9 janvier 2019 3 09 /01 /janvier /2019 05:16

Après les vœux que j'ai faits miens, avec son approbation, du porte-parole varois des amis de la Résistance, le 2 janvier dernier, après ceux, consensuels, du président de la métropole Toulon Provence Méditerranée aux côtés duquel je me trouvais le lendemain avec les maires de notre intercommunalité, et avant ceux que je délivrerai à la population seynoise ce jeudi 10 à 18 heures au centre culturel Tisot, puis le 11 aux personnels communaux, et enfin le 17 aux administrateurs et agents de notre office d'HLM « Terres du Sud Habitat », j'ai, en ma qualité de président de l'association des maires Ville & Banlieue de France, souhaité, au nom de mes collègues élus locaux de territoires urbains fragilisés par les dures réalités sociales et économiques où vivent plus de 5 millions de nos concitoyens, que l'État prenne comme il se doit la mesure des enjeux de bienveillance que la Nation républicaine doit aux plus humbles, trop oubliés par la ségrégation urbaine.

Ce sont ces derniers que je livre dans la vidéo ci-dessous...

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3 janvier 2019 4 03 /01 /janvier /2019 10:07

Funeste hasard du calendrier, c'est au lendemain d'un Jour de l'An, traditionnellement empreint de gaieté et d'espoir, qu'est commémoré depuis soixante-quatorze ans le tragique drame survenu au Plateau de la Limate, sur les hauteurs de la commune de Signes, où l'occupant nazi a sauvagement assassiné de jeunes résistants d'un maquis varois ainsi que le berger qui les aidait à se cacher.

Comme tous les ans, j'y étais ce mercredi, en compagnie de Christian Pichard et Toussaint Codaccioni, actuel et ancien adjoints seynois chargés du devoir de mémoire, avec de nombreux autres élus de l'Ouest-Var et des communes limitrophes des Bouches-du-Rhône, autour d'Emmanuel Cayron, sous-préfet directeur de cabinet du préfet du Var, de Jean Michel, maire de Signes, de Philippe Vitel, vice-président de la Région Provence, des membres des corps constitués, civils et militaires, des associations d'anciens combattants et résistants, dont l'Association nationale des anciens combattants et amis de la Résistance (ANACR), organisatrice de la cérémonie, mais en l'absence – remarquée, incompréhensible et déplorée – de tout représentant du Département et du Parlement...

En ces temps de détresse citoyenne sur fond de fragilité des institutions républicaines, à l'heure où il est d'usage de formuler les vœux les meilleurs pour l'année qui s'ouvre, je me permets, avec son autorisation, de m'approprier, en guise de souhaits que je tiens à livrer à mes concitoyens pour 2019, le discours poignant prononcé par Gérard Estragon, président de l'ANACR du Var, qui a représenté pour moi une invitation en forme de serment à faire plus que jamais preuve de vigilance et à aiguiser notre esprit de résistance...

 

« Le Comité Varois de l'Association nationale des anciens combattants de la Résistance et amis de l'Association que j'ai l'honneur de présider dans le Var vous remercie pour votre présence fidèle, année après année, afin de commémorer le souvenir des dix maquisards et du courageux berger Ambroise Honnorat abattus à la ferme des Limates au petit matin du dimanche 2 janvier 1944. Un grand merci également à Monsieur Michel, le maire de Signes, vigilant gardien du passé résistant de son courageux village.

« A l'aube de ce dimanche tragique, un groupe d'environ 50 soldats allemands ou portant l'uniforme allemand, encadrés de leurs officiers, quittent le moulin du Gapeau et progressent en direction de la ferme des Limattes où se trouve basé le camp Marat tenu par 10 maquisards FTP.

« Ambroise Honnorat, un berger de 67 ans, est impitoyablement abattu, les jeunes maquisards âgés de 21 à 23 ans, leurs munitions épuisées, brisent leurs armes.

« Les soldats allemands obligent les combattants désarmés à creuser la fosse dans laquelle ils vont jeter leurs corps mutilés après les avoir exécutés. Sur l'un d'entre eux furent relevés 37 impacts d'arme blanche.

« Ces jeunes patriotes étaient des vétérans de la Résistance armée, pour la plupart fondateurs en 1943 du camp Faita dans les Maures. Les nazis les qualifiaient de terroristes, mais ils étaient d'authentiques combattants sans uniforme, affrontant l'ennemi à visages découverts. Leur sacrifice à contribué à sauver l'honneur de la France. 

