apporte aux enseignants et parents d'élèves pour éviter des fermetures ou obtenir des créations de classes pour notre enseignement public. On se remémore probablement notre engagement pour le maintien de la clinique mutualiste Malartic, très utile à tout les habitants de l'ouest varois, ou, plus récemment, notre appui aux personnels hospitaliers fort inquiets pour le devenir des services d'urgence des hôpitaux de Toulon et La Seyne. Mais on n'a peut-être pas souvenir ni de notre engagement pour éviter que ne disparaisse l'agence seynoise de Pôle Emploi, ni de nos démarches pour empêcher la fermeture de la trésorerie de La Seyne, si utile, car offrant aux usagers, parfois en difficulté financière, un contact direct avec des agents publics les guidant pour régler leurs impôts, leurs loyers d'HLM ou la cantine de leurs enfants.

On a peut-être en mémoire nos interventions pour maintenir des créneaux suffisants d'ouverture de nos bureaux de poste. Mais on ne réalise peut-être pas combien on se mobilise pour que soient accrues les dessertes de la gare de La Seyne-Six-Fours par les Trains express régionaux et pour que les transports en commun de notre métropole desservent plus et mieux notre commune. On ne sait sûrement pas combien nous avons investi de persuasion pour que, plutôt que disparaître, soit prévue la rénovation de la caserne nord de nos sapeurs-pompiers. Mais on ne peut guère ignorer que, depuis dix-huit mois, nous ferraillons durement avec le ministère de l'Intérieur pour obtenir des moyens humains et logistiques pour les policiers de notre commissariat et des brigades spécialisées contre la criminalité, la sécurité et le renseignement territorial.

 

LES SERVICES PUBLICS, MOYENS DE LA RÉGULATION DES INÉGALITÉS

Depuis dix ans, il n'aura guère été de période où l'équipe municipale, notamment depuis 2014 autour de notre conseillère municipale Michèle Houbart, chargée des services publics, n'aura dû déployer des efforts de persuasion et d'action, bien souvent avec l'appui des citoyens, pour revendiquer le maintien ou l'amélioration des services que la puissance publique, territoriale, hospitalière ou de l'État doit à nos habitants.

La commune elle-même, qui souffre d'un lourd endettement hérité d'un lointain passé, et qui subit depuis six ans la diminution des dotations et subventions d'un État soumis aux injonctions européennes de démantèlement du service public pour permettre sa marchandisation libérale, est très fragilisée pour maintenir et améliorer sa propre offre de services, pourtant indispensable, sur un territoire où résident les plus pauvres des Varois, à la minoration solidaire de la ségrégation urbaine et des inégalités économiques, sociales et culturelles.

 

UNE COMMUNE QUI MET LA MAIN À LA POCHE POUR SAUVEGARDER DES SERVICES DONT ELLE N'A PAS COMPÉTENCE

Malgré ce contexte budgétaire local délicat, il n'y aura pas eu, dans la dernière décennie, une seule année où la Ville n'aura fait le choix, pourtant coûteux, d'investir pour persuader, voire contraindre, telle ou telle institution gestionnaire d'un service public à ne pas délaisser notre territoire communal.

On ne peut oublier nos efforts pour que le Domaine de Fabrégas demeure dans le giron public et que ses 60 hectares, désormais protégés, valorisés et ouverts à la population, ne deviennent pas une propriété privée. Mais on ne réalise sûrement pas quelles ont été nos démarches pour que, en contrepartie de la rénovation et la mise à disposition de la maison forestière de Janas, soit maintenu sur place un garde de l'Office national des forêts afin de veiller sur notre forêt communale. On a certainement entendu parler de notre implication pour que les forts de Balaguier et de Saint-Elme ne soient pas cédés à quelque riche propriétaire privé par le ministère des Armées. Mais on ignore probablement que c'est la commune qui a acheté les vélos permettant le maintien des patrouilles de proximité des policiers nationaux, comme les dispositifs de vidéosurveillance.

