28 avril 2018 6 28 /04 /avril /2018 05:09

En consacrant du temps et de l'énergie, depuis l'automne dernier, avec des dizaines de maires de tous bords politiques, du PCF à LR, et d'acteurs associatifs, économiques et sociaux, à tenter de convaincre, au plus haut niveau de l'État, que revenir sur l'investissement d'avenir dans nos quartiers populaires urbains serait bien plus coûteux à la Nation, à nos communes, à nos territoires, j'ai la ferme conviction d'agir pour toute La Seyne et toute notre métropole toulonnaise.

Je m'en suis éloigné quatre ou cinq jours chaque mois, pour travailler, avec ces nombreux autres acteurs locaux, à honorer la demande du Président de la République de lui formuler des propositions pour que l'égalité et la fraternité républicaines soient reconquises dans les plus fragiles de nos quartiers. C'est dans l'intérêt de tout le territoire national.

 

LA SOLIDARITÉ POUR LES PLUS PAUVRES AU BÉNÉFICE DE TOUS

Ce n'est pas moi seul qui le dis. En introduction du rapport « Vivre en grand la République pour une réconciliation nationale » que nous venons de produire, collectivement, même s'il résulte de compromis du fait de nos sensibilités diverses, Jean-Louis Borloo, ancien ministre de MM. Chirac et Sarkozy, qui l'a remis ce jeudi au gouvernement, l'explicite :

« Ce sont plus de 10 millions de nos compatriotes qui sont éloignés du moteur de la réussite (...) C'est donc bien de la France, de son souffle, de son dynamisme, de sa croissance et de sa cohésion qu'il s'agit, de notre propre regard sur notre société et notre conception de l'égalité républicaine réelle (...) L'autre France, active, conquérante, qui travaille dur, contribuant à nourrir la France, à produire, à servir nos concitoyens, doit savoir que c'est l'absence de réponse à ces problèmes qui crée inévitablement des dépenses cumulées, de rattrapage social. »

Tout est dit. En agissant là, on agit pour partout.

 

IL EST DES MOMENTS OÙ IL N'Y A PAS PLACE POUR LA PETITE POLITIQUE

C'est ce que, manifestement, à La Seyne, n'ont hélas pas compris quelques rares acteurs de la scène politique locale : les deux élus (1 DVD et 1 LaREM) qui ont voté contre le vœu que j'ai proposé à notre conseil municipal il y a quelques jours, et les trois autres (2 UDI et 1 LR) qui n'ont pas voulu prendre part à son vote. Leur posture tranche avec l'unanimité nationale.

Mais c'est fort heureusement ce qu'a intégré la très grande majorité des élus seynois, de l'extrême-droite à la gauche en passant par les conseillers municipaux responsables de la droite et du centre, qui ont soutenu notre démarche par leur vote.

Il est des moments où on se grandit et on s'honore en s'élevant un peu au-dessus des bisbilles politiciennes « clochermerlesques » locales...

 

BORLOO EN DEMANDE PLUS QUE VUILLEMOT !

Il est d'autant plus regrettable de n'avoir pas pu obtenir une belle « union sacrée seynoise » que le « rapport Borloo » va encore plus loin, dans ses propositions, que le vœu que nous avons voté chez nous.

Jugez plutôt : alors que nous demandons seulement que les dépenses générées pour répondre aux besoins de nos populations fragiles soient exclues du calcul de l'augmentation maximale de 1,2% que l'État nous autorise entre le budget communal de 2017 et celui de 2018, Jean-Louis Borloo, soutien explicite d'Emmanuel Macron, réclame quant à lui de « permettre aux villes classées en rénovation urbaine de pouvoir aller jusqu'à 2% d'augmentation de la dépense par an sans inclure dans l'augmentation les dépenses liées aux programmes eux-mêmes » (programme 14 du rapport - page 92).

 

ET LES MINISTRES « EN MARCHE ! » EUX-MÊMES NOUS SOUTIENNENT...

Et j'invite d'autant plus ceux, qui ont peut-être craint de froisser la majorité gouvernementale et parlementaire LaREM-MoDem en ne joignant pas leurs voix à celles de la quasi totalité de notre conseil municipal, à méditer le premier retour qu'ont fait devant nous de nos propositions, jeudi à Paris, dans une salle où nous étions 850 acteurs locaux, les deux ministres (LaREM et Mouvement radical) en charge de la Cohésion des territoires, nous assurant du bien-fondé de notre démarche : « C'est un enjeu national (...) on va continuer à se voir et à construire ensemble » (Jacques Mézard, ministre), et « On ne lâchera rien » (Julien Denormandie, secrétaire d'État)...