« Dans la fosse de 7 mètres de long, le garde Jules Sansonetti et Ludovic Basset découvrent côte à côte les corps mutilés de Pierre Valcelli de Salernes, Serge Venturicci, boulanger au Luc, Paul Battaglia, ouvrier tailleur de Sainte-Maxime, Giamma Joseph et Perruca Jean, tous deux originaires de Savoie, le matelot Georges Lafon qui n'avait que 21 ans, le pompier parisien Amédée Huon, Joannis Yvan, le moniteur de ski, mais également, unis dans le combat comme dans la mort, l'officier aviateur italien Alphonso, ainsi que le corps d'un inconnu venu mourir sur ce plateau de Signes en ce matin glacial pour que vive la France.

« Aux noms de ces martyrs nous joignons ceux de Lucien Hennon, Sansonetti et Basset, décédés dans les camps de la mort où ils furent déportés pour avoir voulu donner une sépulture décente aux maquisards massacrés.

« Paul Battaglia a donné son nom au détachement du Bessillon ; Valcelli, au détachement Santerre de la 1ère Compagnie FTPF de Provence ; Venturucci au détachement Guy Mocquet. Au-delà de la mort le combat continuait : on peut abattre des résistants, on n'abat pas la Résistance !

« En ce début 44, la terre de Signes s'imbibait du sang de ces patriotes auquel devait s'ajouter celui des 8 jeunes de Siou-Blanc fusillés à La Rouvière, de deux autres à Méounes le 20 juin, mais aussi l'horrible assassinat de 29 patriotes le 18 juillet 44, suivi des 9 fusillés du 12 août après qu'ils ont subi d'effroyables tortures. 

« Lourd tribut payé par ceux qui refusaient la soumission à l'occupation nazie et à l'État français de Vichy sur cette terre républicaine du Var, à l'image de la population de Signes qui, pendant la tourmente, a fait preuve de courage et de dignité. Les enquêteurs n'ont jamais pu obtenir d'elle aucun renseignement : ça n'est pas un détail en un temps où la délation était monnaie courante.

 

DEVOIR DE VIGILANCE, PLUS QUE JAMAIS

« Les évènements tragiques qu'a subis notre pays depuis ces dernières années doivent nous rappeler notre devoir de vigilance. Trop de murs se dressent, trop de frontières se ferment dans cette Europe de 2018 que nous espérions pacifiée, fraternelle et solidaire.

« Trop de voix inspirées par la haine de l'autre, le racisme, le fanatisme aveugle, la résurgence de l'antisémitisme, se font entendre dans cette Europe que nous pensions apaisée et trouvent un trop large écho dans nos villes et nos villages. Ne laissons pas cette gangrène infecter nos cœurs, nos esprits ou, pire, nos institutions. La République, si chèrement restaurée au prix du sacrifice d'hommes et de femmes qui voulaient vivre libres, est aujourd'hui menacée. Face à ces réels dangers, la lâche indifférence serait coupable, l'esprit de résistance, celui qui fit se dresser les hommes et les femmes de 40/44, doit à nouveau habiter nos cœurs, armer nos consciences.

« Alors qu'en 2018 résister n'est plus risquer la mort, la déportation, la torture et les représailles qui furent le sort des résistants de Signes, les armes pacifiques de l'esprit de résistance sont la Raison, la détermination, le respect du Droit, nos consciences citoyennes, forts que nous sommes des valeurs de la République, des principes toujours actuels qui sous-tendaient le programme du Conseil National de la Résistance et des droits et devoirs sans cesse à défendre et à promouvoir de la Déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948.

« Oui, ce sont bien là les armes pacifiques de ceux qui refusent l'intolérable, les injustices sociales, l'asservissement à l'argent roi,  l'obscurantisme et les habits neufs dont certains parent les dépouilles des fascismes rances ou des spectres du nazisme. Des pays amis, des pays frères, avec lesquels se construit pas à pas une Europe qui se veut pacifique, solide et solidaire dans le maëlstrom de la globalisation, ont déjà succombé aux pires dérives nationalistes prêchées par des démagogues populistes irresponsables.

« Face à ces dangers qui grondent, il faudra bien que les héritiers de ces combattants volontaires issus de la population civile, tels ceux de la Limate, se lèvent, parlent, résistent, et contribuent à faire reculer ces fantômes, ces morts vivants qui menacent notre art de vivre, nos institutions, notre vie démocratique et la Paix si chèrement acquise.

« Oui, la Paix. En ce début d'année 2019, trop de bruits de bottes, trop d'argent englouti dans le surarmement, le renforcement de la foudre nucléaire, trop de tentatives ou de tentations de régler les problèmes par le droit de la force plutôt que par la force du droit. Les résistants qui nous ont transmis le flambeau nous l'ont précisé jusqu'à leurs derniers souffles :  ils étaient des combattants de la paix.