On ne sait pas vraiment que, sans financement communal, les services maritimes de l'État ne pourraient plus assurer leur rôle d'enlèvement des épaves échouées sur notre littoral. On ne mesure pas forcément que, sans adaptation des locaux scolaires, sans paiement de l'électricité et du chauffage, sans dotation de matériel pédagogique, sans prise en charge du ménage et de la maintenance, autant de charges assumées par la Ville, l'État n'aurait pas pu assurer le dédoublement des classes de CP et CE1 des écoles des quartiers prioritaires. On ne réalise pas que, tandis que, après le retrait financier de l'État, la Région et le Département ont dû réduire leurs subventions, c'est le financement communal qui a permis le maintien, hélas seulement jusqu'au bout du possible, du festival de cirque, pourtant fleuron d'un pôle national qui est un dispositif public du ministère de la Culture.

Et il y a tant d'autres domaines où, sans implication volontaire municipale, des pans entiers des services à nos concitoyens, relevant de compétences qui ne sont pas communales, auraient cessé d'exister sur notre territoire seynois.

Dernière implication résolue en date, autorisée ce mercredi par le conseil municipal, l'installation des services postaux des quartiers de Tamaris et des Sablettes dans les locaux municipaux de la médiathèque du Clos Saint-Louis évitera que la décision du groupe La Poste de fermer le si patrimonial petit bureau de nos quartiers littoraux ne prive les habitants de nos quartiers résidentiels du sud-est seynois d'une offre de proximité.

 

LA POSTE DE TAMARIS ET DES SABLETTES SAUVÉE DE LA FERMETURE

Nous avons en effet par principe refusé la proposition de l'entreprise La Poste d'ouvrir une "agence postale communale", comme l'ont accepté certaines communes : il n'est pas normal que la collectivité locale doive assumer l'intégralité du coût d'un service confié à une entreprise nationale si elle tient à maintenir celui-ci sur son territoire.

Et il aura fallu des mois de négociations pugnaces pour parvenir à une formule qui, joignant l'utile à l'agréable, est pratiquement inédite en France : la commune met à disposition un espace dédié aux services postaux au sein d'un équipement public municipal, en l'occurrence la bibliothèque du Clos Saint-Louis ; La Poste, quant à elle, y assure l'installation et la gestion de la logistique nécessaire, et confie les fonctions d'accueil à des personnes en situation d'exclusion, prises en charge dans la cadre d'une association agréée pour l'insertion pour des gens en rupture (FACE-Var), et assure leur formation aux métiers postaux en vue d'une insertion professionnelle durable. Le service de proximité est ainsi maintenu et une action sociale est développée. Quand on peut s'arranger...

 

ATTENTION, DANGER ! LE PRÉSIDENT AGRANDIT LA BRÈCHE...

Mais, s'il est possible de trouver des solutions par l'imagination, l'initiative et la mobilisation, il n'en demeure pas moins vrai que l'inquiétude ne faiblit pas. Après que les précédents gouvernements ont durement mis à mal le service public, l'actuel ne déroge pas à cette logique dévastatrice, et Emmanuel Macron vient, dans sa lettre aux Français, de fragiliser un peu plus notre édifice républicain en écrivant : « Nous ne pouvons, quoi qu'il en soit, poursuivre les baisses d'impôts sans baisser le niveau global de notre dépense publique. Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ? Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? ».

Moi, ça me fait froid dans le dos. Plus que jamais, il faudra que La Seyne ne désarme ni sur sa capacité de mobilisation, ni sur ses efforts pour ses propres services, ni sur son ingéniosité pour coopérer avec la puissance publique de l'État, de la santé et des autres collectivités, afin de prévenir toute tentative de démantèlement des services que nous avons hérités de ceux qui, au nom de la République résistante se relevant de l'enfer nazi et collaborationniste, et sous la conduite de De Gaulle, fédérateur de toutes les sensibilités politiques, ont placé l'humain au cœur des enjeux de la nation. 

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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 16:46

Les malpolis parleraient de « foutage de gueule » après la lettre adressée aux Français par le Président de la République. Je pencherais plutôt, soit pour un inquiétant amateurisme, soit pour une tactique digne des plus habiles stratèges malveillants conçue pour « mettre de l'huile sur le feu » et dévoyer les récriminations vers... les maires. Qui ne sont pour rien – au contraire – dans la souffrance de tant de nos concitoyens en déshérence.