Alors, oui, à La Seyne comme partout dans le pays, continuons à plaider, dans l'intérêt général partagé de la population de toute la nation, de toutes catégories sociales, de tous territoires et de tous quartiers, pour que les sites urbains fragiles, comme Berthe et notre centre ancien dégradé, regagnent un large soutien de la solidarité nationale.

Unissons nos efforts pour que le Président de la République, qui tranchera le 22 mai prochain, ne soit pas à la seule écoute des technocrates comptables et des « verrouilleurs de Bercy » et prête une oreille attentive à nos voix venues des territoires, de Borloo et sa belle et généreuse équipe, et même de ceux de ses propres ministres auxquels il a confié la mission de, justement... assurer la cohésion territoriale.

 

> Pour creuser un peu le sujet...

* lire le « rapport Borloo »

* lire le communiqué de l'Association des maires Ville & Banlieue de France

* lire un édito de L. Joffrin dans Libération qui tord le cou à certaines idées reçues...

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19 avril 2018 4 19 /04 /avril /2018 09:45

On les a déjà essayés. C'était en 2015. Le précédent gouvernement avait misé sur le dispositif des « emplois francs » pour offrir des possibilités d'insertion professionnelle aux jeunes des quartiers urbains fragiles dont le taux de chômage est, en France, deux fois et demie plus important que celui que connaissent en moyenne nationale les moins de 25 ans (ce qui n'est d'ailleurs pas vrai à La Seyne qui se singularise depuis trois ans grâce à une stratégie conjuguée durable de Pôle Emploi, des institutions et des associations de terrain).

Ça avait fait flop. Et le programme avait été abandonné.

 

PAS DE LEÇON TIRÉE DE L'ÉCHEC

Et voilà que le nouveau gouvernement nous ressort la même recette visant à obtenir des entreprises que, en contrepartie d'une aide financière d'État, elles proposent des emplois d'une durée de trois ans à des jeunes. C'est soi-disant fait pour compenser la disparition des centaines de milliers de contrats d'accompagnement dans l'emploi (CAE), qu'on appelle  couramment « contrats aidés » ou « contrats d'utilité sociale », décidée fin 2017.

Mais ça ne règlera en rien le problème pour les institutions publiques et surtout associatives qui sont exclues d'un dispositif réservé aux employeurs du champ économique et qui confortaient avec les CAE leurs missions d'accompagnement social des populations en difficulté, aujourd'hui gravement fragilisées.

 

370.000 EMPLOIS SUPPRIMÉS : DU JAMAIS VU !

Ça le règlera d'autant moins que seuls 194 des 1500 quartiers prioritaires vont expérimenter le dispositif pendant trois ans. La Seyne, Toulon, Hyères et La Garde n'en bénéficieront d'ailleurs pas, puisque, en Provence, seuls les sites de la métropole d'Aix-Marseille sont retenus.

La colère gronde chez les élus et les responsables associatifs de nos villes populaires. Réunis dans le cadre de « Territoires gagnants », les associations de maires et d'acteurs associatifs ont d'ailleurs dû, ce jeudi, jour où la Ministre du Travail vantait les bienfaits des (faussement) nouveaux « emplois francs », interpeller à nouveau le gouvernement pour le supplier de se ressaisir après le plus grand plan social qu'ait jamais eu à connaître notre nation avec la disparition des « emplois aidés ».

Je dois donner à connaître aux Seynois cette supplique adressée par près d'un millier d'acteurs de terrain de nos quartiers sensibles, parmi lesquels figurent nombre de bénévoles d'associations locales frappées par la perte d'une part des 370.000 « emplois aidés ». On y accède en cliquant sur l'image ci-contre.

 

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17 avril 2018 2 17 /04 /avril /2018 07:28

Si ça peut leur faire plaisir et satisfaire leurs egos, on ne s'arrêtera pas sur l'adjectif numéral qualifiant de « première » la rencontre, appelée « convention », des maires des six départements de notre région organisée ce lundi à Marseille par son président (LR) Renaud Muselier qui n'a pas manqué d'en souligner un peu abusivement le caractère « inédit ».