« Il faudra bien que ceux qui n'ont pas oublié le sacrifice des 10 des Limates et la longue cohorte des suppliciés qui les accompagne disent "non" à la lente dérive de nos sociétés, à l'abandon des plus faibles, au refus de la solidarité, à l'ignorance et à l'obscurantisme, facteurs de guerre et de conflits.

 

LE VŒU D'UNE FRANCE OUVERTE, GÉNÉREUSE, ACCUEILLANTE, FRATERNELLE

« Il faudra bien qu'avant que la nouvelle peste brune qui s'insinue dans les gouvernements des états qui nous sont proches et qui contamine déjà une partie de notre opinion publique nationale en attendant d'infecter nos instances dirigeantes, il faudra bien, oui, que l'esprit de résistance fasse se dresser des citoyens actifs, refusant les injustices sociales, terreau fertile de tous les extrémismes, et exigent que liberté, égalité, fraternité, laïcité, ne soient pas des mots dévitalisés gravés dans le marbre glacé de nos temples républicains, mais irriguent de leur sang chaud une société française, ouverte, généreuse, accueillante. Oui, accueillante comme nous avons su le faire dans le passé, fraternelle, équitable, telle que la rêvaient ceux qui, dans les années sombres, allaient donner leur vie  pour l'avènement "des Jours Heureux" qu'espérait le toulonnais Gabriel Péri, antifasciste de la première heure, et qui inspire l'action de l'ANACR d'aujourd'hui.

« C'est ce rêve, n'en doutons pas, qui donna le courage aux 10 des Limates pour sortir de l'ombre, combattre sans uniforme et mourir en pleine lumière dans ce petit matin glacial du 2 janvier 44. Ils n'avaient pas trente ans. Tâchons en 2019 d'être à la hauteur de leurs espoirs. Je souhaite que nous pensions à eux lorsque, tous ensemble, nous entonnerons d'une seule voix ce vivant symbole de la Liberté des peuples, notre hymne national, La Marseillaise.

« Vive Signes la résistante, vive la Provence, terre des libertés, vive la France républicaine. »

 

HEUREUSE ANNÉE À NOS CONCITOYENS DE LA SEYNE,

TERRITOIRE À ÉNERGIE POSITIVE,

CITÉ FRATERNELLE D'OUVERTURE, D'ACCUEIL, D'ÉQUITÉ ET D'HARMONIE,

TERRE DE VIGILANCE FACE À TOUS LES OBSCURANTISMES

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Publié par Marc Vuillemot - dans Devoir de mémoire Idées et politique générale
30 décembre 2018 7 30 /12 /décembre /2018 04:21

J'étais vendredi matin l'invité de 7 heures 50 de la rédaction de France Bleu Provence. L'occasion pour moi de répondre aux questions « posées sans langue de bois » (c'est ainsi que se définit l'émission) du rédacteur en chef de notre radio publique régionale (qui, soit-dit en passant, ne s'appelle pas France Bleu Sud, elle, et porte bien le nom historique et universellement connu de notre région...).

Des causes et enjeux de l'évolution démographique de La Seyne, certes freinée depuis nos nouvelles prescriptions d'urbanisme de 2011 après la folle urbanisation voulue par nos prédécesseurs de droite, mais suivant la courbe de +0,6% par an de notre métropole toulonnaise, jusqu'à mon positionnement politique depuis la scission d'octobre dernier du Parti socialiste, en passant par ma vision du « Grand débat » voulu par le Président de la République et les enjeux de sécurité du « Grand Toulon » qui ne semblent hélas toujours pas préoccuper le ministre de l'Intérieur, je me suis prêté de bonne grâce, sept minutes durant, au jeu des questions-réponses.

On peut réécouter cette émission en podcast à partir du site Internet de France Bleu en cliquant sur le lien ci-dessous...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
14 décembre 2018 5 14 /12 /décembre /2018 04:23

J'étais ce mercredi l'invité de l'émission mensuelle « La Grande Tchatche » proposée à ses auditeurs par la station « Radio Grenouille » qui émet (88.8 MHz) dans la région de Marseille et des Bouches-du-Rhône mais qui peut également être écoutée en direct et en différé depuis n'importe où sur son site Internet.

Tous les mois, cette radio ouvre ses ondes aux journalistes du mensuel satirique régional « Le Ravi » qui convient pendant une heure un acteur de la vie du territoire provençal à un échange autour de l'actualité – essentiellement politique, économique et sociale – du moment.

J'ai ainsi été invité à donner mon sentiment sur les grands sujets sociaux du moment, de la lutte des « gilets jaunes » à celle des lycéens et étudiants, sur la réalité des politiques publiques en faveur de la cohésion des territoires et les difficultés propres aux quartiers urbains fragilisés, et sur d'autres aspects de la vie politique nationale, métropolitaine et locale...