 

Un peu moins d'un quart des suffrages exprimés au premier tour de l'élection présidentielle de 2017, soit ceux de 8.656.346 électeurs, se sont portés sur le projet du Président de la République. Ces huit millions et demi de nos concitoyens, représentent, si l'on considère dans le décompte nos résidents qui ne sont pas électeurs, environ un sur neuf des habitants de notre nation. Les deux tiers des électeurs, dont moi-même, qui ont voté pour Emmanuel Macron au second tour l'ont, pour la plupart, juste fait (j'ai envie de dire... « comme d'hab' ») pour barrer la route à l'extrême-droite.

Dès lors, la lettre du Président de la République appelant à un « grand débat national » doit être pesée à l'aune de cette réalité mathématique.

 

DÉBATTEZ, DÉBATTEZ, ÇA NE CHANGERA RIEN

Ainsi, par exemple, l'annonce du candidat Emmanuel Macron selon laquelle « l'ISF [impôt de solidarité sur la fortune] sera supprimé et remplacé par un impôt sur la fortune immobilière », mise en œuvre sans tarder après son élection, ne répond qu'au vœu d'une toute petite minorité des Français.

Pour beaucoup, au regard du risque de voir une majorité d'électeurs « essayer » le pire pour la république et la démocratie, ayant en sinistre souvenir ce qui s'est passé en Europe dans les années 1920-1930 (visionnez, si votre mémoire a flanché, les films de Jérôme Prieur diffusés ce mardi soir sur ARTE et proposés en avant-première par le site du journal Libération), entre avènement des idées du funeste FN (devenu RN) et suppression de l'ISF, il n'y avait pas photo quant à l'urgence et la nécessité. Ça ne signifiait pas pour autant que ses électeurs du deuxième tour délivraient un blanc-seing à Emmanuel Macron. Entre autres pour son choix de ne plus imposer la fortune financière, fragilisant la solidarité nationale.

Or, dans sa lettre, faisant fi du fait que ce n'est une minorité de Français qui a approuvé son projet il y un peu moins de deux ans, Emmanuel Macron est on ne peut plus clair sur son refus de mettre en débat l'éventuel retour sur la suppression de l'ISF, option qui pourrait aider à une redistribution des richesses pour répondre aux besoins des plus pauvres : « Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises (...) afin d'encourager l'investissement ».

Moi, je traduis ça en : « Débattez, chers Français, ça vous occupera, moi, quoi que vous formuliez comme suggestion ou exigence, je continue ma route au service du capital et je ne changerai rien. »

Le débat est verrouillé avant même de se dérouler. Car comment fait-on si, dans le « grand débat national », plus de 8.656.346 Français réclament la restauration de l'impôt sur la fortune ?

Cet exemple, parmi d'autres que j'ai relevés et pourrais décliner, atteste du caractère, sinon fallacieux, du moins extrêmement dangereux de la démarche. Et ça l'est d'autant plus pour au moins deux autres raisons...

 

DÉMOCRATIE, OUI, MAIS PAS POUR FAIRE ENDOSSER AUX MAIRES LES RESPONSABILITÉS DE L'ÉTAT

La première réside dans la réintroduction de la question de l'immigration, certes comme sujet annexe à l'une des quatre thématiques, celle sur la citoyenneté, mais néanmoins clairement exprimée comme sujet de débat, alors même qu'elle avait été mise sous le tapis il y a un mois, par la voix du Premier Ministre devant l'Assemblée Nationale, et que le Président ne peut ignorer combien, surtout en période de crise, elle est clivante et dangereuse pour la cohésion nationale.

La seconde réside dans une phrase du courrier présidentiel : « Les maires auront un rôle essentiel car ils sont vos élus et donc l'intermédiaire légitime de l'expression des citoyens ».