Mais il n'y a pas de mal à se faire du bien. Peu importe, en effet, que, à l'époque de son prédécesseur Michel Vauzelle, pareille invitation ait été lancée, sur proposition de Jean-Pierre Véran, mon collègue maire de Cotignac, président de l'association des maires du Var mais aussi de l'Union régionale des maires de Provence-Alpes-Côte d'Azur.

 

DES PROPOS POLITICIENS D'AIGREUR : DOMMAGE... 

La principale différence entre les deux événements est que, lors de celui organisé au cours du précédent mandat régional, les « tables rondes » prévoyaient des échanges avec les maires présents dans la salle. Ça aurait peut-être permis de faire entendre quelques voix pas tout à fait concordantes avec celles des invités présents sur la scène, tous unanimes pour saluer les indicibles bienfaits des appuis régionaux aux territoires communaux depuis l'alternance de 2015 qui, aux dires du président Muselier, a mis fin à la « pétaudière »  et aux pratiques de « tiroir-caisse » de la précédente majorité régionale. Les anciens élus régionaux apprécieront la délicatesse du propos...

Et les maires et présidents d'intercommunalités auront sans nul doute aussi goûté l'élégance du discours, eux qui, comme pour La Seyne et la métropole toulonnaise, ont vu pour certains de leurs projets, à l'instar de celui de notre parking des Esplageoles, s'envoler leurs espoirs de cofinancements régionaux, car sortis purement et simplement des programmes de leurs contrats régionaux d'équilibre territorial, ou sont sollicités par des associations, comme notre Football Club Seynois ou le Toulon St-Cyr Var Handball, pour prendre le relais de subventions régionales récemment évaporées, ou encore mis devant le fait accompli du désengagement de la Région de son soutien financier aux chantiers d'insertion, voire pire, puisque contractualisé jusqu'en 2020, aux contrats de ville, fragilisant, par une perte de concours à hauteur de 20% de leurs budgets, les missions de cohésion sociale des associations toulonnaises, gardéennes, hyéroises et seynoises...

 

MAIS UNE SEULE VOIX POUR LA DÉFENSE DES TERRITOIRES

Je l'ai toujours dit : je comprends et m'insurge contre les contraintes que l'État impose aux Régions, sapant leurs volontés de concourir aux actions des territoires locaux, mais on doit rechercher sans faiblir les moyens d'en atténuer les impacts et de définir des priorités dans un échange avec les élus locaux qui, ainsi que j'aurais aimé pouvoir le faire, auraient pu plaider les causes des territoires les plus en difficulté.

S'il est, d'ailleurs, un sujet ayant fait l'objet d'une belle unanimité à Marseille, même si, simples spectateurs de la grand-messe, il ne nous a pas été donné de l'exprimer, c'est bien le désengagement l'État, continu depuis quatre années, saignant à blanc les communes, intercommunalités, départements et régions, imposant une recentralisation de la nation, méprisant l'autonomie des collectivités locales pourtant garantie par la Constitution, et suscitant une légitime colère de la plupart des élus, quelles que soient leurs sensibilités politiques.

Mais, de Jean-Claude Gaudin, maire (LR) de Marseille et président d'Aix-Marseille-Métropole, à Hubert Falco, maire (LR) de Toulon et président de notre métropole Toulon Provence Méditerranée, et malgré l'absence — étonnante, tiens, tiens... — du président de la métropole niçoise, en passant par l'invité d'honneur, François Baroin, maire (LR) de Troyes et président de l'Association des maires de France, qui n'ont pas mâché leurs mots, ceux qui ont pu s'exprimer ont fort bien porté la parole des élus provençaux, alpins et azuréens, de tous bords politiques, à l'attention d'un gouvernement sourd aux clameurs de nos territoires en détresse vitale. Grand merci à eux.