Si les visiteurs de mon blog disposent d'une petite heure, ils peuvent écouter cette émission en cliquant sur le logo du journal « Le Ravi » ci-dessous...

 

Marc Vuillemot invité de "La Grande Tchatche"

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
12 décembre 2018 3 12 /12 /décembre /2018 09:25

Mes concitoyens ont été nombreux, au cours de la journée qui a suivi les annonces du Président de la République, à me questionner pour obtenir des précisions sur celles-ci.

C'est au moins la preuve que M. Macron a bien fait de renouer le dialogue avec les élus locaux qui ont été bien trop méprisés depuis dix-huit mois par une vision verticale du pouvoir du « nouveau monde ». Les élus de proximité sont ceux que chacun peut facilement interpeller au quotidien, même – et souvent – sur des sujets qui ne relèvent pas de leur compétence ! Ils constituent un important levier pour la démocratie et, en ce sens, même si le pragmatisme des approches territoriales aux échelles du XXIe siècle justifient une coopération intercommunale, il faut veiller sur la pérennité des communes comme sur la prunelle de nos yeux.

Le Président de la République a d'ailleurs annoncé que les maires seront mobilisés pour l'organisation d'une grande consultation citoyenne pendant les trois premiers mois de 2019. C'est une bonne chose et je me prêterai très volontiers au jeu de l'organisation de cette démarche démocratique.

 

C'EST AU LÉGISLATEUR ET À L'EXÉCUTIF D'ENTENDRE LA VOIX DES CITOYENS

Mais je sais aussi que je serai sollicité et questionné à cette occasion sur les choix de politique nationale de la majorité parlementaire et présidentielle que je n'approuve en aucune façon. Il faudra donc que, si échange il doit y avoir en plus de la collecte de réflexions et d'idées voulue par le Président, les parlementaires de cette majorité et les représentants de l'État soient présents dans ces temps de participation citoyenne pour entendre les remarques et répondre aux interrogations. Je m'engage pour ma part à assurer la logistique de cet exercice salutaire.

Il y a d'ailleurs une certaine urgence car les questions ont fusé depuis ce lundi soir. Si me suis forgé mes propres analyses et si j'ai collecté quelques réponses, notamment auprès de Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice AP-RÉS de Paris, qui en a apporté quelques-unes en questionnant le Gouvernement (voir la vidéo ci-dessous), j'ai été en revanche dans l'incapacité d'éclairer les Seynois sur des points précis qui les préoccupent.

C'est pourquoi je viens d'adresser un courrier à notre députée ouest-varoise Émilie Guérel, membre de la majorité, à la fois pour lui faire part de mon vœu de la voir participer aux futurs temps de consultation et pour lui suggérer d'apporter des éclairages aux Seynois qui m'ont sollicité pour obtenir des précisions sur les mesures que le Gouvernement va mettre en place.

 

 

M.-N. LIENEMANN, SÉNATRICE AP-RÉSAPPORTE DES ÉLÉMENTS DE RÉPONSE...

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
11 décembre 2018 2 11 /12 /décembre /2018 06:59

Comme président national de « l'association des maires Ville & Banlieue de France », qui regroupe les collectivités locales ayant sur leurs territoires des quartiers prioritaires urbains jugés prioritaires du fait de leur fragilité, j'étais ce lundi matin convié à l'Élysée par le Président de la République et le Gouvernement qui souhaitaient recueillir les avis et propositions des « corps intermédiaires » au regard de la situation complexe du pays dans le contexte actuel de manifestations de détresse d'un grand nombre de Français.

J'ai ainsi pu porter auprès de l'État la parole inquiète et quelques suggestions des maires de communes et présidents d'intercommunalités, de toutes sensibilités politiques républicaines, abritant des quartiers bénéficiant de la « politique de la ville » (QPV), dont La Seyne et notre métropole. La balle est désormais dans le camp de l'État qui, en toute objectivité, semble aujourd'hui reconnaître aux élus locaux un rôle qui, depuis dix-huit mois, leur avait souvent été dénié.

Quoique ce soit probablement un peu « technique » pour nombre de visiteurs de mon blog, je pense néanmoins utile de rapporter ci-après la teneur de ce que j'ai pu formuler au cours de cette rencontre...

 

Sur les dotations, la solidarité, la péréquation et la fiscalité...