J'ai envie de répondre à Emmanuel Macron : « Non, Monsieur le président, si nous sommes attachés à la démocratie participative, et, souvent, comme à La Seyne, nous le prouvons en actes, nous ne sommes pas le relais de la voix du peuple de nos communes. Comme nous vous l'avons exprimé unanimement avec mes collègues des onze communes de notre métropole du "Grand Toulon", nous ne sommes pas opposés à faciliter le dialogue entre les citoyens et l'État en aidant à la logistique qui sera nécessaire aux échanges, mais sous réserve que nos concitoyens trouvent en face d'eux un représentant de l'État, qu'il soit un préfet (ou un de ses délégués) ou un représentant de votre majorité parlementaire, notamment dans les territoires qui ont élu un député de la majorité actuelle. »

En clair, si nombre d'entre nous, les maires, dont moi-même à La Seyne, aidons à l'expression des avis et réclamations en attribuant par exemple des locaux pour installer les « cahiers de doléances », nous rappelons que nous sommes des chats échaudés, déjà cibles des propos méprisants proférés, plusieurs mois durant, à notre endroit par les plus hauts représentants de l'État, et que n'avons nullement l'intention d'être les réceptacles de récriminations populaires sur des choix politiques nationaux qui ne relèvent pas de nos compétences territoriales, que nous les approuvions ou pas.

Au contraire, soucieux de préserver les valeurs républicaines que les collectivités locales s'emploient depuis toujours à faire vivre, nous serons auprès des concitoyens de nos communes, face aux fameux « médiateurs de l'État » que vous vous apprêtez à désigner pour le « grand débat », afin de contrecarrer toutes tentatives de déstabilisation de l'unité nationale qui, en suggérant dans votre lettre, parmi vos pistes de discussion, d'aborder la question de la « [suppression de] certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité », visent à fragiliser les offres égalitaires et solidaires que la France doit à ses enfants.

Ça ne peut ni ne doit fonctionner comme ça.

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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 04:36

Quelques habitués de mon blog m'ont fait à juste titre remarquer que je n'y publie pas grand chose depuis quelques temps. C'est ma foi vrai, mais je n'ai pas consacré moins d'heures devant mon clavier et mon écran.

Tradition oblige, et exercice d'évaluation et de prospective autant que de convivialité et d'échange démocratique, j'ai en effet, comme chaque année, longuement préparé, dans mes temps libres matinaux et vespéraux, les messages que j'ai adressés à notre population, d'une part, et aux personnels qui assurent le service public territorial, d'autre part.

Si je remercie chaleureusement les très nombreuses personnes qui ont empli à craquer, deux jours de suite, ces derniers jeudi et vendredi, la salle de spectacle du centre culturel Henri-Tisot entré en service il y a peu après un long chantier de rénovation, je dois répondre aussi à la demande de ceux qui, n'ayant pas pu être des nôtres, m'ont demandé de prendre connaissance de mes propos.

Avant de m'atteler à la préparation de mon dernier message de vœux de l'année, celui que je délivrerai cette semaine aux employés de notre office public d'HLM « Terres du Sud Habitat », je mets donc en ligne les vœux que j'ai adressés jeudi dernier à mes concitoyens, aux « corps constitués », aux associations et aux entrepreneurs de La Seyne, et ceux que j'ai souhaités ce vendredi aux fonctionnaires communaux et à leurs « anciens » collègues qui, pour assurer la continuité des missions transférées de par la loi à notre métropole toulonnaise, mais toujours assurées dans la proximité par « l'antenne seynoise de Toulon Provence Méditerranée », sont depuis le 1er janvier 2019 à zéro heure employés par notre intercommunalité. On peut cliquer sur les photos ci-dessous pour les charger au format pdf.

Et je tiens à remercier grandement les personnels de tous les services qui ont assuré la logistique de ces événements amicaux. Avec une pensée particulière pour Laurent Dupuy, cadre de notre service de communication, réalisateur du petit film très dynamique projeté à l'ouverture de ces cérémonies, que je propose aussi aux visiteurs de ce blog de regarder.