 

(Ceci étant, allez, un petit jeu pour détendre un peu l'atmosphère : cliquez pour l'agrandir sur la photo illustrant cet article et tâchez d'identifier deux élus seynois, de droite et de gauche, côte à côte pour l'occasion pour dénoncer d'une seule voix les partis-pris mortifères d'un gouvernement insensible aux besoins du local)

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14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 05:44

Deux de mes concitoyens discutaient vivement ces derniers jours à la table d'un restaurant seynois voisine de la mienne. Un sujet d'actualité : la grève des cheminots. Arguments et contre-arguments se succédaient entre les interlocuteurs. Seul à déjeuner, mon oreille s'est naturellement faite indiscrète et je tentai de suivre leur débat, réalisant à quel point, même intéressé par le sujet, je n'aurais sûrement pas pu y prendre part, faute, comme eux d'ailleurs, de pouvoir avancer des affirmations précises étayées d'éléments objectifs.

Il fallait que je m'informe. Car, enfin, qu'en est-il vraiment de cette dette qu'on présente comme rendant la réforme inéluctable ? et du régime spécial des cheminots qui ferait d'eux des salariés injustement privilégiés ? de l'évolution des effectifs qu'on dit pléthoriques et en partie cause du déficit ? de l'ouverture du rail au privé, obligation européenne affichée comme remède aux maux de la SNCF ?

J'ai naturellement cherché sur les sites Internet des deux « camps », et fait balayer le Net par mon moteur de recherche. Pour, finalement, ne rien trouver côté SNCF (ce qui ne signifie pas qu'il n'y a pas de communication, mais je ne l'ai pas dénichée) et découvrir, s'agissant de la vision du gouvernement, une page du ministère de la transition écologique et solidaire dédiée à la réforme ferroviaire contestée. Et aussi un site proposé par le syndicat CGT des cheminots.

Mais c'est surtout un journal d'une vingtaine de pages, appelé « La vraie info », publié par ce syndicat, qui m'a vraiment intéressé, présentant ses points de vue de façon simple et pédagogique. Et qui, d'ailleurs, m'a convaincu, si besoin était, du bien-fondé de la posture des employés de nos chemins de fer.

Franchement, même j'ai toujours pris garde de ne pas mêler politique et syndicalisme, je me dois d'inviter les visiteurs de ce blog à feuilleter ce journal, soit en le lisant en ligne en cliquant , soit en le téléchargeant (pdf) en cliquant ICI ou sur l'image illustrant cet article.

J'ai croisé les informations des uns et des autres. Ma conviction initiale est confirmée. C'est une bien mauvaise aventure qu'on prépare au service publics ferroviaire.

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13 avril 2018 5 13 /04 /avril /2018 09:45

Ça devient un peu trop récurrent de s'entendre reprocher de déplorer les difficultés sans cesse accrues que cause l'État aux collectivités locales. Je dis bien l'État, pas le gouvernement, parce que les gouvernements se suivent et, malheureusement, se ressemblent pour mettre à la diète les territoires.

Si je le fais, c'est pour La Seyne. Et dans le but d'ajouter ma voix à celle d'un nombre croissant de mes collègues maires, présidents d'intercommunalités, de départements et de régions, pour tenter d'obtenir le minimum de considération, notamment budgétaire, dû par la Nation soi-disant décentralisée, à des institutions locales qui, année après année, peinent à s'administrer librement, ainsi que le prévoit pourtant la Constitution française.

Il serait peut-être temps que certains élus minoritaires locaux, au lieu de s'en tenir à tirer à boulets rouges sur la seule gestion communale, prennent la mesure des misères subies. Et unissent leurs voix à la mienne pour dénoncer l'étranglement programmé de nos communes qui s'accélère.

Pour les y aider, je les invite à prendre connaissance des reproches que, dans toute la France, rurale et urbaine, les responsables d'exécutifs locaux adressent aux gouvernants. Et les voix ne s'élèvent pas seulement des territoires les plus en difficulté, qu'ils soient, comme La Seyne, accueillant plus de pauvreté urbaine que d'autres, ou isolés dans des campagnes ou des montagnes, ou en Outre-Mer, ou submergés par l'afflux de milliers de malheureux migrants que les maires ont le devoir de prendre en compte, ou victimes de la fermeture brutale d'activités industrielles souvent uniques sources de richesse et d'emploi pour leurs habitants.