 

Les communes et intercommunalités ont de plus en plus de mal à conduire leurs missions de service public auprès des 6 millions d'habitants des quartiers populaires urbains fragilisés, pourtant absolument nécessaires à la régulation des inégalités sociales, économiques urbaines et culturelles, génératrices des exaspérations du moment. Plus que jamais, si l'on tient à maintenir cette offre de services « de première ligne », il convient de réviser les dispositifs de dotations, de solidarité et de péréquation, de même que la fiscalité locale. À titre d'exemple, si l'éventualité d'une compensation de la perte de la taxe d'habitation par le transfert de la taxe foncière des autres collectivités vers les communes se confirme, il faudra être très attentif à ce que soit assurée une réelle compensation pour les communes qui, ayant beaucoup de logements sociaux dans les quartiers populaires urbains prioritaires, ne voient aujourd'hui la taxe foncière sur les propriétés bâties dont les organismes d'HLM sont totalement exonérés compensée qu'à hauteur de 40%.

 

Sur les contraintes imposées à l'évolution des finances locales...

 

La contractualisation « léonine » du « Pacte de Cahors », déjà problématique pour l'ensemble des collectivités (François Baroin, président de l'Association des maires de France [AMF], avait auparavant soulevé le problème de la hausse des dépenses de fonctionnement limitées à 1,2% alors que l'inflation s'établira à environ 1,8%), constitue un handicap plus lourd encore pour les collectivités avec des QPV. La contrainte imposée de l'évolution restreinte des dépenses empêche même la mise en œuvre des politiques prioritaires en faveur des habitants les plus fragiles (politique de la ville, zones de sécurité prioritaire, réseaux d'éducation prioritaire, etc.) que, pourant, l'État impulse et favorise lui-même. À défaut d'exclure les collectivités avec des QPV de la contractualisation financière, qui serait un vrai signe fort de solidarité nationale, il est indispensable que les dépenses découlant des politiques de discrimination positive soient exclues du calcul de l'évolution annuelle des dépenses de fonctionnement.

 

Sur l'accès à la formation et à l'emploi...

 

Les dispositifs d'accès à l'emploi sont globalement fragilisés, ne pouvant qu'aggraver la situation de détresse. Déjà bien supérieur au reste de la Nation, le taux de chômage des QPV s'accroît, notamment pour les plus jeunes et les travailleurs âgés. La réforme des « emplois aidés », en particulier, commence à produire des effets dévastateurs avec la fin progressive des anciennes conventions des « contrats d'accompagnement dans l'emploi » (CAE) et des « contrats initiative emploi » (CIE). De moins en moins d'employeurs peuvent offrir des parcours d'insertion avec les nouveaux « parcours emploi compétences » (PEC). Si le dispositif du nouveau Plan d'investissement dans les compétences (PIC) n'est pas plus à remettre en cause que ne l'ont été les précédents, depuis les TUC jusqu'au CAE-CIE en passant par les CES, CEJ et autres CEC, il convient d'une part de revenir d'un financement d'État de 55% maximum au financement précédent qui pouvait dépasser les 90%, d'autre part de revenir à un nombre de conventions au moins égal aux 300.000 de 2017 alors qu'il y a eu une baisse de 46% en 2018 et une prévision de seulement 100.000 pour 2019, et enfin de revenir à une durée possible de 3 ans permettant aux personnes les plus en difficulté d'être correctement accompagnées pour la définition de leurs parcours, leur formation et leur insertion professionnelle. Ces « emplois aidés » servent en outre, au-delà de la lutte contre le chômage, à soutenir l'investissement des associations pour la conduite des politiques publiques d'accompagnement social que l'État impulse lui-même, comme les « contrats de ville », qui, de fait, se trouvent freinées et minorent gravement les efforts pour l'éducation populaire et citoyenne, le vivre-ensemble, et la régulation du lien humain et du climat social dans les sites les plus en difficulté du pays. Les « emplois francs » et l'effort demandé aux entreprises pour qu'elles ouvrent des « parcours d'insertion », ne reposent que sur le bon vouloir de l'économie privée, très aléatoire et inégalitaire car fonction des réalités territoriales, et il est capital que l'État réinvestisse dans cette politique publique.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 10:27

J'ai été impressionné par le calme et la dignité des Seynois au cours de ce samedi de manifestation de la détresse qu'expriment depuis des mois nos concitoyens, des plus humbles aux classes moyennes, et même parfois les plus aisés des nôtres, mais également nos acteurs économiques, petits et grands, et nos associations.

Ce calme n'enlève en rien à l'inquiétude et au sentiment d'injustice et d'abandon que chacun, individu ou collectivité, ressent durement.