VŒUX À LA POPULATION (10/1/19)
VŒUX AUX PERSONNELS (11/1/19)

 

CLIQUEZ SUR L'ARTICLE DE VAR-MATIN POUR L'AGRANDIR

 

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9 janvier 2019 3 09 /01 /janvier /2019 05:16

Après les vœux que j'ai faits miens, avec son approbation, du porte-parole varois des amis de la Résistance, le 2 janvier dernier, après ceux, consensuels, du président de la métropole Toulon Provence Méditerranée aux côtés duquel je me trouvais le lendemain avec les maires de notre intercommunalité, et avant ceux que je délivrerai à la population seynoise ce jeudi 10 à 18 heures au centre culturel Tisot, puis le 11 aux personnels communaux, et enfin le 17 aux administrateurs et agents de notre office d'HLM « Terres du Sud Habitat », j'ai, en ma qualité de président de l'association des maires Ville & Banlieue de France, souhaité, au nom de mes collègues élus locaux de territoires urbains fragilisés par les dures réalités sociales et économiques où vivent plus de 5 millions de nos concitoyens, que l'État prenne comme il se doit la mesure des enjeux de bienveillance que la Nation républicaine doit aux plus humbles, trop oubliés par la ségrégation urbaine.

Ce sont ces derniers que je livre dans la vidéo ci-dessous...

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3 janvier 2019 4 03 /01 /janvier /2019 10:07

Funeste hasard du calendrier, c'est au lendemain d'un Jour de l'An, traditionnellement empreint de gaieté et d'espoir, qu'est commémoré depuis soixante-quatorze ans le tragique drame survenu au Plateau de la Limate, sur les hauteurs de la commune de Signes, où l'occupant nazi a sauvagement assassiné de jeunes résistants d'un maquis varois ainsi que le berger qui les aidait à se cacher.

Comme tous les ans, j'y étais ce mercredi, en compagnie de Christian Pichard et Toussaint Codaccioni, actuel et ancien adjoints seynois chargés du devoir de mémoire, avec de nombreux autres élus de l'Ouest-Var et des communes limitrophes des Bouches-du-Rhône, autour d'Emmanuel Cayron, sous-préfet directeur de cabinet du préfet du Var, de Jean Michel, maire de Signes, de Philippe Vitel, vice-président de la Région Provence, des membres des corps constitués, civils et militaires, des associations d'anciens combattants et résistants, dont l'Association nationale des anciens combattants et amis de la Résistance (ANACR), organisatrice de la cérémonie, mais en l'absence – remarquée, incompréhensible et déplorée – de tout représentant du Département et du Parlement...

En ces temps de détresse citoyenne sur fond de fragilité des institutions républicaines, à l'heure où il est d'usage de formuler les vœux les meilleurs pour l'année qui s'ouvre, je me permets, avec son autorisation, de m'approprier, en guise de souhaits que je tiens à livrer à mes concitoyens pour 2019, le discours poignant prononcé par Gérard Estragon, président de l'ANACR du Var, qui a représenté pour moi une invitation en forme de serment à faire plus que jamais preuve de vigilance et à aiguiser notre esprit de résistance...

 

« Le Comité Varois de l'Association nationale des anciens combattants de la Résistance et amis de l'Association que j'ai l'honneur de présider dans le Var vous remercie pour votre présence fidèle, année après année, afin de commémorer le souvenir des dix maquisards et du courageux berger Ambroise Honnorat abattus à la ferme des Limates au petit matin du dimanche 2 janvier 1944. Un grand merci également à Monsieur Michel, le maire de Signes, vigilant gardien du passé résistant de son courageux village.

« A l'aube de ce dimanche tragique, un groupe d'environ 50 soldats allemands ou portant l'uniforme allemand, encadrés de leurs officiers, quittent le moulin du Gapeau et progressent en direction de la ferme des Limattes où se trouve basé le camp Marat tenu par 10 maquisards FTP.

« Ambroise Honnorat, un berger de 67 ans, est impitoyablement abattu, les jeunes maquisards âgés de 21 à 23 ans, leurs munitions épuisées, brisent leurs armes.

« Les soldats allemands obligent les combattants désarmés à creuser la fosse dans laquelle ils vont jeter leurs corps mutilés après les avoir exécutés. Sur l'un d'entre eux furent relevés 37 impacts d'arme blanche.

« Ces jeunes patriotes étaient des vétérans de la Résistance armée, pour la plupart fondateurs en 1943 du camp Faita dans les Maures. Les nazis les qualifiaient de terroristes, mais ils étaient d'authentiques combattants sans uniforme, affrontant l'ennemi à visages découverts. Leur sacrifice à contribué à sauver l'honneur de la France. 