 

FRANÇOIS BAROIN (LR) : NOUS SOMMES DES GENS « VIOLEMMENT MODÉRÉS »

Que je sache, François Baroin, maire « Les Républicains » de Troyes, n'est pas connu pour être un contestataire irresponsable. Et pourtant, c'est bien lui qui, il y a trois jours, en sa qualité de Président de l'Association des Maires de France (AMF), s'exprimait en ces termes : « Je ne parle même pas de la taxe d'habitation. Ce sont des recettes en moins, de l'encadrement en moins, de la décentralisation totalement encadrée. (...) On vous annonce l'absence de baisse des dotations pour cette année, et vous avez les deux-tiers des communes qui ont une baisse des dotations. C'est n'est pas possible ». Et, s'agissant du « pacte financier » que l'État veut faire signer aux communes, il ajoutait que l'AMF, qui regroupe la quasi totalité des 35.000 maires du pays, « n'est pas favorable [à leur signature] » parce que « ce ne sont pas des contrats, c'est un encadrement bête et méchant ».

Et, aux côtés de François Baroin, Dominique Bussereau, Président, également de droite, de l'Assemblée des Départements de France (ADF), annonçait explicitement que « les départements, dans leur intégralité, ne sont pas décidés à signer les contrats que l'État leur propose », ajoutant que « si nous n'aboutissons pas, là, ce sera une forme de colère des élus locaux », tandis que leur alter-ego Hervé Morin, Président centriste de l'association des Régions de France (ARF), ne disait pas autre chose que ses collègues : « Nous ne signerons pas les conventions financières avec l'État. C'est une décision unanime ».

 

LA DROITE DU VAR À L'UNISSON DE L'IRE GÉNÉRALE. ET LA DROITE SEYNOISE ?...

Chez nous, dans le Var, nombre de responsables de même sensibilité politique que nos élus minoritaires seynois sont à l'unisson de ce courroux, plus ou moins mesuré dans la forme.

C'est vrai de Gilles Vincent, maire « Les Républicains » de Saint-Mandrier, dont je laisse apprécier les propos ci-contre (cliquez sur l'article ci-contre de Var-matin pour l'agrandir), mais aussi de Marc Giraud, président, également « Les Républicains », du Conseil départemental du Var, s'insurgeant de voir le Var ramené à être « le pot de terre contre le pot de fer » qu'est l'État (article de Var-matin ci-dessous).

C'est aussi vrai de Jean-Sébastien Vialatte, maire de Six-Fours regrettant fin mars, lors du vote de son budget, « la baisse constante des dotations de l'État », tout comme d'Hubert Falco, maire de notre ville-centre varoise, déplorant que « les élus locaux sont désormais contraints de construire des budgets avec des dotations ou des compensations de l'État précaires », précisant que « ces quatre dernières années, les baisses successives des aides de l'État ont engendré une perte de recette de 12,3 millions d'euros, soit une diminution de 25% ».

Et la droite républicaine varoise n'est pas seule à s'offusquer. L'extrême-droite ne dit pas autre chose, en témoigne l'intervention du premier adjoint au maire de Fréjus et conseiller départemental FN du Var, s'élevant, lors du vote du budget du Département, contre « la contractualisation, une nouvelle limitation des pouvoirs des présidents des collectivités et des maires (...) dans le but de satisfaire des directives européennes (...) et conduit à faire un budget de déflation ».

 

ASSEZ DE POSTURES POLITICIENNES, PLACE À LA SOLIDARITÉ SEYNOISE

Dans un contexte d'extrême difficulté pour nos communes, et la nôtre en particulier qui, comme Toulon, subit de plus les désengagements financiers des mesures destinées aux quartiers urbains fragiles, on comprendra que j'aimerais beaucoup que les minorités seynoises, de droite et d'extrême-droite, manifestent au moins un peu de solidarité avec mes démarches qui ne visent qu'à obtenir les moyens de maintenir nos services publics communaux, de soutenir les efforts de nos fonctionnaires, eux aussi fragilisés par les inquiétantes réformes de leurs statuts, ou de réaliser et entretenir les investissements nécessaires à la dynamisation économique de notre commune.

Répondant à l'invitation lancée à toutes les collectivités françaises le 10 avril dernier par les trois présidents, tous de droite, des grandes associations pluralistes d'élus locaux (maires, présidents de départements et de régions), je soumettrai sous peu à notre conseil municipal une motion à l'adresse de l'État pour lui demander de reconsidérer sa posture mortifère pour nos territoires. Et je formule le vœu que, pour l'occasion, mes détracteurs sortent de leurs postures préélectorales de contestation permanente des choix de gestion contraints qui nous sont imposés. Et que pas une voix de notre assemblée communale ne manque à cet appel à la raison.