Mais, ayant pris bonne note d'une expression du Gouvernement, exprimée par Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et de la Relation avec les collectivités territoriales, estimant « qu'un grand nombre de solutions, pouvant être apportées aux difficultés concrètes des Français, doivent être construites en prenant appui sur les territoires, les collectivités qui les font vivre et les acteurs locaux », et tout en précisant qu'il appartient tout de même en premier lieu à l'État de réparer les fractures dont il porte la responsabilité, je me suis permis d'adresser au Président de la République, qui a déclaré vendredi qu'il « veut aller voir tous les maires de France », quelques réflexions forgées dans les échanges que j'ai, en particulier depuis ces dernières semaines où les élus locaux sont fortement interpellés, avec nos concitoyens de La Seyne et d'ailleurs...

 

    

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
4 décembre 2018 2 04 /12 /décembre /2018 18:16

Un grave silence hautain du Chef de l'État, un moratoire de quelques mois pour la taxe sur les carburants, un gel pour la saison d'hiver des tarifs de l'énergie que le Conseil d'État pourrait « retoquer » comme il l'a fait il y a quatre ans, un nouvel « enfumage » avec l'annonce d'un débat national sur l'impôt, et un pseudo engagement sur une hausse du SMIC qui ne sera jamais que sa revalorisation automatique, voilà la réponse de l'État à son peuple désemparé.

Il est à craindre que ça ne réponde pas aux aspirations des braves gens qui, des plus humbles aux classes moyennes, sont la plus grande part de la population de notre nation supposée toujours républicaine.

 

LES BANLIEUES ENCORE HORS CHAMP, MALGRÉ LES VŒUX DE LEUR MINISTRE ?

Si l'on y regarde de plus près, avec l'œil d'un maire d'une ville populaire en difficulté depuis trente ans, la non invitation du ministre de la Ville et du Logement à la réunion interministérielle convoquée par le Président de la République ce week-end pour envisager des solutions peut être le signe d'un nouveau désintérêt pour les 5 millions d'habitants des communes urbaines fragilisées, dont nos résidents seynois.

Les réponses aux questions majeures sur la solidarité nationale due aux territoires urbains en déshérence, sur l'accès égalitaire à l'éducation et l'insertion professionnelle, donc l'emploi, sur l'accompagnement social, sur la redynamisation économique de proximité et sur la sécurité urbaine, restent en suspens.

Il n'est pas pensable que, en pareille situation, les habitants d'une commune précaire comme La Seyne ne puissent obtenir des réponses à leurs raisonnables et pressantes attentes.

Que vais-je pouvoir expliquer à mes concitoyens déconcertés ? Que vais-je dire à ceux qui constatent, abasourdis, que le Gouvernement « garde le cap », c'est-à-dire se refuse à prendre l'argent là où il coule à flots sans autre travail que celui, virtuel, produit par l'argent lui-même ? Que vais-je rapporter aux Seynois qui réalisent qu'il n'y a aucun engagement à lutter contre la fraude et l'évasion fiscale et à soumettre à l'impôt de droit commun les richissimes sociétés transnationales de l'Internet, des réseaux sociaux et du commerce en ligne ? Que vais-je exposer à mes interlocuteurs du quotidien qui découvrent que l'idée n'a même pas effleuré nos gouvernants d'une éventualité de réinstallation de l'impôt sur la fortune ou d'une exigence de contrepartie sociale à imposer aux actionnaires des très grandes entreprises bénéficiaires de crédits d'impôt ? Que vais-je annoncer à ceux qui pensent qu'il est du devoir d'un pays républicain qu'il dégage les moyens réels d'une fraternelle action nationale pour faire des pas vers l'Égalité ?

 

À QUAND LA FLAMME DE LA FRATERNITÉ RÉPUBLICAINE ?

Si, seulement, la ministre de la Cohésion des territoires et celui de la Ville et du Logement pouvaient répondre avec bienveillance aux demandes que, avec mes collègues maires des communes abritant des quartiers fragiles, nous leur avons réitérées ce lundi (cliquez ICI pour lire notre courrier), on pourrait entrevoir une faible mais indispensable lueur d'espoir...

Pour l'heure, l'horizon demeure terriblement sombre. Ce n'est pas du feu violent des voitures et des conteneurs se consumant sur le bûcher de la ville en souffrance qu'on a besoin pour éclairer notre voie humaine. C'est d'une clarté durable, celle de la flamme de la fraternité républicaine.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
19 novembre 2018 1 19 /11 /novembre /2018 16:04

Nul ne comprendrait que, acteur de la vie politique, fût-elle seulement locale, de crainte de me faire qualifier de « récupérateur », je ne livre pas mon analyse de la situation préoccupante que traverse la France, dont sont victimes des milliers de Seynois, et pas seulement les plus humbles, et de ce qui me semble pouvoir concourir à l'imagination de solutions républicaines et démocratiques...