« Dans la fosse de 7 mètres de long, le garde Jules Sansonetti et Ludovic Basset découvrent côte à côte les corps mutilés de Pierre Valcelli de Salernes, Serge Venturicci, boulanger au Luc, Paul Battaglia, ouvrier tailleur de Sainte-Maxime, Giamma Joseph et Perruca Jean, tous deux originaires de Savoie, le matelot Georges Lafon qui n'avait que 21 ans, le pompier parisien Amédée Huon, Joannis Yvan, le moniteur de ski, mais également, unis dans le combat comme dans la mort, l'officier aviateur italien Alphonso, ainsi que le corps d'un inconnu venu mourir sur ce plateau de Signes en ce matin glacial pour que vive la France.

« Aux noms de ces martyrs nous joignons ceux de Lucien Hennon, Sansonetti et Basset, décédés dans les camps de la mort où ils furent déportés pour avoir voulu donner une sépulture décente aux maquisards massacrés.

« Paul Battaglia a donné son nom au détachement du Bessillon ; Valcelli, au détachement Santerre de la 1ère Compagnie FTPF de Provence ; Venturucci au détachement Guy Mocquet. Au-delà de la mort le combat continuait : on peut abattre des résistants, on n'abat pas la Résistance !

« En ce début 44, la terre de Signes s'imbibait du sang de ces patriotes auquel devait s'ajouter celui des 8 jeunes de Siou-Blanc fusillés à La Rouvière, de deux autres à Méounes le 20 juin, mais aussi l'horrible assassinat de 29 patriotes le 18 juillet 44, suivi des 9 fusillés du 12 août après qu'ils ont subi d'effroyables tortures. 

« Lourd tribut payé par ceux qui refusaient la soumission à l'occupation nazie et à l'État français de Vichy sur cette terre républicaine du Var, à l'image de la population de Signes qui, pendant la tourmente, a fait preuve de courage et de dignité. Les enquêteurs n'ont jamais pu obtenir d'elle aucun renseignement : ça n'est pas un détail en un temps où la délation était monnaie courante.

 

DEVOIR DE VIGILANCE, PLUS QUE JAMAIS

« Les évènements tragiques qu'a subis notre pays depuis ces dernières années doivent nous rappeler notre devoir de vigilance. Trop de murs se dressent, trop de frontières se ferment dans cette Europe de 2018 que nous espérions pacifiée, fraternelle et solidaire.

« Trop de voix inspirées par la haine de l'autre, le racisme, le fanatisme aveugle, la résurgence de l'antisémitisme, se font entendre dans cette Europe que nous pensions apaisée et trouvent un trop large écho dans nos villes et nos villages. Ne laissons pas cette gangrène infecter nos cœurs, nos esprits ou, pire, nos institutions. La République, si chèrement restaurée au prix du sacrifice d'hommes et de femmes qui voulaient vivre libres, est aujourd'hui menacée. Face à ces réels dangers, la lâche indifférence serait coupable, l'esprit de résistance, celui qui fit se dresser les hommes et les femmes de 40/44, doit à nouveau habiter nos cœurs, armer nos consciences.

« Alors qu'en 2018 résister n'est plus risquer la mort, la déportation, la torture et les représailles qui furent le sort des résistants de Signes, les armes pacifiques de l'esprit de résistance sont la Raison, la détermination, le respect du Droit, nos consciences citoyennes, forts que nous sommes des valeurs de la République, des principes toujours actuels qui sous-tendaient le programme du Conseil National de la Résistance et des droits et devoirs sans cesse à défendre et à promouvoir de la Déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948.

« Oui, ce sont bien là les armes pacifiques de ceux qui refusent l'intolérable, les injustices sociales, l'asservissement à l'argent roi,  l'obscurantisme et les habits neufs dont certains parent les dépouilles des fascismes rances ou des spectres du nazisme. Des pays amis, des pays frères, avec lesquels se construit pas à pas une Europe qui se veut pacifique, solide et solidaire dans le maëlstrom de la globalisation, ont déjà succombé aux pires dérives nationalistes prêchées par des démagogues populistes irresponsables.

« Face à ces dangers qui grondent, il faudra bien que les héritiers de ces combattants volontaires issus de la population civile, tels ceux de la Limate, se lèvent, parlent, résistent, et contribuent à faire reculer ces fantômes, ces morts vivants qui menacent notre art de vivre, nos institutions, notre vie démocratique et la Paix si chèrement acquise.