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 20:21

Les bras m'en sont tombés, ce lundi matin, en écoutant sur France Inter cet invité à la voix jeune tenir des propos que n'auraient pas reniés certains anciens tenants aigris de la droite dure d'il y a cinquante ans, aux accents populistes, fustigeant, certes à mots édulcorés, les cheminots grévistes ou les vilains lycéens et étudiants trop « politisés » empêchant les jeunes sérieux de suivre leurs cours au péril de leur réussite universitaire, et appelant à la tenue « d'assemblées générales de déblocage » des facultés.

Quoi, me suis-je demandé, le vieux GUD, dont beaucoup de ceux de mon âge ont enduré les faits d'armes aux temps de leurs jeunesses estudiantines, renaîtrait-il de ses cendres, certes façon moderne, policée, nullement violente, mais non moins déterminée à briser les mouvements sociaux et pousser les consciences des citoyens-auditeurs, a minima, à s'offusquer des mouvements conduits par de dangereux perturbateurs de l'ordre établi, s'inscrivant pourtant dans les droits garantis par la Constitution de notre République ?

 

UN "NOUVEAU MONDE" VRAIMENT PLURIEL !

J'ai fini par entendre son nom de la bouche du journaliste : Gabriel Attal. Et comprendre qu'il est député de la majorité parlementaire. « Ce nom me dit quelque chose, mais quoi ?... », me suis-je questionné, me disant in petto « qu'il faudrait que je fouille ça, par curiosité » et aussi que « en tous cas, ce type n'a rien à voir avec les jeunes députés varois que je connais » et que « décidément, cette majorité du “monde nouveau" est sacrément plurielle ! ».

Ce jeune homme-là n'a non plus rien à voir avec les trois élus de la majorité municipale seynoise qui, issus de la gauche, membres des groupes « communistes et apparentés », radical (PRG) et républicains-citoyens (MRC) de notre conseil municipal, sont aujourd'hui aussi adhérents de La République en marche (LREM), et, après que je les aie mis à l'aise en leur indiquant que « nous ne serions pas fâchés pour autant » s'ils choisissaient d'adopter une posture politique distincte de celle de notre majorité communale, m'ont confirmé leur adhésion à notre projet municipal, assument avec constance et efficience leurs missions électives, œuvrent avec l'ensemble des élus de la majorité, n'ont aucune intention de la quitter, et formulent le vœu de voir perdurer l'unité des républicains de progrès qui animent l'administration de notre ville.

 

UN CHAMPION BIEN FORMÉ AU TRIPLE AXEL

Et je suis parvenu à identifier le gaillard. Là encore, grâce aux médias, rapportant tous azimuts une autre de ses sorties du jour qui m'avait échappée et en a fait bondir plus d'un : son appel en forme d'anathème stigmatisant à... « sortir de la grévitude ». Gabriel Attal est porte-parole de LREM et c'est... un ancien socialiste. Un qui, blâmant les étudiants d'aujourd'hui, s'exprimait il y a quelques années à leur propos en ces termes : « Je ne crois pas que les jeunes sont dépolitisés. Absolument pas. Les jeunes, je pense, ont plus de convictions que jamais. On les a vus dans la rue avec le CPE, on les a vus dans la rue au moment de Jean-Marie Le Pen au second tour (...) ». Impressionnant revirement !

Et j'ai soudain réalisé d'où je connaissais son nom ! C'était en 2012, tandis que les Seynois se mobilisaient par milliers pour défendre leur maternité publique. Il était membre du cabinet de Marisol Touraine, la ministre de la santé de l'époque. Celle, méprisante, qui, après avoir accompagné à La Seyne le candidat François Hollande venu promettre qu'il « y aurait toujours, ici, des accouchements », est, une fois ministre, devenue subitement sourde aux plaidoiries que nous avions alors développées en vain.

Ceci explique peut-être cela. Le bonhomme, manifestement un « pro de la politique », a été à bonne école.

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
17 mars 2018 6 17 /03 /mars /2018 07:38

À l'annonce des résultats du vote que les socialistes ont émis sur les orientations politiques qu'ils ont souhaitées pour leur parti, je livre aux visiteurs de mon blog l'analyse que j'ai faite de ce scrutin dans le Var.