 

« On ne veut pas de récupération politique ! ». Cette phrase, comme pour me prévenir, on me l'a dite spontanément plusieurs fois au cours du dernier week-end. C'est une situation plutôt inédite pour moi. Car, hormis sur les sujets concernant les collectivités locales et leurs relations avec l'État ou l'Europe, comme élu local, je ne suis à La Seyne que rarement à l'initiative d'échanges sur des sujets de politique nationale ou internationale, même si, en bon Méditerranéen, je ne rechigne jamais à défendre mes points de vue dans ces débats vifs à la gestuelle enflammée dont nous raffolons à La Seyne. Et ces mises en garde m'interrogent d'autant plus que, chaque fois qu'on m'a interpellé sur le sujet des « gilets jaunes », je n'étais pas en train de commenter le mouvement. Un peu comme si, croisant un élu, quel qu'il soit, il fallait lui envoyer un avertissement, avant même qu'il n'ait ouvert la bouche.

 

Pourtant, je pense qu'il faut... récupérer. Et sans tarder.

 

Pas récupérer le mouvement. Mais récupérer les erreurs des trois ou quatre décennies passées au cours desquelles on a, peu à peu, abruti les consciences, tari les moyens de l'argumentaire, asséché les analyses dialectiques, gommé les différences de projets de société, laissé fructifier le terreau du « tous les mêmes, tous des pourris », berné les citoyens en faisant le contraire de ce qu'on a proposé. À force de fermer les robinets des appuis à l'éducation, scolaire et populaire, de l'accès à la culture, du soutien à la presse d'opinion, de l'expérience du faire-ensemble et du réfléchir-ensemble, ce sont désormais deux générations dont on a réussi à étourdir les esprits, engourdir la capacité à choisir leur destin, et paralyser la soif naturelle à se défendre, seul et collectivement. Jusqu'à ce que le couvercle de la cocote saute.

 

Ce qui est en question aujourd'hui, ce sont juste les moyens de la liberté, de l'égalité et de la fraternité. Et de leur fil rouge laïque. Un rien...

 

Chacun pense ce qu'il veut. Mais, dans ma sensibilité, à gauche, ayons seulement, pour commencer, le courage de nos opinions. On a insidieusement instillé le concept de gauche « de gouvernement » marginalisant celle « de rupture », faussement et injustement reléguée sous le vocable de « les extrêmes » dans un même sac fourre-tout à mettre au ban des alternatives démocratiques. C'est plutôt réussi, au moins provisoirement. Dans l'esprit de millions de nos concitoyens, il n'y a aucun espoir de ce côté-là. Mais ça s'est aussi retourné contre les instigateurs de la manœuvre fratricide. Et, comme les gens, dans leur majorité, n'ont pas plus confiance, ni en la droite républicaine, ni en ceux prônant le « ni–ni » aujourd'hui grimé en « et–et », soufflé dont je ne pensais pas qu'il allait si vite retomber, il faut craindre que tout ça ne profite qu'à ceux qui haïssent la république et la démocratie.

 

Pourtant ce qui semble être la cause de l'emballement social est un sentiment d'injustice et d'inégalité croissantes, bien plus important et profond que la partie émergée de l'iceberg qu'est la taxe sur les carburants. On ne peut plus s'en tenir à une sorte de résignation nationale justifiée par la mondialisation. On peut agir à l'échelle du continent ou au moins du pays. Il faut notamment rétablir des équilibres, c'est-à-dire prendre le trop-plein d'argent là où il ne cesse de s'accroître pour le reverser là où il fait de plus en plus défaut.

 

Est-il en effet acceptable que l'on ait supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune ? Est-il convenable que l'on ait réduit la progressivité de l'impôt sur le revenu ? Est-il admissible que l'on ait renoncé à envisager la fusion de l'impôt sur le revenu avec la contribution sociale généralisée ? Est-il supportable de refuser de ponctionner des domaines improductifs de l'économie comme ceux des rentiers, de la grande finance ou du grand immobilier, ce qui permettrait de dégager des contreparties en allégeant les revenus du travail ? Est-il recevable de ne pas envisager une modulation de l'impôt sur les sociétés en fonction de l'évolution comparée des dividendes versés à leurs actionnaires et de leur masse salariale ? Est-il tolérable que la charge fiscale des artisans, commerçants, petites et moyennes entreprises, demeure lourde tandis que de grandes sociétés transnationales, dont celles bien connues de l'Internet ou de la vente en ligne, passent entre les mailles du filet de la contribution fiscale nationale ? Est-il soutenable qu'on avance à pas de fourmi vers la taxation des nuisances environnementales tandis qu'on ne touche en rien à la TVA et aux accises prélevées sur des produits de consommation courante ? Est-il approuvable que l'on n'accroisse pas les moyens des services de l'État dédiés à la traque des fraudeurs du fisc et des cotisations sociales ?