« Oui, la Paix. En ce début d'année 2019, trop de bruits de bottes, trop d'argent englouti dans le surarmement, le renforcement de la foudre nucléaire, trop de tentatives ou de tentations de régler les problèmes par le droit de la force plutôt que par la force du droit. Les résistants qui nous ont transmis le flambeau nous l'ont précisé jusqu'à leurs derniers souffles :  ils étaient des combattants de la paix.

« Il faudra bien que ceux qui n'ont pas oublié le sacrifice des 10 des Limates et la longue cohorte des suppliciés qui les accompagne disent "non" à la lente dérive de nos sociétés, à l'abandon des plus faibles, au refus de la solidarité, à l'ignorance et à l'obscurantisme, facteurs de guerre et de conflits.

 

LE VŒU D'UNE FRANCE OUVERTE, GÉNÉREUSE, ACCUEILLANTE, FRATERNELLE

« Il faudra bien qu'avant que la nouvelle peste brune qui s'insinue dans les gouvernements des états qui nous sont proches et qui contamine déjà une partie de notre opinion publique nationale en attendant d'infecter nos instances dirigeantes, il faudra bien, oui, que l'esprit de résistance fasse se dresser des citoyens actifs, refusant les injustices sociales, terreau fertile de tous les extrémismes, et exigent que liberté, égalité, fraternité, laïcité, ne soient pas des mots dévitalisés gravés dans le marbre glacé de nos temples républicains, mais irriguent de leur sang chaud une société française, ouverte, généreuse, accueillante. Oui, accueillante comme nous avons su le faire dans le passé, fraternelle, équitable, telle que la rêvaient ceux qui, dans les années sombres, allaient donner leur vie  pour l'avènement "des Jours Heureux" qu'espérait le toulonnais Gabriel Péri, antifasciste de la première heure, et qui inspire l'action de l'ANACR d'aujourd'hui.

« C'est ce rêve, n'en doutons pas, qui donna le courage aux 10 des Limates pour sortir de l'ombre, combattre sans uniforme et mourir en pleine lumière dans ce petit matin glacial du 2 janvier 44. Ils n'avaient pas trente ans. Tâchons en 2019 d'être à la hauteur de leurs espoirs. Je souhaite que nous pensions à eux lorsque, tous ensemble, nous entonnerons d'une seule voix ce vivant symbole de la Liberté des peuples, notre hymne national, La Marseillaise.

« Vive Signes la résistante, vive la Provence, terre des libertés, vive la France républicaine. »

 

HEUREUSE ANNÉE À NOS CONCITOYENS DE LA SEYNE,

TERRITOIRE À ÉNERGIE POSITIVE,

CITÉ FRATERNELLE D'OUVERTURE, D'ACCUEIL, D'ÉQUITÉ ET D'HARMONIE,

TERRE DE VIGILANCE FACE À TOUS LES OBSCURANTISMES

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Publié par Marc Vuillemot - dans Devoir de mémoire Idées et politique générale
30 décembre 2018 7 30 /12 /décembre /2018 04:21

J'étais vendredi matin l'invité de 7 heures 50 de la rédaction de France Bleu Provence. L'occasion pour moi de répondre aux questions « posées sans langue de bois » (c'est ainsi que se définit l'émission) du rédacteur en chef de notre radio publique régionale (qui, soit-dit en passant, ne s'appelle pas France Bleu Sud, elle, et porte bien le nom historique et universellement connu de notre région...).

Des causes et enjeux de l'évolution démographique de La Seyne, certes freinée depuis nos nouvelles prescriptions d'urbanisme de 2011 après la folle urbanisation voulue par nos prédécesseurs de droite, mais suivant la courbe de +0,6% par an de notre métropole toulonnaise, jusqu'à mon positionnement politique depuis la scission d'octobre dernier du Parti socialiste, en passant par ma vision du « Grand débat » voulu par le Président de la République et les enjeux de sécurité du « Grand Toulon » qui ne semblent hélas toujours pas préoccuper le ministre de l'Intérieur, je me suis prêté de bonne grâce, sept minutes durant, au jeu des questions-réponses.