Je sais bien que ça n'intéresse pas grand monde, mais je me dois tout de même de le faire...

Avec juste, pour l'anecdote, le vote des socialistes seynois qui se distingue nettement de celui de leurs camarades français...

 

Congrès du PS : rien de bien nouveau...
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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
22 février 2018 4 22 /02 /février /2018 15:19

On a beaucoup plaisanté, naguère, et je n'étais pas le dernier, sur les petits mouvements politiques partenaires « satellites » du Parti socialiste, dont on disait en souriant que les militants se réunissaient « dans une cabine téléphonique », mais on n'est pas loin, aujourd'hui, de voir la « planète socialiste » bientôt ressembler à ses lunes.

Que d'autres organisations politiques, d'autres sensibilités, mais comme le PS relevant de ce que le pouvoir veut nous faire avaler comme étant du même « ancien monde », concept soi-disant novateur destiné à enfumer les consciences, connaissent le même sort de désaveu populaire, n'est pas pour autant rassurant.

On verra bien ce qu'il adviendra, une fois que les acteurs de la nouvelle donne politique auront été suffisamment confrontés aux affres de la gestion et de la réaction des citoyens. Moi, nourri aux pis de l'éducation populaire, de la vie associative, du syndicalisme, des organisations politiques, je continue à penser que la République n'a guère à espérer de l'activité politique new look que la Nation a plébiscitée. Bref, je veux croire qu'on peut continuer à compter plutôt sur les partis, avec leurs lourdeurs et leurs limites, que sur les réseaux sociaux pour faire vivre la confrontation dialectique qu'une démocratie a le devoir d'offrir à ses enfants.

C'est pourquoi, sans tout de même que ça ne m'empêche de dormir ou prenne le dessus sur mes soucis territoriaux, je prends au sérieux le Congrès du Parti socialiste dont les grandes manœuvres connaîtront leur point d'orgue avant la fin du mois de mars.

Et, comme j'en ai l'habitude, même si ça n'intéresse qu'une poignée de mes concitoyens, je me dois de les tenir au courant, comme je le fais quant à la gestion de La Seyne et de notre métropole toulonnaise, de la posture qui est la mienne dans cette étape de la vie démocratique du parti auquel j'appartiens.

Je livre donc aux intéressés et aux simples curieux le message que j'ai adressé à mes camarades socialistes varois, pour les inviter à choisir pour notre parti une orientation cohérente avec ce qui me semble être une absolue nécessité : l'offre d'un projet pour que, juste, on en finisse avec un ordre soi-disant établi où une minorité toujours plus infime d'hommes n'en finit pas d'exploiter tous les autres, tout en martyrisant la planète qui est pourtant leur suprême bien commun.

Si vous êtes de ceux-là, cliquez donc sur la réduction ci-dessous de mon propos pour en prendre connaissance...

 

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Publié par Marc Vuillemot - dans Idées et politique générale
8 février 2018 4 08 /02 /février /2018 05:51

Étrange concomitance à bord de ma voiture, ce mercredi. Tandis que j'écoutais d'une oreille distraite sur mon autoradio un journaliste d'une station d'information de l'audiovisuel public, expliquant que le Président de la République ne céderait rien sur la revendication des autonomistes de l'Île-de-Beauté d'obtenir la « co-officialité » de la langue corse avec le français, seule langue de la République de par notre Constitution, voilà que je passe sous un portique lumineux d'information autoroutière sur lequel était inscrit... « MIND OUR WORKERS ».

Et puis sous un autre, avec la même mention, et encore un autre, pendant 80 kilomètres. Comme j'ai « fait anglais » en deuxième langue, j'ai bien compris qu'il s'agissait là d'une invite heureuse à prendre garde aux « hommes en jaune » qui travaillent sur la chaussée. Une campagne utile lancée par la société exploitant nos autoroutes provençales, dont je ne trouverais pas idiot qu'elle soit déclinée en plusieurs langues.

 

ARTICLE 2ENC DE LA CONSTITUCIEN : LA LENGA DE LA REPUBLICA ES LO FRANCÉS

Sauf que, là, c'est en une seule, étrangère, toujours la même, et pas celle que la plupart des Provençaux et des autres Français, principaux usagers des A50 et A52 en ce jour de semaine hivernale, utilisent au quotidien, se conformant scrupuleusement au très jacobin article 2 de la Constitution de 1958.