 

Contrairement à ceux qui le fustigent par démagogie, je crois, comme ceux qui ont en ont gravé le principe dans le marbre de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, que le problème n'est pas l'impôt, outil de la solidarité nationale, c'est-à-dire instrument de l'Égalité et de la Fraternité qui fondent nos institutions. Le problème, c'est l'oubli de son objet, l'omission de l'information pédagogique de son sens profond, et sa fragilisation par une application injuste et inégalitaire.

 

Et, quand on est maire d'une commune aussi sociologiquement diverse que La Seyne, on le mesure chaque jour, lorsque certains de ceux qui s'acquittent, souvent lourdement, de leur fiscalité locale, en sont à faire part de leur regret, voire de leur indignation, que leur contribution ne serait utilisée – ce qui est inexact – qu'au service des plus humbles qui, eux, sont montrés du doigt parce qu'exemptés, faute de ressources, de participation aux recettes de la collectivité.

 

On en revient toujours au même point. On est là dans une situation préoccupante résultant de la combinaison d'un déficit durable très grave d'éducation citoyenne et d'une politique inégalitaire assumée au seul bénéfice de la minorité des plus aisés, pour beaucoup bien éloignés de la Nation elle-même. Oui, il faut donc en effet « récupérer ». Mais, je le répète, pas « récupérer » le mouvement qui interroge et inquiète. Ce qu'il faut « récupérer », c'est la capacité de la puissance publique nationale à éduquer pour éclairer les esprits, et son aptitude à offrir une perspective républicaine juste et humaine.

 

Simplement, si possible, en gardant en tête un propos d'un certain Charles De Gaulle, pas spécialement classé parmi les « gauchos », alors qu'il exposait, en 1944, sur fond de programme du Conseil national de la Résistance, les principes qui allaient devoir guider son action :

 

« (...) tout en assurant à tous le maximum de liberté, et tout en favorisant en toute matière l'esprit d'entreprise, elle [la France] veut faire en sorte que l'intérêt particulier soit toujours contraint de céder à l'intérêt général, que les grandes sources de la richesse commune soient exploitées et dirigées (...) pour l'avantage de tous, que les coalitions d'intérêt (...) soient abolies une fois pour toutes, et qu'enfin chacun de ses fils, chacune de ses filles, puisse vivre, travailler, élever ses enfants, dans la sécurité et la dignité (...) »

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 04:28

Si ce blog fêtera sa dixième année de fonctionnement en 2019, je ne suis pas, sûrement faute de temps, un grand adepte des réseaux sociaux. Des amis mettent en lien sur les principaux de ces nouveaux médias d'informations et d'échanges instantanés les articles que je poste sur mon blog et ajoutent parfois des photos brièvement commentées des événements auxquels je participe. Mais c'est tout.

 

Il arrive qu'on attire mon attention sur tel ou tel commentaire, telle ou telle remarque, ou telle ou telle demande d'information, mais ni ces amis ni moi-même n'intervenons jamais en réponse. La démocratie participative et l'information locales disposent d'autres moyens.

 

Ce n'est nullement de ma part un refus obstiné de modernité, mais j'observe que, désormais, une nouvelle attitude, en particulier sur les réseaux sociaux, consiste à ignorer la différence entre le vrai et le faux. La réalité des faits s’efface devant les interprétations, fussent-elles délirantes. C’est pourquoi, s’il épouse le désir de celui qui le reçoit, l’invraisemblable peut être préféré au vrai.

 

Certes, trop d'exemples montrent que vérité et politique font rarement bon ménage. Mais de là à ce que certains forgent un monde à leur convenance, il y a un pas que, personnellement, je ne franchirai pas.

 

Car, oui, la démocratie révèle la « faiblesse du vrai » parce qu’elle expose la réalité au jugement de n’importe qui, donc à la vulnérabilité des opinions. La faculté de travestir les faits (comme peut être celle d’agir politiquement) proviennent d’une même source : la capacité de mystification.

 

Pour ma part, j’assume la fragilité démocratique du vrai. J’aurai encore et toujours le courage de la vérité mais je tenterai – c’est aussi la « noblesse » du politique – d’opposer aux mensonges un « réel » collectivement désirable. Il ne faut pas désespérer de la politique, il faut affirmer le débat démocratique et rechercher en toutes actions l’amélioration de la vie de tous, dans une vérité augmentée du désir de justice.

 

Je le sais, la tâche est rude.

 

 

 

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Marc VUILLEMOT

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