On peut réécouter cette émission en podcast à partir du site Internet de France Bleu en cliquant sur le lien ci-dessous...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
14 décembre 2018 5 14 /12 /décembre /2018 04:23

J'étais ce mercredi l'invité de l'émission mensuelle « La Grande Tchatche » proposée à ses auditeurs par la station « Radio Grenouille » qui émet (88.8 MHz) dans la région de Marseille et des Bouches-du-Rhône mais qui peut également être écoutée en direct et en différé depuis n'importe où sur son site Internet.

Tous les mois, cette radio ouvre ses ondes aux journalistes du mensuel satirique régional « Le Ravi » qui convient pendant une heure un acteur de la vie du territoire provençal à un échange autour de l'actualité – essentiellement politique, économique et sociale – du moment.

J'ai ainsi été invité à donner mon sentiment sur les grands sujets sociaux du moment, de la lutte des « gilets jaunes » à celle des lycéens et étudiants, sur la réalité des politiques publiques en faveur de la cohésion des territoires et les difficultés propres aux quartiers urbains fragilisés, et sur d'autres aspects de la vie politique nationale, métropolitaine et locale...

Si les visiteurs de mon blog disposent d'une petite heure, ils peuvent écouter cette émission en cliquant sur le logo du journal « Le Ravi » ci-dessous...

 

Marc Vuillemot invité de "La Grande Tchatche"

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
12 décembre 2018 3 12 /12 /décembre /2018 09:25

Mes concitoyens ont été nombreux, au cours de la journée qui a suivi les annonces du Président de la République, à me questionner pour obtenir des précisions sur celles-ci.

C'est au moins la preuve que M. Macron a bien fait de renouer le dialogue avec les élus locaux qui ont été bien trop méprisés depuis dix-huit mois par une vision verticale du pouvoir du « nouveau monde ». Les élus de proximité sont ceux que chacun peut facilement interpeller au quotidien, même – et souvent – sur des sujets qui ne relèvent pas de leur compétence ! Ils constituent un important levier pour la démocratie et, en ce sens, même si le pragmatisme des approches territoriales aux échelles du XXIe siècle justifient une coopération intercommunale, il faut veiller sur la pérennité des communes comme sur la prunelle de nos yeux.

Le Président de la République a d'ailleurs annoncé que les maires seront mobilisés pour l'organisation d'une grande consultation citoyenne pendant les trois premiers mois de 2019. C'est une bonne chose et je me prêterai très volontiers au jeu de l'organisation de cette démarche démocratique.

 

C'EST AU LÉGISLATEUR ET À L'EXÉCUTIF D'ENTENDRE LA VOIX DES CITOYENS

Mais je sais aussi que je serai sollicité et questionné à cette occasion sur les choix de politique nationale de la majorité parlementaire et présidentielle que je n'approuve en aucune façon. Il faudra donc que, si échange il doit y avoir en plus de la collecte de réflexions et d'idées voulue par le Président, les parlementaires de cette majorité et les représentants de l'État soient présents dans ces temps de participation citoyenne pour entendre les remarques et répondre aux interrogations. Je m'engage pour ma part à assurer la logistique de cet exercice salutaire.

Il y a d'ailleurs une certaine urgence car les questions ont fusé depuis ce lundi soir. Si me suis forgé mes propres analyses et si j'ai collecté quelques réponses, notamment auprès de Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice AP-RÉS de Paris, qui en a apporté quelques-unes en questionnant le Gouvernement (voir la vidéo ci-dessous), j'ai été en revanche dans l'incapacité d'éclairer les Seynois sur des points précis qui les préoccupent.

C'est pourquoi je viens d'adresser un courrier à notre députée ouest-varoise Émilie Guérel, membre de la majorité, à la fois pour lui faire part de mon vœu de la voir participer aux futurs temps de consultation et pour lui suggérer d'apporter des éclairages aux Seynois qui m'ont sollicité pour obtenir des précisions sur les mesures que le Gouvernement va mettre en place.

 

 

M.-N. LIENEMANN, SÉNATRICE AP-RÉSAPPORTE DES ÉLÉMENTS DE RÉPONSE...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale

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Marc VUILLEMOT

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