Et, kilomètre après kilomètre, la chaîne de radio, à la même fréquence que celle à laquelle je passais sous les portiques autoroutiers anglophones, ressassait en boucle que le français est la langue unique de la République.

Moi, ça m'a fait sourire. En me disant que le groupe Vinci, supposé gérer une partie de nos autoroutes publiques pour le compte de l'État « un et indivisible » en sa qualité de concessionnaire, aurait été bien inspiré, le jour même où le Président était campé sur ses positions linguistiques face à ses interlocuteurs de l'Assemblée de Corse, de ne pas déroger à la loi constitutionnelle. Ça fait tout de même un peu désordre.

Un coup à voir se retourner dans sa tombe François Ier, dans les bras duquel mourut... Vinci (Léonardo, le génie, qu'il admirait et fit venir à sa cour, pas le groupe capitalistique aux 40 milliards de chiffre d'affaires, pas près de défunter !), lui qui exigea par l'ordonnance royale de Villers-Cotterêts de 1539, toujours en vigueur, que toutes les informations publiques « soyent prononcez, enregistrez et deliurez aux parties en langaige maternel françoys et non aultrement » !...

Aquò es dich. Mai pèr çò que n'en dìsi, ieu...

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3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 08:07

À la suite de mon message manifestant mon incompréhension et — je le reconnais volontiers — une certaine colère, le Président de l'Université de Toulon m'a adressé une réponse courtoise que je me dois, pour la bonne règle et par honnêteté intellectuelle, de communiquer aux visiteurs de mon blog.

La voici :

« Monsieur le Vice-président,

« L'université de Toulon accueille chaque année plus de 300 évènements liés à ses missions d'enseignement supérieur, de recherche, de diffusion scientifique et d'insertion professionnelle : ces manifestations contribuent à créer du lien avec le territoire et à aiguiser, lorsque leur objet s'y prête, la conscience citoyenne de nos étudiants.

 

« La semaine dernière, une association d'étudiants de l'université a formulé une demande d'occupation du domaine public en vue d'organiser une conférence de Monsieur Hamon à caractère politique. Je n'ai pas souhaité accéder à cette demande. Ce refus s'inscrit exclusivement dans le respect du principe de neutralité du service public mais aussi du règlement intérieur de l'Université que les membres du Conseil d'administration ont approuvé. Cette décision n'est en aucun cas le fait de pressions extérieures que nous aurions subies. 

 

« J'aurai grand plaisir à vous accueillir de nouveau dans notre Université. Vous vous réjouirez, à n'en pas douter, de l'effervescence d'une communauté qui avance, de l'implication de personnels mobilisés autour de la réussite de leurs étudiants, des travaux de recherche en cours aux retombées internationales comme plus locales, de la présence d'étudiants toujours plus engagés, du rayonnement de la vie étudiante au sein de nos différents campus ; bref, d'une belle dynamique au service d'un territoire qui nous est cher.

 

« Respectueuses salutations »

 

C'est donc bien ce que je disais. L'Université de Toulon, contrairement à d'autres que je citais dans mon billet, refuse d'accueillir des hommes politiques proposant des conférences aux étudiants.

 

Moi, je trouve que la neutralité du service public a bon dos quand il s'agit de causeries hors temps d'enseignement, et, je le répète, j'aurais la même position quelle que soit la sensibilité de l'orateur, du moment qu'il s'inscrit dans le cadre de la légalité républicaine. D'autant que la réponse de Monsieur le Président peut laisser penser que le règlement intérieur de notre université interdirait de tels colloques, ce qui est faux, ainsi qu'en atteste ledit règlement, accessible en ligne sur le site Internet de notre établissement d'enseignement supérieur.

 

Et je considère ça désolant quant à l'éveil des consciences de nos jeunes adultes, d'autant plus au moment où, avec 20% d'électeurs aux élections partielles du Val-d'Oise et moins de 30% à celles du Territoire-de-Belfort, tous les acteurs éducatifs, de l'école à l'université, en passant par les animateurs du temps libre et les familles, devraient avoir à cœur, me semble-t-il, de se mobiliser pour sensibiliser les jeunes générations à la vie démocratique et à l'acte citoyen.

 

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Bienvenue !

 

Marc VUILLEMOT

Je vous souhaite une agréable visite.

 

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